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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:46

meetregredim2

 Des cars au départ des Côtes-d'Armor mardi

1 mars 2010  


Le meeting régional de la liste «VraimenT A Gauche !» aura lieu à Lorient demain, à 20 h 30, salle Cosmao-Dumanoir.

Parmi les intervenants : Laurence de Bouard, tête de liste régionale, OlivierBesancenot, porte-parole du NPA, Christian Sunt, porte-parole du MOC (Mouvement des objecteurs de croissance), André Ollivro, combattant anti marées vertes...

À cette occasion, un déplacement en car gratuit est organisé au départ de Guingamp (17 h, place du Vally),

de Saint-Brieuc (17 h 45, place de la Liberté) et

de Loudéac (18h 30, palais des congrès).

Inscriptions, tél.06.64.63.26.56.

 

(De Quimper c'est devant la boulangerie de Gourvilly)

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:18

mardi 9 février 2010 (13h24)


Depuis plusieurs mois, des autocollants des "Jeunesses identitaires", tags et affiches xénophobes pullulent dans le Tregor (nord Bretagne). En novembre dernier, la boutique d’un petit commerçant (kebab) a été barbouillée de graffitis nauséabonds à Guingamp.


A proximité une inscription "zone identitaire" a été relevée.

Il s’agit donc d’une campagne de haine orchestrée par un même groupe d’extrême-droite : les "Jeunesses Identitaires".


Qui sont-ils ?


En 2002 était dissous le groupe "Unité Radicale", dont l’un des sympathisants avait tiré à la carabine sur Jacques Chirac, alors président.

Deux des dirigeants de ce groupe, Fabrice Robert et Guillaume Luyt, ont par la suite participé à la création du "Bloc identitaire", auquel sont liées les "Jeunesses identitaires". Certains "identitaires" sont passés par le Front national de Jean-Marie Le Pen et par le MNR de Bruno Mégret.


Mêlant des thématiques anticapitalistes et anticonsuméristes à une mise en avant des cultures locales et de l’écologie, les membres de cette mouvance se retrouvent surtout autour du racisme, particulièrement celui dirigé vers les arabes.


Leur objectif est de s’implanter localement : pour ce faire, ils ont acquis une propriété sur la commune de Guerlesquin qui leur sert de base d’activités. L’acheteur, Philippe Millau, a été porte-parole du MNR pour la Bretagne.

Réagissons !


Nous ne pouvons accepter que des inscriptions, affiches et autocollants racistes défigurent les routes et les villes du Tregor, ni que l’attachement légitime à la culture bretonne soit instrumentalisé pour une logique de haine.

La politique de l’Etat français consistant à lier les thèmes de l’identité et immigration n’est peut-être pas pour rien dans cette affaire : les opinions racistes s’expriment de plus en plus librement.


Certaines affiches malsaines restant longtemps en place, nous avons décidé de réagir par une action d’élimination de leur propagande.

Dans le Trégor comme ailleurs, à bas le racisme !


DISUJ ! - CBIL

Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire


Plus d’images : http://www.cbil.lautre.net/

Article dans le ouest-torch :

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Les-Bretonnants-cachent-des-ecrits-racistes_42314-1254569-pere-tous_filDMA.Htm



 
Disuj - CBIL
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:37

Les 27 candidats finistériens

8 février 2010 - Le Télégramme

 

Envoyez l'article à un ami

La liste Vraiment à gauche, présentée samedi à Quimper, rassemble des militants de quatre organisations:

le NPA,

Militer pour la gauche,

Régions décroissance et

Les objecteurs de croissance.


Voici les 27 candidats.


1. Laurence de Bouard, 41 ans, cadre de Santé, Poullaouen.

2. Roland Jaouen, 53 ans, cadre service public postal, Plonéour-Lanvern.

3. Jeanine Carrasco, 45 ans, éducatrice spécialisée, syndicaliste, Quimper.

4. Louis Le Pape, 51 ans, enseignant 1er degré, syndicaliste, LeGuilvinec.

5. Estelle Tico, 27 ans, aide-soignante dans le privé, Brest.

6. Hubert Casel, 53 ans, ingénieur syndicaliste, militant associatif, Brest.

7. Justine Arhan, 18 ans, lycéenne, Audierne.

8. Gérard Pollet, 63 ans, cadre retraité, Scrignac.

9. Denise Cordier, 61 ans, secrétaire dans le privé, retraitée, Moëlan-sur-Mer. 10. Éric Rudwill, 41 ans, conseiller municipal, ouvrier, syndicaliste, Quimperlé. 11. Adeline Talec, 24 ans, aide à domicile dans le privé, précaire, Quimper. 12. Matthieu Guillemot, 33 ans, cuisinier, Carhaix.

