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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:50
Urbanisme mardi 22 mars 2011

Une délégation du collectif eau publique est venue demander à Agnès Le Brun le report du vote du Sivom. Vendredi, le Syndicat intercommunal à vocations multiples doit rendre sa décision sur le retour ou non à une régie publique de l’eau à Morlaix et à Saint-Martin-des-Champs. « Nous pensons qu’il faut des études complémentaires avant de prendre cette décision », explique le collectif. Depuis 1974, le Sivom a délégué la gestion du service eau potable à la société Veolia. Ce contrat arrive à son terme. Vendredi, le vote se déroulera à 17 h 30 à Kernégués. La réunion sera publique.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:32

Le Sivom de Morlaix - Saint-Martin-des-Champs, qui a en charge la distribution de l’eau publique sur les deux communes, doit prendre la décision le 25 mars de la poursuite de sa collaboration avec Véolia depuis 1974 et l’assainissement depuis de 1991 ou il va vers la création d’une régie intercommunale.

 

Pour défendre le service public, le collectif Eau publique a organisé une petite manifestation symbolique ce matin lors de la mise à l’eau d’un navire, Le Véoleur, sur le bassin du port de plaisance. L’occasion pour le collectif de dénoncer le coût élevé de l’eau à Morlaix et sa gestion peu claire par Veolia.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:43
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  CULTURE - 

 

Morlaix va t-il devenir un désert culturel? ( Note du blog: Alors vue de Rennes ou de Paris, la Bretagne profonde c'est encore et toujours "désert culturel" hein? Ce festival dure quelques jours et hop, après fini, désert, on rentre chez soi lire Libé en rêvant de Paris où les ploucs eux sont cultivés! ).

 

Celà en prend bien le chemin. Après les difficultés du théâtre de la ville, dues à une baisse drastique des subventions octroyées par la municipalité, c’est maintenant les arts de la rue, qui restaient le fer de lance de la vie artistique et culturelle morlaisienne qui risquent de disparaître. La structure Le Fourneau, organisatrice depuis 1997 du Mai des Arts et du festival national des arts de la rue (FAR) qui animait la ville et attirait chaque été plusieurs milliers de spectateurs a décidé de jeter l’éponge.

 

"On ne peut plus travailler sereinement sur ce territoire", explique t-on au Fourneau, qui était sur le point de conclure une convention pluriannuelle avec l'ensemble de ses partenaires concernant notamment le projet "Théâtre de rue en Pays de Morlaix", convention torpillée en dernière minute par Morlaix communauté.

En février 2010, la convention avait pourtant été adoptée à l’unanimité par le Conseil de Morlaix Communauté. Par un courrier du 1er octobre 2010, son président, Yvon Hervé, annonçait toutefois ne plus vouloir la signer en l’état. Qu’à celà ne tienne, une table ronde, le 24 novembre, remettait tout le monde d’accord.


Las! A la mi-décembre, le président et la vice-présidente à la culture modifiaient la fameuse convention par des inscriptions manuscrites indiquant une baisse progressive des subventions (1): moins 10 000 euros en 2011, puis moins 20 000€ en 2012 et moins 30 000€ en 2013! Il n’en fallait pas plus pour rendre caduque le document et remettre en cause l’ensemble d'un accord déjà paraphé par tous les autres partenaires.


Cette situation est aussi la conséquence de la politique culturelle de la municipalité (apparentée UMP), à laquelle s'ajoute aujourd'hui une conception de la démocratie pour le moins curieuse à la communauté de Morlaix (à majorité PS). En effet, si celle-ci avait compensé les coupes sombres effectuées par la ville en 2009 dans les subventions octroyées au Fourneau (passées de 76 000€ à 10 000€), elle a joué un bien mauvais tour aux arts de la rue à Morlaix (2) en modifiant unilatéralement la convention pluriannuelle concernant le Fourneau.


"Au delà de la convention, c'est aussi la question de la liberté de l'expression artistique dans l'espace public qui était posée, souligne Claude Morizur, directeur du Centre national. A partir du moment où la vice-présidente puis le président ont aussi commencé à critiquer les spectacles, à regretter que certains soient "un peu dérangeants" ou "pas toujours de bonne qualité", ce n'était plus possible pour nous. Ce n'est pas aux élus de décrèter ce qui est bien et ce qui est mal, nous ne serons jamais les valets du roi ou de la reine".


Reste que la décision du Fourneau, qui va devoir renégocier pour sa part une autre convention avec ses partenaires, va priver du même coup le Pays de Morlaix des financements des autres collectivités (pour un montant prévu de 160 000€ en 2010, le budget des Arts de la rue à Morlaix générait 438 000€ d'apport des autres partenaires). Pas sûr au bout du compte que les Morlaisiens seront gagnants. Plus question en tout cas de FAR, un festival qui attirait quelque 40 000 spectateurs sur trois jours, ou de Mai des Arts à Morlaix.


PHA

(1) Selon le Fourneau, un quart de cette subvention est réinvestie dans les hôtels et autres services.

(2) Une quarantaine de compagnies accueillies au cours de l'année entre les festivals et les résidences.

(Photo: "1er Round" de Tango Sumo FAR 2010)

 

http://www.liberennes.fr/libe/2011/02/la-communaute-de-communes-de-morlaix-sabote-les-arts-de-la-rue.html

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:53
  
Fix_me_affiche.jpg


Fix me, film palestinien de Raed Andoni, sera à l'affiche de la Salamandre du mercredi 15 au mardi 21 décembre. Au delà de la trop grande rareté du cinéma palestinien sur les écrans de cinéma, c'est l'occasion de découvrir un cinéaste à l'ironie mordante et un film d'une liberté de parole rare, où l'intime entre en résonnance avec le destin collectif d'un peuple... A découvrir !


FIX ME  Raed, auteur réalisateur, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, a mal à la tête et cela l’empêche de travailler. Armé d'humour et d’une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne... "Le contexte est palestinien, mais le propos est universel : comment s'intégrer dans une société tout en préservant son individualité ? Dans un territoire où règne le culte de la force, Andoni revendique le droit d'être faible, de douter. Et la liberté pour un réalisateur de tourner sans que tous les problèmes du monde ne lui "prennent la tête"..." Télérama


"Raed Andoni a quarante ans, tout comme l’occupation israélienne de la Cisjordanie, et souffre d’une migraine tenace. De cette céphalée invalidante, il a œuvré à un film où l’intime entre en résonance avec le destin collectif de son peuple.


Parcourant des paysages éventrés, Raed Andoni mène l’enquête, rassemble ses souvenirs manquants - interroge son thérapeute, ses amis, sa famille -, passe les check-points comme un ressassement. Fix ME traite de la perméabilité, de la porosité : il montre comment l’histoire des territoires occupés s’est insidieusement insinuée dans le corps du cinéaste. En usant de la juxtaposition, de l’opposition, de l’enlacement même de certains plans, le film interroge aussi avec finesse, toute la complexité d’une réalité historique. Par son rythme, sa densité, la beauté des cadres, la musicalité de la bande sonore, le cheminement de sa pensée, Fix ME agit comme un antidote à la guerre. Par son humour et son intelligence, il constitue un merveilleux et subtil bras d’honneur aux extrémistes des deux bords."
Raphaël Mathié et Aurélia Georges, cinéastes


FIX ME (VO)
de Raed Andoni (Palestine - 2010 - 1h38)
Avec Raed Andoni, Nasri Qumsia, Fathi Flefel


Raed, auteur réalisateur, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, a mal à la tête, au sens propre comme au figuré. Cela l’empêche de travailler. Armé d’une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne. Au risque de déconcerter sa propre famille et ses vieux amis, il décide de se faire soigner et de filmer sa psychothérapie...

