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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:08
 L’ouvrier, rodé au terrain syndical mais peu au fait des codes du monde politique, avoue ses peurs face à l’enjeu de 2012.

Philippe Poutou n’est pas un homme craintif. Pour mesurer sa peur panique il faut l’écouter souffler comme un aveu libérateur : «J’ai la trouille vous savez ! La trouille de ne pas bien faire, de décevoir les copains.» Elu candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à la présidentielle par la conférence nationale du parti, le 25 juin, cet ouvrier automobile et secrétaire CGT se retrouve en terra incognita. Successeur anonyme du très médiatique Olivier Besancenot, représentant d’un parti en ruines, et pas vraiment prophète en son pays. Certains pensent au NPA qu’«il n’a pas la carrure». «Il y en a beaucoup qui se demandent : pourquoi se compliquer la vie en mettant quelqu’un qui va se gameller ?», rapporte-t-il. Lui-même n’est pas sûr de la réponse.

 

Il reçoit dans le local du NPA bordelais au cœur du quartier Victoire. Chemise en coton côtelée, jean, baskets, cheveux gris-blanc et visage avenant, il porte bien ses 44 ans, dont quinze à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde) comme réparateur de machines-outils. Salaire : 1 700 euros.

 

«Tous postiers».


Philippe Poutou, c’est l’histoire d’un mec presque normal. L’homme qui malgré sa peur est monté au front quand tous ceux qui auraient dû aller à la présidentielle se sont défilés. Besancenot, le candidat naturel, en premier. Le parti s’est ensuite déchiré entre ceux, minoritaires, qui étaient partisans de discuter avec le Front de Gauche de Mélenchon, et le courant majoritaire, hostile au ralliement. Poutou est de cette dernière obédience. «On nous appelle la branche sectaire, mais c’est juste qu’il y a de véritables différences idéologiques qui justifient qu’on ne fasse pas de candidature commune.»


Le plus dur, c’est de parler au nom de ce parti divisé, alors qu’il n’appartenait même pas à la direction. Il se lance dans une diatribe : «On n’était pas d’accord…» mais s’interrompt très vite. «Quand je dis "on" en parlant du NPA, c’est toujours compliqué, il y a des nuances»… Difficile d’assumer le «on», quand on est pas sûr du «je».Candidat par défaut donc.

 

«Hollande, quand vous le voyez, il est persuadé d’être destiné à ça. Royal, elle entend des voix». Lui avoue ne «jamais» avoir vraiment eu envie d’y aller. Mais Poutou n’est pas du genre à se défausser. Il a appris la persévérance en presque trente ans de militantisme politique et en quatre ans de luttes syndicales acharnées. Fils d’un facteur et d’une ex-dactylo devenue mère au foyer, il a un frère et deux sœurs. «Tous postiers», sourit celui qui a raté le concours. «A la maison en 1981, c’était la fête quand Mitterrand a gagné.» Lui, qui se dit «anar vers 15-16 ans», adhère à Lutte ouvrière à 18 ans. Mais il quitte le parti après 1995, quand une grande partie de la section de Bordeaux se fait virer. Il rejoint la LCR en 2000.

 

Il se révèle en leader syndical lors du combat pour empêcher la fermeture de l’usine Ford de Blanquefort entre 2007 et 2011. «Il fallait aller parler aux caméras, les copains m’ont poussé.» En mai dernier, les employés ont obtenu la préservation de 950 postes sur le site.

 

Malgré cet apprentissage, Philippe Poutou a encore du travail pour apprendre les codes du monde politique. Il a la candeur d’un nouveau-né médiatique.«J’ai fait une interview à la radio, c’est la galère. J’ai la crainte de ne pas avoir le bon argumentaire.» La peur encore.


Le candidat du NPA espère compter sur l’expérience de Besancenot. Mais pour l’instant celui-ci se contente de quelques conseils téléphoniques.«C’est sympa de sa part, moi, je ne voulais pas le déranger.» Bon camarade, le facteur lui a soufflé le soir de son élection : «Maintenant, c’est toi qui es dans la merde.» Il ne peut même plus fumer pour se déstresser. Il se trouve qu’il a arrêté le jour où Ghesquière et Taponier se sont fait enlever. «J’avais le compteur à la télé qui me disait combien de jours j’avais tenu.»


Sur le fond, il a commencé un travail de fiches. «Il y a plein de sujets où je ne connais pas grand-chose. Je suis plus à l’aise sur les inégalités au travail, la répartition des richesses, l’interdiction des licenciements.» Bref, tout ce qui touche à son expérience syndicale.

