Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:39

P5190010.JPG

P5190008.JPG

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:16

 




Partager cet article
Repost0
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:01
flics.jpg
Communiqué du NPA.

Le NPA proteste contre les violences policières qui se sont déroulées en marge de la Gay Pride de Tours, samedi 21 mai, suite à des provocations de militants d'extrême droite.

 

Des policiers en uniformes sont alors intervenus et s’en sont pris alors à la foule qui commençait à se rassembler. Un policier a notamment braqué à deux reprises, à bout touchant, son flash ball sur la porte-parole du NPA 37. Cette dernière a demandé des explications au fonctionnaire de police.

 

Elle était accompagnée par le délégué départemental de SUD/SOLIDAIRES 37. Ces deux derniers ont été alors violemment pris à partie et projetés à trois reprises sur la chaussée, au sol, pendant que d’autres manifestants subissaient de leur côté d’autres agressions gratuites et que certains étaient interpellés. Des constats médicaux ont été établis à la suite de cela.

 

Le NPA souhaite exprimer sa solidarité avec notre camarade du NPA et avec tous ceux et celles, syndicalistes, manifestants, victimes de ces violences policières.

 

Alors que c'est l'extrême droite qui menaçait la Gay Pride, la police a choisi de défendre les agresseurs, montrant une nouvelle fois sa bienveillance à l'égard de l'extrême droite et son homophobie. Homophobie qui fait écho à celle de la députéeUMP Barèges comparant le "mariage homo" avec "mariage avec des animaux".

La lutte contre l'homophobie, pour l'égalité des droits est toujours une urgence !

Partager cet article
Repost0
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 09:18
krivine_livre_2006.jpg

Après le "printemps arabe" et la Grèce, la révolte gagne depuis quelques jours l'Espagne. S'étendra-t-elle au reste de l'Europe ? Ancien candidat à l'élection présidentielle et membre du Nouveau parti anticapitaliste, Alain Krivine livre à Atlantico son point de vue.

Atlantico : Comment analysez-vous la révolte qui se déroule actuellement en Espagne ?

Alain Krivine : Elle concerne à la fois des victimes de la crise qui se révoltent, une non-reconnaissance de la légitimité des institutions et des partis institutionnels et une volonté de démocratie. Toute une série de facteurs entre en jeu. On les retrouve dans différents pays avec des formes particulières : Tunisie, Algérie, Egypte, etc.

Je ne sais pas si l’on peut parler de « révolutions », mais il s’agit en tout cas de « révoltes ». Il existe une mobilisation populaire très forte, même si la dernière étape de renversement du pouvoir n’est franchie nulle part.

 

Comment expliquez-vous que ces différentes révoltes aient lieu aujourd'hui, presqu'en même temps ?

Nous assistons à une crise exceptionnelle avec des conséquences que l’on n’a pas connues depuis longtemps : appauvrissement, problèmes de logements… voilà les problèmes communs de chacune de ces révolutions.

Tous les partis ont montré leur incapacité à sortir de la crise. En ce sens, il est intéressant de constater que ce sont des gouvernements de gauche qui gouvernent l’Espagne ou la Grèce. Ils donnent finalement les mêmes réponses que lorsque la droite est au pouvoir. Il existe donc un rejet institutionnel de la gauche comme de la droite.

 

La révolte en Espagne semble ne pas avoir de mot d’ordre « politique »…

Quand on regarde la radicalité des revendications, cela ne semble peut-être pas politique au sens institutionnel du terme, mais il y a une vraie remise en cause du système lui-même. Ca va beaucoup plus loin que tous les partis de gauche réunis : le capitalisme est contesté dans ses fondements mêmes, avec des mots d’ordre sur l’absence de justice, d’égalité, le rôle de l’argent, des médias. C’est peut-être une remise en cause sans solution, mais c’est une révolution radicale qui s’oppose aux solutions réformistes des partis institutionnels ; et j’inclue dans ces partis les partis communistes.

 

Est-ce comparable à mai 68 ?

Comparable en tant que révolte populaire, auto-organisée. Mais en 1968, il n’y avait pas de crise économique, la jeunesse étudiante était privilégiée. Aujourd’hui, en France, il n’y a pas 300 000 étudiants comme en 1968 mais 2 millions et la moitié d’entre eux travaille, ce qui n’existait pas en 68. Il existe une liaison nouvelle entre le monde du travail et les étudiants car ceux-ci doivent payer leurs études.

Au final, c’est peut-être plus dangereux pour le pouvoir actuel : en Espagne comme dans les pays arabes, on observe un mélange d’étudiants diplômés sans travail, de chômeurs, de salariés, bref de toutes les victimes de la crise. Ce mélange n’existait pas en 1968.

 

Le fait que ces révoltes aient lieu 40 ans après mai 68 ne montre-t-il pas l’échec du mouvement des années 1970 ?

