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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 10:22

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Le procès des responsables de la marée noire provoquée par le naufrage du Prestige en novembre 2002 au large des côtes espagnoles s'est ouvert, dix ans après, le 16 octobre à La Corogne, en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne.


À l'époque, après avoir été éventré par une tempête, le bateau avait dérivé pendant six jours dans l'Atlantique et s'était cassé en deux, libérant plus de 50 000 tonnes de fuel.

 

En quelques semaines, la marée noire avait atteint les côtes de Galice, du Portugal, du Pays basque, d'Aquitaine, de Vendée et du sud de la Bretagne.


Le bateau, libérien par son propriétaire mais immatriculé aux Bahamas, avait dépassé la limite d'âge et appartenait à la catégorie des vaisseaux poubelles. Les conditions étaient donc réunies pour conduire à ce type de catastrophe. Il n'en avait pas moins reçu toutes les autorisations et certificats nécessaires.


Le procès devrait durer jusqu'en mai 2013.

 

Les 2 128 parties civiles réclament au total plus de 2,2 milliards de dédommagement, pour un préjudice global estimé à plus de quatre milliards d'euros.

 

Sont jugés le capitaine du navire, son second et son chef mécanicien. Mais ni son propriétaire, libérien, ni son armateur, grec, ni son affréteur, suisse, filiale selon la presse d'un conglomérat russe qui a depuis disparu, ne sont cités à comparaître.

 

Les véritables responsables de la catastrophe sont ainsi blanchis d'avance, ces pétroliers et ces armateurs à qui le crime, le transport de leur pétrole par des bateaux dangereux, profitent. Ce sont pourtant eux qu'il faut empêcher de nuire.


Jean-Jacques LAMY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2308&id=48

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 09:55

20 octobre 2012 

 

Le rapport commandé par le gouvernement à Louis Gallois sur la compétitivité des entreprises françaises contiendra un plaidoyer en faveur de l'exploitation des gaz de schiste dont «l'Hexagone dispose de près de la moitié des ressources potentielles en Europe de l'Ouest», a rapporté jeudi l'hebdomadaire Paris-Match. Selon le magazine, l'ex-président d'EADS a eu il y a quelques jours une «conversation explosive» à ce sujet avec la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Delphine Batho.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/gaz-de-schiste-le-rapport-gallois-favorable-a-l-exploitation-20-10-2012-1878256.php

 

Commentaire: Le Monsieur gallois, il n'habitera jamais une zone ravagée par la fracturation hydraulique, par contre ses actions Total vont monter. CQFD.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 11:26

Par Maxime Combes (16 octobre 2012)


Peut-on confier aux marchés financiers la préservation des écosystèmes et de la biodiversité ?

 

Verrons-nous bientôt en Europe des centaines de banques de « compensation biodiversité », vous proposant d’investir dans une forêt primaire ou une espèce menacée ? C’est à ces questions que doit répondre la ministre de l’Écologie Delphine Batho, à la Convention de l’Onu sur la biodiversité (COP11) qui se déroule en Inde.

 

Le gouvernement français soutiendra-t-il la transformation de la nature en registre comptable ?


La ministre de l’Écologie, Delphine Batho, doit s’exprimer lors de la convention de l’Onu sur la biodiversité (COP11 [1]) qui se déroule actuellement à Hyderabad en Inde. Quelle sera la position du gouvernement français sur la « conservation de la biodiversité » et ses financements ? Ceux-ci sont destinés en priorité aux pays les plus pauvres économiquement, souvent les plus riches en termes de biodiversité (comme la République démocratique du Congo). Ils doivent permettre la mise en œuvre des décisions prises lors de la précédente conférence de Nagoya (Japon). Ces décisions visent à stopper d’ici 2020 l’érosion de la biodiversité et à assurer le « partage juste et équitable » des ressources génétiques [2]. La signature du « plan stratégique » avait d’ailleurs été conditionnée à ce que les pays, notamment « industriels », accroissent substantiellement leurs contributions.


