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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:00

give-earth-a-chans.jpg

 

Barry Commoner, le grand environnementaliste, est décédé à l'âge de 95 ans.

 

J'ai d'abord appris à connaître Commoner en 1980, lorsque le groupe socialiste dont je faisais partie, les socialistes internationalistes (International Socialists), a décidé de soutenir sa campagne présidentielle pour le Citizens’ Party (Parti des citoyens). Notre idée était que sa campagne pourrait rassembler les mouvements sociaux, en particulier le mouvement écologiste, et le mouvement ouvrier.


Cette idée était aussi celle de Commoner. Jeune homme, il avait été initié au marxisme, puis avait étudié la biologie à la Columbia et à Harvard. Il était devenu non seulement le fondateur du mouvement écologique moderne, mais la figure fondatrice de l'écosocialisme.

 

Ses premières études sur les effets des radiations nucléaires sur les enfants - identifiant le strontium 90 dans les dents de lait - avaient fait de lui une figure de renommée nationale et un militant. Grâce à des conférences publiques et une série de livres, dont le plus influent était Closing Circle (en français : « L’encerclement ») Commoner avait sensibilisé le public et contribué à conscientiser un groupe de militants écologistes.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:28

Par Agnès Rousseaux (3 octobre 2012)


Une étude menée aux États-Unis révèle le fort impact des nanoparticules sur les rendements des terres et le développement des plantes.

 

Cette recherche, publiée dans la revue Proceedings of the National ­Academy of Sciences (PNAS), a été menée sur des graines de soja, pendant 48 jours dans une serre. L’impact de deux oxydes métalliques ont été étudié : le dioxyde de cérium, utilisé dans les pots catalytiques ou comme additif au diesel, et l’oxyde de zinc, composant de cosmétiques et lotions. Ces deux nanoparticules se retrouvent dans la nature du fait de leur usage dispersif (par combustion et dépôt via la fumée pour le dioxyde de cérium).

 

Résultats ?

 

L’oxyde de zinc affecte la qualité des aliments. La particule s’accumule dans la plante, notamment dans les feuilles et les tiges. Et serait donc ingérée par les consommateurs – humains ou animaux – avec des conséquences sanitaires pour le moment non évaluées [1]. Quant au dioxyde de cérium, il compromet la fertilité des terres : son absorption par la plante inhibe une bactérie située dans ses racines, qui est responsable de la fixation du di­azote, un des principaux éléments utilisé comme engrais. La nanoparticule limite donc la croissance de la plante, et entraine une surconsommation d’engrais.

 

Et ces deux nanoparticules diminuent la biomasse du végétal, c’est-à-dire l’énergie emmagasinée. Problématique pour une plante qui sert aussi à produire des agrocarburants.


« Ces résultats montrent des risques accrus pour l’approvisionnement alimentaire, mais aussi pour l’environnement », conclut l’étude. Cette vulnérabilité du soja, cinquième culture mondiale, aux nanoparticules, relancera-t-elle le débat sur la prolifération non contrôlée des nanotechnologies, dont les effets néfastes – sanitaires et environnementaux – ont été démontrés ?


Lire notre dossier Nanotechnologies

Notes

[1] Les recommandations de l’Agence sanitaire française sur l’utilisation des nanoparticules d’oxyde de zinc dans les produits cosmétiques concluent que « les données de toxicité chronique et de cancérogenèse restent à ce jour limitées. Néanmoins, des études réalisées par voie respiratoire montrent une toxicité pulmonaire chez le rat ». Mais « les résultats de ces dernières ne peuvent pas être extrapolables à l’homme dans les conditions d’exposition aux produits cosmétiques », estime l’Agence... Source : AFSSAPS, 2011

 

http://www.bastamag.net/article2568.html


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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:24

3 octobre 2012 -

 

La commission locale d'information (CLI) des monts d'Arrée s'est réunie hier soir, à Quimper, pour faire un point d'étape sur le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis.

 

Le nettoyage du chenal est achevé. Mille cinq cents tonnes de terre contaminée ont été évacuées vers un site de stockage de déchets faiblement radioactifs, dans l'Aube. Les travaux de démantèlement de la station de traitement des effluents vont pouvoir débuter.