Mai 68 fut un acquis précieux, mais c’est un échec politique. Les gouvernements ont changé après 1968, il y a eu le programme commun en 1972, mais nous avons toujours à faire à la même société.

 

La révolte espagnole pourrait-elle selon vous s’étendre à l’Europe et arriver en France ?

C’est difficile à dire. Quand ça à éclaté en Tunisie, on pensait que ça ne toucherait que les pays arabes. On expliquait alors que ça n’arriverait pas en Europe car il y avait ici de grands partis ouvriers traditionnels, que nous n'avions pas eu de dictature comme là-bas, etc. Il s’avère finalement que des révoltes ont eu lieu dans des pays comme la Grèce ou l’Espagne. On ne s’y attendait pas. Je pense que le mouvement qu’on a connu dans les pays arabes ou en Espagne a une dimension significative à l’échelle mondiale.

Pour ce qui est de la France c’est encore très balbutiant. Je ne ferai pas de pronostic. Pour l’instant cela fait surtout le jeu de Marine Le Pen. Mais les circonstances ont justement poussé le FN à infléchir son discours, à être plus social, ce qu’il n’était pas sous Jean-Marie Le Pen.

 

Pourquoi ce terreau de révolte ne bénéficie pas à l’heure actuelle à l’extrême gauche, en tout cas, si l’on se fie aux sondages ?

Il y a un problème de rythme : au moment où la gauche classique se discrédite, la gauche anti-capitaliste n’a pas été capable de faire ses preuves sur une large échelle. Il faut désormais comprendre ces nouvelles formes de lutte. Olivier Besancenot parlait de « pouvoir des anonymes »... Quand il a refusé d’être candidat alors qu’il était connu et populaire, les politiques ont dit « il est fou », mais dans l’opinion ça a été très bien perçu. Les gens ont dit « au moins, il n’est pas comme les autres ». Sa réaction finalement a été comprise par des personnes qui peuvent avoir beaucoup de sympathie sur ce qui se passe actuellement en Espagne.

En fait, votre question fait écho au débat qui a lieu aujourd’hui au sein de la gauche anti-capitaliste. Nous essayons de comprendre ces phénomènes et de voir quelles réponses on peut leur donner. Je crois que ce contexte nous oblige à ne pas imposer des réponses en termes institutionnels. C’est tout le débat du « faut-il que le NPA se rapproche du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon ? ». En ce qui me concerne, je pense que le Front de gauche, qu’on le veuille ou non, est perçu comme institutionnel.

 

Quel rôle joue Internet dans ces révoltes ?

Je suis mal placé, compte tenu de ma génération, pour porter un jugement ! Je ne peux que constater que ça a un poids extraordinaire, y compris en Tunisie ou en Egypte où l’on ne pensait pas que le web puisse avoir une telle importance. J’avoue avoir complètement sous estimé Internet.

Bien-sûr, ce média a aussi des défauts : il ne faut pas que ça pousse à la simple addition d’individus. On se retrouve collectivement quand il y a eu des appels sur le web. Mais le net soulève de nombreuses questions sur la façon de concilier efficacité, individualité et collectif.

 

Source originale

Atlantico, 26 mai 2011. URL : http://www.atlantico.fr/decryptage/...


Partager cet article
Repost0
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 11:24

sarkozy-napoleon-le-petit.1255506190.jpgvieweraa.png

 

viewera.png

viewerc.png

viewerdd.png

 

vieweree.png

Partager cet article
Repost0
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 12:31

 


par E_varlin
Partager cet article
Repost0
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 11:10
241babar.preview.jpg


Malgré les besoins flagrants de la population, patronat et gouvernement refusent d’augmenter salaires, pensions et autres allocations. Plus fort encore, c’est aux plus précarisés qu’ils ont décidé de s’en prendre.

La question des salaires, du pouvoir d’achat, est devenue pour la majorité des salariés, du privé comme du public, des chômeurs, des retraités, la préoccupation principale. Les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles pour la majorité de la population. Les prix des produits de première nécessité, gonflés par la spéculation, n’en finissent plus d’augmenter comme ceux de l’énergie, du logement, du transport et des denrées alimentaires. En 2010, les légumes frais ont augmenté de 11 %, le fioul domestique de 23, 2 %. L’indice Insee des prix à la consommation a augmenté de 2 % en un an, alors même qu’il minimise la hausse des dépenses d’une famille de salariés.

 

Toutes les décisions et réformes du gouvernement aggravent cette situation : baisse des remboursements des dépenses de santé, de l’indemnisation des chômeurs, érosion des pensions des retraités... Cette politique, sans grande surprise, n’a fait qu’accentuer les inégalités. Selon les derniers chiffres de l’Insee, les riches sont de plus en plus riches. Entre 1996 et 2008, les revenus du patrimoine ont augmenté de 11 % par an. Pendant ce temps, les pauvres sont devenus de plus en plus pauvres ! Depuis 2004, « le niveau de vie des personnes les plus modestes a cessé d’augmenter alors que celui des plus aisées a continué sa progression. Ce sont les privés d’emploi qui sont les plus touchés par la hausse de la pauvreté ». 35 % d’entre eux vivent avec moins de 950 euros par mois.


