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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:46

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Bien que venant deux jours après le deuxième tour des régionales, la journée d’action du 23 mars a été un succès.

 
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Paris, plusieurs centaines de milliers dans l’ensemble du pays. De nombreux débrayages et grèves, notamment dans les grandes entreprises du privé, dans l’Éducation nationale, à la poste, à la SNCF, la RATP et les transports urbains de province.


Presque partout la CGT constituait la plus grande partie des cortèges avec une présence significative de la FSU et Solidaires. Et, surtout, une grande diversité de colères. Suppressions de postes et conditions de travail mobilisent dans la fonction publique. Salaires et conditions de travail pour les salariés des transports en y ajoutant les fermetures de sites pour des milliers de travailleurs du privé. La question des retraites étant finalement le concentré des attaques contre les travailleurs : de meilleurs salaires, des emplois pour tous et toutes, de meilleures conditions de travail sont les vraies solutions au financement des retraites.


Cela n’a pas arrêté les ardeurs contre-réformatrices du gouvernement et du patronat. Dans la foulée on apprenait que le Medef avait commandé une étude au COR sur les effets de l’allongement des cotisations à
45 annuités et le report de l’âge légal de départ à 65 ans et l’âge de départ sans décote à 70 ans ! Le représentant de la CGT, au plus fort de sa colère, a déclaré ne pas avaliser de telles propositions. Les organisations syndicales auraient pu en profiter pour arrêter de cautionner ces justifications de la contre-réforme et quitter ce COR décidément mal embouché !


Autre grand « acteur » patronal, l’UIMM (patrons de la métallurgie) confirme ses revendications : un premier étage financé par l’impôt, pour « tous ceux que les accidents de la vie (maladie, chômage, précarité), pénalisent dans leur droit à pension » ! Un deuxième étage d’assurance-vieillesse, financé par les cotisations et un troisième étage consistant « en un complément facultatif d’épargne personnelle, voie que l’État se doit d’encourager ».


Le nouveau ministre parle d’équité, mais surtout réfléchit au niveau où placer les différents curseurs (annuités, âge légal, cotisations) pour ne pas fâcher trop de monde en même temps comme un vulgaire Juppé.
Quant au Parti socialiste, il a repris l’initiative, dans le mauvais sens, avec François Hollande qui estime qu’il faut : « une réforme des retraites..., faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impayés pour les générations qui viennent ou que nous soyons obligés d’emprunter »... « sans doute faut-il allonger la durée des cotisations à mesure que l’espérance de vie s’allonge ». Mais, « on peut très bien, tous les cinq ans, regarder ce qu’est l’espérance de vie et la pénibilité pour les métiers – parce que ça change – et puis on fixe des règles qui s’appliquent en fonction de la durée de vie ».


Au final tous s’accordent pour nous faire travailler plus et toucher moins de pension. À nous d’imposer nos solutions : un emploi et plus de salaires pour toutes et tous. Et, pour cela, ne pas attendre le 1er Mai pour construire la mobilisation indispensable pour stopper ce gouvernement déjà défait dans les urnes.


Robert Pelletier

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 10:12

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28 mars 2010

 

Résolution politique adoptée par le Comité politique national (CPN) des 27 et 28 mars 2010.


1/ La droite au pouvoir

 

a essuyé un échec cuisant réjouissant. Elle est encore moins légitime pour poursuivre sa politique de casse sociale. Si elle a obtenu autour de 26% des suffrages exprimés au premier et 35, 5 % (soit seulement 15 % des inscrits) au second tour, elle est derrière le parti socialiste dans quasiment toutes les régions. Les huit ministres en lice ont été défaits, autant, si ce n’est plus, que les autres candidats UMP. C’est bien l’ensemble de la politique du pouvoir qui a été désavouée, une politique au service des grands actionnaires et des classes les plus riches, une politique qui fait payer la facture à la majorité de la population, une politique qui détruit les services publics et les acquis sociaux. En remaniant son gouvernement et en tentant d’unifier la droite dans celui-ci, Sarkozy envoie un message clair en direction du camp réactionnaire de poursuite des réformes annoncées.


