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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:02

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:36
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:27

PARIS, 21 mai 2012 (AFP) -

 

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) présente pour les élections législatives en juin des candidatures dans 364 circonscriptions dont 25 "unitaires" avec d'autres partis de gauche dont le Front de Gauche, a-t-on appris lundi lors d'une conférence de presse à Paris.


Sur les 339 circonscriptions où le NPA part seul, 168 candidats sont des hommes, 171 des femmes.
"Au NPA on ne se bouscule pas pour être candidat sur le devant de la scène", a dit Christine Poupin, porte-parole du parti, pour expliquer l'absence de candidat NPA dans chacune des 577 circonscriptions.


L'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou (1,15%) a déploré en outre que le nombre de 25 candidatures unitaires soit "trop peu". "Ca aurait été mieux" s'il y avait eu des candidatures unitaires dans toutes les circonscriptions, a dit M. Poutou, lui-même candidat dans la 5e circonscription de Gironde.


"Le Front de Gauche et le NPA n'ont pas le même projet, pas les mêmes perspectives politiques. Et dans les régions, les élus Front de gauche soutiennent la politique du PS, une politique libérale", a-t-il expliqué.


D'ailleurs, si le Limousin (5) et la Bretagne (3) ont pu fournir une bonne part des candidatures unitaires avec des "militants Front de Gauche", c'est parce que ceux-ci sont localement "en rupture avec le PS".


Les autres régions pourvoyeuses de candidatures unitaires sont la France-Comté (2), l'Île-de-France (1), Midi-Pyrénées (3), Provence-Alpes-Côte-d'Azur (3), Poitou-Charentes (1) et Rhône-Alpes (7). Le NPA s'y est généralement associé avec le MOC (Mouvement des objecteurs de croissance) et/ou les Alternatifs, a indiqué M. Poutou.


Il n'y a en revanche aucune candidature commune avec Lutte ouvrière, M. Poutou qui a mis en cause implicitement l'attitude du parti de Nathalie Arthaud.


Toutefois, «on peut avoir sur des sujets ponctuels des meetings communs, des batailles unitaires, y compris avec le PS, même si ça va être plus dur parce qu'ils sont au gouvernement», a-t-il dit, citant l'exemple des luttes des salariés de Fralib (Bouches-du-Rhône) ou d'Arcelor (Moselle).

«Il n'y a rien à attendre de ce gouvernement»

L'objectif pour le NPA reste, comme l'affirme Christine Poupin, d'être «une opposition à la gauche de ce gouvernement». «Il n'y a rien à attendre de ce gouvernement», appuie Philippe Poutou. Le NPA a affirmé défendre un programme constant: l'affrontement avec le Capital qui passe notamment par l'annulation de la dette.

 

Olivier Besancenot, candidat à la présidentielle de l'ancêtre du NPA, la Ligue communiste révolutionnaire, en 2002 et 2007, ne sera lui pas candidat pour ces législatives. «C'était prévu qu'il ne le soit pas», a simplement expliqué Philippe Poutou.


Alors que le parti a connu des tensions pendant la présidentielle, une partie de la direction appartenant au courant Gauche anticapitaliste (GA) appelant à s'allier au Front de Gauche, Philippe Poutou a déclaré que la majorité du NPA essayait de «faire les choses le plus ensemble possible» avec la minorité GA.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:37

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Pour ces élections législatives, le NPA présentera près de 350 candidatEs qui défendront des mesures d’urgence sociales et écologiques en totale indépendance vis-à-vis du PS.

Les élections législatives sont désormais les 3e et 4e tours de l’élection présidentielle. Mais celles de juin 2012 se dérouleront dans un contexte marqué par l’accélération de la crise à l’échelle européenne et par une double urgence, celle de la lutte contre l’austérité et celle du combat contre la montée de l’extrême droite.


Les 350 candidatEs présentéEs ou soutenuEs par le NPA défendront des mesures pour refuser l’austérité, même si elle se nomme désormais rigueur.

 

Les salaires, les retraites, les minima sociaux doivent être augmentés immédiatement de 300 euros et ne pas être inférieurs à 1 700 euros. Pour lutter contre le chômage il faut bien sûr interdire les licenciements mais aussi réduire le temps de travail à 32 heures et embaucher massivement dans les services publics de la santé, l’éducation, le logement, les transports... Débarrassés de Sarkozy, il nous reste maintenant à nous débarrasser de toutes ses contre-réformes et à imposer par exemple la retraite pleine et entière à 60 ans, avec 37, 5 annuités.


