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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 10:53

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Publié le 2 juillet 2010

 

Après deux journée de grèves le 24 et 25 juin, les agents de collecte de Cap Lorient ont reconduit la grève car il n'ont pu obtenir l'égalité de traitement en matière de régime indemnitaire.


Les agents demandent l'application de la loi (A travail égal, salaire égal) mais aussi l'attribution de congés payés supplémentaires au titre de l'ancienneté.

Les agents de collecte ont donc bloquer le dépôt de Caudan dans la journée d'hier.


Puis ce matin à 4h30, les agents bloquaient le dépôt de Loris à Keryado rendant les collectes impossibles. Le direction de Loris a préféré retiré les camions du site et à renvoyer tous les employés à la maison.


Les agents de collecte sont déterminés à être entendus ! Soutenons-les !

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 10:39
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Agriculture vendredi 02 juillet 2010

L’association Eau et rivières de Bretagne réagit au vote des députés de la majorité sur l’article 10 bis du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche.

 

Il permet d’alléger les procédures administratives pour le rapprochement d’élevages de porcs, de volailles et de bovins.

 

Pour Jo Hervé, président d’Eau et rivières de Bretagne cette décision « est un véritable coup de poignard à la politique de préservation et de restauration de la qualité de l’eau. Ce vote bafoue les récents avis très critiques de la Cour des comptes et du Conseil d’État sur l’inefficacité de la lutte contre les pollutions agricoles.

 

Ce vote intervient au moment même où des milliers de tonnes d’algues vertes envahissent le littoral de l’Ouest, conduisant comme à Douarnenez à la fermeture des plages. Cette disposition législative rendra encore plus difficile la lutte contre les pollutions par les nitrates agricoles et les marées vertes. Personne ne s’étonnera de voir s’aggraver le fossé entre la société et l’élevage productiviste ».

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 10:30

arton2630-144x190 Pierre Le Menahes

3 juillet 2010 - le télégramme


Un an après la reprise par Renault de la Fonderie de Bretagne (ex-SBFM), l'entreprise devrait certes réduire ses pertes cette année. Mais l'équilibre financier n'est pas pour tout de suite.



CAUDAN (56).

 
Le 26juin 2009, Renault annonçait qu'il reprenait la SBFM, en redressement judiciaire depuis novembre2008. La fin de plusieurs mois de conflits à la fonderie caudanaise. Un an plus tard, où en est l'entreprise, rebaptisée depuis Fonderie de Bretagne? Fidèle à elle-même, la CGT, fer de lance de la lutte depuis des années, ne désarme pas. Dernièrement, elle s'en est prise à la direction qui a annoncé que dans le cadre de la modernisation de l'outil de travail, une partie de la production allait être momentanément délocalisée vers la Roumanie et Charleville-Mézière (Ardennes).

Plus de quatre millions d'euros d'investissements


En face, le constructeur automobile répond qu'il fait tout pour garantir l'avenir de l'entreprise. C'est ainsi qu'il annonce un programme d'investissements d'un montant global de 4,15millions d'euros, dont 2,7 mobilisés pour revoir la ligne de production principale. 3,8millions d'euros ont également été débloqués pour la maintenance et la remise en état des installations. Sur le fond, le syndicat ne peut que se satisfaire de cette mesure, puisque, pendant des années, il s'est plaint d'un outil de travail obsolète. Ce qu'il craint, en revanche, c'est que les 1.000 tonnes qui vont être délocalisées ne soient pas rapatriées à la fin des travaux en octobre. Pour Pierre Le Ménahès, leader cégétiste qui s'est fait connaître de la France entière en apostrophant Nicolas Sarkozy sur un plateau de TF1 en janvier dernier, «les décisions de la direction creusent lourdement nos déficits industriels, économiques et sociaux».

Sept millions d'euros de pertes annoncées

Quand la CGT crie au loup, la direction estime qu'il n'y a pas péril en la demeure. Chiffres à l'appui, elle table sur une production de 165 tonnes par jour fin juillet, contre 130 tonnes prévues. Pour autant, à la tête de la Fonderie de Bretagne, on sait bien que l'usine mettra du temps à redevenir un outil rentable. Hervé Wibaux, directeur général, qui, bien entendu, cherche à donner une image favorable de son entreprise, se montre prudent. Le marché de l'automobile, dopé un temps par la prime à la casse, semble retomber. Et finalement, fin mai, la fonderie affichait une perte de quatre millions d'euros. Elle devrait même terminer l'exercice 2010 avec une perte de l'ordre de sept millions d'euros quand elle grimpait à plus de 18millions fin 2009.

