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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:06
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La première rencontre nationale des salariés du privé et du public, des précaires et des privés d’emploi du NPA s’est tenue les 28 et 29 novembre. Une rencontre riche en débats sur notre intervention dans les luttes.

Près de 230 militants, venus de tout le territoire, se sont retrouvés à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), les 28 et 29 novembre. Dans un contexte de crise sans précédent où les capitalistes, le patronat et le gouvernement intensifient leurs attaques contre le monde du travail pour lui faire payer la crise, cette réunion était importante pour discuter et approfondir nos revendications et notre stratégie sur le terrain des luttes.


L’introduction, faite par trois militantes, a placé la réunion dans le cadre de notre campagne « Nos emplois, pas leurs profits » et a fait le point sur la crise, les licenciements, les réorganisations, les attaques du gouvernement et leurs conséquences sur les salariés, les précaires et les privés d’emplois.


Nous nous sommes ensuite répartis en six commissions pour approfondir les différents axes de notre campagne et permettre une plus large prise de parole au sein de groupes restreints.


Les interventions ont porté sur la revendication d’interdiction des licenciements, la lutte contre les privatisations, la défense des services publics, la création d’emplois socialement et écologiquement utiles, la lutte contre la précarité et le chômage, la défense de la santé au travail en travaillant moins, mieux et moins durement.


Deux autres commissions avaient pour thème l’animation de notre campagne emploi et la confiscation des profits pour les utiliser à défendre nos emplois et nos vies. Ces commissions ont permis des échanges riches et de partager différentes expériences.


La conférence a été l’occasion de travailler à la construction de nos secteurs d’activité. Les cheminots, les postiers, le personnel de l’éducation, de la santé, les travailleurs de l’automobile (équipementiers et constructeurs), du commerce, de la chimie, du transport aérien, de l’inspection du travail et les précaires se sont réunis en fin d’après-midi samedi pour discuter de ce qui se passait dans leurs secteurs et de la façon d’intervenir du NPA.


La première journée s’est terminée autour d’un apéritif permettant de poursuivre les discussions et de faire connaissance autour d’un verre. Pas trop tard, car les travaux du lendemain ont repris de bonne heure sous forme de deux tables rondes sur les mobilisations et l’intervention du NPA.


La première table ronde avait pour thème les luttes de Molex, Freescale, Ford, H&M et l’expérience du comité de résistance ouvrière de la Meuse. Les interventions ont montré la difficulté de l’isolement quand on bataille contre les suppressions d’emplois et les fermetures dans les petits sites.


Elles ont insisté sur la nécessité de faire connaître sa lutte à l’extérieur et de se coordonner avec d’autres secteurs ou entreprises en lutte. Le débat a aussi montré l’utilité que peut avoir dans ces circonstances le NPA, à l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises.


La deuxième table ronde avait pour thème les luttes liant usagers et salariés (privatisation de La Poste, fermeture des centres IVG, etc.), les luttes des travailleurs sans papiers, des précaires et des privés d’emploi. Elle a montré les formes diverses prises par ces luttes avec des interventions fortes de camarades sans papiers qui se battent depuis plusieurs semaines pour leur régularisation.


Ce week-end a été très encourageant pour la suite. Il a montré que le NPA était aujourd’hui implanté dans de nombreuses entreprises du privé, dans le secteur public et chez les plus précaires et que, même dans un contexte difficile, nous étions réactifs et utiles aux salariés en lutte. Elle a aussi permis de donner des « armes revendicatives » à l’ensemble des militants. 


Sandra Demarcq

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 08:47


PARIS, 30 nov 2009 (AFP) - Les militants du Nouveau Parti anti-capitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot ont commencé à voter lundi sur la stratégie de leur parti pour les régionales, alors que certains de ses membres espèrent toujours s'allier au Front de gauche: Parti communiste français -Parti de gauche-Gauche unitaire.


"Ce qui est en jeu, c'est la position nationale du NPA" même s'il "peut y avoir des votes régionaux sur des spécificités d'accords régionaux", a déclaré à l'AFP Pierre-François Grond, du comité exécutif du NPA.


Trois positions sont soumises au vote des militants qui se poursuit jusqu'à dimanche dans les assemblées départementales.