2/ L’abstention massive

 

représente l’autre fait majeur de cette élection. 53 % au premier et 49 % second tour tout électorat confondu, mais près de 70 % des jeunes, les 2/3 des classes populaires et une participation qui culmine à 30 % dans beaucoup de quartiers populaires. Cela relativise la légitimité des partis institutionnels de droite comme de gauche bien que l’abstention ait légèrement diminué au second tour.


3/ Le Front national

 

se relance. Bien que son score et son maintien au second soient en retrait par rapport à 2004, le FN surmonte sa crise. Il bénéficie à plein de la crise du sarkozysme et du débat sur l’identité nationale, capte un vote protestataire, y compris dans les milieux populaires et profite d’un racisme qui se maintient hélas à un niveau élevé dans le pays.


4/ C’est l’ampleur du rejet de la droite qui a nourri la victoire nette du PS et de ses alliés

 

et leur a permis de ne pas être sanctionnés sur leur bilan de gestion des régions depuis 2004. C’est d’abord le PS qui rafle la mise, parce qu’il apparaît comme seul en capacité de remplacer la droite comme centre de gravité du pouvoir. Mais le succès de la liste Front de gauche - NPA du Limousin au second tour montre que le vote PS n’est pas automatique et qu’une fraction importante de la population souhaite voter le plus à gauche possible.


Europe Écologie

 

qui réussit moins bien qu’en juin 2009 mais obtient autour de 12% des voix, s’installe comme la seconde force à gauche au plan électoral. Les raisons de ce succès sont multiples. Les préoccupations écologistes fortes dans la population, même si le programme des Verts et de leurs alliés ne porte pas une réponse à la hauteur des enjeux ce qui supposerait de rompre avec le modèle de production capitaliste. EE capte en même temps la défiance vis à vis du PS, même si les principaux responsables de ce courant politique sont largement mouillés dans le jeu institutionnel, en alliance avec le PS.


5/ Les résultats du Front de gauche


 apparaissent plutôt bons dans le contexte. Le Front de gauche enregistre une moyenne de 6, 95 % contre 6, 45 % aux européennes mais avec des résultats très contrastés et des pointes dans les bastions traditionnels PCF. La pérennisation du FG et le maintien de ses scores signifient l’installation dans le paysage politique d’une gauche réformiste antilibérale différente du social-libéralisme même si elle en reste dépendante et qui va continuer à nous disputer l’espace de la radicalité. Le fait est qu’en choisissant l’alliance avec le Parti de gauche, le PCF, lors de ces deux élections, a enrayé son déclin électoral continu entamé dans les années 1980 sans pouvoir toutefois inverser la courbe et rencontrer une dynamique nette. Le nombre d’élus PCF est divisé par deux par rapport à 2004.


Nous avons pu vérifier dans l’entre-deux tours les désaccords fondamentaux que nous avons avec les directions des partis qui composent le Front de Gauche. Des fusions programmatiques ont été réalisées avec le PS dans quasiment toutes les régions. Le PCF a décidé de participer aux exécutifs dominés par le PS. La direction du front de gauche montre ainsi sa volonté d’aboutir à une nouvelle mouture d’union de la gauche dans la perspective de 2012. La situation n’est pour autant pas sans contradiction : maintien de la liste FDG NPA en Limousin, prise de position du PG sur les exécutifs…


6/ Nos propres listes réalisent un score décevant.


Nous n’avons pas pu, pas su lutter contre un climat abstentionniste qui touche le plus l’électorat d’extrême gauche, plus populaire, plus jeune, plus présents dans les quartiers populaires qui ne se sont pas mobilisés. Selon les sondages, plus des deux tiers des électeurs d’Olivier Besancenot en 2007 ne se sont pas rendus aux urnes. Nous avons pâti des difficultés de notre positionnement politique pour l’unité mais également pour l’indépendance vis à vis du PS, dans un contexte marqué par un rapport de forces dégradé dans lequel les élection peuvent apparaître comme le seul moyen de changer les choses.