Ces réponses à l’urgence sociale sont incompatibles avec le pacte budgétaire européen comme avec le remboursement de la dette publique.

 

Pour empêcher le système financier de continuer de nuire, il n’y a pas d’autre solution que de réquisitionner les banques, de les unifier dans un service public bancaire unique sous le contrôle de leurs salariéEs et de la population. L’urgence sociale n’annule pas, bien au contraire l’urgence écologique, l’urgence de sortir du nucléaire et de lutter contre le réchauffement climatique, l’urgence d’exproprier les grands groupes de l’énergie pour constituer un service public sous contrôle public et social afin de préserver et développer l’emploi, gérer l’énergie comme un bien public accessible à toutes et tous.


Ici comme dans toute l’Europe et singulièrement en Grèce, le rejet des partis qui ont mis en œuvre les politiques d’austérité fait le lit de l’extrême droite.

 

Pour lutter contre la montée du Front national, il faut bien évidemment lutter sans concession contre l’austérité, c’est le sens du bouclier social que nous défendons, il faut aussi ne rien lâcher contre le nationalisme, le racisme et la xénophobie, contre les politiques sécuritaires et liberticides, pour la solidarité internationale et les droits des peuples, contre le sexisme et l’homophobie, pour l’égalité des droits. Nous mettons en avant l’exigence de la régularisation de tous les sans-papiers, du droit de vote pour tous les résidentEs à toutes les élections.


Hollande a été élu président grâce à la puissance du rejet de Sarkozy.

 

Mais ni son discours, ni le programme des candidatEs députéEs socialistes, ni l’exemple des gouvernements socialistes de Grèce ou d’Espagne ne peuvent laisser espérer autre chose qu’une austérité de gauche. Si nous laissons faire, nous savons que cette politique laissera le champ libre à l’extrême droite et à la droite. Marine Le Pen se présente d’ores et déjà comme l’opposition et le recours à droite. La course de vitesse est engagée.

 

Il est indispensable que se construise une opposition de gauche à Hollande, à sa politique, à ceux qui gouverneront avec lui. La campagne pour les législatives est aussi l’occasion de débattre des suites. Les candidatEs présentés ou soutenuEs par le NPA veulent porter à la fois la nécessité de la plus totale indépendance vis-à-vis du gouvernement Hollande parce qu’il est impossible d’allier la défense de mesures d’urgence avec un quelconque soutien à un tel gouvernement ou une telle majorité et la volonté de construire cette opposition de gauche unitaire.


Christine Poupin

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:26
Communiqué du NPA

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a nommé le gouvernement qui sera en place jusqu'au lendemain des législatives des 10 et 17 juin.

 

Un gouvernement sans surprise qui donne satisfaction aux différentes composantes du PS et aux soutiens de François Hollande dont Europe Ecologie - Les Verts.


«C'est la première fois que nous avons un gouvernement totalement paritaire» se félicite Ayrault. Certes, mais la tonalité ne donne pas une indication de grand changement.

 

Laurent Fabius ancien ministre des finances dans le gouvernement de Lionel Jospin, Manuel Valls, champion de la politique sécuritaire, obtient le ministère de l'Intérieur.

 

À l'économie et aux finances, on retrouve ainsi Pierre Moscovici, ancien vice-président du « Cercle de l'industrie », lobby patronal influent.

 

La baisse annoncée de 30% du salaire des membres du gouvernement ne suffira pas à faire croire à un réel changement sur les questions essentielles, le pouvoir d'achat, les salaires, le chômage, l'austérité, l'Union européenne des capitalistes.

 

Ce nouveau gouvernement continuera la politique de rigueur et d'austérité au nom de la lutte contre les déficits et pour rembourser la dette aux banques privées en se pliant au pacte budgétaire renégocié ou pas.


Le changement ne pourra venir que des mobilisations du monde du travail, de la jeunesse.

 

Le NPA, en continuité de la politique défendue par Philippe Poutou durant la campagne présidentielle, appelle à la plus large unité de toutes les forces de la gauche syndicale et politique pour mettre en échec les mesures d'austérité que la gauche libérale au pouvoir sera amenée à prendre.

 

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-de-nouveaux-ministres-ne-font-pas-le-changement

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:00

3 jours

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 12:37

Université d'été 2012 du dimanche 26 au mercredi 29 août dans le village vacances « Les Carrats » à Port Leucate, près de Perpignan (accueil le samedi 25 après-midi, départ le jeudi 30 dans la matinée).


Interrogeons l'anticapitalisme...


Mobilisations sociales dans les entreprises et les quartiers, sur le terrain de l'écologie ou des droits, et aussi bien entendu élections... Avec l'arrivée d'Hollande au pouvoir, cette année aboutie à une nouvelle situation politique qui nous impose de réinterroger les perspectives anticapitalistes.

 

En effet, la conjonction de la crise et d'une gauche libérale gestionnaire donnent des responsabilités importante à celles et ceux qui au quotidien défendent les conditions de vie du plus grand nombre. Pour mettre à jour nos analyses et discuter de nos perspectives, cette nouvelle édition de notre université d'été arrive donc à point nommé.


Notre université d'été est avant tout un lieu de rencontres entre sympathisantEs et militantEs venuEs des quatre coins du pays et même de plus loin encore...


Avec ses 48 propositions à choisir durant quatre jours, elle permet aussi bien la formation que les débats et a également pour but d'approfondir les questions qui se posent aux participantEs tout au long de l'année, tant en terme d'interventions militantes que d'élaboration théorique. Tout cela dans une ambiance conviviale et ensoleillée, où l'opinion de chacunE est respecté.


Elle facilite la réflexion autour de questions fondamentales.

 

C'est en particulier le rôle du thème central qui cette année s'intitule « crises du système capitaliste, difficultés d'un projet d'émancipation ? ».

 

Nous y traiterons à la fois du basculement du monde, des attaques sociales et écologiques, des résistances et des révolutions, de la remise à jour d'une alternative anticapitaliste et des problèmes rencontrés pour y donner corps.

 

En effet, nous pensons que la contradiction entre les multiples aspects de la crise qui éclate aux yeux du plus grand nombre, et la faiblesse apparente des anticapitalistes doit être interrogée de façon approfondie. A la lumière de la situation politique et sociale française bien évidemment, mais aussi à l'aide des témoignages de militantEs politiques venuEs d'autre pays.


Notre université d'été est aussi un espace de rencontres avec des militantEs du mouvement social ou d’autres courants politiques, ainsi qu'un lieu d'échange avec des intellectuelLEs et spécialistes.

 

Une occasion de s'ouvrir et de s’intéresser à des sujets nouveaux dans un cadre qui se veut aussi un espace d'éducation populaire.


Et puis, entre débats et rencontres, il y a toujours le soleil, le sable et la mer à Port Leucate.

 

Et même des soirées en compagnie d'invitéEs ou sous les étoiles entre la discothèque, le bar et la plage.


Pour se préparer à la rentrée sociale et politique, une seule solution : l’université d’été du NPA.

Notez le sur vos agendas et inscrivez-vous sans plus attendre !

 

Pour plus de précisions, regardez la plaquette d'inscription ci-jointe ou écrivez nous à

 

universite.ete@npa2009.org


Fichier attaché Université d'été 2012.pdf 1.25 Mo

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:54

Les 10 et 17 juin auront lieu les élections législatives. Dans la suite de l’élection présidentielle, au PS on veut confirmer ; à droite on veut limiter la casse.

Après la défaite de Sarkozy, les élections législatives revêtent un enjeu particulier pour la majorité sortante : sauver un maximum de sièges sur les 305 actuels.


Pour réussir, les ténors de l’UMP ont décidé de mettre en stand-by leurs désaccords, critiques et querelles personnelles.


L’ordre du jour est officiellement à l’unité. Avant même que le programme soit bouclé, l’UMP n’a qu’un mot d’ordre pour mobiliser ses électeurs : « l’équilibre des pouvoirs ». Cinq raisons sont données en boucle pour voter contre la gauche : « le renoncement à la règle d’or » budgétaire, le droit de vote aux immigrés aux élections locales, « la menace qui pèse sur la filière nucléaire », le « matraquage fiscal des classes moyennes » et le retour de la retraite à 60 ans (pour les carrières longues).


