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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 13:05


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Le gouvernement veut absolument faire taire la contestation en prétendant que la mobilisation est finie. Nous lui démontrerons le contraire.

La contre-réforme sur les retraites a donc été votée par les deux assemblées contre l’avis de millions de manifestants et d’une large majorité de la population. Au cœur du plan d’austérité du gouvernement pour faire payer leur crise à la majorité de la population, cette loi – allongeant l’âge légal du départ à la retraite et la durée de cotisation en particulier – ne règle rien sur le fond, comme l’a démontré en mai dernier le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) et comme l’ont bien compris les millions de manifestants.

 

Ce n’est qu’un prétexte pour baisser de nouveau drastiquement le montant des pensions et faire la part belle aux assurances privées. Pire, un des amendements voté par le Sénat et maintenu dans le texte final, saisit le comité de pilotage des régimes de retraites pour qu’il élabore un rapport au premier semestre 2013 sur la mise en place d’une réforme systémique, programmant ainsi une nouvelle régression sociale. C’est donc une belle arnaque et un véritable coup de force de la part du gouvernement.


Au matin de la journée de manifestations et de grèves du 28 octobre dernier, ministres et commentateurs en tout genre étaient unanimes pour enterrer, une fois de plus, le mouvement. Ils ont tous annoncé l’essoufflement, la fin de la mobilisation, alors que la journée a réuni 2 millions de manifestants en pleine période de vacances scolaires, avec des cortèges très dynamiques et aussi combatifs que les journées précédentes.

 

C’était donc loin, très loin d’être un échec. Au contraire, cette nouvelle journée a démontré une fois de plus l’enracinement du mouvement, le refus de cette loi sur les retraites mais aussi de toute la politique de Sarkozy faite sur mesure pour le patronat et les plus riches. À travers ce mouvement, les salariés du privé comme du public, les jeunes, les retraités refusent également les licenciements, les suppressions d’emplois, la montée du chômage et de la précarité, les mauvaises conditions de travail, les salaires toujours plus bas mais aussi tout le volet raciste et sécuritaire de ce gouvernement qui n’a toujours pas saisi la profondeur du mécontentement que suscite sa politique arrogante.


Après le vote, le gouvernement veut siffler la fin de la mobilisation. On nous explique sur tous les tons et sur toutes les ondes que désormais la loi est votée, que nous ne pouvons plus nous y opposer et même que continuer à refuser une « loi de la république » serait « antidémocratique ». Une démocratie serait donc pour Sarkozy et sa clique d’imposer une régression sociale contre la volonté de ceux et celles qu’elle concerne ?

 

En tout cas, la détermination est toujours là. Et les semaines qui viennent de s’écouler durant lesquelles se sont tissés des liens entre salariés de différents secteurs, par des actions locales en tous genres, comme des blocages, des actions collectives, des assemblées générales, et où s’est développé un tissu militant important et motivé, seront difficilement évincées par un simple vote.


Il est vrai que dans la semaine qui vient de s’écouler, la grève reconductible a été suspendue dans de nombreux secteurs, en particulier dans le nettoiement à Marseille, la SNCF et les raffineries, marquant une pause dans la mobilisation telle qu’elle existait jusqu’à présent. Mais des poches de résistance perdurent comme chez les agents territoriaux en région parisienne ou encore dans les déchetteries où les salariés sont en grève pour leurs salaires et leur conditions de travail.

 

D’ores et déjà, il est prévu avant même la nouvelle journée de manifestation du 6 novembre, dans de nombreuses villes, des manifestations, des rassemblements à l’initiative des étudiants en lien avec d’autres secteurs. Le mouvement peut rebondir sous d’autres formes, d’autres luttes. Nous sommes nombreux à savoir que la solution à nos problèmes n’est pas la perspective d’un gouvernement de la gauche plurielle en 2012, avec à sa tête un Parti socialiste qui vote à l’Assemblée nationale l’allongement de la durée de cotisation ou qui réquisitionne les employés communaux grévistes à Marseille, avec cette « gauche » qui, quand elle est majoritaire, mène de fait des politiques de droite comme le font, en Europe, leurs amis de Grèce ou d’Espagne. C’est dans nos luttes que se forgeront les forces capables de faire payer la crise à ceux qui l’ont provoquée, capables de remettre en cause le capitalisme.


