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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 07:33

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4 décembre 2010 - Le Télégramme

 

Des associations vont déposer un recours contre l'État qui, un an après sa condamnation par la justice pour la prolifération des algues vertes en Bretagne, ne leur a toujours pas versé les dommages et intérêts accordés. Les quatre associations de défense de l'environnement concernées «vont déposer un recours contre l'État pour demander à être indemnisées dans les plus brefs délais», a déclaré Michel Guillemot, président de Halte aux marées vertes.

«L'État mauvais joueur»

«Nous avons demandé à notre avocat de déposer ce recours et les autres associations font de même», a-t-il précisé. «L'État est mauvais joueur. Il a été condamné et ne s'est toujours pas plié à cette décision de justice (...) Il devrait faire preuve d'un minimum de respect à l'égard d'associations qui sont ses partenaires», a estimé Michel Guillemot, évoquant les réunions régulières avec l'État sur la question des algues vertes. «L'État n'a pas de problème pour financer des projets de méthanisation mais il ne trouve pas quelques milliers d'euros pour indemniser des associations», a-t-il encore souligné.

 

Il y a un an, la cour d'appel administrative de Nantes avait condamné l'État à verser 15.000 € à l'association Eau et Rivières de Bretagne, contre 2.000 € en première instance. La cour avait également attribué 3.000 € aux associations Halte aux marées vertes, Sauvegarde du Trégor et De la source à la mer. La décision de la cour reconnaît que «le laxisme et les carences des préfets, qui n'ont pas appliqué les réglementations nationale et européenne, ont bel et bien favorisé la prolifération des algues vertes», s'était félicitée Eau et Rivières de Bretagne, qui dénonce notamment «la concentration du cheptel porcin et avicole qui se poursuit en Bretagne avec la bénédiction des préfets».

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 07:21


4 décembre 2010 - 

 

Au terme d'une négociation marathon à Paris, le groupe Navimo, spécialisé dans l'équipement nautique, a confirmé la suppression de 15 à 20 emplois chez Plastimo à Lorient.

 

«C'est un moment difficile à passer. Maintenant j'espère que l'on ne va pas nous rouler dans la farine». Au terme d'une journée et d'une nuit de négociations (17heures!), achevée hier au petit matin, les délégués CGT du personnel de l'entreprise Plastimo de Lorient sont ressortis épuisés et amers du comité central d'entreprise, à Paris. «Notre avis défavorable ne changera rien. Désormais, la seconde phase du plan de restructuration va s'appliquer», rapporte Gilles Le Roch, de la CGT qui parle d'une «claque pour la production», moins de trois mois après la suppression de 20 postes suite au déménagement de la logistique en région lyonnaise.

Entre 15 et 20 emplois supprimés à Lorient

A la table des négociations, Albert Journo, le P-dg du groupe Navimo, a confirmé la seconde vague de licenciements à Lorient. Les effectifs de Plastimo, répartis dans trois sociétés depuis son rachat (Navimo groupe, Navimo distribution et Plastimo marine), seront amputés de 15 à 20 salariés, tout particulièrement dans le secteur de la production. «Des départs volontaires et des reclassements restent à négocier», assure le délégué CGT qui a fait le décompte dans les services: six emplois supprimés dans l'atelier radeaux, cinq à la couture, deux à l'injection plastique et un au montage. Seul l'atelier de fabrication de compas de navigation (sept emplois) devrait être épargné. Le sort d'une des quatre presses à injecter reste en suspens. «On redoute son transfert vers le site italien», croit savoir la CGT. Avec 180 salariés, Lorient restera le siège social du groupe. C'est l'une des conséquences de la nouvelle stratégie industrielle dévoilée à Paris. «On veut faire de Lorient le centre nerveux de Navimo, argumente Albert Journo, joint hier en marge du Salon nautique à Paris. Le site n'a pas vocation à fabriquer des pièces de manière industrielle mais au contraire à développer de nouveaux prototypes et à produire des courtes séries».