13. Muriel Spring, 35 ans, employée de libre-service, Telgruc-sur-Mer.

14. Patrick Charles-Dominé, 50ans, commerçant, Douarnenez.

15. Claude Creachcadic, 53 ans, syndicaliste, Pleuven.

16. Michel Kerangueven, 52 ans, agriculteur bio, Pont-de-Buis.

17. Josette Brenterch, 57 ans, enseignante, syndicaliste, Brest.

18. Christophe Gallard, 37 ans, marin pêcheur, Penmarc'h.

19. Paula Damas, 36 ans, psychologue dans le privé, Quimper.

20. Alain Jolivet, 40 ans, ouvrier, Lesneven.

21. Laurence Couste, 39 ans, enseignante 1er degré, Plobannalec-Lesconil. 22. Jean Riou, 59 ans, marin pêcheur, Crozon-Morgat.

23. Danièle Gloaguen, 62 ans, retraitée des Impôts, Pont-Croix.

24. Jean-Pierre Carrons, 53 ans, enseignant, syndicaliste, Morlaix.

25. Michèle Le Roux, 52 ans, professeure des écoles, Lampaul-Plouarzel. 26. Marc Barthélemy, 75 ans, retraité Éducation nationale, Quimper.

27. Morgane Daoust, 18 ans, lycéenne, Quimper.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:31

 

Laurence de Bouard de l'hôpital à la politique

8 février 2010


Le Télégramme poursuit sa série de portraits des têtes de listes régionales. Aujourd'hui, Laurence de Bouard, tête de liste NPA pour «Vraiment à gauche».


Un nom à particule pour une tête de liste NPA? Non, Laurence de Bouard n'est pas issue de la classe ouvrière; elle a grandi entre un père ingénieur et une mère prof. Et elle ne nie pas «une vieille famille noble et royaliste, pure et dure». Mais préfère invoquer un grand-père résistant et communiste (jusqu'en 1961), ou un père militant CGT, lecteur assidu de «L'Humanité». Si elle est, à 41 ans, l'un des visages neufs du scrutin régional, Laurence de Bouard ne le doit pas tant à son histoire familiale qu'à son emploi: cadre de santé à l'hôpital de Carhaix. Un hôpital devenu, le temps d'un printemps 2008 agité, un symbole qui peut rapporter en politique: celui de la défense des services publics.

Choisie comme un symbole

Quelques mois à peine après avoir pris sa carte au NPA, elle a donc été bombardée tête de liste pour les européennes, l'an passé, sur cette seule carte de visite. «Ma première réaction a été de me dire que je n'avais encore rien fait», avoue-t-elle. Pourtant, celle qui est également militante pour Sud-Santé voit l'engagement comme une seconde nature. «Devenir infirmière a été comme une évidence, celle de prendre soin des autres. La politique, c'est pareil:l'élu doit être le relais des attentes et des besoins de la population». Restait à choisir son camp. Elle, voit la droite comme «ceux qui prennent aux pauvres pour donner aux riches», et inversement pour la gauche. «Schématique, mais vrai», assure-t-elle. Alors, elle a choisi le NPA, en septembre2008, après avoir côtoyé les militants LCR lors du combat de l'hôpital.

«Force de propositions»

Face aux critiques qui peignent son parti comme prompt à l'agitation mais incapable de construction, elle sort les griffes. «Faut arrêter avec ces clichés. On est une vraie force de propositions, on peut faire avancer les choses. Dans le Midi, on avait deux élus dans l'assemblée régionale. Ce sont eux qui ont permis d'y instaurer la gratuité dans les transports». À la polémique sur la candidature, dans le Vaucluse, d'une femme voilée pour le NPA, la réponse est plus contrastée: «Cela touche la sphère privée. On n'est pas tous d'accord... Le voile peut être perçu comme un signe d'oppression de la femme, mais Ilham, la candidate, ne le voit pas comme ça. Alors, pour moi, il n'y a pas de problème». Le problème, pour elle, serait «ce débat sur l'identité nationale qui sort au moment des élections, alors qu'on ne parle pas des sommes dépensées pour la grippe A/H1N1, et qui auraient suffi à éponger le déficit des hôpitaux publics». Sûr qu'aux régionales, il est plus aisé de porter la blouse que le voile.