Les sièges des députés UMP sont d’autant plus menacés que le FN compte jouer les trouble-fête. Il aborde les élections législatives avec confiance car le résultat obtenu par Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle lui permet d’espérer être présent dans plus de 350 circonscriptions au second tour des législatives. De nombreuses triangulaires sont possibles et pourraient être fatales à l’UMP et permettre ainsi au FN, de faire leur grand retour à l’Assemblée nationale après plus de quatorze ans d’absence.


Les socialistes, quant à eux, n’ont qu’un seul mot d’ordre depuis la victoire de leur candidat : « donner une majorité au président de la République » afin qu’il puisse « gouverner ». Il ne faut pas que les législatives soient des élections de « blocage », répètent-ils en boucle depuis le 6 mai dernier. La question pour le PS est donc de confirmer la victoire présidentielle.


Forts de leur accord scellé à l’automne avec le PS, mais handicapés par le faible score d’Eva Joly, Europe Écologie-Les Verts compte obtenir entre 18 et 24 députés, contre 4 sortants, de quoi former un groupe parlementaire.

Le Front de Gauche, avec les 11, 10 % de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, veut aussi jouer sa carte et espère un groupe renforcé jusqu’à une trentaine de députés (19 sortants dont 16 PCF et apparentés). Il va discuter avec le PS là où le FN pourrait empêcher la gauche d’être présente au second tour, proposant « un bouclier antidroites ».


Pour notre part, les législatives seront la conclusion logique de notre campagne présidentielle, son prolongement indispensable.


Elle se construira autour du refus de toute austérité de droite comme de gauche, le refus de payer la dette, l’exigence de son annulation et l’expropriation des banques pour créer un service bancaire unique.


Elle se développera dans la perspective de la construction d’une force d’opposition de gauche, pour battre la droite et le FN.


C’est pour défendre cela que le NPA sera présent dans 350 à 400 circonscriptions.


Sandra Demarcq

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:51

 

Les élections grecques ont vu le désaveu massif des partis unis dans la coalition gouvernementale.


Elle a mis en œuvre les plans d’austérité d’une rare violence contre le niveau de vie, les droits sociaux, l’emploi de l’ensemble de la population grecque : le PASOK, parti socialiste grec, la Nouvelle Démocratie (ND) parti de droite et le LAOS parti d’extrême droite.


Les électeurs se sont reportés pour partie sur le parti ultranationaliste et nazi XA qui recueille prés de 7% et sur les partis de gauche qui ont refusé les plans et recueillent 30% des voix, dont 17% pour la seule coalition de la gauche radicale SYRIZA.


La course est engagée entre l’extrême droite et la gauche radicale pour la représentation de la colère sociale et du refus des plans imposés par le FMI.


Cette situation est à rapprocher des résultats des élections françaises comme dans l’ensemble de l’Europe.


La gauche radicale européenne doit se regrouper pour organiser la riposte à l’austérité capitaliste, constituer des oppositions de gauche aux gouvernements, qu’ils soient socialistes ou de droite, qui la mettent en œuvre contre les peuples, et faire ainsi obstacle aux tentations nationalistes, racistes d’extrême droite.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:18

«Face aux diktats de l’Union européenne, une première tâche s’impose: rejeter le nouveau pacte européen(...) Nous sommes prêts à marcher ensemble avec le Front de gauche et tous ceux qui s’opposeront aux politiques d’austérité, à discuter des modalités d’un bloc anti-austérité, anti Front National, d’un bloc qui soit l’opposition de gauche au gouvernement Hollande.» Par François Sabado, ancien dirigeant historique de la LCR, et Christine Poupin, porte-parole du NPA.


 

Sarkozy a été battu. Ce résultat nous soulage et nous réjouit. Nous devons analyser le rapport de force qu'il traduit et la situation qu'il ouvre.


Comme dans le reste de l’Europe, «les sortants ont été sortis». La social-démocratie, grecque, espagnole et portugaise, a été balayée. Ici, la droite autoritaire est chassée. La crise déstabilise toute la représentation politique. La mise en œuvre de politiques d’austérité brutales ruine l’adhésion et la confiance de la population vis-à-vis des partis au pouvoir, qu’ils soient de droite, comme l’UMP en France, ou de gauche, comme les partis sociaux démocrates, en Espagne, Portugal ou en Grèce.