 

Un écueil pourrait néanmoins contrarier la suite des opérations:

 

EDF a suspendu les travaux de son centre de conditionnement d'Icéda, en Rhône-Alpes, après que le tribunal administratif de Lyon a annulé son permis de construire. Cette installation doit, à terme, recevoir notamment les déchets de neuf réacteurs en cours de démantèlement, dont celui de Brennilis.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/centrale-de-brennilis-du-retard-pour-demanteler-le-reacteur-03-10-2012-1858658.php

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:10

Les 19 centrales nucléaires françaises

2 octobre 2012 à 15h33 - 

 

Les tests de sécurité effectués par la Commission européenne après la catastrophe de Fukushima ont révélé  des "centaines d'insuffisances" dans les centrales nucléaires de l'UE, en particulier en France.

 

25 milliards d'euros : c'est le montant des travaux préconisés par le commissaire européen à l'énergie Gunther Oettinger pour mettre les centrales nucléaires européenne en conformité avec les normes de sécurité, selon un  projet de rapport révélé par le quotidien Allemand Die Welt et qui sera présenté demain à Bruxelles. De fait, si, "en général, la situation est satisfaisante", les "stress tests" menés après Fukushima ont permis de révéler des "centaines d'insuffisances" dans les dispositifs de sécurité.

 

Principale visée : la France


Et c'est en France que la situation serait la moins satisfaisante : selon Le Figaro, aucune des 19 centrales françaises ne serait en totale conformité avec les normes exigées. En cause, en particulier, les instruments de mesures sismiques ou la protection des équipements de secours en cas d'accident.

 

 Les procédures d'évacuation en cas d'accident grave sont parfois épinglées elles aussi, notamment à Chooz ou à Cattenom (mais pas à Fessenheim, la plus vieille centrale en activité en France). Le coût de la mise aux normes serait "de l'ordre de 100 à 200 millions d'euros" par centrale, avait estimé  le Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (Ensreg) en juin lors d'une audition devant le Parlement européen.

 

Au titre des bons points décernés aux 19 centrales françaises, en revanche, leur équipement en recombineurs d'hydrogène, des dispositifs qui auraient pu, selon le Commissariat à l'énergie atomique, éviter les explosions d'hydrogène à Fukushima. Les centrales espagnoles ou britanniques en sont dépourvues, relève le rapport.

Communication Stress Tests 1012 (Draft)

 Remis aux dirigeants européens à la fin du mois


Le document définitif devrait être présenté aux dirigeants de l'UE lors du sommet des 18 et 19 octobre à Bruxelles... si José Manuel Barroso l'accepte. Le président de la Commission pourrait en effet demander à Gunther Oettinger de revoir sa copie su trop d'objections sont émises sur la rapport.


L'Union compte 147 réacteur dans 14 pays, et 24 nouveaux sont en projet, dont six déjà en construction : deux en Bulgarie, deux en Slovaquie, et les EPR français et finalandais.

 

Lire également : Arrêt de Fessenheim : très, très cher objectif

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/securite-nucleaire-l-europe-epingle-les-centrales-francaises-02-10-2012-1858418.php


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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 11:01

Lundi 1er octobre, la Cour d’appel de Toulouse examinera l’appel, interjeté notamment par le Réseau “Sortir du nucléaire“, de la décision du tribunal de police de Castelsarrasin, le 29 mars 2012, de relaxer EDF suite au déversement d’effluents radioactifs qui avait eu lieu en janvier 2010 à la centrale nucléaire de Golfech.


Située entre Agen et Toulouse, la centrale nucléaire de Golfech est implantée sur les berges de la Garonne, à environ 40 km à l’ouest de Montauban. Elle comporte deux réacteurs à eau sous pression, d’une puissance de 1300 MW chacun, et est exploitée par Électricité de France (EDF).


Janvier 2010 : déversement radioactif


En janvier 2010, selon une auto-estimation d’EDF, 450 litres d’effluents radioactifs provenant de la centrale de Golfech ont été accidentellement déversés dans le milieu naturel. À la suite de cet évènement grave, du tritium a été découvert dans la nappe phréatique sous la centrale. Quelques mois auparavant, les associations locales avaient déjà mis en évidence la présence de cet élément radioactif dans les algues de la Garonne. Extrêmement nocif pour les êtres vivants et très volatil, il se mélange facilement avec l’eau et provoque des dommages à l’ADN.


