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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:00


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:49


jeudi 3 septembre 2009

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Crédit Photo: Photothèque Rouge/Taous

Présidé par Dominique Carrat, le meeting tenu le premier jour de l’Université d’été a constitué un moment fort. Myriam Duboz (comité exécutif) a tracé les perspectives du NPA en cette rentrée sociale et politique, avant de passer la parole à Xavier Mathieu (délégué Continental), à Omar Barghouti (campagne BDS), à Alexis Antoine (Molex), à Laurence Lyonnais (commission écologie du NPA) et à Olivier Besancenot.


Principaux extraits de l’intervention de Myriam…


Nous voici donc à la toute première université d’été du NPA. Il y a un an, ici même, nous disions qu’il était urgent de créer un nouveau parti. Aujourd'hui, il n'a jamais été aussi vital de résister et de se battre contre le capitalisme avec ce nouvel outil qu'est le NPA.


Si nous voulons peser dans le champ politique et dans le champ social, c'est parce que les attaques libérales du gouvernement vont de pair avec les stratégies des capitalistes. Aujourd'hui, pour faire repartir l’économie, le capitalisme devient «  vert », la croissance devient « verte » et le développement devient  « durable » !


Mais l'objectif est bien qu'une minorité continue à s’enrichir, sans s'arrêter de polluer. La stratégie est invariablement la même : faire peser un peu plus sur nous le poids de l’exploitation, continuer à engranger les profits, et pour cela l'Etat renfloue les banques et les entreprises avec de l'argent public.


Cette crise, les femmes, les populations des quartiers populaires et les jeunes sont les premiers à la payer. C'est l’ensemble du monde du travail qui est attaqué : licenciements en masse, explosion du chômage, privatisation – et, à terme – disparition d'une large partie des services publics, intensification du travail… Cette crise, en plus d'en détruire, a des répercussions sur l'ensemble des emplois existants, sur nos droits, sur nos salaires, nos conditions de vie, nos retraites.

[…]

En cette rentrée, le NPA devra donc être sur plusieurs fronts : campagne pour l'emploi et contre les licenciements, campagnes unitaires pour les droits des femmes (notamment la manifestation nationale du 17 octobre), mobilisation contre les menaces que le capitalisme fait peser sur la planète (préparation du contre-sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique en décembre prochain), campagnes contre la précarité et contre la répression (initiative « Police, Personne ne bouge ?! »), etc.


Mais aussi, préparation des élections régionales. Car si nous avons choisi de créer un parti politique, c’est bien pour peser en politique, proposer un programme clairement anticapitaliste et donner la perspective d’une organisation sociale bien différente, en rupture avec le système actuel ! Nous le savons : nos conditions de  vie comme la qualité de notre environnement sont directement liés aux choix politiques dictés par le capitalisme. Or le capitalisme n'est pas la seule forme d'organisation possible. Nous portons donc la possibilité de voir se réaliser un socialisme du XXIe siècle. […]


Pour les élections régionales nous allons décider ensemble du contenu de notre campagne, faire le bilan de la gestion des 22 régions, dont 20 par le Parti socialiste auquel sont associés, dans un grand nombre de cas, le Parti communiste et les Verts.


Clairement, nous nous adressons à Lutte ouvrière, aux Alternatifs, aux Alterekolos, à la Fédération, au Parti de gauche et au Parti communiste. Mais l’unité doit avoir un contenu : un programme anticapitaliste, et en aucun cas un programme de relance, d’aménagement ou de moralisation du capitalisme.

[…]


Organiser la résistance, c’est renforcer la solidarité avec les luttes contre les licenciements et les fermetures d’entreprises et construire la perspective d’une manifestation nationale à l’initiative d’entreprises en lutte, pour que des initiatives convergentes émergent des grèves contre les licenciements et pas seulement des luttes défensives entreprise par entreprise.


Pour porter efficacement cette campagne pour des emplois stables et bien rémunérés pour toutes et tous, nous proposons à toutes les forces de gauche – partis, syndicats, associations, collectifs – d’en être parties prenantes. L’appel unitaire pour des marches contre le chômage et la précarité doit se concrétiser, partout où cela est possible.


