Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:41
Daniel Tanuro, Lcr Belgique
*
« Selon moi, il n’y a plus aujourd’hui de véritable frontière entre les problèmes environnementaux et les problèmes sociaux ; la question des changements climatiques en est l’illustration »
*
16 décembre 2012
 *

À l’invitation du mouvement Rezistans ek Alternativ, Daniel Tanuro, ingénieur agronome belge, spécialiste des questions environnementales et du réchauffement planétaire et marxiste écologiste, vient d’effectuer un bref séjour à Maurice. Fondateur de l’ONG Climats et Justice Sociale, Daniel Tanuro est également l’auteur, entre autres, de L’impossible capitalisme vert publié aux éditions Les empêcheurs de penser en rond. Nous vous proposons l’essentiel de l’interview, très politique et très écologique, qu’il nous a accordée avant de quitter Maurice, lundi dernier.

*

On vous présente comme un ingénieur agronome qui est également un écologiste marxiste. Est-ce compatible ?

*

Daniel Tanuro – Tout est dit dans votre question. Je suis un ingénieur agronome de formation, devenu très vite un militant écologiste. J’ai compris très tôt que les problèmes environnementaux étaient le fait du mode de développement d’un certain type de système économique. Je suis devenu un militant engagé pour changer ce système, et en cours de route j’ai découvert le marxisme, que j’ai étudié du point de vue de la crise environnementale.

*

Qu’est-ce qui prime chez vous ? Le combat écologique ou la réflexion marxiste ?

*

Pour ma part, les deux ne font plus qu’un et je suis extrêmement sensibilisé et inquiet de la dégradation de l’environnement. Climats et Justice Sociale, l’ONG que j’ai contribué à fonder, s’occupe essentiellement de ça. Selon moi, il n’y a plus aujourd’hui une véritable frontière entre les problèmes environnementaux et les problèmes sociaux, et la question des changements climatiques en est l’illustration. Au rythme actuel, on est parti pour une hausse de température de quatre degrés ou plus d’ici la fin du siècle. Cela veut dire une hausse du niveau de la mer d’un mètre ou plus. Cela veut dire le déplacement de millions d’êtres humains à travers le monde, en Égypte, en Inde, en Asie, dans des dizaines d’îles et des villes construites sur la mer.

*

Lire la suite

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:12

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:17

stop

*

Par Sophie Chapelle (12 décembre 2012)


Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis).

 

En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.

 

La compagnie Texas Brine est dans le viseur des autorités publiques.

 

Cette entreprise de forage et stockage basée à Houston traite depuis des années une caverne de sel souterraine, située sous la zone du gouffre, recourant à des techniques de fracturations, similaires à celles utilisées pour extraire les gaz de schiste. La saumure salée produite par ses puits est un élément vital pour l’industrie pétrochimique, rappelle Truth-Out. Des puits de forage pouvant atteindre 500 mètres ont été creusés pour repousser la saumure vers la surface. Or, selon certains géologues, « la pression dans la caverne aurait provoqué un "frack out" ». Autrement dit, la pression pour extraire la saumure de manière verticale aurait été trop forte, fracturant la roche vers la surface et provoquant l’effondrement de terrain.


Quatre mois après les faits, 300 résidents vivant à proximité du gouffre dénommé « Bayou Corne » n’ont toujours pas pu regagner leur domicile.

 

La compagnie Texas Brine est astreinte au versement d’une somme hebdomadaire de 875 $ à chaque ménage évacué. La société a également été condamnée à une amende de 100 000 $ par le commissaire de la Conservation de Louisiane, ce 1er décembre, pour ne pas avoir empêché la contamination des cours d’eau avoisinants. A l’heure actuelle, des quantités incalculables de pétrole et de gaz continuent de s’échapper de Bayou Corne. Un avant goût des impacts de la fracturation hydraulique des huiles et gaz de schiste ?

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:34
train nuke

*

Nucléaire mercredi 12 décembre 2012
*

Un convoi de déchets nucléaires, parti mardi des Pays-Bas, et brièvement arrêté le soir même dans la région lilloise (Nord), a quitté Lille et poursuivait une « progression normale », a indiqué mercredi matin la préfecture du Nord, sans donner plus de détails.