Bien que la composition exacte du rejet intempestif ne soit pas précisément déterminée, il est établi que ce dernier comportait de nombreux autres radioéléments en plus du tritium.


Une pollution radioactive qui ne doit pas rester impunie


Une nouvelle fois, ce déversement démontre que le nucléaire engendre des pollutions radioactives tout sauf négligeables, y compris dans son fonctionnement quotidien. Nul besoin d’accident majeur ou de crise grave pour cela.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“, FNE Midi-Pyrénées et les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, soutenus par de nombreuses associations locales, ont donc porté plainte. Le Parquet n’ayant pas engagé de poursuites, EDF a été citée directement devant les juridictions.


L’audience en première instance a eu lieu le jeudi 26 janvier 2012, au tribunal de police de Castelsarrasin. Le procureur de la République a retenu deux des cinq infractions soulevées et a requis une amende de 1 000 euros pour chacune d’entre elles. Mais le 29 mars 2012, le tribunal a finalement relaxé purement et simplement EDF. Les associations et le Parquet ont fait appel de cette décision.


L’audience se tiendra le lundi 1er octobre 2012 à 14H00, à la Cour d’appel de Toulouse. Le Réseau "Sortir du nucléaire" sera présent. Un pique-nique est organisé par les militants locaux devant la Cour le jour même, à partir de midi.


Retrouvez l’historique de cette procédure :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Golfech-EDF-hors-la-loi


Contacts presse présents sur place :


Daniel Roussée : 06 61 97 83 28

Marc Saint Aroman : 05 61 35 11 06

Marie Frachisse : 07 62 58 01 23

Benoist Busson (avocat du Réseau "Sortir du nucléaire") : 06 72 12 72 47

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/appel-deversement-Golfech


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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 12:37

décehts ménagers

29 septembre 2012 à 10h33 -

 

Des associations écologistes de Laval interpellent les Bretons. Motif: marre de voir arriver en Mayenne les exportations de déchets de toute la Bretagne et singulièrement du Finistère: 5.000 camions par an!


 

Il fallait bien que cela arrive un jour! Après avoir vu, pendant des années, des milliers de camions débarquant chez eux pour y stocker des déchets exportés par les Bretons, des associations écologistes de la Mayenne se rebiffent. Elles ont saisi les présidents des conseils généraux des cinq départements de la Bretagne historique (Loire-Atlantique comprise) pour leur signifier que cette situation ne peut plus durer.

 

«Le dépotoir de l'Ouest»


Ouvert depuis douze ans, le centre, exploité à Changé (banlieue de Laval), par la société SéchéEnvironnement, est, en effet, un vaste site d'enfouissement où la part de la Mayenne ne représente que 8% des apports. Tout le reste provient principalement des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique, au point que la Chambre régionale des comptes a fini, elle aussi, par s'inquiéter du transport de 300.000 tonnes annuelles de déchets ultimes bretons qui, pour être non toxiques et sans odeur, représentent des coûts astronomiques en termes de transport: près de 3M€ pour le seul Finistère. Des dépenses auxquelles il faut ajouter des coûts écologiques moins mesurables mais tout aussi volumineux en termes d'indice carbone. Autant d'arguments avancés par les Mayennais pour signifier qu'ils ne veulent plus que leur département soit «le dépotoir de l'Ouest».

La palme au Finistère


Avec ses 5.000 camions par an, le Finistère détient la palme du département le plus exportateur vers Laval mais aussi vers le site de Gueltas, dans le Morbihan. Le débat est ouvert depuis plusieurs années dans le département mais l'enquête préalable pour répertorier des sites a soulevé un tel tollé que le sujet a été enveloppé d'une brume épaisse. L'élu brestois, Jean-Luc Polard, chargé par le département de ce dossier techniquement complexe et politiquement sensible, estime que les Finistériens ont fait des progrès en termes de tri et de valorisation (-10% de déchets en cinq ans) mais que le problème doit être maintenant saisi à bras-le-corps tant les contraintes économiques et environnementales deviennent lourdes. «On ne peut plus reculer, dit-il.