  • Pierre Chapin

«Sortir du productivisme capitaliste»

Le Télégramme a posé les six mêmes questions à chacune des têtes de listes. Voici les réponses de Laurence deBouard.



La région doit-elle réclamer la maîtrise de la lutte contre les algues vertes?


Seule la sortie du productivisme capitaliste, vers une agriculture de qualité excluant les traitements issus de la chimie de synthèse, pourra assurer que notre région retrouve une qualité des eaux. Il n'existe pas d'autre solution pour régler définitivement le problème des algues vertes dont la prolifération est directement liée aux rejets de productions agricoles, végétales et animales gavées d'intrants. Un service public de ramassage et de traitement des algues vertes doit être mis en place.

Faut-il une centrale électrique en Bretagne?


Non. Il faut une politique volontaire de réduction massive des consommations d'énergie et de production d'énergie propre, dans le cadre d'un service public, avec contrôle démocratique sur les choix de production (éolien, hydrolien...). Nos aînés se sont battus et ont résisté à Plogoff contre le projet de centrale nucléaire. Pour nous, il est clair que ni le nucléaire, ni les centrales à charbon, nuisibles tant sur le plan sanitaire qu'écologique, n'ont leur place en Bretagne.

Êtes-vous favorable au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes?


Non. Ce projet inutile au coût exorbitant représente un véritable danger pour l'environnement. Inutile, car le taux de saturation de l'actuel aéroport est très loin d'être atteint. Dangereux pour l'environnement, car il engendre la disparition de terres agricoles au profit de réseaux routiers, l'augmentation des gaz à effet de serre et de la pollution, une urbanisation croissante, la désertification des campagnes, la ruine de l'écosystème bocager, patrimoine régional.

Doit-on supprimer les départements au profit des régions?


Non. Il s'agit là d'un projet qui n'a pour objectif que d'éloigner les citoyens du pouvoir politique. Un réel coup porté à la démocratie. Le conseil général joue un rôle prépondérant dans les services publics locaux, notamment en zone rurale. Si le département disparaît, qui poursuivra les missions de service public?

Êtes-vous pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne?


Historiquement, la Loire-Atlantique est en Bretagne. Nous pensons que, sur ce sujet, une consultation de la population est indispensable.

Quel doit être le dossier régional prioritaire de la prochaine mandature?


Le développement des transports collectifs gratuits dans le cadre d'un service public et l'abandon du projet de Ligne grande vitesse. Nous proposons la réouverture des lignes SNCF abandonnées pour en finir avec le «tout voiture et le tout camion» pour le transport des voyageurs et des marchandises. Nous ne pouvons pas accepter que la faiblesse des revenus soit un obstacle à la nécessité de se déplacer en Bretagne. Favoriser la mobilité, c'est contribuer à préserver du lien social.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:29


LISTE UNITAIRE, ANTICAPITALISTE ET POUR UNE ECOLOGIE RADICALE
*LAURENCE DE BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix, conduira la liste soutenue par le NPA Bretagne, le parti de Gauche 22 et des militants des autres départements bretons du PG et les objecteurs de croissance de Bretagne (ADOC)

*Les représentants de la liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale, soutenue par le NPA Bretagne, le Parti de Gauche des Côtes d’Armor et des militants du Parti de Gauche des autres départements bretons, l'AdOC, des objecteurs de croissance réunis jeudi 17 décembre à Pontivy ont désigné la tête de liste régionale et les têtes de liste des sections départementales pour les élections régionales de mars 2010 en Bretagne.*

Laurence de BOUARD, tête de la liste du NPA aux élections européennes en juin 2009, conduira la liste au niveau Bretagne et dans le Finistère

Elle sera entourée :

-Dans les Côtes d’Armor, par *Xavier COURTAY*, chef de file du
Parti de Gauche 22

-En Ille et Vilaine, par *Françoise DUBU*, tête de la liste de la
LCR aux élections régionales en Bretagne de 2004, membre du NPA 35

-Dans le Morbihan, par *Jean-Marie ROBERT*, objecteur de croissance
et membre de la Coordination des opposants au projet d'aéroport à
Notre Dame des Landes.