Or, ces financements restent pour le moment largement insuffisants. Les pays du Nord s’abritent derrière la débâcle économique actuelle pour ne pas les augmenter. Il n’est pas acceptable que la transition écologique soit rendue impossible en raison de politiques d’austérité. La biodiversité, les écosystèmes, la nature sont des biens communs de l’humanité. Leur protection nécessite des financements publics, mondiaux, assurés par des taxes globales.


« Utiliser le business pour protéger l’environnement »


A Hyderabad, la brûlante question des financements ne se limite pas à celle des montants. Leur provenance, les modalités et mécanismes pour les recueillir sont tout aussi importants. Sous prétexte des échecs – avérés – des politiques menées depuis des dizaines d’années pour enrayer l’érosion de la biodiversité, de nombreux pays, institutions internationales (Banque Mondiale, PNUE, Union Européenne etc.), banques et entreprises multinationales, semblent avoir décidé de remplacer les législations et régulations environnementales par des dispositifs et instruments de marché.


Les documents préparatoires à la COP11 multiplient les références aux « instruments financiers innovants », à la « compensation biodiversité » et aux « paiements pour services écosystémiques ». Un échappatoire que les pays donateurs utilisent pour ne pas s’engager sur des financements publics satisfaisants et contraignants. Niant la complexité, l’unicité et l’incommensurabilité des écosystèmes, cette approche transforme les écosystèmes et les services qu’ils rendent en actifs financiers comparables, quantifiables et échangeables sur des marchés. Pour le plus grand bonheur d’une finance privée en mal de valorisation financière.


Les forêts ? Une simple addition de stocks de carbone, de stations d’épuration d’eau douce et d’abris pour espèces en danger !

 

La préservation de ces fonctions écologiques serait liée à des décisions d’acteurs financiers et d’entreprises privées. Des dispositifs inefficaces et dangereux, comme le montre l’exemple du commerce du carbone. Et qui ouvrent la porte à une forme de « business as usual », où seul ce qui est financièrement rentable sera protégé.


L’Union Européenne est un des principaux promoteurs de cette financiarisation de la nature. Le commissaire à l’Environnement de l’Union Européenne, Janez Potocnik, a récemment déclaré vouloir généraliser la « comptabilité du capital naturel ». Il souhaite travailler avec la Banque européenne d’investissements (BEI) pour créer des instruments financiers qui facilitent l’investissement privé dans la biodiversité. Et considère d’ailleurs plus généralement qu’il faudrait « passer d’une situation où l’environnement était protégé du business, au fait d’utiliser le business pour protéger l’environnement » !


Des crédits et marchés dédiés à la biodiversité


Les déclarations de Janez Potocnik ne sont pas des paroles en l’air. L’Union Européenne a établi des préconisations en ce sens et les expérimente dans bon nombre de politiques publiques. L’exemple le plus éloquent : le marché du carbone européen qui, malgré ses défaillances internes et son inefficacité incontestable, est érigé en modèle par l’UE. L’Europe utilise des fonds publics pour encourager d’autres États à mettre en œuvre des marchés du carbone similaires.


Le marché carbone européen est pris en exemple pour la biodiversité. La Commission européenne a rédigé une initiative peu connue, appelée « EU habitat banking », qui met l’accent sur de nouveaux systèmes de compensation biodiversité. Concrètement ? Des entreprises dont les activités détériorent la biodiversité ou les écosystèmes pourraient acheter ces certificats sur des marchés dédiés afin de « compenser » leurs activités néfastes. La Commission Européenne souhaite fixer un objectif d’ « aucune perte nette » (no net loss) de biodiversité : un bout de biodiversité détruit ici est considéré comme équivalent d’un autre bout ailleurs. Que ce soit en termes d’espèces, de structure des habitats, du fonctionnement des écosystèmes, voire même de l’utilisation et des valeurs culturelles qui leur sont associées.


Bientôt des centaines de banques de « compensation biodiversité » ?