En relevant la tête, en gagnant la bataille de l’opinion contre la propagande des classes dirigeantes, nous avons déjà marqué des points.
Sandra Demarcq

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:04

   

Depuis le 12 octobre, Olivier Besancenot, le facteur de Neuilly, est en grève reconductible. Malgré l’essoufflement du mouvement contre la réforme gouvernementale des retraites, le leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) promet des « rebondissements », dans une inerview au Parisien Dimanche.

  • Vous aviez prédit un nouveau Mai 68, et finalement le mouvement s’essouffle…

OLIVIER BESANCENOT. Je n’ai rien promis car je ne lis pas dans une boule de cristal. Mais j’avais dit qu’on aurait besoin d’un nouveau Mai 68 aux couleurs du XXIe siècle. L’irruption de millions de personnes sur la scène sociale et politique, ça ne fait de mal à personne si ce n’est au gouvernement et aux capitalistes. La reconduction de la grève générale n’est d’ailleurs pas passée loin.

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  • La baisse de mobilisation jeudi dernier annonce-t-elle la fin du mouvement ?

Non : nous savions qu’en semaine de vacances, il y aurait moins d’affluence, mais il y a quand même eu du monde dans la rue. Trouvez-moi un autre pays où à sept reprises vous avez des manifestations avec deux millions et trois millions et demi de personnes.

  • Mais la loi est désormais votée…

La bataille du retrait n’est pas terminée. Il y aura plus de monde dans la rue le 6 novembre que jeudi dernier. Entre-temps, il va y avoir la rentrée des classes, donc peut-être la rentrée des grèves. On va voir ce que font les lycéens, ce à quoi va appeler l’intersyndicale… Attention à ceux qui crient aux victoires définitives, cela va rebondir. Les ressorts de la mobilisation sont inscrits durablement dans la période car cette révolte dépasse la question des retraites. En termes de fracture démocratique, cela me rappelle le référendum du traité constitutionnel européen. Il y avait un fossé entre ce que pensait une majorité de l’opinion et ce que pensait l’élite politique.

  • La position du PS sur les retraites vous paraît-elle claire ?

Ce que j’ai compris, c’est que le PS était prêt à se mêler à une campagne unitaire pour défendre la retraite à 60 ans, en disant que la réforme du gouvernement n’était pas juste. On est d’accord sur le combat mais nos divergences commencent avec le projet. Dire, comme les socialistes, qu’il faut défendre la retraite à 60 ans tout en appelant à un allongement de la durée de cotisation, c’est illogique et totalement contradictoire. Surtout qu’aujourd’hui une majorité de salariés n’arrivent déjà même pas à faire les annuités demandées, à cause des licenciements, des plans de préretraite, des maladies professionnelles… C’est comme cela que l’on perd 15 % à 20% de pensions de retraite depuis 1993.

  • À gauche, certains donnent maintenant rendez-vous à la présidentielle de 2012. C’est la suite logique du mouvement ?

Non, ceux qui misent sur le fait que la réforme passe dans l’impopularité pour ouvrir un boulevard à la gauche se trompent. Nous ne sommes pas à la fin du mouvement car Nicolas Sarkozy n’attendra pas 2012 pour continuer à taper. Si on ne l’arrête pas, il touchera aux RTT, aux congés payés, il y aura un plan d’austérité globale. L’issue de ce mouvement ne peut pas être seulement en termes d’alternance électorale. Il y aura plein de rebondissements au niveau social, politique, économique… Il y a trop de gens entrés dans la résistance pour que cela s’arrête là. Et l’affaire Woerth-Bettencourt n’est pas terminée.

  • Qu’avez-vous pensé de la polémique sur les policiers qui, affirmait Jean-Luc Mélenchon, se déguiseraient en casseurs ?

C’est malheureusement une vieille tradition remise au goût du jour par le gouvernement. Nous avons vu des policiers avec des autocollants NPA. On leur a demandé de les retirer en leur disant que cela ne leur allait pas… Quand on veut créer le débordement, on s’y prend comme ça. Les organisations du mouvement ouvrier doivent rappeler aux forces de l’ordre que cela ne peut pas se passer ainsi. Et puis à 65 ans, 66 ans, les policiers vont être fatigués de briser des vitrines déguisés en casseurs ! (Rires.) Ils feraient mieux de manifester…

  • Les dirigeants européens veulent modifier le traité de Lisbonne pour instaurer plus de rigueur budgétaire et de stabilité financière. Comment allez-vous réagir ?

