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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 13:41

 

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 13:35

« Si je me fais chier depuis huit mois, c'est bien que je suis motivé ! »
Cinquième et dernier candidat à passer son grand oral sur France 2, mercredi soir, Philippe Poutou a livré une prestation déconcertante de spontanéité et de décontraction sur le plateau de «des Paroles et des actes»(«DPDA»). De quoi réveiller les téléspectateurs qui n'ont été que 3, 4 millions à suivre l'émission (14, 1% de parts de marché).

L'ouvrier de l'usine Ford de Blanquefort, en Gironde, confime ne pas vouloir «faire de carrière politique», ni «devenir président de la République». Si l'objectif revendiqué est de «porter des idées» et de «contester un système», l'aveu laisse toujours ses interlocuteurs perplexes. Il lui permet aussi d'avoir un capital sympathie dans l'opinion. Le plus souriant des prétendants à l'Elysée «sonne» sincère et détonne dans une campagne que beaucoup disent terne. Et certaines de ses formules pourraient bien devenir cultes.

Quand François Lenglet, directeur de BFM Business, le place face aux chiffres contradictoires de son programme, Poutou apparaît désarçonné, avant de vite remonter en selle : «Cela n'existe pas les charges sociales, c'est cotisations sociales», rétorque-t-il au journaliste.«Ça, c'est le langage patronal.» Hilarité sur le plateau, même s'il ne répond pas pour autant aux questions de l'économiste.

Sur sa candidature, nouveaux fous-rires dans l'assistance, y compris chez les journalistes qui l'interviewent :«Besancenot m'a dit : Tiens, fais-le, tu vas te faire chier à ton tour !»«La difficulté, c'est que là je suis tout seul sans mes potes. D'habitude, on séquestre en groupe...»

Un franc-parler déconcertant, une posture décomplexée


La griffe Poutou, c'est tout d'abord un style direct. Pas d'effets de manche ni de dentelle dans ses propos, surtout pour évoquer ses adversaires : Nicolas Sarkozy, sa cible favorite, est ainsi invité à «dégager» dans son spot officiel de campagne. Mercredi soir, les autres candidats en ont pris pour leur grade, accusés selon Philippe Poutou «de s'en tamponner de la démocratie!». Le candidat trotskiste ne fait pas dans la nuance, y compris dans son programme. Sur France 2, il a suggéré d'«exproprier» ceux qui dirigent «l'économie n'importe comment» pour «leur enlever les moyens de nuire». La veille, sur RTL, il avait défendu avec aplomb une réduction drastique du temps de travail, «parce que nous on est pour bosser le moins possible et gagner le plus possible […] si on pouvait ne pas travailler du tout, on ne serait pas contre».

Il n'est certainement pas moins radical que son prédécesseur, Olivier Besancenot. La différence est dans le ton. Car Philippe Poutou n'est pas un «pro» de la politique. Et loin de l'attitude austère et sérieuse de ses adversaires lorsqu'ils attaquent les sujets graves, loin de la posture «nerveuse» qui sied souvent à l'extrême gauche, il parle de révolution avec le sourire. Il appelle à exproprier les riches sur un ton calme et apaisé.

La version longue de son clip de campagne est une parodie, aux allures d'autodérision, de l'émission «Questions pour un champion», dans laquelle deux joueurs doivent trouver quel candidat «défend un bouclier social comprenant une augmentation de salaire de 300 euros nets et pas un revenu inférieur à 1 700 euros par mois». Surréaliste. Au point que certains lui reprochent au mieux du découragement, au pire de la désinvolture.

«Moi je n'ai pas rendez-vous avec le peuple»

Là est l'autre singularité du candidat Poutou, il n'est pas à sa place et le clame haut et fort. «Moi je n'ai pas rendez-vous avec le peuple, j'ai pas entendu des voix», a-t-il expliqué mercredi soir sur France 2, moquant la solennité des favoris. «Interrogé sur sa volonté d'être président, il a même répondu: «Non, c'est pas mon rêve[…] La carrière politique, je veux pas en faire une, je veux que la politique soit l'affaire de tous». Ce désintérêt pour la fonction, ce côté «paumé» dans la cour des grands, Poutou le cultive. «Je dors bien mais quand je me réveille, je me dis :Ah merde, je suis candidat», lachait-il récemment sur BFMTV. Invité de Canal + au début du mois, Philippe Poutou avait éclaté de rire après la diffusion d'un sujet dans lequel un journaliste demandait à Olivier Besancenot «la priorité de Philippe Poutou s'il est élu?». «Ah ah, il sera bien dans la merde» avait répondu l'ancien patron du NPA. «C'est vrai qu'on a pas prévu ça», avait alors enchaîné l'ouvrier sur le plateau du Petit Journal.