La première (A), signée notamment par Olivier Besancenot et Pierre-François Grond, s'oppose à tout accord de gestion des exécutifs régionaux avec le Parti socialiste (PS) et Europe-Ecologie, ce qui empêche une alliance nationale avec le Front de gauche, tout en souhaitant "poursuivre la politique de rassemblement dans les régions".


Plus direct, le texte B de la fraction l'Etincelle de Lutte ouvrière, compte passer "directement" à la campagne du NPA.


Enfin, la position C, soutenue par Yann Cochin (courant unitaire), réaffirme "sa volonté d'aboutir à des listes unitaires" de la gauche radicale, à l'échelle nationale et régionale.


Les résultats seront dévoilés lundi prochain, puis un conseil politique national du NPA se tiendra le 13 décembre. "On aura alors une photographie nationale des listes soutenues ou présentées par le NPA" pour les régionales, selon Pierre-François Grond.


Le bras-droit d'Olivier Besancenot précise que les "discussions unitaires continuent", "hors PCF", dans les cinq régions où les militants communistes ont décidé de partir avec le PS, comme en Bretagne.


Le vote sera aussi l'occasion de "savoir à peu près combien de gens sont à jour de cotisation" au NPA, selon Pierre-François Grond, alors que des rumeurs d'hémorragie sur les 9.000 adhérents revendiqués avaient couru en juillet.


Selon lui, le fait qu'il n'y ait "pas de riposte sociale à la hauteur de la crise économique et de la politique menée par (le président Nicolas) Sarkozy", "plombe l'ambiance militante" dans un NPA qui n'est actuellement "pas euphorique".


D'après le dernier sondage Ifop (19-20 novembre), le Front de gauche recueillerait 7% des suffrages au premier tour des régionales, devant le NPA (4%).

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:33

La représentante du patronat Parisot, et le chef du gouvernement Fillon, seront au Quartz à Brest à l’occasion de la tenue des « Assises de la Mer », une grand messe consensuelle où se congratuleront mutuellement patrons et politiciens professionnels.

Ce n’est pas là qu’on verra l’arrêt de la dégradation des conditions de travail des marins ou des pêcheurs.

Laurence Parisot, c’est elle qui ose déclarer : « La liberté de penser s’arrête où commence le Code du travail ».


C’est elle qui fait semblant de découvrir le scandale des caisses noires du patronat. L’UIMM, une des organisations du MEDEF, a constitué des caisses d’argent sale pour plus de 600 millions d’euros, utilisé notamment pour briser les grèves ouvrières.


Mais ni Mme Parisot ni ses amis n’ont été mis en examen.
Ils peuvent continuer à défendre les stock options, les parachutes dorés, leurs augmentations de salaires faramineuses et les intérêts des actionnaires.


MANIFESTONS NOMBREUX

Mardi 1er DECEMBRE

à 12h00 à Brest
devant le QUARTZ ,

Boulevard CLEMENCEAU
à l’appel de

SOLIDAIRES, CGT, FSU

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 20:39



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:09


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:05



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:04



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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:02


 

  Après le succès de la Votation citoyenne et avant le passage devant
les députés, le projet de privatisation de la Poste rentre dans une
phase décisive.

Le changement de statut de La Poste en Société Anonyme
serait un coup mortel pour le Service public postal auquel la population
est extrêmement attaché.

   C'est pourquoi le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) du Finistère
apporte son soutien total à la grève reconductible (SUD, CFTC et FO ont
déposé des préavis de grève illimitée) qui commence à La Poste à partir
du 24 novembre pour le retrait du projet gouvernemental de privatisation
de la Poste.

Le NPA appelle les usagers de la Poste à se joindre aux manifestations
le 24 novembre à 11h devant la Préfecture à Quimper et les sous
préfectures de Brest et Morlaix.

    D'autres secteurs seront en lutte cette semaine comme l'Education
nationale, le NPA souhaite la convergence de ces luttes.

NPA Finistère
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:38



  « L’homme a toujours fait la guerre»
 « L’homme est fondamentalement égoïste »
 « Le capitalisme a toujours existé et existera toujours »
 « Malgré ses défauts, le système capitaliste est tout de même le moins mauvais »
 « Le capitalisme est le seul modèle qui a fait ses preuves.
 Toutes les autres sociétés ont abouti à des catastrophes ». *


*Ces affirmations, qu’on entend partout et depuis longtemps, jouent un rôle très précis : balayer d’un revers de la main tout débat sérieux, toute analyse critique et toute proposition alternative au modèle économique dans lequel nous vivons. Accepter ces affirmations nous empêche de voir l’essentiel : nous vivons dans un monde basé sur l’exploitation, la pauvreté et les inégalités.