"Le contexte est palestinien, mais le propos est universel: comment s'intégrer dans une société tout en préservant son individualité ? Dans un territoire où règne le culte de la force, Andoni revendique le droit d'être faible, de douter. Et la liberté pour un réalisateur de tourner sans que tous les problèmes du monde ne lui "prennent la tête"..." Télérama

"La réussite de Fix me réside dans la capacité du cinéaste à transformer ses interrogations en véritables questions de cinéma : comment filmer l'intimité, comment parler de la lutte collective, et, enfin, comment trouver l'équilibre entre les deux? [...] la manière si originale de poser ces questions témoigne de la maturité d'un cinéaste et offre ainsi une belle perspective pour le cinéma palestinien” Les Cahiers du cinéma


--

Cinéma La Salamandre

rue Eugène Pottier

La Boissière

29 600 Morlaix

tél/fax : 02 98 62 15 14

http://cinelasalamandre.free.fr

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:11

24 novembre 2010 -


Les bus gratuits pour tous! C'est ce qu'ont réclamé les écologistes, lors du conseil de Morlaix communauté, lundi soir.


Le rapport annuel d'activités 2009 de la Tim (Transports urbains morlaisiens) figurait, lundi, à l'ordre du jour du conseil de la communauté d'agglomération du pays de Morlaix. Pour la période 2009-2017, les 28 communes de Morlaix-communauté ont confié l'exploitation du réseau du transport urbain à la SA Kéolis. Et ce, dans le cadre d'une délégation de service public (DSP).

420.000km

Celle-ci doit remettre, chaque année, un rapport de son activité. En 2009, le réseau Tim a parcouru près de 420.000km sur les différentes lignes. Les lignes 1 (centre commercial Saint-Martin-des-Champs - Solidarité) et 2 (Ploujean - Kernéguès) ont totalisé près de 70% des 420.000km parcourus.

770.000 voyages

770.000 voyages ont été effectués en 2009, soit une progression de 1,6%. Les titres de transport scolaires-étudiants ont représenté 42% de l'ensemble des voyages. Utilisés pour les déplacements occasionnels, les tickets ont correspondu à 25% des voyages (- 5,6%). En revanche, les abonnements destinés aux actifs ont augmenté de 9,6% (44.300 voyages). Le nombre de voyages au service des personnes à mobilité réduite a affiché une forte croissance:+68% (776 voyages).


«Enjeux écologiques»


L'objectif des recettes, fixées dans la DSP, s'élevait à 192.971€, mais celles-ci n'ont atteint que 175.798€
. «Les recettes représentent une part très faible du service. Il faut donc se reposer la question de la gratuité des bus, compte tenu, en plus, des enjeux écologiques. Une telle décision réglerait aussi le problème de la voiture en ville», a commenté l'élu écologiste morlaisien Michel Le Saint.

«Faut bien que quelqu'un paye»

Vice-président en charge des transports, Marc Madec s'interroge sur une telle gratuité: «Il faut voir les avantages et les inconvénients. Nous devons en débattre dans les 28 communes». «La gratuité, c'est bien, mais il faut bien que quelqu'un paye», a conclu Yvon Hervé, président de Morlaix-communauté.

 

Bus gratuit. Vitré pionnière bretonne

12 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Le bus gratuit fait son chemin en France. C'est en Bretagne, à Vitré (35), 18.000 habitants, qu'est né ce concept il y a bientôt dix ans. Dans cette ville moyenne, l'an dernier, 315.000 usagers ont été transportés gratuitement.


«Les gens de l'extérieur sont étonnés. Il faut répéter plusieurs fois pour qu'ils comprennent. Ils ont tellement l'habitude de payer». Bernadette Doguet, conductrice de bus depuis une quinzaine d'années à Vitré, est ravie de transporter gratuitement des centaines de personnes par jour.