 

La réglementation est de plus en plus contraignante, les taxes sur les activités polluantes aussi et en période de restrictions budgétaires et de préoccupations environnementales, voir autant de camions-bennes circuler sur les routes de Bretagne n'est plus justifiable. Nous devons encore faire des efforts de pédagogie auprès de tous les Finistériens et nous associons les chambres consulaires (chambres de commerce, de métiers et d'agriculture) à notre démarche car la plus grande partie de ces déchets ultimes est d'origine industrielle et commerciale».

Des sites à l'étude dans la pointe bretonne


Des solutions, au moins partielles, commencent à poindre. Dans le Sud-Finistère, le site de Tréméoc doit être agrandi et aménagé pour devenir un centre de valorisation et d'enfouissement mais à hauteur de 10.000 tonnes seulement, loin des volumes transportés. Au nord, c'est dans une carrière de Saint-Martin-des-Champs (50.000 tonnes estimées) qu'une solution pourrait venir. «Maison n'en est encore qu'à la phase de préfaisabilité avant présentation aux élus, les 11 et 15octobre», avance, prudemment, Jean-Luc Polard, en évoquant ce dossier porté par la communauté de communes de Morlaix qui exporte actuellement une grande partie de ses déchets ménagers vers le centre d'incinération de Brest. Au mieux, tout ceci prendra cinq ou six ans et ne concernera que la moitié des déchets finistériens actuellement exportés. Autant dire que les Mayennais n'ont pas fini de râler!

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/dechets-bretons-laval-rale-29-09-2012-1855328.php

 

Déchets. Un nouveau centre d’enfouissement dans le Finistère ?
Environnement vendredi 28 septembre 2012

Saint-Martin-des-Champs (Nord-Finistère) pourrait accueillir dans les années à venir un centre d’enfouissement départemental pour les déchets dits ultimes (qui ne peuvent pas à l’heure actuelle être recyclés). Ces déchets, estimés à 135 000 tonnes par an, sont pour l’heure envoyés dans le Morbihan et en Mayenne.


Une étude de faisabilité pour l’installation d’un centre d’enfouissement départemental sur ce site nord-finistérien vient donc d’être terminée. Cet espace pourrait ainsi accueillir près de 50 000 tonnes de déchets par an. « Le projet a une vingtaine d’années. Mais il n’était alors pas viable économiquement. Avec les réglementations et les taxes actuelles, il redevient d’actualité », estime Jean-Luc Polard, conseiller général et président du syndicat mixte d’étude pour l’élimination des déchets (il réunit conseil général et groupements de communes).

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Dechets.-Un-nouveau-centre-d-enfouissement-dans-le-Finistere-_40814-2117239------29151-aud_actu.Htm

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 13:31
blog -nucleaire facon Hollande

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 163 (27/09/12)


Si le Grenelle de l’environnement de ­Borloo-Sarkozy avait accouché d’une souris, la conférence environnementale de Batho-Hollande a accouché d’un mulot.

 

Aucune stratégie n’a été élaborée pour mener la nécessaire transition énergétique et écologique qui permettrait d’agir en direction des transports, du logement, des énergies renouvelables, de l’agriculture.


Transition énergétique… en gardant le nucléaire


Comme lors du Grenelle, pas de négociation possible sur le nucléaire. Même la piteuse promesse de réduction de 75 % à 50 % d'ici 2025 ne sera pas tenue : il faudrait pour cela arrêter la construction ruineuse de l'EPR de Flamanville, et ne pas limiter la fermeture des centrales à celle de Fessenheim.


Gaz de schistes : rien de nouveau !


Contrairement aux raccourcis mensongers des médias sur « la fin des gaz de schiste », rien n’est changé par rapport à Sarkozy : les sept demandes rejetées étaient des demandes de nouveaux permis et non pas des permis accordés. Plus de 100 permis ou demandes sont toujours en cours. La possibilité d’expérimentation et d’exploration avec d’autres techniques que la fracturation n’est pas écartée. La fonte avancée de l’Arctique, véritable régulateur du climat mondial, sanctuaire pour la biodiversité marine et terrestre, aiguise l’appétit des groupes pétroliers et gaziers à l’affût des espaces rendus libres par la diminution de la banquise qui leur permettrait d’exploiter les gisements enfouis en profondeur. Comme rien de concret n’est mené pour réduire notre dépendance au pétrole puis s’en passer, on sait que les beaux discours ne sont que de l’enfumage.


La biodiversité 


Pour défendre la biodiversité, une agence nationale et un conseil de la mer et du littoral vont être créés, ainsi que le parc régional Picardie-côte d’Opale. Ridicule au regard des enjeux ! Alors que la préservation de l’environnement, favorable aux espèces vivantes dont l’espèce humaine, et la sauvegarde des équilibres écologiques sont incompatibles avec la logique expansive et destructrice du système capitaliste, l'agriculture chimique va pouvoir continuer son œuvre de destruction massive et le diesel cancérigène provoquer plus de 40 000 morts par an. Sans remise en cause de la sacro-sainte poursuite de la croissance sous l’égide du capital, les mesurettes prises n’auront que peu d’effets.


Alors, à quoi ça a servi ?


Le gouvernement maintient le moratoire sur les OGM : un minimum à l’heure où des chercheurs viennent de démontrer leur forte toxicité, même à faible dose. Le moratoire ne masquera pas les faiblesses politiques des décisions prises. Ainsi, la tarification progressive du gaz et de l’électricité ne concernera que quatre millions de ménages et va laisser la loi du marché capitaliste s’appliquer sur un secteur de l’économie qui concerne notre vie quotidienne. La vraie avancée sociale serait la gratuité des premiers kwh et mètres cubes de gaz et d’eau indispensables à la vie. Mais ce gouvernement refuse de rompre avec le mode de production et d’organisation capitaliste, laisse les groupes privés ou semi-privés faire du fric avec nos factures au lieu de les exproprier.


Le capitalisme vert est une arnaque !


Qu'attendre pour la protection de la planète et de ses habitants d'une réunion où se côtoient le Medef et un gouvernement PS-EÉLV qui feint de vouloir limiter les excès du capitalisme à coup d'écotaxes et de mesures tape-à-l'œil ?


Le productivisme capitaliste et les modèles dominants de consommation sont directement responsables des dégradations dramatiques de l'environnement. Seule l'expropriation des grands groupes capitalistes et leur mise sous contrôle par les travailleurs et les peuples permettra une production socialement utile et écologiquement responsable ! Bref, à nous de nous faire entendre et d’imposer l'écosocialisme, seul à même de sauver la planète.
Aux peuples de montrer que leurs vies valent plus que les profits !


CorrespondantEs Commission nationale écologie

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:27

 

13 ans après le naufrage de l’Erika la Cour de Cassation vient de confirmer toutes les condamnations prononcées en appel en 2010, dont celle du groupe Total.

 

Sa responsabilité dans la pollution des côtes françaises est reconnue et l’oblige à participer aux dédommagements, solidairement avec les autres condamnés, de tous ceux qui ont eu à subir les effets de cette pollution catastrophique. C’est une victoire de leur mobilisation, de leur ténacité à vouloir faire payer les pollueurs. C’est aussi une avancé du droit puisque les donneurs d’ordre sont condamnés.


13 ans pour l’Erika, 10 ans pour AZF, on voit bien que ce groupe a tout fait pour ne pas être condamné.

 

Sa logique c’est d’encaisser les bénéfices mais faire payer aux collectivités locales les conséquences de cette course brutale et aveugle aux profits.


Il est plus que temps que les activités de ces groupes industriels comme Total soient sous contrôle public.

 

Pour éviter d’autres catastrophes écologiques c’est l’expropriation qui est à l’ordre du jour.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 10:16
mercredi 26 septembre 2012
Les défenseurs de l'environnement et les élus du littoral se félicitent : la plus haute juridiction française n'a retenu aucun des arguments de son avocat général, en mai.