A l'occasion de cette élection, la gauche a connu une légère progression, mais le rapport de force droite-gauche du 1er tour de la présidentielle reste largement favorable à la droite (56 % contre 44 %). La victoire de Hollande est due à l'échec de Sarkozy plus qu'à sa dynamique propre. Plus, le Front national de Marine Le Pen a connu une poussée sans précédent. La vie politique est désormais surdéterminée par le poids de l’extrême droite. L’UMP risque l’implosion, tiraillée  entre un secteur, polarisé par le parti lepeniste, et d’autres secteurs de la droite traditionnelle, qui refusent la dérive populiste ou fasciste.

 
A  la différence des élections de 1981 ou 1988, ce président de gauche a été élu sans poussée massive des votes de gauche. Il arrive au pouvoir à la faveur de la division des droites. Division confortée par l’appel de François Bayrou à voter Hollande.

Au lendemain de ces élections, c’est la crise mondiale et spécifiquement européenne qui va dominer la situation économique, sociale et politique. Les agences de notation ont annoncé la couleur: il faudra encore réduire les budgets sociaux, démanteler les services publics. L’Union européenne exige la «règle d’or», en intégrant l’interdiction de tout déficit public dans la Constitution. Nous connaissons déjà les résultats de cette politique: l’Europe s’enfonce dans la récession, avec plus de chômage, moins de pouvoir d’achat, toujours moins de services publics. 

A l’inverse de toutes ces politiques, nous proposons de mettre au cœur du débat public un plan de mesures d’urgence anticrise. Ce bouclier social pour les classes populaires comportera une augmentation de salaire pour tous de 300 euros net, un salaire minimum de 1 700 euros, la création de centaines de milliers d’emplois publics, l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures pour combattre le chômage.

François Hollande a dénoncé pendant sa campagne un ennemi sans visage: la finance. Comment résistera-t-il à la pression des marchés financiers sans s’attaquer aux banques et aux banquiers? Comment réduire la pression de la dette et de la spéculation en laissant fonctionner le secteur bancaire selon les règles néo-libérales? Sans expropriation des banques et sans leur nationalisation sous contrôle social, aucun gouvernement ne disposera des moyens pour financer une politique répondant aux besoins sociaux. Pour donner la priorité aux services publics il faut s’attaquer à la dette: organiser un audit public pour l’annulation de la dette illégitime et de ses intérêts. Une nouvelle politique fiscale, supprimant les cadeaux aux grandes fortunes et taxant les plus riches et les profits capitalistes, sera au centre de nos propositions. Mais la profondeur de la crise, son caractère global, exige non seulement de résister à l’austérité, mais de réorienter l’économie selon des besoins sociaux et écologiques, de sortir du nucléaire, de réorganiser les secteurs de l’énergie et des transports, de l’habitat, dans de vastes secteurs publics qui échappent à la logique du profit capitaliste.


Loin de prendre des décisions radicales contre la crise, Hollande s’inscrit dans les grandes orientations de l’Union Européenne, en voulant «donner du sens à la rigueur», c'est-à-dire en reprenant une politique d’austérité. «Hollandréou», cette formule illustre bien les risques d’une évolution de la situation à la grecque. Et le soutien à François Hollande de Bayrou, farouche partisan de la «règle d’or», pour déployer une politique d’union nationale n’est pas de bon augure. Face aux diktats de l’Union européenne, une première tâche s’impose: rejeter le nouveau pacte européen et, pour cela, convoquer un référendum où, une nouvelle fois, le peuple souverain dira «non» à cette Europe néo-libérale.


Austérité de droite ou austérité de gauche? Nos dirigeants n'envisagent pas d’autre alternative. Et c’est d’autant plus inquiétant que le Front national guette. Marine Le Pen l’a déjà annoncé: elle veut être l’opposition de droite. L’enjeu pour son parti? Créer les conditions en 2017, ou même avant, pour une confrontation droite-extrême droite face à la gauche, où le parti lepéniste emporterait la mise. En effet, rien ne dit qu’un gouvernement Hollande tiendra face à une accélération de la crise. C’est dans ce cadre que s’engage une course de vitesse qui accentuera la polarisation entre le Front National et la gauche radicale et anticapitaliste. Course de vitesse résumée par la situation ouverte par le résultat des élections en Grèce avec d'un côté les bons résultats de la gauche radicale, dont Syryza particulièrement, et de l'autre, la mauvaise nouvelle, l'entrée des nazis au parlement... Nous ne pouvons laisser le drapeau de l’opposition à Marine Le Pen. Nous proposons d’engager la construction d’un large mouvement unitaire de la gauche sociale et politique contre le Front national.