Une fréquentation multipliée par sept

«Dans l'ensemble, les gens sont souriants. Il n'y a pas de contrôleurs. Si, demain, le service redevenait payant, ça râlerait sérieusement», poursuit-elle en négociant un virage serré au pied du prestigieux château de la ville. Ici, le bus gratuit est une réalité depuis le premier mai 2001. «Sur proposition du maire, Pierre Méhaignerie, le conseil municipal a décidé que la collectivité prendrait intégralement à sa charge le réseau», explique Pierre Lory-Forêt, directeur général des services de Vitré communauté qui, plus tard, en a hérité la gestion. À l'époque, les bus de la ville ne transportaient que 47.500 personnes sur deux lignes. Ce service était déficitaire et coûtait plus de 190.000€ à la collectivité. L'an dernier, 315.228 personnes ont été transportées sur les huit lignes en service desservies par les bus de Kéolis, le délégataire de service. Et ce, pour un coût de 418.000€. La ville centre paye actuellement 220.000€, le reste étant réparti entre les 36 autres communes de Vitré communauté.

Donner du pouvoir d'achat

Les habitants croulent-ils pour autant sous le poids des impôts locaux? Même pas. Selon une étude menée par la Trésorerie générale de Bretagne, les taux des trois taxes de base (foncier bâti, foncier non bâti et taxe d'habitation) y sont inférieurs de25% à la moyenne nationale. «À l'origine, les élus voulaient donner un peu plus de pouvoir d'achat aux familles et aux personnes âgées», poursuit Pierre Lory-Forêt. Des cartes de bus à plus de 200€ l'année, comme à Rennes, ça pèse sur un budget familial. Comme d'autres collectivités, Vitré communauté aurait pu faire appliquer la taxe transport versée par les entreprises. Elle ne l'a pas fait, estimant qu'elle avait les épaules assez larges pour supporter la gratuité. «Le problème serait différent si nous avions plus de lignes, plus de rotations et, donc, un parc de véhicules plus important. On circule mieux dans le centre-ville. L'extension du réseau a eu aussi un impact sérieux sur le stationnement dans le centre-ville. Les gens ne prennent plus leur voiture pour un oui ou pour un non. Le bus est vraiment rentré dans les moeurs, poursuit Laurence Jaunault, responsable transport de Vitré communauté. À présent, notre seul concurrent, c'est la marche à pied. Quand il fait beau, les bus se vident. Et se remplissent à la moindre averse».

Victime de son succès

Une récente enquête, menée auprès des usagers, faisait état de 98% de satisfaction. «Pourtant, il reste des choses à améliorer. Car nous sommes victimes de notre succès. Sur la ligne 1, par exemple, il est difficile de trouver une place le matin. Les bus sont pris d'assaut par les lycéens». Un renforcement de la ligne, à certaines heures, est prévu. Autre projet: la prolongation de la ligne boulevard de Laval jusqu'à l'aire des gens du voyage. «Dans un souci d'égalité de traitement de tous les usagers», précise Pierre Lory-Forêt. Bientôt, tous les enfants pourront aller à l'école en bus.

Une douzaine de villes ont franchi le pas

En quelques années, la gratuité des bus s'est étendue à une douzaine de villes françaises.


Le modèle économique qui prévaut reste le financement par la taxe transport, versée par les entreprises de plus de neuf salariés. Équation qu'on peut difficilement résoudre dans les plus grandes agglomérations aux réseaux plus musclés. La première ville à avoir franchi le pas, dans les années soixante-dix, est Colomiers, dans la banlieue de Toulouse. Dans cette ville, la gratuité n'est pas un vain mot. En effet, outre les bus, le stationnement ne coûte pas un centime ainsi que la plupart des expositions artistiques. Au fil des ans, le réseau s'est étoffé pour atteindre huit lignes aujourd'hui.

D'Aubagne à Mayenne

Compiègne, Châteauroux, Issoudun, Mayenne, Bar-le-Duc, Castres, Vitré, Manosque, Aubagne, Libourne et Figeac ont suivi le mouvement. Toutes tendances politiques confondues. Pour le plus grand bonheur de l'extrême gauche qui défend, depuis longtemps, l'idée de transports publics gratuits. À Aubagne (13), la gratuité pour tous a été instaurée l'an dernier. Auparavant, seuls les Rmistes et les plus de 60 ans en bénéficiaient. La fréquentation des bus a augmenté de 70%. Pour financer le réseau, la taxe transport est passée de 0,6% à 1,5%. En contrepartie, les lignes ont été prolongées jusqu'aux portails des entreprises. En mairie, on assure que la fréquentation des parkings a baissé de 20% dans l'hypercentre et que les commerces y sont plus fréquentés qu'avant. À Castres, dans le Tarn, qui a basculé vers la gratuité en octobre 2008, le nombre de passagers a bondi de 76%. Avant, la carte annuelle coûtait 142€.

Baisse significative des incivilités

À Châteauroux, dans l'Indre, ville de 50.000 habitants, la gratuité est effective depuis 2002. Ici, en un an, le nombre de personnes transportées est passé de 1,5 million à 2,7millions. On a compté plus de 20% de nouveaux usagers. Et un nombre croissant de personnes n'hésitant plus à prendre le bus plusieurs fois par jour. En parallèle, et c'est très intéressant, on a noté une baisse significative des incivilités dans les transports publics. À Libourne, en Gironde, le bus gratuit est entré en action le 28 août dernier. Il est financé par la taxe transport qui a été portée à 1%. Dans les mois à venir, le réseau devrait s'étoffer avec la création de nouvelles lignes et la mise en circulation de nouveaux véhicules. La ville a aussi dans ses cartons des projets de petites navettes électriques pour desservir le centre-ville. Plus près de nous, Mayenne (53) dispose également d'un service gratuit. Très modeste, il n'est composé que d'un seul bus qui dessert quatre lignes, à raison de deux allers-retours par jour.

 

Note:

 

Que dit des transports gratuits un spécialiste des finances publiques  ? Qu'il faut qu'à toute dépense corresponde en face une recette. Si on dépense pour les bus, il faut que l'on aie des entrées. Celles-ci ne doivent pas venir des impôts locaux (chacun sent le vent du boulet dans la salle) mais des "gwenneks" (sous) des "usagers-clients". Point barre! Taxer les patrons à 1% il n'en est pas question, ce serait des hausses d'impôts! Interdits en régime libéral, s'pas?

Et si vous voulez le mettre réellement en fureur, dites-lui, que l'augmentation de l'utilisation des transports publics va faire automatiquement diminuer les accidents, donc les dépenses de la sécu, la pollution, les embouteillages, le stress et l'incivisme... Il vous répondra que ce n'est pas son problème: en tant que maire, il n'en est pas responsable. Circulez!

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:46

23 novembre 2010 - Le Télégramme


25% de bénéficiaires en plus en 2010. Les bénévoles de l'antenne morlaisienne du Secours populaire dressent un bilan alarmant. Ce qui ne les empêche pas de chercher à diversifier de plus en plus leur aide aux personnes démunies.

«392 familles bénéficiaires du Secours populaire morlaisien en 2010. Soit 25% de plus qu'en 2009! 10.540 repas distribués depuis le 1er janvier, soit déjà 3.532 de plus que l'an dernier», énumère Jacques Le Gall, secrétaire adjoint du comité. «De plus en plus de personnes, des jeunes, des étrangers, arrivent totalement démunies. C'est nouveau», ajoute Danièle Cocheril, trésorière. «C'est aujourd'hui qu'on ressent vraiment les effets de la crise», complète Robert Jouëtre, secrétaire.

Des dons stables

«Certains ne peuvent même plus payer leur participation symbolique». Car le Secours populaire, qui refuse l'assistanat complet, demande entre 1,50 et 5 € (en fonction d'un justificatif de ressources) tous les 15 jours aux bénéficiaires. En proportion de cette cotisation, ils jouissent d'un nombre de points pour acheter de l'alimentaire à bas prix. Ces denrées sont, pour une part, issues des collectes annuelles du Secours populaire, qui remportent toujours un succès. «De manière générale, les donateurs restent généreux et les dons stables», estime le comité, dont 25% du financement est assuré par les dons et les subventions locales.

La vente de vêtements

Pour compléter la collecte, il compte sur ses propres achats, sur des donations de la Communauté européenne et sur un partenariat avec une grande surface locale. Mais sa principale ressource reste la vente de vêtements légués par les particuliers. Seuls sont gardés les vêtements propres et en bon état, soit à peine la moitié de ce que reçoit le Secours populaire. Si ces vêtements sont donnés aux bénéficiaires, ils sont aussi vendus à prix modiques le mardi après-midi, ou lors des grandes braderies ouvertes à tous. La prochaine aura lieu samedi. Cette gestion du vestiaire demande un travail considérable aux bénévoles et de nouveaux volontaires sont toujours les bienvenus.

Sport et culture

Aujourd'hui, la trentaine de bénévoles du comité diversifie de plus en plus ses actions. Favoriser l'accès à la culture et au sport fait aussi partie de ses missions. Des tickets cinéma à tarif réduit sont déjà proposés et des collaborations avec le musée ou le théâtre devraient voir le jour. Une visite gratuite de la maison à Pondalez est déjà programmée au 18 décembre. Le comité a aussi passé des accords avec le Sporting-club morlaisien et l'Espace aquatique, pour favoriser l'accès de ces espaces à ses bénéficiaires. Le Secours populaire poursuit aussi son aide aux catastrophes internationales ou ses opérations ponctuelles. Ainsi, des «colis de Noël» seront à retirer le 24 décembre, avec un bon d'achat de 15 € pour les cadeaux des enfants. Comme le Secours catholique, le Secours populaire offre la possibilité aux enfants de partir en vacances. Mais, alors que le premier manque de familles d'accueil, le second souffre, lui, de la situation inverse. Un paradoxe qui mériterait peut-être que soit envisagée la question d'une coordination entre les associations d'entraide du Pays de Morlaix...

 

Pratique Secours populaire, 27, rue de la Carrière. Tél.02.98.88.38.91.

 

http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/morlaix/ville/secours-populaire-la-precarite-explose-23-11-2010-1124602.php

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:13

7 novembre 2010 - le Télégramme

 

2.200 personnes ont défilé hier après-midi, en ville. C'est trois fois moins que le 19octobre. Mais les syndicats morlaisiens incitent à ne pas lâcher prise.


On était loin des 12.000 personnes du samedi 16octobre. Pas très près non plus des 6.000 à 9.000 manifestants, comptabilisés en centre-ville de Morlaix, lors du dernier défilé contre la réforme des retraites, trois jours plus tard. Au départ de la place Charles-de-Gaulle, hier, 1.400 personnes environ se sont massées à 14h30, avant que le cortège, au plus fort de son cheminement, n'atteigne les 2.200 personnes (3.000, d'après les syndicats). Roger Héré, délégué CGT, avait pourtant prévenu: «Il ne s'agit pas d'un baroud d'honneur. Lundi, les organisations syndicales feront le point à Paris. L'intersyndicale CFDT-CFE-CGC-CFTC-CGT-FSU-Solidaires-Unsa appelle d'ores et déjà à une nouvelle mobilisation dans la semaine du 22 au 26novembre».

«On n'en veut pas!»

Dans la foule morlaisienne, les familles et les jeunes, surtout, se sont déplacés moins nombreux que lors des précédents rendez-vous. «Et pourtant, il faut continuer à dire que l'on n'est pas d'accord avec le gouvernement sur ses façons de faire, témoigne Arantza, 42 ans, venue pour la première fois de Plouigneau, en famille. Ce n'est pas correct de ne pas écouter les gens, comme cela!» «De cette société-là, on n'en veut pas!», ont d'ailleurs scandé les participants au défilé, donnant de la voix rue de Paris, allée du Poan-Ben ou sous le viaduc. Avant que le centre-ville ne retrouve son calme, un peu plus tard dans l'après-midi.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 06:58

29 octobre 2010 à 07h36 - Le Télégramme

La tension monte au sein du personnel de BritAir. L'intersyndicale de la compagnie aérienne bretonne basée à Morlaix (29) lance un appel à une grève générale reconductible du samedi matin à 0 h 01 à dimanche à 23 h 59.


