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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 08:23


jeudi 27 août 2009

 

«Il y a six ou sept ans, la LCR avait impulsé une action systématique dans les entreprises, qui commence à porter ses fruits aujourd'hui. L'idée, c'est de parvenir à la même implantation dans les quartiers populaires.» Olivier Besancenot en a fait l'une des priorités de la structuration du NPA, au terme de ses six premiers mois: après le rajeunissement et la féminisation de l'organisation, investir les banlieues, appelées «quartiers populaires» en langage anticapitaliste.


Lors des universités d'été de Port-Leucate (Aude, du 23 au 26 août), cinq ateliers étaient consacrés à cette problématique, dont un réunissait les représentants des principales associations dites de quartiers (Tarek Kawtari du MIB, Salah Amokrane du Takticollectif – ex-Motivé-e-s –, Mohammed Mechmeche d'AC le feu et Kamel Tafer du Mouvement social des quartiers) et les dirigeants du NPA.


Olivier Besancenot et Omar Slaouti, enseignant à Argenteuil (Val-d'Oise) et tête de liste aux dernières européennes, ont écouté la méfiance des cités, s'exprimant par l'usage des termes «Vous et nous», pour définir la délicate relation aux partis politiques: «Il y a un vrai traumatisme par rapport à la récupération politique des années SOS Racisme. Ils nous parlent encore de Julien Dray qui vient de la Ligue. Mais moi, je n'avais même pas encore commencé à militer à cette époque.»


Le réchauffement des relations est toutefois en marche. Salah Amokrane a même reproché au NPA de ne pas avoir invité l'un des siens à monter sur la tribune du meeting d'ouverture du dimanche 23 août, aux côtés de syndicalistes (lire notre compte-rendu). «On ne va pas se raconter d'histoires, admet Olivier Besancenot, il y a un passif entre nous. Au point que je n'imaginais même pas que vous étiez prêts à intervenir à nos côtés. Mais je m'en félicite, car pour nous, vous êtes des militants politiques.» Si la volonté de reprendre le dialogue est claire, rien de concret ne ressort de la discussion.


A la fin de la réunion, Abdel Zahiri prend la parole. DJ de 29 ans, ce membre du NPA milite à AJCREV dans le quartier de la Rocade d'Avignon. Au micro, il laisse exploser son irritation: «Salah, Mohammed, Tarek, vous faites chier! La vérité, vous flippez! Vous nous ressortez toujours le même discours. Faut franchir le pas! Le NPA, vous faites chier aussi! Vous n'arrêtez pas de dire: "Il faut s'implanter dans les quartiers populaires." Faites-le!»


Même si cela doit prendre du temps, le nouveau parti anticapitaliste a déjà posé quelques bases en banlieue, adaptant certains fondamentaux trotskystes de la LCR, comme la laïcité ou le féminisme, à la réalité de terrain.

Depuis un an maintenant, une commission «quartier populaire» s'est mise en place dans le NPA, prenant la forme d'une liste de diffusion de 200 personnes, dont une centaine est réellement active.


L'un de ses responsables, Omar Slaouti, évoque «un petit laboratoire où s'échangent les expériences militantes de toutes les couleurs et de tous les âges». Une dizaine d'équipes militantes ont déjà vu le jour, et sont «chouchoutées par la direction», selon les termes d'Olivier Besancenot: «On épaule les initiatives au maximum, on reste attentif et on gère les clash. Et pour l'instant, ça tient bien. En tout cas, ça n'a jamais tenu aussi longtemps.»


Pour Omar Slaouti, «il ne s'agit pas de refaire le coup du tournant ouvrier des années 70 et de demander à s'implanter en banlieue, mais de réduire le hiatus qu'il y a entre nos bons résultats électoraux et la réalité de notre présence sur le terrain. D'autant plus que les "quartiers" sont un miroir grossissant des conséquences des politiques libérales de l'Etat. Il y a dans ces quartiers une alchimie qui peut provoquer une explosion, comparable à la colère des salariés licenciés. Mais il n'y a pas de patronat dans les cités, alors ce sont les voitures qui brûlent».


La question centrale reste celle des moyens humains et de l'effectif militant, encore faibles dans les cités. «Pour l'instant, on intervient surtout de façon traditionnelle mais volontariste, explique Omar Slaouti, en allant tracter sur les marchés et en faisant du porte-à-porte. C'est déjà une façon de montrer qu'on n'abandonne pas l'endroit, même s'il y a parfois des craintes.» Lors du débat, Danielle Obono, une militante noire de 29 ans, met les pieds dans le plat en verlan: «Le 1er mai, tout le NPA est dans la rue, mais une semaine plus tard pour commémorer les massacres de Sétif, il y a "sonneper"!»


Cette présence militante est l'un des axes de la politique volontariste du NPA, afin de ne plus tomber sous le coup de la critique émise par Salah Amokrane à l'ensemble de la gauche radicale: «On était avec vous pour le Non à la constitution européenne. Ça, quand on doit venir sur vos luttes, il n'y a pas de problèmes. Mais pour que vous veniez sur les nôtres, c'est moins évident.» Kamel Tafer précise: «Les mobilisations ne sont jamais aussi fortes sur les bavures policières que pour se battre contre l'emprisonnement de José Bové…»


Reste un dilemme: vaut-il mieux s'implanter en suscitant des vocations et un recrutement directement dans le parti, ou en travaillant avec les associations déjà en place? Pour réinvestir le territoire militant, le NPA entend «développer les collectifs avec les assos déjà existantes, pour participer à un réseau face à un événement particulier, comme une bavure policière ou des expulsions».


A la rentrée, les anticapitalistes promettent de participer en nombre aux campagnes contre les violences policières et de préparer activement dans les quartiers la marche des précaires et chômeurs prévue en septembre.

Comme l'indique Abdel Zahiri, «Besancenot a la cote en banlieue, on est quasiment les seuls à pouvoir afficher sans problème. Mais maintenant il faut qu'il se fasse le porte-voix des injustices, comme quand il va à la sortie des usines. Pour relayer la colère. Il faut bosser avec les assos, y participer comme on se syndiquerait et voir si on peut faire adhérer, mais sans en rajouter. Moi, je n'ai encore jamais dit: "Vote NPA!" à quelqu'un dans mon quartier. Mais je dis ce qu'on fait et ce qu'on veut. Et si ça lui plaît, il peut nous rejoindre.»


Lesdites associations se posent aujourd'hui la question de l'organisation politique, qu'elles débattront fin septembre lors d'un Forum social des quartiers. L'hypothèse d'un parti des banlieues «ne choque pas» Besancenot, qui évoque la «possibilité d'alliances, comme avec n'importe quel autre partenaire politique, afin de renforcer et élargir l'espace démocratique».


Tarek Kawtari du MIB a d'ailleurs été invité spontanément le matin par le porte-parole du NPA au débat du soir sur les régionales, où il se déclara «ouvert à une participation aux élections», partageant selon lui avec la gauche radicale «l'envie de tuer le PS». Kamel Tafer explicite: «Hors de question de faire alliance avec la gauche caviar et la gauche sioniste.»

Même le parti de gauche du laïcard Jean-Luc Mélenchon suscite la rancœur, que les intervenants semblent prêts à surmonter, «mais il ne faudra pas nous demander d'être tout en rondeur avec eux pendant la campagne», explique-t-on au MIB. Car le «passif» entre gauche de gauche et associations de quartier portent essentiellement sur des valeurs jusqu'ici non négociables de la LCR trotskyste, sur les questions de la religion et de la place de la femme.


Pour Omar Slaouti, qui est un ancien de la Ligue n'ayant jamais participé à la direction, l'ouverture à une population pour partie musulmane n'est pas une si grande révolution culturelle: «La LCR était déjà une organisation souple et pas ultra-dogmatique, capable de s'adapter au moment.» Et de botter en touche quand on l'interroge sur une évolution certaine des mentalités laïques et féministes, permettant entre autres la mise en œuvre d'un menu Ramadan servi spécialement à une dizaine de militants à Port-Leucate avant et après le soleil ou la présence de militantes voilées: «Ici, il y a des musulmans croyants. Mais il pourrait aussi y avoir des chrétiens qui pourraient faire carême. Soyons clairs, on ne demandera jamais à quelqu'un d'enlever son foulard, mais on ne fera pas l'impasse non plus des discussions sur le sexisme…»


Figure de la LCR des années 70, le philosophe Daniel Bensaïd approuve: «Cela pose la question de ce qu'on veut. Si l'on veut ouvrir la politique à ceux qui en sont privés, il faut être attentif. Par exemple, on s'est rendu compte que le prochain Conseil national aurait lieu pendant l'Aïd-el-Kébir. C'est vrai que ça ne nous serait jamais venu à l'esprit de l'organiser le jour de noël.» Daniel Bensaïd a longuement discuté avec Abdel, et s'avoue «bluffé» par son dynamisme. Il faut dire qu'il a du bagout, Abdel.


Connu de quasiment tout le monde, capable de s'en prendre violemment à Gérard Aschieri (secrétaire national de la FSU) lors d'un débat sur la rentrée sociale, comme de parler franchement de la «formation dans les deux sens» qu'il appelle de ses vœux dans le NPA. «Moi, quand je viens aux universités d'été, je me déguise en Arabe, lâche-t-il mi-rieur mi-sérieux dans sa djellaba. Mais en vrai, je ne m'habille jamais comme ça chez moi. Seulement, ça permet d'habituer les gauchos, en confrontant les pratiques et en laissant de côté les passions. Ça permet de gagner du temps. Dans l'autre sens, moi j'ai besoin de formations sur le marxisme et tout le bordel, car ça m'intéresse et je n'y connais rien.»


S'estimant content de l'orientation du NPA dans les quartiers («l'an dernier, il y avait un sous-débat dans une salle pourrie, cette année, c'est cinq réunions, des figures des banlieues qui viennent et Besancenot qui s'implique»), Abdel Zahiri estime qu'«on a passé des caps importants sur la laïcité».


Il dit: «Moi je suis pratiquant, je ne crois pas à Darwin et je pense qu'il y a un dieu. Mais ça ne change rien au combat politique. Le voile, c'est un symbole de soumission de la femme, c'est vrai. Mais ça peut aussi être un symbole de ta foi. On a beaucoup de débats avec les féministes. Elles ont raison à 100%, mais elles ont surmonté plein d'a priori et certaines ont fait partie de ceux qui ont négocié les repas pour qu'on puisse faire ramadan.»

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:28


mercredi 26 août 2009


Après six mois d'existence, le NPA fait son premier bilan de santé.


Réunis en université d'été à Port-Leucate (du 23 au 26 août), les militants anticapitalistes ont franchi une nouvelle étape de leur «parti processus permanent», comme aime à le définir leur porte-parole Olivier Besancenot.

Ce dernier a lancé dimanche soir dans un discours «à usage interne» la deuxième étape d'un parti qu'il veut désormais inscrire dans le temps long (lire notre compte-rendu).


Contrairement aux craintes de certains dans la direction du mouvement, l'ambiance est restée bon enfant, durant quatre jours d'ateliers et de bains de mers. Plus de monde encore que l'année passée (plus de 1.300 inscrits), un nombre de jeunes, de femmes et de catégories populaires jamais atteint par la défunte LCR. Mais encore beaucoup de débats à trancher. Tour d'horizon en quatre points cardinaux des problématiques anticapitalistes, qui se posent à une organisation encore en chantier (lire notre enquête) et se demandant comment durer, dans une situation sociale morose et un avenir électoral incertain.


Améliorer l'organisation interne:

A l'heure de l'apéro, on croise de grandes tablées informelles où se succèdent des prises de parole échangeant expériences locales et questionnements face à l'avenir.


Région par région, les militants se retrouvent et parfois se découvrent. Avec la malice du vieux sage sachant faire la grimace, Alain Krivine explique: «On a suscité ces rencontres afin de faire prendre conscience qu'un peu d'organisation ne fait pas de mal. Il y a un basisme incroyable chez tous nos nouveaux adhérents, pour qui la seule unité de mesure militante valable reste le comité local. A la LCR, l'organisation par fédérations allait de soi, désormais il faut y aller en douceur. Et ce genre d'apéros le permet.»


S'il regrette que certains «anciens» de la Ligue aient déserté le NPA, Krivine semble admiratif devant le renouveau générationnel et se dit partisan du temps long: «Il ne sert à rien de brusquer les choses.» Dirigeant du NPA, considéré comme le n°2 du parti, Pierre-François Grond résume l'état d'esprit: «Il faut sortir du climat euphorique qui nous a entourés de 2007 à notre congrès fondateur de février, et qu'on a peut-être contribué à alimenter. Face aux militants présents, qui sont un peu nos relais dans les comités locaux, Besancenot a ressenti le besoin de faire un discours de cadrage, pour dire qu'il convient de réapprécier la situation politique d'ensemble: la crise du capitalisme ne provoque pas forcément sa chute…»


A l'heure actuelle, le NPA compte environ 500 comités locaux, et le nombre d'adhérents est toujours estimé à quelque 9.000 («les départs de certains sont compensés par l'arrivée d'autres», assure-t-on). D'après la direction du parti, un besoin de formation supplémentaire remonterait de la base. La société Louise-Michel, cercle de réflexion théorique dirigé par le philosophe Daniel Bensaïd (figure trotskyste de la LCR) où l'on retrouve aussi le sociologue Luc Boltanski et l'éditeur Philippe Pignarre, devrait prendre en charge une bonne part de cette formation.


En revanche, la question de la nomination de nouveaux porte-parole est toujours remise à demain, malgré les états d'âme de Besancenot, qui confie son désir de ne plus être seul sur le devant de la scène. Grond se justifie: «On a fait émerger un paquet de nouveaux visages avec nos têtes de liste aux européennes, mais on a encore rien formalisé. On ne peut pas aller trop vite non plus, car sinon ce seront les plus expérimentés qui se démarqueront, c'est-à-dire pour majeure partie les anciens de la Ligue.»


Or, la prise en compte de la parole de la base est l'une des critiques les plus récurrentes que l'on entend dans les ruelles du village vacances des Carrats. Un membre d'Alternative libertaire ayant intégré la direction du NPA estime ainsi: «Avant les européennes, il y avait eu ce problème d'absence de prise en compte des attentes du bas vers le haut. Mais tout le monde avait été très discipliné. Ce coup-ci, avec les régionales, il faut arrêter de décider au sommet et interroger les militants, dont on ne connaît pas les aspirations du moment, unitaires ou pas.»


Les régionales encore dans le flou

Face à des militants échaudés d'avoir vu Mélenchon et Besancenot tenir conférence de presse commune, dans la foulée des européennes, annonçant l'hypothèse de listes communes, le NPA a voulu faire preuve de davantage de transparence. Lors d'un forum avec d'autres représentants de la gauche de gauche, Pierre-François Grond n'a pas caché s'être exprimé «surtout à l'attention de la salle, plutôt qu'à nos interlocuteurs. Les gens avaient besoin d'assister en toute transparence à la confrontation de nos divergences».


Sur la question stratégique, rien de bien neuf depuis juin, si ce n'est que le principe d'une consultation militante pour avaliser les accords électoraux semble acté. Pour l'heure, le NPA appelle à «une totale indépendance avec le PS», mais se prononce sur la possibilité de «fusion technique» avec les socialistes entre les deux tours (soit accepter de faire liste commune, mais sans participation aux exécutifs).


Le Parti de gauche se dit prêt à suivre cette ligne, mais le PCF, qui détient un très grand nombre d'élus régionaux sortants participant aux exécutifs, gère ses contradictions, que d'éventuels rapprochements locaux PS/MoDem n'arrangeraient pas. En tout état de cause, l'un des dirigeants du parti, Patrice Bessac, plaide pour «la possibilité de mettre en œuvre des politiques de gauche».


Prenant l'exemple de la gratuité des transports en Île-de-France pour les précaires et chômeurs obtenue par les élus communistes, il insiste pour «prendre en compte l'efficacité de l'action politique». Ce à quoi Besancenot rétorque: «Nous avions obtenu la même chose en Midi-Pyrénées (1998-2004), avec des élus qui n'étaient pas dans l'exécutif.»


PCF et NPA ont convenu de débattre publiquement du bilan des élus communistes en région. «Déjà on rediscute, et on espère qu'il n'y aura pas de leur part du dénigrement comme aux européennes, confie Besancenot. La gauche radicale ferait bien de s'inspirer de ce qui se passe au centre-gauche sur une chose: ils s'engueulent mais ne se fâchent pas, et ils n'oublient pas de penser à la suite.


Pour le porte-parole du NPA, «si l'on part ensemble aux régionales, chacun ne peut pas faire ce qu'il veut une fois élu. On ne veut plus mener une campagne collective qui crée de l'enthousiasme, et créer de la déception derrière. Comme au référendum sur la constitution européenne…»


Un rapprochement avec le parti de gauche et sans le PCF n'est pas à exclure, même si on semble méfiant chez les anticapitalistes. Obsédé par une perspective de candidature à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon parviendrait ainsi à démontrer qu'il est le trait d'union de la gauche radicale, capable de s'allier avec le PCF puis avec le NPA. A noter également, la présence au forum de Port-Leucate d'autres composantes associatives et politiques modestes comme les Objecteurs de croissance, le Mouvement de l'immigration et des banlieues (MIB) et les Alternatifs. Ces derniers font clairement l'objet d'une démarche de discussion, en vue d'une intégration dans le NPA.


Le rapport aux luttes sociales… et aux syndicats

La priorité demeure celle d'un parti de la colère, et le choix d'une implantation dans les entreprises est plus que jamais maintenu, notamment dans le privé. Le malaise avec la CGT, qui a refusé d'envoyer un représentant à Port-Leucate («une grosse bêtise», pour Grond), ne semble pas près d'être levé.


Le NPA fait en revanche la part belle à des figures sociales des conflits locaux. Le leader des Molex, Alexis Antoine, a pris sa carte, le délégué CGT de l'entreprise bretonne SBFM, Pierre Le Ménahès, aussi (mais n'a pu faire le déplacement). Quant à Xavier Mathieu, le porte-parole des Continental qui a récemment traité de «racailles» la direction cégétiste, il est venu en voisin de ses vacances familliales de Port-la-Nouvelle, et est resté présent tous les jours, participant à de nombreux ateliers et nouant des discussions avec plusieurs militants.


Au vu des témoignages de la salle lors du débat avec Gérard Aschieri de la FSU et Annick Coupé de Solidaires, l'on se dit que le choix de la CGT n'est pas si incohérent. S'ils en ont reconnu les limites, les deux leaders ont défendu l'unité intersyndicale qui a orchestré les manifestations du printemps. Avec l'espoir de pouvoir construire une nouvelle étape avec l'organisation d'un référendum auto-organisé sur la privatisation de La Poste, le 3 octobre prochain.


Christine Poupin, l'une des dirigeantes du NPA, avait donné le ton dans son introduction, se référant comme lors des européennes au LKP guadeloupéen: «On se félicite du caractère unitaire des huit syndicats, mais cette stratégie n'a débouché sur aucun recul du gouvernement. Un mot d'ordre désormais: agir nous-mêmes, prendre des initiatives et participer à tous les fronts possibles, locaux et nationaux. »

Pêle-mêle, une grosse soixantaine d'interventions, pour la plupart de militants anticapitalistes syndiqués (pour la majeure partie à Sud ou à la FSU, quelques-uns à la CGT), ont illustré le ressentiment de la base face à leurs directions.


On retiendra celle de Valérie, institutrice à Bordeaux, «très inquiète par vos interventions, car on est en train de comprendre qu'on va revivre la même chose: entamer des journées de mobilisation en étant sûrs de perdre. Et on voit autour de nous de plus en plus de collègues bien plus offensifs, et des réseaux se mettre en place en parallèle des syndicats».


Véronique, du «NPA 93», ajoute: «Une mobilisation réussie, ce n'est pas être plein à marcher sous un ballon en perdant une journée de paye, c'est qu'on obtient des choses! Il n'y a même pas eu de soutien aux désobéisseurs de l'éducation nationale…» Marc, de Roubaix, estime lui qu'«il faut reposer la question de la démocratie dans les luttes, car il y en a marre de voir une manif géante se terminer par les huit mêmes qui se réunissent pour parler de la suite. Il faut inventer de nouvelles structures: coordinations, comités de grève, soviets, on les appelle comme on veut…»


Tête de liste aux européennes dans le Sud-Ouest, Myriam Martin (encarté à la CGT) interpelle à son tour: «Vous nous dites qu'un LKP ça ne se décrète pas et que ça se prépare. Oui, mais c'est le rôle des syndicats de lancer le coup d'envoi de la préparation en se disant prêts à faire un LKP…»


La lente construction d'un réseau anticapitaliste européen

François Sabado est content. Pour la première fois depuis que le représentant français de la Quatrième internationale s'occupe de coordonner une nouveau réseau européen, un représentant de Die Linke, candidat à la députation en Rhénanie-Westphalie, est présent. Rien de formalisé encore, mais des discussions qui progressent, vers une «Quatre et demie» elle aussi détachée de l'appareillage trotskyste.


Lors d'un atelier riche en intervenants étrangers, consistant en un état des lieux de l'extrême gauche non-communiste de combat au sortir des européennes, le NPA est apparu dans la bouche des partis frères anticapitalistes comme un modèle à suivre, ainsi que l'a déclaré l'allemand Andrej Hunko, qui «regarde avec envie la sociologie du NPA, avec tous ces jeunes et ces femmes».


Chris Harman du SWP anglais s'est dit «admiratif de ne plus faire parti de la plus grosse organisation anticapitaliste d'Europe». Quant à l'espagnole Esther Vivas (Izquierda Anticapitalista), elle voit dans le NPA «un point d'appui et une référence».


L'occasion de se rendre compte également du travail à accomplir, tant pour l'essentiel les représentants proviennent de petits partis en construction, dont l'audience est encore très marginale. Ainsi Eva Grozweska a narré la difficulté du Parti des travailleurs polonais à «gérer l'héritage complexe du "socialisme réel" et de "Solidarnosc", qui troublent fortement la conscience de classes».


Seul le Portugal semble aujourd'hui surfer sur la vague de la réussite électorale, les révolutionnaires du Bloc des gauches escomptent doubler leur nombre de députés au Parlement lusitanien, soit une quinzaine d'élus espérés. Un score auquel le NPA n'est pas encore prêt à rêver…

Le 26 août 2009.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 10:08

(Libération du 25 août)

mardi 25 août 2009


Reportage : Radicalité.


Lors de son université d’été, le NPA entend franchir un nouveau cap.


NPA, acte II. Près de huit mois après leur congrès fondateur, les troupes du Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot sont priées de passer la vitesse supérieure. Et la première université d’été de l’ère NPA, en bord de plage à Port-Leucate (Aude), est là pour remobiliser des militants, en shorts, sandales, maillots et bracelets… rouges, bien sûr.


Après le piètre score obtenu aux européennes (4,9 %), pas de gueule de bois certes, mais entre guitares, bières et débats, reste un petit goût amer chez certains. Pour son meeting de rentrée, dimanche soir face à un bon millier de personnes, Olivier Besancenot a été clair : tout le monde sur le pont. «Plus de régularité»,«plus de constante militante».


«Marathon». Il veut plus d’implication de la part des militants : «On doit se retrouver avant et après les luttes», a expliqué le porte-parole du NPA. Et prévenu ses camarades : «On est parti pour un vrai marathon. Il va falloir trouver de l’endurance.» Un NPA à court de souffle ? Le facteur redouterait-il toujours cette satanée vague de départs des nouveaux militants déçus, rumeur lancinante qui traîne depuis le début de l’été ?


Pas d’inquiétude pour Alain Krivine : «Regardez, il y a plus de 1 400 participants à cette université d’été, et je n’en connais même pas la moitié !» plaisante le leader historique du parti. Reste que la direction le sait : s’il ne veut pas voir partir ses nouveaux militants et redevenir un groupuscule, le NPA doit «continuer à s’élargir», explique Besancenot. Symbole de cette ouverture en direction des syndicats, associatifs et sans-parti, l’université d’été met en avant cette année «l’écosocialisme» et les quartiers populaires. Et pour attirer le chaland anticapitaliste et l’initier à la lutte féministe, des cours de «salsa antisexiste» ont même été programmés. «Il nous faut de la diversité», explique Krivine. «Pour faire pénétrer davantage nos idées dans la société», ajoute Besancenot.


Les adversaires sont toujours les mêmes : Sarkozy, le gouvernement, les patrons. Les slogans («Taxons les patrons»,«Nos vies valent plus que leurs profits») n’ont pas changé. Mais après la création de l’outil (le parti) et sa médiatisation, place à la «visibilité du projet politique».«Il ne faut pas que l’on reste simplement "sympathique", défend l’ancien de Mai 68. Il faut donner une crédibilité au NPA en terme de contenu parce que sinon, on jette nos électeurs dans les bras du centre gauche.»


«Minimum vital». Ça tombe bien. Invités pour débattre, hier, dans une salle bondée, les représentants du PCF et du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon font le pari du «contenu» pour rassembler la gauche du PS pour les régionales de mars prochain. «Si on veut se rassembler, on a besoin de prendre point par point ce qui peut nous rassembler», a lancé le porte-parole du PCF, Patrice Bessac. «Les choses qui nous rassemblent sont plus fortes que celles qui nous divisent», a tenté de rassurer le délégué général du PG, François Delapierre. Réponse du NPA : OK pour discuter dans des «groupes de travail» mais avec un «minimum vital» : l’indépendance totale vis-à-vis du PS.


Difficile pour des communistes et des anciens socialistes d’accepter cette condition préalable. Et question symbole, hier, contrairement à 2005 où les leaders du non de gauche au référendum sur le traité constitutionnel européen étaient venus trinquer ensemble à Port-Leucate, ni la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, ni le président du PG, Jean-Luc Mélenchon, n’étaient présents. Pour la photo de famille de la gauche de la gauche, il va falloir encore attendre.


 

NPA: "L'emploi et l'écologie sont nos principaux chantiers" (par Emilie Cailleau, publié le 24 août)

mardi 25 août 2009

Comment les partis jugent-ils la rentrée? LEXPRESS.fr a interrogé Pierre-François Grond, membre du comité politique national du NPA.


Comment envisagez-vous votre rentrée politique ?

Cet été, le gouvernement a poursuivi sa feuille de route anti-sociale. Même si cela a été moins médiatisé du fait des vacances scolaires, les conflits persistent comme les fermetures d'usine, La Poste, le pouvoir d'achat décline, l'emploi des jeunes est en berne. La situation reste difficile et dramatique pour la majorité de la population: on approche des 700 000 emplois supprimés en 2009. De plus, 600 000 jeunes vont arriver sur le marché du travail en septembre avec le risque de se retrouver au chômage. 

Il s'agit pour nous de constituer un front d'opposition politique et social. Nous avons besoin d'un mouvement syndical et d'une convergence des forces politiques pour s'opposer frontalement à Nicolas Sarkozy.


Quels sont vos chantiers prioritaires ?

L'emploi et l'écologie constituent les questions centrales sur lesquelles nous allons travailler: les plans de licenciement qu'on a connus cet été vont s'accélérer à la rentrée et toucher tous les secteurs de l'économie, que ce soit dans l'industrie automobile, dans la chimie ou l'électronique.

L'écologie, ensuite, s'avère un chantier important parce que la crise écologique nécessite que l'on réfléchisse à un mode de consommation énergétique propre, avant le sommet sur le climat, prévu en décembre à Copenhague. La taxe carbone prônée par Michel Rocard est en cela un mauvais système car cet impôt va pénaliser les plus pauvres sur le principe du consommateur-payeur. Nous sommes partisans d'un dispositif pollueur-payeur où ce sont les entreprises les plus énergivores qui paient. La taxe carbone est un des thèmes centraux qui sont abordés lors de notre université d'été du 23 au 26 août à Port-Leucate (Aude).


Etes-vous favorables à des alliances pour

les régionales ?

Nous priviliégions un débat avec les forces politiques partenaires. Une convergence avec toutes les forces anticapitalistes: LO, le parti de gauche, les Alternatifs, les écologistes de gauche...Ce rassemblement viserait à présenter des listes indépendantes du PS. Nous voulons une gauche de rupture différente de la gauche de gestion. Celle des conseils régionaux, détenus par le PS, et qui distribue des subventions aux entreprises qui ferment et licencient leurs employés. Nous désapprouvons cette politique et plaidons pour le retour de ces aides publiques en cas de fermeture de site.


La CGT a décliné votre invitation à l'université d'été...

La CGT est présente à tous les débats organisés par les partis politiques sauf... le nôtre. Nous sommes pourtant ouverts à la discussion pour mettre à plat le désaccord qu'il y a avec le syndicat sur la stratégie d'action revendicative. Il est dommage que la direction confédérale de la CGT refuse tout dialogue. Nous rappelons que nous sommes pour l'indépendance syndicale et non pour la soumission d'un syndicat à un parti. Mais sur certaines questions politiques les luttes sociales contre le capitalisme brutal doivent se faire sur la base d'un rassemblement.

 


 

Le NPA table sur son capital indépendance (Libération du 24 août)

lundi 24 août 2009

Reportage : Le petit parti d'extrême gauche, qui tient depuis dimanche sa première université d'été à Port-Leucate (Aude), espère profiter d’une alliance Modem-PS.

Au Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, le cliché proposé par Vincent Peillon à Marseille fait franchement rigoler. «J’ai vu la photo dans le journal, c’est assez ridicule de les voir tous alignés comme ça…» glissait hier, un militant, entre deux débats de l’université d’été du parti, dans la chaleur des tentes blanches installés à deux pas de la plage de Port-Leucate (Aude).

Bronzé et prêt pour son meeting de rentrée, Olivier Besancenot y voit une confirmation de son diagnostic : «C’est une union de centre gauche que je vois arriver gros comme une baraque !» Pas de doute pour le porte-parole du NPA : le PS prépare un coup à l’italienne. Un rassemblement des centristes aux communistes comme l’avait fait Romano Prodi pour battre Silvio Berlusconi en 2006. «On doit assumer une gauche de rupture, contester l’hégémonie du PS», propose Olivier Besancenot.

Flirt. Surtout, le NPA voit sa stratégie d’alliance pour les régionales de mars prochain renforcée : d’accord pour des listes communes dès le premier tour avec «les forces anticapitalistes», à condition qu’elles soient «clairement indépendantes du PS», c’est-à-dire que ses élus refusent de gouverner les régions avec les socialistes. «On ne peut pas être un trait d’union entre la gauche radicale et celle de gouvernement, explique le postier. Regardez le résultat en Italie ! Cette stratégie a créé beaucoup d’espoirs mais, au final, tous ont été contraints de soutenir une politique de droite dans le gouvernement Prodi. Résultat, Berlusconi est revenu au pouvoir mais il n’y a plus d’opposition politique !» Message adressé aux dirigeants du PCF.

Les communistes souhaitent, eux aussi, dans le cadre du Front de gauche - lancé pour les européennes avec le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon - faire l’union, dès le premier tour, des forces politiques à la gauche du PS. Mais le parti de Marie-George Buffet, qui cogère de nombreuses régions avec des présidents socialistes, est loin d’avoir renoncé à des accords entre les deux tours (voire dès le premier) avec le PS pour rester dans les exécutifs régionaux. Un flirt trop pressant du PS avec le Modem pourrait-il alors convaincre les responsables PCF de passer d’une autonomie souhaitée à une indépendance assumée ? Pas sûr. Surtout que la décision reviendra aux militants dans chaque région. Mais le rapprochement PS-Modem a eu le don d’exaspérer les dirigeants de la place du Colonel-Fabien. «Le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des ego à défaut des idées, est désespérant et dangereux», a réagi hier l’un des porte-parole PCF, Olivier Dartigolles.

«Fusions». Aujourd’hui, des responsables du PCF et du PG seront présents dans l’Aude pour venir débattre et (peut-être) rapprocher leurs points de vue. Tous sont déjà désormais d’accord sur une stratégie nationale. «Pas de géographie variable», prévient Besancenot. Sauf pour des «fusions techniques» au second tour. En cas de listes à plus 5 %, le NPA est toujours prêt à fusionner avec le PS pour battre la droite. A condition (évidemment) que le Modem ne soit pas de la partie.

Par Lilian Alemagna (envoyé spéciale).

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:44


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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:41





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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:39


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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:37










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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:34






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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 09:51

dimanche 23 août 2009

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Une prise de position dans le dossier consacré "au grand retour de Marx"....


Il y a 25 ans, Marx était traité comme un chien crevé dans le meilleur des mondes libéraux possibles. Son spectre souriant est aujourd'hui de retour. Son actualité est tout simplement celle du capital mondialisé.

A l'époque de la mondialisation victorienne, « l'énorme entassement de marchandises » en était encore à ses débuts. Marx ne s'est pas contenté d'explorer la grande pyramide. Sa critique de l'économie politique visait à en percer le secret, à en déchiffrer les hiéroglyphes, à en démonter la logique.


Pour dépasser ses propres limites, le capital est contraint d'élargir sans cesse le cercle de son accumulation et d'accélérer le cycle de ses rotations. Faisant marchandise de tout, il dévore l'espace et endiable le temps.

La crise de la mondialisation capitaliste révèle la tendance triplement destructrice du capital, de la nature, de la société, de l'humain.


En réduisant toute richesse à du temps de travail cristallisé, la loi de la valeur prétend quantifier l'inquantifiable et attribuer à toute chose une valeur monétaire, comme si le temps long de l'écologie était réductible aux instantanés des fluctuations boursières.


Là où les économistes vulgaires assistent bouche bée au spectacle de la crise, Marx saisit à l'état naissant les contradictions mortifères d'une société schizophrène où « l'argent crie son désir », tout comme « le cerf brame sa soif d'eau fraîche ».


La vitalité des études marxistes, souvent méconnues en France faute de traduction, démontre la fécondité actuelle de son oeuvre. Dès 1993, Derrida mettait cependant en garde contre la tentation de «jouer Marx contre le marxisme afin de neutraliser ou d'assourdir l'impératif politique dans l'exégèse tranquille d'une oeuvre classée ». Le pire serait en effet d'en faire un auteur académiquement correct ou un vulgaire intellectuel de gauche. Marx est un penseur du conflit et de la lutte.


Pour sauver cet esprit subversif de la redoutable «attalisation» qui le menace, est-il besoin de rappeler que la critique du capital a pour corollaire le communisme ?


L'héritage de Marx pose donc la question de savoir si le mot «communisme» a été compromis par son usage étatique et bureaucratique au point d'être devenu imprononçable. Et de déterminer surtout de quoi - utopie critique, mouvement d'émancipation, hypothèse stratégique –le communisme peut être aujourd'hui le nom.

Daniel Bensaïd, membre du NPA, professeur de philosophie à Paris- VIII Vincennes.

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 16:41

PS-MoDem-Verts :



Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a estimé dimanche que "les grandes manoeuvres" avaient commencé entre le PS, Europe-Ecologie et le MoDem, après l'idée lancée samedi d'un rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012.

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a estimé dimanche que "les grandes manoeuvres" avaient commencé entre le PS, Europe-Ecologie et le MoDem, après l'idée lancée samedi d'un rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012.

Vincent Peillon (PS) a salué samedi à Marseille le "commencement" du rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012, en réunissant aux "premiers ateliers d'été" de son courant L'espoir à gauche Marielle de Sarnez (MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) et le communiste Robert Hue.

"Les grandes manoeuvres commencent, il y une espèce d'union de centre gauche qui va commencer à voir le jour entre d'un côté ce qui sortira du PS, les Verts d'Europe-Ecologie et le MoDem, plus ce qu'ils pourront grappiller dans la gauche radicale", a déclaré M. Besancenot à des journalistes, au premier jour de la première université d'été du NPA qui se tient à Port-Leucate (Aude) jusqu'à mercredi.

Pour le leader du NPA qui arborait un T-shirt "repos le dimanche", avec le mot "travail" barré, il est donc "l'heure de faire un rassemblement anticapitaliste et donner d'autres propositions face à ça".

Désormais, "en terme de polarisation, le choix est clair maintenant, il va falloir choisir", a-t-il lancé, répondant à une question sur la position du PCF dans le jeu des alliances pour les régionales.

L'idée de cette "coalition de centre gauche" justifie la stratégie d'"indépendance totale" par rapport au PS, selon lui. "Quand on parle d'indépendance vis-à-vis du PS, ce n'est pas qu'une indépendance de circonstances par rapport aux régions, c'est plus que ça", a-t-il expliqué.

Si le rassemblement PS-Verts-MoDem "voit le jour, ce sera la fin d'une conception du mouvement ouvrier tel qu'on l'a connu pendant plus d'un siècle", a-t-il conclu.

 

Le Point (AFP)

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