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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 10:37
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COMBES Maxime 15 novembre 2012
*

Dans son rapport annuel publié le 12 novembre, intitulé World Energy Outlook 2012, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) préconise de laisser dans le sol plus des deux tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles.

 

L’AIE écrit en effet que « notre consommation, d’ici à 2050, ne devra pas représenter plus d’un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles » afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d’ici la fin du siècle.

 

Rien d’extraordinaire pour autant. Ces résultats sont bien connus.


Dans une étude de 2009, le Potsdam Institute for Climate Impact Research démontrait qu’il ne fallait pas émettre plus de 565 gigatonnes de CO2 ou équivalents CO2 d’ici à 2050 pour avoir quatre chances sur cinq de ne pas dépasser la barre fatidique des 2°C. Or, la combustion de toutes les réserves prouvées de pétrole, charbon et gaz de la planète engendrerait 2 795 gigatonnes de CO2, soit cinq fois plus.

 

Dit autrement, selon ces données, 80 % des réserves d’énergies fossiles actuelles ne doivent pas être extraites et consommées si l’on veut respecter les objectifs de stabilisation du climat fixés par la communauté internationale.

 

Soit la majorité des réserves conjointes de pétrole, de gaz et de charbon.


En reprenant peu ou prou ces données à son compte, l’AIE confirme donc que l’humanité fait face à un trop-plein d’énergies fossiles d’ici 2050 et non à une pénurie. A moins d’être climato-sceptique ou complètement insensé, il y aurait donc aujourd’hui trop de pétrole, de gaz et de charbon.

 

Pour être tout à fait exact, l’AIE suspend cette conclusion à la possibilité « d’un déploiement à grande échelle de la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC) ». Comme ces techniques sont à ce jour non maîtrisées, peu fiables, et incapables de s’occuper de l’essentiel des émissions de CO2 liées aux transports, au bâti et aux petites unités de production industrielle, etc., il est raisonnable de les écarter, comme le font la majorité des experts du climat.


En poursuivant le raisonnement de l’AIE, il n’y aurait donc aucune raison de poursuivre les explorations et forages pour extraire du pétrole, du gaz ou du charbon toujours plus loin, toujours plus profond. Extrêmement coûteuses et dangereuses, les explorations d’hydrocarbures non conventionnels, comme les gaz et pétrole de schiste, ne sont donc pas compatibles avec les objectifs climatiques.

 

La communauté internationale et les pays membres de l’ONU seraient donc bien avisés de déclarer un moratoire général sur toute nouvelle exploration d’hydrocarbures.

 

Une telle décision libérerait les financements nécessaires à la transition écologique des modèles de production et de consommation. Des politiques de sobriété et d’efficacité énergétiques pourraient voir le jour, et les énergies renouvelables, plutôt que s’additionner aux énergies fossiles et fissiles, pourraient s’y substituer.


Laisser les énergies fossiles dans le sol, voilà qui serait une belle feuille de route pour le débat que veut ouvrir François Hollande sur la transition énergétique. Et l’objectif que devraient porter la France et l’Union européenne lors de la prochaine conférence sur le climat de Doha (Qatar).


Maxime Combes, économiste, membre de l’Aitec et d’Attac France

L’Aitec est l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs.

* Le Monde.fr | 15.11.2012 à 18h08.

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26950

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 10:10

C'est une anti-récompense dont les entreprises se passeraient bien.

 

Chaque année, les Amis de la Terre décernent les Prix Pinocchio, bonnets d'âne du développement durable, aux groupes qui communiquent en faveur de l'écologie sans se soucier des conséquences environnementales et sociétales néfastes de leurs activités. Mardi 13 novembre, trois d'entre eux ont été désignés par un vote de 17 000 internautes, pour la 5e édition de l'événement : Lesieur, Bolera Minera et Areva.

 

Dans la catégorie "Plus vert que vert", qui concerne ce que l'on appelle le greenwashing*, c'est Lesieur qui remporte la mise. En cause : la campagne publicitaire "Aidons la Corne de l'Afrique : une bouteille d'huile Lesieur achetée, une bouteille envoyée", censée illustrer l'engagement de l'entreprise en matière d'aide aux populations africaines souffrant de famine.

