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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 11:52

melenchon1

Par Ingrid Hayes et Samy Johsua


Le congrès annuel du Parti de gauche va s'ouvrir sur une belle ambiguïté.

 

Popularisée par Jean-Luc Mélenchon, la "révolution par les urnes" est censée porter la même radicalité que Besancenot (la révolution)… tout en étant réaliste. La révolution, la vraie, c'est fini n'est-ce pas ? Après l'échec des révolutions du siècle passé admettons honnêtement que la question se discute. Alors vive la "révolution par les urnes" ? Holà ! Qu'on prouve fausse l'affirmation que ce fromage est du roquefort implique… que ce n'en est pas. Mais si on affirme que c'est du gruyère, il faut le prouver à nouveau frais. Le difficulté d'en faire la preuve dans le livre Qu'ils s'en aillent tous montre que ce n'est pas chose aisée.


Laissons de côté les pays lointains où les conditions sont très différentes. Où donc nos camarades du Parti de gauche, avec qui nous partageons nombre de combats de tous les jours et c'est heureux, ont-il vu possible une "révolution par les urnes" dans notre beau pays de France ? Aucune des Républiques successives, y compris la première, chère à Mélenchon, ne s'est installée par "les urnes". Des révolutions, de tout type (ratée, réussie, inachevée, réprimée), on n'en manque pas. "Par les urnes", pas une seule. On a eu en revanche trois secousses brutales en 80 ans : juin 1936, 1944, mai 1968. On peut les relier à l'essentiel des grandes conquête sociales.


Le Front Populaire, 1936. La droite perd les élections. "Modération" dit Blum ! Mais la grève démarre, s'étend, puis explose. C'est d'elle (et d'elle seule) que procèdent tous les succès sociaux, dont les fameux congés payés et la semaine de 40 heures qui n'étaient pas dans le programme du front électoral de gauche.


La Libération. Tous les acquis sociaux sont contenus dans le programme du Conseil national de la Résistance. Loin "des urnes", il lui a fallu une guerre mondiale (excusez du peu) et la Résistance. Certes, il ne s'agit pas d'un programme socialiste. Mais il prévoit quand même, entre autres, la nationalisation de l'énergie, des assurances et des banques, la création de la Sécurité sociale, le droit de vote pour les femmes. Et ces points seront engagés dès la mise en place du gouvernement, et avant toute élection.


Mai 68. Qui se souvient que les élections de juin 1968 ont vu un raz-de-marée historique en faveur de la droite ? Et en l'occurrence la mémoire populaire a raison. Elections ou pas, le "Joli mai" a bouleversé les consciences et les rapports de force, et, indépendamment même des maigres avancées des accords de Grenelle, le ton sera donné pour plus de dix ans. La poussée du mouvement des femmes arrachera le droit à l'avortement… d'un gouvernement de droite. Même la construction du PS d'Epinay et son succès de 1981 ne sont que les ombres portées du grand ébranlement.


Et au regard de ces succès historiques, qu'est-ce que "les urnes" ont apporté ? 1981 ? Allons… Soyons beaux joueurs et admettons des avancées notables (la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans que nous défendons aujourd'hui). Plus l'épisode singulier que constitue l'abolition de la peine de mort. Puis les longues années du renoncement, de la trahison des promesses, et enfin le basculement dans la gestion libérale dure. Et ceci jusqu'au gouvernement de la gauche plurielle. Fin, le 21 avril 2002, dans la catastrophe, pour cette "révolution par les urnes".


Sans doute pour ses partisans cet épisode n'est pas la "révolution par les urnes" attendue. Donc confirmation : la "révolution par les urnes" n'a jamais montré le bout de son nez. C'est en fait une recherche et un espoir pour le futur ? Bien irréaliste ! En effet : écoutez les discours de Blum, puis ceux de Dominique Strauss-Kahn ou de Martine Aubry. Vous sentez la différence ? Comment ce qui n'a pas été possible avec les socialistes de l'époque, entièrement dans le cadre "des urnes" évidemment, mais qui gardaient encore la référence prolétarienne au cœur, pourrait l'être aujourd'hui avec des sociolibéraux décomplexés, n'ayant toujours pas tiré le bilan des désastreuses années Mitterrand/Jospin ? D'où une conclusion têtue : la révolution, c'est… la révolution, bouleversement général impossible à imaginer dans les institutions en place. Et une autre conclusion qui ne l'est pas moins : si tu veux obtenir des réformes (pour peu qu'elles aient une certaine ambition), prépare la révolution !


Ainsi, même inaboutie, la mobilisation sur les retraites aura des effets majeurs dans le rapport de force avec le pouvoir. Le plus grave aurait été une défaite sans la lutte. Le défi a été relevé, et c'est de la plus haute importance. Or, au moment où se posait la question de l'extension sur le terrain de la grève, Jean-Luc Mélenchon, solidaire pourtant avec nous des grévistes, bataillait pour… les urnes, par un référendum cette fois-ci. Mais comment obtenir de M. Sarkozy un référendum qui évidemment n'aurait que confirmé le désaveu que montrait déjà la rue ? Si ce n'est justement… par la rue et la mobilisation sociale !

 

On n'en sort pas : la révolution par les urnes, à la mode référendaire en l'occurrence, c'est un couteau sans dents.

Il n'y a pas l'ombre d'un doute que dans un pays comme le nôtre, les élections sont d'une importance décisive pour l'expression des évolutions politiques et idéologiques. De même la présence institutionnelle y est un enjeu majeur. La combinaison de l'activité dans les deux sphères est à discuter, à redéfinir en permanence. Nul ne sait à quoi ressemblerait une révolution dans le futur. Certainement pas un coup de tonnerre dans un ciel serein, un "grand soir" qui n'a jamais existé dans aucune révolution passée. L'important dans ce débat est que dans tous les cas et de toutes manières, c'est en dehors de la sphère parlementaire que se joue le rapport de force principal. De ceci, en tout cas, le passé en atteste. On peut défendre que ce qui fut vrai est devenu faux. Mais de révolution par "les urnes", point.


Réactualisation de l'illusion réformiste, le "mélenchonisme" est mille fois préférable au réalisme froid des énarques socialistes. Mais pour ce qui est de changer de système, si le chemin qui mène à la Rome écosocialiste est difficile à tracer, celui de Mélenchon est à coup sûr une impasse.

Ingrid Hayes, Samy Johsua, membres du conseil politique du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/19/la-reactualisation-de-l-illusion-reformiste_1442471_3232.html

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:30
communiqué du NPA.

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Sur la défensive, Sarkozy a ressassé les misérables arguments entendus mille fois dans la bouche d'E. Woerth pour justifier la réforme des retraites.

 

Président des riches il n'a bien évidemment jamais envisagé un autre partage des richesses que celui existant aujourd'hui, très inégalitaire, pour financer une retraite à 60 ans à taux plein. Avec beaucoup de cynisme, il a osé soutenir que le recul de l'âge de la retraite allait relancer l'emploi et assumé d'avoir supprimé 125 000 emplois dans la fonction publique.


Cynisme également quand il a fait porter le chapeau de la stigmatisation des Roms sur la presse en niant ses propres déclarations et instructions qui ont déclenché la chasse aux Roms à partir du mois d'août.


Sarkozy veut continuer la politique de casse sociale en réduisant les dépenses sociales, en supprimant, dans le cadre de la loi Bachelot, des lits et et en fermant des services au point qu'il ne restera plus rien de l'hôpital public.

 

Il confirme son statut de président des riches en annonçant une réforme fiscale qui, en supprimant l'ISF, va une fois de plus les favoriser. Quant à la prise en charge de la dépendance, les pistes annoncées sont toutes des ponctions supplémentaires sur les revenus des personnes concernées et de leurs familles.


Même s'il doit reconnaître l'échec de son ministère de l'identité nationale, son rejet par de larges secteurs de la population, il confirme sa politique d'exclusion des étrangers avec de forts relents racistes et xénophobes.


Sarkozy, Fillon et son gouvernement, qu'il a qualifié lui même de "combat", annoncent très tranquillement qu'ils vont continuer à faire payer la crise à la majorité de la population. Relevons le défi et dans le prolongement de la mobilisation exceptionnelle de l'automne, continuons dans l'unité à résister.

Le 16 novembre 2010.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 12:26

 




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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:39

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En France, comme partout en Europe, les gouvernants de droite comme de gauche, « ceux d'en haut », veulent nous faire payer la facture de leur crise. Tous les moyens sont bons pour augmenter les  profits, protéger les privilèges d'une minorité.

 

Cadeaux fiscaux aux plus riches, gel ou baisse des salaires, démantèlement des services publics, suppressions massives d'emplois, licenciements, destructions des protections sociales : voilà la potion amère administrée pour soigner la grave maladie qui frappe le système capitaliste. Confrontés à une crise écologique qui menace les ressources, la bio-diversité et l'avenir de l'humanité, les puissants de ce monde se lancent dans un capitalisme vert qui ne résoudra rien et n'a pour but que de trouver de nouveaux marchés.


 En France, la loi sur les retraites est l'acte 1 d'un plan d'hyper-austérité. En prétextant les sauvegarder, il s’agit en réalité de détruire les retraites par répartition et, au-delà, le système de Sécurité sociale basé sur la solidarité, pour libérer les fonds qui «dorment ». De quoi ravir tous les profiteurs et, en premier lieu, le dirigeant du groupe Malakoff-Médéric : Guillaume Sarkozy.


 Seulement voilà, des millions de jeunes, de travailleuses et de travailleurs, de précaires et de chômeurs, ont résisté. La mobilisation que nous avons vécu a été exceptionnelle, par sa durée et sa radicalité. Manifestations multimillionnaires répétées, blocages et grèves reconductibles se sont conjugués pour faire face à l'offensive antisociale. L'ultra majorité de la population a été vent debout contre les parlementaires de droite, la clique de ministres et leurs chefs, Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot.


 Oui, c'est dans la rue que se trouvent la lucidité, la dignité, la légitimité ! Pas au Parlement, à Matignon ou à l'Élysée !


 A la destruction, nous répondons mobilisation ! Au projet de  loi contre les retraites, nous avons massivement répondu retrait ! A sa promulgation, nous répondons abrogation ! La colère sociale est durable.


 Au-delà des grandes journées décidées par l'intersyndicale, des équipes syndicales, des secteurs radicaux significatifs du mouvement social ont poussé pour organiser l'affrontement. Le NPA a participé à ce mouvement. Chacun voit bien que pour gagner, pour faire reculer le patronat et le gouvernement et pas renégocier leurs réformes, il faut aller plus loin. Il fallait et il faudra la grève générale reconductible. Le mouvement de blocage de l'économie, la grève des raffineries, des transports ou des ports ont montré la force du mouvement social. En nous y mettant toutes et tous, la peur et la crainte de l'avenir peuvent changer de camp et le pouvoir être à genoux. C'est cette voie qu'il faut suivre.


 Destruction des droits sociaux, mensonge, violence, répression, atteinte au droit de grève, déni de démocratie, collusion d’intérêts, la Sarkozie est ultra nocive et nous sommes des millions et des millions à en avoir vraiment ras-le-bol ! Le renforcement de l'action dans nos lieux de travail par des syndicats combatifs est évidemment à l'ordre du jour.


 Vouloir les virer tous le plus vite possible invite aussi à débattre en terme de programme et de pouvoir. C’est un débat qui n’est pas confiné aux mouvements politiques existants mais qui intéresse massivement celles et ceux qui sont engagés dans le mouvement.


 Le Parti Socialiste était présent aux manifestations – et c’est tant mieux –, mais pris dans une contradiction insoluble. La position du PS ne se différencie pas fondamentalement de celle du pouvoir sur la question des retraites comme le montre, par exemple, le vote de ses parlementaires  pour l'allongement de la durée de cotisation. Entièrement situé dans le cadre de l’économie de marché, le programme du PS est une autre façon de faire payer la crise à la majorité de la population.


 La véritable rupture suppose que la société soit organisée pour satisfaire les besoins sociaux fondamentaux et échapper aux intérêts privés d'une minorité d'actionnaires et de banquiers. Ces besoins doivent être garantis  santé publique, éducation, logement, protection sociale, droit à un vrai salaire, à l'emploi et mise hors la loi des licenciements.


 Cette rupture suppose la mise en œuvre d’un programme anticapitaliste, l’appropriation sociale des grands moyens de production et financiers, la répartition des richesses, la protection des ressources et la rupture avec les institutions.


 Le seul gouvernement utile sera un gouvernement appliquant une telle politique, avec des structures de décision politique démocratiques, organisées pour et par la majorité de la population.


Une telle perspective n'est évidemment pas compatible avec le programme, la stratégie du PS et sa perspective d'alternance gouvernementale de 2012.


 C’est pourquoi le NPA en appelle au regroupement pour construire et imposer l’alternative anticapitaliste. Nous proposons que toutes  celles et ceux qui luttent et ne lâchent rien, jeunes, salariés, précaires, chômeurs, retraités, équipes de militantes et des militant radicaux du mouvement social, formations engagées dans la lutte en débattent  ensemble pour avancer dans cette voie.


 Conseil politique national du NPA,

Le 14 novembre 2010


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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 14:19
Congres
Déclaration d'Olivier Besancenot :

 

Le remaniement n'en est pas un. Affaibli par l'impact de la crise économique, politique et sociale et par des semaines intenses de luttes contre sa réforme sur les retraites, Sarkozy n'a plus de marge de manœuvre dans son propre camp et doit reconduire son premier ministre François Fillon.


C'est une mascarade et une provocation.


Une mascarade car ce feuilleton, au « suspens » entretenu par Sarkozy lui-même, n'aboutit à aucune surprise. Le slogan du gouvernement, c'est : « on ne change pas une équipe qui perd en légitimité ».


Une provocation, car, tout amoindrie qu'elle est, la droite envoie le signal d'un gouvernement qui va continuer à vouloir imposer son train de contre-réformes libérales sans attendre la prochaine échéance électorale de 2012 pour s'atteler à la tâche. Le mouvement ouvrier, la gauche sociale et politique doivent comprendre l'ampleur de cette provocation.

 

Le gouvernement reconduit sa politique. A nous de reconduire les résistances sans attendre 2012.


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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:01

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 13:06


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La phase du mouvement consistant en des journées de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites s’achève. Mais la colère contre le gouvernement et les patrons demeure élevée. La résistance pourrait désormais prendre d’autres formes, mais une chose est sûre, ces mobilisations laisseront des traces.

La huitième journée de mobilisation, le 6 novembre, n’a pas été, et de loin, un enterrement, même de première classe. Avec plus d’un million de manifestants contre la réforme des retraites mais aussi contre la politique globale du gouvernement et du patronat, elle confirme une nouvelle fois qu’il n’y pas de résignation. Bien sûr, cette nouvelle journée de mobilisation a rassemblé moins de monde que la précédente le 28 octobre, elle-même en dessous des manifestations des 12 et 19 octobre. Mais la participation est restée très élevée, très combative et radicale.


L’intersyndicale réunie le 8 novembre a décidé d’appeler à « une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes », le 23 novembre prochain. Ce nouveau rendez-vous qui aura lieu après la promulgation de la loi par Sarkozy, clôt une phase du mouvement cadencée par les jours de grèves et de manifestations mais surtout marquée par la participation de différents secteurs, des blocages, des actions locales, intersyndicales et interprofessionnelles intenses.


La fin de cette phase est loin d’être celle du mouvement et de la colère sociale qui s’est exprimée depuis plus de deux mois. Si la mobilisation dure depuis si longtemps, c’est que le ras-le-bol de la politique gouvernementale et patronale est général.


Il s’est bien sûr exprimé contre la réforme des retraites mais pas seulement. La colère vise aussi la dégradation des conditions de travail, la productivité qui ne cesse d’augmenter, les licenciements, les suppressions de postes, le développement de la précarité, du chômage et des bas salaires.

 

La révolte concerne également ce « président des riches » qui demande toujours aux mêmes de se serrer la ceinture alors que les profits explosent et que l’État reverse 32 millions d’euros à Bettencourt, au moment même où les caisses sont soi-disant vides pour nos emplois, nos salaires et nos retraites. C’est tout cela qui a poussé, pendant plusieurs mois, dans la rue et dans les grèves, des millions de salariéEs, de jeunes, de précaires, de retraitéEs qui ont bien compris que derrière cette nouvelle contre-réforme des retraites, l’objectif de Sarkozy et du Medef est bel et bien de faire payer la crise à la majorité de la population.