 Nous vivons aussi dans un monde qui connaît une crise globale, planétaire, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. En nous poussant au repli sur soi et au fatalisme, ces affirmations nous empêchent également de devenir des citoyens responsables, mettant leurs énergies et leurs intelligences au service d’un projet émancipateur.

 Si nous voulons lutter du mieux que nous pouvons contre l’injustice sociale, il est donc nécessaire de déconstruire, combattre et dépasser ces affirmations, qui ne sont rien d’autre que des contrevérités et des idées préconçues. Il faut l’accepter, l’humanité doit trouver les moyens d’avancer concrètement dans une autre voie que le capitalisme.

 Ce ne sera pas facile. Le chemin sera long et parsemé d’obstacles, mais c’est la seule solution si nous voulons construire cet autre monde possible, socialement juste et respectueux de la nature. Il faut l’accepter, être anticapitaliste aujourd’hui, c’est urgent, nécessaire et raisonnable.*



1.Être anticapitaliste, c’est simple, cohérent et moralement juste.

Commençons par le commencement, que signifie être anticapitaliste ? Selon le dictionnaire, est anticapitaliste celui « /qui s’oppose au capitalisme/ ». Mais qu’est ce que le capitalisme ? C’est un modèle économique et social dont les valeurs fondamentales sont le profit, la propriété privée des moyens de production, la concurrence et la croissance économique.

En fait, être anticapitaliste, c’est très simple : cela signifie tout simplement qu’on est contre le fait que le profit, la propriété privée des moyens de production, la concurrence, l’égoïsme et la croissance économique constituent les valeurs fondamentales qui déterminent les choix de nos sociétés humaines.

Être anticapitaliste, ce n’est donc pas du tout la même chose qu’être communiste, léniniste, staliniste, trotskiste, anarchiste, ou autres noms exotiques de ce genre. Être anticapitaliste, cela ne signifie pas « défendre » les régimes tels que la Russie de Staline, le Cambodge de Pol Pot, la Chine de Mao, ni celle d’aujourd’hui d’ailleurs. Être anticapitaliste, cela ne signifie pas non plus refuser le « /progrès/ » et vivre de manière misérable en refusant catégoriquement tout ce qui provient de cette société. Vivre dans un système et être contre celui-ci, ce n’est ni la même chose, ni incompatible.

Etre anticapitaliste, c’est penser que ces valeurs (profit, propriété privée, concurrence et croissance) ne doivent pas et ne peuvent pas constituer la base d’une société socialement juste, respectueuse de la nature, solidaire et émancipatrice pour l’humanité.




2.Le système capitaliste n’a pas réussi à améliorer la vie des gens*

Du côté des défenseurs du capitalisme, on entend souvent des affirmations du genre : «  bien sûr que le capitalisme n’est pas parfait. Aucun système n’est parfait. Mais il ne faut quand même pas oublier que le capitalisme a permis une amélioration des conditions de vie pour des millions de gens. Par exemple, les gens n’ont jamais vécu aussi vieux. N’oublions pas non plus que c’est grâce au capitalisme que nous avons rendu accessible à des millions de gens la technologie tels que la télé, les avions, la voiture, les GSM, Internet.»

C’est vrai, il y a une part de vérité dans cette affirmation, mais cette part est très petite, voire minuscule. Pourquoi ? Il faut commencer par se rappeler que la plupart des richesses dont certains de nous bénéficient ont été créées en se basant sur l’exploitation des peuples et le pillage des ressources naturelles.

Quel a été le « prix » à payer pour permettre à une minorité d’être humains de « profiter» ou «  jouir  » d’un niveau de vie élevé et du soi-disant « progrès ». Combien a-t-il fallu de guerres, de crimes contre l’humanité, de catastrophes humaines et écologiques pour arriver à ce « progrès » ?

