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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 08:22

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29 décembre 2010 à 14h33 - 

 

Les effectifs de l'éducation nationale vont fondre en 2011 et toutes les académies seront concernées par ces suppressions de postes.


Aucune académie ne sera épargnée en Métropole. Le ministère de l'Education nationale a finalisé la répartition par académie des 16.000 suppressions de postes prévues dans le premier et le second degré pour la rentrée 2011.

Dans le premier degré, ce sont au total 8.967 suppressions qui sont prévues (5.700 enseignants en surnombre et 3.367 professeurs des écoles) et dans le second degré, 4.800 enseignants et 600 administratifs. 

Le collège, principale cible


L'académie de Rennes n'est pas la plus touchée. 114 postes y seront néanmoins supprimés dont 75 postes dans le 1er degré et 39 postes dans le second degré. 

Selon Le Monde, "c'est essentiellement le collège qui sera ponctionné puisque le ministre Luc Chatel a promis des moyens constants pour installer sa réforme du lycée général. Alors que le groupe des élèves qui ne maîtrisent ni la lecture ni les mathématiques ne cesse de croître, ce sont les classes durant lesquelles se réalisent ces apprentissages de base qui vont être les plus touchées".

Des classes plus chargées...ou supprimées


Dans le secondaire, les effectifs des classes vont donc enfler encore. Dans le primaire, des classes seront purement et simplment supprimées.

 


On devrait connaitre dès février la répartition des supressions par département. 

 

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-114-postes-supprimes-dans-l-education-nationale-en-2011-29-12-2010-1162175.php

 


 


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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 12:19

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À la suite du décès d’un cheval à Saint-Michel-en-Grève, vraisemblablement à cause des algues vertes, 1 500 particuliers, dont 1 200 Costarmoricains, ont porté plainte contre le préfet pour « mise en danger délibéré de la vie d’autrui ». Le procureur a substitué le destinataire de la plainte, le préfet, par X. Le tribunal de grande instance a, ces dernières semaines, envoyé un « avis à victime » aux plaignants. « Il ne constitue en aucun cas une quelconque assignation à comparaître devant ce tribunal, précise l’association Sauvegarde du Trégor. Cet avis est simplement une invite à poursuivre la procédure. Dans ce cas, vous vous constituez partie civile. » Pour ceux qui souhaitent continuer, l’association les invite le 14 janvier à 20 h 30 à la mairie de Locquirec (Finistère). « Nous leur proposerons une action collective par un regroupement des plaintes confiées à un (e) seul (e) avocat (e). »


Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Algues-vertes-reunion-des-plaignants-le-14-janvier_40771-1636800-pere-bre_filDMA.Htm

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 12:17

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Rassemblement jeudi 30 à 14h15

Devant la mairie de Plouray


L'enquête publique sur le projet de méga-décharge de Plouray pour les rebuts industriels s'achève jeudi soir. Le dossier environnemental déchaîne toujours les passions.


Le projet est d'envergure. Sur 152 hectares de terres agricoles situées sur la commune de Plouray, il est envisagé de créer deux équipements pour les déchets de l'industrie et du bâtiment. Le premier est un centre de tri pour déchets industriels banals, métaux ferreux et non ferreux (35.000 tonnes par an). Et le second, un site d'enfouissement pour déchets industriels banals et de résidus de broyage automobiles (100.000 tonnes par an). Pour prendre la mesure de l'équipement, il faut imaginer que l'on réalise, dans le sol, une excavation d'environ 300m sur 500m susceptible de contenir un immeuble de plus de huit étages. Et qu'on la remplit de résidus industriels dont on ne sait plus quoi faire. Le dossier de Plouray est porté par la société GED. Dans son capital, on retrouve le groupe Dauphin environnement, spécialiste international du recyclage des déchets et la société NGE (travaux publics). GED présente son projet comme étant «d'intérêt public». La société assure qu'aucune pollution des cours d'eau n'est à craindre puisque les déchets seront «encapsulés» selon des techniques fiables. Et elle promet que les nombreux camions qui transporteront les déchets ne passeront pas par le centre de Plouray.

Forte contestation

En revanche, des milliers de personnes (riverains, agriculteurs, élus et associations) et même la région Bretagne se déclarent totalement opposées au projet. Et, malgré une récente réunion publique qui a permis de confronter les points de vue, la contestation est encore montée d'un cran. Ce sera le préfet qui, au vu de l'enquête publique, prendra la décision de donner ou non le feu vert à GED, dans le courant du premier trimestre 2011.

Intérêt public ou privé ?

À ce jour, les opposants au dossier GED se posent encore de nombreuses questions sur la pertinence même du dossier. Pourquoi un lieu d'enfouissement des déchets (bâtiment et automobiles) si loin de leur lieu de production (la zone littorale et les agglomérations) ? «Parce qu'elle présente une faible densité d'habitat, Plouray doit-elle devenir la poubelle des autres ?». Ils contestent aussi les tonnages annoncés par GED et parlent même de «surcapacité de stockage». Leur argument : les directives européennes et les textes du Grenelle imposent de plus en plus le recyclage des déchets (jusqu'à 95% en 2015 pour l'industrie automobile). Le projet de GED ne serait donc pas un centre départemental d'intérêt public-avec des déchets morbihannais enfouis localement-mais un site régional pour «satisfaire les ambitions économiques d'une société privée». Pour ceux qui souhaiteraient coucher leurs observations à charge ou à décharge, le dossier est consultable en mairie jusqu'à jeudi.

______________________________________________________________________________________

Méga décharge à Plouray. Le NPA Kreiz Breiz appelle au rassemblement jeudi 30 décembre

Npa-Kreiz-Breizh.jpg Le NPA Kreiz Breiz appelle la population du Centre Bretagne à manifester son opposition au projet de méga décharge que le groupe Dauphin "environnement" veut imposer aux Centres Breton.

Comme le projet de maternité porcine à Trébrivan porté par des industiels de l'agro bizness, le projet de décharge à Plouray se fait contre l'avis de la population, contre le respect de l'environnement et ne sert que l'intérêt des industriels au mépris de l'intérêt général.

Rendez vous à 13h45 place de la mairie à Carhaix pour un départ en co-voiturage.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 12:54

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21 décembre 2010 - 

 

Le projet agricole et agroalimentaire régional présenté hier à Rennes par le préfet de Région, ne fait pas l'unanimité.


Ce projet, décliné en 18 actions autour de quatre axes, a pour ambition d'inscrire durablement la filière agricole dans les grands enjeux de société (gestion équilibrée de l'espace, contribution à la production d'énergies renouvelables, santé, environnement...). Et ce en renforçant la compétitivité et en accroissant la valeur ajoutée de la chaîne agroalimentaire. Etat, collectivités et professionnels souhaitent aussi se mobiliser pour anticiper les évolutions et adaptations, notamment en prenant en compte l'impact des futures dispositions de la politique agricole commune. «Certaines actions sont utiles... Cependant, ce projet ne réglera pas les problèmes sociaux, économiques et environnementaux du secteur, pas plus qu'il ne répond aux attentes de la société», commente un collectif d'associations (*) qui exprime son «immense déception».

«Pas de réorientation»

«Nous attendions une réorientation profonde de notre agriculture vers une production plus diversifiée, plus autonome, plus équilibrée, liée aux capacités réelles de nos sols et territoire, faisant appel à plus de main-d'oeuvre rémunérée dans des fermes à taille humaine, créatrice d'emplois qualifiés et valorisants dans l'agroalimentaire...

«Fuite en avant»

Or, estiment les associations, ce projet «propose plus d'intensif, de volume, de concentration, un projet hors sol où social et environnement sont périphériques par rapport au dogme de restructuration. Les projets d'actions à caractère social ne pourront panser les maux générés par l'absence de régulation des productions et la fuite en avant dans l'agrandissement des exploitations. Les projets de démarches environnementales ne pourront pallier les désordres provoqués par un système qui continuera à s'appuyer sur la chimie, le soja OGM venu de l'autre bout du monde et une conduite déraisonnable au regard de l'agronomie».

(*) Réseau de l'agriculture durable, Confédération paysanne, Eau et Rivières, maison de la Consommation.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/projet-agricole-regional-les-associations-decues-21-12-2010-1155170.php

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:21


18 décembre 2010 - 

 

Après 17 CDD en trois ans avec la Ville de Lanester, Émilie, une aide puéricultrice du Multi-accueil a reçu, en début de mois sa notification que son contrat ne sera pas renouvelé après le 31 décembre. Émilie a contacté les syndicats Sud et «CGT Chômeurs rebelles» de Lorient pour se faire entendre. «Nous avons rencontré la direction des ressources humaines et le directeur général des services de la Ville le 7 décembre. Ils n'ont pas motivé la non-reconduction du contrat de travail. Nous avons ensuite vu le maire, le 15 décembre, qui a reçu entre-temps un rapport circonstancié daté du 9 décembre. Pour nous, ce rapport est nul et non avenu, car réalisé après la rencontre avec la direction», explique Joël Le Meur, de Sud collectivités. «La méthode est injustifiée et reflète l'impossibilité de justifier 17 CDD en trois ans», poursuit-il. Émilie conteste également ce rapport «rédigé dans l'urgence». Sud et la CGT Chômeurs rebelles de Lorient exigent que la salariée soit rétablie dans ses fonctions.

Le point de vue du maire

De son côté, la maire et présidente du CCAS, affirme que «le recrutement de l'agent non titulaire a été réalisé conformément aux règles applicables aux remplacements dans la fonction publique territoriale, c'est-à-dire sur la base de contrats à durée déterminée» Et elle ajoute : «Cet agent a fait l'objet d'évaluations régulières par son responsable de service et par la direction du CCAS. La dernière en date étant défavorable, la décision a été prise de ne pas renouveler le contrat.»

 

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/couronne/lanester/creche-un-contrat-non-renouvele-apres-17-cdd-18-12-2010-1152875.php

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:19



À la suite du désengagement de France Télécom concernant la maintenance des Livebox d'Orange, 200 emplois sont menacés dans deux usines de la Sagem spécialisées dans la maintenance et le service après-vente des produits multimédias : à Tourcoing dans le Nord (cent salariés dont la moitié d'intérimaires) et Quévert près de Dinan, Côtes-d'Armor (295 salariés dont une centaine d'intérimaires). Ces contrats Orange représentent environ 60 % de l'activité de l'entreprise. Les intérimaires devraient évidemment être les premiers concernés.

Il y a une vingtaine d'années, la SAT (Société anonyme de télécommunication) comprenait plus d'un millier de salariés à Dinan. Devenue Sagem après plusieurs dégraissages successifs, l'usine est aujourd'hui une entité de la joint-venture Nethouse Services, groupe franco-allemand constitué début 2010 par la fusion des groupes Sagemcom (6 000 salariés et un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2009), majoritairement détenu par le fonds d'investissement américain The Gores Group, et CTDI (plus de 5 000 employés sur plus de 40 sites), « leader mondial de la réparation et la gestion logistique des équipements de télécommunication ». Nethouse Services prétendait alors « créer les conditions d'une croissance forte et durable ».

Il ne s'agit donc pas d'une petite entreprise en difficulté, mais de deux mastodontes dans le domaine dit « du service clients pour les terminaux de communication ».

Pour le moment, la direction de Sagemcom tente de calmer le jeu en affirmant qu'« aucune décision n'a été entérinée » et « aucun plan social n'a été évoqué pour l'instant ». En fait, l'annonce des licenciements devrait être effective en février 2011.

Encore un mauvais coup pour les travailleurs, dans une région où le taux de chômage s'élève déjà à près de 9 %, et qui n'avait vraiment pas besoin de ça.

Correspondant LO

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:59

 

14 décembre 2010 à 11h3

 

Ce matin, depuis 10 h, à l’appel des organisations syndicales de Pôle emploi Bretagne (CFDT, CFTC, CGT, FO, SNAP, SNU et SUD) un nouveau rassemblement régional est organisé à la Maison de l’emploi de Loudéac (22).


Comme les précédents mouvements, son objectif est de soutenir Martine Mégret, salariée de l’agence de Pôle emploi, licenciée le 31 octobre, après huit années et sept contrats aidés. Et de lui obtenir, auprès de la direction nationale, un CDI. À 10h, les premiers manifestants, auquel se sont joints des représentants de la Ligue des droits de l’Homme et du collectif citoyen, ont trouvé les portes de la Maison de l’emploi fermée. Ce sont, donc, devant les locaux qu’ils se font, actuellement, entendre, à grand renfort de sifflets et de hauts parleurs.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:33

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13 décembre 2010 à 07h53 - Le Télégramme

 

Dans un communiqué, les organisations syndicales de Pôle emploi Bretagne (CFDT, CFTC, CGT, FO, Snap, SNU et Sud) organisent un nouveau mouvement de grève et un rassemblement régional, demain, à la Maison de l'emploi, à Loudéac.

 

Cette manifestation a toujours pour but de soutenir Martine Mégret, qui se bat depuis deux mois pour obtenir un CDI «après plus de sept ans de précarité au service de l'emploi», à l'agence Pôle emploi de Loudéac.

 

Les syndicats annoncent «qu'une interpellation de la direction de Pôle emploi et des élus sera faite, à nouveau, ce jour-là». Ils précisent: «Alors que nous sommes en sous-effectif, la dégradation du service dû aux usagers s'accentue, la direction de l'établissement refuse, obstinément et injustement, d'accorder un CDI à notre collègue. Elle traite ses salariés par le mépris».

 

Pour Martine: manif le 14 décembre à Loudéac

 


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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:26

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13 décembre 2010 - 

 

Des associations de défense de l'environnement engagées dans la lutte contre la pollution des eaux en Bretagne proposent de regrouper les plaintes.

Des associations de défense de l'environnement proposent aux 1.500 personnes (1.200 dans le Finistère et 300 dans les Côtes-d'Armor) qui, en un an, ont déposé plainte contre X ou contre le préfet, notamment pour mises en danger de la vie d'autrui, à la suite du «manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne», de se regrouper et d'élire domicile au cabinet de l'avocate brestoise Blanche Magarinos-Rey. Alors que le président du TGI de Paris a ouvert une information judiciaire et nommé deux juges d'instruction dans cette affaire, l'initiative des associations doit permettre aux plaignants de se constituer partie civile.

Éviter la paralysie du greffe

«1.500 plaintes, c'est 1.500 courriers, c'est-à-dire une paralysie du greffe, explique Christian Bücher, de l'association AE2D. Il s'agit pour nous, et donc pour les plaignants, de faciliter la tâche des juges d'instruction». La constitution de partie civile permet de demander une réparation du préjudice, lors du procès. Quant à la domiciliation du plaignant au cabinet d'un avocat, elle permet d'avoir accès au dossier. Au-delà d'une simple identification des responsables de la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes «qui ne sont pas apparues par hasard», Denis Baulier, président de «Bretagne, terres d'eau pure», espère que le futur procès permettra de «savoir pourquoi nous n'avons pas été capables, en Bretagne, d'empêcher la pollution de la ressource en eau; qui a bénéficié de cette dérive continue; quelle est la facture économique de40années de pollution et s'il est équitable que cette facture soit supportée par les habitants sur les factures d'eau».

À quand le procès?

Les associations attendent aussi que le futur procès entraîne «l'arrêt final de la pollution et la restauration de la ressource». Mais sans se bercer d'illusion quant à la date de sa tenue:«Nous espérons que la justice sera exemplaire, commente Roger Abiven, de l'AE2D, mais le procès n'aura pas lieu avant plusieurs années, peut-être pas avant dix ans».

 

Une assemblée des plaignants est programmée le29 janvier 2011, à Morlaix.


Contacts :


 bretagne.terresdeaupure@ gmail.com

ou

urgence.mareesvertes@ gmail.com

  • Patrice Le Berre

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/pollution-des-eaux-les-plaignants-jouent-collectif-13-12-2010-1145555.php

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 08:00

Par Nolwenn Weiler (3 décembre 2010)


Ce 2 décembre, les forces de l’ordre ont évacué la Maison de la grève, à Rennes. Ces locaux, appartenant à la Ville, étaient occupés depuis un mois par des salariés, précaires, étudiants, syndiqués ou non. Leur objectif : prolonger le mouvement de résistance contre la réforme des retraites. En faisant vivre, localement, un lieu où s’inventent concrètement d’autres solidarités.