Les applaudissements du public

Que fait-il là alors, est-on en droit de se demander ? La réponse a été immédiate mercredi sur France 2: «Je suis candidat pour porter un programme, pour porter des idées, pour contester un système.» En réplique à ceux qui l'accuseraient d'amateurisme, Poutou a conclu l'interview par une leçon de politique, en appelant avec vigueur et à toute vitesse, dans les dernières 30 secondes qui lui étaient imparties, l'extrême gauche à se rassembler. «Il faut qu'on se batte tous ensemble pour imposer une vraie politique de gauche» a-t-il conclu, enthousiaste, à la seconde ou résonnait le gong annonçant la fin de l'interview, s'attirant les félicitations de David Pujadas et provoquant les applaudissements du public. Il est déjà loin le temps où Philippe Poutou, à peine investi par le NPA, « bafouillait » lors de ses premiers meetings.

Tanguy de L'Espinay
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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 14:15
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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 14:08


L’abstention risque encore une fois d’être importante cette année, en raison de la méfiance des couches populaires envers les discours politiciens habituels. D’où l’importance du discours de Philippe.

La campagne électorale s’éternise sans susciter ni passion ni intérêt voire, pour beaucoup, dans l’indifférence au point que l’abstention s’annonce record pour une élection présidentielle. La grande majorité des électeurs, quel que soit leur vote, ont conscience que, président de gauche ou de droite, les banques et les rentiers de la finance continueront de dicter à l’État sa politique.

 

Les élections passées, il est très probable qu’aura lieu ce que certains ont appelé « le troisième tour financier », une vague de spéculations sur la dette française pour imposer au gouvernement, quel qu’il soit, une politique d’austérité, une offensive contre les travailleurs pour accroître ou préserver les profits rognés par la récession que cette même politique a engendrée...


Sarkozy fait le pari qu’il pourra gagner en assumant par avance les contraintes des marchés pour poser en champion de la rigueur et accuser Hollande d’irresponsabilité et de faiblesse. Accusation devant lesquelles Hollande se justifie platement au point qu’il devient encore plus évident qu’il n’y a, quant au fond, pas de différence entre la politique de l’un ou de l’autre.

 

Et Sarkozy drague les électeurs du FN par sa démagogie raciste et antisyndicale tout en faisant du pied à Bayrou, tandis que Hollande drague les électeurs du centre tout en faisant du pied à Mélenchon dont le succès contrecarre ses projets... Chacun invoque le vote utile ! Ces calculs politiciens pour, au final, une politique semblable lassent les électeurs d’une campagne bien loin des préoccupations du monde du travail, des classes populaires.


Si la majorité de l’opinion veut en finir avec ces dix années de Chirac et Sarkozy qui ont vu les inégalités se creuser comme jamais, beaucoup sont désorientés par une campagne qui ignore les vraies questions et n’apporte aucune réponse à la crise. Ils sont inquiets face à la dégradation des conditions de vie et de travail, plus généralement face à une crise dont les principaux candidats ne parlent que pour alimenter les peurs et les craintes, poser aux protecteurs des faibles et des pauvres.

 

Cette hypocrisie dans ce concours électoraliste du meilleur candidat du peuple tourne à la farce cynique. Ce que souhaitent les classes populaires c’est une réponse, les moyens d’en sortir, une issue politique.

C’est là que la candidature de Philippe Poutou prend tout son sens, pas seulement pour témoigner de la violence de la crise, pas seulement pour dénoncer, mais pour ouvrir une perspective politique pour sortir de la crise, le nécessaire changement de société.


Nous avons réussi à surmonter les obstacles comme les pressions politiques qui voulaient nous faire taire. Philippe a conquis sa place dans cette campagne, en imposant le respect à tous ceux pour qui « un ouvrier ça doit fermer sa gueule »... Les commentateurs qui veulent l’opposer à Olivier Besancenot en sont pour leurs frais. C’est ensemble qu’ils font campagne, une campagne collective, sans tribun ni sauveur suprême. Ce simple fait est, pour les exploités, les opprimés, leur propre succès, un encouragement à disputer aux politiciens professionnels la tribune politique. Sa ténacité dans cette bataille, ô combien inégale, est un geste de dignité, une leçon pour beaucoup, qui vaut à Philippe une large sympathie.

 

L’enjeu des jours qui viennent est de convaincre que cette sympathie doit oser s’affirmer politiquement. Nous connaissons la pression du vote dit utile au moment, où, en cette période de crise, chacun cherche des solutions à court terme, immédiates. Mais il n’y en a pas hors de l’intervention directe des travailleurs et de la population.