Le gouvernement français soutient-il ces projets ? En septembre, lors de la Conférence Environnementale, le premier Ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé une loi cadre sur la biodiversité pour 2013 et la création d’une agence nationale de la biodiversité. La biodiversité « constitue un capital qui permet le développement de très nombreuses activités économiques », a-t-il précisé... Est-ce l’annonce que la loi cadre incorporera des dispositifs facilitant la financiarisation de la nature ? A l’image du Royaume-Uni, la France va-t-elle faire évaluer par un cabinet d’expertise privé la valeur monétaire de ses écosystèmes et des services qu’ils nous rendent chaque année ?


La France est déjà concernée par des projets de ce type puisque la Caisse des dépôts et consignations (CDC), institution financière publique, a créé une filiale, la CDC Biodiversité, dans la perspective de fournir des crédits de compensation à des maîtres d’ouvrage dont les activités érodent l’environnement. Si la France est encore loin des centaines de banques de compensation existants aux États-Unis, il est prévu que la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes – qui va nécessairement détruire la biodiversité de cette région de bocage – soit compensée en terme de biodiversité. Des logiques de compensation des zones humides sont également envisagées pour la partie française de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.


La « compensation biodiversité » va-t-elle être stoppée ? Ou au contraire, le gouvernement français va-t-il encourager, en France, en Europe et à l’échelle mondiale, des mécanismes qui mettent l’avenir et la préservation des écosystèmes dans les mains des acteurs et marchés financiers ? Ceux-là mêmes qui nous ont conduit dans le marasme économique actuel.


Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, engagé dans le projet Echos des Alternatives

Notes

[1] 11ème Conférence des Parties de la convention de l’ONU sur la biodiversité

[2] A l’occasion de la COP10, ont été adoptés le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le « partage juste et équitable » des avantages qui en découlent ; le Plan stratégique 2010-2020 visant à stopper l’érosion de la biodiversité ; et la Stratégie de financement visant à augmenter les niveaux actuels d’aide publique au développement (APD) en soutien à la conservation de la biodiversité.


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Sur le même sujet : Comment s’enrichir en prétendant sauver la planète

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 11:18

Par Rachel Knaebel (17 octobre 2012)


Les Lituaniens ont largement refusé par référendum la construction d’une nouvelle centrale nucléaire.

 

Le référendum se déroulait le 14 octobre en même temps que les élections législatives. Dans ce petit pays de 3,5 millions d’habitants, 63 % des votants – avec 52 % de participation – ont ainsi répondu « non » au projet de nouvelle centrale.


Celle-ci, d’un coût de plus de six milliards d’euros, devait être construire par le Japonais Hitachi. Les deux autres Républiques baltes, Lettonie et Estonie, sont aussi associées au projet. Le dernier réacteur nucléaire installé sous l’ère soviétique en Lituanie avait cessé son activité en 2009. Depuis, le pays tire la majorité de son électricité du gaz russe. D’autres projets de centrales nucléaires rencontrent la résistance des populations en Europe de l’Est, notamment en Pologne.


Le référendum d’initiative populaire était organisé suite à une pétition. Le résultat n’a qu’une valeur consultative, mais le nouveau gouvernement qui sortira des urnes après le second tour des législatives pourra difficilement ne pas en tenir compte. La Lituanie, plus démocratique que la France en matière nucléaire ?


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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:08

oiseau mazoute

 

Dix ans après le naufrage du Prestige, le procès de la plus grave marée noire de l'histoire de l'Espagne s'ouvre mardi à La Corogne, en Galice, tandis que les écologistes dénoncent une justice imparfaite et avertissent qu'une telle catastrophe pourrait se répéter.


Lors de ce procès fleuve qui s'achèvera en mai 2013, seront jugés quatre accusés dont le commandant grec du pétrolier, Apostolos Mangouras, âgé de 78 ans. Le tribunal les entendra à partir du 13 novembre, date anniversaire de la catastrophe.


Ce 13 novembre 2002, le Prestige, un pétrolier libérien battant pavillon des Bahamas, chargé de 77.000 tonnes de fuel, subissait une voie d'eau, en pleine tempête, au large de la Galice dans le nord-ouest de l'Espagne.


Après avoir dérivé pendant six jours dans l'Atlantique, le pétrolier se cassait en deux et coulait, à 8 heures du matin le 19 novembre, à 250 kilomètres des côtes par près de 4.000 mètres de fond.