Palais de justice de Paris, hier : le président de la chambre criminelle parle. On entendrait une mouche voler. Pourtant, que de monde dans la vaste salle de la Cour de cassation aux murs ornés de boiseries ! Avocats, élus politiques, responsables d'associations, journalistes, tous l'oreille aux aguets, le souffle court.

 

Le haut magistrat commence : même en dehors des eaux territoriales, « le droit international justifie l'exercice par la France de sa compétence juridictionnelle pour sanctionner un rejet involontaire d'hydrocarbures ».

 

En cinq minutes, il réduit à néant les arguments développés, en mai, par son avocat général. Non, ce n'est pas l'État du pavillon, mais bien la justice française qui est compétente pour juger la marée noire de l'Erika, consécutive au naufrage du tanker, le 12 décembre 1999. Oui, Total, simple affréteur, est coupable.


« Nous les victimes, eux les coupables »


La compagnie pétrolière a même commis « une faute de témérité » en faisant transporter son fioul sur un navire mal entretenu. Elle est donc aussi responsable au plan civil, ce que n'avait pas retenu la cour d'appel, dont l'arrêt était attaqué. Le propriétaire et le gestionnaire du navire, et la société de classification voient eux aussi leurs condamnations pénales confirmées. Ils avaient versé 200,6 millions d'euros aux victimes.


Dans l'assistance, passé le moment de surprise, ce ne sont que visages épanouis. Jacques Auxiette, président de la Région Pays de la Loire, affiche une banane de soir d'élection. À son côté, Jacques Priol, son directeur de cabinet, lève les deux bras, en étouffant un « on a gagné ! ».

 

L'audience n'a  duré que dix minutes, le temps de lire le résumé des 300 pages de l'arrêt. Dans le couloir, c'est le temps des commentaires. En entérinant la notion de préjudice écologique, la Cour de cassation confirme un principe capital. Désormais, une collectivité locale peut aussi en demander réparation, ce qui était loin d'être acquis. « C'est la reconnaissance de ce que nous sommes les victimes et, eux, les coupables », résume le Brestois Pierre Karleskind, vice-président de la région Bretagne.


Me Tordjmann, avocat des collectivités locales de l'Ouest, insiste sur la portée « exceptionnelle » de l'arrêt, car il a été rendu en assemblée plénière, « en présence de ses trente magistrats ». Bruno Retailleau, président du conseil général de Vendée, souligne le « signal important adressé au transport maritime : il ne pourra plus y avoir un bateau qui pollue nos côtes sans risquer d'être poursuivi devant nos tribunaux ».


Une mine sombre : celle de Me Soulez-Larivière, avocat de Total. Il a perdu, mais il met en garde : si chaque pays se met à appliquer son droit en dehors des eaux territoriales, naviguer va devenir bien compliqué ! Total pourrait se tourner vers la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg.

 

Marc MAHUZIER.
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 12:53

La cour d'appel de Toulouse vient de condamner l'ancien directeur de l'usine AZF, Serge Biechlin, à trois ans de prison, dont un ferme, et la société Grande Paroisse à 225 000 euros d'amende.


Le Groupe Total, actionnaire majoritaire de l’entreprise Grande Paroisse, et la direction de l’entreprise n’ont pas ménagé leurs efforts pour masquer leurs responsabilités dans l’accident qui, il y a tout juste 11 ans, a fait 31 morts et des milliers de victimes à Toulouse : vrai fausses pistes, expériences truquées, intimidations, théories fantaisistes et racistes… En 2009 ils avait obtenu leur relaxe « au bénéfice du doute » provoquant la stupeur et la rage des victimes.


C’est donc une excellente nouvelle de voir enfin la responsabilité pénale du patron et de l’entreprise reconnue, de les voir condamnés pour homicides involontaires « par négligence ou imprudence ».


C’est le résultat de l’opiniâtreté et du courage de celles et ceux, syndicalistes qui ont refusés de se ranger aux côtés de la direction, victimes et leurs familles, riverains…qui n’ont pas baissé les bras face à la puissance de Total. Un seul regret cependant, le groupe Total lui même est mis hors de cause.


Mais ne boudons pas notre satisfaction : enfin un patron en prison ! Même s’il va tout faire pour y échapper.

 


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