C’est bien pourquoi le geste qui prépare au mieux l’avenir, c’est le vote pour Philippe.


Yvan Lemaitre

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 14:03

La montée du Front de gauche fait grincer bien des dents pas seulement à droite mais aussi à gauche…

 

Si Parisot le qualifie d’ « héritier d’une forme de Terreur », on entend surtout crisser celles, longues à rayer les parquets, de ces petits marquis socialistes qui font tous les cinq ans le coup du chantage au vote utile pour nous imposer leur politique de gestionnaires du capitalisme.

 

Gérard Collomb, le maire de Lyon, a même poussé la bêtise jusqu’à comparer le Front de Gauche aux khmers rouges ! Il est vrai que le bonhomme a l’imagination rikiki, il avait déjà qualifié Eva Joly de khmer verte.

Au NPA, nous ne déplorons ni ne minimisons le succès du Front de Gauche. Il faut plutôt essayer de voir s’il peut ouvrir une situation nouvelle.

La brèche ?


Ceux qui veulent voter Mélenchon ne veulent plus se contenter de cette gauche au rabais, qui leur promet juste de faire régresser la société un tout petit peu moins vite que la droite. C’est un tel sursaut qui peut rendre possible une réponse radicale face à la crise.


Mais comment le concrétiser ? Malheureusement Mélenchon et – tous – ses alliés entretiennent l’ambiguïté sur l’enjeu de cette élection. L’ « insurrection civique », c’est la radicalité enfermée dans la petite boîte des institutions, l’espoir d’un scrutin qui pourrait être en lui-même le débouché politique de la révolte.

 

Mélenchon et ses alliés (ils se partagent d’une certaine façon les rôles) jouent d’une ambiguïté savamment entretenue entre la défiance contre Hollande et l’espoir que la gauche, à condition d’être électoralement rééquilibrée, pourrait peut-être bien mener (après tout !) une « politique de gauche », même sous la direction de Hollande. Mélenchon n’ira donc pas dans un gouvernement « Hollandréou », tandis que Pierre Laurent rappelle que les communistes ont « vocation à gouverner ».

 

Bref, la décision d’une participation gouvernementale sera prise « au lendemain des législatives ».


Sauf que Hollande (quel que soit le score du Front de Gauche) fera de toute façon la rigueur. Il ne le cache pas, il prend même ainsi le risque de perdre une élection qui semblait pourtant gagnée d’avance. Sarkozy, tout en dégainant un nouvel argument de campagne bien tordu, s’est ainsi fait, une fois de plus, le porte-parole du patronat : attention, « la sanction sera immédiate sur les marchés » ! C’est que la finance, et à travers elle tous les possédants, n’est pas bêtement électoraliste…


Alors ? Il faut nous aussi préparer notre troisième tour, social, lui ! Quel que soit le président élu, Sarkozy ou Hollande.

D’ailleurs, ces dizaines de milliers de gens qui sont allés non pas seulement, non pas bêtement, écouter Mélenchon, mais manifester à La Bastille puis à Toulouse, ils le savent, eux qui en pleine bataille électorale ont la joie de retrouver le geste de la manif. Mais bizarre ambiance, sur ces places de résistance et de lutte : c’est là que Mélenchon, transmuté en bizarre hybride de Mitterrand et Malraux, en a le moins parlé, des luttes, pour longuement gloser sur la future Constitution, la future République… au cas où, décidément, il serait élu président !


Pourtant, les sympathisants du Front de Gauche, ses militants, y tiennent, à ces exigences, martelées maintes fois par Mélenchon lui-même : arrêter d’une façon ou d’une autre les licenciements, rétablir la retraite à 60 ans à taux plein, titulariser les 800 000 salariés précaires de l’État, assurer la gratuité totale des soins, augmenter massivement le Smic, rejeter le nouveau traité européen d’austérité, rejeter toute politique d’austérité en général.


C’est ce combat qu’il faut préparer, y compris contre un gouvernement Hollande. Il y a cinq mois, le NPA proposait déjà une rencontre des organisations pour organiser le combat commun contre l’austérité (pas de réponse). Il y a plus d’un mois nous avons proposé de nous voir pour rendre possible une marche contre les licenciements, de toutes les boîtes où les travailleurs se battent pour leur emploi. Pas de réponse. Mais nous continuerons parce que c’est nécessaire. C’est l’esprit de notre campagne avec Philippe : une campagne qui voit plus loin que quatre tours électoraux et deux dizaines de députés. C’est cela aussi, le sens du vote Poutou !


Yann Cézard

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 13:01
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 13:00
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:58
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:56

 


.. par E_varlin

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:55

 


" par Europe1fr

 

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