*

Le convoi était arrivé en gare de Lomme, dans la métropole lilloise, vers 22 h 50, selon une militante antinucléaire. D’après elle, il devait y passer la nuit avant de repartir à l’aube pour l’usine de retraitement de la Hague (Manche, ouest), sa destination finale.


Juste après avoir passé la frontière franco-belge au niveau de Mouscron, le convoi a été arrêté durant un quart d’heure à la suite de l’action de militants qui avaient réussi à bloquer un TER le précédant sur la voie.


Transport de combustibles usés

*

Mercredi matin, les militants antinucléaires avaient toutefois perdu la trace du convoi, a expliqué une porte-parole de Sortir du nucléaire. La préfecture a indiqué que ce type de transport était très courant entre la France et les Pays-Bas, environ 200 par an, dans des caissons entièrement sécurisés.


Le groupe Areva avait confirmé lundi qu’un « transport de combustible usé » était « en préparation aux Pays-Bas » pour être retraité à la Hague. Toutefois ni l’itinéraire ni les horaires n’avaient été communiqués.


Selon Sortir du nucléaire et le syndicat SUD-Rail, « ce convoi comporte des risques importants en termes de sûreté et de sécurité », le combustible usé transporté dégageant selon eux « énormément de chaleur et de radioactivité ».

*

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Nucleaire.-Le-convoi-a-quitte-Lille-en-route-pour-la-Normandie_6346-2143102-fils-tous_filDMA.Htm

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 13:26
livre-en-breton-an-ankou-spirou-ha-fantasio

*

Par Sophie Chapelle (4 décembre 2012)

*

EDF a annoncé le 3 décembre un surcoût de 2 milliards d’euros pour son réacteur EPR, en construction à Flamanville (Manche).

*

Le coût de ce réacteur dit de troisième génération, conçu par Areva, avait déjà été quasiment doublé en 2011 : 6 milliards d’euros contre 3,3 milliards annoncés initialement en 2005. La note vient officiellement de dépasser les 8,5 milliards d’euros.

 

En cause, selon le groupe, « l’évolution du design de la chaudière », « les études d’ingénierie supplémentaire », « l’intégration des nouvelles exigences réglementaires », ainsi que « les enseignements post-Fukushima ». EDF évoque également des « aléas industriels » à l’instar des consoles, énormes pièces métalliques entourant le bâtiment réacteur, ayant du être remplacées après la découverte de défauts de soudure...

 

Autre cause de l’envolée de la facture : la révision totale des systèmes informatiques de sécurité, jugés trop fragiles.


Cette question avait donné lieu à une déclaration commune de trois autorités de sûreté nucléaire (l’ASN en France, la HSE au Royaume-Uni et l’autorité finlandaise) il y a trois ans. Elles s’interrogeaient sur l’interdépendance des systèmes de contrôle – utilisés lors de l’exploitation normale du réacteur – et de sécurité, activé en cas d’incidents ou de défaillances. Il semble qu’une faille informatique aurait pu neutraliser ces deux systèmes. « Si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d’un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément. La conception d’EPR, telle que proposée initialement par les exploitants et le fabricant, Areva, n’est pas conforme à ce principe d’indépendance dans la mesure où il y a beaucoup d’interconnexions complexes entre les systèmes de contrôle et de sûreté », alertaient les trois autorités.


Surcoût de l’EPR = 10 000 emplois perdus ?


Cette nouvelle augmentation de facture tombe mal pour EDF alors que le gouvernement vient de lancer le débat national sur la transition énergétique. « Cette annonce entérine ce que la Cour des comptes disait en début d’année : la construction de nouveaux réacteurs nucléaires EPR n’est pas une option crédible pour le mix énergétique de demain : trop chère et trop lente à déployer », analyse Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. Pour le Réseau Sortir du Nucléaire, « si les coûts de l’EPR (alors estimés à 3,3 milliards d’euros !) avaient été consacrés aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, on aurait pu répondre à des besoins en électricité deux fois équivalents, créer plus de 10 000 emplois et diminuer de manière substantielle les émissions de gaz à effet de serre ».