 

Volant.


D’ailleurs la langue de Philippe Poutou ne se délie vraiment que quand il parle de cette usine Ford aux teintes jaunes et bleues, semblable aux entrepôts Ikea. Il avoue l’aimer. «L’usine, ce n’est pas que l’exploitation au travail, c’est aussi tous les copains avec qui on passe des moments géniaux.» Il a d’ailleurs décidé qu’il continuerait à travailler pendant la campagne. Pour ne pas se couper de son milieu. Quatre jours à l’usine et un jour pour aller à Paris. «Ça me fait chier de devoir aller voir le patron pour négocier ça avec lui. Eux, ils aimeraient bien que je parte tout court.» Il ne roule d’ailleurs même pas en Ford (mais en Peugeot) pour ne «pas voir le logo du patron sur le volant».

 

Lorsqu’il ne travaille pas, Philippe Poutou s’occupe des jeunes enfants de sa compagne. «Quand ils sont couchés, on regarde des films sur l’ordi.» Le téléchargement ? «Illégal bien sûr. On échange les films avec les potes.» Il profite de ses vacances pour préparer le meeting de l’université d’été, le lancement de sa campagne.«Parler à la tribune, c’est ce qui me terrifie le plus. Je ne sais pas faire ça.» La peur toujours.

 

Nicolas Chapuis, envoyé spécial à Bordeaux.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 10:53

La cité lot-et-garonnaise accueille le 28e camp des jeunes anticapitalistes.


Ils sont arrivés hier d'Italie, du Danemark, d'Allemagne, d'Autriche, de Croatie, de Pologne, de tous les coins de la France évidemment, et même du Mexique et de Tunisie. « L'Internationale » pourra être entonnée à l'atelier « chants révolutionnaires » toute cette semaine.

 

Le mot trouvera aisément son écho chez les différents camarades.

Le 28e camp international des jeunes anticapitalistes (JAC) vient de prendre ses marques dans la ville emblématique en Lot-et-Garonne du combat militant : Fumel, cité forgée par l'usine métallurgique implantée à quelques centaines de mètres des tentes.

 

Selon les organisateurs, un peu plus de 500 jeunes participent à ce rassemblement qui se tenait en Italie l'année dernière. À partir d'aujourd'hui, de longues journées de débats et de conférences traduites en simultané sont au programme.

 

Elles auront pour thèmes la crise, l'internationalisme, écologie et capitalisme, l'oppression des minorités et les stratégies de luttes collectives . « À nous de réfléchir à notre petite échelle sur la manière de faire converger nos luttes pour renverser le système et parvenir à une société débarrassée de toute oppression », assène Dimitri Monforte, des Hauts-de-Seine. « Les exemples de la Tunisie et de l'Égypte montrent qu'on peut collectivement changer les choses. Et la situation en Grèce démontre comme le modèle capitaliste marche sur la tête. » Le soir, en revanche, c'est fête.

 

Poutou attendu


Pendant six jours, ils vont vivre la vie dont ils rêvent. Sur le terrain de rugby prêté par le maire divers droite Jean-Louis Costes - probable adversaire de Jérôme Cahuzac aux prochaines législatives -, ils ont mis en place un mini-monde où les tâches sont équitablement réparties et où le gobelet n'est pas payé en euros mais en communards : une monnaie gommant les différences entre pays, le taux de change variant selon qu'on est français ou croate.

 

Au sein de la délégation hexagonale, nombreux sont proches du Nouveau Parti anticapitaliste. Et, déjà, il est question de profiter du camp pour préparer l'échéance présidentielle. D'ailleurs, le Girondin Philippe Poutou, le candidat du NPA, est attendu samedi pour participer au meeting de clôture.

 

Thomas Mankowski

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 10:42

 



 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 15:55

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 10:30

L'accès à l'énergie est un droit

Total veut nous faire les poches

Le PDG de Total, a annoncé que le prix du carburant à la pompe allait augmenter de 1 à 4 centimes. Il a aussi prévenu que ça continuerait sur « le long terme »… et qu’il faudrait « s’y habituer » ! Pour quelqu’un qui a gagné 3 millions d’euros en 2010, c’est sûr qu’il doit être assez facile de « s’habituer » à tout...

 

Total a déjà engrangé plus de 3 milliards d’euros de bénéfices pour le premier semestre 2011... et pour 2010, le chiffre était monté à 10 milliards. Les multinationales du pétrole ne se sont jamais aussi bien portées : leurs poches se remplissent parce que les nôtres se vident.


Cette augmentation du prix de l’essence s’ajoute à toutes les autres du début de l’été. Depuis des mois, les dépenses incompressibles des ménages augmentent à une vitesse folle. Elles peuvent représenter jusqu’aux trois quarts du budget des familles populaires.

 

Cette nouvelle augmentation renforce l’injustice sociale en pénalisant les salarié-E-s éloignés de leur lieu de travail du fait de la flambée des prix des loyers qui provoque leur exode vers les banlieues.


Le gouvernement Sarkozy complice !


Le gouvernement fait mine de s’offusquer, accuse les pétroliers de répercuter bien plus vite les hausses du prix du baril que les baisses et demande plus de « transparence »… Comme si on avait oublié que, dans le passé, Total s’est rarement distingué par sa « transparence » : rappelons-nous la marée noire de l’Erika ou la catastrophe d’AZF Toulouse !


Il ne faut surtout pas compter sur le gouvernement pour utiliser la contrainte contre Total, ni pour entamer la transition énergétique, pourtant urgente pour lutter contre le changement climatique.


Des services publics pour garantir nos besoins de base !


Pour alléger les factures des ménages, réduire les émissions de gaz à effet de serre et anticiper l’épuisement des énergies fossiles, il faut bâtir de vrais services publics (énergie, logement, transport…). Cela implique l’expropriation de Total et des autres multinationales de l’énergie. Il n’y a pas d’autre voie pour permettre un véritable programme de sobriété, la mise en oeuvre d’un grand plan de réhabilitation thermique des logements.

 

Le développement d’énergies alternatives, la mise en place de la gratuité des consommations pour les besoins sociaux de base, la généralisation des transports en commun gratuits, et le gel des loyers.


300 € net tout de suite pour toutes et tous


Echelle mobile des salaires, des retraites et Des minima sociaux ! Sans attendre, face à la nouvelle vague de hausse des prix qui étrangle un peu plus l’immense majorité de la population, il y a urgence à remettre à l’ordre du jour l’exigence d’une augmentation des salaires et des pensions, à imposer une véritable échelle mobile des salaires en les indexant sur les prix, sous le contrôle des travailleurs-euses et de leurs organisations.


Les patrons ont largement les moyens de payer... A nous de leur faire les poches !

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 11:14


Le prix du carburant va encore augmenter de 1 à 4 centimes selon le PDG de Total, De Margerie. Il a prévenu que ça continuerait... et qu’il faudra « s’y habituer » ! Pour quelqu’un qui gagne 3 millions d’euros par an c’est évidemment assez facile....

 

Et quand il ajoute : « Si on ne répercute pas la hausse du baril, la boîte coule », c’est une véritable provocation ! Total a déjà engrangé 3 milliards d’euros de bénéfices pour le premier semestre 2011 et 10 milliards en 2010. Les multinationales du pétrole ne se sont jamais aussi bien portées : leurs poches se remplissent et les nôtres se vident. En période de vacances, pour ceux qui partent, le prix du carburant pèse déjà trop lourd dans le budget. Et pour les salariéEs éloignéEs de leur lieu de travail, la facture devient insupportable.

 

Le gouvernement Sarkozy fait mine de s’offusquer, accuse les pétroliers de répercuter bien plus vite les hausses du prix du baril que les baisses et demande plus de « transparence »… Mais Total ne s’est jamais distinguée par sa « transparence » : rappelons-nous la marée noire de l’Erika ou la catastrophe d’AZF Toulouse qu’elle a largement fait payer à la collectivité ! Il faudra mettre Total et toutes les multinationales de l’énergie hors d’état de nuire, en les expropriant pour bâtir un vrai service public de l’énergie et ainsi mettre fin à la destruction de la planète et au racket de la population.

 

En attendant, cette augmentation de l’essence s’ajoute à toutes les autres. Depuis des mois, les dépenses incompressibles des ménages croissent à une vitesse folle et font exploser les budgets des familles populaires. Cette flambée des prix renforce l’injustice sociale.

 

Il y a donc urgence à exiger l’augmentation automatique des salaires et de tous les revenus à chaque augmentation des prix des produits de consommation.

 

C’est-à-dire, imposer à nos patrons et au gouvernement « l’échelle mobile des salaires », sur la base d’un indice des prix contrôlé par les travailleurs et leurs organisations et pas sur la base des indices truqués des ministères.

 

Les patrons ont largement les moyens de payer... l’exemple de Total suffit à le montrer.

 

À nous de leur faire les poches !

 

Marie-Hélène Duverger

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 13:08

 



 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:02
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 12:07

 


par E_varlin
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:16

 


par E_varlin
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