Enfin, nous défendrons le projet d’une autre société, directement en lien avec ce pour quoi nous nous battons au quotidien : choisir de produire et de travailler en fonction de nos besoins. Et ça change tout !
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:55


mercredi 2 septembre 2009

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Crédit Photo: 
Photothèque Rouge/GL

Lors du meeting d'ouverture de l'université d'été, dimanche 23 août, Olivier Besancenot a dressé le bilan des six premiers mois du NPA et de la situation sociale en France, concluant sur les actions futures à mener. Extraits choisis.

 

Nous fêtons les six mois du parti. C'est le moment de dresser le bilan, avec le plus de lucidité possible. Nous sommes dans une situation particulière, celle de la crise et d'un gouvernement UMP qui mène la même politique agressive, revancharde, profitant de l'été pour s'attaquer à des sujets aussi importants que le travail du dimanche ou la privatisation de la Poste.


Le système capitaliste est toujours en crise. Cette crise est globale, sociale, économique, environnementale. Même dans le scénario le plus optimiste, on nous dit que ça ira mieux, au minimum, dans deux ans, mais que les effets sociaux de la crise, eux, vont durer beaucoup plus longtemps : pauvreté, précarité, conditions de travail qui se dégradent, licenciements en cascade, retraités qui touchent le minimum vieillesse, jeunes qui poursuivent leurs études, chômage.


A la crise s'ajoutent les propres choix politiques du gouvernement. En faisant des cadeaux fiscaux aux plus riches, l'Etat se prive délibérément de recettes publiques. Il y a une minorité de capitalistes qu'on taxe toujours moins, qu'on subventionne toujours plus et à qui l'Etat emprunte pour rembourser la dette. Ils se retrouvent, du coup, en position de force.


En six mois, le rapport de force s'est dégradé, malgré les luttes sociales et l'échec du capitalisme. La droite en est sortie gagnante aux élections européennes. Les manifestations étalées n'ont pas aidé à la convergence des luttes. Mais le cycle de lutte, initié en janvier, n'est pas refermé. Des combats ont payé (SBFM, Rencast) et d'autres ont affiché leur dignité (Continental).


Ces résistances sont à inscrire dans le cycle long des effets sociaux de la crise économique. L'objectif de la droite est de briser durablement le mouvement social. Voilà ce qui donne une idée de ce qui devrait être l'objectif de toute la gauche : syndicats, partis, associations. 

Le NPA est un processus qui doit s'élargir. Nous apprenons au fur et à mesure, parce que nous ne sommes pas des politiciens professionnels, et nous le revendiquons.


Le NPA a besoin de plus de constance militante et de conscience politique. Le rapport de force se dégradant, les gens ont encore plus besoin de nous.


Les coalitions de centre-gauche créent beaucoup de désillusions, comme en Italie. Face à cette union de centre-gauche, il faut un front anticapitaliste durable. Pour battre Sarkozy en 2012, il faut combattre sa politique maintenant, tous ensemble, la gauche sociale et la gauche politique. On revendique de militer aussi sur les questions sociales et de contester cette séparation arbitraire qui voudrait que les syndicats ne s'occupent que de la rue et que les partis ne s'occupent que des institutions.


Le NPA n'intervient pas qu'en cas de grève générale ou d'élections, mais agit au quotidien, pour rendre plus facile la transformation révolutionnaire de la société. Nous devons rassembler nos sympathisants, participer à renforcer tout espace solidaire et démocratique. Cela impose une constance dans nos propres rangs. L'un des enjeux de l'université d'été est de rendre notre collectif politique national à l'image de notre organisation. On reproduit parfois, malgré nous, la division de la société. Nous devons rendre l'implication militante plus visible dans nos portes-parole.


Le NPA est une contribution à la renaissance d'une conscience de classe. Il regroupe celles et ceux qui pensent que cette classe pourrait exister pour elle-même, dans une société démocratique. Il faut rendre notre projet politique plus visible, montrer la cohérence et la logique qui relient chacune de nos propositions. Nos revendications ne concernent pas que les salariés, mais tout le monde : interdiction des licenciements, nouveaux emplois dans les services publics, réduction du temps de travail, augmentation de tous les revenus de 300 euros, interdiction du cumul des mandats, régularisation de tous les sans-papiers, contrôle des moyens de production par la population, etc.


Notre projet de société, c'est une société égalitaire, sans rapport de dominance, en harmonie avec l'environnement, sans discriminations sexistes, racistes, sexuelles.


L'objectif de cette rentrée est d'appeler l'ensemble du mouvement ouvrier à entrer en résistance, appeler le NPA à militer pour faire état de nos propositions pour sortir de la crise et continuer à lancer cet appel à la dignité. 

Propos retranscrits par Gilles Pagaille

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:38


mercredi 2 septembre 2009

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La réunion de Marseille, qui a réuni des têtes d’affiche socialistes, verts et Modem comme la décision d’aller vers des « primaires ouvertes », accélère encore l’urgence d’un positionnement unitaire, clair et efficace des partis qui se réclament de l’anticapitalisme.


La position du NPA n’a pas varié depuis le mois de juin, en faveur d’une unité durable de ces forces, ancrée dans les luttes et contribuant à affaiblir Sarkozy et le Medef, clairement indépendante du PS. Celle du PC apparaît hésitante et, il faut bien le dire, préoccupante quand on lit, sous la plume d’Olivier Dartigolles, que le parti est ouvert « aussi bien au NPA qu’au PS ».


Jean-Luc Mélenchon paraît lui aussi hésiter désormais, en partie sur les positions actées en juin par le PG. Il s’en est pris, sans raison, à une supposée fermeture du NPA et, surtout, semble peu enclin à reprendre certains éléments qui, en juin, paraissaient acquis, mais qui, bien entendu, posaient et poseront problème au PCF.


Dans un entretien à l’Humanité, il se déclare en faveur d’une unité durable, laquelle, au-delà des Régionales, irait jusqu’à la Présidentielle et les Législatives de 2012. Sur le principe de la durabilité, il rejoint ainsi une préoccupation constante émise par le NPA dès janvier dernier, et on ne peut que s’en féliciter.


En revanche, les bases sur lesquelles se bâtirait ce front sont pour l’instant singulièrement abstraites : répartition des richesses, programmation sociale et écologique, refondation républicaine, une seule étant nette, la sortie du traité de Lisbonne.


Peut-être que les groupes de travail décidés en commun permettront de clarifier les contenus effectifs, mais on voit mal comment on pourrait ne pas discuter de la constitution d’un service public bancaire unique, du niveau des revenus (avec un SMIC à 1500 net), de l’interdiction des licenciements, de celle du nucléaire, de la régularisation de tous les sans papiers…


Surtout, un tel front aurait peu de vertus s’il n’était qu’un simple regroupement électoral. Si l’unité n’est pas ancrée dans les luttes, elle sera difficile à construire. Dans ce cadre, devrait être affirmée la volonté de contribuer à bâtir, avec tout le mouvement social, une mobilisation d’ensemble, comme le LKP en a donné l'exemple.


Au niveau purement électoral, des questions se posent, au regard des dernières déclarations du fondateur du PG. Rejette t-il toujours fermement des listes à géométrie variable ? Ou envisage-t-il des choix différenciés, en particulier selon ceux du PC ? Fait-il toujours de la présence du Modem, au premier ou au second tour, un motif de rupture ? Le PG ira-t-il dans les exécutifs sous direction socialiste (pour le coup, cette dernière question n’est pas nouvelle, mais il faudra bien la trancher) ?


Mélenchon affirme que l’évolution du PS rend plus nécessaire encore le regroupement de « l’autre gauche ». C’est ce que nous disons avec nos termes, quand nous nous battons pour une unité durable, dans les luttes et les urnes. Mais à quoi servirait celle-ci si, en définitive, elle finissait dans les bras d’un PS, qui plus est converti au centre-gauche ? L’indépendance vis-à-vis de ce parti n’est pas une tocade du NPA : c’est la condition même de la possibilité que le peuple de gauche et les travailleurs disposent d’une alternative fiable, crédible, durable.

Assia Béagrid

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:35


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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:06



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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:00


mardi 1 septembre 2009

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Crédit Photo: Photothèque Rouge/Franck Houlgatte


Même au cœur de l’été, Sarkozy et ses sbires nous ont gratifiés de quelques « réformes » et annonces. Résumé des épisodes que vous avez pu manquer. 


L’Assemblée nationale a approuvé, le 21 juillet, un texte relatif à la formation professionnelle. On en retiendra la création d’un fonds unique, chargé de récupérer une partie des crédits collectés au niveau régional, afin de les utiliser pour le financement de priorités définies au niveau national. Une manière courante de travestir le désengagement financier de l’Etat. De la même manière, plutôt que d’ouvrir les écoles de la deuxième chance aux 16-18 ans, il aurait été plus pertinent de donner les moyens à l'Education nationale de remplir correctement sa mission. 


Toujours à l’Assemblée, le même jour, la loi Bachelot sur l’hôpital a été adoptée. Hormis de légères concessions aux médecins sur la gouvernance de l’hôpital, presque rien n’a évolué depuis le projet initial, malgré l’importante mobilisation du secteur. 


Tout ça n’est déjà pas très enthousiasmant, mais c’est pourtant dans la préparation des contre-réformes à venir que le gouvernement à été le plus performant.


Christine Lagarde donne le ton le 17 août, en affirmant que le manque à gagner pour l'Etat lié à la réforme de la taxe professionnelle pourrait être compensé en partie par les recettes de la future "taxe carbone". Mais en voilà une bonne idée ! Compenser une taxe patronale par une taxe payée par les ménages. C’est à la mode en ce moment, à plus grande échelle, ils appellent ça le plan de relance.


Le Conseil des ministres du 29 juillet a abordé la question de l’avenir de la Poste. Le texte gouvernemental prévoit que l’entreprise prendra la forme juridique d’une société anonyme au 1er janvier 2010. La totalité du capital social sera détenue par l’Etat ou par des personnes morales appartenant au secteur public, à l’exception de la part détenue par le personnel de l’entreprise. On commence à connaître la chanson, elle se termine toujours de la même façon : en privatisation.


Comme ils étaient en forme avant de partir en vacances, nos ministres préférés ont abordé, le même jour, la question de la « répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l’élection des députés », en gros, la réforme de la carte électorale. Ils projettent de supprimer et recréer 33 circonscriptions, dont 22 dans quinze départements métropolitains et trois collectivités d’outre-mer, et onze pour les Français de l’étranger.


De nombreuses autres circonscriptions verront simplement leurs frontières modifiées. Les projets de lois correspondants ont été confirmés le 25 août, à peine les ministres rentrés de vacances. Bien entendu, on se doute que tout cela a été préparé le plus objectivement possible et que personne n’a cherché à créer un rapport démographique favorable pour l’UMP dans ce  redécoupage...


Si vous ne saviez pas quoi faire à la rentrée, voilà autant de bonnes raisons de lutter et de se mobiliser.  

Aurélien Smirnoff

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:45


24 août 2009

PORT-LEUCATE (Aude), 24 août 2009 (AFP) - De nombreux militants du NPA, dont l’Université d’été se tient à Port-Leucate (Aude) jusqu’à mercredi, se disent déterminés à construire l’unité de la gauche radicale « dans les luttes et les urnes » mais restent sceptiques sur ses chances d’aboutir, visant le PCF.


Il faut un « front anticapitaliste durable qui intervient dans les luttes comme dans les élections », indépendamment du PS, a assuré dimanche soir à la tribune du « meeting de rentrée » du NPA, Olivier Besancenot.

Pour Aline, éducatrice spécialisée à la retraite à peine arrivée de Bretagne, « ce serait bien de se regrouper mais il y a des concessions qu’on peut faire et d’autres pas, comme d’être à la remorque du PS » car il ne « remet pas en cause la société libérale ». Cette militante, qui -« il y a très longtemps »- a voté PS et Verts à des scrutins locaux, estime que « l’union serait bonne pour tout le monde », même si « ce sera plus dur pour le PCF », qui doit « sauver » ses 185 conseillers régionaux aux régionales en mars.


Sur un caillebotis devant la mer, Mathieu, jeune militant qui a adhéré « juste avant » le congrès de fondation du NPA de février dernier, pense qu’après le semi-échec des européennes (4,9% contre 6% au Front de gauche PCF-Parti de gauche), la direction du NPA « a pris conscience de la réalité », à savoir qu’« on n’est pas tous seuls à la gauche de la gauche ». Partisan de l’unité « dans les luttes et les urnes », il espère que l’alliance PS-Verts-MoDem qui « se profile » « aidera la gauche radicale à s’entendre », en « totale indépendance du PS ». « Le PCF et (Jean-Luc) Mélenchon (Parti de gauche) ne pourront pas accepter de signer avec le MoDem », se persuade-t-il.


A 53 ans, Yves, un ancien du PCF qui a adhéré à la LCR en 1982 avant qu’elle ne se fonde en NPA, estime que la « future » alliance PS-Verts-MoDem, « c’est le virage à droite », « il ne faut surtout pas y mettre les pieds ». Face à ça, il faut « construire l’unité », explique-t-il. Mais il se dit « assez pessimiste » sur la capacité du PCF à se « défaire du PS »« car les communistes qui ont tellement d’élus », ont « beaucoup à perdre ». Quand à M. Mélenchon, « va-t-il se couper du PCF ? », s’interroge-t-il. 

 

Pour Roselyne, militante de 57 ans venue de l’Isère, le PCF est même « capable de s’allier avec le MoDem » : il « vote les budgets des exécutifs » au « service du capitalisme » dans de nombreuses régions et puis, « on voit quand même plus Olivier Besancenot que Marie-George Buffet dans les luttes, sur le terrain ». Mais « j’espère que je me trompe », glisse-t-elle.


« Au NPA, on pense à maintenant, aux luttes. On ne pense pas aux prochaines élections. Ce qui compte c’est la convergence des luttes », fait valoir de son côté, Armelle, militante assidue des nombreux ateliers sur la crise économique, climatique ou alimentaire, la précarité ou la Révolution française.


Par Julie Ducourau

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:05


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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:37


vendredi 28 août 2009

Crédit Photo: Gilles Favier (Libération)

Bungalows remplis, chapiteaux qui débordent. L’université d’été du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à Port-Leucate (Aude) a fait le plein. 1 400 participants selon sa direction. Entre ex-trotskistes et néo-alters, l’alchimie est complexe pour une formation, en pleine recomposition. Rencontres avec six d’entre eux.


 

Danièle Obono, 29 ans : «Du sang et des larmes»

Coupe afro et drapeau imaginaire des «Etats-Unis d’Afrique» sur son tee-shirt, Danièle Obono ne passe pas inaperçue. On la prendrait presque pour une nouvelle militante… Raté. Déjà LCR avant d’être NPA, elle y a débarqué via l’altermondialisme. Marquée par les manifs contre l’OMC à Seattle, présente lors du sommet des futurs Vingt-Cinq à Nice, elle prend sa carte à la Ligue en 2004.


Son engagement militant : «Du sang et des larmes, plaisante-t-elle. Une maladie incurable avec laquelle il faut apprendre à vivre.» Rien que ça. Réunions tous les lundis, puis conseil exécutif tous les deux mois… Ajouter à cela une thèse à finir : pas évident pour cette chargée de travaux dirigés de se faire un ciné de temps en temps. Mais si c’est pour «changer le monde», ça vaut le coup.


En tant qu’ancienne de la Ligue, elle estime qu’il faut «désapprendre certains fonctionnements plus rigoureux qu’on avait entre trotskards». Désormais, elle part «differ» (distribuer des tracts) dans les quartiers. Tenter de reconquérir un terrain laissé en déshérence par la gauche.

Naïma Di Piero, 29 ans : «Une plus grande liberté»

De nationalité brésilienne, Naïma di Piero a choisi le NPA. Car «internationaliste», sans alliances «bizarroïdes», le parti anticapitaliste avait «un projet plus grand que les simples élections», jure cette cinéaste de 29 ans, née en France d’anciens réfugiés ayant fui la dictature brésilienne.


Elle a ensuite vécu de 4 à 18 ans dans son pays d’origine. De retour en France, elle milite dans des associations. Mais y trouvait le discours «un peu vide». Et comme «c’était trop dur de voir passer Sarko sans pouvoir rien faire», elle rejoint la LCR à sa toute fin.


«A la Ligue, tu sentais une contrainte très forte. Au NPA, la liberté est un peu plus grande.» Libre mais peu disponible, elle ne se dit pas «militante acharnée». Elle veut profiter d’une vie en dehors du parti. «Peut-être vont-ils commencer à nous demander de plus nous impliquer, craint-elle. Mais là, je ne pourrai pas suivre.»


Anne Lafran, 39 ans : «Laissez-moi vivre ma vie !»

Ancienne «sympathisante» de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Anne Lafran, 39 ans, trouvait l’ancêtre du NPA repliée sur elle-même. Cette professeure d’histoire dans un lycée de Seine-Saint-Denis est arrivée, il y a tout juste un an, peu avant la naissance du parti.