Malgré cette note salée, EDF veut maintenir le calendrier de mise en service de l’EPR, tablant sur un démarrage de la production en 2016.

 

Soit quatre ans de retard sur l’objectif initial, dans des conditions de travail et de sécurité déplorables (lire notre enquête). Si cette annonce ne parvient pas à briser le mythe du nucléaire bon marché, l’EPR de Flamanville pourrait bien finir par produire l’électricité la plus chère au monde. Sans oublier que le projet de construction d’un autre EPR à Penly (Seine-Maritime) n’est pas encore totalement écarté.


Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Nos dossiers :

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:14
foutaises
*
 *

M. Hollande, le climat n’attend plus !
A quand une véritable politique de sobriété et d’efficacité énergétique ?

*

François Hollande avait annoncé lors de la Conférence environnementale vouloir être exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique et a proposé que la France accueille la Conférence de l’ONU sur le climat de 2015.

*

La Conférence de Doha (Qatar, 26 nov-7 déc) vient de s’ouvrir, mais les actes sont très éloignés des discours.

*

Alors que l’Agence internationale de l’énergie a déclaré dans son dernier rapport qu’il ne fallait pas consommer plus d’un tiers des réserves prouvées d’énergies fossiles d’ici à 2050 pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global à la fin du siècle, le gouvernement français semble loin d’avoir pris la mesure des transformations nécessaires.

 

Malgré de nombreuses déclarations, François Hollande et son gouvernement laissent la porte ouverte à la possibilité d’exploration et d’exploitation des gaz et pétroles de schiste, ils s’entêtent à construire un nouvel aéroport international inutile et nocif, ils privilégient les projets de lignes à grande vitesse au détriment des lignes classiques, ils entendent poursuivre le développement de la filière nucléaire avec la construction de l’EPR, autant de verrous pour entamer une véritable transition énergétique.

 

La France et l’Union européenne ne peuvent être considérés comme de bons élèves en matière climatique alors que leurs résultats et leurs engagements sont plus qu’insuffisants.

 

Les négociations internationales sur les dérèglements climatiques et les multiples politiques mises en œuvre depuis près de vingt ans n’ont pas enrayé l’augmentation des émissions des gaz à effets de serre et le réchauffement climatique global. Au contraire, de nouveaux records sont battus quasiment chaque année. On ne compte plus les rapports annonçant des perspectives de réchauffement climatique au delà des 2°C. Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. Mais nos gouvernements laissent inchangées des politiques climatiques fondées sur des mécanismes de marché qui ont fait preuve de leur inefficacité.

 

Là où les pays de l’Union européenne devraient réduire leurs émissions de 30 à 40 % en 2020 par rapport à 1990, selon les préconisations du GIEC, la réduction des émissions européennes corrigées des émissions liées aux produits importés est d’à peine 4%. Loin d’avoir incité les industriels à réduire leurs émissions et d’avoir permis la substitution d’énergies renouvelables aux énergies fossiles, le marché carbone européen est un échec patent. Surabondants, les droits d’émission délivrés gratuitement par les pays se négocient actuellement à seulement quelques euros. Leur vente constitue bien souvent un effet d’aubaine pour un grand nombre d’industriels fortement dotés et un effet d’opportunité pour la finance carbone. Par ailleurs, les mécanismes de flexibilité et de compensation carbone permettent à ces mêmes industriels d’éviter de réduire leurs propres émissions en finançant des projets hautement contestables dans les pays du Sud.

 

La conférence de Doha se situe dans la droite ligne de la séquence Copenhague-Durban qui a siphonné toute possibilité d’engagement contraignant en termes de réductions d’émissions, qui a considérablement affaibli le protocole de Kyoto sans fournir les financements additionnels attendus tout en discréditant le processus de négociations onusien. La précédente conférence, à Durban (Afrique du Sud), avait abouti en effet à un accord sans engagement, condamnant la planète à une augmentation de la température globale de plus de 4°C. Les responsabilités sont désormais diluées à travers la négociation d’un nouveau mandat pour 2015 qui ne serait applicable qu’en 2020.

 

Dans un contexte de crises où les enjeux climatiques et plus largement écologiques sont relégués au second plan malgré l’urgence à agir, le gouvernement français doit clairement afficher ses choix : accompagner cette inertie des Etats et renoncer à ses engagements, ou faire siennes les alertes des scientifiques et les exigences et propositions portées par les mouvements sociaux.

 

Dans ce cas, il s’agit d’abandonner immédiatement les grands projets inutiles, de financer une politique de sobriété et d’efficacité énergétique à la hauteur des enjeux, d’accroître les ambitions de réductions d’émissions de l’UE, d’abandonner les dispositifs liés à la finance carbone pour introduire une taxation internationale sur l’énergie et un moratoire général sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles. Nous attendons de la France et de l’Union européenne une politique exemplaire, seule capable de leur donner une légitimité pour accélérer les négociations internationales afin d’aboutir au plus vite à un accord international contraignant, juste et à la hauteur des enjeux.

*

29 novembre 2012

*

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27106

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:27
*

Aujourd’hui s’ouvre le « grand débat sur l’énergie » promis par François Hollande. Le Réseau « Sortir du nucléaire », invité en dernière minute à participer, a décliné la proposition et rappelle ses doutes sur un processus qui semble uniquement destiné à entériner la politique gouvernementale.

*

Un processus-caution pour des décisions déjà prises

*

Contacté en dernière minute, sans doute pour occuper les chaises laissées vides par le départ de Greenpeace et des Amis de la Terre, le Réseau « Sortir du nucléaire » a refusé de servir de caution à un processus opaque, qui a tout d’une usine à gaz aux règles du jeu insondables. On est très loin d’un vrai débat démocratique et transparent sur l’énergie tel que les choix énergétiques le mériteraient.


Depuis plusieurs mois, le Réseau « Sortir du nucléaire » a exprimé ses doutes sur ce processus. Quel sens a ce "débat" si les décisions engageantes pour l’avenir énergétique sont adoptées ailleurs ? En six mois, le gouvernement a ainsi, sans concertation, appelé à accélérer les travaux de la mine d’uranium d’Imouraren ; il a soutenu fortement le projet de réacteur « de 4ème génération » Astrid ; confirmé le choix de la production et utilisation de combustible MOX ; confirmé l’exportation de la technologie nucléaire ; signé le décret de création d’ITER…


Quel sens a ce débat si plusieurs membres du gouvernement ont déjà une opinion tranchée sur le nucléaire, « énergie d’avenir » dont la France aurait « durablement besoin » ? Si Anne Lauvergeon, personnification même de l’industrie nucléaire, siège au comité de pilotage du débat ?


Réduction de la part du nucléaire : l’impossible équation


Le débat est censé étudier, entre autres, la « réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique ». De quelle réduction peut-on parler si l’EPR de Flamanville n’est pas remis en question, et que même la fermeture de Fessenheim en 2016 ne peut être tenue pour acquise, le gouvernement n’ayant apporté aucun démenti aux voix qui remettaient en question l’arrêt de la centrale ?


Y a-t-il une vraie volonté du gouvernement de réaliser cette réduction, Arnaud Montebourg ayant déclaré "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole, tout en trouvant de l’argent pour financer les renouvelables" ?

Tout laisse à penser que ce débat est surtout destiné à entériner la protection de l’industrie nucléaire et à couper court aux projets de fermeture de centrales. On est bien loin d’une véritable "transition énerg’éthique" qui passerait par une vraie remise en question de notre production et de notre consommation d’énergie !


Il ne peut y avoir de débat sans respect de la société civile

*

Enfin, peut-il y avoir un vrai débat si la société civile n’est pas respectée ? À ce jour, Delphine Batho n’a apporté aucune réponse aux sollicitations des associations sur la fermeture de Fessenheim, y compris à la lettre ouverte que nous lui avons envoyé le 22 novembre. Surtout, comment peut-il y avoir un débat serein alors que les opposants à certains grands projets ne récoltent que la répression policière ?

*

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », ce n’est pas ce simulacre de démocratie qui permettra enfin d’engager le changement indispensable vers des énergies propres, sûres et créatrices d’emplois.

*

Pour permettre aux citoyens de reprendre en main leur avenir, le Réseau « Sortir du nucléaire » donne rendez-vous le samedi 9 mars 2013 à Paris, pour une grande chaîne humaine qui encerclera les lieux de pouvoir.

*

Plus d’informations sur www.chainehumaine.org

*

Contacts :

Jean-Pierre Minne : 06 71 07 24 47

François Mativet : 06 03 92 20 13

*

http://groupes.sortirdunucleaire.org/debat-energie-ecran-de-fumee

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:22
PNG - 102.3 ko

Physicien nucléaire, professeur à Polytechnique pendant 35 ans, Jean-Louis Basdevant a formé toute une génération d’ingénieurs du nucléaire. Juste après l’accident de Fukushima, il a publié un ouvrage intitulé Maîtriser le nucléaire. Que sait-on et que peut-on faire après Fukushima. Un an après, la réédition de ce livre est désormais sous-titrée Sortir du nucléaire après Fukushima ! Jean-Louis Basdevant témoigne ici de l’évolution de son point de vue.

1. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche et votre cheminement personnel ?

JLB. Le lendemain du déclenchement du désastre de Fukushima, un ami éditeur m’a demandé d’écrire un livre sur cet accident. Les informations étaient alors peu nombreuses, elles sont venues avec le temps, mais pour moi c’était un événement grave qui allait marquer l’histoire de l’électronucléaire civil. Il survenait après ceux de Three-Mile Island (TMI) en 1979, et de Tchernobyl en 1986.

 

En me mettant au travail, j’ai recueilli chaque jour les informations sur les événements de Fukushima, tout en me remémorant les détails de tous les incidents ou accidents antérieurs. Dans ce travail abondant, j’ai rapidement compris que l’essentiel du cataclysme tenait de la fusion du cœur des réacteurs. C’est à l’été 2011 qu’après avoir analysé la structure et l’état du parc nucléaire français, je suis devenu convaincu que nos réacteurs actuels, comme pratiquement tous les réacteurs au monde, sont sujets au même type d’accident, et qu’ils sont dangereux.

 

Plusieurs rapports, officiels ou provenant de sources qualifiés, ont confirmé ces idées. La suite de l’évolution du site de Fukushima laisse présager que l’accident est loin d’être terminé. Il faudra plusieurs années avant d’en faire un bilan complet.

 

Lire la suite

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:12

foutaises

 

Par Daniel Tanuro le Mardi, 27 Novembre 2012

 

Ce 26 novembre, le sommet annuel des Nations Unies sur les changements climatiques s’est ouvert à Doha, au Qatar.

 

Formellement, le sommet se compose de deux rencontres distinctes : la 18e session de la conférence des parties signataires de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) conclue à Rio en 1992, d’une part, et la 8e session de la réunion des parties au Protocole de Kyoto, d’autre part.

 

Les principaux objectifs de la rencontre sont les suivants:

 

primo, l’adoption par les pays développés d’une deuxième période d’engagement au titre du Protocole (la première période s’achève à la fin de cette année) ;

 

secundo, la négociation d’un accord global engageant toutes les nations dans la lutte contre le réchauffement, à partir de 2020.

 

Les deux volets sont intimement liés car les pays dits « en développement » exigent des pays dits « développés » qu’ils montrent l’exemple – étant donné qu’ils sont les principaux responsables historiques des changements climatiques, tandis que les seconds exigent des grands pays émergents que ceux-ci prennent leurs responsabilités – étant donné qu’ils figurent aujourd’hui parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

 

Lire la suite

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 12:08

foutaises.jpg

*

26 novembre 2012 

*

Le climatologue Jean Jouzel a été l'un des premiers à alerter l'opinion sur le réchauffement de la planète. Ce qui lui a valu de partager, avec Al Gore, le prix Nobel de la Paix. Vice-président du Giec (*), il sera présent la semaine  à Doha où s'ouvre aujourd'hui, et jusqu'au 7 décembre, la conférence sur le climat de l'ONU. La lutte contre le réchauffement climatique semble être en panne. Est-ce aussi votre avis?


Oui. Tous les rapports qui sortent en ce moment montrent que l'on n'est pas sur la bonne trajectoire. Tous les pays se sont, d'une certaine façon, accordés pour empêcher que le réchauffement dû aux activités humaines ne dépasse pas 2°C d'ici la fin du siècle. Or, on n'en prend pas la route. On sait déjà qu'en 2020, on aura 15% d'émissions en trop pour atteindre cet objectif.

Il y a donc urgence...


Oui. Si on n'agit pas au cours de cette décennie, il sera trop tard. C'est maintenant qu'il faut agir. On n'arrête pas le dire mais il y a un certain scepticisme vis-à-vis de la communauté des climatologues. On nous dit: attendons de voir, est-ce que ça va vraiment se réchauffer ou pas? Même si on n'a seulement que deux ou trois dixièmes de degré supplémentaires dans une dizaine d'années, les gens s'en rendront compte. Et à ce moment-là, ils nous demanderont: pourquoi ne l'avez-vous pas dit, alors que l'on n'arrête pas de le faire.

On assiste régulièrement à des phénomènes climatiques extrêmes. Est-on certain qu'ils sont liés au réchauffement climatique?


On ne veut pas aller trop vite pour attribuer tel ou tel événement au réchauffement climatique. On préfère prendre notre temps. Il faut un peu de recul mais c'est vrai que pour Sandy, il y a effectivement des études qui montreraient un lien avec le réchauffement de l'océan. C'est un type d'événements qui risque de devenir plus intense. Cela donne, en tout cas, une vision de ce que pourraient être les dégâts liés au changement climatique. On voit bien que dans ce cas-là, se protéger avec une digue, ça ne servirait à rien. Ce cyclone a, au moins, eu le mérite de le faire comprendre.

Le rapport de la Banque mondiale évoque un réchauffement de quatre degrés d'ici 2060. N'est-ce pas, quand même, un peu trop alarmiste?


C'est un scénario extrême mais que l'on ne peut pas exclure. Les émissions deCO2 n'ont jamais augmenté aussi rapidement qu'au cours de ces dix dernières années. Même si ce risque est plutôt pour 2100, quatre degrés, en moyenne globale, c'est énorme. Ça veut dire peut-être 5-6 degrés en France. On rappellera juste, pour mesurer les conséquences d'un tel réchauffement, que 6°C, c'est l'équivalent d'un passage glaciaire-interglaciaire.

Pour bien faire, de combien faudrait-il réduire les émissions de CO2?


C'est très clair: il faut qu'en 2020, le niveau des émissions commence à redescendre. Qu'elles soient divisées par deux par rapport au niveau de 1990, c'est-à-dire au moins par trois en 2050 par rapport au niveau actuel, si on veut avoir une chance de rester en dessous des deux degrés supplémentaires.

Cela vous paraît-il possible?


Techniquement, c'est possible. Mais plus on attendra, plus ce sera difficile et plus cela coûtera cher de basculer vers une société sobre en carbone. Économiquement, c'est un mauvais choix de retarder l'action. J'ai du mal à comprendre cet immobilisme et cet égoïsme de nos générations par rapport à ce risque énorme.

Qu'attendez-vous de la conférence de Doha?


On attend un véritable lancement de la deuxième phase du protocole de Kyoto. Il faut commencer à penser à l'après 2020. Que tous les pays acceptent une certaine forme de contraintes sur leurs émissions de CO2. L'idée forte de Doha, c'est de lancer, sur un bon rythme, des négociations pour aboutir à un accord en 2015.

Pessimiste ou optimiste finalement?


J'ai longtemps été optimiste et je le reste. Mais je crains que l'objectif des deux degrés ne soit pas respecté. On aura beaucoup de mal à rester en dessous.

* Giec: groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

  • Propos recueillis par Yvon Corre

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/climat-il-sera-bientot-trop-tard-26-11-2012-1919876.php

*

Conclusion, il faut un aéroport de plus à Nantes!

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg