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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:46

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 10:03

Le débat qui divise la droite au pouvoir et le parti présidentiel est révélateur de l'accentuation de l'orientation politique sécuritaire suivie par N. Sarkozy et F. Fillon.

 

 

 


Alors que la ministre de la Santé proposait, et ce après un avis favorable de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qu'une expérimentation de centres de consommation de drogues supervisés - déjà mise en oeuvre dans plusieurs pays européens -, coup sur coup, aussi bien Xavier Bertrand que François Fillon ont renvoyé Roselyne Bachelot dans les cordes et sifflé la fin de l'expérimentation avant même son début.


Sans se faire d'illusion sur la politique de R. Bachelot en la matière, une fois de plus la preuve est faite qu'aussi bien en matière de prise en charge des toxicomanes qu'à propos de tous les sujetsd'actualité ces dernières semaines, la réponse c'est le sécuritaire à tous les étages.


L'UMP refuse ce qu'il appelle méchamment « les salles de shoot ». Mais c'est pour mieux se shooter au sécuritaire.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 12:59

par Olivier Besancenot

L’UMP et le gouvernement se livent cet été à un concours de « lepénades » dangreux et nauséabond.
Après Hortefeux et la dénaturalisation et Lefebvre faisant le lien entre délinquance et immigration, c’est Ch. Estrosi, ministre de l’industrie, qui n’a jamais levé le doigt face aux patrons voyoux licencieurs, qui demande de choisir entre être« Français et voyou » (sic !), sans parler du député Eric Ciotti qui veut enfermer les parents d’enfants délinquants.

Et pourquoi pas ne réserver la nationalité qu’aux policiers ?


Ce mélange intolérable des genres démontre que la droite au pouvoir est prête à tous les amalgames racistes pour tenter de dissimuler les déboires économiques et judiciaires du gouvernement.


Jusqu’où iront-ils ?


Désormais, plus rien ne s’oppose vraiment à l’entrée de Marine Le Pen au gouvernement lors du prochain remaniement.


Pour dénoncer la politque sécuritaire et raciste du gouvernement, le NPA appelle à manifester massivement le 4 septembre et à remettre la question sociale au coeur du débat politique le 7 septembre par la grève contre le projet de loi sur les retraites.

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 10:52

 




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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:57
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Plus de 12 millions de personnes souffrent des inondations au Pakistan – Envoyez des dons à la Campagne de secours populaire

7 août 2010

 

Cet appel à la solidarité est soutenu par notre association, Europe solidaire sans frontières (ESSF) (qui fait partie de la 4è Internationale comme l'ex-LCR, note du blog pour qui s'intérrogerait!)



Appel publié le 7 Août 2010


Plus de 12 millions de personnes souffrent des inondations au Pakistan

Envoyez des dons à la Campagne de secours populaire (Labour Relief Campaign)


Le Pakistan est confronté aux pires inondations de son histoire.

Ces trois dernières semaines, des pluies torrentielles ont provoqué de brutales inondations en divers points du pays. Les protections ont cédées, laissant les gens exposés au déferlement des eaux. Plus de 12 millions de personnes sont aujourd’hui frappées et plus de 650.000 maisons se sont effondrées, principalement dans les villages.

 

Des milliers d’hectares de cultures sont perdus. Fermes, bétail (vaches, chèvres...), mobilier, vêtements, chaussures et autres biens sont noyées. Les villageois se retrouvent sans eau potable, sans aliments, sans abris. La situation des femmes et des enfants est particulièrement difficile et il y a un besoin urgent de nourriture. Des maladies se propagent rapidement du fait, notamment, de la pollution des eaux : grippe, fièvres, diarrhées, choléra...


Le gouvernement n’a fait qu’empirer les choses. Les autorités n’ont pas agi immédiatement, laissant des dizaines de milliers de personnes démunies. Elles ne se sont rendues dans les camps de fortune qu’après 24 heures en n’apportant qu’une aide alimentaires en quantité dérisoire. Dans ces conditions – l’aide étant bien loin de répondre aux besoins les plus urgents de personnes affamées – des bagarres ont éclatées, rendant encore plus difficile la condition de gens déjà désespérés.


Bien que les médias en parlent fort peu, la situation au Balouchistan est aussi mauvaise que dans le nord-ouest du pays (Khyber-Pakhtoonkhwa) ou dans l’ouest et le sud du penjab. Comme d’habitude cependant, cette région n’est pas une priorité pour le gouvernement !