 

Nos propres divisions ont contribué aussi, comme l’affaire du « voile » qui est venue nous déstabiliser à un moment déjà difficile, et a éloigné des électeurs et des électrices, soit de nos listes, soit des élections elles même. Mais ce n’est pas le seul élément qui l’explique et ce CPN ouvre le débat sur le bilan de notre campagne. Il s’inscrit dans un bilan plus global de notre première année d’existence dans le cadre de la préparation de notre congrès national. Les textes représentant les différents points de vue issus du CPN ouvrant ce débat seront diffusés à l’ensemble des comités avec cette résolution.


7/ Par delà leur traduction électorale, de grandes tendances sont à l’œuvre :


- la crise économique et écologique qui s’accélère produit des résistances fortes mais insuffisantes pour enrayer à ce stade l’offensive capitaliste dans les pays où les attaques ont franchi un degré supplémentaire. Ce qui se passe en Grèce est de ce point de vue capital : la facture de la crise payée par la population avec un plan d’austérité d’une violence inouïe imposée par l’UE et conduite par un gouvernement socialiste. Les résistances s’expriment comme en Espagne sur la question des retraites.

- Un profond mécontentement s’exprime dans toute la société et s’est exprimé lors des dernières semaines de l’élection, même si les luttes n’ont pu bousculer le jeu électoral ni surmonter le blocage organisé par le pouvoir et les directions des grandes centrales syndicales.


8/ Un projet d’alternance

 

s’esquisse désormais à gauche non seulement pour gérer ensemble les régions mais aussi pour préparer les échéances de 2012. Les trois composantes majeures de la gauche gouvernementale ont toutes réussi à leur manière une opération de rénovation : le PS avec une nouvelle direction, le PC avec le Front de gauche et Mélenchon, les Verts avec Europe Écologie.

 

Une nouvelle union de la gauche se profile avec un PS dominant et un rapport de force inversé, par rapport au passé, favorable aux écologistes au détriment du PCF. Cette situation n’est pas sans contradictions dans chacun des trois pôles mais marque une rupture par rapport à la situation antérieure d’éclatement de la gauche gouvernementale.


Nous opposons au projet d’alternance social libéral, sous la houlette du PS, une autre politique, un programme de mesures radicales anticapitalistes, sociales et écologiques, qu’appliquerait un gouvernement véritablement au service des classes populaires et qui ne craindrait pas de remettre en cause le pouvoir de la finance, des banques et du patronat.

 

Ces mesures, nous les porterons et en débattrons partout, avec celles et ceux qui cherchent à en finir avec la droite et Sarkozy pour mettre en œuvre une politique répondant aux besoins des classes populaires pour en finir avec la dictature de la finance.


Nous sommes donc dans une situation nouvelle. Face à la reconstitution de l’union de la gauche, notre attitude est claire : nous n’en serons pas, parce que ce n’est qu’une autre façon de faire payer la crise aux travailleurs.

Nous devons explorer toutes les possibilités tant vers des courants politiques, équipes militantes, que des syndicalistes ou des écologistes radicaux. Nous devons refuser tout repli sur soi et être offensifs pour proposer une alliance anticapitaliste à tous les courants et militant-es qui refusent de payer la crise et de participer à la nouvelle union gouvernementale qui tente de se mettre en place.


Le NPA doit donc formuler rapidement des propositions et des perspectives pour les luttes et la transformation sociale et mener campagne activement en faveur d’un front visant à regrouper les organisations, courants et militants qui veulent offrir une alternative anticapitaliste opposée au Medef, à la droite et au social libéralisme comme nous y invitait le processus constituant de notre parti.


Nous sommes clairement dans le mouvement pour chasser la droite le plus vite possible. Nous en sommes l’aile la plus déterminée.

