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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 16:15


Voir la vidéo sur ARTE+7

Rediffusions :
17.09.2009 à 10:00
A la gauche de la gauche
(Allemagne, 2009, 52mn)
SR
Réalisateur: Dietrich Krauß
Présentateur: Thomas Kausch


Si le phénomène est récent en Allemagne, les gauches radicales sont depuis longtemps actives en France. Suivez des deux côtés du Rhin les chefs de file des nouveaux partis contestataires pour une analyse de leur action au quotidien.
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:57


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Depuis un an, la violence patronale s’abat sur les salariés : fermetures d’entreprise par centaines, licenciements, précarité et chômage partiel, non remplacement des départs en retraite.


Et l’Etat employeur fait la même chose dans le secteur public. Les capitalistes font payer leur crise aux salariés. Aujourd’hui l’emploi n’est qu’une ligne dans les comptes de résultat des entreprises. Pourtant, avoir un emploi et un salaire est indispensable pour assurer nos besoins, garantir notre santé, notre logement, notre retraite.


Il n’est pas acceptable de vivre dans une société où ce besoin élémentaire soit soumis aux fluctuations de la Bourse et surtout au calcul des profits de quelques milliardaires. Nous devons faire du droit à l’emploi une question politique, un choix de société. Nous devons imposer le droit de chacun d’avoir un emploi stable et bien rémunéré, sinon aucun des autres droits politiques et sociaux n’a de réelle valeur.


Les dirigeants politiques, de droite comme de gauche, font de grandes déclarations sur la défense de l’emploi, contre les patrons voyous, mais ne veulent pas remettre en cause la règle sacro-sainte du capitalisme qui dit que le patron est maître de son entreprise et donc de l’emploi de ceux et celles qui y travaillent.


Nos aînés, par les grèves et les mobilisations, ont imposé le droit à la Sécurité sociale, aux congés payés, à la retraite… des conquêtes qui semblaient inaccessibles il y a un siècle. Aujourd’hui, nous pouvons, par les mêmes moyens, imposer le droit à l’emploi !


Interdire les licenciements


Il faut interdire les licenciements, tous les licenciements mais pas boîte par boîte, dos au mur. Non, les interdire totalement en enlevant aux patrons le droit exorbitant d’avoir pouvoir de vie ou de mort sociale.


Les emplois doivent cesser d’être une variable d’ajustement pour le maintien des profits. Le statut des salariés des entreprises privées doit être refondé. Le droit de licenciement doit être supprimé. En cas de diminution de la production, le temps de travail doit être réduit sans perte de salaire ; en cas de modification de la production, l’entreprise, le groupe, la branche doivent être responsables de la continuité de l’emploi du salarié, en assurant son salaire, la poursuite de sa carrière et de sa formation.


Il faut reporter la responsabilité totale d’une suppression de poste du salarié sur le patronat qui se décharge de ses responsabilités. Un fond de financement mutualisé, financé par le patronat, doit, dans tous les cas, permettre le maintien des salaires par-delà les aléas de telle ou telle entreprise.


Quand un emploi est supprimé dans une maison mère de l’automobile, par exemple, de nombreux autres sont supprimés silencieusement dans les filiales et la sous-traitance. Il faut instaurer une responsabilité pleine et entière des emplois du secteur par les donneurs d’ordre, par l’entité patronale collective.

 

Travailler moins pour travailler tous


Le chômage partiel ou total, la précarité et le temps partiel explosent mais les patrons et le gouvernement n’ont qu'une obsession : nous faire travailler plus, la nuit, le dimanche et les jours fériés, faire des heures supplémentaires, repousser l’âge de la retraite, travailler pendant les arrêts maladie ou les congés de maternité.


Cela semble dingue, pourtant il y a bien une logique commune à toutes ces attaques : revenir sur tous les acquis des luttes ouvrières qui ont réussi à imposer des limites à l’exploitation sans borne dont rêvent les patrons. A l’opposé, la règle doit être l’interdiction du travail de nuit ou le dimanche et les exceptions ne doivent concerner que les besoins vitaux.


Les salariés ne sont pas la variable d’ajustement. L’emploi est un droit qui doit être garanti à toutes et tous. Il faut donc ajuster la durée hebdomadaire à l’emploi et pas l’emploi aux profits.