C’est une première étape. Cependant, les discussions unitaires étant encore ouvertes, la liste de nos candidates et candidats pourrait encore évoluer.

Notre liste portera dans cette campagne une politique en faveur du monde du travail, des salariés, des chômeurs, des précaires, pour le droit de chacun à vivre de son travail, comme les agriculteurs et les pêcheurs, contre l’accumulation des profits capitalistes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement.

 Elle proposera également une alternative écologiste radicale, pour promouvoir des choix politiques courageux face aux logiques de rentabilité et de productivité qui se mènent au détriment de notre environnement, de notre santé, de l’avenir de la planète.

Nous voulons porter un programme de rupture, décliné en mesures régionales, en lien avec les mouvements sociaux. Nous appelons l’ensemble des partisans d’une gauche unitaire, anticapitaliste, antilibérale et militants de l’écologie radicale à nous rejoindre.
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 09:50
RegionsDepts.jpg


Après le discours de Sarkozy du 20 octobre dernier à Saint-Dizier, le NPA soulignait les enjeux du projet gouvernemental de réforme territoriale :

«  Il s’agit avant tout de forcer les collectivités à se mouler strictement dans le cadre des politiques néolibérales comme celle de la RGPP1 :

 par la suppression de la taxe professionnelle, par la création des métropoles (qui capteront l’essentiel de la fiscalité au détriment des zones rurales), et par la suppression de la clause de compétence générale qui permet aux départements et régions d’intervenir dans tout domaine correspondant à des besoins sociaux insuffisamment pris en compte ou pas du tout par l’État.

Le second objectif est de permettre à la droite de reconquérir des positions au plan local par la modification des modes de scrutin.

Pour un gouvernement qui laisse filer l’endettement public au bénéfice des banques, des capitalistes et des rentiers, et qui supprime chaque année des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, il est insupportable de ne pas exercer un contrôle plus strict sur les collectivités locales qui réalisent 73 % de l’investissement public et, selon Sarkozy « continuent à créer plus d’emplois que l’État n’en supprime ».

 Ne nous y trompons pas c’est l’ensemble de la Fonction publique territoriale qui est visée : les fonctionnaires et le service public, voilà l’ennemi de ce gouvernement. »
La fronde au sein même de l’UMP, à propos de la taxe professionnelle et contre l’adoption de cette réforme avant celle des collectivités, ne fait que confirmer notre analyse.
Au-delà de ces péripéties, ces réformes sont lourdes de conséquences. Autant de raisons d’y regarder de plus près.

La clause de compétence, kesako ?

Derrière cette expression pas très claire, se cache un principe très simple : la possibilité pour les collectivités territoriales d’intervenir dans tout domaine correspondant à des besoins sociaux insuffisamment pris en compte ou pas du tout par l’État.

 Le projet prévoit de maintenir cette possibilité pour les communes et intercommunalités, mais de la supprimer pour les départements et les régions : « La région et le département exercent, en principe exclusivement, les compétences qui leur sont attribuées par la loi » (chapitre 3, art.13 du projet de loi). En précisant qu’une compétence attribuée à l’un ne peut l’être à l’autre.

L’argument central du gouvernement semble de bon sens. En effet, les collectivités interviennent en de nombreux domaines, avec d’énormes inconvénients : chevauchement des compétences, financements croisés compliqués et opaques, lourdeur administrative, gaspillage financier.

 Ces arguments ne sont pas faux, mais ils font l’impasse sur l’essentiel : par la coopération et la mutualisation des moyens financiers, des collectivités peuvent répondre à des besoins sociaux que chacune d’entre elles ne pourrait pas prendre en charge séparément : financement d’équipements culturels, actions sur le logement, dans le domaine du tourisme, aménagements routiers, etc. Et il faut ramener à sa juste mesure ce qui est en jeu : les régions et départements n’interviennent hors de leurs compétences obligatoires que pour 10 à 20 % de leur budget.
Enfin, la suppression de la clause de compétence serait dévastatrice pour les personnels : suppression de services entiers et donc de dizaines de milliers d’emplois1.