Et nous acceptons la discussion sur le contenu et les formes de l’alternative au pouvoir de la droite et au politiques de droite. Ainsi, nous répondrons favorablement à toutes les propositions de confrontation et de débat. Nous ne signerons pas de textes ou appels qui nous engageraient pour la suite dans le soutien à un éventuel gouvernement de gauche plurielle numéro 3.

Le NPA sera à même d’organiser de telles initiatives permettant de confronter les points de vue.


Sans refuser la confrontation avec l’ensemble de la gauche, nous ne pouvons pas nous placer comme ceux qui veulent “ rééquilibrer ” la gauche mais comme ceux qui, souhaitant une véritable rupture avec le capitalisme, tracent les voies et les moyens de cette rupture en indépendance totale avec ceux qui à gauche gèrent ce système.

C’est en ce sens que nous nous opposons à la stratégie de la direction du Front de gauche tout en continuant de débattre et d’agir avec les forces et les militants qui le constitue.


9/ Sans attendre, nous voulons agir pour traduire sur le plan social la défaite électorale de Sarkozy.

 

Contesté dans la rue et écrasé dans les urnes, ce gouvernement est illégitime pour poursuivre sa politique de casse sociale. Il faut qu’il soit chassé au plus vite. Cela implique de s’engager de toutes nos forces dans l’ensemble des mobilisations et en particulier la bataille majeure que constitue le refus de la contre-réforme des retraites.

 

La nécessité de rechercher en permanence l’unité la plus large, avec les acteurs du mouvement social, les syndicats, les associations et les partis politiques de gauche s’accompagne d’un souci de clarté politique, de la volonté d’aider à la convergence des luttes comme de défendre les mesures d’urgence indispensables face à la politique patronale. Construire l’indispensable l’unité du monde du travail nécessité une rupture avec la politique du dialogue social et du diagnostic partagé. Comme force politique, nous devons tout faire pour atteindre cet objectif.


Le NPA favorisera le rassemblement de tous ceux et celles qui veulent construire des fronts de lutte à la base dans les quartiers et dans les lieux de travail.


L’offensive raciste de la droite et les scores de l’extrême droite exigent de faire de la reconstruction d’un front antiraciste et des mobilisation antifascistes une de nos priorités. Cela passe par une implication plus forte du NPA dans la solidarité avec les grévistes sans papiers et la construction de la Marche sur Nice contre le Françafrique en mai.


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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:06
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29 mars 2010

 

Le CPN [Comité politique national] s’est réuni les 27 et 28 mars à Pantin (Seine-Saint-Denis).

 

Au menu  : le bilan des régionales et un premier débat sur le thème «  religion, émancipation, laïcité, féminisme, antiracisme  ».


Le bilan de la séquence électorale impliquait d’une part d’avancer des éléments d’analyse de la situation politique et sociale, marquée à la fois par l’approfondissement de la crise avec le tournant incarné par la Grèce, un regain de l’activité revendicative en France dans les dernières semaines, et la claque reçue par Sarkozy et son gouvernement dans les récentes élections  ; d’autre part de se pencher sur la campagne et les résultats des listes dont le NPA a été partie prenante, seul ou avec d’autres.

 

Le poids des facteurs objectifs (abstention, vote utile) en faveur du PS, fait un large accord. Mais, par définition, ce sont ceux sur lesquels nous avons le moins de prise… Le débat a donc porté avant tout sur le second aspect  : notre rôle dans ces résultats. Cette discussion a donné lieu à la présentation de six rapports de bilan différents (ils seront publiés sur ce site). Ceux-ci ont fourni aux membres du CPN des appréciations différentes des erreurs que nous avons pu commettre et de leur poids dans la situation qui est aujourd’hui celle de notre jeune organisation.


Trop d’unité  ? Pas assez  ? Quelle gestion alternative du processus unitaire aurait été possible  ? Quelle appréciation du profil défendu dans ces élections, avec des déclinaisons régionales qui ont parfois été différentes  ? Comment être audible et crédible  ? La discussion a également permis aux représentants des différentes régions de faire état des enseignements qu’ils tirent de leur campagne.