 

Photo : © AGI - Maison de la grève

 

«  Police ! » : c’est le mot d’ordre qui a surpris dans leur sommeil, à 6h jeudi matin, les 13 occupants de la Maison de la Grève, à Rennes. Direction : le poste (pour 4 heures) pour non-présentation de leurs papiers d’identité. La police municipale est arrivée plus tard en renfort. Flanquée des services de la Ville, chargés de nettoyer les lieux. D’ailleurs, ils avaient l’air étonné, les services, de trouver l’endroit plutôt propre et bien tenu.


Inventée dans la foulée du mouvement des retraites, la Maison de la grève est à la fois un lieu et une idée. Celle de poursuivre, coûte que coûte, la lutte sociale. Avec l’envie de rassembler bien plus largement que les seuls syndicats. « Il y a ce désir, cet impératif de croiser les salariés du public et du privé, les précaires, les syndiqués et ceux qui ne le sont pas », explique Gabriel, salarié syndiqué. Lassés de se retrouver dans la rue, les membres de ce collectif autonome et hétéroclite – qui s’est donné le nom d’« Assemblée générale interprofessionnelle » (AGI) – demandent un lieu. Ne l’obtiennent pas. Et décident donc d’en choisir un : l’ancien local de la CFDT, toujours branché sur les réseaux d’eau et d’électricité, et situé non loin du centre-ville. Nous sommes fin octobre.


De grosses pertes matérielles


Un mois plus tard, ils se font virer manu militari, sur ordre du maire PS Daniel Delaveau. Appelés en urgence par les squatteurs, au petit matin, une cinquantaine de soutiens sont venus assister, impuissants, au vidage des lieux. « Ils sont en train de nous appauvrir, grave », se désolent les habitants de la Maison en voyant passer devant eux une énorme benne. « Ils vont en mettre une partie à la déchetterie, et une autre aux objets trouvés. Mais nous n’avons pas de titre de propriété... ça va être difficile de retrouver le matos. » Le matos, c’est notamment la Caisse de grève (1.500 euros), restée sur place. Des vélos, des outils de bricolages, du matériel informatique...


C’est qu’en un mois de squat, les habitants de la Maison n’ont pas chômé. En plus des débats et échanges politiques quotidiens qui animent les lieux, sont installés un atelier vélo, un espace informatique, un espace bricolage, un atelier sérigraphie et... une cuisine ! Une cantine publique, ouverte deux à quatre fois par semaine, accueille une cinquantaine de personnes autour d’un bon repas fait maison. « Des gens très différents, qui ne se seraient jamais croisés, se retrouvaient là, à discuter », témoigne une jeune habituée.


Une autre façon de vivre ensemble


« C’était très organisé, insiste un jeune homme. Pour la cantine, il y avait un tableau, tous les jours, qui disait qui faisait quoi. Chacun, et tout le monde, passait manger un bon repas pour un prix libre. Pas plus de 3 euros. Les denrées étaient données par les paysans du coin. Ou déposées par des soutiens. » Dans un de leurs communiqués, les habitants de la Maison écrivent que « cette démarche d’entraide participait pleinement à la volonté de créer, dès maintenant, un front politique de contestation, capable d’inventer d’autres relations – aux autres, à la politique, à la subsistance, etc. – et d’aider à penser et rendre désirable un dépassement des rapports purement économiques ». C’est cette force là qui, selon eux, fait peur aux élus rennais.


Qui répondent simplement, dans un communiqué publié ce matin sur le site info35, que « depuis plusieurs semaines, sous l’appellation "Maison de la grève", un groupe occupait illégalement des locaux destinés par la Ville à des associations, liées notamment à l’accompagnement de l’urgence sociale. La Ville de Rennes avait clairement mis ces personnes devant leurs responsabilités. Conformément à l’ordonnance rendue par le Président du Tribunal de grande instance, la Ville a demandé l’évacuation de ce squat, qui a été opérée par les forces de police ce jeudi matin. » Les activités menées par les occupants (repas bon marché, aide aux chômeurs à faire valoir leurs droits, soutien aux piquets de grèves dans les entreprises alentours, etc.) ne semblent pas avoir retenu l’attention de monsieur le Maire. Quant à l’éventualité d’une opposition durable au sarkozysme... elle semble ne l’avoir pas même effleuré.

Nolwenn Weiler

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