Par ailleurs, le capitalisme est en place dans quasiment tous les économies du monde et celui-ci est « mondialisé », ce qui signifie que toutes ces économies sont interconnectées. Cela implique qu’un bilan sérieux du capitalisme ne peut être dressé qu’à une échelle globale en se posant la question de savoir combien d’êtres humains ont profité et profitent réellement de ce système ?

Rappelons ici que selon la Banque mondiale, plus de la moitié de l’humanité vit dans la pauvreté. Pour ces trois milliards de personnes, il n’est pas question de télé, d’internet ou autres biens technologiques. Il est question de travailler 12 H par jour, 7 jours sur 7, pour trouver suffisamment de ressources pour faire survivre sa famille, tout simplement pour ne pas mourir. Et quand on parle de « vivre vieux », il ne faut pas oublier que tous les rapports de Nations Unies montrent que l’espérance de vie a diminué dans de nombreux pays, pour atteindre par exemple 41 ans en RDC !

Au Nord et au Sud, la plupart des citoyens, mouvements sociaux, gouvernements et institutions internationales l’admettent : la situation actuelle est inhumaine, intolérable. Des milliards d’êtres humains se voient privés de leurs droits fondamentaux.

 Privés d’eau potable, de nourriture en quantité suffisante et de logements décents. Privés d’accès à la santé et à l’éducation. Le système capitaliste n’a donc pas réussi à améliorer la vie des gens. Il n’a pas réussi à résoudre les grands fléaux qui touchent l’humanité. Pire, au cours de ces 30 dernières années, c’est-à-dire depuis la mise en place du capitalisme néolibéral, la situation s’est dégradée, tant au Nord qu’au Sud de la planète. D’un point de vue global, le bilan du capitalisme est donc extrêmement négatif.



3.La crise à laquelle nous devons faire face est bel et bien une crise du système capitaliste*

La situation (sociale, économique, écologique,…) actuelle est très mauvaise et s’est détériorée au cours de ces 30 dernières années, voilà le constat qui doit être posé. Ensuite, une autre question fondamentale doit être posée : comment la situation va-t-elle évoluer à court et moyen terme ?

 Dans quelle direction allons-nous ? Vers un « mieux » ou vers un « pire » ? Sans être devin, la réponse à cette question est assez claire. Elle est douloureuse, mais il faut l’accepter, avec honnêteté et sans tomber dans le catastrophisme : Non seulement la situation risque de continuer à se dégrader mais elle risque de se dégrader à un tel point que la survie même de l’humanité est en danger.

 L’humanité doit en effet faire face à plusieurs crises planétaires sans précédents : crise alimentaire, crise financière, crise économique, crise climatique, crise migratoire, crise écologique, crise énergétique, crise de civilisation.

Lorsqu’on s’intéresse aux tenants et aboutissants de ces crises, on remarque très vite qu’elles ne sont pas le résultat d’une « mauvaise gestion » ou d’absence de règles. Ces crises sont le produit de la nature et de la logique propre du capitalisme, système qui a pour seul objectif le profit maximal à court terme, quelles que soient les conséquences sociales et environnementales.

Cette analyse nous donne donc une raison supplémentaire d’être anticapitaliste, et de chercher, trouver et mettre en place des solutions qui s’inscrivent résolument en rupture avec ce système et qui mettent la satisfaction des droits humains fondamentaux au cœur des choix politiques et économiques .

4.On ne peut pas donner un visage humain au capitalisme *

Une autre question très importante est de savoir si le capitalisme est capable d’inverser la tendance. Selon les discours dominants, nous serions face à un capitalisme devenu fou qu’il s’agirait de raisonner. La crise financière serait le résultat d’un comportement inacceptable de quelques capitalistes et il faudrait donc « sauver le capitalisme des capitalistes ». Pour inverser la tendance actuelle et sortir de la crise, il s’agirait de refonder le capitalisme, de lui donner un visage humain, en revenant à plus de régulation.

Il y a, à l’heure actuelle, un changement par rapport aux discours néolibéraux de ces trente dernières années. Mais il ne faut pas confondre discours et réalité. Les interventions de l’Etat dans l’économie, comme les plans de sauvetage du secteur financier par exemple, ne sont pas là pour défendre les classes populaires, mais bien pour sauver le système capitaliste, tenter de retrouver de la croissance et par là, restaurer les profits des capitalistes.