L’Europe des traités, on savait que socialement c’était une mascarade. C’est le nivellement par le bas, c’est la précarité, des millions de chômeurs dans une zone économique pourtant forte. Le dilemme des gouvernements, c’est que l’Europe retrouve sa place en rétablissant le taux de profit. Pour cela, ils s’attaquent aux acquis sociaux. Mais on peut imaginer une irruption des peuples pour demander la construction d’une autre Europe. On aimerait que ce soit l’embrasement collectif. Il y a déjà eu des « eurogrèves ». C’est embryonnaire, mais nous, on a intérêt à choyer ces mouvements. Car pour l’instant, la colère s’exprime et on n’est pas dans le temps de la résignation. Mais si la colère se transforme en amertume, cela peut partir dans tous les sens. Et on peut assister à un repli nationaliste, chauvin, xénophobe qu’on discerne partout en Europe. En France, on n’est pas à l’abri de ça !

  • Jean-Luc Mélenchon ne vous a-t-il pas volé la vedette depuis quelque temps sur la gauche de la gauche ?

On m’a entendu et beaucoup ont constaté que le NPA a été remis en selle par les mobilisations sociales, qu’on était à l’aise, qu’on a trouvé toute notre place. J’ai passé mon temps dans les manifs à distribuer des billets de 500 € (NDLR : des tracts en forme de billets où le NPA s’attaquait à Eric Woerth et Nicolas Sarkozy). Jean-Luc Mélenchon, comme tous ceux qui se sont réclamés de la radicalité à gauche, va devoir se poser la question de ce qu’on fait maintenant. Il faut s’affranchir de la tutelle des partis institutionnels en disant qu’on ne sera pas partant pour une énième alternance de gauche où, au nom de l’unité, on servirait de caution à un gouvernement qui ne mènera pas une politique de gauche.

  • Le NPA a connu un trou d’air après son mauvais résultat aux régionales. Il en est sorti ?

On a été confronté à un échec électoral, mais on l’a assumé, on en a parlé. Aujourd’hui, il y a de nouvelles demandes d’adhésion au NPA et on sent un regain des idées anticapitalistes.

  • On avait aussi alors parlé du « blues de Besancenot »…

Vous savez, le blues, ce n’est pas ma musique préférée. Moi je suis plutôt hip-hop. J’ai lu beaucoup de choses qui m’ont fait sourire. Mais je suis un militant. Penser que j’ai pu vouloir arrêter la politique, c’est franchement mal me connaître !

P.-S.

Propos recueillis par Rosalie Lucas et Philippe Martinat.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:01
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:19

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Face à la mobilisation la réponse du pouvoir n’est que répression, réquisition et mépris. Il nous parle de démocratie, mais il est complètement illégitime. Contre ce président des riches, toujours là pour ses amis et sa famille, il devient nécessaire et urgent de construire une alternative à ce système.

Prise à la gorge par un mouvement puissant et solide contre sa réforme des retraites, la droite a usé de la violence dans son plan de sortie de crise. La clique de Sarkozy a commencé par fustiger « ceux qui bloquent » et « ceux qui cassent » pour tenter de discréditer le mouvement, de légitimer une intervention plus musclée des forces de police.

 

Coups de matraque et comparutions immédiates pleuvent, l’arbitraire est une seconde nature pour une droite qui prétend agir au nom des libertés fondamentales. La brutalité et l’intimidation ne feront pas refluer les mécontentements. Bien au contraire, c’est l’illégitimité de ce gouvernement qui s’en trouve mise à nue.


Si le pouvoir s’acharne face à la fronde sans précédent qu’il a provoquée, c’est qu’il poursuit plusieurs objectifs qui se complètent.


Il s’agit d’abord d’imposer des mesures pour faire payer la crise à la majorité de la population. La réforme des retraites est aussi l’acte I d’un super plan d’austérité à l’image de ce que font la plupart des gouvernements européens, illustré en Grande-Bretagne par la suppression de 500 000 emplois publics.
Il s’agit aussi de détruire le système de Sécurité sociale basé sur la solidarité, pour libérer les fonds qui « dorment » d’un point de vue capitaliste.

 

De quoi ravir tous les profiteurs et en premier lieu le frère de sa majesté, et PDG du groupe Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy. En somme, les deux frères bossent ensemble. Le cadet détruit le système de retraite par répartition pendant que l’aîné en profite par le développement des fonds de pension du groupe qu’il dirige.


Il s’agit enfin d’infliger une défaite au mouvement ouvrier qui l’affaiblisse durablement. Même les plus « mous », comme les dirigeants de la CFDT, ont été traités jusqu’ici par le mépris le plus total. C'est d'ailleurs un des facteurs qui a permis jusqu'à ces derniers jours, l'unité syndicale et la multiplication des appels à la mobilisation, même si, pour notre part, nous avons milité pour des appels plus fer:mes et unitaires à la grève générale reconductible,

Destruction des droits sociaux, mensonge, violence, atteinte au droit de grève, déni de démocratie, collusion d’intérêts, il y en a vraiment ras-le-bol de la Sarkozie !


Vouloir se projeter au lendemain de la « longue nuit du Fouquet’s » le plus vite possible invite évidemment à débattre en termes de programme et de pouvoir. C’est un débat qui n’est pas confiné aux mouvements politiques existants mais qui intéresse massivement celles et ceux qui sont engagés dans le mouvement.


On voit bien venir les socialistes, présents aux manifs – et c’est tant mieux –, mais pris dans une contradiction insoluble. De l’aveu même de Benoît Hamon, la position du PS ne se différencie pas vraiment de celle du pouvoir sur la question des retraites. Du coup, le chef des socialistes marseillais, Guerini, en a tiré toutes les conséquences et, dans la « capitale de la grève », a appelé conjointement avec le chef de l’UMP Gaudin à... cesser la lutte. Et le PS n’a même pas pris la peine de répondre à notre proposition d’appel à défendre dans l’unité le droit de grève. Entièrement situé dans le cadre de l’économie de marché, le programme des socialistes est une autre façon de faire payer la crise à la majorité de la population.


L’attitude de la Sarkozie met également en lumière le caractère nocif d’institutions républicaines rodées à la défense des intérêts de la bourgeoisie. La véritable rupture suppose ainsi à la fois la mise en œuvre d’un programme anti­capitaliste basé sur l’appropriation sociale des grands moyens de production, sur la répartition des richesses, la protection des ressources et la rupture avec les institutions.

 

Sinon, la radicalité du mouvement ne trouvera comme débouché que l’alternance en 2012 sous la forme d’une coalition gouvernementale avec le PS. Le programme d’une gauche digne de ce nom ne peut pas être « partagé » avec celui du PS. C’est pourquoi le NPA en appelle au regroupement pour construire et imposer l’alternative anticapitaliste. Nous proposons que toutes les forces, équipes de militantEs radicaux du mouvement social, formations engagées dans la lutte, trouvent les moyens d’en débattre ensemble.


Une fois adopté par son très proche congrès national, le NPA soumettra pour sa part à la discussion son document intitulé « Réponses à la crise ». Refusant la séparation classiquement entretenue par les partis institutionnels et les directions des principales confédérations syndicales entre le « politique » et le « social », nous pensons que le contenu d’une politique alternative, les formes de sa mise en œuvre, doivent être au contraire étroitement liées. Le seul gouvernement utile serait ainsi à nos yeux un gouvernement par et pour la majorité de la population.

 

Quel moment plus propice pour poser cette question que celui où les victimes des capitalistes font massivement irruption sur la scène politique ?


Fred Borras

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:47

 




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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 08:34

 




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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 15:50

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Si nous respectons la douleur de la famille, nous ne nous associons pas à la série d’hommages à Georges Frêche, contrairement à tous les dirigeants politique de gauche ou de droite.


Avec ses dérapages, provocations et plaisanteries douteuses, l’homme politique a contribué à la banalisation du racisme dans notre région.

Profitant des pouvoirs donnés pas les lois de décentralisation et cumulant les mandats, il a mis un place un système de gouvernement autoritaire et clientéliste : chantage aux subventions pour contrôler les élus mais aussi menaces et insultes, accords en sous-main ou au grand jour avec des élus de droite contre ses « amis » politiques, pressions pour avoir une presse aux ordres (Midi Libre avait été privé pendant un an de publicités issues des institutions contrôlées par Frêche suite à un article critique)… Notons aussi qu’un pouvoir sans partage sur plusieurs décennies avait provoqué chez lui une forme particulière de mégalomanie, la septimanie (1).


Les admirateurs de Georges Frêche, sincères ou aux appétits mal dissimulés, lui donnent ce jour deux qualités : visionnaire et bâtisseur.

Visionnaire ? Effectivement, sa gestion n’était pas celle des affaires courantes et l’on ne saurait lui reprocher son manque d’ambition. Ceci dit, être « visionnaire » ne définit pas une politique. Si comme élu, alors de gauche, il a anticipé, c’est dans l’adaptation au libéralisme. Il a par exemple été le premier maire à gaspiller l’argent public dans des campagnes de publicité en faveur d’une commune ( « Montpellier la Surdouée » au milieu des années 80). Il a ainsi inauguré médiatiquement la compétition des territoires largement généralisée aujourd’hui et dont les conséquences sont socialement désastreuses. Pour le reste, sa politique fut banalement social-libérale : délégations de service public au privé, cadeaux aux entreprises capitalistes…

Quant à la « surdouée », elle reste vingt-cinq ans après, celle qui détient, parmi les grandes villes universitaires, le bonnet d’âne du chômage, de la précarité et des bas salaires.

Bâtisseur ? Oui, sous les mandats de Georges Frêche, Montpellier et son agglomération ont largement grossi. Notons cependant que c’est aussi le cas des autres grandes villes du Sud et de l’Ouest, cela quelles que soient les politiques menées. De plus, Montpellier dispose d’atouts géographiques et climatiques (mer, soleil…), qui, n’en déplaise à ses admirateurs, préexistaient à George Frèche.

On peut aussi s’interroger. Pourquoi l’expansion urbaine serait-elle une bonne chose en soit ? Montpellier est-elle plus agréable à vivre maintenant qu’il y a trente ans ?

Quant à la « vision » qui fut celle du « bâtissseur », elle est largement discutable : une expansion urbaine continue, sans aucun effort pour préserver une ceinture verte et agricole, des centres commerciaux à l’américaine (Odysseum), de nouveaux quartiers uniformes et sans âme, des problèmes de circulation non résolus malgré des travaux permanents, des ouvrages de prestige coûteux et largement surdimensionnés, (nouvelle mairie, Arena)….

Avec la disparition de Georges Frêche, il est certain qu’une nouvelle page s’ouvre à Montpellier et en Languedoc-Roussillon.

Le NPA n'entrera ni dans les querelles autour du choix du successeur ni dans les conflits, combinaisons et recompositions qui vont agiter les deux PS et leurs alliés potentiels. Dans le prolongement du programme défendu avec nos partenaires lors des dernières élections régionales, nous agirons pour la construction d’une véritable alternative de gauche à la gestion « Frêche ».

David Hermet, porte-parole du NPA 34.

(1) Nom que George Frêche voulait substituer à celui de la région Languedoc-Roussillon, par analogie avec une région de l'empire romain.
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:06

dimanche 24 octobre 2010


par Sandra Demarcq


Depuis mai dernier, la situation en France est marquée par la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites.
Journée de mobilisation après journée de mobilisation, le mouvement contre la réforme des retraites continue de se développer, de s’enraciner. C’est la confirmation d’un mouvement profond, rejetant massivement non seulement la réforme des retraites mais plus largement l’ensemble de la politique antisociale, raciste et sécuritaire de Sarkozy. Mais aussi des injustices accumulées et accentuées par la crise, tant chez les jeunes que dans le salariat.

C’est ce qui explique que les manifestations bien que répétitives ne diminuent pas et même battent des records en particulier les 12 et le 19 octobre dernier où 3,5 millions de personnes sont descendus dans la rue. Les cortèges sont de plus en plus combattifs et radicaux. Le secteur privé est très mobilisé et désormais la jeunesse (à cette étape essentiellement les lycéens) est aussi entrée dans la mobilisation. Car les jeunes ont compris que l’accès à un emploi à court terme et à une retraite à taux plein et en bonne santé, étaient, pour eux, fortement compromis par cette réforme.

Peu à peu l’ambiance a changé, nous sommes nombreux, très nombreux à penser que gagner est possible, que nous pouvons faire reculer Sarkozy.

Dores et déjà, à cette étape de la mobilisation, le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion. En effet, 70 % de la population soutient les mobilisations et est opposée à cette réforme. Aujourd’hui, la majorité des travailleurs, des précaires, des jeunes savent que la question des retraites n’est ni une question démographique ni une question de financement comme essaye de nous croire le gouvernement depuis des mois.

Peu à peu, la grève s’est installée dans le paysage. A chaque journée de grèves et de manifestations, il est apparu de plus en plus évidemment pour de nombreux secteurs que des journées espacées ne suffiront pas à faire reculer le gouvernement.
De fait, on n’a jamais autant discuté de grève reconductible que ces dernières semaines dans tous les secteurs d’activités, au point que 61% des sondés se disent favorables à des grèves prolongées. Il manque juste les directions des confédérations syndicales qui, même si elles sont poussées par la base pour continuer, se gardent bien d’appeler à la grève générale.
Depuis le début du mouvement, l’unité syndicale est sans aucun doute un atout, un point d’appui dans la réussite des journées de grèves et de manifestations. Mais non seulement l’intersyndicale n’appelle pas à une confrontation sociale majeur avec ce gouvernement mais ne réclame pas non plus le retrait du projet de loi, seulement de nouvelles négociations, des amendements.

Pourtant des secteurs clés de l’économie ont décidé de se lancer ou d’amplifier les grèves reconductibles. C’est le cas par exemple des cheminots, de centres EDF, ou des raffineries. Concernant ce secteur, c’est du jamais vu depuis Mai 68. En effet, depuis le 14 octobre dernier, les 13 raffineries sont en grèves reconductibles avec arrêt total des installations et des expéditions de carburant vers les stations services et dépôts. La grève est extrêmement massive, reconduite à l’unanimité ou presque.

Mais ce qui est aussi marquant dans ce mouvement c’est que ça bouge de partout, chaque jour des initiatives, des actions de blocages (péages, routes, aéroports, zones industrielles...), des manifestations locales ont lieu de façon unitaires et interprofessionnelles. Des assemblées générales des différents secteurs mobilisés ont lieu également chaque jour, petites au début, elles sont de plus en plus importantes aujourd’hui. Il faut noter également que si il y a de nombreuses grèves ici et là dans le public comme le privé, les grèves reconductibles restent encore trop éparpillées, trop minoritaires et que les taux de grèves lors des journées nationales de grèves sont élevées mais pas extraordinaires.

Depuis quelques jours et en particulier depuis la journée de grèves et de manifestations du 19 octobre, la jeunesse est de plein pied dans la mobilisation, avec des cortèges très importants et dynamiques et des lycées nombreux bloqués. Il y a une détermination et une politisation chez eux, qu’on n’avait pas senti comme cela dans les mobilisations précédentes. Plus on les dit manipulés et plus on leur conteste le droit de manifester, plus leur détermination grandit. La mobilisation dans les universités est en train de prendre, petit à petit. C’est l’enjeu des jours qui viennent, à la veille des vacances scolaires des lycéens.

Face à cette situation, la droite, le patronat, le gouvernement et Sarkozy restent droit dans leur bottes pour défendre cette réforme injuste. Sarkozy installe le pays dans une situation de blocage, d’une épreuve de force. Le passage en force est patent comme l’illustre l’intervention policière contre les grévistes des raffineries ou contre les lycéens, les passages en force parlementaire et refus de toute discussion ouverte même avec les plus modérés des dirigeants syndicaux. Leur détermination s’explique car cette réforme est pour eux le cœur de leur politique d’austérité pour faire payer leur crise à ceux et celles qui n’en sont pas responsables.

Réussir cette réforme, c’est doner des gages aux marchés financiers mais c’est aussi l’occasion, en France, de changer les rapports de forces et la répartition des richesses en faveur des plus riches. C’est aussi l’occasion de se débarrasser du « fardeau social et fiscal » conquis par les luttes des anciens et de mettre à genoux les secteurs les plus résistants.
L’enjeu, pour Sarkozy, est aussi de rassembler son propre camp en vue de l’élection présidentielle. On le voit, aujourd’hui à travers la mobilisation contre la réforme des retraites, se jouent les rapports de forces globaux entre les classes. Sarkozy est loin d’avoir gagné. Il n’arrive toujours pas à briser ou à faire taire les résistances. Lui qui au début de son quinquennat se vantait que quand il y avait des grèves personne ne les voyait, a été démenti par la rue depuis mai dernier.

L’ampleur de cette mobilisation indique la possibilité de faire subir au gouvernement une défaite. C’est pourquoi l’unité de l’ensemble de la gauche sociale et politique dans cette lutte est impérative.
C’est le sens de l’engagement du NPA dans toutes les initiatives unitaires et politiques permettant de regrouper nos forces et en particulier à travers le collectif national initié par la fondation Copernic et Attac. Mais cette unité autour du mot d’ordre « retraites à 60 ans et retrait du projet de loi » ne cache pas certains désaccords tant sur le fond que sur la stratégie d’action en particulier avec le Parti Socialiste. Ce dernier défend la retraite à 60 ans mais vote avec les députés de droite l’augmentation du nombre d’annuités à 41,5 annuités, ce qui dans les faits ruine l’idée de défendre la retraite à 60 ans.

De plus face à la mobilisation grandissante, le PS nous refait le coup des promesses électorales pour 2012, préparant ainsi l’alternance. Quand aux divergences avec la gauche de la gauche, en particulier avec le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, elles portent essentiellement sur la stratégie d’action. En effet, ce dernier défend la perspective immédiate d’un référendum déplaçant ainsi la mobilisation de la rue sur le terrain institutionnel alors que l’épreuve sociale est encore devant nous !

Le NPA apparaît depuis le début de la mobilisation comme un parti d’animateur des luttes, unitaire cherchant à unifier la population autour d’objectifs revendicatifs et politique : le retrait et sans doute à partir de la semaine prochaine l’abrogation de la loi et la démission des responsables de la crise sociale Sarkozy et Woerth. Nous développons également, indépendamment, des perspectives anticapitalistes, de rupture, un plan d’urgence social et politique face à la crise.

Les jours qui viennent vont être déterminants. La loi sera votée mais ne fera pas taire ou arrêter cette mobilisation car pour tous ceux et celles qui aujourd’hui sont dans la rue, en grèves, ce pouvoir est illégitime. De plus, nous sommes nombreux très nombreux à savoir qu’une loi même votée peut être retirée dans ce pays. Cela a été le cas avec le Contrat Première embauche en 2007.
A suivre donc....

Paris, le 22 octobre 2010
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 08:54

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La droite a décidé de cogner. Prise à la gorge par un mouvement puissant et solide contre sa réforme des retraites, elle tente une sortie de crise par la violence. La clique de Sarkozy a commencé par fustiger "ceux qui bloquent" et "ceux qui cassent" pour tenter de discréditer le mouvement et légitimer une intervention plus musclée des forces de police.


Après une phase de préparation, elle est passée à l'acte. Les CRS chargent sans raison des manifestants pacifiques pour disperser des rassemblements comme à Toulouse, à la queue d'une manifestation à Lorient. On dégage avec brutalité la raffinerie de Grandpuits. On arrête à Roanne des militants qui collent des affiches. On tire au flash ball blessant gravement un jeune lycéen à l'œil. Des policiers en civil arborant des badges syndicaux infiltrent les manifestations. Des journalistes sont matraqués, aspergés de gaz lacrymogènes.

 

On leur intime l'ordre de cesser de photographier ou de filmer. On arrête arbitrairement des jeunes, des militants.Et la justice n'est pas en reste en faisant pleuvoir les comparutions immédiates assorties de peine de prison ferme. On ordonne la réquisition de travailleurs au mépris du droit de grève et même le tribunal administratif de Melun trouve que le gouvernement en fait trop puisqu'il a donné raison à la CGT contre le préfet en annulant l'ordonnance de réquisition.


La brutalisation et l'intimidation ne feront pas refluer les mécontentement. Préparons la prochaine grande journée de grève et de manifestations du 26 octobre en multipliant les actions interprofessionnelles, en soutenant les secteurs en grève, en continuant les actions de blocage. Nous avons lutté pour le retrait du projet.

 

Nous luttons désormais pour le retrait de la loi. En 2006, c'est la loi sur le CPE qui a fini par être jetée aux orties, pas le projet.


Si le pouvoir s'acharne face à la fronde sans précédent qu'il a provoqué, s'il choisit la brutalité, c'est qu'il poursuit plusieurs objectifs qui se complètent.

Il s'agit d'abord d'imposer des mesures pour faire payer la crise à la majorité de la population. Et de ce point de vue, la réforme des retraites, c'est l'acte I d'un super plan d'austérité à l'image de ce que font la plupart des gouvernements européens. En Grande-Bretagne par exemple, le gouvernement vient d'annoncer la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires.


Il s'agit aussi de détruire le système de sécurité sociale basé sur la solidarité, pour libérer les fonds qui "dorment" d'un point de vue capitalistique. C'est vrai aujourd'hui pour l'argent des retraites qui va permettre la multiplication des fonds de pension et demain pour l'argent de l'assurance maladie. De quoi ravir les profiteurs de tous poils et en premier lieu le frère de sa majesté, et pdg du groupe Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy. Les deux frères bossent ensemble.

 

Le cadet détruit le système de retraite par répartition pendant que l'ainé profite de la situation favorable à l'explosion des fonds de pension que le groupe qu'il dirige entend massivement développer.


Il s'agit enfin d'infliger une défaite au mouvement ouvrier qui l'affaiblisse durablement. Y compris les plus "mous", comme les dirigeants de la CFDT, sont traités par le mépris le plus total. C'est d'ailleurs un des facteurs qui explique la solidité de l'unité syndicale et la multiplication des appels à la mobilisation, même si, pour notre part, nous souhaiterions des appels plus fer:mes et unitaires à la grève générale reconductible.


Destruction des droits sociaux, mensonge, violence, atteinte au droit de grève, déni de démocratie, collusion d'intérêts, ras le bol de la sarkozie. Le maintien au pouvoir de cette équipe jusqu'en 2012 est totalement insupportable. Ce pouvoir n'est plus légitime, il faut le chasser. Et le plus vite sera le mieux.


Mais au-delà se pose la question de l'alternative. Les dirigeants socialistes sont de toutes les manifestations, et plus on est nombreux à taper sur le même clou, mieux c’est. Mais de l'aveu même d'un des ses porte parole, Benoit Hamon, la position du PS ne se différencie pas vraiment de celle du pouvoir sur la question des retraites.

 

Entièrement situé dans le cadre de l’économie de marché, le programme économique et social du PS est une autre façon de faire payer la crise à la majorité de la population, une autre solution pour la bourgeoisie de sauvegarde de ses intérêts.

 

Alors nous en appelons à celles et ceux, très nombreux, qui luttent sans concession, qui refusent que la radicalité du mouvement ne trouve comme débouché que l'alternance en 2012 sous la forme d'une coalition gouvernementale avec le PS.

 

Nous proposons de nous regrouper de plus en plus nombreux pour construire et imposer l'alternative anticapitaliste.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:55
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Communiqué du NPA.

 

La mobilisation générale contre la réforme des retraites exaspère Sarkozy qui veut en finir avec les grèves et la résistance des travailleurs et de la jeunesse.


Après avoir matraqué les jeunes, le gouvernement s'attaque au droit de grève.
Le pouvoir s'acharne sur les grévistes de la raffinerie de Grandpuits. Une première réquisition avait été retirée car faisant référence à une ordonnance abrogée.


Mais la préfecture de Seine-et-Marne s'entête et vient de réquisitionner les salariés "au nom des intérêts de la défense nationale". Face à la solidarité des habitants des environs ou de militants d'autres corporations qui ont formé, vers 7 heures du matin, un "cordon citoyen" pour empêcher les salariés réquisitionnés d'entrer, la violence policière a été extrême.


3 grévistes ont été blessés suite à la charge des gendarmes mobiles.
Le NPA condamne la répression policière qui est aujourd'hui le seul argument du gouvernement pour défendre son projet de loi et assure les grévistes et leurs organisations syndicales de sa totale solidarité avec leur lutte engagée pour le retrait de cette réforme.


La défense nationale invoquée pour attaquer le droit, c'est tout un symbole. Avec ce pouvoir, nous sommes bien en guerre, mais c'est d'une guerre sociale dont il s'agit ! Et les salariés sont en état de légitime défense.
Cette agression contre les grévistes de Grandpuits, cette remise en cause inadmissible du droit de grève est une attaque contre tous les salariés, contre toutes celles et tous ceux qui résistent. Loin de casser ou de démoraliser les grévistes et les manifestants, elle va recevoir la réponse qu'elle mérite : l'extensio, de la mobilisation.


L'emploi systématique des forces de répression est un aveu de faiblesse du gouvernement désavoué par une opinion publique qui soutient massivement le mouvement social en cours.


La lutte continue pour le retrait de ce projet de loi.


Retraite anticipée pour Sarkozy, Fillon.

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