Mais le bilan ne vaut que s’il est porteur… de perspectives  ! Comment traduire dans la rue la défaite de la droite, notamment sur les retraites  ? Comment se positionner dans un champ politique assez différent du contexte de début 2009, notamment avec la crise de la droite, le retour de l’extrême droite, et la réorganisation de la gauche en trois pôles avec le PS, Europe Écologie et le Front de gauche, sortis de leur crise post 2007  ?

 

Comment s’inscrire dans le rejet de Sarkozy en rassemblant sur une orientation anticapitaliste indépendante qui pèse dans la situation, face à la nouvelle mouture de l’union de la gauche en gestation dans la perspective de 2012  ?


La résolution majoritaire, qui trace à grands traits un profil pour les mois à venir, lance la discussion dans l’ensemble de l’organisation, non seulement sur la courte période électorale qui s’achève, mais aussi sur le projet et la dynamique du NPA. [1] Un peu plus d’un an après son congrès fondateur, il est important que tous les comités puissent s’inscrire dans la perspective de son premier congrès ordinaire qui aura lieu du 11 au 15 novembre 2010. Le CPN travaille d’ores et déjà pour qu’à l’issue du prochain CPN des 29 et 30 mai soient envoyés les textes de préparation du congrès. Des coordinations régionales ou départementales se tiendront en juin dans cette optique.


La présentation, sur les listes du NPA, d’une camarade du Vaucluse portant un foulard islamique et les discussions que cela a suscité, ont naturellement été au cœur du débat sur le féminisme et la laïcité. Cet échange s’est déroulé dans une relative sérénité. Toutes les positions se sont exprimées, de celles et ceux qui s’opposent vivement à ce qu’une camarade portant un foulard puisse représenter le NPA, au nom du féminisme et de la laïcité, à celles et ceux qui le voient comme un atout pour le NPA, en passant par celles et ceux qui, sans en faire un étendard, pensent qu’on ne doit pas lui donner trop d’importance ou celles et ceux qui, convaincus qu’il s’agit d’un signe d’oppression, cherchent tout de même le moyen de gérer la contradiction jusque dans la représentation publique.


Le débat n’avait pas pour but d’arriver à un positionnement du NPA, c’est une étape où chacun et chacune a pu argumenter sur son point de vue. Les discussions se poursuivent dans le NPA et un débat sur ces questions est à l’ordre du jour du congrès.


Le CPN a également permis une brève discussion sur la situation financière du parti, après des élections régionales coûteuses, puisque les résultats obtenus par le NPA ne lui permettent pas d’être remboursé. Il faut notamment travailler à combler le déséquilibre entre dépenses et recettes en améliorant les remontées de cotisations. Les membres de la direction ont également travaillé en commissions thématiques, dans l’objectif du congrès, autour des statuts encore provisoires, du programme et de la composition d’une future équipe de porte-parole.


Myriam Duboz, Ingrid Hayes

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 10:08

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Les mardi 30 et mercredi 31 mars, le Comité Étudiant NPA 35 organise une initiative anti-guerre sur le campus Villejean de Rennes-2.


Au programme :


- projection du film "Iron Wall", parlant de la Colonisation Israélienne depuis 1967 - le mardi soir à 20h, dans l’amphithéâtre E1 (bâtiment E).


- Conférence/Débat sur le thème : "Après la Marche pour Gaza, quelles perspectives pour le mouvement de soutien pour les Palestinien-ne-s ?", dans l’amphi B6 - De Martonne avec comme intervenant Julien Salingue, enseignant de Paris-VIII, spécialiste de cette question.


Source :

http://www.anticapitaliste-35.org/Non-a-la-guerre-Conference-debat.html

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:55
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Le Parisien 28/03/2010

Le , qui réunissait ce week-end son , s'est interrogé sur ses "propres erreurs de positionnement" aux régionales et a longuement débattu de la question du voile qui l'avait agité pendant la campagne, a annoncé dimanche le parti d'.