En quelques semaines, environ 50.000 tonnes de fuel se sont échappée de la coque, polluant le littoral espagnol, portugais et français, sur des milliers de kilomètres. Plus de 300.000 volontaires venus de toute l'Europe ont participé au nettoyage des plages et des rochers souillés.


Dix ans plus tard, le Tribunal supérieur de justice de Galice a entendu les dépositions de 133 témoins et d'une centaine d'experts, appelés à la barre dans le Parc des expositions de La Corogne, spécialement aménagé vu la dimension du procès.


Après les premières journées consacrées aux questions préliminaires, le procès proprement dit commencera en novembre avec les auditions des accusés: le commandant, le chef mécanicien, Nikolaos Argyropoulos, grec lui aussi, ainsi que l'officier en second philippin, Ireneo Maloto, qui n'a à ce jour pas été localisé.


Egalement inculpé, l'ex-directeur de la Marine marchande espagnole, José Luis Lopez-Sors, qui avait décidé de faire éloigner le pétrolier de la côte alors qu'il perdait des milliers de tonnes d'hydrocarbures.


1.500 plaignants se sont regroupés en 55 parties civiles.


Le montant des dommages demandés s'élève à plus de 2,2 milliards d'euros, bien que le préjudice ait été chiffré à 4,121 milliards: 3,862 milliards pour l'Etat espagnol, auxquels s'ajoutent les dommages estimés pour l'Etat français (86,36 millions) et pour diverses administrations et particuliers espagnols (172,86 millions).


Le parquet a réclamé 12 ans de prison à l'encontre du commandant, poursuivi comme les deux autres officiers pour atteinte à l'environnement et à un espace naturel protégé.


Mais les organisations écologistes estiment que les leçons de la marée noire n'ont pas été tirées et que les véritables responsables seront absents.


"Il est évident qu'il manque des gens sur le banc des accusés", affirmait jeudi Jaime Doreste, avocat membre du groupe de défense de l'environnement Ecologistas en Accion.

 

"Les accusations auraient pu être beaucoup plus ambitieuses", a-t-il ajouté, estimant que le directeur de la Marine marchande, seul responsable des pouvoirs publics inculpé, n'avait "pas agi de manière unilatérale, que la chaîne de décisions était arrivée jusqu'à des responsables politiques plus haut placés".


L'avocat cite également l'absence parmi les accusés de la société de classification ABS, qui avait déclaré le navire apte à la navigation.


Ecologistas en Accion s'indigne aussi que des pétroliers à coque à simple (remplacés par des navires à double coque depuis 2009 mais autorisés par l'UE à naviguer jusqu'en 2015, ndlr), comme l'était le Prestige, continuent à naviguer et que les conséquences environnementales de la marée noire restent en partie inconnues.


Une étude scientifique, publiée en 2010, affirmait ainsi que les pêcheurs ayant participé au nettoyage de la pollution présentaient des modifications de leur ADN et des problèmes pulmonaires.


"Nous devons crier 'plus jamais', nous nous demandons quand seront prises les mesures pour éviter réellement que cela se reproduise", lance le coordonnateur de campagne de Ecologistas en Accion, Theo Oberhuber.


AFP
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 10:55

train-nuke.jpg

Par Sophie Chapelle (9 octobre 2012)


300 000 colis de matières radioactives circulent annuellement en France, dont 750 concernent des transports de matières hautement radioactives.

 

Le 23 novembre 2011, près de Valognes (Manche), 800 personnes ont tenté d’entraver le départ d’un train « Castor », un convoi de déchets vitrifiés hautement radioactifs à destination du site de stockage de déchets de Gorleben, en Allemagne. Ralenti tout le long de son trajet, le train nucléaire avait mis plus de 5 jours pour parcourir 1 200 km.


Ce 9 octobre, trois militants qui s’étaient exprimés devant les médias se retrouvent sur le banc des accusés.

 

La SNCF leur reproche d’avoir appelé explicitement à perturber le convoi. L’entreprise leur demande 163 000 euros de dommages et intérêts pour « incitations directes ayant provoqué un attroupement sur la voie publique », « organisation de manifestation interdite » et « complicité de destruction de biens d’autrui ».