La situation s’aggrave encore avec le début de pluies très violentes la nuit dernière dans la province de Khyber-Pakhtoonkhwa.


La Fondation populaire d’éducation (Labour Education Foundation), le Parti des travailleurs du Pakistan (Labour Party of Pakistan), la Fédération syndicale nationale (National Trade Union Federation), le réseau de solidarité des femmes travailleuses (Women Workers Help Line) et le Front progressiste de la jeunesse (Progressive Youth Front) ont ouvert des camps de secours populaire en réponse aux inondations (Labour Flood Relief Camps) à Lahore.

 

Ils ont pour l’heure collectés plus de 300,000 roupies. 110,000 roupies ont déjà été envoyé au Balouchistan et plus de 200,000 autres sont entrain d’être transférées dans le sud du Penjab pour aider les victimes de cette catastrophe.


Nous appelons nos amis et les organisations au Pakistan comme à l’étranger à nous envoyer des dons que ce soit de l’argent ou des biens en nature : eau potable, vêtements (neufs), chaussures, médicaments.


Pour plus d’information, contactez :

Khalid Mahmood
Director
Labour Education Foundation
Ground Floor, 25-A Davis Road,
Lahore, Pakistan.
Email : khalid@lef.org.pk


Tel : 0092 42 6303808 begin_of_the_skype_highlighting              0092 42 6303808      end_of_the_skype_highlighting, 0092 42 6315162 begin_of_the_skype_highlighting              0092 42 6315162      end_of_the_skype_highlighting, Fax : 0092 42 6271149
Mobile : 0092 321 9402322 begin_of_the_skype_highlighting              0092 321 9402322      end_of_the_skype_highlighting

 


Si vous souhaitez transférer des fonds, soit directement à la LEF soit par l’intermédiaire d’ESSF, voici les coordonnées bancaires.


DIRECTEMENT A LA LEF

A/C Title : Labour Education Foundation

A/C Number : 01801876

Route :

Please advise and pay to Citi Bank, New York, USA Swift CITI US 33 for onward transfer to BANK ALFALAH LTD., KARACHI, PAKISTAN A/C No. 36087144 and for final transfer to BANK ALFALAH LTD., LDA PLAZA, KASHMIR ROAD, LAHORE, PAKISTAN Swift : ALFHPKKALDA for A/C No. 01801876 OF LABOUR EDUCATION FOUNDATION.


VIA ESSF

Si cela est plus simple pour vous, vous pouvez passer par ESSF pour vos dons (chèques en euros seulement au nom d’ESSF) :


Banque :
Crédit lyonnais
Agence de la Croix-de-Chavaux (00525)
10 boulevard Chanzy
93100 Montreuil
France


ESSF, compte n° 445757C

Coordonnées bancaires internationales :
IBAN : FR85 3000 2005 2500 0044 5757 begin_of_the_skype_highlighting              0044 5757      end_of_the_skype_highlighting C12
BIC / SWIFT : CRLYFRPP
Compte au nom de : ESSF


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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:03
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Déclaration d'Olivier Besancenot.

A l'occasion de la commémoration de la nuit du 4 août qui a aboli les privilèges, le NPA décerne à Eric Woerth et à son gouvernement le César du meilleur ami des riches...

 

Par ailleurs, suite aux déclarations de Brice Hortefeux proposant d'envoyer des contrôleurs fiscaux dans les campements des gens du voyage et puisque le taux d'imposition de Mme Bettencourt semble dérisoire ( ce qui ne l'a pas empêché de toucher 30 millions de remboursement des impôts de cette année au titre du bouclier fiscal), je suggère de placer chaque patron du CAC 40 en caravane pour être bien sûr que le gouvernement n'oublie pas de les soumettre au contrôle fiscal.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:24

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Jean-Marie Le Pen, président du Front national, entendait passer le 14 juillet à Guingamp en participant à la fête départementale de la fédération des Côtes-d’Armor du parti d’extrême droite.

 

La sauterie se tenait au manoir de Myriam de Coatparquet, cadre du FN. Bien que l’information ait été connue assez tardivement, plus de 200 personnes se sont mobilisées à l’appel de Breizhistance et de la Coordination pour une Bretagne indépendante et libertaire.

 

Manifestation dynamique et multigénérationnelle qui a permis de faire entendre la détermination du mouvement antifasciste, même si elle a été bloquée par un cordon de gendarmes à quelques centaines de mètres du lieu où se cloîtraient les militants d’extrême droite.

 

Après la manifestation, un pique-nique organisé par le comité NPA de Guingamp, Les Verts et l’UDB attendait les militants antifascistes.
Si la mobilisation a été une réussite, il est important de rappeler que c’est par des mobilisations unitaires et offensives que nous pourrons gagner la dure bataille contre le fascisme.


Pour cela, il existe en Bretagne un outil qui se développe : le Comité de vigilance contre l’extrême droite qui regroupe des organisations politiques, syndicales, associatives et des individus.


Vivement de prochaines mobilisations tous ensemble pour répliquer aux divers groupuscules fascistes qui commencent à s’agiter en Bretagne et ailleurs.


Nous ne laisserons pas cette gangrène gagner du terrain ici parce que si la Bretagne est malheureusement la terre qui a vu naître Le Pen, c’est surtout la région qui vote le moins pour le FN (avec le Limousin).


Alors, expulsons Le Pen et son message de haine !

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:23
Communiqué du NPA.

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Après les propos et les mesures contre les "gens du voyage", c'est autour de l'ensemble des immigrés d'être stigmatisés par Nicolas Sarkozy. De plus, en proposant de retirer les nationalités françaises à des criminels d'origine étrangère, il propose tout simplement une mesure anticonstitutionnelle qui mettrait, si elle voyait le jour, la France en totale contradiction avec le droit international. Jamais, depuis le régime de Vichy, un gouvernement n'était allé aussi loin dans la mise en place d'une politique xénophobe aux relents racistes.

 

Nicolas Sarkozy a-t-il proposé de retirer leur nationalité à une personne ayant porté "atteinte aux intérêts fondamentaux de la France" en subtilisant des dizaines de millions d'euros à l'administration fiscale ? Non ! A-t-il évoqué l'idée d'une même peine pour des "personnes exerçant une fonction publique" ayant ainsi porté"atteinte à l'administration publique"? Non plus ! Ce n'est donc pas une "déclaration de guerre" à la corruption et à la délinquance fiscale, que Nicolas Sarkozypropose mais bien une politique de la haine.


Mais ne nous y trompons pas au-delà des aspects démagogiques pour tenter de pomper les voix du Front national, au-delà d'une diversion pour faire oublier les scandales politico-financiers dans lesquels le gouvernement est empêtré, il s'agit de la mise en place d'une politique ultra-répressive destinée à diviser les travailleurs, à les opposer les uns aux autres, en rendant l'étranger responsable de "tous nos maux".

 

Mesures antisociales, mesures xénophobes, mesures contre toutes les libertés, les prochains mois seront décisifs. Il appartient à tous les démocrates, à tous les antiracistes, à toutes les forces sociales et politiques de gauche, de faire front pour mettre en échec cette politique ultraréactionnaire.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:21

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Le comité NPA de l’Isère réagit à la politique mise en place dans le quartier de la Villeneuve.

Sarkozy c’est l’ordre des riches et la guerre à ceux d’en bas.


Son credo : « Rétablir l’ordre public et l’autorité ». Tel est le message du ministre Brice Hortefeux lors de sa venue à Grenoble, le samedi 17 juillet, au lendemain de la mort d’un jeune braqueur de 27 ans dans une fusillade avec la police dans le quartier de la Villeneuve et des « événements » qui ont suivi.
300 gendarmes et CRS, mais aussi les corps d’élite du Raid et du GIPN ont immédiatement bouclé le quartier et fait subir à la population une pression énorme en termes de barrages, contrôles et fouilles de véhicule. Pression notamment exercée la nuit par l’hélicoptère et son projecteur puissant, capable d’entrer dans les appartements et qui empêche en permanence le sommeil.
Cette stratégie de l’État pour mettre sous pression et « punir » de manière aussi violente un quartier entier et l’ensemble de sa population (enfants, personnes âgées…) au motif du
rétablissement de l’ordre face à des jeunes particulièrement à bout de nerf est injuste et inacceptable.
Aucun autre quartier de l’agglomération grenobloise n’aurait été traité de la même façon dans des circonstances identiques. À ce jour, le tramway ne fonctionne toujours pas et les bus ne marquent pas les arrêts.
Cet épisode s’inscrit dans une logique permanente de violence d’État : utilisation depuis des mois de l’hélicoptère et ce de manière régulière dans le ciel de la Villeneuve, provocations policières récurrentes à travers l’utilisation abusive des contrôles d’identité au faciès plusieurs fois dans la même journée, mise en place d’unités spéciales ressemblant à des militaires surarmés déambulant dans le quartier au milieu des poussettes et des enfants jouant dans les espaces verts...

Nous ne voulons pas d’un « grenelle de la sécurité urbaine »


Et pendant ce temps, le maire socialiste Michel Destot réclame « un Grenelle de la sécurité urbaine ».
Cette formule soft sur la forme cherche d’une part à conforter l’idée que la crise actuelle des quartiers populaires se situe avant tout sur le terrain de la sécurité et d’autre part, elle nie fondamentalement la violence sociale que subissent les populations de ces quartiers, première des violences que subissent les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités et les populations d’origine étrangère. Chômage, manque de
revenus, pauvreté, crise du logement, démantèlement des services publics, racisme... : au lieu de répondre aux problèmes de fonds qui minent la société, M. Destot demande le renfort des effectifs de la police nationale et la mise en place de la vidéo-surveillance dans le quartier de la Villeneuve.
Comme Nicolas Sarkozy et la droite, M. Destot cherche à gommer la question des injustices sociales et des inégalités entre territoires de l’agglomération et entre les populations. En choisissant de favoriser l’implantation du secteur « High Tech », la majorité municipale et l’État ont abandonné les quartiers « sud ». Les écarts de revenus mais aussi d’accès à la santé, à la protection sociale, à l’éducation, à la culture, se sont considérablement creusés dans le pays et fortement dans notre agglomération.

Sarkozy limoge le préfet de l’Isère et le remplace par un super flic


L’annonce de la nomination d’un nouveau préfet « policier » qui sera intronisé par Sarkozy en personne le 30 juillet prochain, indique clairement la
récupération médiatique du drame de la Villeneuve par ce gouvernement à bout de souffle. Empêtré dans ses scandales de moralité et d’enrichissements personnels, impopulaire par ses mesures antisociales sur les services publics, l’emploi, les retraites et sa politique fiscale prise au nom de la « rigueur nécessaire », Nicolas Sarkozy accélère sa politique sécuritaire, injuste et antisociale. Il tente d’allumer des contre-feux pour faire oublier l’affaire Woerth-Bettencourt.
Le nouveau préfet aura pour mission de durcir la répression à l’égard des habitants des quartiers populaires et des plus pauvres, mais aussi de museler toutes celles et ceux qui entendent résister à la dégradation des conditions de vie et aux attaques portées par le pouvoir. Sarkozy c’est l’ordre des riches et la guerre à ceux d’en bas. C’est cette politique que nous combattons.
Comité NPA 38

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:12

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Yvan Lemaître *


L’affaire Woerth-Sarkozy-Bettencourt continue d’alimenter la chronique politique. L’affaire de famille est devenue une affaire d’Etat où se mêlent le scandale du bouclier fiscal, les enveloppes de soutien à l’UMP, les intérêts propres du couple Woerth, majordome et servante de haut rang de la famille Bettencourt, les révélations sur les mœurs et les pratiques de la grande bourgeoisie et de ses serviteurs politiques ou sur la dépendance des sommets de l’appareil judiciaire avec ceux de l’Etat, sans oublier les haines et jalousies de pouvoir et d’argent. Pas un détail ne manque à ce tableau de la corruption généralisée que constituent les mœurs de la classe dominante et ses liens avec son personnel politique.


L’effet de contraste est saisissant entre cet étalage sans vergogne et les nouvelles attaques contre les retraites de Woerth et Sarkozy, leur mépris des travailleurs et travailleuses soumis aux travaux les plus pénibles, le cynisme avec lequel les mêmes voudraient justifier leur offensive contre le monde du travail au nom de la lutte contre les déficits et de la rigueur.


A l’heure où GM se livre à un odieux chantage à l’égard des travailleurs de l’usine de Strasbourg [fermeture de l’usine de la New GM, si n’est pas acceptée : baisse des salaires, augmentation du temps de travail, etc. ], on apprend au passage que l’ancien PDG de l’Oréal [Lindsay Owen-Jones, président du conseil d’administration] touche une retraite de 3,3 millions euros tout en continuant à toucher ses jetons de présence au conseil d’administration…


Tous les ingrédients de la politique de ce gouvernement pour et par les riches sont étalés au grand jour, sur la place publique et c’est très bien. Tout cela est légal, argumentent les amis de Woerth qui jouent une naïveté feinte. Peut-être sans doute sera-t-il bien difficile de prouver la réalité des délits, mais c’est bien là le véritable scandale. Tout cela, à quelques délits près, est légal parce que la loi est faite pour les riches, leur garantir leurs privilèges. Parce qu’en toute légalité l’Etat les sert et se plie à leur volonté, parce que la loi est injuste.


Et Sarkozy n’a pas trouvé mieux pour tenter de reprendre la main que d’attaquer sur le terrain sécuritaire et en stigmatisant les Roms [suite aux «violences» qui ont éclaté dans le Loir-et-Cher le dimanche 18 juillet 2010, voire note 1]. Politique du bouc émissaire, provocation en instrumentalisant des violences provoquées par les exactions d’une police qui se sent de plus en plus encouragée à agir en cow-boys à la gâchette facile au mépris de la population et de la vie humaine.

 

Paniqué, sentant le sol se dérober sous ses pieds, Sarkozy en mal d’autorité a limogé le préfet de l’Isère [Albert Dupuy], accusé de faiblesse, pour le remplacer par un préfet-flic à sa botte qu’il ira lui-même mettre en place [il s’agit de Eric Le Douaron, préfet de la Meuse, policier de métier, qui era installé le 30 juillet par le président de la République française].


Impuissant à masquer la corruption de sa politique, son imposture, lui qui prétendait moraliser le capitalisme, Sarkozy pratique la fuite en avant pour s’attaquer aux plus faibles, aux catégories sociales les plus défavorisées, aux victimes de sa politique, de celle de ses amis et commanditaires les milliardaires. Manœuvres de diversion, provocation du petit flic qui, en 2005, avait volontairement provoqué, par l’insulte, la révolte des banlieues.


Déjà, après la déroute de l’UMP aux élections régionales, il y avait tout lieu de penser que Sarkozy aurait bien du mal à reprendre l’initiative. Aujourd’hui, l’affaire Woerth-Bettencourt conduit à la décomposition politique et morale de ce gouvernement.


Elle vient souligner et illustrer aux yeux du plus grand nombre le scandale permanent que constitue la politique de l’Etat entièrement dévoué aux intérêts des classes dominantes, elle en indique les mécanismes, les pratiques et les mœurs. Elle réunit tous les éléments qui convergeaient déjà pour créer les conditions d’une crise politique et sociale. Nous y sommes.


En focalisant la crise sur celui qui était la pièce maîtresse de Sarkozy, elle ouvre des perspectives politiques inattendues.


Nommé Ministre du Travail et de la Solidarité au lendemain de la déroute des élections régionales [mars 2010] pour faire passer la réforme des retraites, Woerth, cheville ouvrière du dispositif mis en place par Sarkozy, en est devenu le maillon faible. Il encourage et légitime le mécontentement croissant de la population, concentre sur sa seule personne tous les ressentiments, leur donne un contenu politique. Derrière la bataille pour les retraites, c’est bien toute la politique du pouvoir qui est remise en cause. Et c’est dans la rue que la contestation est appelée à s'exprimer.


«Si péril il y a, il vient moins de l'Hémicycle que de la rue, de cette manifestation syndicale unitaire du 7 septembre 2010 dont les responsables de la majorité craignent qu'elle n'agrège les ressentiments. Mais, outre que la rentrée n'est plus depuis fort longtemps propice aux explosions sociales, l'arme du populisme est à double tranchant. Pour les artisans de la contestation, elle peut bien sûr attiser la colère, mais elle peut tout autant sinon plus sûrement détourner l'attention de l'enjeu qu'est le report de l'âge légal de départ. Viser le ministre plutôt que son projet n'est peut-être pas un si bon calcul» écrit l’éditorialiste des Echos [20 juillet 2010] qui, après avoir vu juste, se prend à espérer. L’essentiel pourrait être sauvé, la réforme des retraites. En sacrifiant Woerth demain, après lui avoir accordé un soutien sans faille, Sarkozy pourrait faire le choix d’offrir un exutoire au mécontentement pour mieux faire passer sa réforme. Sauf que les deux sont maintenant confondus dans un même rejet, c’est bien les deux qu’il faut viser!


Les directions syndicales qui ne cessent de dire leur gêne devant l’affaire Woerth ont bien tort. «Le changement d'homme ne changerait pas grand-chose!» explique-t-on à la CFDT. «On n'entre pas dans ce jeu politique, on essaie de nous égarer» rajoute la CGT. Certes, la démission de Woerth ne changerait pas le fond du problème, mais comment peut-on prétendre vouloir faire reculer le gouvernement et se refuser de l’affaiblir, de rentrer dans le jeu politique.