 Il s’agit de gérer la crise en régulant le système provisoirement, pour éviter la faillite totale, puis, repartir sur les mêmes bases qu’auparavant. Il est possible qu’ils arrivent à retrouver la croissance, mais il y a peu de chance. Tous les chiffres et tous les rapports des institutions internationales indiquent que, sans changement radical, nous rentrons dans une crise profonde et longue. La crise bancaire et financière continue. La crise économique s’est généralisée. La crise est mondiale.

Dans tous les cas, dans le cadre des rapports de force actuels, il ne s’agit en aucun cas pour les gouvernements de mettre à l’ordre du jour la sortie de ce système. Ils ne l’ont pas fait jusqu’à présent et ne s’apprêtent pas à le faire. Ce qu’ils s’apprêtent à faire (et ont déjà commencé à faire), c’est de faire payer la crise aux travailleurs et aux peuples.

Il s’agit d’appliquer la recette habituelle, à savoir socialiser les pertes et privatiser les profits. Il s’agit de tenir bon en espérant que la crise s’arrêtera et que les affaires reprendront. Est-ce cela refonder le capitalisme ? Est-ce cela que nous voulons ? Un peu de règles, un zest d’interventions, des discours sur la nécessité de supprimer les paradis fiscaux mais aucune vraie mesure contraignante, pour éviter le pire aujourd’hui, mais retomber dans une crise encore plus profonde dans quelques années ? Non.

Dans une perspective de long terme, il n’est donc pas possible d’humaniser, de rationaliser le capitalisme. Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » capitalisme. La recherche du profit maximum à court terme, la propriété privée des grands moyens de production, l’exploitation sans limite des travailleurs et de la nature, la spéculation, la compétition, la promotion de l’intérêt privé individuel au détriment de l’intérêt collectif, l’accumulation frénétique de richesse par une poignée d’individus ou encore les guerres sont des caractéristiques inhérentes du système capitaliste.

Le capitalisme n’a pas de visage humain. Il a le visage de la barbarie. Pour le capital, peu importe la destruction la planète. Peu lui importe de mettre les enfants au travail. Peu lui importe que les gens mangent ou ne mangent pas, qu’ils aient un logement ou non, qu’ils aient des médicaments quand ils tombent malades, ou une retraite quand ils deviennent vieux. Non. Rien de cela n’importe au capitalisme. Pour faire face à la crise, il est donc nécessaire d’aller à la racine du problème et de mettre en place le plus rapidement possible des alternatives radicales qui en finissent avec le système capitaliste.

5.L’utopie n’est pas celle qu’on croit*

Le capitalisme n’est pas capable de réaliser l’Alternative. Il n’est pas capable de garantir universellement la satisfaction des droits humains fondamentaux. Le capitalisme ne peut pas et ne veut pas s’attaquer aux grands défis sociaux et écologiques de notre temps.

 Une fois que l’on a accepté cette idée, la sortie du capitalisme et la construction d’un autre modèle se posent logiquement. Et c’est à cet instant que le « combat » contre l’idéologie capitaliste commence réellement. En effet, la grande victoire du capitalisme est d’avoir réussi à mettre dans la majorité des têtes l’idée selon laquelle un autre modèle est non seulement impossible mais aussi et surtout très dangereux.

« Il ne faut pas rêver. Le capitalisme a toujours existé et existera toujours. Il y a toujours eu des guerres et il y en aura toujours. Il y a toujours eu de la pauvreté et des inégalités et il y en aura toujours ! Et ceux qui prétendent le contraire sont des utopistes.

 Il faut regarder la vérité en face : l’homme est fondamentalement égoïste et, depuis la nuit des temps, a toujours recherché le profit, et le capitalisme intègre ce constat. Le capitalisme est donc l’ordre naturel des sociétés humaines. Créer un autre modèle, où on partagerait tout, est non seulement impensable, mais mènera automatiquement à une catastrophe. Il suffit de regarder s’est passé en Russie, avec ses 100 millions de morts, pour en être convaincus. »

Il n’est pas facile de lutter contre ces idéologies tant elles ont à première vue une cohérence d’ensemble et tant elles sont prégnantes dans notre vie quotidienne. Ce n’est pas facile mais c’est possible, et il faut le faire.

Premièrement, il faut rappeler que, sous sa forme actuelle, le capitalisme a à peine trois siècles d’existence. Des civilisations se sont développées au cours des précédents millénaires sur tous les continents sans connaître le capitalisme. Le capitalisme n’a pas toujours existé.