La création des métropoles

«  La métropole est un établissement public de coopération intercommunal regroupant plusieurs communes, qui forme un ensemble de plus de 450 000 habitants.» (chapitre 1, art L.5217-1). Alors quoi de neuf par rapport aux communautés urbaines ? Sans doute la volonté de jouer dans la cour des grandes métropoles européennes. À cette fin, les métropoles pourraient être dotées de compétences actuelles des régions et départements (politique de cohésion sociale, développement économique, éducation).

Le risque est évident : les métropoles, en intégrant de nouvelles communes et en élargissant leurs compétences, siphonneraient une part grandissante de la fiscalité au détriment des zones rurales et de toute politique de péréquation pour laquelle les départements peuvent jouer un rôle important.

Les conseillers territoriaux

«  Le conseil régional est composé des conseillers territoriaux qui siègent dans les conseils généraux des départements faisant partie de la région. » (chapitre 1, art. L.4131-1). Le mode de scrutin, qui entrera en application en 2014, fera l’objet d’une loi ultérieure. Mais il est évoqué un scrutin à un seul tour, avec une dose de proportionnelle (20 % maximum).

L’objectif est d’imposer une bipolarisation politique par le scrutin à un seul tour. Le reste n’est que fumée, en particulier la diminution du nombre des élus des départements et régions de 5 800 à 3 000, sous prétexte d’économies.
Si nous condamnons sans réserve le scrutin uninominal à un tour et une proportionnelle-croupion, la question de l’avenir des départements mérite débat.

Les conseils généraux sont les machines clientélistes les plus redoutables. Il suffit de voir les pressions sur les maires ayant donné une pré-signature pour Olivier Besancenot pour s’en convaincre. Ces pressions ne venaient pas du Sénat, de l’Assemblée nationale, du conseil municipal ou de la fédération du parti, mais en priorité du conseil général !

D’un autre côté, les conseils généraux jouent encore un rôle essentiel dans les services publics locaux, en particulier en zone rurale. S’ils disparaissent, quelles institutions vont poursuivre leurs missions de service public ? À supposer même que ces missions soient maintenues. La vraie question n’est donc pas ici la forme du pouvoir politique, mais le contenu des politiques publiques et les conditions de leur mise en œuvre. Il n’est pas certain que les populations les plus défavorisées aient à gagner à l’affaiblissement des conseils généraux qui, rappelons-le, jouent un rôle majeur dans le domaine de l’action sociale

Les chambres régionales des comptes

Les chambres régionales des comptes ont été instituées en mars 1982, en complément aux lois de décentralisation, comme contrepartie à la suppression de la tutelle a priori sur les actes des collectivités territoriales. Leur rôle, certes très insuffisant, a permis d’éviter ou de mettre en lumière certaines dérives de potentats locaux.

Le projet de réforme de cette institution prévoit de remplacer les 22 chambres actuelles (une par région) par une dizaine de chambres interrégionales absorbées par la Cour des comptes, mais avec un statut juridique inférieur.

 Pour le Syndicat des juridictions financières, ce projet est lié à «la réforme de la taxe professionnelle et à la réforme territoriale et nous y voyons la volonté du gouvernement de constituer un bloc cohérent pour maîtriser les comptes des collectivités locales. » Et d’ajouter : « la réforme palliera simplement l’incapacité de la Cour des comptes à exercer ses missions nouvelles, par le sacrifice du contrôle financier des collectivités locales, pourtant conçu comme un fondement du développement de la démocratie locale. »

Taxe professionnelle

La suppression de la TP devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2010. Cette réforme, découplée de la réforme des collectivités territoriales, lui est néanmoins intimement liée. La TP, dont le Medef réclame la suppression, serait remplacée par la cotisation économique territoriale (CET) qui comportera deux taxes : une cotisation locale d’activité, la plus faible, assise sur la valeur des locaux et perçue par les communes ; et une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, la plus importante, perçue par les régions et départements.

 L’objectif est de supprimer un « impôt imbécile » pour « favoriser la compétitivité et l’investissement des entreprises ». Refrain connu, et la ministre de l’Économie d’assurer que 95 à 98 % des entreprises seront gagnantes. On la croit sans peine, mais on croit deviner quels seront les perdants !

 Le gain pour les entreprises sera de 12 milliards en 2010, puis de 7 milliards. Quant aux « perdantes », elles pourront étaler les effets de la réforme sur cinq ans. La TP reste à ce jour la principale ressource des collectivités locales. Le manque à gagner risque d’être tel que le gouvernement s’est engagé à le compenser, par des dotations. Or, aucune garantie de perennité de ces dotations n’est donnée.

On comprend donc facilement l’émoi des sénateurs UMP regroupés autour de Raffarin, affirmant que « l’actuelle proposition n’est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d’élus enracinés », et « ne peut être votée en l’état.»

Pour le NPA, une réforme de la TP est indispensable, dans le cadre d’un changement radical de fiscalité, plus progressive et plus juste socialement. Elle devrait notamment intégrer dans la base d’imposition les actifs financiers des entreprises. Tout le contraire de la réforme Sarkozy.

Des chiffres

Les élus locaux : 1 880 conseillers régionaux (48,6 % de femmes), 4 037 conseillers généraux (12,4 % de femmes), 519 417 conseillers municipaux (35 % de femmes).
Les budgets : les dépenses s’élèvent en 2009
à 91,9 milliards d’euros pour les communes,
67,6 milliards pour les départements,
27,3 milliards pour les régions.
Personnels : 1 865 000 agents territoriaux dont
1,1 million pour les communes
(700 000 précaires, surtout dans les communes).

Les propositions du NPA

Le NPA avance un certain nombre de propositions. Elles sont mises en débat dès à présent, en particulier pour enrichir notre plateforme pour les prochaines élections régionales.

- Maintien de la clause de compétence générale, c’est-à-dire libre administration des collectivités locales, aussi bien par l’impôt que par la possibilité d’intervenir dans tout domaine correspondant à des besoins sociaux.

- Proportionnelle intégrale à toutes les élections, contre le scrutin uninominal à un tour, contre les élections à deux degrés (intercommunalités).

- Maintien d’une taxe professionnelle réformée, dans le cadre d’une réforme radicale de la fiscalité.

- Défense des personnels des collectivités territoriales, contre les suppressions d’emplois induites par la réforme1.

- Maintien et renforcement du rôle des chambres régionales des comptes, renforcement des possibilités de contrôle de la population sur tous les actes des collectivités locales.

1. La question des personnels fera l’objet d’un prochain article dans Tout est à nous !

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:32
Communiqué NPA 35.

Une trentaine de personnes sans hébergement, dont des femmes et des enfants, soutenue par le DAL 35, s'était mise à l'abri dans des anciens logements inhabités, appartenant à la ville de Rennes.


Dans l'après-midi du vendredi du 6 novembre, la mairie les a fait expulser par les forces de "l'ordre".

En pleine trêve hivernale, la municipalité de Rennes, rejetant la responsabilité de cet hébergement sur la Préfecture, a fait de choix de garder des logements vides et de laisser dans ses rues, des femmes et des enfants !


Quand sous nos yeux, une personne est en train de se noyer et que nous avons une bouée à lui lancer, nous n'attendons pas l'arrivée d'hypothétiques secours.

Vendredi 6 novembre, la municipalité de Rennes s'est déshonorée. Les pouvoirs publics présents en Ille-et-Vilaine, qu'ils soient locaux ou nationaux, porteront la responsabilité des drames qui vont se jouer cet hiver dans nos rues.

Le NPA 35 condamne cette décision et demande un plan d'urgence pour mettre à l'abri avant les grands froids, toutes les personnes à la rue.


C'est ça aussi pour nous être de gauche !

 

 



A Rennes, Vivre en intelligence,

c’est avant tout protéger la paix des riches !




La rentrée commence fort cette année avec la mise en place par la ville de Rennes en collaboration avec la police nationale d'un nouveau plan sécuritaire.


Depuis mi septembre, une unité territoriale de quartier ( UTEQ)- la police de proximité de Sarkozy -composée de 20 personnes a pris position dans le centre. Elle est appuyée par une compagnie de sécurisation et par de nouvelles caméras de surveillance.


Pour le NPA cette nouvelle unité de police est la meilleure illustration de la politique gouvernementale : une politique de la matraque !


En banlieue parisienne où a été testé en premier ce type d'unité, l'exemple est éclairant.


Aux Tarterêts, à Cergy ou Villiers Le Bel, elle génère une multiplication des affrontement jeunes/police. En effet, les méthodes de l’UTEQ consistent avant tout à provoquer pour pouvoir mieux réprimer tout ceux et celles qui n'obéissent pas. Pour cela, des moyens leur ont été donné : tazer, nouveaux modèles de flashball et tenue de robocop.

A Rennes, l'UTEQ ( seule UTEQ de France située en centre ville) entre en parfaite adéquation avec la volonté municipale de faire du secteur St Anne la vitrine de Rennes vers l'extérieur en attirant dans son centre des congrès une clientèle d'affaire bien propre sur elle.


La voie est désormais libre pour passer le karcher !

Pour le NPA 35, la municipalité rennaise utilise l’argument sécuritaire en prétextant les faits divers de ces derniers mois pour accroître la présence policière. L’objectif réel est d'éloigner du centre-ville les classes populaires pour mieux les contrôler.


Pour le NPA 35, il faut dès maintenant combattre cette politique sécuritaire initiée par la mairie de Rennes qui n'hésite plus maintenant à expulser les mal logés et les sans papiers dans la droite ligne de la politique gouvernementale.

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:37



1 septembre 2009 Le Télégramme


En vue des régionales, le Parti breton invite l'UDB (Union démocratique bretonne) à faire alliance et à renoncer à ses accords avec les «partis hexagonaux». L'UDB refuse catégoriquement.


Porte-parole du Parti breton et élu municipal à Redon, Émile Granville, affirme que «les partis français présents en Bretagne ne répondront jamais à la nécessité d'avoir un point de vue politique totalement libéré du centralisme parisien». Aussi, dans une lettre ouverte, s'attache-t-il à démontrer qu'entre le Parti breton et l'Union démocratique bretonne (UDB), il y a tant de «points de convergence» qu'il semble logique qu'ils passent un accord en vue de «constituer une force bretonne démocratique ouverte et réformatrice» capable de compter aux régionales de 2010.

«Nous devons nous rassembler»

Émile Granville écrit: «La société nouvelle que nous voulons en Bretagne - conviviale, dynamique, équitable, durable - fait que nous devons nous rassembler...». Porte-parole de l'UDB et élue régionale, Mona Bras n'est pas du tout d'accord. «Le Parti breton a besoin d'exister et il est tout à fait légitime, au nom de la démocratie, que l'offre politique soit diversifiée en Bretagne. Elle va de l'extrême droite avec Emsav (Adsav, en réalité, concurrencé ou remplacé par les "identitaires" note du blog), à l'extrême gauche avec Emgann. Depuis 45ans, l'UDB est un parti de gauche. Quant à la droite bretonne, dont le Parti breton, elle a bien du mal à émerger. De toute façon, on le voit sur la cartographie de la Bretagne à cinq départements, quelles que soient les élections, la Bretagne est un bastion de gauche».

«Pas d'alliance contre nature»


Quand le Parti breton lui reproche ses alliances avec les Verts ou le PS, Mona Bras rappelle que pour obtenir des élus municipaux - dont son porte-parole - «le Parti breton a passé des accords électoraux avec les partis hexagonaux de droite». Quand Émile Granville parle de développement durable, Mona Bras lui répond: «Quel parti n'a pas son petit programme de développement durable aujourd'hui? En revanche, il y a un développement durable de gauche et un développement durable de droite. Dans le Grenelle de l'environnement, on place le nucléaire dans les énergies renouvelables!». Conclusion: «Pas question d'une alliance contre-nature», commente Mona Bras.

 

Commentaire:


L'Udb a bien raison de rappeler que les élus du Parti breton le sont sur des listes de la bonne vieille droite. C'est celle-là même qui favorise l'agriculture productiviste polluante, qui ferme les services publics, qui fait fermer hôpitaux ou services d'urgence et classes maternelles... Quelle contradiction pour ces "bretons éclairés" de venir ensuite voir les "bretons de base" qui luttent contre ces fermetures. D'ailleurs on ne les voit pas trop...

 

Mais l''Udb ne devrait pas être si surprise de cette "drague" de la part d'un parti ouvertement "nationaliste".


Précisions: le nationalisme n'est pas une maladie honteuse, c'est la volonté pour un peuple colonisé de se constituer en "nation" avec son propre état. Exemple : le peuple palestinien et avant les peuples irlandais, indochinois, algérien...


Or il se trouve que nous nous trouvons dans un pays dont les élites (celles de gauche y compris) prétendent avoir réglé ce problème et pensent que l'évoquer relève de la maladie mentale: les "malades" sont basques, bretons, corses, kanaques, antillais.


Pour éviter ce rejet du "nationalisme" l'UDB a créé un concept: "l'autonomisme". Etre "autonomiste" protège de la répulsion envers ceux soupçonné d'être "nationalistes", connoté "extrême droite", "héritier des collabos". Avant guerre "autonomiste" signifiait  carrément "sécessionistes".


Autonomiste à la création de l'UDB, c'était aussi moins ringard que "régionaliste" qui renvoie à l'ancien "Emsav" du 19è siècle, formé de gens réactionnaires, royalistes, cathos intégristes, folkloristes et folkloriques. L'un d'entre eux siégeait en "bragoù braz" lors du Front Populaire selon Charles Tillon!

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Tentative d'analyse:


Assisteraît-t-on à une "modernisation" des références de l'UDB, par une sorte d'adaptation au sein des partis nationalistes modérés européens?


Le parti socialiste et les Verts se sont faits au fil des ans (sans que l'Udb ne s'en rende compte?) les meilleurs défenseurs des revendications "bretonnes", sur la langue en particulier, que cela soit au conseil régional que dans les municipalités.

On peut même dire que le PS a pris la tête laissée vacante du régionalisme en Bretagne, même si les Verts conservent une grande sympathie dans le mouvement culturel. La droite ( une partie de l'UMP, Modem et Parti breton) n'a fait que suivre.  Et tiens, au fait, que devient le POBL de Yann Fouere? Le gros de l'UMP, reste encore franchement "jacobine"! L'UMP est plus Chiraquienne que pro Sarko en Bretagne, est-ce la raison?


Les associations "bretonnes" ont plus de subventions sonnantes et trébuchantes à espérer du côté de la gauche "française" (et même de la droite) que de soutiens sans frais du côté de l'Udb.

L'assertion que "seule l'autonomie" sauvera la langue bretonne, ne tient pas longtemps face à l'avalanche de subventions qui irrigue un petit secteur économique vivant d'argent institutionnel.


La conséquence, en est que l'espace politique de l'UDB (et du Parti breton, et d'Emgann ) se rétrécit, si les partis "français" font plus et mieux qu'eux. Simple marketing!


Cela pousse les nouveaux militants, qui (heureusement pour eux!) n'ont pas connu le fort ostracisme populaire "anti breton" des années 60 et 70 à assumer le nationalisme.  Comme à Emgann, le mot "nationaliste" n'est plus "tabou".

Le journal en ligne "Vieiros" de Galice a publié une interview du responsable UDB jeune qui déclare franchement que les esprits évoluent et que l'UDB évolue au sein des autres partis "nationalistes".  Et comment le cacher, quand on milite au Parlement Européen au sein du groupe associé aux Verts, des partis "nationalistes" de droite (modérée) comme de gauche, catalans, basques, gallois, flamands, galiciens...


Précisons, ce nationalisme des régions "minoritaires", n'est pas une "tare", c'est une option politique, qui est globalement démocratique, associée aux écolos, en Europe de l'Ouest (à part la Ligue du Nord italienne, les flamands extrémistes...). Question qui pourtant reste taboue en France.


C'est une simple clarification de vocabulaire, qui a du attirer l'attention du Parti breton.

 

Pour le NPA, le problème n'est pas le soutien à des revendications de plus en plus "bretonnes" de la part de l'UDB, nous soutenons d'ailleurs souvent les mêmes. C'est l'orientation de plus en plus "social-libérale" de l'UDB, le vote "Oui" à la constitution libérale en 2005, la gestion avec le PS et les Verts, qui ne sont pas des partis "français" mais des défenseurs de l'Europe libérale, des solutions de déréglementation libérales.


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