Mais cela semble encore trop pour le gouvernement puisque Laurent Wauqiez, ministre des Affaires européennes, propose de mettre fin « aux dérives de l’assistanat », de contraindre les « bénéficiaires » du RSA à cinq heures hebdomadaires de « service social » et de « plafonner le cumul des minimas sociaux ». Développant ainsi un peu plus, un des thèmes de prédilection de l’UMP et du Medef, la lutte contre « l’assistanat » sous prétexte de la dette, de la crise. Et voulant ainsi mettre en place la même politique d’austérité contre les pauvres que l’ensemble des pays européens comme par exemple le Royaume-Uni où le gouvernement de David Cameron fait la chasse à la « culture de l’assistance » qui gangrènerait la société britannique. Depuis plus deux ans, la dette publique est un prétexte en or pour les gouvernements comme pour le patronat pour attaquer l’ensemble de nos acquis et nous imposer des reculs sociaux. Mais cette dette publique a été creusée par les milliards versés aux banquiers, par les cadeaux fiscaux en tout genre pour les patrons, les actionnaires et les plus riches.


Face à cela, le bilan des négociations salariales 2011 est clair : les patrons sont vent debout pour bloquer les salaires ou ne donner que des augmentations dérisoires. Et l’État patron refuse toute augmentation des traitements des fonctionnaires pour 2011 et 2012. Leur argument tourne en boucle : c’est la crise, il n’y a pas d’argent. Cela n’empêche pas qu’entre 2008 et 2009, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises marchandes ont été augmentés de 4 milliards pendant que, dans les mêmes entreprises les salaires ont été réduits de 7 milliards.

De l’argent, il y en a


Depuis la crise de 2008, les patrons sont repartis à la course aux profits, mis à mal par la crise des banques et la récession. L’État a renfloué les banques à coup de centaines de milliards, puis imposé l’austérité au nom de la dette. Au total, les travailleurs passent trois fois à la caisse : comme contribuable, comme victime des coupes budgétaires et comme salariés subissant la perte de pouvoir d’achat. En clair, les entreprises et les actionnaires sont en train de se refaire une santé sur notre dos. L’annonce des augmentations de salaires des patrons du CAC 40 en est un dernier exemple. Au total, en 2010, ces 40 patrons se sont partagé 93, 3 millions d’euros. Soit l’équivalent du salaire annuel de plus de 6 000 salariés payés au Smic.


Ce n’est pas l’argent qui manque pour augmenter l’ensemble des revenus de 300 euros net pour tous et toutes, pour qu’aucun revenu ni minima social ne soit inférieur à 1 500 euros net, que l’on soit au chômage, en activité ou à la retraite. Il suffit de prendre l’argent où il est, c’est-à-dire dans les poches du patronat et non dans celles des pauvres. Pour cela, il faudra un sacré rapport de forces en faveur du monde du travail, c’est certain. Préparons-nous dès maintenant à un nouveau « tous ensemble », répandons l’idée autour de nous qu’il y en marre des bagarres isolées. Les patrons ne lâcheront rien sans qu’on leur fasse suffisamment peur. C’est bien un nouveau partage des richesses, imposé par nos luttes, que nous revendiquons.

 

Sandra Demarcq

Partager cet article
Repost0
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 15:32

 



 

Lire Aussi

Le leader du NPA a annoncé jeudi qu’il ne se présenterait pas pour la troisième fois à l’élection présidentielle en 2012 (lire notre article). Il s’en explique à Mediapart et revient sur les difficultés de sa jeune organisation, les révolutions arabes ou l'affaire des quotas qui secoue les instances du football français.

Pourquoi avoir choisi ce moment pour annoncer votre non-candidature à l'élection présidentielle ?

C'est sans grande surprise! J'ai toujours expliqué que je n'avais pas vocation à me ranger dans la case de l'éternel candidat d'extrême gauche. Je m'étais déjà posé la question en 2007, notamment à cause de la personnalisation à outrance et du regard qui, au fur et à mesure, a changé par rapport à «la surprise» que je pouvais incarner en 2002. Or, c'est aussi de cette surprise que dépend le message politique que l'on veut véhiculer : contester aux politiciens, chaque fois qu'il le faut, leur mainmise sur nos destinées.

A la fin du mouvement sur les retraites, nous avons fait la proposition d'une candidature unitaire de rassemblement anticapitaliste qui n'a pas eu grand succès, notamment auprès des autres partis. Les interrogations du NPA devenaient donc plus pressantes sur mon éventuelle candidature, et il a fallu y répondre, ne serait-ce par correction vis-à-vis des militants à qui j'ai des comptes à rendre. Mais aussi pour permettre au NPA de prendre le temps de se retourner et de choisir un ou une autre candidat(e).