 Il est né dans les pores de la société féodale il y a une dizaine de siècles et ne domine la scène occidentale sous sa forme industrielle que depuis deux siècles. Ailleurs, il ne s’est imposé que plus tard. Il ne représente donc qu’une infime part dans l’histoire de notre humanité. Le capitalisme n’a pas toujours existé et n’existera pas toujours. Il en va d’ailleurs de la survie de l’humanité. L’humanité peut s’organiser d’une autre manière que le capitalisme.

Deuxièmement, dans le sens où il a été créé par l’homme, on peut dire que le capitalisme est un modèle humain. Mais on doit surtout dire que le capitalisme est inhumain dans le sens où il nourrit tout ce qu’il y a de plus mauvais dans l’homme : compétition, égoïsme, individualisme, etc. Ne nous trompons pas, la compétition et l’égoïsme à un niveau individuel et à « faible dose », cela n’a rien de désastreux et peut même avoir des côtés positifs. Il y a de l’égoïsme en chacun de nous, personne ne peut le nier, mais il y a aussi de la solidarité et de l’altruisme en chacun de nous.

 Et c’est bien cela qui est important : vivons-nous dans une société qui nourrit et renforce la compétition et l’égoïsme ou dans une société qui nourrit et renforce la solidarité et la coopération ? Plus globalement, il faut se demander si l’égoïsme et la recherche du profit, qui sont à la base du système capitaliste, peuvent être les moteurs de la construction d’une société socialement juste, respectueuse de la nature, solidaire et émancipatrice pour l’humanité ? Évidemment que non.

Troisièmement, il faut affirmer avec force que la société que nous devons construire ne doit en aucun cas ressembler aux expériences du 20ème siècle dites socialistes. Si les régimes staliniens de l’époque soviétique, de Pol Pot au Cambodge ou de la Chine de Mao sont des expériences traumatisantes qu’il faut critiquer avec force et sérieux, il ne faut pas oublier qu’on a systématiquement sous estimé les facteurs externes dans l’explication des échecs des expériences socialistes antérieures.

 C’est très clair, un système socialiste, c’est-à-dire un système qui met les besoins sociaux avant les besoins du capital, rentrent en contradiction directe avec les intérêts des capitalistes. Si on était si sûr qu’un modèle basé sur la coopération et l’échange ne puisse pas fonctionner, pourquoi les puissances capitalistes ont-elles dépensés autant d’énergie, de temps et d’argent, pour combattre idéologiquement, déstabiliser politiquement, étouffer financièrement, ou renverser militairement les régimes qui voulaient avancer dans cette voie ?

Pourquoi Patrice Lumumba au Congo, Allende au Chili, Mossadegh en Iran, Thomas Sankara au Burkina, ont-ils été assassinés par les puissances du Nord ? Parce qu’ils voulaient appliquer des politiques qui allaient à l’encontre de la logique du profit. Pourquoi Mobutu, Pinochet, le Shah d’Iran ou Compaoré ont-ils été soutenu techniquement et financièrement pendant plus de trente ans ? Parce qu’ils acceptaient de maintenir un système basé sur le transfert de richesses des classes laborieuses vers les classes capitalistes.

Et Adolf Hitler, Benito Mussolini, le régime expansionniste et militariste japonais avant et pendant la seconde guerre mondiale, le général Franco, le général Salazar, le régime de l’apartheid, n’étaient-ils pas des adeptes enthousiastes du capitalisme ? Ils sont responsables de dizaines de millions de morts.

Enfin, à ceux qui affirment que penser un autre modèle et agir pour le mettre en place est irréaliste, il faut tout simplement répondre que ce qui est irréaliste, c’est de penser que l’humanité va pouvoir continuer à vivre dans ce modèle. Rappelons-le, le bilan du capitalisme parle de lui-même : plus de pauvreté, plus d’inégalités et une planète qui n’en peut plus. Il est donc nécessaire et urgent de sortir de ce modèle et d’en inventer un autre. Un autre modèle est possible et nous devons réfléchir collectivement à la façon de le mettre en place. C’est faire honte à la créativité humaine que de penser que nous n’en sommes pas capable. L’utopie, l’humanité en a besoin, mais plutôt que d’être un frein, elle doit être un moteur, pour rompre avec la logique de la fatalité et proposer des mesures concrètes ici et maintenant, tout en donnant des perspectives intéressantes pour la collectivité humaine.

- *6.Il faut réinventer le socialisme au XXIème siècle*

Face aux expériences dramatiques du socialisme réel du siècle passé, la société à construire, que l’on pourrait appeler socialisme du 21e siècle ou écosocialisme, doit constituer une réponse profondément démocratique et autogérée aux expériences négatives du passé. Il s’agit, face à cette crise globale du système capitaliste, de mettre en place des politiques anti-capitalistes, socialistes et révolutionnaires qui intègrent obligatoirement une dimension féministe, écologiste, internationaliste, anti-raciste. Il faut que ces différentes dimensions soient articulées de manière cohérente et intégralement prises en compte dans les projets du socialisme du 21e siècle.

Il est tout à fait possible de garantir la justice sociale, en Belgique, en Europe et partout dans le monde. Il est tout à fait possible d’avancer vers un modèle un modèle qui, tout en respectant la nature, permet chaque personne d’avoir droit à un logement correct, à une alimentation de qualité, un travail décent et bien rémunéré, une protection sociale, un accès à la santé et à l’éducation et aux transports.

Il faut cependant aller plus loin que cela. Il s’agit de mettre en place une véritable démocratie. Démocratie politique bien sûr, où les citoyens prennent part concrètement aux grands choix qui déterminent la nature et le fonctionnement de nos sociétés. Mais il faut aussi une démocratie économique, où une autre répartition de la richesse se combine avec un contrôle de ces richesses par ceux et celles qui les produisent, à savoir les travailleurs et travailleuses des villes et des campagnes.

Mais cela n’arrivera pas tout seul, il faudra que ce soit un choix conscient et collectif. A l’heure actuelle il n’y a pas de forces sociales suffisantes pour renverser le capitalisme, c’est vrai. Mais partout sur la planète et à différentes échelles, des alternatives sociales, économiques, démocratiques, originales et autogestionnaires sont mises en place.

De plus en plus de personnes pensent que nous avons le droit de vivre dans un autre système que l’ordre capitaliste. De plus en plus de personnes pensent qu’un autre monde est non seulement possible, mais qu’il est nécessaire et urgent de le construire, ici et maintenant. Notre tâche, en tant que citoyens du monde, est donc de nous servir de ces expériences concrètes, et de lutter du mieux que nous pouvons pour construire et organiser toutes les forces anticapitalistes.

Il s’agit de construire un modèle où ce sont les besoins des gens qui sont au cœur des choix politiques. Un monde où la coopération, l’entraide, le partage et la solidarité priment sur la concurrence et la compétition. Un monde où il y a de la place pour le débat et où on arrête de prendre les citoyens pour des ignares.

Si on ne peut aucunement se réjouir de la crise car elle va toucher (et touche déjà) durement des centaines de millions de personnes, tant au Nord qu’au Sud de la planète, celle-ci a cependant un avantage : elle bat en brèche toutes les idéologies néolibérales, et montre le vrai visage des gouvernements, qui agissent systématiquement dans l’intérêt des riches. Il faut regarder autour de nous et se réapproprier la politique. La politique, ce n’est pas les gouvernements. La politique, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas une affaire de spécialistes. La politique, c’est nous, avec nos différences, nos connaissances, notre énergie, notre créativité et notre poésie.

7.La lutte ne rend pas triste. Au contraire*

Parce que les injustices sont si grandes et que nous sommes si faibles par rapport aux forces en présence, on entend souvent dire, en particulier au sein de la jeunesse, que d’essayer de changer le cours des choses est impossible et donc nous rendra forcément tristes.

 C’est faux. Analyser le monde dans lequel nous vivons, prendre conscience de son caractère profondément injuste, et prendre la décision de lutter du mieux que nous pouvons contre cette injustice, c’est comprendre la place que nous devons avoir dans la société et le rôle que nous pouvons humblement jouer. Cela, au contraire de nous rendre triste, doit nous permettre de prendre confiance en soi, et de donner du sens à notre passage sur terre.

Il va falloir lutter. Revendiquer collectivement des mesures qui vont à l’encontre des intérêts des capitalistes et de ceux qui les soutiennent. Il va falloir se mobiliser et descendre dans la rue. Il va falloir que les peuples reprennent le contrôle de leur avenir.

 La révolution se fera dans la rue et dans les urnes. Comme le rappelle Marx, c’est aux peuples de se libérer, par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Le chemin sera long et parsemé d’obstacles. Ce modèle que nous voulons restera un processus inachevé, remplit de contradictions, mais aussi d’échecs. Mais le chemin est tout aussi important que l’idéal à atteindre. Et ce n’est pas parce que l’on va à contre courant que l’on va dans la mauvaise direction. Comme le rappelle Marx, l’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes.

Nul n’a besoin de la certitude de la victoire pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.

(d’après l’article original de* Olivier BONFOND,*sur:

http://www.cadtm.org
http://www.cadtm.org/spip.php?article4361

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 10:03

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L’enjeu du 24 novembre où sont prévues deux grèves parallèles, à la Poste et dans l’Education, sera d’encourager, au-delà du refus de la casse des services publics, un mécontentement largement partagé et de faire entendre le besoin d’un mouvement d’ensemble.


A la Poste, les salariés sont appelés par cinq fédérations CGT, SUD, CFDT, FO, CFTC à faire grève le 24 novembre et à manifester le 28 novembre, avec les usagers mobilisés dans les collectifs contre la privatisation. Dans l’Education, la FSU a programmé ce même 24 novembre une grève nationale avec manifestations au moment où aura été voté le budget 2010 qui prévoit la suppression de 16000 postes dans le secteur.


Ce sera la première fois, depuis la rentrée, que pourra s’exprimer à une échelle un tant soit peu large, le mécontentement du monde du travail. Car au-delà de la privatisation en cours de La Poste ou de celle à venir de l’Education nationale, c’est bien l’ensemble de la politique du patronat et du gouvernement qui est à combattre.


Une politique dont le seul objectif est de permettre à une minorité de gros actionnaires qui ont fait main basse sur l’économie d’augmenter leurs bénéfices, d’attribuer des centaines de millions d’euros aux PDG et aux traders, de rançonner les finances publiques avec l’aide du gouvernement.

Pour le patronat et les plus riches, les mille et une manières d’abaisser leurs impôts, d’exonérer les cotisations sociales, de toucher les subventions publiques.


Pour ceux qui ne peuvent vivre que de leur travail, les licenciements, la précarité, les contrôles humiliants de leurs revenus pour prétendre aux maigres ressources du RSA, la hausse des impôts locaux et du forfait hospitalier, la baisse ou la suppression des remboursements des médicaments, les menaces contre les retraites et les attaques à venir au nom de la lutte contre les déficits.


Salariés en lutte contre les licenciements et les fermetures d’usines, travailleurs sans papier en grève pour leur régularisation, grève des postiers, participation massive au referendum contre la privatisation de la poste, tout montre que ce n’est pas l’envie de se mobiliser qui manque quand l’occasion en est donnée mais bien une perspective de lutte sérieuse et de mouvement d’ensemble.


Au début de l’année, le 29 janvier et le 19 mars, des millions de travailleurs avaient fait grève et manifesté, avec l’espoir que s’ouvre une telle perspective. Mais les directions des grandes confédérations syndicales, parce qu’elles se sont depuis longtemps laissé piéger par la politique de «dialogue social» du gouvernement, ont étouffé toute possibilité de donner une suite à ces journées.


Prisonnières de leurs engagements, de la concertation autour de la «politique industrielle» de Sarkozy comme de toutes les réformes libérales en cours dont celle de l’Education, elles n’ont rien organisé depuis la rentrée qui puisse permettre l’expression du rejet de la politique du gouvernement.


Il est pourtant massif si on en juge tant par la cote de popularité de Sarkozy que par les dissensions qui, dans sa propre majorité, expriment la crainte des parlementaires de subir le discrédit du gouvernement.


Alors, à la poste et dans les établissements scolaires et universitaires, qu’on soit enseignant, lycéen ou étudiant, saisissons-nous de cette journée d’action pour exprimer avec le plus de force possible la colère du monde du travail contre ce gouvernement dont toute l’action vise à satisfaire l’avidité d’une minorité richissime au prix non seulement de la destruction des services publics mais de la régression de toute la société.

Galia Trépère

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