A condition d’y trouver de «l’ouverture». Ni marxiste ni révolutionnaire, elle se dit bien «anticapitaliste». Mais proche de la minorité unitaire. Pour elle, la prise de pouvoir passe aussi, et surtout, par les urnes. Pour être «crédible». Engagée, Anne l’est.


Débordée aussi. Membre du comité politique national (CPN), elle «passe beaucoup de temps, jusqu’à deux heures par jour, sur Internet à lire et répondre aux mails, contributions, attaques des autres…» Elle n’est pas prête pour autant à sacrifier sa vie au parti. «Il y a certaines semaines, cela va jusqu’à trois réunions, deux manifs… Quelquefois, on a envie de dire : "Laissez-moi vivre ma vie !"»

Après les européennes de juin, la jeune femme voulait prendre un peu de recul. L’appel à la remobilisation d’Olivier Besancenot l’a convaincue. Elle va tenter de tenir le rythme.

 


 

Régis Avril, 39 ans : «Réussir tous ensemble»

Elu «sans étiquette» sur une liste d’union de la gauche aux municipales de mars 2008 dans un village proche de Saint-Nazaire, Régis Avril, 39 ans, a préféré rejoindre la «constellation militante» du NPA plutôt que ses copains communistes.


Séduit par des débats «riches et contradictoires» entre ouvriers, syndicalistes, altermondialistes, associatifs et déçus du PS, il pousse la porte d’un parti encore en construction en juin 2008. Voix posée, sourire sincère, l’homme rêve aujourd’hui de la réussite du «tous ensemble».


D’un «voyage» qu’il faut préparer, celui de la sortie du capitalisme. «C’est peut-être de la naïveté de se dire qu’on va réussir», concède-t-il. Plagiant Olivier Besancenot, cet ex-animateur socioculturel, aujourd’hui au RMI et futur vidéaste indépendant, est conscient du «marathon» qui les attend.


Chez lui, pas de couplets sur Marx et Trotski mais un refrain plutôt «décroissant».«Basé sur une règle non-marchande», il souhaite créer un jardin solidaire dans son village.


Marc Prunier, 57 ans : «Réflexion perpétuelle»

A 57 ans, Marc Prunier a déjà dix ans de trotskisme et davantage de communisme derrière lui. Déçu par le décalage entre le discours et les actes au PCF, ce militant CGT, technicien au ministère de l’Agriculture, se plaît dans un nouveau parti qu’il juge «très différent» de la Ligue.


«Au NPA, il n’y a pas cette unité idéologique qu’il y avait à la LCR», explique-t-il. Pour lui, c’est une remise en cause «perpétuelle». Un exemple ? «Aujourd’hui, le mouvement se pose la question de savoir si l’idée même de croissance et de productivisme n’est pas un problème.»


Changer de pratiques, de références. Comme dans la commission Moyen-Orient - Palestine dont il fait partie. «Les jeunes apportent de l’originalité dans les formes d’action : plus festives, sans violence.» Revers de la médaille : les débats, eux aussi, sont «perpétuels» au NPA. Dur alors de prendre des décisions consensuelles. «Difficile aussi de dire ce que ce parti va devenir.»


Etienne Ciapin, 20 ans : «Pas de schizophrénie»

Barbe de quelques jours, béret noir sur la tête et tee-shirt du Che, Etienne Ciapin en est presque caricatural. L’étudiant en sociologie recrache avec brio le discours du NPA. Mais le jeune homme ne veut justement pas être caricaturé et, tirant sur sa poitrine, il prévient : «Etre anticapitaliste, c’est pas que le tee-shirt !»


Son terrain de jeu, c’est le campus de la fac de Grenoble. Il s’est lancé dans la mise en place du NPA il y a deux ans. «Pour les luttes», la construction d’un «projet de société alternatif». Le Grand Soir ? Plutôt la «reconquête de la démocratie» en développant «l’autogestion par petites avancées».

Et l’apport des anciens de la Ligue communiste révolutionnaire est indispensable à ses yeux.


Ils sont «la mémoire des luttes». Pour autant, «la jeunesse doit prendre une place importante et faire ses propres expériences». Il insiste : «Il ne faut pas être schizophrène.» Garder un «œil critique» tous les jours sur le monde qui l’entoure. Son livre de chevet avant la rentrée ? Critique de la vie quotidienne d’Henri Lefebvre.

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