 

Selon le site du groupe, 20 tonnes d'huile ont été envoyées à Djibouti le 1er septembre 2011, dans le cadre du Programme alimentaire mondial. Seul bémol : Lesieur est la filiale du groupe Sofiprotéol, l'un des principaux producteurs et promoteurs d'agrocarburants. Une industrie accusée de participer à l'insécurité alimentaire dans les pays en développement en concurrençant les cultures vivrières, de contribuer à la hausse mondiale des prix alimentaires constatée depuis 2007, et d'aggraver la déforestation tropicale.

 

"On est face à un cas d'école d'une campagne de communication positive qui cache une action bien moins verte et vertueuse", livre Romain Porcheron, chargé de la campagne sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre.


La catégorie "Une pour tous, tous pour moi !" qui à trait à la surexploitation des ressources naturelles, dénonce, elle, Bolera Minera, une joint-venture formée par les entreprises Bolloré et Eramet. Le groupe a obtenu en 2010 un permis d'exploration pour la recherche de lithium en Argentine, dans une région où vivent 33 communautés indigènes.

 

Ces populations, qui affirment ne pas avoir été consultées, se sont mobilisées : une plainte a été déposée devant la Cour Suprême d'Argentine à l'encontre des gouvernements locaux ainsi qu'auprès du Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, qui a remis, en juillet 2012, un rapport pointant les impacts socio-environnementaux de l'exploitation du lithium dans la région de Salinas Grandes - énorme salar situé au centre du pays. "Régulièrement, les multinationales profitent de la faiblesse du droit dans les pays en développement pour développer leur activité au détriment des populations locales", regrette Romain Porcheron.


Enfin, Areva remporte le prix "Mains sales, poches pleines". Motif ? Avoir nié sa responsabilité dans la dégradation des conditions de vie des populations vivant à proximité de ses mines d'uranium en Afrique. Le géant du nucléaire avait notamment refusé de reconnaître son implication dans le décès de l'un de ses ex-salariés, Serge Venel, mort d'un cancer du poumon en 2009 à l'âge de 59 ans, après avoir travaillé de 1978 à 1985 pour une filiale d'Areva, la Cominak, qui exploite des mines d'uranium au nord-ouest du Niger.

 

En mai, le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Melun a condamné le groupe, jugeant qu'il avait commis "une faute inexcusable", en tant que "co-employeur". La Caisse primaire d'assurance maladie "n'a pas imputé la maladie professionnelle ni à Cominak, dans laquelle Areva est actionnaire minoritaire à hauteur de 34 %, ni à Areva", rétorque le groupe, qui estime que "le lien de causalité entre la maladie et le passage dans la société Cominak n'est pas démontrée".


Un prix Pinocchio d'honneur a en outre été remis à Vinci, de manière collégiale avec les autorités françaises et russes. Le géant français du BTP est pointé pour deux projets dont il est le concessionnaire : l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dont la construction, qui doit en principe débuter au printemps 2014, entraînerait le bétonnage de 1 650 hectares de terres agricoles et une perte de biodiversité ; et la future autoroute qui doit relier, l'an prochain, Moscou à Saint-Pétersbourg, à travers la forêt de Khimki, réservoir de biodiversité. "Vinci refuse d'entendre l'opposition des populations locales. Mais surtout, ces deux projets n'existeraient pas sans volonté politique", précise Romain Porcheron.


"Une fois de plus, les prix Pinocchio mettent l'accent sur les décalages entre les discours et la réalité, explique le chargé de mission. Les engagements volontaires des entreprises en matière de développement durable ont fait la preuve de leur inefficacité : ils leur permettent d'améliorer leur image auprès des consommateurs et des décideur,s au prix de lourds impacts sur l'environnement et les populations locales. Il faut donc un cadre juridique plus strict pour réguler l'activité des multinationales, et notamment de leurs filiales, dans les pays du Sud."

Audrey Garric

Me suivre sur Facebook : Eco(lo) et sur Twitter : @audreygarric


* Verdissement d'image : communication des entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, sans qu'elles ne s’accompagnent de véritables actions.

 

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/11/13/prix-pinocchio-les-cancres-du-developpement-durable/#more-2244


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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:43
Environnement lundi 12 novembre 2012

Greenpeace France ne participera pas au débat national sur l’énergie qui s’ouvre le 20 novembre en raison « d’un manque de confiance dans la volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique », déclare son directeur Jean-François Julliard.


« Nous ne participerons pas au débat car nous n’avons plus confiance dans ce débat et dans la réelle volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique », a déclaré à l’AFP le responsable de Greenpeace, à l’issue d’un entretien avec la ministre de l’Ecologie Delphine Batho.