 


N'avez-vous pas peur de contribuer à la fragilisation du NPA?


 

Je ne l'envisage pas du tout comme ça. Je comprends que ma décision soit un peu déstabilisante au début, mais c'est la seule décision salutaire – y compris sur le court terme. C'est la possibilité pour le NPA de se retrouver sur son «ADN politique commun» plutôt que sur un nom familier. C'est aussi, pour moi, une occasion de représenter publiquement le NPA, mais différemment. Je sais bien que de nombreux militants au NPA, et notamment au sein de sa direction, ne partagent pas ma décision. En s'écartant d'un chemin balisé, on prend toujours des risques. Mais la politique, c'est l'art de savoir en prendre, surtout quand on est révolutionnaires. Sans quoi, on sombre dans des travers conservateurs qu'il faut laisser aux autres partis.

 

Vous parlez du regard qui a peu à peu changé sur votre candidature. Cela parasitait-il le message du NPA?


 

C'est inévitable. Quand tu commences à arborer l'étiquette «vu à la télé», que tu t'incrustes durablement dans le petit écran, au bout d'un moment, les idées ou les combats que tu es venu défendre s'effacent au profit d'une certaine routine. Le travailleur qui part à l'assaut de la politique, avec son organisation, devient un jour celui qui fait de la politique, tout en continuant à travailler et, au fur et à mesure, devient celui qui fait de la politique tout court. Chaque jour que je distribue le courrier, quelqu'un m'arrête pour me dire: «Alors, vous travaillez vraiment?!»

 

La politique est considérée comme une valeur marchande. C'est le bilan d'échec du mouvement ouvrier dans son ensemble. Pendant longtemps, les figures du mouvement ouvrier étaient des salariés qui tenaient tête aux politiciens professionnels, à l'époque tous de droite. Petit à petit, la gauche s'est institutionnalisée, jusqu'au moment où elle a envisagé la politique comme étant un métier. La majorité de l'opinion s'est finalement habituée à cette idée ; c'est là le premier rempart qui éloigne les classes populaires de la scène politique, laquelle lui semble, du coup, inaccessible. C'est à nous de déranger les choses sur ce plan, et d'être en adéquation avec nos convictions.

 

Vous estimez que ce désistement peut permettre de relancer le NPA?


Parfois il faut se faire violence pour poser les débats politiques essentiels, et se donner les moyens de les régler. Dans le cadre de l'échéance précise qu'est la présidentielle, il ne faut pas évacuer ces problèmes politiques en pensant trouver un quelconque substitut. Ce substitut, c'est la commodité, la routine, une certaine sécurité et, aussi, le sentiment d'être représenté quoi qu'il arrive, j'en suis conscient. Mais on ne peut pas faire des sondages un élément de décision politique. Pas nous... Ou alors j'y perds mon latin.

 

N'est-ce pas là en fait votre première décision de chef de parti. Un rôle pas vraiment assumé, notamment au dernier congrès, où vous étiez resté en retrait par rapport aux tensions et à l'absence de majorité de la direction sortante?


D'autres, au sein du NPA, ont pensé au contraire que j'étais trop intervenu. Chez nous, il n'y a pas de chef, pas de secrétaire général. Porte-parole, c'est une fonction militante comme les autres, qui doit tourner, comme lors de la Commune de Paris. C'est notre héritage politique. On s'en revendique tous, alors il faut l'appliquer. C'est ce qui nous différencie des autres partis, y compris des partis de la gauche radicale où certains prétendent qu'il vaut mieux taper du poing sur la table et après, qui m'aime me suive. Sur le court terme, c'est peut-être plus payant et efficace. En revanche, sur le moyen et long terme, c'est destructeur.

 

Il faut se caler sur le temps long du débat démocratique à la base, réapproprié collectivement à l'épreuve des échéances réelles. Et ne pas subir la dictature du temps immédiat! On sait que le temps médiatique n'est pas le temps politique, que le temps politique n'est pas le temps social, et que le temps social n'est pas forcément le temps quotidien du degré de conscience des classes populaires.

 

Actuellement, c'est plus tentant d'entendre un mec qui dit: «Votez pour moi, je vais régler tous vos problèmes », plutôt que celui qui déclare: «Je me présente pour vous dire que tout le monde doit s'y mettre un peu.» Montrer qu'un postier de 27 ans pouvait tenir tête à des politiciens professionnels, c'était une vraie démonstration, et pas seulement subversive; c'était aussi un point d'appui pour les convictions que nous défendons au quotidien. Perpétuer cette démonstration, c'est continuer de surprendre.


Vous concluez votre courrier sur les révolutions arabes. Dans quelle mesure vous ont-elles influencé?


Les vents des révolutions arabes soufflent sur la situation politique internationale et ils ont pesé, en partie, sur ma décision. J'ai vu, quand je suis allé en Tunisie et en Egypte, que les révolutions n'avaient pas besoin de leader, de substitut ou d'avant-garde autoproclamée. Que le peuple fait bien irruption sur la scène politique et que c'est justement pour cela que nous militons. Et nous, ici et maintenant, c'est ce que nous devons faire à notre échelle.

D'avoir entrevu ces révolutions m'a conforté dans l'idée que j'avais du décalage de la classe politique française, même de gauche, avec ces événements fondateurs. Comme l'a dit Brigitte Fontaine: «Tout le monde se révolte autour de nous, les pays arabes, musulmans et nous, on est comme des cons, on attend les élections de 2012.» Certes, le degré d'effervescence sociale et politique est loin d'être le même. Mais il y des passerelles entre ce qui se passe dans les pays arabes et ce qui arrive en Europe, et en France. Je ne suis pas particulièrement pessimiste. Je suis conscient du reflux que connaît actuellement le mouvement ouvrier, mais nous subissons une crise structurelle du capitalisme qui produit beaucoup d'éléments contradictoires qui pourraient bien tourner dans le bon sens. Il y a un espace pour les anticapitalistes sincères, et donc pour le NPA.

 

Mais dans la gauche radicale, d'autres estiment aussi que la première nécessité est l'efficacité électorale pour battre Sarkozy?


La question, c'est d'abord: quel type de pouvoir veut-on construire? Un des bilans des révolutions arabes, c'est justement que la révolution ne se fait pas que par les urnes. Par ailleurs nous n'avons jamais opposé les deux, à la différence de ceux qui n'évoluent que dans le cadre institutionnel.

 

Nous pensons simplement que l'irruption révolutionnaire peut aussi se produire hors des échéances électorales. On a toujours reconnu, par exemple, qu'une situation révolutionnaire était née des résultats électoraux au Chili, en 1973. On ne veut pas opposer les processus révolutionnaires les uns aux autres. Mais il faut, à chaque fois, garder la même boussole politique : propulser le mouvement du bas de la société pour, au final, que cela soit bien la base qui change la société. Si ce n'est pas le peuple qui prend le pouvoir, c'est mort. Ce n'est pas à un parti, à une coalition de partis ou à un leader de s'en emparer. C'est au peuple. Le passé – et le bilan de la contre-révolution russe – l'a montré. Il faut donner des garanties politiques pour empêcher que les partis ne se substituent aux révolutions et installent des bureaucraties pour les transformer en contre-révolutions.

 

 

Donc le débat n'est pas entre ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui le refusent: non, la question est de savoir qui accède au pouvoir, qui le contrôle et qui le garde. Il y a un espace politique en France pour une gauche radicale d'en bas, autogestionnaire, antibureaucratique et antiautoritaire.

 

Quel bilan tirez-vous de ces dix années de porte-parolat, d'abord à la LCR, puis au NPA?


C'est trop tôt pour le dire. Le contexte social et politique a changé. On aborde une nouvelle période. Les révolutions arabes sont le point de bascule : il y a maintenant des éléments de crise politique dans la mondialisation capitaliste, qui ne sont plus seulement des éléments de crise économique, sociale et environnementale. Cela suscite une course de vitesse entre l'extrême droite populiste d'un côté et, de l'autre, l'alternative anticapitaliste. Au-delà de nos frontières. Cependant, dans cette nouvelle période, les révolutions arabes ouvrent à nouveau ce que le révolutionnaire Auguste Blanqui nommait le «chapitre des possibles».

 

En France, pour l'heure, nous traversons une période de reflux politique. Certains s'étonnent que le Front national revienne en force. Or le mouvement ouvrier, dans son ensemble, n'a pas pris la responsabilité de mettre K.-O. le gouvernement, lors de la mobilisation sur les retraites, en appelant à une grève générale. Bien sûr, la grève générale ne se décrète pas. Il n'empêche qu'une partie de la gauche n'a pas assumé le caractère politique du bras de fer, par peur de sortir du cadre institutionnel.

 

Finalement, à la place de la gauche radicale, on retrouve le FN...


Les travailleurs portent toujours en eux la colère, mais ils la vivent dorénavant individuellement et, en général, l'orientent dans la mauvaise direction. Certains estiment qu'en votant pour Le Pen, ils vont tout faire exploser, ils vont flinguer le système, alors qu'en réalité, ils ne vont rien flinguer du tout. Ils brandissent une arme à l'envers. Lorsqu'ils vont appuyer sur la détente, c'est sur eux-mêmes qu'ils vont tirer.

Ces dix dernières années, on a vu aussi la progression des idées anticapitalistes : on voulait créer des majorités d'idées sur la répartition et le contrôle des richesses, l'augmentation des revenus ou l'interdiction des licenciements. Ces thèmes sonnaient comme des gros mots en 2002, aujourd'hui tout le monde en parle. Cela veut dire qu'on a marqué des points.

 

Continuer sur cette voie est le meilleur remède contre la montée du Front national. Lors des grandes mobilisations sociales, l'extrême droite est systématiquement rabattue à sa vraie place : le camp d'en face, celui des réactionnaires. C'est la limite de la démagogie de Marine Le Pen. Quand la classe ouvrière ou la jeunesse se dressent, le Front national n'est pas avec mais contre eux. Dans l'action réelle de la lutte des classes, il y a deux camps ; et le FN est incontestablement dans le camp adverse.

 

Mais en 2002 déjà, le Front national était puissant, et même au second tour de la présidentielle, et depuis, toutes les réformes dites sociales de la droite ont été adoptées. La situation a-t-elle vraiment changé ?


Certes. Mais aujourd'hui, quand le Front national chasse les voix dans les classes populaires, il le fait sciemment, avec démagogie, sur des thématiques anticapitalistes. Le FN ne se sent plus de séduire sur des thématiques libérales, comme le faisait Le Pen père. C'est quand même la marque de l'air du temps. L'extrême droite se réapproprie des thématiques à la fois nationales et sociales, selon un logiciel qui s'inspire plus des années 1930, que de la période post-Algérie française. Dans les années 1930, c'est bien l'irruption de la classe ouvrière sur la scène politique par ses luttes qui a fait reculer l'extrême droite française.


Comment expliquez-vous les diffic  ultés du NPA?

Les aléas et les fluctuations de la vie sociale et politique, nous les subissons de plein fouet, précisément parce que nous ne sommes pas des politiciens professionnels. Quand il y a un reflux politique, il est d'abord vécu dans les consciences. La majorité s'en remet alors aux échéances institutionnelles, avec l'idée selon laquelle «on ne peut plus, nous, simples anonymes, influer sur le cours des choses», alors on s'en remet aux professionnels de la politique pour agir à notre place. C'est en contradiction avec ce que nous sommes et ce que nous défendons.

 

Il y a aussi des débats que le NPA peine à trancher, comme celui de la laïcité...


Quand le NPA se sera retrouvé sur son positionnement politique global, il pourra reprendre sereinement certaines discussions. Ce débat sur la laïcité est un marqueur profond de la vie politique française et il se posera à nouveau. Nous devrons alors trouver un point d'équilibre entre laïcité, féminisme et islamophobie, qui devient progressivement aussi une donnée profonde de la vie politique française. De ce point de vue, les révolutions arabes nous apportent aussi beaucoup. Les féministes tunisiennes, par exemple, considèrent que la laïcité ne se négocie pas face à l'intégrisme religieux, mais elle ne saurait être le nouveau cheval de Troie de l'islamophobie.

 

Vous évoquez les difficultés du NPA à trouver son positionnement politique. Pourquoi l'a-t-il a perdu?


Le NPA s'est cherché, il se cherche encore un peu. Pour apprendre à marcher, il faut apprendre à tomber par terre. Les réalités politiques sont parfois contradictoires. Le salut ne peut être que dans la synthèse de la gauche sociale et de la gauche politique. Et ne pas penser qu'il faut plus de social ou plus de politique. Ce n'est pas faire plus de luttes, ou plus d'électoral, ce n'est pas revendiquer plus de grèves générales ou imaginer que les partis sont les seuls intermédiaires politiques existants. Non, il s'agit de faire une vraie synthèse entre les deux.

 

La mort de Daniel Bensaïd, il y a plus d'un an, n'a-t-elle pas eu une influence sur la vie du mouvement, expliquant une part de ses difficultés?


C'est compliqué d'évoquer Daniel, car les sentiments personnels se mêlent aux sentiments militants. Symboliquement, lorsque Daniel est mort, une page s'est tournée et cela a représenté beaucoup de choses pour nombre d'entre nous. A la fois dans l'absence politique que cela a suscité sur les terrains des réflexions stratégiques, mais aussi dans le fait qu'il a fallu se prendre en mains et s'atteler à la tâche. Personne ne se sent l'envergure de Daniel. Son regard, son point de vue sur le monde nous manque cruellement. Pour autant, il nous a légué des cadres de réflexion, une «galaxie Bensaïd» que l'on veut entretenir. Daniel disait souvent qu'il fallait prendre de la hauteur face à la dictature de l'immédiat, et que rien n'était jamais définitif: «Il faut laisser l'infini aux mathématiciens et l'éternité à Dieu, s'il existe...»

 

Les bases que nous devons insuffler au NPA doivent, plus que jamais, être révolutionnaires et internationalistes ; des bases qui s'inscrivent dans notre filiation marxiste. Pas celle d'un marxisme figé et froid mais, au contraire, d'un marxisme ouvert, en mouvement et en perpétuelle refondation. C'est ce qu'ont commencé à faire la Société Louise-Michel ou la revue Contretemps, en faisant avancer des réseaux à tâtons, ce qui constitue un premier pas. La réflexion théorique est un terrain d'intervention politique en tant que tel. Pendant de longues années, on a délégué la réflexion. A partir du moment où cela n'existe plus, il faut se réorganiser. Aujourd'hui, la réflexion stratégique est le vrai enjeu, bien avant les questions de représentation. On avait dit que le NPA serait un outil qui apporterait sa contribution à la refondation programmatique. Cela reste à faire.

 

Pour finir, en tant que joueur et amateur de foot, que vous inspire «l'affaire des quotas»?


Que je vais peut-être pouvoir prétendre à la succession de Laurent Blanc (Rires.)... Plus sérieusement, on voit bien comment un climat nauséabond pénètre tous les secteurs de la société, y compris le foot. Au lieu d'avoir une FFF qui combat le racisme dans les stades, volontairement ou pas, il semblerait bien qu'elle l'alimente elle-même avec ses quotas.

 

Sur le terrain du racisme, la grande victoire du FN est qu'une majeure partie de la classe politique est désormais convaincue que l'immigration est un problème. Beaucoup pensaient sincèrement que le monde du foot était encore un lieu préservé de toutes formes de discrimination. Beaucoup ne veulent pas y croire. Mais il y a aussi un fond politique, sur le thème du «on ne peut plus rien dire» sans être aussitôt taxé de racisme. Mais si t'as le droit de tout dire sur ce terrain, alors j'ai le aussi le droit de te dire que ce que tu racontes, c'est de la merde !

Il y a quinze ans, il y avait encore une digue morale, qui ne menaçait pas de sauter, ou qui résistait davantage. On disait alors que le FN n'était pas un parti comme les autres et que le problème, c'était le racisme, pas l'immigration.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 13:25

 



Partager cet article
Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 12:18
olivier_besancenot_reference.jpg
Dans un courrier adressé à l'ensemble des militantes et militants du NPA, notre camarade Olivier Besancenot indique qu'il ne souhaite pas se présenter une nouvelle fois à l'élection Présidentielle et en explique les raisons.
Le NPA sera présent à l'élection Présidentielle mais n'a pas encore décidé de la forme de sa présence. Il a entamé une démarche de rassemblement anticapitaliste dont nous rappelons les termes ici.
Cette démarche se poursuit et sa direction nationale (CPN - Conseil politique national), qui se réunira les 14 et 15 mai prochain, fera le point.
Lors de sa précédente session, le CPN avait enregistré le retrait du porte parolat d'Olivier Besancenot et désigné deux nouvelles porte paroles, Myriam Martin et Christine Poupin. Voir ici.
Voici le contenu du courrier d'Olivier Besancenot :
« Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
Défiez vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables…
Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. »
Appel du comité central de la Garde nationale de la Commune de Paris, le 25 mars 1871.

Camarades,
Je ne serai pas le candidat du Nouveau parti anticapitaliste à l’élection présidentielle de 2012. Il s’agit d’une décision politique que j’assume. Et si je souhaite aujourd’hui passer le relais à un(e) de nos camarades, je ne renonce pas à m’impliquer, bien au contraire, dans tous nos combats. Je revendique plutôt la possibilité, pour le NPA, de se lancer sur de nouvelles bases, conformes au projet d’émancipation qui, plus que jamais, m’anime.

Tout d’abord, je voudrais profiter de cette lettre pour remercier toutes celles et tous ceux qui, au NPA – à la LCR auparavant –, ont participé activement au travail collectif qu’a nécessité le porte-parolat que j’ai assuré ces dix dernières années. À tous les camarades des sections locales qui ont collé des affiches, distribué des tracts, organisé les meetings (et qui, toujours, nous ont accueillis chez eux à bras ouverts), aux chasseurs de signatures en 2002, puis en 2007, ainsi qu’aux camarades de la direction qui ont planché sur les argumentaires, l’orientation, la communication, la protection, à tous j’aimerais vous dire merci. Ce travail d’équipe m’a appris et apporté énormément tout au long de cette drôle d’expérience militante qu’est le porte-parolat.
J’ai essayé, pour ma part, de mouiller la chemise sans compter pour faire connaître à un public large nos idées et nos convictions. Et cette chemise, je compte bien la mouiller encore demain pour porter notre programme, notre action et notre voix. Les militants du NPA et, plus généralement, toutes celles et tous ceux qui se battent pour changer le monde pourront compter sur mon engagement.

Il s’agit d’une décision politique assumée, donc, et sans grande surprise. Il y a quelques années déjà, j’avais clairement prévenu que je ne comptais pas prendre un abonnement à l’élection présidentielle, parce que je n’aspirais pas à en être l’éternel candidat d’extrême gauche. Depuis de nombreux mois, je fais aussi partie de ceux qui mettent en garde notre parti contre les risques politiques de la personnalisation à outrance. Que les idées s’incarnent ponctuellement dans un contexte social et politique déterminé, ou qu’il faille déléguer la tâche militante de la représentation publique, par un mandat précis et limité dans le temps, est une chose. Jouer des ambiguïtés du système politique et médiatique pour se substituer à l’action militante réelle au sein de la lutte de classe, en est une autre.