Qui peut croire qu’une défaite du gouvernement sur la question des retraites n’accélérerait pas la déroute de Sarkozy. Et comment ne pas le souhaiter ?


Les mêmes dirigeants syndicaux se plaignent de ce que le dialogue social prend le visage du mépris le plus ouvert. Mais continuer de s’y prêter n’est-il pas non seulement contraire aux intérêts des salariés, mais indigne et ridicule? Comment continuer de faire semblant de ne pas voir ? Comment ne pas intervenir sur le terrain politique pour aider l’ensemble des travailleurs à s’emparer des enjeux de la bataille de la rentrée.


Cela rejoint la question des objectifs même de la mobilisation. S’il s’agit simplement de négocier la réforme à la marge tout en l’acceptant sur le fond, alors oui, qu’importe l’interlocuteur. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Il s’agit bien d’imposer le retrait de la réforme, la retraite à 60 ans à taux plein, le retour aux 37,5 annuités pour tous. Plus globalement, il s’agit d’infliger une défaite politique au pouvoir pour changer le rapport de force et mettre en échec la nouvelle offensive qu’il engage.


Il s’agit bien d’une bataille politique, une bataille politique que les travailleurs ont à mener avec leurs propres armes de classe, la grève, les manifestations.


L’enjeu est d’imposer une défaite au gouvernement, de le faire plier et ainsi de préparer sa chute.


L’on ne peut prétendre vouloir gagner sur les retraites et éviter cette question. Oui, nous voulons battre la droite, par la grève et dans la rue, battre sa politique, changer le rapport de force pour imposer les droits des travailleurs et travailleuses et de la population contre la minorité de milliardaires parasites qui tiennent les rênes du pouvoir.


C’est bien dès aujourd’hui l’enjeu de la lutte tant il vrai qu’aller jusqu’au bout dans la défense des intérêts des travailleurs pose la question du pouvoir, de qui dirige, au nom de quels intérêts.


La tétanie de la gauche libérale dite solidaire qui a les yeux fixés sur 2012, l’attentisme et les craintes en particulier de la CGT et de la CFDT qui se contentent de demander la réécriture du projet soucieuses de ne pas mettre trop en difficulté Sarkozy et… Aubry, sont bien la conséquence, en négatif, de ce fait politique dominant : on ne peut mettre un coup d’arrêt à la politique des classes dominantes, à la régression sociale, si on craint de contester leur pouvoir en affirmant la légitime perspective d’un gouvernement démocratique des travailleurs, de la population qui garantisse un emploi, un salaire à toutes et tous en interdisant les licenciements, en partageant le travail.


Un gouvernement qui développe les services publics, y embauche massivement, un gouvernement qui ne craigne pas d’annuler la dette et d’exproprier les banques et les grands groupes industriels, commerciaux, financiers, de fermer les marchés financiers, d’engager la lutte pour une autre Europe, celles de la coopération des travailleurs et des peuples.


Oui, les travailleurs peuvent imposer le retrait de la réforme des retraites, à condition de ne pas craindre de contester radicalement le pouvoir des Sarkozy, Fillon, Woerth et leurs amis, d’engager la lutte contre le pouvoir des classes dominantes, d’accentuer la crise sociale et politique qui mûrit. Cela signifie poser et discuter dans nos organisations syndicales, dans les comités et collectifs unitaires, avec l’ensemble des travailleurs des enjeux de la lutte, imposer une première défaite à ce gouvernement déconsidéré et affaibli en lui imposant le retrait de son projet pour engager une contre-offensive sociale et politique pour la défense des droits des travailleurs contre la dictature de la finance et des milliardaires


* Yvan Lemaître, membre du collectif de direction du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), anime un bulletin électronique intitulé : Débat Révolutionnaire. Bulletin d’analyses et de discussions marxistes. La contribution publiée ci-dessus est parue en date du 23 juillet 2010.


1. Le Nouvel Observateur rapportait les propos de Malik Salemkour, spécialiste de la question des Roms auprès de la Ligue des Droits de l’Homme : «C’est sidérant : on est dans la désignation de boucs émissaires après des faits-divers». Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il allait organiser une «réunion spéciale sur les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms.»

(24 juillet 2010)

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