« Aujourd’hui, le système grâce auquel le nucléaire perdure depuis tant d’années cherche à fabriquer des coupables : ceux qui à l’époque se sont exprimés publiquement pour porter une parole collective, pour rendre audibles les raisons et la légitimité de s’opposer au nucléaire », interpellent dans un communiqué commun le réseau Sortir du nucléaire et le syndicat Sud-Rail.

 

Selon la plainte, le rôle qu’ont joué les inculpés dans les médias prouverait leur implication dans le collectif « Valognes Stop Castor » et les rendrait responsables de l’organisation du campement, de la coordination des actions sur le terrain et, par là-même, des dégradations.

 

Lire aussi : Transport de matières radioactives : les cheminots du nucléaire s’inquiètent

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 10:23

AfficheSoutienCouleur

 

Le 9 octobre, 3 militants passent en procès à Cherbourg pour s'être exprimés face aux médias lors des mobilisations contre un transport de déchets radioactifs fin 2011.

 

Considérés comme les "leaders" de cette action collective, ils font face à de lourds chefs d'accusation. Un rassemblement de soutien aura lieu devant le tribunal.

 

Du mercredi 19 novembre au lundi 28 novembre 2011, un convoi de déchets vitrifiés allemands hautement radioactifs a traversé la France et l’Allemagne. Son parcours, du terminal ferroviaire de Valognes (Manche) à Gorleben (Allemagne), maintes fois interrompu, a duré 126 heures : tout au long du trajet, des milliers de citoyens français et allemands se sont mobilisés pour protester contre ce transport à haut risque, parfois en s’interposant physiquement.


Près de Valognes, 800 personnes se sont rassemblées pour alerter sur les dangers du nucléaire en entravant son départ. Aujourd’hui, trois militants qui s’étaient exprimés devant les médias se retrouvent au banc des accusés. Ou quand le lobby nucléaire cherche à se fabriquer des coupables...


Le nucléaire n’est pas une fatalité, ces luttes sont légitimes !


L’esprit du camp de Valognes et de l’appel à mobilisation lancé à l’époque illustrait la volonté de bon nombre de personnes, de s’opposer au fonctionnement routinier du nucléaire. Après Fukushima, pouvait-on laisser ce système suivre impunément son cours ?


Face à un État qui a imposé le nucléaire par la force et qui a mis en place un système et des réseaux d’influence pour asseoir sa politique, ceux de Valognes ont voulu montrer qu’il était possible de s’opposer et de s’organiser collectivement. Qu’il était possible de venir déstabiliser la pieuvre atomique dans son fonctionnement opaque. Que le nucléaire n’est pas une fatalité et qu’il est légitime de s’y opposer, car nous sommes toutes et tous directement concernés par le nucléaire et toutes et tous des victimes potentielles d’un nouveau Fukushima.


Cette mobilisation faisait écho au puissant mouvement qui s’exprimait outre-Rhin, là où devait arriver le convoi. En Allemagne, la mise en marche de milliers de personnes pour s’interposer à l’arrivée d’un train de déchet n’est pas vue, comme en France, comme le fait de contestataires isolés : elle est au contraire considérée comme l’expression légitime de citoyens qui refusent une technologie qui va contre le simple bon sens. Lors de la grande manifestation de Dannenberg, près de Gorleben, qui a rassemblé 20 000 personnes, l’évocation des violences policières et la criminalisation des militants français avaient suscité l’indignation générale.


Une inadmissible criminalisation de militants


Le jour de l’action, l’État n’est pas parvenu à mettre en lumière des responsabilités individuelles, puisqu’il n’y en avait pas. La force de cette action résidait bel et bien en ce qu’elle était collective. Aujourd’hui, le système grâce auquel le nucléaire perdure depuis tant d’année cherche à fabriquer des coupables : ceux qui à l’époque se sont exprimés publiquement pour porter une parole collective, pour rendre audibles les raisons et la légitimité de s’opposer au nucléaire.

 

Les chefs d’inculpation et sommes demandées (163.000 euros de dommages et intérêts pour la seule SNCF) sont insensés. Une criminalisation pure et simple de la militance... Pourtant, qui est le vrai délinquant, celui qui s’exprime pour expliquer le sens d’une action et dénoncer les risques, ou l’industrie qui expose les citoyens à la menace nucléaire et impose aux générations futures le fardeau de la gestion des déchets mortifères ?

 

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et le syndicat SUD-Rail apportent leur soutien aux inculpés comme ils ont apporté leur soutien à ce camp et à cette lutte. Des transports radioactifs et totalement inutiles sillonnent régulièrement la France ; criminaliser ceux qui les dénoncent ne les rendra pas moins dangereux ! Seule une sortie du nucléaire permettra enfin d’y mettre fin.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Proces-de-Valognes-quand-le-lobby

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 08:32

AfficheSoutienCouleur.jpg

http://valognesstopcastor.noblogs.org/files/2012/09/SoutienUntrain.pdf

Le 23 novembre dernier, aux alentours de Valognes dans la Manche, 800 personnes se mettaient en tête de retarder un train CASTOR de déchets radioactifs et y réussirent.

Pour la première fois depuis longtemps en France, le mouvement anti-nucléaire reprenait le chemin de l’action directe de masse. Il faisait entendre une voix qui ne tremble pas. Il répondait aux dizaines de milliers d’allemands qui bloquent ce même train chaque année depuis vingt ans. Dans la région la plus nucléarisée du pays le plus nucléarisé du monde, ce n’était pas chose acceptable. Et puisqu’on a coutume de passer sous silence les incidents qui ponctuent l’existence des centrales et des installations dites de retraitement, on voudrait aussi faire taire les opposants.

Ainsi, sur le terrain et six mois plus tard, on a lâché toute bride à la police et le camp anti-THT de Montabot se terminait avec vingt-cinq blessés dont trois graves.

Ensuite, c’est une véritable déferlante de procédures judiciaires qui s’abat sur tous ceux qui résistent au nucléaire dans la région : neuf inculpés pour Valognes ; le maire du Chefresne gardé à vue qui démissionnait en même temps que son conseil municipal ; plusieurs procès et condamnations, dont une de prison ferme, pour participation à la lutte contre la THT Cotentin-Maine ; pléthore de convocations intimidantes.

Cet acharnement judiciaire n’est autre que le masque d’une attaque politique contre les ennemis du nucléaire.

Un nouveau procès aura lieu le 9 octobre 2012 à Cherbourg, contre trois des personnes qui ont pris sur elles d’expliquer aux médias le sens de l’initiative du camp de Valognes. Ce serait un précédent pour toutes les luttes politiques que le simple fait de répondre à des journalistes soit condamné sous de tels chefs d’inculpations : provocation directe suivie d’effet à un attroupement armé, organisation d’une manifestation interdite et complicité de destruction du bien d’autrui. Et quelles preuves pour étayer un tant soit peu de si lourdes accusations ? Deux ou trois interviews à BFM TV, Le Figaro ou France Soir, qui suffiraient à les désigner comme des sortes de leaders auto-proclamés ordonnant à une armée d’obéissants moutons.

L’opération est donc grossière.

On voudrait faire en sorte que des événements comme celui de Valognes ne puissent pas être accompagnés d’un discours assumé publiquement. On voudrait que ceux qui y participent soient des criminels sans phrase ou des fous irresponsables. On voudrait absolument qu’il y ait des chefs pour nier la possibilité qu’il existe des manières de s’organiser qui ne soient pas hiérarchiques. Ce qui est recherché, c’est d’empêcher toute formulation intelligible d’un engagement collectif et offensif. Ce que nous recherchons, c’est à rendre possible l’insolente coïncidence entre des gestes et des pensées.

Ce procès ne pourra jamais paraître vraisemblable ailleurs que dans le huis-clos ronronnant d’une salle de tribunal. C’est pourquoi nous appellons à le déborder par le plus large soutien des trois personnes inculpées et vous invitons à vous rendre devant le tribunal lors du procès

 

Réseau Sortir du nucléaire

Laure Gamba
Coordinatrice nationale des groupes et actions
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de plus de 900 associations
Agréée pour la protection de l'environnement
9 rue Dumenge
69317 Lyon cedex 04
bureau : 04.78.28.29.22
portable : 07.60.15.01.23
laure.gamba@sortirdunucleaire.fr

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 10:28

Le « grand débat sur l’énergie » promis par François Hollande doit commencer d’ici quelques semaines.

 

Peut-on compter sur cette procédure pour une évolution réelle de la politique énergétique de la France, au vu des derniers actes et déclarations ministériels ? Dans les mois à venir, le Réseau « Sortir du nucléaire » jouera son rôle de contre-pouvoir et s’investira hors du cadre imposé pour mieux se faire entendre. Nous porterons le débat dans la rue, et ce dès le 13 octobre avec des rassemblements partout en France !


Un vrai débat, c’est urgent !


Plus que jamais, nous avons besoin d’un vrai débat sur l’énergie en général et le nucléaire en particulier. La majorité des Français souhaite la sortie du nucléaire. Or malgré des défauts et malfaçons notoirement connus, la construction du réacteur EPR se poursuit. Les centrales françaises vieillissent et même les évaluations européennes reconnaissent leurs dangers. Il va falloir faire le choix entre investir des milliards d’euros pour prolonger leur activité, en pleine crise économique, ou prendre clairement le virage des alternatives énergétiques et créer ainsi des centaines de milliers d’emplois !


Oui, nous avons besoin d’un vrai débat. Un débat clair et transparent, où l’on puisse mettre sur la table la possibilité de la sortie du nucléaire, et qui permette de remettre en question des projets dangereux qui impacteront notre avenir. Un débat qui ne serve pas d’alibi, où les ministres restent neutres et n’annoncent pas les conclusions avant la fin.


Des promesses gouvernementales difficiles à prendre au sérieux


Il n’est proposé de discuter que d’une réduction de la part du nucléaire. Mais surtout, comment prétendre sérieusement réaliser cet objectif au vu des orientations actuelles, avec la mise en service de l’EPR et la fermeture de Fessenheim repoussée en fin de quinquennat ? L’équation ne tient pas… à moins d’admettre qu’il s’agit juste de gonfler la part des autres énergies sans fermer aucune autre centrale !


Quelle assurance d’être écoutés par nos ministres, alors qu’Arnaud Montebourg considère le nucléaire comme une "énergie d’avenir" et déclare "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole, tout en trouvant de l’argent pour financer les renouvelables" ? [1]


Comment débattre alors que les informations les plus cruciales sont toujours cachées aux citoyens, et que le rapport Roussely sur l’avenir de la filière nucléaire, paru en 2010, reste classé secret défense ?


Enfin, comment débattre sereinement alors qu’il ne semble pas prévu de remettre en question les grands projets nucléaires ? La construction de l’EPR se poursuit, ainsi que celle de sa ligne THT, le réacteur Astrid reste à l’ordre du jour, ainsi que le projet ITER !


Tout laisse penser que le nucléaire ne sera pas remis en question et continuera d’engloutir des fonds colossaux aux détriments des vraies alternatives énergétiques.


13 octobre : c’est dans la rue que nous nous ferons entendre !


Face à cette attitude, nous préférons nous investir dans un autre cadre pour faire vivre un vrai débat. Nous ferons entendre la voix de tous ceux qui souhaitent une sortie du nucléaire en France, au profit d’une vraie transition énergétique.


Le 13 octobre, nous donnerons un coup d’envoi à notre mobilisation. Ce jour-là, des rassemblements auront lieu aux quatre coins de la France, pour exiger enfin une décision de sortie du nucléaire, l’arrêt des réacteurs vieillissants et celui des chantiers du réacteur EPR et de sa ligne Très Haute Tension. De Laval à Lyon, de Bordeaux à Strasbourg, de Paris à Metz, de Lille à Narbonne, tous ensemble pour changer d’ère et sortir du nucléaire !


Retrouvez toutes les informations sur les rassemblements sur :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/13octobre2012


Notes : [1] Interview d’Arnaud Montebourg dans Le Monde du 17 septembre

 


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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:58

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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