Nous avons avancé durant la campagne la perspective d’une opposition de gauche unitaire à un gouvernement qui appliquerait une politique d’austérité de gauche. Non par impatience mais par analyse de la politique sociale libérale en France et en Europe, et nécessité de défendre les intérêts de la majorité de la population.


Nous proposons, que se rassemblent dans les entreprises, les quartiers, les travailleurs, les jeunes et leurs organisations pour exiger «le changement, maintenant!», créer les conditions d’une mobilisation pour arracher des augmentations  de salaires, bloquer les licenciements, obtenir la titularisation des précaires dans le secteur public, imposer la retraite à 60 ans. Nul doute que s’engager dans la satisfaction de ces revendications  conduira à la confrontation avec les marchés financiers et les grands groupes bancaires.


Ces premières propositions s’opposent à toute politique d’austérité et à la rigueur «sauce hollandaise». Voilà pourquoi on ne saurait à la fois défendre ces mesures d’urgence et  soutenir de près ou de loin un gouvernement Hollande. Les dirigeants du Front de gauche décideront de leur participation au gouvernement après les élections législatives. A cette étape, il semble qu’ils écartent une participation directe et envisagent un «soutien sans participation», vieille formule du passé déjà utilisée par le PCF. Lors des prochaines élections législatives, il faudra battre une nouvelle fois la droite et l’extrême droite, mais la seule politique claire, c’est de refuser, toute austérité qu’elle soit de droite ou de gauche.  Il faudra une opposition de gauche au gouvernement. Le NPA y est prêt. Et les dirigeants du Front de gauche?

 
Nous sommes à la croisée des chemins.


La crise du système est globale, économique bien sur mais aussi écologique et politique. Elle marque aussi un basculement du monde. Dans ces conditions, l'outil politique à construire ne peut faire l'impasse ni sur la question du productivisme, ni sur la question de l'internationalisme, ni sur celle de la démocratie réelle et de l'auto-organisation.


Pour affronter la crise, les appels à la «république», les dénonciations de la «finance», les combinaisons institutionnelles  avec le social-libéralisme ne feront pas le poids. Dans une conjoncture électorale marquée par des défaites sociales, le discours du Front de gauche a pu convaincre des millions d’électeurs. Pourtant, nous pensons que ni la direction du PCF ni la rhétorique de Mélenchon ne seront à la hauteur des défis de la crise. Les projets réformistes, même de gauche, peuvent dans un premier temps rassembler les premières résistances à la crise. Il s’agit maintenant de préparer la confrontation avec les capitalistes et de rejeter l’austérité de gauche du gouvernement.

 

L’objectif, nous ne le cachons pas: préparer un nouveau mai 68 ou un nouveau juin 36 qui impose une transformation radicale de la société. Nous sommes prêts à marcher ensemble avec le Front de gauche et tous ceux qui s’opposeront aux politiques d’austérité, à discuter des modalités d’un bloc  anti-austérité, anti Front National, d’un bloc qui soit l’opposition de gauche au gouvernement Hollande. Mais les chocs sociaux et politiques à venir exigent, plus que jamais, l’indépendance des anticapitalistes. Face aux incertitudes de la politique du Front de gauche et à son orientation «un pied de dedans, un pied dehors» vis-à-vis de la nouvelle majorité, nous proposons que se fédèrent sur des bases 100% indépendantes du PS toutes les forces et courants anticapitalistes, les forces qui ont assuré la continuité et le fil historique du courant révolutionnaire, les libertaires, les écologistes radicaux, les militant(e)s du mouvement social et syndical...


Cela suppose de construire un outil vraiment indépendant. C’est l’enjeu d’un double défi pour le NPA: la relance du regroupement des anticapitalistes et une politique unitaire anticrise, en particulier avec le Front de gauche mais, bien au-delà, avec tous ceux qui s’opposent aux politiques d’austérité.


http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/080512/nous-ne-pouvons-laisser-le-drapeau-de-l-opposit

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