Un site fermé à Hendaye

La structuration des sites en pôles de compétences va se poursuivre dès 2011 avec des unités spécialisées pour l'injection plastique en Italie et la métallurgie à Saint-Herblain, près de Nantes. Cette carte industrielle sera fatale à la société «Dauriac Nautic sécurité» (17 salariés) à Hendaye (64). La filiale du groupe sera fermée dans le courant 2011. A Lorient, l'avenir de Plastimo passera sans doute par le bâtiment K2 de la base des sous-marins, où seront déménagés ses ateliers de production, le temps de rénover les locaux vétustes de la rue Ingénieur-Verrière. Hier, Nobert Métairie, le président de Cap l'Orient, a confirmé la signature d'une proposition de bail au groupe Navimo.

  • Régis Nescop

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/plastimo-15-a-20-emplois-supprimes-a-lorient-04-12-2010-1136557.php

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 07:19


4 décembre 2010 - Le Télégramme

 


QUÉVERT (22).


Suite au non-renouvellement de contrats passés avec Orange, Sagemcom risque de licencier 50% de ses effectifs, sur les sites de Tourcoing (59) et de Quévert (22), près de Dinan, employant à eux deux environ 400 personnes. En 2008, Sagem Communications avait décroché un appel d'offres pour la réparation et le reconditionnement des produits issus des fournisseurs du groupe Orange. Lors du dernier appel d'offres, c'est le groupe Anovo qui a remporté la mise, au détriment de Sagemcom Nethouse Services. Or, ces contrats représentent environ 60% de l'activité du site de Quévert-Dinan. 

«Nous sommes extrêmement préoccupés. La perte du contrat entraînera la suppression de près de 200 emplois en France (50% des effectifs directs), soit près de 10% des effectifs du groupe Sagemcom en France», indique Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC/Unsa de France Télécom Orange, dans un courrier adressé à Delphine Ernotte, directrice exécutive adjointe Orange France.

Quel avenir pour la joint-venture?

Les groupes Sagemcom et CTDI avaient annoncé en janvier dernier un accord de partenariat, donnant naissance à la joint-venture Nethouse Services. «La nouvelle entité, est détenue à 51% par Sagemcom, et à 49% par CTDI. A partir de janvier2011, l'entité sera détenue à 51% par CTDI et à 49% par Sagemcom, pour une durée minimale de quatre ans». Les contrats passés avec Orange constituant le prérequis à la pérennité du partenariat, le groupe CTDI aurait décidé de se désengager de la joint-venture. La direction de Sagemcom n'a pas souhaité s'exprimer pour l'instant.

  • Corentin Le Doujet

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/sagem-200-emplois-menaces-04-12-2010-1136559.php

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 08:14

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Le directeur territorial retenu par les manifestants

30 novembre 2010 à 18h51 -Le Télégramme


 

La tension est montée d’un cran à la Maison de l’emploi de Loudéac (22) où les manifestants ont reçu la visite de Pascal Connan, directeur territorial de Pôle Emploi. Celui-ci est venu répéter ce que l’on savait déjà, c’est-à-dire qu’aucun emploi en CDI n’était réservé pour Martine Mégret, à Pôle Emploi.

Devant l’insistance des manifestants, il a appelé sa direction régionale, qui a confirmé son verdict. Face à ce refus, une discussion s’est engagée sur les problèmes d’effectifs dans la profession avec le directeur. Au terme de celle-ci, quand il a voulu quitter la salle, il en a été empêché par les manifestants.

Une petite altercation s’est engagée, sans bobos, mais le directeur a quand même reçu l’autorisation de sortie dans la cour, pour prendre l’air, sous bonne escorte. La situation en était là à 17 h, alors que la direction générale, en l’occurrence Christian Charpy, avait été prévenue.

 

Pôle emploi. Les syndicats montent au créneau à Loudéac

1er décembre 2010 - 

 

Hier, au Pôle emploi de Loudéac, la manifestation de soutien à Martine Mégret, remerciée après huit ans de CDD, est montée d'un cran. Les locaux ont été occupés tandis que le directeur territorial a été malmené.


Depuis plus d'un mois, à Loudéac, un collectif se bat pour que Martine Mégret obtienne un CDI à Pôle emploi. À 57 ans, après sept années et huit contrats aidés, elle y a été remerciée. Malgré diverses actions, une pétition signée par 2.000 personnes et les interventions des élus, la direction régionale n'a pas bougé. Devant le pourrissement de la situation, hier, une nouvelle manifestation de soutien était organisée. Prévue devant le Pôle emploi de Loudéac, elle s'est déroulée, en raison du froid, dans les locaux de la Maison de l'emploi qui abrite plusieurs services, dont l'agence. Et le ton est monté.

Fermeture de la Maison de l'emploi!

Vers 9h30, la cinquantaine de manifestants est entrée dans le hall d'accueil de la Maison de l'emploi. L'occupation s'est, d'abord, déroulée dans le calme. Les participants ne manquant pourtant pas d'affirmer qu'ils ne partiraient de là qu'«avec la certitude d'un CDI pour Martine». Certains avaient même prévu un duvet pour passer la nuit. Dans la matinée, ils ont, reçu la visite de l'attaché parlementaire du député Marc Le Fur, puis le sénateur, Ronan Kerdraon. Aux représentants syndicaux de Pôle emploi, s'étaient joints quelques Loudéaciens et une délégation du groupe local de la Ligue des droits de l'Homme. En fin de matinée, Guillaume Siméon (directeur de la structure) s'est inquiété de cette présence bruyante dans les locaux de Pôle emploi. «Vous devez quitter le hall d'accueil pour laisser fonctionner le reste des services». Devant le refus des manifestants, il a pris une mesure radicale: la fermeture de l'entrée de la Maison de l'emploi, à partir de midi.

Le directeur territorial chahuté

En début d'après-midi, l'ambiance est devenue électrique avec la visite de Pascal Connan, directeur territorial. Il est venu confirmer ce que tout le monde savait déjà: la possibilité, offerte à Martine Mégret, de prendre, à nouveau, un poste en contrat aidé de six mois. «C'est reculer pour mieux sauter», se sont insurgés les manifestants, soulignant le manque d'effectif général de Pôle emploi. «Martine est l'exemple même du type de personnes dont on a besoin dans les agences et vous les retirez». À l'issue de la discussion, le directeur, en voulant quitter la salle, s'est fait quelque peu malmener par les manifestants qui n'entendaient pas le laisser s'en aller.

Satisfaits de la mobilisation

Des échanges de coups de fil avec la direction régionale n'apporteront rien de neuf à l'opération. L'affaire se terminera peu avant 19h, par le départ de tous dans le calme. Les membres de la CGT, derniers à rester sur place, ont affirmé qu'ils n'en resteraient pas là et que d'autres actions seraient engagées pour interpeller la direction régionale. «Nous sommes satisfaits de la mobilisation aujourd'hui, elle a permis de montrer à la direction que nous étions déterminés et en colère. Nous espérons qu'elle aura compris le message».

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/pole-emploi-les-syndicats-montent-au-creneau-a-loudeac-01-12-2010-1132992.php

 

 

Loudéac
Pôle emploi : le mouvement vient de prendre fin à Loudéac
Faits de société mardi 30 novembre 2010 Ouest France

Toutes les personnes qui occupaient la Maison de l’emploi et le Pôle emploi depuis ce matin viennent de partir. Pascal Connan, directeur territorial des Côtes-d’Armor a ainsi pu rejoindre son domicile. Tous les contacts que les manifestants ont pu avoir avec leur direction n’ont pas apporté de bonnes nouvelles pour Martine Mégret.  

 

« Le directeur régional adjoint, Moïse Rashid, nous a appelés pour nous dire que la direction restait sur ses positions et que Martine Mégret n’obtiendrait pas de CDI », confiait Thierry Levasclot, délégué CGT. Peu après 19 h, tout le monde a décidé de quitter les lieux dans le calme, sous l’œil des gendarmes de Loudéac.

 

« Nous n’en resterons pas là, ont-ils tous assuré. Nous prévoyons de donner une suite à notre mouvement et d’interpeller la direction régionale de Pôle emploi. »

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:50
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Environnement mardi 30 novembre 2010 Ouest France

1200 plaintes contre X avaient été déposées dans les Côtes d'Armor et 350 dans le Finistère, pour mise en danger de la vie d'autrui par la présence massive d'algues vertes sur les plages. Aujourd'hui, certains plaignants ont reçu un courrier du pôle de santé publique au tribunal de grande instance de Paris. Celui-ci annonce qu' «une information judiciaire est ouverte pour les chefs de violences involontaires par manquement délibéré à une obligation de sécurité, abstention de combattre un sinistre et mise en danger de la vie d'autrui». Le juge chargé de l'instruction est Anne-Marie Bellot.


A Brest, Christian Bucher, porte parole Europe écologie Les Verts est un de ceux qui avaient déposé une plainte à titre individuel. Il se réjouit de cette « étape importante, qui nous permet de nous constituer parties civiles, participer à l'instruction et compléter le dossier si besoin ».

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:37

 

30 novembre 2010 - Le Télégramme

Le siège de l'entreprise Néolait(400 salariés), à Yffiniac, prenait, hier, des airs de fortin impénétrable: un barrage était mis en place, dès 6h30, par 80 salariés en grève tournante depuis vendredi. Ce comité d'accueil un peu spécial était réservé à Paul Cuenca, le directeur général, et Gérard Deniau, secrétaire général. Ils n'ont pu, à l'inverse des salariés non-grévistes, entrer dans le siège de l'entreprise spécialisée dans la nutrition animale.

Médiateur de la République

«Le barrage sera maintenu tant que nous n'aurons pas pu rencontrer physiquement Mark Poeschl (président de Néolait et vice-président de Provimi, propriétaire de l'entreprise yffiniacaise, NDLR)», expliquait Loïc Jauneau, délégué syndical CFE-CGC. Et d'ajouter: «Nous souhaitons une discussion en face à face au sujet du climat social et des conditions de travail qui se sont dégradés». Le projet de rachat de l'entreprise par ses salariés semble avoir été mis en veilleuse, pour l'instant. Du côté de la direction générale, on estime que la discussion avec la présidence a déjà eu lieu, vendredi, via un appel téléphonique. Un mode de communication qui ne convient pas aux salariés grévistes. Ceux-ci espèrent désormais une intervention du médiateur de la République. Dans cette optique, la Direction départementale du travail et de l'emploi est entrée, hier, en contact avec eux.

  • Frédéric Jacq
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:19

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28 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Près de 500 personnes ont participé, hier, à une manifestation très tendue à Notre-Dame-des-Landes (44) contre le futur aéroport de Nantes.

 

Rassemblés devant la mairie, où se déroulent deux enquêtes publiques sur le projet, ils ont ensuite défilé dans le calme dans les rues de la petite commune. En fin de défilé, des oeufs ont été lancés en direction des gendarmes.

 

Un manifestant a été interpellé. La tension est alors montée d'un cran, des manifestants se groupant autour de la minuscule mairie, massivement protégée par les gendarmes. Ces derniers ont fait usage de gaz lacrymogènes. Après l'intervention du maire, Jean-Paul Naud, le manifestant a été relâché.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 13:20

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Contre l’enquête publique concernant l’aménagement foncier de la zone du projet d’aéroport


mardi 23 novembre 2010


A partir de 8h30, le samedi 27 novembre, en face de la mairie de Notre Dame des Landes

 

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Nous devons montrer aux collectivités et à Vinci, que nous n’avons pas abandonnée la lutte, et que nous sommes nombreux à nous opposer, et à vouloir annuler ce projet d’ayrault’porc nantais!


Ne lâchons pas le terrain de la résistance, et occupons-le sans cesse!

Ce n’est pas nous qui devons être harcelés, c’est eux!

 

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Mobilisons-nous en masse!


Faites diffuser dans vos réseaux, et distribuez des tracts en nombre, afin de montrer notre détermination à stopper ce projet absurde!


D’autres organisations ont aussi lancé un appel à une forte mobilisation (NPA, ACIPA...).


L’aéroport de Notre dame des landes ne passera pas !


Rendez-vous toutes et tous en face de la mairie de Notre dame des Landes

 

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samedi 27 novembre, dès 8h30 jusqu’à midi, afin de bloquer le déroulement de l’enquête publique sur l’aménagement foncier, concernant l’aéroport.


Soyons nombreux à refuser le diktat des collectivités, et la disparition d’un territoire unique par son bocage et sa biodiversité !


Mobilisons-nous et stoppons l’enquête publique !


Appel du collectif 44 de lutte contre l’aéroport et du comité local du Pays de Retz.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:15

 

Par Agnès Rousseaux (23 novembre 2010)


Un champ de salades, un pesticide ultra puissant, un agriculteur imprudent, des pluies un peu fortes. Il n’en fallait pas plus, ce 23 octobre dernier, pour éradiquer toute vie aquatique sur 12 kilomètres d’un cours d’eau du Finistère, près de Roscoff. Une affaire qui remet en lumière le rôle néfaste des pesticides : en France, 96% des rivières contiennent ces produits chimiques.

 



 

Cela pourrait entrer dans le livre des records : 130 tonnes de truites décimées en un petit quart d’heure, dans une pisciculture bretonne.

 

L’hécatombe a permis de détecter une nouvelle catastrophe écologique, le 23 octobre dernier. Le cours d’eau Le Guillec, dans le Finistère, près de Roscoff, a été pollué sur plus de 12 kilomètres. Tous les poissons d’eau douce sont morts, jusqu’à l’estuaire. En cause : le traitement d’une parcelle agricole, où poussent des salades, par un produit chimique, le Trimaton extra (il porte bien son nom...), à proximité de cette rivière du Haut-Léon. Que s’est-il passé ? A priori pas de surdosage dans l’utilisation du pesticide par l’agriculteur. Mais les fortes pluies qui ont suivi l’épandage du produit phytosanitaire semblent avoir aggravé la situation. L’association Eau & Rivières de Bretagne et trois communes voisines ont décidé de porter plainte pour éviter que cette affaire ne soit classée sans suite.


« Cette pollution n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de pratiques imprudentes dans l’utilisation de produits chimiques extrêmement dangereux pour l’eau, pour les sols, et pour tous les organismes vivants », s’indigne Eau et rivières. « Au-delà de la négligence de l’agriculteur qui n’a pas pris garde à la météo, ce n’est pas possible qu’on puisse homologuer un produit, si la moindre pluie provoque ce genre de situation », ajoute Arnaud Clugery, délégué départemental de l’association. L’utilisation du pesticide demande d’inonder auparavant le terrain sur une profondeur de 10 cm, avec un système de drains qui a, dans ce cas, été installé dans le sens de la pente. « On ajoute un facteur de danger : le sol est en condition d’érosion maximum avant l’épandage du pesticide. »


Un pesticide reconnu comme cancérigène


Le collectif « Les amis du Guillec et de la baie de Sieck » a lancé une pétition : « Au delà de la pollution du Guillec, arrêtons la stérilisation des sols !!! ». Objectif : relancer le débat sur l’interdiction des pesticides. Pour le collectif, les finalités du traitement de cette parcelle agricole sont inquiétantes, puisqu’il s’agit de stériliser totalement le sol sur une épaisseur de quelques dizaines de centimètres, « afin qu’il n’y ait plus aucune mauvaise herbe, plus aucun insecte, plus aucun champignon, plus aucun ver de terre qui vienne nuire à la production ». Et cela avant semer de la mâche. Le collectif s’insurge contre ce type de méthode, de plus en plus utilisée, où l’on détruit toute vie du sol, « ce dernier ne servant plus que de substrat inerte. »


Le Trimaton extra est commercialisé par la société CEREXAGRI, vendue en 2007 par Arkema - ancienne filiale de Total - à l’entreprise indienne United Phosphorus Limited (UPL), un des plus gros producteurs indiens de produits phytosanitaires. Fongicides, insecticides, herbicides sont notamment produits sur quatre sites français [1]. Le Trimaton extra contient du dimethyl dithiocarbamate de sodium (ou Metam sodium). C’est l’un des pesticides les plus utilisés aux États-Unis (25.000 tonnes par an). Pourtant la substance active fait partie de la liste des cancérigènes « probables » recensés par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) états-unienne.


Un produit néfaste pour l’environnement aquatique


L’État de Californie va plus loin et considère le metam sodium comme toxique d’un point de vue du développement. Le produit est également inscrit sur la liste des cancérigènes avérés, « California Prop 65 Known Carcinogens », et sur celle des « perturbateurs de la reproduction ». L’inscription sur cette liste par l’Agence de protection environnementale de Californie est « basée sur une identification formelle par les autorités publiques que la substance chimique entraîne une toxicité reproductive ».

Côté français, les choses sont moins claires : le site Agritox de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) fait état d’un « effet cancérigène suspecté » et de « preuves insuffisantes chez l’homme ». Le produit est cependant considéré comme « dangereux pour l’environnement », « très toxique pour les organismes aquatiques », et pouvant « entrainer des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique »…


Des cancers au bout d’un mois d’exposition


Les études de toxicité sont inquiétantes. Sur le développement des lapins par exemple : à forte dose, la substance chimique provoque des malformations congénitales - méningocèle (malformation congénitale avec absence de fermeture de la colonne vertébrale) et anophtalmie (absence d’un ou des deux yeux à la naissance) - et une ossification incomplète. De quoi décourager toute envie de pêcher des poissons à proximité des zones d’épandage du pesticide ou de manger les productions végétales qui ont subi ce traitement.


L’agence de protection de l’environnement états-unienne précise qu’en raison de la volatilité du metam sodium dans l’air, « aucun résidu n’est attendu dans l’alimentation » ou dans l’eau. Dans les usages agricoles, le metam sodium devient un gaz volatile (le methyl isothycyanate, ou MITC) peu après son application. Ce gaz est considéré par l’EPA comme « extrêmement toxique pour les mammifères, les oiseaux, les invertébrés aquatiques et les poissons ». Un rapport du Bureau du programme des pesticides de l’EPA décrit le gaz MITC comme pouvant « migrer des champs vers des lieux où le public vit, travaille, joue ». Or une « métaplasie des tissus de l’appareil respiratoire, une lésion souvent associé au cancer, a été observée après seulement 28 jours d’exposition de rats au MITC ».


Des pesticides dans l’eau de pluie


D’après l’Institut français de l’environnement (IFEN), 96% des eaux de surface (rivières, étangs...) et 61% des eaux souterraines analysées en France contiennent des résidus de pesticides. Même les eaux de pluie sont touchées : des stations de mesure installées par l’INRA de Rennes ont révélé que presque tous les échantillons contenaient des pesticides. 60% d’entre eux dépassent même les 0,1µg/l, la Concentration maximale admissible (CMA) pour l’eau de distribution.


Ces mesures montrent une dispersion importante des pesticides dans les milieux aquatiques. Le désastre écologique du 23 octobre sur les bords du Guillec a permis de mesurer l’ampleur de la toxicité du pesticide concerné. Combien d’accidents de ce type ont lieu chaque année en France ? Et combien de pollutions invisibles mais tout aussi dangereuses sont provoquées par les pesticides ?

Agnès Rousseaux

Notes

[1] Bassens (Gironde), Le Canet (Bouches-du-Rhône), Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) et Vaas (Sarthe)

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:39


link23 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Négociations à haut risque aux Transports Le Gal. La société, en cessation d'activité, fait l'objet d'une offre de reprise du groupe Malherbe. Inquiets, les grévistes exigent des garanties. Hier à 22h, ils ont voté la levée de la grève.

Dimanche soir. Le personnel des Transports Le Gal se met en grève (la première depuis 30 ans) et s'installe devant les grilles pour une longue nuit. Ils ne sont que 30 à 22h mais au fil des heures d'autres chauffeurs se joignent au mouvement.

 

Jean-Michel Robert, délégué CFDT, abat ses cartes: il exige un rendez-vous avec Alain Samson, Pdg du Groupe Malherbe à l'origine de la seule offre de reprise de l'entreprise Le Gal, pour obtenir des garanties sur l'emploi et les conditions de travail chez Malherbe. Il demande la reprise de 75 et non 66 des 125 salariés.

 

Lundi, 6h.Les salariés sont toujours là. Xavier et Anthony, conducteurs, ont les traits tirés: «On a dormi trois heures et la nuit a été froide. Mais le moral est bon». 8h. Christian Le Gal, directeur, arrive et dialogue en vain avec les grévistes. Il ne comprend pas le mouvement: «Il y a eu communication: les salariés ont vu Malherbe il y a quinze jours et il a été clair. Au tribunal, il n'y a eu aucune remarque des salariés... Les rendez-vous, ils les auront. Pas besoin de faire grève. D'autant plus que le tribunal de commerce ne se prononce que mercredi». Au téléphone, on rassure les clients...

 

L'enjeu est important: sur le parking, les camions chargés attendent et la société n'a pour seul actif que son portefeuille clientèle que Malherbe se propose de racheter de même que l'enseigne. 10h. Maître Sophie Gauthier, administrateur judiciaire, arrive et rencontre Christian Le Gall. Elle va à la rencontre de Jean-Michel Robert mais ce dernier exige de la rencontrer accompagné de Jean-Paul Le Dantec, secrétaire régional CFDT Transports et lui demande de patienter plus d'une heure. Celle-ci s'étonne: «On est en plein contexte procédural et il n'y a pas eu de préavis. Il y a une inquiétude mais le cadre légal pour répondre aux observations c'est le comité d'entreprise de lundi prochain. Attention à ne pas porter préjudice, il faut laisser à l'entreprise toutes ses chances».

 

14h45. Averse! Les salariés se replient dans les garages avec les représentants syndicaux et l'administrateur. Au fil des heures se crée un clivage: d'un côté les jusqu'au-boutistes partisans de la poursuite de la grève et de l'autre ceux qui voudraient reprendre le travail. Car la poursuite du mouvement jusqu'à mercredi fait peser un gros risque: le retrait de Malherbe et la liquidation pure et simple des Transports Le Gal.

 

16h. Les syndicats entament une longue négociation avec Alain Samson par téléconférence. 19h. Malherbe propose: le maintien des contrats comme définis à l'origine (169 h) avec paiement des heures supplémentaires s'il y a lieu, une plage horaire plus large pour les sédentaires (8h-20h) la journée de grève payée, la priorité aux courses de 300km, et limiter le national aux régions Est et Rhône Alpes...

 

Les contrats seraient repris pour trois ans. 42 chauffeurs seraient gardés pour les longues distances et douze pour les courtes distances, selon une source proche des négociations. 20h. Les salariés votent à bulletin secret pour la poursuite de la grève (48 pour et 30 contre).

 

Le point d'achoppement: les heures supplémentaires. Christian Le Gal rappelle Alain Samson qui apporte des précisions: 186 h pour les longues distances et 180 pour les courtes. Renégociations...

 

22h. Les grévistes votent la levée de la grève. Les négociations se poursuivent ce matin.

 

 

http://vannes.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/vannes/transports-le-gal-greve-a-rebondissements-23-11-2010-1125026.php


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