Il faut noter que ces dernières semaines ont sonné le réveil de la combativité ouvrière. La mobilisation a permis de tisser des liens extrêmement forts entre des équipes syndicales de différents secteurs, a vu l’arrivée sur le terrain des luttes d’une nouvelle couche du salariat, d’une nouvelle génération. Dans de nombreuses villes, de véritables interpro locales se sont mises en place avec des actions multiformes pour se rassembler, s’adresser à d’autres, sortir de son milieu, de son entreprise. De telles initiatives doivent se poursuivre et permettre de renforcer ces liens précieux pour l’avenir. Bien que les directions syndicales n’aient pas été débordées, que l’intersyndicale n’ait pas organisé l’affrontement mais géré le niveau de la mobilisation, le mouvement a pu exister et être si fort grâce aux équipes syndicales qui en ont été le cœur. En deux mois, l’expérience cumulée est colossale et laissera incontestablement des traces qui peuvent se traduire, dans les semaines qui viennent, par des grèves pour les salaires, les effectifs, les conditions de travail.

Le mépris de Sarkozy


Sans surprise, malgré ce mouvement inédit regroupant des millions de manifestants et de grévistes, Sarkozy est resté droit dans ses bottes et a imposé sa réforme. Mais cela s’est fait au prix d’un discrédit puissant de sa politique et d’une grande très grande impopularité. Et si, officiellement, il veut continuer à « agir jusqu’au bout », les classes dirigeantes savent désormais à quoi s’attendre dans le cas où elles voudraient faire passer le reste de leurs mesures (coupes claires dans les dépenses sociales, en particulier dans la santé, attaques renouvelées contre les services publics, augmentation des impôts et des cadeaux au patronat, chômage et précarité, etc.).

 

Nul ne peut prévoir les formes que prendra désormais la résistance aux effets de la crise capitaliste. Mais cette résistance ne devra pas attendre 2012 comme certains l’espèrent, car c’est par le rapport de forces, la mobilisation généralisée qu’il sera possible d’imposer nos propres solutions à la crise sur tous les terrains : sociaux, écologiques et démocratiques. À la lumière de ce mouvement, une chose est maintenant acquise : la riposte de classe est de nouveau à l’ordre du jour, de nouveau sur la scène politique.


Sandra Demarcq

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 08:59

 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 17:34

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:33

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lundi 8 novembre 2010, par NPA pays de Rostrenen

 

 
 
Le projet de la société GED - GDE (Guy Dauphin Environnement) d’implanter une méga-décharge sur la commune de Plouray continue d’avancer malgré l’opposition de la population locale. 
 
Les militantEs du Nouveau Parti Anticapitaliste du pays de Rostrenen condamnent fermement ce projet désastreux - notamment pour la qualité des eaux de l’Ellé. Nous serons aux côtés des opposants à GED-GDE, aux administrations et aux élus qui veulent imposer au Centre-Bretagne les déchets d’un système productiviste au service d’une minorité d’industriels. 
 
Le NPA s’oppose aux politiques absurdes qui organisent et encouragent une production démesurée de biens industriels et de déchets en masse qui mettent en danger la population et l’environnement. 
 
Aujourd’hui, c’est aux bassins de vie faiblement peuplés que l’on veut imposer ces déchets, en espérant que cela passera inaperçu ! Le projet de maternité porcine à Trébrivan n’est qu’une illustration supplémentaire de ce désastre écologique planifié sur les territoires ruraux. 
 
Dans ces dossiers, une nouvelle fois, les intérêts privés méprisent le droit des habitantEs à décider de leur avenir et de celui de leur environnement.
 
 
Nos vies valent mieux que leurs profits ! 
 
 
Malgré ce cynisme et ce déni de démocratie, plusieurs projets destructeurs ont déjà été stoppés par la résistance des habitants du Centre-Bretagne, comme ce fût le cas pour l’incinérateur, à Plouray, en 2002. Il est donc tout à fait possible aujourd’hui de stopper l’implantation de la méga-décharge par une large mobilisation populaire déterminée ! 
 
C’est pourquoi les militantEs du Nouveau Parti Anticapitaliste du pays de Rostrenen appellent à participer à la manifestation contre le projet d’implantation de la méga-décharge, le 13 Novembre à Plouray, à 14h00. 
 
 
Le comité NPA du pays de Rostrenen
 
 lien avec une asso locale
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