  • Laurent Marc
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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:01


2 juillet 2010 à 08h58 - Le Télégramme

 Comme il est désormais de tradition lors des séances plénières suivant les élections au conseil régional, une motion en faveur de la réunification bretonne a été adoptée à l'unanimité. Cette motion, votée à l'initiative des groupes Europe Ecologie et UDB, prévoit la constitution d'un groupe de travail sur le sujet, une concertation avec le conseil général de Loire-Atlantique et une démarche vers le parlement et le gouvernement afin d'obtenir l'organisation d'une consultation populaire sur la question de la réunification.

 

Commentaire: Si quelqu'un connaît la position du NPA...

Par exemple: consultation populaire: sur 4 ou 5 départements ou le 44 seul?

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:38

 

À Equant, une filiale de France Télécom, la direction avait annoncé fin 2007 un plan de 150 suppressions d'emplois de collègues prestataires de service.

 

À cette époque, pour environ 600 salariés directement embauchés par le groupe, il y avait plus de 400 prestataires qui travaillaient dans les mêmes bureaux que leurs collègues d'Equant. Ils faisaient le même travail, depuis parfois plus de dix ans, mais avec des salaires inférieurs et bien sûr une situation précaire. Dans les sociétés de service, une fin de mission peut vite se traduire en licenciement, faute de nouvelle mission.

Ce plan de suppressions d'emplois avait provoqué une réaction des salariés, tous statuts confondus, contraignant la direction à embaucher 60 prestataires fin 2008.

Dans ce contexte de mobilisation, le syndicat CGT avait sollicité l'inspection du travail sur la légalité de ce recours massif et chronique à la sous-traitance. Les premières investigations ont mis Equant devant la menace de poursuites judiciaires et d'une enquête approfondie indiquant de fortes suspicions de délit de marchandage.

 

La direction a finalement été contrainte d'embaucher à nouveau 90 prestataires parmi les plus anciens dans l'entreprise, soit 150 embauches au total.

De janvier à juin 2010, les embauchés ont signé petit à petit leurs contrats et se retrouvent dans les bureaux d'Equant avec un statut enfin conforme à la réalité de leur travail.

 

Pour eux, c'est un juste retour des choses. Bien sûr, ces embauches sont encore insuffisantes par rapport au nombre de prestataires employés par l'entreprise. Et elles se sont faites avec des salaires plus bas que ceux des salariés Equant de même qualification.

Mais à l'heure des plans de licenciements en chaîne, ces 150 embauches définitives sont ressenties comme un succès de la mobilisation. Leur arrivée dans les services se fait donc à la satisfaction de tous et même avec un sentiment de fierté.

Correspondant LO

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:42

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1 juillet 2010 - Le Télégramme


Samedi, dès 11h, les salariés de la SBFM organisent un apéro sur le parking de la fonderie, un an après la reprise par Renault. Pierre Le Ménahès, celui qui a apostrophé Nicolas Sarkozy sur TF1 et ne cache pas ses amitiés avec Bernard Lavilliers et Olivier Besancenot, sera une nouvelle fois la vedette.


Le 25 janvier, vous étiez sur un plateau de TFI face à Nicolas Sarkozy. Cinq mois plus tard, que reste-t-il de votre passage à la télévision?


Je continue d'être sollicité. TF1 est revenu me voir la semaine dernière, pour faire le point un an après notre reprise par Renault. Le sujet doit passer au 13h d'ici à la fin de la semaine. Canal+ m'a également contacté pour participer à une émission cet été, j'ai refusé, je ne fais pas «La roue de la fortune». Après mes passages sur TFI et Canal+, en janvier, j'avais déjà refusé de participer à l'émission «C dans l'air», sur la Cinquième, faute de temps. Ma priorité c'est l'entreprise. Sinon, je suis resté moi-même. Je ne regrette rien, c'est une expérience intéressante. Et les salariés se sont retrouvés dans ce que j'ai dit. C'est impressionnant de voir les gens de tous les âges venir me voir. Je reçois des courriers, des coups de téléphone.

Avec le recul, quel sentiment gardez-vous de votre face à face avec Nicolas Sarkozy?
 


Sans prétention aucune, ce n'était pas impressionnant. Sarkozy n'a pas le charisme d'un président. C'est un provocateur né, un comédien, cela me convient bien. Avec lui c'est «Au théâtre ce soir».

Vous dites refuser faire «La roue de la fortune», mais vous avez accepté les propositions de TF1...
 


Il faut savoir faire le cheval de Troie. C'était un challenge. Ma motivation était de faire passer le message en étant le plus honnête possible.

La télé, mais aussi des rencontres avec Bernard Lavilliers, Olivier Besancenot ou Yvan Le Bolloc'h, cette médiatisation était-elle calculée?
 


La lutte a été en partie construite autour de cette médiatisation. Oui, c'était calculé, il fallait un relais au niveau national. Quand j'ai annoncé aux salariés qu'il fallait élargir la médiatisation, y compris au milieu artistique, peu y croyaient. Avant d'accepter TF1, j'ai demandé au syndicat et aux salariés, tous m'ont accordé leur confiance. Il ne s'agissait pas de prendre une décision unilatérale. Au final, cela a généré une certaine dynamique au sein de la population.

Vous êtes resté en contact avec eux?


Oui, je suis toujours en contact avec Lavilliers et Le Bolloc'h. Je sais que Lavilliers vient en octobre, je pense le contacter pour le faire venir à la SBFM.

Votre médiatisation a-t-elle modifié vos rapports avec la direction de la fonderie?


Mon passage à TF1 a durci nos rapports. Ils ont eu peur et ont toujours peur. Ils se posent des questions. Nous sommes un contre-pouvoir, c'est ce qui fait notre force. Sans prétention, je pense que mon aura locale les emmerde.

Vous aurez 52 ans à la fin de l'année et vous allez bientôt partir à la retraite à la faveur d'un plan amiante. Préparez-vous votre succession?


Je partirai en juin 2012, je prépare donc ma succession. C'est ma priorité, je veux quitter la SBFM en ayant assuré des fondations solides. Pour l'instant, nous n'avons pas encore pris de décision. Nous avons recruté dix nouveaux militants et je pense que beaucoup ont la capacité de prolonger le combat, même si j'ai conscience que ce ne sera pas forcément évident pour mon successeur. Ce n'est pas simple d'expliquer que tu fais une croix sur ta carrière. C'est une vocation et un sacrifice. Je mise beaucoup sur cette jeune génération.

  • Propos recueillis par Laurent Marc
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:25


30 juin 2010 -Le Télégramme

Dernière journée, dernières boîtes, de thon, ultimes palettes. Saupiquet ferme ses portes ce soir. La tristesse est sur tous les visages.


«Les salariés attendent la fin. Pour certains, c'est un soulagement, pour d'autres un coup sur la tête. On a l'impression qu'ils ne réalisent pas», dit le délégué CFDT de Saupiquet qui souhaite garder l'anonymat. L'usine ferme ce soir, au grand désespoir des 85 salariés... Un effectif qui a rétréci comme une peau de chagrin: du temps de sa splendeur, Saupiquet employait jusqu'à 350 équivalents temps plein pour fabriquer conserves de poissons et de légumes ainsi que des plats cuisinés comme le couscous qui s'affichaient dans les spots publicitaires télévisés.

 

Puis se sont écrites une à une les pages de la chronique d'une mort annoncée: celle d'un site presque centenaire sur la commune de Saint-Avé. Dégraissages, plans sociaux, départ d'une ligne de fabrication vers l'Italie, et le coup de grâce avec l'effondrement du marché de la salade de thon appertisée... Le groupe italien Bolton, basé à Milan, a fini par trancher: fermer Saint-Avé. Sur les 85 salariés, quatre seulement ont accepté une mutation, indique la CFDT: trois vers le site de Quimper et un en Thaïlande, à Bangkok. En tout et pour tout, 81salariés sont licenciés. 70 ont reçu leur lettre de licenciement le 19 juin, le jour même où les salariés organisaient leur repas d'adieu. Une dizaine d'emplois protégés la recevront bientôt.

Les derniers jours


Les dernières boîtes de thon ont été fabriquées hier vers 16h. Aujourd'hui, les salariés s'occupent des derniers conditionnements. Derniers colis, dernières palettes perdues dans la zone de stockage, jadis pleine à craquer, et aujourd'hui vides. Demain, seule une quinzaine de salariés restera sur place (dont les salariés protégés). Pour les dernières expéditions, ranger les affaires, vider les bureaux. Ensuite, silence dans l'usine.


Cellule d'écoute individuelle


Un silence même pas troublé par les 17 personnes des services centraux qui resteront sur place jusqu'au 10 septembre avant de rejoindre Quimper... Toujours selon la CFDT, car du directeur Eric Vibert ou de la direction générale à Courbevoie, rien, absolument rien ne filtre. Beaucoup de salariés ont tourné la page... En témoigne la cellule de reclassement mis en place avec son point info-conseil: «72 personnes sont déjà venues, indique le syndicat. 72 personnes qui ont entamé une démarche pour trouver un autre travail». Une autre cellule a été mise en place au printemps mais celle-là travaille dans la discrétion: c'est la cellule d'écoute individuelle. Combien a-t-elle reçu de visite. Même le syndicat l'ignore. Chacun partira avec 30.000 €, auxquels s'ajoutera la prime de licenciement légale calculée en fonction de l'ancienneté (*).


Que va devenir le matériel?


La ligne de fabrication de thon en sauce pourrait partir à Quimper au mois de septembre. Les autres machines (pour la fabrication des saladières) pourraient être vendues. «A un conserveur de légumes ou de viandes mais pas de poissons», dit la CFDT. Pourquoi vendue et pas déménagée? «Parce que la fabrication des saladières pourrait être sous-traitée en Espagne et là-bas, ils ont déjà leur ligne de fabrication!». Quant à l'avenir même du site de 8 ha, il n'a, semble-t-il, toujours pas trouvé preneur. Une réunion avec le préfet et la direction de Saupiquet est prévue début juillet.


(*) Exemple: un salarié avec 22 années d'ancienneté part avec un pécule de 40.000 à 45.000 €
.

  • Bertrand Le Bagousse

«C'est dur de voir son usine partir»

7h30 du matin, hier, les «Saupiquet» vont attaquer leur avant-dernière journée. Le coeur n'y est pas. Un seul mot dans toutes les bouches: «C'est dur»!



Sylvie 49 ans, 27 années d'ancienneté, employée au contrôle sertissage:
«J'ai rendez-vous vendredi à la cellule reclassement. Mais qu'est ce que je vais faire à mon âge? Cela va être dur, j'aurais bien voulu terminer ici».

Edith, 54 ans, 20ans d'usine, conductrice de machine:
«Aujourd'hui, je suis triste. On en veut beaucoup à Bolton! Ils auraient pu aller vers les légumes, au lieu de ça ils ont stagné avec les saladières. Ils se sont fichus dedans. Je vais essayer de trouver un travail dans l'industrie alimentaire avec la cellule».

Liliane, 52 ans, 36 ans de carrière, ouvrière:
«On préfère ne pas en parler car on a les larmes aux yeux. Ici, on se connaissait tous, comme des frères et soeurs».

Roland 53 ans, 35 ans de boîte:
«C'est dur. Ici il y avait une solidarité. Dans le temps, il y avait douze usines en France, on faisait même des tournois de foot. On a reçu nos lettres de licenciement le 19, le jour de notre repas! C'était dur... On part la tête haute. C'est mieux de voir partir tout le monde en même temps».

Carmen, 52 ans, 17 ans de carrière, conductrice de machine:
«On est écoeuré! On ne peut pas revenir en arrière».

Marie-France, 53 ans:
«Sur les dernières palettes, on a marqué des petits mots ?Saupiquet ferme? ou encore ?85 licenciements?. Quelqu'un lira peut-être ça dans les magasins».

Laurence, 46 ans, 26 ans de métier, conductrice de machine:
«On est résigné. On n'a plus le choix. Mais il y a de la colère aussi. La boîte, je l'ai vu grandir et mourir. Pour la direction, on est des jouets! Trouver un autre travail? On verra. J'ai rendez-vous avec la cellule de reclassement».

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:06

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30 juin 2010 -Le Télégramme


L'amendement du député costarmoricain Marc Le Fur sur les élevages porcins sera-t-il adopté aujourd'hui ou demain par les députés ? Seule certitude : le texte a relancé la guerre du cochon dans la campagne bretonne. Que propose vraiment Marc Le Fur ? Qui est derrière lui ?



Que dit l'amendementde Marc Le Fur?
 


L'amendement présenté par le Costarmoricain Marc Le Fur et cosigné par le Finistérien Jacques LeGuen et plusieurs autres députés UMP propose de relever les seuils à partir desquels les élevages doivent demander une autorisation. Pour les porcs, ce seuil passerait de 450 à 2.000 places. But du jeu: raccourcir les délais d'instruction des dossiers en permettant à tous les projets de créations ou d'extension jusqu'à 2.000 places de cochons de passer au régime d'une simple déclaration. Plus besoin donc pour les élevages de moins de 160 truies de porter le dossier sur la place publique ni de réaliser d'étude d'impact sur l'environnement. L'élevage moyen en Bretagne compte 170 truies.

Qui est vraiment à l'origine du texte?


C'est le lobby de la filière porcine (éleveurs, industriels) qui en a pris l'initiative. Le texte a le soutien du syndicalisme agricole majoritaire. Mettant en avant les distorsions de concurrence avec les autres bassins de production européens, le monde porcin breton a saisi l'opportunité du vote de la loi de modernisation de l'agriculture pour faire passer sa revendication. Derrière ce dossier, on trouve l'UGPVB, l'union des groupements de producteurs de viande en Bretagne. Cette organisation a mis ses juristes au travail. C'est l'UGPVB qui a sollicité Marc le Fur pour porter l'amendement devant des parlementaires. Un texte qui semble juridiquement mal préparé aux yeux de certains. L'amendement a été ajouté à la loi de modernisation agricole contre l'avis de Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, un peu gêné aux entournures dans cette affaire. Jacques Crolais, le directeur de l'UGPVB, est un adhérent de l'UMP, proche du député costarmoricain. A noter que Marc Le Fur est élu de la circonscription de Lamballe-Loudéac. Lamballe est la ville où se trouve le siège de la Cooperl-Arcatlantique, le numéro un français du cochon avec six millions de porcs abattus et transformés dans ses abattoirs salaisons.

Pourquoi cet amendement?


Les éleveurs bretons dans leur ensemble réclament depuis de longues années une simplification des formalités administratives auxquelles ils sont soumis. Les producteurs de porc sont en première ligne mais ils ne sont pas les seuls à s'en plaindre. Les éleveurs de volaille et de bovins aussi. Au fil des années les réglementations environnementales se sont empilées, rendant les procédures de mise aux normes complexes et interminables. Aujourd'hui dans les Côtes-d'Armor 700 dossiers sont en souffrance dans les tiroirs de l'administration. Les éleveurs de porc sont d'autant plus déterminés à réduire les délais d'instruction qu'ils ont un autre fer au feu: la mise aux normes sur le bien-être animal. Au 1erjanvier 2013, ils devront libérer leurs truies gestantes aujourd'hui bloquées dans des stalles.

Marc Le Fur est-il suivi?


Il est clair que son texte divise au sein même de l'UMP. Et qu'il est mal perçu par le gouvernement, dans un contexte de détricotage des mesures du Grenelle de l'Environnement.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 10:28

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26 juin 2010 -Le Télégramme


Laurent Ruiz et Luc Delaby, chercheurs à l'Inra, sont formels: on n'éradiquera pas les algues vertes dans la baie de Saint-Michel-en- Grèves sans changer de système de production agricole au profit de l'herbe.


A lire également

 
> Le cri d'alarme d'Isabelle Autissier
> Manifestation ce matin à Lamballe
> L'amendement Le Fur et les réactions

Pourquoi changer de système?
 


Modifier les pratiques au niveau de la parcelle ne suffit plus. Grâce à des agriculteurs très engagés, la moyenne du bassin-versant est tombée à 28mg/l de nitrate dans l'eau. Mais si on veut stopper la prolifération des algues vertes, il faut tendre vers les 10-15mg/l. Ce qui impose de changer de modèle de production au profit du système herbager. C'est possible dans ce bassin de 20.000 ha dont les 150 exploitants élèvent essentiellement des bovins.

Pourquoi l'herbe?
 


C'est une des clés pour résoudre le problème des fuites de nitrate tout en permettant une agriculture économiquement viable et écologiquement efficace. Le pâturage permet de faire tourner de façon équilibrée l'azote produit entre le sol et les animaux. Nous y travaillons, dans notre programme Acassya, avec les techniciens de la chambre d'agriculture et les agriculteurs, depuis 2009.

Quel est l'avantage face au maïs?


L'herbe, présente toute l'année, outre le fait de limiter l'érosion des sols nus, permet d'éviter l'importation d'aliments (type tourteau de soja) pour compléter le maïs-fourrage, pauvre en azote. De plus, les légumineuses, type trèfle, qui fixent l'azote atmosphérique, limitent le recours aux engrais minéraux ou organiques (lisier, fumiers).

Cela impose-t-il de réduire les cheptels?


L'herbe impose de réduire le nombre d'animaux nourris à l'hectare. Mais cela ne signifie pas une diminution du cheptel à partir du moment où on réduit les surfaces en céréales (il y en a beaucoup trop dans ce bassin, aujourd'hui). On peut même imaginer une légère augmentation du cheptel, s'il y a assez de surfaces en herbe. Le principe est d'adapter la charge animale au potentiel des prairies. En fait, nous avons voulu un cadre assez souple pour que chaque éleveur module sa façon de valoriser l'herbe selon la structure de l'exploitation.

Les structures sont-elles toutes adaptées au système de l'herbe?


Quand toutes les terres se trouvent autour de l'exploitation, ce n'est pas trop dur de concilier économie et fiabilité écologique. Mais quand l'exploitation est morcelée et que des prairies se trouvent à 5-10 km, il n'est pas question d'y envoyer les vaches tous les jours. La clé de la réussite du programme passe donc par des restructurations foncières, soit à l'amiable, soit par de vrais échanges de terres ou par des systèmes de réserves de terres.

Les agriculteurs sont-ils partants?


Ils le sont d'autant plus qu'ils travaillent depuis des années dans ce sens. De plus, depuis deux ans, depuis la mort du cheval, la pression sur la profession est énorme. D'autant plus dure à supporter qu'ils sont plutôt vertueux sur le plan environnemental dans le bassin. Et puis, ils ont pris conscience qu'en matière de revenus, on ne peut plus raisonner en termes de chiffre d'affaires mais de valeur ajoutée et de réduction des charges, ce que permet l'herbe.

Les résultats seront-ils rapides?


Il ne faut pas s'attendre à voir disparaître les algues vertes dans les deux ans. En revanche, on sait que les éleveurs qui sont prêts auront changé de système dans trois ans. On demande du temps. En attendant, on va suivre plus particulièrement six fermes pilotes et s'en servir pour faire une évaluation permanente.

  • Propos recueillis par Hervé Queillé

 

Algues vertes : les recettes de l’Inra pour réduire les nitrates
Agriculture vendredi 25 juin 2010 Ouest France

 

 

Moins de maïs...


Réduire la part des céréales et du maïs et augmenter les surfaces en herbe, tel est le nœud du système proposé par l’Inra. En cultivant des prairies avec des mélanges de graminées et de légumineuses, les éleveurs apporteront une ration complète à leurs animaux et l’azote restera fixé dans le sol. L’Inra ne prône pas pour autant « le zéro maïs », car cette plante offre une garantie de nourriture pour les vaches pendant l’hiver.


... et plus de prairies


L’Institut veut en revanche « une herbe maxi » quitte à restructurer en profondeur le foncier des exploitations afin que les troupeaux puissent au maximum pâturer des prairies autour de l’exploitation. C’est loin d’être le cas aujourd’hui, car les fermes sont plutôt morcelées. La Chambre d’agriculture, le conseil général, Lannion Trégor Agglomération et les agriculteurs se sont lancés dans cette refonte foncière qui promet d’être particulièrement longue et difficile car la terre agricole est un sujet extrêmement sensible. « Cette restructuration foncière est une des clés de la réussite du programme », insiste Luc Delaby. L’Inra prône également l’arrêt de l’engraissement des taurillons avec du maïs.


Un temps long


« N’espérez pas avoir des résultats du programme dans les trois ans, expliquent les scientifiques. Nous sommes dans une échelle de temps long, entre 10 et 20 ans pour avoir une réduction sensible des flux de nitrates ». Les agriculteurs ont bien accueilli les mesures proposées par l’Institut de recherche agronomique. Un premier groupe de 20 fermes a été créé avec « 6 qui ont pris d’ores et déjà un engagement de changement. Elles feront l’objet d’un suivi renforcé et d’expérimentations ». Le travail de l’Inra et des agriculteurs s’inscrit dans le volet préventif du plan anti-algues verte du gouvernement. Pour l’instant, aucun financement spécifique n’a été programmé. Lannion Trégor Agglomération doit se charger des dossiers de financement.


Jean-Paul LOUÉDOC.


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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 10:19

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27 juin 2010 - Le Télégramme


Deux jours avant que l'amendement Le Fur facilitant l'extension des élevages porcins ne soit débattu à l'Assemblée nationale, une centaine de manifestants se sont retrouvés, hier, devant le bureau lamballais du député.


Hier matin, une centaine de personnes, hostiles à l'amendement Le Fur sur les élevages porcins (*) ont déposé des algues vertes devant le bureau lamballais du député costarmoricain. Malgré l'absence de ce dernier, les manifestants - dont YvetteDoré, maire d'Hillion, seule élue présente à la manifestation et qui a rappelé son opposition à cet amendement- ont prêté «le serment du cochon» par lequel ils s'engagent à ce qu'il n'y ait plus de cochon industriel dans les assiettes bretonnes. Yves-Marie Le Lay, président de l'association Sauvegarde du Trégor, a rappelé que «ce serment n'est pas une guerre contre les cochons. Non, par ce serment, nous voulons démontrer que le cochon a de l'avenir en Bretagne mais pas le cochon industriel. Il y a d'autres alternatives». Dans une lettre, déposée, hier sous la porte de son bureau, une cinquantaine d'associations demande à Marc Le Fur de renoncer à cet amendement. «Sinon, vous porterez la responsabilité de voir la France une fois de plus condamnée par la Commission européenne.Vous êtes un très mauvais élève de la représentation nationale».

Session «algues vertes» au conseil général

Après le rendez-vous lamballais, les manifestants doivent se retrouver demain, au conseil général, à Saint-Brieuc, en qualité de public, pour assister à la session sur les algues vertes. «Nous demandons aux collectivités de ne plus subventionner les mesures de retrait des algues vertes et d'intenter un recours contre l'État», a indiqué MichelGuillement, le président d'Halte aux algues vertes.

* L'amendement Le Fur relève le seuil d'autorisation obligatoire pour les porcheries de 450 à 2.000places et de 30.000 à 40.000 places pour les poulaillers.

 

Des algues vertes devant la permanence de Le Fur
Environnement samedi 26 juin 2010 Ouest France

Une centaines de représentants d'association ont déposé des algues vertes samedi matin à Lamballe devant la permanence du député Marc Le Fur (UMP), initiateur d'un amendement facilitant l'extension des élevages porcins. Le député n'était pas présent.


«Nous avons créé symboliquement Lamballe plage, en reconstituant la plage avec ses marées vertes devant sa permanence pour lui donner une idée des effets concrets de son amendement», a expliqué Yves-Marie Le Lay, président de "Sauvegarde du Trégor" qui a pris la parole au nom du collectif.


Sous des banderoles où l'on pouvait lire notamment «Plus de porcs = plus de pollution» ou «Pour l'eau, une autre agriculture», les manifestants, parmi lesquels plusieurs élus, ont également prêté le «serment du cochon», «chacun s'engageant, à partir d'aujourd'hui, à ne plus jamais manger de cochon industriel», a indiqué M. Le Lay.


M. Le Fur a proposé un amendement qui, au nom d'une harmonisation européenne, relève significativement le seuil - 2.000 porcs contre 450 actuellement - à partir duquel une autorisation ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement) devient obligatoire pour un élevage porcin.


Le débat sera tranché lors du vote de la loi de modernisation agricole dont l'examen en séance publique débute mardi à l'Assemblée nationale.

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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