Au cours de "longues discussions sur le bilan" des régionales samedi lors du Conseil politique national (parlement), "on s'est interrogé sur l'abstention, le vote utile, la reconstitution d'une gauche de gouvernement sans le MoDem" et sur "nos propres erreurs de positionnement politique", a dit à l'AFP Pierre-François Grond, du Comité exécutif du NPA qui n'a obtenu que 2,5% des voix au niveau national.

 

Les discussions à huis-clos, réunissant quelque 150 délégués à la Porte de Pantin, se sont déroulées "dans un climat grave" pour "chercher à comprendre la situation politique" et "trouver les voies pour rebondir", a-t-il ajouté.


L'idée était de "lancer une discussion approfondie", "sans tabou", a expliqué M. Grond, indiquant qu'Olivier Besancenot était "passé" au CPN pour "réfléchir comme nous tous" à la situation du NPA.


Le parti s'est aussi penché sur les écarts de scores, notamment entre l'Alsace (1,64%) et le Limousin, une région où le NPA, associé au Front de gauche PCF-PG, s'est maintenu au second tour (19,1%), obtenant deux conseillers régionaux.


Dimanche, une autre "longue discussion", sans vote, s'est tenue sur la question du voile islamique après la polémique autour d'une jeune candidate NPA portant un foulard dans le Vaucluse. Les débats ont porté tant sur "l'événement" lui-même que "sur la méthode qui a choqué, avec une décision locale imposée nationalement", selon M. Grond.


En attendant le congrès de novembre où ces questions seront tranchées, des réunions préparatoires se tiendront en juin dans les comités départementaux du parti.


Dans ce contexte, M. Grond a noté toutefois une "bonne nouvelle, c'est la défaite de Sarkozy". "Logiquement, on devrait connaître sur le plan social les répliques de ce qui a existé sur le plan électoral", a-t-il affirmé, désireux de "tourner la page" des régionales pour s'attaquer à la "mobilisation" sur la "question centrale" des retraites.
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:46
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Le gouvernement sort affaibli des élections régionales. Rejeté par les classes populaires, Sarkozy est affaibli dans son propre camp. Son hégémonie sur l’UMP et la droite est fortement ébranlée, ce qui explique son souci de redonner à son gouvernement une assise plus large à droite. De même, l’extrême droite qu’il croyait avoir siphonnée a repris de la vigueur, redoublant la pression pour une politique raciste et sécuritaire.

La situation de crise à l’échelle européenne va se maintenir dans les mois qui viennent. La faible croissance, le  peu de dynamisme des marchés intérieurs vont amener les dirigeants capitalistes à accentuer les politiques de restructuration, de recherche de gains de productivité par des mécanismes déjà à l’œuvre : réduction d’effectifs par licenciements ou non remplacement des départs en retraite, blocage des salaires, délocalisation d’activités...

La politique menée par l’UE vis-à-vis de la Grèce  annonce ce que les dirigeants européens vont tenter d’appliquer à la majorité des pays d’Europe : une remise en cause plus radicale des budgets sociaux et des politiques de protection sociale, un démantèlement plus rapide des services publics. En France comme ailleurs, la pression quotidienne sur les salariés va s’accroître au prétexte de « la crise ».

Le 23 mars, premier succès


La journée de grève et de manifestations du 23 mars a été un succès. Au total, 800 000 manifestants étaient dans la rue pour dire que ce n'est pas aux salariés, aux privés d'emplois, aux précaires, aux  retraités, aux immigrés de payer la crise !

Malgré la claque qu’il a reçue aux élections régionales et malgré le succès de cette première mobilisation, Sarkozy, qui est enfin sorti de son silence, reste droit dans ses bottes. Il affirme vouloir continuer la « modernisation » du pays, ce pourquoi il aurait été élu.

 Il s'entête à ne rien proposer pour les 5 millions de chômeurs, pour les précaires, pour les salaires au moment même où les entreprises du CAC 40 viennent de verser à leurs actionnaires plus de 35,5 milliards d'euros. Il s'entête à vouloir « sauver » les retraites, autrement dit à vouloir augmenter la durée de cotisations et reculer l'âge légal de départ, bref à mettre à mal le système de répartition pour faire la part belle aux fonds de pensions et à baisser drastiquement le montant des retraites.

Mais l’expérience a montré que de simples journées d’action ne suffisent pas et que leur succession, sans plan de lutte ni objectifs clairs, peut même devenir contre-productive. Pour faire reculer ce gouvernement, il y a urgence à ce qu'un mouvement d'ensemble voit le jour !

L'anticapitalisme toujours d'actualité


 Il reste tout aussi nécessaire de tracer un cadre global de riposte aux attaques que subissent les travailleurs et la jeunesse, qu’elles viennent du patronat ou du gouvernement, qu’elles soient menées sur le terrain social, sécuritaire ou du racisme.

 C’est pourquoi nous continuons à défendre les mesures d’un plan d’urgence anticapitaliste centré sur la redistribution des richesses, la remise en cause des exigences des actionnaires et du pouvoir patronal, un autre choix de société correspondant aux besoins sociaux, à la satisfaction des  revendications des travailleurs, salariés ou chômeurs, actifs, retraités ou en formation. 

Sur ces objectifs comme sur chaque revendication partielle, le NPA travaillera à réunir les fronts unitaires les plus larges afin que ceux-ci reviennent autant de points d’appui pour développer la mobilisation.


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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:52



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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:47
LIMOGES, 21 mars 2010 (AFP) - Les deux seuls représentants du NPA élus dimanche sur une liste commune avec le PCF et le Parti de gauche dans le Limousin, qui a obtenu 19, 10% des voix, siégeront dans "une démarche qui se veut constructive", a affirmé l'un d'eux.

La liste PCF-PG-NPA, conduite par Christian Audouin (PCF), obtient 6 des 43 sièges (3 pour le PCF, 2 pour le NPA et 1 pour le Parti de gauche), contre 27 pour la liste PS-EE du président sortant Jean-Paul Denanot (47, 95%) et 10 pour la liste UMP de Raymond Archer (32, 95%).
Stéphane Lajaumont, porte-parole du NPA en Limousin et l'un des deux élus, a fait part de sa "satisfaction", saluant notamment le résultat de la liste PCF-PG-NPA en Haute-Vienne (21, 47%) qu'il a qualifié de "camouflet pour le PS local".

Selon lui, la liste s'était maintenue au second tour en raison du refus de la fédération PS de Haute-Vienne d'accueillir des représentants du NPA sur une liste commune.

Les deux élus NPA au conseil régional, Stéphane Lajaumont, 39 ans, professeur d'histoire et syndicaliste, et Véronique Momenteau, 45 ans, agent technique de laboratoire de l'Education nationale, ne seront "pas dans la politique du tout ou rien, pas dans l'alignement", a indiqué M. Lajaumont.

"On a une démarche qui se veut constructive mais claire politiquement.
Quelque part, on reste des militants mais dans un autre lieu d'intervention", a-t-il ajouté, rappelant que le NPA avait deux élus à la municipalité de Limoges.

alu/dhe/ha/ei

Source : http://www.npa2009.org/content/regionales-limousin-partis-fg-npa-dans-le-limousin-deux-npa-elus-dans-une-demarche-construct
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 08:25
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21 mars 2010

Le second tour confirme le premier tour. L’abstention, bien qu’en léger recul, reste à un niveau record. L’UMP et Nicolas Sarkozy sont de nouveau sanctionnés ce soir.


Cette sanction sans appel s’exprime par un vote sur les listes de gauche.Ce résultat n’est évidemment pas un chèque en blanc donné aux futures majorité de gauche, pas plus qu’il ne constitue une approbation à la politique menée par le Parti Socialiste et ses alliés.


Dans la région Limousin, où une liste NPA/Front de gauche s’est maintenue au second tour face au refus du PS de la Haute-Vienne d’accepter des élus NPA indépendants, la liste selon les premières indications ferait un score très au delà des 13 % du premier tour et près de 20%.


Le FN en réalisant 17% de moyenne dans les douze régions où il se maintenait réalise un score extrêmement inquiétant. Ce résultat s’explique par le débat nauséabond sur l’identité nationale impulsée par l’Elysée et les différentes affaires qui ont émaillé la campagne.


La défaite de la droite est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui souffrent de l’entreprise de démolition sociale menée par Sarkozy depuis près de trois ans.


C’est surtout un encouragement à un troisième tour social, à des mobilisations fortes, déterminées et unitaires pour faire reculer le pouvoir, lui infliger une défaite sociale en particulier, sur le terrain des retraites, de l’emploi et du pouvoir d’achat.


C’est en ce sens qu’agira le NPA dans les prochaines semaines.


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:30
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Les élections régionales ne sont pas terminées que l'on peut déjà en tirer quelques enseignements importants pour les mobilisations à construire.

Une droite clairement sanctionnée dans les urnes

Le premier tour des élections régionales a été marqué par l'abstention massive de millions de personnes. Cette abstention signifie en grande partie le désaveu des catégories les plus populaires, celles qui payent le plus durement la crise, vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir.

Dans ce cadre, il faut se réjouir du rejet de la droite et de Sarkozy, complices des grands actionnaires et des riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux.
C'est avant tout ce rejet qui a nourri la poussée du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie, rejet qui a permis au PS et à ses alliés qui gouvernent 20 régions depuis 2004 de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

Par ailleurs, la campagne  a été pourrie par le déferlement d’un racisme inquiétant – débat sur l'identité nationale, contexte islamophobe - dont le Front National a largement bénéficié.

Globalement les scores de la gauche radicale sont en repli, voire décevants, même si certaines listes obtiennent un score encourageant. L'absence de luttes sociales d'ampleur a sans aucun doute pesé, de même que la volonté d'infliger le plus massivement possible une claque aux ami-e-s de Sarkozy.

Dimanche prochain, il faut confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP.  Sanctionner cette droite est une nécessité, même si nous pensons que les futures majorités de gauche dans les régions ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années.

Il est l'heure de construire une riposte d'ensemble


Cependant, cela ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique. Ces dernières semaines, les résistances, les luttes, reviennent haut et fort sur le devant de la scène, s'invitant même dans le débat électoral.
Simplement au cours de la semaine dernière, plusieurs grèves ont eu lieu, dans les hôpitaux publics, les crèches municipales, l'éducation nationale et la justice, contre les suppressions d'emplois, le manque d'effectifs et les réorganisations en tout genre mettant à mal les derniers services publics.

 La colère est aussi présente dans de nombreuses entreprises privées où les travailleurs se mettent en grève pour leurs salaires comme chez Ikea ou chez Danone, contre les licenciements ou fermetures de boîtes, comme à Total où les salariés refusent la fermeture de la raffinerie de Dunkerque alors que ce groupe pollueur vient d'annoncer 9 milliards de profits... 

Toutes ces luttes montrent que les salariés du privé comme du public ne sont pas résignés. Alors, c'est vrai : ces luttes sont souvent isolées, mêmes si elles recueillent la plupart du temps un large soutien de l'opinion.  Il y a urgence à aider, à soutenir, à développer de façon  la plus unitaire possible ces résistances et à les faire converger.

Le mardi 23 mars, journée de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires, doit être la première étape pour la construction d'un mouvement d'ensemble. Aucune défaite de la droite dans les élections n'arrêtera les attaques contre nos droits et acquis. Comme pour le Contrat Premier Embauche (CPE), il y a quelques années, seule une large mobilisation dans la rue peut obliger la droite à remballer sa politique.

Toutes et tous ensemble  !
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