La grogne porte principalement «sur les efforts demandés aux salariés et sur la décision prise par l'actionnaire unique Air France d'affréter une compagnie étrangère pour effectuer des vols en France en lieu et place des filiales de droit français du groupe Air France qui voient depuis des années leur activité diminuer», souligne dans un communiqué l'intersyndicale. Cette dernière regroupe l'ensemble des syndicats représentatifs des pilotes, hôtesses, stewards, mécaniciens et personne au sol. La compagnie étrangère à laquelle fait allusion l'intersyndicale en question est VLM Airlines, filiale de la compagnie irlandaise City jet, elle-même propriété à 100 % d'Air France. «Il y a des moyens disponibles dans le groupe. On ne perçoit pas une forte dynamique dans le développement de la compagnie bretonne», commente un pilote.

Vols perturbés

La date de ce mouvement coïncide avec la date de départ de la Route du Rhum, course dans laquelle est engagé le bateau BritAir sponsorisé par la compagnie régionale. «La direction semble préferer mobiliser ses ressources pour l'organisation des festivités, plutôt que de tenter de rétablir la confiance et le dialogue social», ironise l'intersyndicale. BritAir assure des vols au départ de Brest, Lyon, Nantes, Rennes, Orly et Roissy.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 13:20

29 octobre 2010 - Le Télégramme


Dans l'arrondissement de Morlaix (60 communes), la deuxième manifestation avait lieu à Batz où un insulaire sur cinq a défilé dans une ambiance conviviale. Selon les organisateurs, 120 personnes ont protesté contre la réforme des retraites. Soit deux fois plus que le 19 octobre. Le cortège est parti, à 15h, de la place de l'Église, pour un tour du bourg.

 

La manifestation s'est terminée vers 16h, par un goûter offert avec café et gâteaux. Quelques manifestants brandissaient des feuilles de palmes: la palme de «l'injustice», la palme de «l'argent roi» ou encore la palme de «l'inégalité». D'autres reprenaient en choeur ces slogans: «À Batz la réforme de la retraite» ou «La manif Batz son plein». Un jeu de mots repris du titre d'un petit article en Une du Canard Enchaîné de l'édition de cette semaine, daté du 27octobre.

«Ça ne bouge pas que dans les grandes villes»

«C'est important pour nous de montrer que ça ne bouge pas que dans les grandes villes. Même dans le milieu rural les gens sont concernés et motivés», témoigne une commerçante de l'île. Un vent de fronde souffle sur Batz car les insulaires pourraient bien remettre ça le 6 novembre.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:43

29 octobre 2010 à 07h36 - Le Télégramme


La tension monte au sein du personnel de BritAir. L'intersyndicale de la compagnie aérienne bretonne basée à Morlaix (29) lance un appel à une grève générale reconductible du samedi matin à 0 h 01 à dimanche à 23 h 59.


La grogne porte principalement «sur les efforts demandés aux salariés et sur la décision prise par l'actionnaire unique Air France d'affréter une compagnie étrangère pour effectuer des vols en France en lieu et place des filiales de droit français du groupe Air France qui voient depuis des années leur activité diminuer», souligne dans un communiqué l'intersyndicale. Cette dernière regroupe l'ensemble des syndicats représentatifs des pilotes, hôtesses, stewards, mécaniciens et personne au sol. La compagnie étrangère à laquelle fait allusion l'intersyndicale en question est VLM Airlines, filiale de la compagnie irlandaise City jet, elle-même propriété à 100 % d'Air France. «Il y a des moyens disponibles dans le groupe. On ne perçoit pas une forte dynamique dans le développement de la compagnie bretonne», commente un pilote.

Vols perturbés

La date de ce mouvement coïncide avec la date de départ de la Route du Rhum, course dans laquelle est engagé le bateau BritAir sponsorisé par la compagnie régionale. «La direction semble préferer mobiliser ses ressources pour l'organisation des festivités, plutôt que de tenter de rétablir la confiance et le dialogue social», ironise l'intersyndicale. BritAir assure des vols au départ de Brest, Lyon, Nantes, Rennes, Orly et Roissy.

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Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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