« La composition du comité de pilotage (N.D.L.R., qui doit animer le débat au niveau national) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », a expliqué Jean-François Julliard.


Notre-Dame des Landes


« Il y avait déjà le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et ce qui s’y passe en ce moment, les incertitudes sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, la déception de la conférence environnementale, le flou qui entoure l’organisation de ce débat et maintenant un comité de pilotage déséquilibré avec deux personnes ouvertement pro-nucléaires », détaille directeur de Greenpeace.


Lundi, les principales ONG françaises se sont dites « déçues » de la composition du comité de pilotage, connue depuis samedi et qui comprend cinq membres, dont deux ex-dirigeants de la filière nucléaire.


Caution verte


Le comité sera composé de l’ex-patronne d’Areva Anne Lauvergeon, de l’ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, du climatologue Jean Jouzel, de la directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana et de Pascal Colombani, ancien administrateur général (2000 à 2002) du Commissariat à l’énergie atomique.


« Nous sommes amers, frustrés et en colère car on attendait mieux de ce gouvernement », ajoute Jean-François Julliard, « mais on ne veut pas servir de caution verte à ce débat ». Le responsable de l’ONG a indiqué avoir demandé sans succès à la ministre « une ouverture du comité à d’autres acteurs ».


Le débat national sur la transition énergétique doit débuter le 20 novembre.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Greenpeace-ne-participera-pas-au-debat-sur-l-energie_39382-2132278_actu.Htm

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:22

OGM LOGO

Benjamin Sourice Publié le 12/11/2012 à 13h15 journaliste pigiste

Pour décrédibiliser définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle des OGM, il y aurait un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemicals Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications.


C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à un mouvement orchestré. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 08:53

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Selon un nouveau rapport, le changement climatique, en plus de perturber les équilibres naturels, occasionne chaque année la perte de 1,2 trillion de dollars pour l’économie mondiale et cause la mort de 5 millions de personne.


Après le rapport Stern, publié en 2006, l’organisation internationale de développement DARA et le Climate Vulnerable Forum a édité un nouveau rapport sur les couts des changements climatiques. Cette étude explique en substance qu’il n’est pas nécessaire de se plonger dans les projections pour constater de gigantesques coûts des changements climatiques et de notre économie basée sur les énergies fossiles.

Parlant du changement climatique comme « d’un mal sans précédent pour la société humaine et le développement économique actuel qui va de plus en plus freiner la croissance », le rapport constate que le changement climatique cause la perte d’1,2 trillion de dollars par an (1 200 000 000 000 $) pour l’économie mondiale (1,6% du PIB mondial) et la mort de 5 millions de personnes par an.

En effet, l’échec à enrayer l’émission de gaz à effet de serre et endiguer les changement climatiques a pour conséquences de lourde pertes humaines : 400 000 personnes meurent chaque année de faim ou de maladies contagieuses aggravées par le changement climatique, et on dénombre 4,5 million de morts résultant de la pollution atmosphérique lié aux à la production et à la consommation d’énergies sales.

Les 50 scientifiques, économistes et les experts politiques qui ont compilé le rapport pour l’organisation de développement DARA et un groupe de 20 pays vulnérables ( Bangladesh, Kiribati, Costa Rica, etc) ont déclaré que prendre des mesures immédiates contre les changements climatiques résulterait de bénéfices instantanés pour l’économie mondiale ainsi que pour les économies des pays industrialisés comme les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume Uni, la Chine ou l’Inde.

Le rapport dit que si les chefs d’états et les décideurs ne prennent pas rapidement en compte les couts du changement climatique et continuent à repousser l’action, le prix que nous devrons payer pour faire face à des températures plus chaudes et aux pollutions sera égale à 3,2% du PIB mondial d’ici 2030, et le bilan humain se chiffrera à 100 millions de morts.

 

http://www.rac-f.org/L-economie-fossile-coute-1-2

 


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 09:49
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Centrale nucléaire inondée (ici, celle de Fort Calhoun, Nebraska, touchée en 2011 par de fortes inondations).

Plusieurs installations nucléaires se trouvaient sur la route de l’ouragan.

 

Même si aucun problème grave n’est à déplorer, cet épisode démontre leur vulnérabilité à des phénomènes climatiques dont la fréquence risque malheureusement de s’aggraver.

 

À deux doigts de la catastrophe nucléaire


Sandy s’est accompagné de vents violents, de trombes d’eau et de fortes marées qui ont provoqué de graves inondations dans de nombreuses régions, des phénomènes qui peuvent dangereusement mettre à mal le fonctionnement des installations nucléaires.


- En effet, une inondation peut endommager ou arrêter les pompes qui permettent le refroidissement des réacteurs. En particulier, les végétaux et débris charriés par les eaux peuvent obstruer les filtres des pompes.
- Par ailleurs, des vents violents peuvent couper l’alimentation électrique, privant la centrale du courant nécessaire pour assurer ses fonctions vitales et notamment le refroidissement du réacteur et le fonctionnement des pompes. Elle ne peut alors compter que sur des diesels de secours, qui ne peuvent alors se permettre aucune défaillance.


Nul besoin de tsunami ni de tremblement de terre pour retrouver des conditions similaires à celles qui ont mené à l’accident de Fukushima !


Seize réacteurs se trouvaient sur la route de l’ouragan, dans une des régions les plus peuplées du monde et constituant le cœur économique du pays, et les phénomènes redoutés se sont effectivement produit. Le réseau électrique a été endommagé, obligeant à recourir aux diesels, et les débris charriés par les eaux ont obstrué les filtres des pompes du réacteur de Salem 1 [1] (New Jersey). Celui a dû être mis à l’arrêt, ainsi que ceux d’ Indian Point 3 (New York) et Nine Mile Point 1 (New York).


Par ailleurs, le plus vieux réacteur du pays, Oyster Creek [2], a été placé en état d’alerte. Ce dernier était en arrêt pour rechargement du combustible. Une chance, car il semble que ses pompes aient été endommagées ; s’il avait été en fonctionnement, il n’aurait plus été possible de le refroidir. En revanche, il a fallu refroidir à la lance à incendie la piscine de combustible, qui n’était pas équipée de diesels et où l’eau commençait à s’évaporer !


Enfin, les centrales ne constituent pas la seule menace, et toute la chaîne du combustible nucléaire peut être impactée . Ainsi, en 2011, la ville de Virginia Beach évoquait déjà un risque de pollution de l’eau potable si une inondation venait recouvrir les bassins de décantations de la future mine d’uranium de Cole Hill (Virginie) [3]. Par chance, les milliers de mines d’uranium abandonnées qui parsèment le pays ne se trouvaient pas sur le trajet de Sandy [4] ; mais elles n’en sont pas moins vulnérables.


Une technologie hautement vulnérable au changement climatique


L’ouragan Sandy n’a donc pas débouché sur une catastrophe nucléaire, même si les inondations sont susceptibles de provoquer des dommages à long terme sur les installations. Mais Sandy n’est malheureusement pas un phénomène unique : aux États-Unis, pays habitué aux tornades et ouragans, la fréquence et la puissance de dévastation de ces derniers est susceptible de s’accroître avec le changement climatique. Arnie Gundresen, expert nucléaire américain, souligne d’ailleurs que les compagnies électriques ne sont pas prêtes à dépenser des milliards de dollars pour rendre les vieilles centrales moins vulnérables.


La technologie nucléaire est donc loin de présenter une "solution" au changement climatique : au contraire, ses risques alliés à des phénomènes météorologiques extrêmes débouchent sur un cocktail détonnant et ravageur.


À l’inverse, on remarquera que les énergies renouvelables, qui constituent des solutions fiables au changement climatique, sont très peu affectées par ce genre d’événement. Le passage de Sandy n’a déraciné aucune éolienne, et celles-ci ont continué à produire leur énergie non polluante [5].


En France aussi, nous pourrions être concernés


Dans notre pays, les événements climatiques n’atteignent pas l’ampleur de ceux qui touchent les États-Unis. Mais nos centrales ne sont pas pour autant à l’abri.


On se souviendra que lors de la tempête de décembre 1999, la centrale du Blayais [6], inondée, privée de plusieurs systèmes vitaux pour la sûreté et de la moitié de ses pompes, est passée à deux doigts de la catastrophe. Alain Juppé, maire de Bordeaux, avait même envisagé l’évacuation de sa ville [7].


Les analyses européennes ont montré que nos centrales étaient particulièrement mal prémunies contre le risque d’inondation. Et nombreuses sont celles situées dans des zones à risques ! Pour ne donner que quelques exemples :


- Le Bugey, près de Lyon, pourrait être submergé si un barrage en amont de l’Ain venait à rompre [8].
- Fessenheim, située en contrebas du grand canal d’Alsace, pourrait être menacée en cas de rupture des digues [9]. On ne peut imaginer de travaux de génie civil qui permettraient de rehausser le niveau de la centrale.
- Et que dire de Gravelines, située sur le littoral des Flandres qui a déjà connu en 1953 une très forte remontée de l’eau dans les terres [10] ?


Aux États-Unis comme en France, n’attendons pas l’accident pour décider enfin de la sortie du nucléaire !

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 09:43

François Hollande ne cesse de rappeler sa promesse électorale de "réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 2025". Mais que veut dire au juste cette proposition ?

 

Interview de Bernard Laponche


S’agit-il, ou pas, de fermer des réacteurs ? Et quelle trajectoire énergétique la France semble-t-elle prendre au vu des orientations actuelles ? Pour répondre à ces questions, nous avons sollicité le point de vue de Bernard Laponche, expert en politiques de l’énergie et de maîtrise de l’énergie et membre de l’association Global Chance.


 

1. Réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique, ça veut dire quoi exactement ?


L’expression "mix énergétique" (certains disent aussi quelquefois le "bouquet énergétique") est utilisée pour décrire l’ensemble des sources ou des produits énergétiques qui contribuent à une certaine production ou consommation d’énergie, avec la part de chacun.


On peut parler du mix énergétique de la consommation d’énergie primaire d’un pays (sources naturelles à l’origine des produits énergétiques que nous consommons : charbon, gaz fossile dit gaz naturel, pétrole, uranium, biomasse, hydraulique, éolien, solaire photovoltaïque ou thermique, géothermie), ou de sa consommation énergétique finale de gaz, essence, fuel, électricité, bois...(consommation par les utilisateurs finals : industrie hors industries de l’énergie ; transports ; résidentiel, tertiaire, agriculture).

 

Votre question porte en fait sur le mix énergétique de la production d’électricité et elle se réfère à l’engagement du Président de la République de "réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% aujourd’hui à 50% en 2025".


Pour l’année 2010, le mix énergétique de la production brute d’électricité en France est le suivant : 75% nucléaire (électricité produite à partir de la chaleur produite dans le réacteur nucléaire à combustible uranium), 10% fossile (combustion de gaz, charbon, produits pétroliers), 12% hydraulique (barrages), 3% autres énergies renouvelables (éolien, biomasse, photovoltaïque). Ces valeurs sont pour la France métropolitaine, y compris la Corse.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 11:47

Par Sophie Chapelle (8 novembre 2012)


Le sable bitumineux va t-il envahir l’Europe ?

 

Ce pétrole très visqueux aggloméré à du schiste et du sable, dont l’extraction fait des ravages, arrive par petites quantités depuis 2009 sous forme de diesel, principalement aux Pays-Bas, à Gibraltar (Royaume-Uni), en Espagne et en France [1].

 

Un nouveau rapport révèle que Valero Energy, l’un des plus gros raffineurs nord-américain, projette d’en importer massivement via sa raffinerie située à Pembroke, au Pays de Galles.

 

De son côté, la firme assure ne pas être impliquée directement dans l’extraction des sables bitumineux, mais admet que les produits pétroliers importés au Royaume-Uni sont susceptibles d’inclure des huiles extraites des sables bitumineux canadiens.

 

L’extraction des sables bitumineux en Alberta (Canada) a suscité l’une des plus importantes campagnes de désobéissance civile organisée pour une cause écologique, aux États-Unis (lire notre article).

 

Ce pétrole « non conventionnel », considéré comme un nouvel eldorado par les compagnies pétrolières, est très décrié par les organisations écologistes pour ses conséquences environnementales et sociales majeures : déforestation, pollution des eaux et des sols, émission de 4,5 fois plus de gaz à effet de serre que l’extraction de pétrole conventionnel.

 

La Commission européenne souhaite pénaliser l’importation de pétrole issu des sables bitumineux. Une pénalisation à laquelle s’oppose le Royaume-Uni et... la France.

 

La France a ainsi refusé de soutenir une directive européenne visant à désigner les sables bitumineux canadiens comme la forme de pétrole de loin la plus néfaste pour le climat (lire notre article). Un positionnement salué par la compagnie Total très présente dans les sables bitumineux d’Alberta.

 

 Télécharger le rapport

Tar sands coming to town, publié par

UK Tar Sands Network, Corporate Watch et Pembrokeshire Friends of the Earth.

Notes

[1] Lire à ce sujet le rapport de Greenpeace publié en 2010 :

Tar Sands in Your Tank


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 13:15

7 novembre 2012 à 08h55 


Cent milliards d'euros : la facture que devra payer Tepco après la catastrophe de Fukushima ne cesse de s'alourdir. Et l'opérateur de la centrale est incapable d'assumer seul le coût de la décontamination et de l'indemnisation des victimes.  

 

"Nous devons discuter avec le gouvernement des besoins selon plusieurs scénarios", a répondu ce mercredi le président de Tepco, Kazuhiko Shimokobe, à un journaliste l'interrogeant sur le risque d'un doublement du montant de 5.000 milliards de yens précédemment évoqué par le groupe.


Tepco précise par ailleurs dans un document qu'une rallonge du même ordre de grandeur sera nécessaire en cas de décontamination d'une zone plus étendue que celle définie initialement et pour la construction de sites de stockage temporaires de détritus radioactifs.


La compagnie, nationalisée cet été, est incapable d'assumer seule le coût de la catastrophe survenue en mars 2011 et qui a forcé à évacuer une centaine de milliers de personnes vivant dans les environs du complexe atomique. Elle insiste en outre sur la nécessité de repenser le schéma actuellement prévu pour financer la résolution du désastre.
D'après M. Shimokobe, la meilleure option serait que Tepco redevienne une entreprise privée à part entière, afin de réaliser sa mission de dédommager les victimes de Fukushima et de continuer à fournir de l'électricité.

  • AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/fukushima-la-facture-pourrait-s-elever-a-100-milliards-d-euros-07-11-2012-1899085.php

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Fukushima.-Reevaluation-des-degats-jusqu-a-100-milliards-d-euros_39382-2130325_actu.Htm

 

Commentaire: On est priés de croire que cela n'arrivera jamais ici.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 09:26

Leur objectif premier : empêcher toute mesure significative de lutte contre le changement climatique


Par Olivier Petitjean (5 novembre 2012)


Pendant la campagne électorale états-unienne, l’argent coule à flot. Et les grandes entreprises françaises, y compris publiques, ne sont pas les dernières à distribuer des milliers de dollars aux candidats.

 

Avec un certain penchant pour les républicains les moins fréquentables : néoconservateurs et fondamentalistes chrétiens du tea party, dénégateurs du changement climatique, fanatiques des énergies fossiles et des armes à feu, jusqu’aux xénophobes avérés. Quand les intérêts économiques français se font complices de l’obscurantisme.

 

Aux États-Unis, le financement des campagnes électorales, que ce soit pour entrer à la Maison Blanche ou au Congrès, ne souffrent de quasiment aucune restriction, ni véritable obligation de transparence. Depuis deux ans, les dirigeants de sociétés cotées en bourse peuvent ainsi financer les campagnes, sans limites, via des comités d’action politique, appelés « Super PACs » (Lire notre article).

 

De grandes entreprises françaises participent à cet afflux massif de dollars.

 

Leur objectif premier : empêcher toute mesure significative de lutte contre le changement climatique, et toute régulation environnementale en général. Leurs financements favorisent également la frange des républicains la plus réactionnaire.


Avec des donations déclarées de 728 000 dollars, au 1er octobre 2012, auprès de candidats au Sénat et au Congrès, les entreprises françaises se placent au quatrième rang des firmes étrangères qui interviennent financièrement dans les élections.

 

Elles sont certes moins généreuses que leurs homologues britanniques, suisses (respectivement 2,3 millions) et allemandes (près de 2 millions). Mais les sommes en jeu demeurent conséquentes, selon le relevé établi par le site états-unien opensecrets.org, animé par un centre de recherche indépendant qui scrute les financements des partis politiques états-uniens.

 

Ces versements profitent d’abord au camp républicain : le groupe pharmaceutique Sanofi, EADS (aéronautique et défense), Areva (nucléaire), Lafarge (BTP), GDF-Suez (énergie) et le groupe Louis-Dreyfus (négoce de matières premières) ont chacun versé entre 55 000 et 192 500 dollars à des candidats, en majorité républicains [1].

 

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