Mécaniquement, une réduction du temps de travail pour toutes et tous à 32 heures, c’est 11 % d’emplois en plus, de quoi en finir immédiatement avec le chômage. La réalité est plus complexe, mais c’est le choix de société qui doit être fait, le choix de travailler toutes et tous, afin de dégager du temps pour vivre. Le chômage ne profite qu’aux patrons qui s’en servent comme moyen de chantage.


Il faut réduire immédiatement la durée hebdomadaire du travail à 32 heures, avec embauches correspondantes et sans perte de salaire. La durée du travail doit être effective et contrôlée, le forfait jour aboli. Les cadences doivent être réduites. Si cette réduction n’est pas suffisante, il faut la poursuivre jusqu’à la disparition du chômage.


Un seul contrat de travail : le CDI à temps plein

Les patrons et les gouvernements successifs ont encouragé les emplois précaires et à temps partiel. Ils signifient par définition statut précaire, salaire partiel, retraite partielle.


En France, le taux d’emploi précaire a plus que doublé entre 1983 et 2008, passant de 5,4 à 13 %, soit plus de 2,8 millions de salariés en contrats à durée déterminée, intérimaires, stagiaires. L’Etat employeur ne montre pas l’exemple puisqu’en 2007, un salarié sur trois en CDD était dans le secteur public ! Les chiffres globaux rendent mal compte de la réalité, car la précarité est très inégalement répartie, elle frappe prioritairement les jeunes, les femmes, les travailleurs et travailleuses d’origine étrangère… que dire quand on est les trois à la fois !


Pour le NPA, la précarité, sous ses différentes formes, doit être interdite. Tous les contrats précaires doivent être convertis en emplois statutaires ou en CDI. Les temps partiels doivent être convertis en temps plein sur simple demande des salariés concernés. L’intérim n’a aucune utilité sociale mais représente une source de profits énormes sur le dos des salariés, elle  doit être interdite tout comme les différentes officines privées de placement, pour que soit créé un véritable service public de l’emploi.


Vivre, pas survivre


Le Revenu de solidarité active (RSA) qui remplace le RMI, l’Allocation Parents isolés (API) et les primes forfaitaires de retour à l’emploi, veut obliger les bénéficiaires d’accepter un petit boulot sous-payé, en généralisant le temps partiel et les conditions de travail dégradées.


Le RSA fait passer de petits contrats (dix heures par mois) pour de véritables emplois. Au-delà de deux refus d’offre d’emploi, le RSA est supprimé et l’allocataire se retrouve sans revenu. Nous pensons, contrairement à toutes les campagnes de culpabilisation, que les chômeurs ne sont pas responsables du chômage, ils n’ont donc pas à en faire les frais.


Il y a urgence à augmenter tous les revenus et minima sociaux de 300 € net. 1500 € net, c’est le minimum pour vivre correctement dans les conditions actuelles d’organisation de la société, ce minimum doit être garanti à toutes et tous, jeune ou à la retraite, actif ou privé d’emploi, handicapé ou non. Pour les salariés, le salaire minimum, c’est le salaire d’embauche, sans qualification, sans ancienneté, pas un plancher auquel on reste cloué toute sa vie professionnelle !


Les jeunes figurent parmi les premières victimes de la crise. Depuis un an, le chômage des 18-25 ans a augmenté de 32%, pour atteindre 23,5%. C’est presque trois fois plus que les chiffres touchant les 25-49 ans. Plus de 400 000 jeunes sans emploi de moins de 25 ans se retrouvent sans minimum social. Face à cette situation désastreuse, nous revendiquons une Allocation d’autonomie pour tous les jeunes de 16 à 25 ans à hauteur du Smic pour permettre à tous et toutes de vivre et se former librement.


Des emplois pour développer les services publics


Alors que les entreprises privées profitent de la crise pour licencier massivement, le gouvernement poursuit sa politique de démantèlement des services publics et de réduction drastique des emplois. Obéissant à une logique de rentabilisation des services publics, l’Etat est devenu le premier employeur de précaires et le premier licencieur du pays.


Dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), les services publics sont restructurés selon des principes de management venus du secteur privé. Le gouvernement prévoit ainsi, avec la loi sur la « mobilité », la possibilité de licencier les fonctionnaires si ces derniers refusent de s’adapter aux restructurations administratives de leur service.


L’Etat se dote ainsi d’un outil légal pour procéder à une vague de licenciements et à une précarisation de l’emploi public. Cette loi permet également d’élargir le recrutement de non-titulaires et d'intérimaires, déjà très utilisés dans la fonction publique, avec les nombreux contrats de courtes durées, sous-payés et permettant de disposer d’une réserve de travailleurs précaires, corvéables et dociles.


Dans le contexte de crise actuelle du capitalisme, le gouvernement poursuit ainsi sa politique de libéralisation des services publics, au détriment de l’intérêt général et des travailleurs. Nous réclamons l’arrêt des suppressions de postes et des licenciements, ainsi qu'une titularisation de tous les précaires du secteur public.


Il ne s’agit pas seulement pour le NPA de rattraper les milliers de postes supprimés ces dernières années, mais de créer de nouveaux emplois dans le cadre d’un service public qui répond aux besoins sociaux de tous et de toutes, et aux besoins écologiques, par exemple dans des services publics de l’énergie ou des transports collectifs.


Un affrontement social et politique


Nos propositions correspondent aux intérêts des salariés, de l’immense majorité de la population.

Imposer le droit à l’emploi garanti pour toutes et tous, c’est retirer aux patrons le droit de licencier, et donc remettre en cause leur pouvoir de gérer impunément toute l’économie et les conditions de vie de la population.

C’est bien à ce pouvoir que se heurtent tous ceux et toutes celles qui se sont battus ces derniers mois contre les licenciements et les fermetures d’entreprises. Défendre l’emploi impose de se heurter de front au patronat qui défend des intérêts inverses à ceux des salariés, avec pour enjeu la répartition des richesses.

Pour imposer de réelles avancées sociales et bloquer les attaques patronales, nous avons besoin d’un mouvement d’ensemble national, d’une grève générale, et pas sur une seule journée. Là encore, cela n’a rien de chimérique. Les Guadeloupéens nous ont montré la voie à suivre, il y a quelques mois.

Ils ont obtenu, par six semaines de mobilisation, bien plus que les journées d’actions menées en France de janvier à juin. De même, les Conti ont obtenu 50 000 euros de primes qui n’étaient pas prévus dans les plans patronaux. C’est donc bien de la détermination et de l’unité dont nous avons besoin.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 09:18


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 09:14


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La « main tendue » de François Bayrou à la gauche, le meeting de Marseille qui réunit de Robert Hue à Marielle de Sarnez, en passant par Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit, difficile d’y échapper, les grandes manœuvres pour un rassemblement de la gauche institutionnelle et du centre-droit sont lancées.


Face à cette possible évolution du PS, déjà largement mise en œuvre lors des municipales de mars 2008, des réponses claires sont nécessaires, sur le contenu d’abord, sur les alliances ensuite.  
Ce n’est pas en organisant des ateliers communs avec le PS, comme le propose le PCF, qu’on combattra cette stratégie. Entre gauche de renoncement et gauche anticapitaliste, les programmes ne sont pas compatibles.

Au moment où Nicolas Sarkozy et l’UMP élargissent leur majorité à De Villiers et aux chasseurs, il faut offrir, plus que jamais, une véritable alternative politique à ce pays.


Il y a urgence, face à l’ampleur de la crise, la multiplication des plans de licenciements, l’attaque en règle contre les libertés publiques, d’une réponse politique anticapitaliste d’ensemble. Tout de suite et sans attendre les élections, il faut organiser la résistance et la contre-offensive. L’évolution positive du rapport de forces dépend d’abord des batailles qu’il faut mener, qu’il faut gagner cet automne.


Dans le cadre des élections régionales à venir, nous devons construire une gauche de rupture, une gauche de transformation sociale dans l’unité la plus large mais sur une orientation claire. Une orientation en rupture avec la politique de la droite mais aussi avec les politiques menées par les exécutifs des conseils régionaux sortants. Une orientation concrète visant à améliorer le sort de tous ceux qui souffrent et mettant en œuvre de réelles politiques écosocialistes dans les régions.


Dans les jours et les semaines qui viennent, le NPA poursuivra les discussions nécessaires et avancera des propositions pour créer les conditions d’un tel rassemblement.

Guillaume Liégard

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 08:48

 Imposons les intérêts de la population !

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Tandis qu’il feint, dans les sommets du G20, de pourfendre les bonus des traders et autres revenus mirobolants des patrons des banques, Sarkozy veut imposer des mesures d’austérité bien réelles aux travailleurs et à l’immense majorité de la population.


Après la taxe carbone, le gouvernement a annoncé son intention d’augmenter le forfait hospitalier, qui passerait de 16 à 20 euros par jour, et de réduire encore les remboursements de certains médicaments.


Le prétexte, cette fois ? Le « trou » de la Sécurité sociale estimé à 20 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année.

Toutes ces annonces suscitent beaucoup de « cacophonie », comme le disent les médias, dans le parti au pouvoir. Mais les critiques des députés et parfois ministres UMP ne portent que sur la forme ou le niveau des attaques, pas sur le fond.


Aucun d’eux, et c’est le cas également du Parti socialiste ou des Verts, ne dénonce le fait que ces mesures et cette politique sont toutes entières au service du patronat.


La hausse du forfait hospitalier – créé par la gauche, rappelons-le – et celle des médicaments, si elles sont confirmées, frapperont durement les malades, ce qui est la négation même du principe de la Sécurité sociale, dont les dépenses n’augmentent pas, mais dont les recettes s’effondrent. Le « trou » s’aggrave du fait de l’augmentation du nombre de chômeurs et du manque à gagner en cotisations qui en découle.


La politique du patronat qui licencie massivement pour préserver ses profits, en est responsable. Avant même le déclenchement de la crise, ce déficit avait été creusé par les gouvernements qui octroient généreusement depuis des années des exonérations de cotisations sociales à ce même patronat. Le montant en atteint aujourd’hui plus de 30 milliards d’euros. L’Etat subventionne à tout va les actionnaires et dirigeants des multinationales et des banques.


C’est cette politique qui a fait exploser les déficits et la dette publique dont le financement, à son tour, engraisse cette partie infime et richissime de la population. La crise représente pour cette dernière une formidable opportunité d’accentuer son offensive contre le monde du travail.


Aux réformes libérales déjà en cours, à la privatisation de la poste et celles, rampantes, de la santé, des transports et même de l’éducation, s’ajoutent maintenant la restructuration de leurs réseaux de production, les fermetures d’entreprises et les licenciements massifs, pour abaisser le coût du travail. Les sociétés cotées à la Bourse de Paris ont ainsi engrangé, malgré la crise, 25,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre 2009.


Mais de cela, il n’en a été nullement question lors de l’Université d’été du Medef, les 3 et 4 septembre. Les nombreux forums étaient, notamment, consacrés à « l’éthique au sein du capitalisme », aux « valeurs du sacré et de la liberté », à la « décroissance prospère », mais aucun à l’emploi, aux licenciements, aux ravages de la crise.


Les dirigeants patronaux font comme s’ils n’étaient pas eux-mêmes responsables de la crise. Ils n’auraient en vue, à les entendre, que les intérêts de la population. C’est ainsi au nom de la « place des enfants », du prétendu intérêt des générations futures, que Laurence Parisot, la patronne du Medef, a de nouveau réclamé le recul de l’âge de départ à la retraite et une réforme radicale de tout le système actuel.


Et c’est au nom de l’intérêt des petites entreprises qu’elle s’est réjouie de la mort annoncée de la taxe professionnelle et a revendiqué que la compensation de la taxe carbone dont parle le gouvernement pour les ménages soit étendue aux entreprises.


Quelle imposture ! L’intérêt de la population, c’est au minimum un emploi et un salaire décent, ou une retraite permettant de vivre correctement, le droit au logement, l’accès à des soins et une éducation gratuits et de qualité, à la culture...


Toutes ces choses, modestes au regard des richesses créées par la société, sont incompatibles avec l’avidité de la minorité richissime qui dirige l’économie et que sert le pouvoir.

Galia Trépère

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 08:42

Communiqué du NPA.

 

Grippe A : "Notre santé vaut plus que leurs profits".

 

Dans les mois qui viennent, la France, va être touchée par la pandémie de grippe A.


Malgré les rodomontades, les réponses du gouvernement français sont inadaptées à la situation. Elles se situent dans le cadre de politiques libérales, pour qui la santé de la population est subordonnée aux impératifs du profit.

La priorité donnée aux besoins de santé nécessiterait un système de santé public, avec des moyens suffisants totalement gratuit et proche de la population.


Nous voulons un débat sur la stratégie de vaccination, d’autant qu’à la vaccination ciblée de la grippe saisonnière, on passe à une vaccination de masse avec des adjuvants comme le thiomercure, accusés de complications neurologiques, surtout chez la femme enceinte et les jeunes enfants.


Il faudrait également envisager si nécessaire l’interruption de certaines activités économiques non indispensables sans aucune pénalisation financière pour les salariés, le maintien du salaire pour les parents qui n'auraient pas de solution de garde pour leurs enfants atteints du virus..


La politique gouvernementale va à l’encontre de telles exigences.

Pire, elle prévoit d’utiliser l’épidémie pour aller de l’avant dans la casse du code du travail, et imposer encore davantage de « flexibilité ». De même l’épidémie de grippe sert à justifier le transfert des activités hospitalières les plus lucratives vers les cliniques privées.


Le NPA exige pour sa part :

- Une information et un débat public permettant une prise en charge collective et citoyenne de l’épidémie.

- La gratuité totale des soins pour tous les patients touchés par la grippe A.

- La mobilisation de l’ensemble du système de santé, les cliniques n’ayant aucune raison de ne pas être sollicitées face à l’épidémie.

- Le retrait de la loi Bachelot, et l’attribution des moyens nécessaires pour l’hôpital public.


Il appelle à refuser toute mise en cause des droits sociaux et des droits démocratiques sous couvert de mobilisation contre l’épidémie.

Le 9 septembre 2009

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:32



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:22

Déclaration du Comité exécutif du NPA.

Les grandes manœuvres s’accélèrent vers un rassemblement de centre-gauche, qui marque le déplacement à droite d'une partie de la classe politique.


François Bayrou vient de répondre positivement à la dynamique lancée par Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit à Marseille à la fin août. Comme le déclarait à cette réunion Marielle De Sarnez (avec l’accord évident du président du Modem et sous les acclamations de l’assistance), « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise».


L'« offre publique de dialogue portant sur le fond », faite par Bayrou, constitue le pas politique prudent mais décisif vers ce que Martine Aubry demandait à La Rochelle.


C'est exactement le même scénario qui a conduit à la catastrophe en Italie. Alliée au centriste Prodi, la gauche a d'abord battu Berlusconi puis déçu les attentes populaires, ouvrant la voie à Berlusconi II. Aujourd'hui, il ne reste plus un seul député de gauche au parlement italien.


Attendre 2012 pour battre Sarkozy, puis mener une politique de droite qui prépare son retour n'est pas la bonne voie. Les élections régionales seront le laboratoire de cette stratégie qui s'exprime déjà dans le renoncement à soutenir vigoureusement les luttes et à répondre aux aspirations des victimes de la crise.


Pour les forces qui se déclarent favorables à une rupture avec le capitalisme, c’est une nouvelle épreuve de vérité qui s’approche. Un doigt dans cette alliance sous prétexte de pragmatisme, et c’est tout le corps qui y passera.

Le PCF a condamné cette stratégie, mais ouvre pourtant des discussions programmatiques avec le PS.


Il faut se prononcer clairement pour un rejet national, explicite, dans les 22 régions, de toute alliance de premier ou de second tour comprenant le Modem.


Pour la gauche radicale, c’est l’heure des choix, et l’attitude vis à vis de la stratégie de centre-gauche en sera un des révélateurs.

C’est aussi l’heure de la clarté. Il ne suffit pas de battre Sarkozy, il faut battre aussi sa politique dans la rue et dans les urnes.


C'est pourquoi, dans cet objectif, le NPA propose sans attendre au PCF, au PG, à LO, à la Fédération, aux Alternatifs de se rassembler.


Nous leur adressons aujourd'hui une invitation à une rencontre nationale unitaire de nos 5 mouvements pour la mise en place immédiate de groupes de travail communs permettant à la fois de collaborer dans le soutien immédiat aux luttes et de préparer ensemble les régionales.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:38

Communiqué du NPA.

Le gouvernement envisage une hausse du forfait hospitalier de 25%.

Il passerait ainsi de 16 à 20 euros. Les déremboursements répétés et cumulatifs de médicaments, les augmentations prévisibles et déjà annoncées des tarifs des complémentaires de santé sont des coups bas contre les malades, d’autant plus graves, dans le contexte de montée du chômage, de la précarité et de pandémie.


Mais, une fois de plus, le gouvernement choisit de faire les poches des salariés, de tous ceux qui doivent avoir recours au système de santé.


Le déficit de la Sécu n’est qu’un prétexte. La Sécu est pillée par le gouvernement et les patrons. En 2008, les exonérations de cotisations se montaient à 31,1 milliards d’euros, la dette de l’Etat envers la Sécu de 3,6 milliards, celle des employeurs de 2,15 milliards.


Les licenciements et le chômage, les bas salaires ce sont des milliards de cotisation en moins pour les caisses de la Sécurité sociale. On ne peut pas laisser passer sans réagir ces nouvelles atteintes au droit à la santé pour tous et toutes.


Le NPA propose aux collectifs de défense de la santé et des hôpitaux, aux associations de malades, aux syndicats, aux partis de gauche d’agir ensemble contre ces nouvelles atteintes au droit à la santé.


Tous ensemble mobilisons nous, tous ensemble nous ferons échec au gouvernement !

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:23


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Faire entrer la politique dans les quartiers populaires,  alors que les partis traditionnels y sont pour la plupart discrédités, est une tâche que s’est fixé le NPA, dès sa fondation.


La première Université d’été du NPA a été l’occasion de souligner l’importance que commence à prendre l’intervention de notre organisation dans les quartiers populaires (QP).

En interne, tout d’abord, puisqu’après en avoir fait un des trois axes centraux, avec la jeunesse et les entreprises, lors du dernier CPN, de nombreux ateliers et débats avaient été organisés et animés par les membres de la commission QP, créée un an plus tôt, autour de thèmes aussi variés que les violences policières, le logement, les jeunes, la crise dans les QP…


En externe, ensuite, marquée par la présence, lors d’un débat avec Oliver Besancenot et Omar Slaouti, des militants associatifs du MIB, d’AC-le Feu, du MQJS et des Motivé(e)s. Une rencontre qui prouve que le travail effectué par les militants du NPA, que ce soit par leur présence régulière, la campagne européenne, qui a eu un écho significatif dans les QP, et surtout par leur action pendant, et après, la mobilisation pour Gaza, force le respect et fait de notre parti un interlocuteur privilégié pour ces associations. Une présence d’autant plus remarquable que, comme l’a précisé Sala Amokrhane des Motivé(e)s, l’activité politique dans les QP brille trop souvent par son absence et sa dispersion ou par les pratiques clientélistes, paternalistes et méprisantes des partis institutionnels dont l’influence est particulièrement néfaste.


Ce sont d’ailleurs ces pratiques clientélistes qui ont été le plus souvent condamnées lors des débats et des discussions informelles soulignant, à la fois, la difficulté pour le NPA d’expliquer et de prouver que l’on peut faire de la politique autrement, et la difficulté pour les habitants et les travailleurs sociaux d’assumer une activité militante et professionnelle conformes à leurs convictions tout en étant directement dépendants des subventions institutionnelles distribuées par des élus, dont les seuls intérêts sont d’éviter tout débordement et de récupérer des voix.


Combattre ces pratiques constituera un des enjeux centraux de l’activité du NPA dans les QP. Ainsi, c’est à la suite du licenciement injuste d’une directrice de centre social des quartiers nord de Marseille, que le NPA a pris l’initiative d’inviter plusieurs associations, centres sociaux, médias alternatifs, habitants à créer un Réseau social des quartiers populaires (RSQP) dont le but est l’éducation et l’action populaire et qui réclame ouvertement la gestion par la population des subventions publiques. Créé en juin dernier, ce RSQP se développe et se renforce avec l’arrivée prochaine de nouvelles associations de quartier, de locataires ou communautaires, de Marseille, mais aussi d’Istres, Martigues, Marignane, Vitrolles, Aix… ainsi que d’autres forces politiques (PC, Alternatifs, Rouge vif, Fédération). Une expérience qui prouve qu’en ces périodes de crises, face à un gouvernement violent, méprisant et fidèle aux intérêts des pires délinquants capitalistes, l’action des militants du NPA est un levier essentiel pour refonder, par le bas, un mouvement ouvrier solide, large, uni et indépendant.

Nico Johsua


Après l’atelier, Omar Slaouti a poursuivi le débat avec Tarek Kawyari du MIB et Mohamed Mechmache d’AC le Feu ! 


Omar : Le débat portait sur les suites politiques à donner à l’intervention des associations dans les quartiers populaires. Qu’en pensez-vous ?   


Mohamed : Il faut une continuité politique dans les banlieues. Nous voulons choisir la politique qui est appliquée et non la subir. Par exemple pourquoi détruire des tours, alors que tant de logements manquent ? On parle de décrochage scolaire, mais le gouvernement ferme des classes, retire des moyens aux écoles… Pareil pour les transports : les banlieues sont enclavées, et diminuer les transports revient à ghettoïser des jeunes, qui ne peuvent plus sortir de chez eux, se déplacer pour aller travailler.  

Tarek : Dans les quartiers, c’est comme ailleurs, il faut arrêter avec le « nous » et le « vous ». J’ai le sentiment de combattre pour l’humanité, pas pour une catégorie de la population, même s’il se trouve que dans nos quartiers, il y a beaucoup d’Arabes et de noirs. Par exemple, on a défendu un habitant menacé d’expulsion et on s’est rendu compte qu’il avait une photo de Le Pen chez lui. Mais on ne regrette pas de l’avoir défendu. Depuis les années 1980, à la suite des discours de Le Pen, on a construit le concept d’ « ennemi intérieur ». On n’est pas en-dehors de la République, on essaie d’aller vers les gens. Le NPA nous a invités, on est venu même si on ne va pas devenir des révolutionnaires, du jour au lendemain. On peut aider le NPA à faire entrer la politique dans les quartiers, mais il sera jugé comme tous les autres. 


Omar : On n’arrive pas à mettre en place des réseaux pour répondre aux violences scolaires. Où sont les blocages pour créer un contre-pouvoir ?  


Tarek : Des réseaux existent, mais surtout localement. A l’époque des bidonvilles, il y avait plus de solidarité. L’individualisme est arrivé dans les quartiers beaucoup plus vite qu’ailleurs. L’espoir a été tué par la gauche et le PS. Aujourd’hui, on ne pourrait pas imaginer une Marche pour l’égalité, il y a trop peu d’espoir. Mais il y a du potentiel dans ces quartiers.  

Mohamed : Aujourd’hui, on est obligé de créer des espaces de parole, de solidarité.


Omar : Que représentent pour vous les Forums sociaux des quartiers populaires (FSQP) ? 


Mohamed : C’est un outil pour rassembler des forces. Par exemple, il n’est pas normal que la police utilise des méthodes condamnées par tous, y compris la Cour européenne des droits de l’Homme. On veut amener ça sur le champ politique.  

Omar : Vous êtes en train d’opérer un tournant. Etes-vous prêts à investir le champ politique institutionnel, et sur quelles bases ? Pour les régionales, peut-on imaginer de se retrouver avec les partis à la gauche du PS et les associations autour d’un programme, pour avoir des élus ? 

Mohammed : Avec AC le Feu, on l’a déjà fait en 2005. Mais, quand on va dans une mairie, c’est pour faire de la politique autrement. Nous voulons garder notre autonomie par rapport aux partis, nous ne sommes pas des porte-drapeaux, ni le noir ou l’Arabe de service. Mais on peut faire un bout de chemin avec certains qui partagent nos objectifs.  Au FSQP à Montpellier (Héraut), nous aurons la discussion sur les régionales. On veut apporter nos idées, mais pas servir de tremplin ni être instrumentalisés.  

Tarek : Avant nous étions réfractaires vis-à-vis des politiques. Aujourd’hui, on veut essayer. Si on se trompe, tant pis. On veut refonder une éducation populaire, à notre façon, avec un objectif d’émancipation. L’histoire des quartiers fait partie de l’histoire du pays. On a un projet de centre de documentation sur la mémoire des quartiers populaires. Je ne peux pas parler d’un autre projet de société, mais de projets pour ces quartiers. Dans certaines situations, l’état d’esprit change. Les gens parlent plus de politique, ils s’ouvrent vers l’extérieur. Nous voulons leur dire « vous pouvez le faire, vous pouvez vous battre et obtenir des choses ».

Par exemple, où est passé l’argent de la politique de la ville ? Les gens croient que les banlieues ont touché 2 milliards d’euros, alors que les trois quarts n’y sont jamais arrivés. En ce qui concerne les régionales, on s’est posé la question. Mais pas en termes de diversité. Je suis contre la diversité…

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(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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