Nous militons quotidiennement, dans nos entreprises, dans les luttes, au moment des élections, pour défendre la perspective d’une société enfin débarrassée de l’aliénation, de l’exploitation et de l’oppression. L’affranchissement vis-à-vis des servitudes contemporaines implique obligatoirement une rupture avec le système actuel. Cette rupture présuppose une implication populaire croissante dans la vie politique. Autant que faire se peut, cette rupture doit intervenir ici et maintenant, sans la remettre à demain et à ses bouillonnements révolutionnaires prometteurs.


Cela signifie qu’ici et maintenant, nous appelons, sans relâche et en conscience, tous les anonymes à s’approprier leur destinée. Voilà pourquoi nous exaltons systématiquement les classes populaires à faire irruption sur la scène politique en brisant les enceintes dressées par les politiciens dans le but de nous tenir à distance de l’arène, là où se jouent nos vies. Partout où nous intervenons, nous portons ce message original et subversif : dans les quartiers populaires, les entreprises, les lycées, les facs, sur les marchés, dans les manifs, pendant les élections. Ce message tout terrain qui est la marque de fabrique de notre parti, nous ne devons pas le ternir au nom d’un quelconque « réflexe » électoral.

Nous avons su créer la surprise lorsque la LCR a eu l’audace de présenter un jeune travailleur, un postier, à l’élection présidentielle de 2002. Continuons de surprendre en présentant aujourd’hui d’autres anonymes lors de ces échéances ; cela soulignera d’autant ce que nous sommes réellement : un outil collectif et hétéroclite. S’efforcer de perpétuer la démonstration selon laquelle nous n’avons pas besoin des politiciens pour nous exprimer, comprendre et proposer, est un acte progressiste. Se rassurer en pensant « jouer la sécurité » serait céder, au contraire, à des instincts « conservateurs » pernicieux qu’il faut laisser aux autres. Or, nous n’envisageons pas l’activité politique comme les autres partis.


Ce serait aussi, à mes yeux, une contradiction intenable : nous dénonçons un système où la politique est devenue une valeur marchande d’un côté, et de l’autre, nous commencerions involontairement à nous intégrer dans le décor politique traditionnel en incrustant notre mouvement et nos idées dans la case « candidat rituel à l’élection présidentielle » de notre téléviseur. C’est risquer, à terme, de nous transformer en caricature de nous-mêmes, voire en alibi du système.

Comme à chacun d’entre vous, cette vision m’est personnellement insupportable. Je ne veux pas avoir le sentiment de faire partie du personnel politique traditionnel aux yeux du large public, qu’à notre mesure nous influençons depuis quelques années. Le fait de mener une activité professionnelle à la Poste – activité que je n’ai jamais lâchée – n’est pas, sur le long terme, un sérum assez puissant pour contrecarrer la dynamique consensuelle qu’impose la joute électorale et médiatique à répétition. Le jeune travailleur parti à l’assaut de la politique en 2002 est inéluctablement devenu, en 2007, celui qui « fait de la politique tout en continuant à travailler » et probablement quelqu’un qui « fait de la politique tout court » en 2012. Militant je suis, militant je veux rester. Me libérer de cette contradiction est la meilleure garantie, pour moi, de continuer à porter le combat du NPA sur la scène publique, mais différemment.

Aussi je vous demande d’être solidaires de ce choix, en le comprenant comme la volonté que le NPA puisse enfin se retrouver. Se retrouver non pas sur un nom familier mais sur une identité collectivement réappropriée. Qu’il puisse se déployer sur des bases plus conscientes et plus constantes. Plus conscientes de la nécessité de porter un projet révolutionnaire, internationaliste, vivant et ouvert, qui le maintienne à distance du système actuel. Plus constantes dans son action globale au quotidien, en intervenant sans relâche dans les entreprises, les quartiers, la jeunesse et en animant activement les réseaux de résistance du mouvement social – syndical, antiraciste, écologiste, féministe…


L’élection présidentielle aura lieu dans un an. Cela nous laisse le temps de la préparer et faire de 2012 une étape majeure dans cette refondation.


Je suis prêt, dès à présent, à m’investir à 100 % pour que notre parti, le NPA, puisse effectivement se présenter à la prochaine présidentielle et à épauler de mon mieux notre candidat(e) durant la campagne. Car il faut continuer à nous adresser à des millions de personnes et ne pas se refermer en vase clos. Les moments de reflux que le mouvement ouvrier traverse en France ne doivent pas masquer le caractère instable de la situation politique liée à la crise globale que traverse le capitalisme depuis trois années.
Les révolutions arabes le prouvent : les vents de l’histoire sont changeants et peuvent tourner rapidement.

Salutations révolutionnaires,
Olivier

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg