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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:47

Par Sophie Chapelle (11 septembre 2012)


Depuis avril 2012, toute proposition recueillant le soutien d’un million d’Européens doit être étudiée par la Commission européenne. Si la mesure est en apparence louable, les lobbies s’en sont déjà saisis. En août, une proposition a été déposée pour saboter les objectifs européens de réduction de CO2. En coulisse, des soutiens et financements issus de groupes d’extrême droite.

 

Droit à l’eau, éducation de qualité, gestion responsable des déchets sont autant de thématiques retenues par Bruxelles dans le cadre des « initiatives citoyennes européennes » (ICE). Entrée en vigueur le 1er avril dernier (Basta ! vous en a déjà parlé), les ICE permettent à la « société civile » de soumettre une proposition de loi à la Commission européenne, si cette proposition recueille un million de signatures en moins d’un an.


Les climatosceptiques n’ont pas tardé à s’emparer à leur tour de cette « Initiative citoyenne européenne ». En août, la Commission a ainsi donné son feu vert à une neuvième ICE assez surprenante puisqu’il s’agit de « suspendre le paquet énergie climat européen ». Ce « paquet », adopté en 2008 par l’Union européenne, fixe comme objectifs 20 % d’économies d’énergie, 20 % d’énergie renouvelable et 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020.


Lobbies d’extrême droite


Or, pour les initiateurs de cette proposition, la mise en œuvre de cette politique conduit au « gaspillage de centaines de milliards d’euros ». Ils préconisent de suspendre le paquet énergie-climat en vue d’ « arrêter les fuites de carbone », faisant référence aux délocalisations des entreprises polluantes dans des pays en développement. Ils assurent que cesser tout objectif en matière de réduction d’émissions de GES augmenterait la sécurité énergétique du pays « en autorisant les États membres à utiliser leurs propres ressources énergétiques naturelles ». Feu vert serait ainsi donné à l’extraction de tout ce qui ressemble de près ou de loin à des hydrocarbures ou à du charbon.


Derrière cette ICE, on retrouve Ludwik Dorn, un homme politique conservateur polonais. On note aussi la présence de Fay Patricia Kelly-Tuncay, qui mène la campagne au Royaume-Uni pour abroger la loi sur le changement climatique, relève sur son blog Olivier Hoedeman, de l’Observatoire européen des entreprises (CEO). Outre des climatosceptiques, on retrouve, au sein du « comité citoyen » défendant cette proposition, des militants d’extrême-droite. Comme Anders Primdahl Vistisen de l’organisation de jeunes du Parti d’extrême-droite danois People’s Party, ainsi que Robert Stelzl, assistant d’un député européen du BZÖ, un parti situé à l’extrême-droite de l’échiquier politique autrichien.


Transparence ?


Qui finance cette campagne visant à saboter les objectifs européens de réduction de CO2 ? Pour le moment, seul le groupe parlementaire européen « Europe Liberté Démocratie » (en anglais : Europe of Freedom and Democracy Group, EFD), qui rassemble des députés venant de partis comme la Ligue du Nord en Italie ou le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, est mentionné sur le site internet de l’ICE. Le groupe EFD a ainsi versé 2 500 euros pour cette initiative. Une somme bien dérisoire pour mener une campagne de collecte d’un million de signatures. Quid des autres soutiens financiers ?


D’après le règlement des ICE, les porteurs d’initiatives doivent « fournir régulièrement une information mise à jour de toutes les sources de soutiens et de financements ». Mais dans les faits, rapporte Olivier Hoedeman, c’est aux initiateurs eux-mêmes de décider de cette mise à jour. « Les citoyens invités à signer une pétition de ce type devraient pourtant être en mesure de déterminer qui est derrière la campagne et qui paie », dénonce-t-il. A quand une règle stipulant également qu’une initiative citoyenne doit s’inscrire dans l’intérêt général ?


Sophie Chapelle


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Sur le même thème : Europe : un vague air de démocratie participative

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 13:12


Beaucoup avaient cru dans l’engagement contenu dans l’accord EÉLV-PS de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % ; ils n’avaient hélas pas bien compté : Fessenheim fermé et l’EPR construit, ça ne faisait que 0, 8 % de nucléaire en moins.


Mais ils espéraient... puisqu’il y avait – paraît-il – des dirigeants socialistes un peu plus écolos que les autres ! Comme ce Montebourg, par exemple, qui avait déclaré avant de devenir ministre que : « oser la question du nucléaire, c’est aussi briser le tabou d’une énergie bon marché. Coût du risque, de la construction des centrales, de leur démantèlement, de la gestion des déchets doivent être pris en compte. Il faut donc hisser notre société par-dessus l’horizon du nucléaire et envisager la suite car le nucléaire est dépassable ».


Las…à peine trois mois sont passés et le même Montebourg, soutenu par Valls, Bartolone, et autres caciques de l’atome, considère maintenant que « le nucléaire est une filière d’avenir » et « qu’on a besoin d’une énergie bon marché » !

 

Et il juge bon de justifier son alignement sur les positions du lobby nucléaire par « l’augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle ». Argument aussi rétrograde que stupide au moment où le peuple japonais, touché dans sa chair, vient de prouver que l’on peut, sans revenir à la bougie, réaliser des économies énergétiques spectaculaires (-15 % en moins d’un an).


Les masques sont donc tombés : si Montebourg se recyclait en éolienne, il ferait fureur par grand vent !

 

Il en rajoute dans le mensonge sur BFM TV en déclarant que « depuis la décision de Mme Merkel de sortir du nucléaire, tous les pays voisins de l’Allemagne construisent des réacteurs nucléaires. » La réalité est que sur neuf pays voisins de l’Allemagne, huit n’ont aucun réacteur en construction, le neuvième étant la France !


Il est cependant un point sur lequel la girouette Montebourg a vu juste, « le nucléaire nous engage bien pour l’éternité. »

 

L’accumulation totalement irresponsable des déchets-poisons que nul au monde ne sait solutionner et l’abominable projet de leur enfouissement à Bure en Meuse engagent bien en effet les générations sur des milliers d’années. Est-ce de cet avenir-là que nous parle Montebourg ?


Quant aux représentants d’EÉLV qui font mine de tomber des nues, à la suite des déclarations de Montebourg et Valls, ils sont juste hypocrites : en votant la confiance, ils ont cautionné un gouvernement productiviste et pronucléaire dont la logique politique implacable est celle du capitalisme prédateur et de sa branche atomique puissante.


Une fois de plus, les poncifs éculés tels que « Ne pas rester seul pour peser », « S’allier pour ne pas se cantonner dans la dénonciation stérile » ou « Mettre les mains dans le cambouis » vont devenir de vrais vecteurs de désillusions démobilisatrices pour les militantEs sincères. C’est ce qu’illustre superbement la présence des écologistes au sein d’un gouvernement qui n’a rien à envier à la droite sur le plan de l’environnement.


Et toutes les pétitions, référendums ou autres tentatives de recomposition gouvernementales au sein des institutions actuelles ne feront que désespérer encore plus par leur impuissance.


Une seule solution, toujours la même : le rassemblement de toutes les forces militantes en un collectif de résistance écologique, contre le capitalisme, en lien avec le mouvement social et avec pour programme, outre l’arrêt du nucléaire et sa sortie en moins de dix ans comme le propose le NPA, l’expropriation de tous les groupes de l’énergie, et la création d’un véritable monopole public énergétique sous le contrôle des travailleurEs et de la population.


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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:25

 

Catastrophe-nucleaire-au-Japon 1

LE MONDE | 07.09.2012 à 14h01 • Mis à jour le 07.09.2012 à 18h46

Par Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie en CPGE, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud

L'information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d'un bâtiment en ruine, munie d'un circuit de refroidissement de fortune, menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl. Une catastrophe qui s'ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l'air, dans l'océan et dans la terre.

Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu'une catastrophe majeure a lieu, personne n'a de solution à proposer. Telle est l'effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l'incompétence technique des Soviétiques.

 

Impossible de resservir la même fable politique.


Si l'on fait usage de sa raison, il ne reste qu'une seule conclusion : l'incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l'échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le corium).


La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n'ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d'accident grave, c'est-à-dire "hors limite".

 

Ce sont des prétentieux ignorants :

 

ils prétendent savoir alors qu'ils ne savent pas. Les pétroliers savent éteindre un puits de pétrole en feu, les mineurs savent chercher leurs collègues coincés dans un tunnel à des centaines de mètres sous terre, etc. Eux non, parce qu'ils ont décrété qu'il n'y aurait jamais d'accidents très graves.


Dans leur domaine, ils sont plus incompétents que les ouvriers d'un garage dans le leur. S'il faut changer le cylindre d'un moteur, les garagistes savent comment faire : la technologie existe. Si la cuve d'un réacteur nucléaire est percée et si le combustible déborde à l'extérieur, les "nucléaristes" ne savent pas ce qu'il faut faire. On objectera qu'une centrale nucléaire est plus complexe qu'une voiture. Certes, mais c'est aussi plus dangereux. Les ingénieurs du nucléaire devraient être au moins aussi compétents dans leur propre domaine que ceux qui s'occupent de la réparation des moteurs de voiture en panne : ce n'est pas le cas.


Le fait fondamental est là, affolant et incontestable :

 

les radionucléides dépassent les capacités technoscientifiques des meilleurs ingénieurs du monde. Leur maîtrise est partielle et elle devient nulle en cas d'accident hors limite, là où on attendrait un surcroît de compétence : telle est la vérité, l'incontestable vérité. D'où l' aspect de devin à la boule de cristal des ingénieurs et des "spécialistes" du nucléaire. La contamination nucléaire ? Sans danger, affirment-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état du réacteur détruit sous le sarcophage de Tchernobyl ? Stabilisé, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. La pollution nucléaire dans l'océan Pacifique ? Diluée, soutiennent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Les réacteurs en ruine, percés, détruits, dégueulant le combustible dans le sous-sol de Fukushima ? Arrêtés à froid et sous contrôle, assurent-ils, alors qu'ils n'en savent rien.


Les effets des radionucléides disséminés dans l'environnement sur les générations humaines à venir ?

 

Nuls, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état des régions interdites autour de Tchernobyl et Fukushima ? Sans nocivité pour la santé, aujourd'hui, comme pour des décennies, proclament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Pour qui les radiations sont-elles nocives ? Seulement pour les gens tristes, avancent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Ce sont des devins. L'art nucléaire est un art divinatoire. C'est-à-dire une tromperie.


Le nucléaire, qui s'annonçait comme la pointe avancée du savoir technoscientifique au point de se présenter comme une sorte de religion du savoir absolu, se révèle d'une faiblesse extrême non pas par la défaillance humaine mais par manque de savoir technoscientifique. Quelle que soit la cause contingente du dépassement du seuil de non-retour (attentat terroriste, inondation, séisme), l'incapacité de réparer et de contrôler la dissémination des radionucléides manifeste un trou dans le savoir qui menace la certitude de soi de la modernité. Les modernes prétendaient avoir rompu avec les conduites magiques. Le nucléaire est l'expérience d'une brutale blessure narcissique dans l'armature de savoir dont s'entoure l'homme moderne ; une souffrance d'autant plus grande que c'est sa propre invention qui le place en situation de vulnérabilité maximale.


En effet, le refus de considérer la possibilité réelle d'un accident hors limite a pour conséquence la négligence pratique et l'indisponibilité de fait des moyens techniques appropriés à ces situations hors limite. Ces moyens n'existent pas ; et personne ne sait si l'on peut les fabriquer. Peut-être qu'un réacteur en "excursion" est incontrôlable ou irrécupérable.

Je ne le sais pas et aucun "nucléariste" ne le sait; mais il est sûr que personne ne le saura jamais si l'on n'essaye pas de fabriquer ces outils techniques. Or l'affirmation d'infaillibilité empêche leur conception. Sans doute, ouvrir ce chantier impliquerait d'avouer une dangerosité jusqu'ici tue et de programmer des surcoûts jusque-là évités. Ainsi, l'infaillibilité des papes du nucléaire a plusieurs avantages : endormir les consciences et accroître les profits, du moins tant que tout va bien ; l'inconvénient majeur est de nous exposer sans aucun recours à des risques extrêmes.


Tout savoir scientifique ou technique est, par définition, incomplet et susceptible de modification. Affirmer l'infaillibilité d'un savoir technoscientifique ou se comporter comme si cette infaillibilité était acquise, c'est ignorer la nature du savoir et confondre celui-ci avec une religion séculière qui bannit le doute et nie l'échec. D'où l'effet psychotique de leurs discours (infaillibles et certains) et de leurs pratiques (rafistolages et mensonges). Tout observateur est frappé par cette contradiction et plus encore par son déni. Chacun est sommé d'un côté de leur reconnaître une science et une technique consommées et de l'autre côté de se taire malgré le constat de leur échec. Bref, le nucléaire rend fou. Mais ce n'est qu'un aspect de notre condition nucléaire. Contaminés de tous les pays, unissez-vous !


Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie en CPGE, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/07/la-dangereuse-imposture-nucleaire_1757119_3232.html

 

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 11:29

Par Agnès Rousseaux (6 septembre 2012)


Défauts de ventilation, polluants intérieurs volatils, particules fines... L’air que respirent enfants et enseignants dans les salles de classe est loin d’être sain. Un enfant sur trois risque ainsi de devenir allergique, selon une étude réalisée dans 108 écoles françaises. D’autres données révèlent aussi la possible nocivité de certaines fournitures scolaires. La rentrée sera-t-elle l’occasion de faire la chasse aux toxiques ?


À l’école primaire, un élève sur trois respire des polluants en quantité supérieure aux normes définies par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ! C’est ce qu’a révélé une étude française, menée dans 108 écoles, et publiée en mars dernier dans la revue internationale Thorax [1]. L’étude a mis en évidence les liens entre pollution des salles de classe et maladies chroniques.


Un exemple ? La présence d’un produit chimique très volatil, le formaldéhyde – utilisé notamment dans des matériaux de construction, de décoration ou des produits d’entretien – augmente significativement la prévalence de rhino-conjonctivites. Certains autres polluants développent l’asthme chez les élèves, des nausées ou des irritations de la peau et des yeux. 32% des enfants, présentant des signes de réactions aux tests cutanés, risquent ainsi de devenir allergiques dans un tel environnement pollué.


Absence de ventilation dans les classes


Autre cause : la pollution atmosphérique, notamment les particules fines émises par la combustion du diesel et l’oxyde d’azote. Ceux-ci sont fortement présents dans les salles de classe, du fait de systèmes de ventilation défaillants, ou sans filtres adéquats. « Nous n’avons trouvé aucune école aux normes. Même si certaines avaient une ventilation, celle-ci ne marchait pas », décrivait la responsable de l’étude [2]. Entre particules fines, produits d’entretien, peintures ou colles, c’est un véritable cocktail de produits chimiques auquel sont exposés les enfants.


Aux effets toxiques sur le système respiratoire, s’ajoutent de possibles dérèglements du système endocrinien (qui sécrète les hormones) à cause... des fournitures scolaires. Les chiffres publiés fin août aux États-Unis, par le Center for Health, Environment & Justice (Centre pour la santé, l’environnement et la justice) [3] sont effrayants. 75 % des fournitures scolaires analysées contiennent des niveaux de phtalates supérieurs aux normes autorisées pour les jouets. La nocivité et les impacts de ce perturbateur endocrinien sont pourtant avérés : asthme, infertilité, puberté précoce...


Spiderman ou super phtalate ?


Une directive européenne, transposée en France en 2006, interdit d’ailleurs l’utilisation des phtalates dans les jouets et les articles de puériculture pouvant être mis en bouche par les enfants [4]. Tous les autres produits ne sont pas concernés. Une loi déposée par le député centriste Yvan Lachaud, interdisant « la fabrication, l’importation, la vente ou l’offre de produits contenant des phtalates, des parabènes ou des alkylphénols » a bien été votée par l’Assemblée nationale – contre l’avis du gouvernement – le 3 mai 2011... Mais elle n’a jamais été soumise au Sénat. Et n’est donc pas appliquée. Le sac-à-dos de Dora l’exploratrice, par exemple, contient ainsi près de 70 fois le taux de phtalates autorisé dans les jouets. Et dans le sac-à-dos Spiderman : 52,700 ppm de DEHP, un des phtalates les plus nocifs. Soit 52 fois la norme états-unienne !


En France, l’État a commandé une étude dans 300 écoles pour disposer de données plus précises sur la pollution des salles de classe. Et a lancé un site pour aider les écoliers à acheter des fournitures écologiques. En Gironde, le Conseil général pilote une initiative en partenariat avec l’Ademe, pour promouvoir les « cartables sains ». Reste que la surveillance de l’air dans les établissements scolaires, dont le principe a été validé par un décret en décembre 2011, ne sera obligatoire pour les écoles primaires qu’à partir de 2018. Et 2020 pour les collège et lycées. De quoi risquer d’empoisonner les enfants et adolescents quelques années encore.


Agnès Rousseaux

 

Lire aussi : Alertes sanitaires : ces associations qui dérangent un peu trop

Notes

[1] Cette étude, pilotée par Isabella Annesi-Maesano de l’Inserm, a été conduite dans 401 classes de 108 écoles primaires (soit 9600 enfants) réparties dans six villes : Créteil, Reims, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Bordeaux et Marseille. Elle comportait notamment une enquête médicale approfondie, avec un bilan respiratoire. Elle a été publiée dans la revue internationale Thorax, rattachée au British Medical Journal. Lire l’étude.

[2] Lire cet article du Figaro.

[3] Hidden Hazards : Toxic Chemicals Inside Children’s Vinyl Back-to-School Supplies. Lire l’étude

[4] Les phtalates sont interdits à des concentrations supérieures à 0,1 % en masse de matière plastifiée dans les jouets et articles de puériculture.


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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:29

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Nous avons contacté Jean-Marie Brom, physicien nucléaire et chercheur au CNRS. Il souligne que ce problème a été précédé par 23 autres incidents survenus depuis le redémarrage du réacteur n°2 de Fessenheim, le 8 mars 2012. Tous ces incidents étaient liés à des problèmes de maintenance. Même s’ils restent "mineurs", ils contribuent à "routiniser" les problèmes, et apportent une preuve claire que la sûreté nucléaire est clairement dégradée.

Grave problème à la centrale de Fessenheim : nouvelle preuve d’une sûreté dégradée, la centrale doit être fermée d’urgence

Un accident chimique et plusieurs blessés


Ce mercredi 5 septembre, un dégagement de vapeur d’eau oxygénée a blessé huit salariés à la centrale de Fessenheim, dont deux qui ont été brûlés aux mains. Les informations dont nous disposons, en partie contradictoires, ne permettent pas encore d’envisager l’ampleur des dégâts. Mais d’ores et déjà, ce problème est un symptôme évident d’une sûreté dégradée..


Cet accident chimique met en jeu des substances connues pour leur toxicité, qu’ EDF aurait normalement dû savoir manipuler correctement. L’accident étant intervenu pendant la maintenance des réacteurs, peut-on y voir une nouvelle preuve de la dégradation des conditions de travail des salariés et, en particulier, des sous-traitants ?


Fessenheim doit être fermée immédiatement !


Fessenheim, qui a largement dépassé les 30 ans de fonctionnement, est connue pour sa vétusté. Ses problèmes de sûreté, dénoncés depuis des années, sont de notoriété publique : radier trop mince, situation en contrebas du grand canal d’Alsace, piscines de combustible vulnérables à une chute d’avion... Par ailleurs, un "départ de feu" s’y était déjà produit en avril dernier.


Investir des millions d’euros dans des travaux colossaux et qui resteront dans tous les cas insuffisants n’a aucun sens. Fessenheim met en danger les travailleurs et toute une région, y compris nos voisins allemands et suisses, qui eux ont décidé de s’affranchir de la menace nucléaire. Nous refusons que cet évènement soit le signe annonciateur d’une plus grosse catastrophe qui mettrait la France et l’Europe devant le fait accompli.

 

Ce n’est pas dans 5 ans qu’il faut fermer Fessenheim mais immédiatement !

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Grave-probleme-a-la-centrale-de

 

Communiqué des assos alsaciennes:

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Accident-de-Fessenheim-Communique

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:15

C’est la rentrée, et avec elle arrivent les promos des supermarchés, toujours désireux de nous pousser à acheter les dernières nouveautés... Parmi les grandes chaînes de distribution, les magasins U se sont montrés particulièrement novateurs. C’est ainsi qu’à la page 65 de leur catalogue des promotions de rentrée (à feuilleter ici : taper 65 en haut à droite: http://solution.poptract.fr/SU/13438584002612/90358 ), on nous propose d’acquérir un magnifique kit pour petit déjeuner au lit, composé de bols, mugs et tablettes frappés d’un symbole radioactif et de la mention "zone protégée" !

 

La "zone protégée", un nouveau concept ?


Remarquons d’abord que le terme "zone protégée" n’existe que chez Super U et dans les fantasmes de ceux qui croient au nucléaire sûr. Tout d’un coup, le nucléaire serait synonyme de protection ? Le concept du bol qui "protège" les céréales grâce à la radioactivité préfigure-t-il donc le retour en force dans les rayonnages de Tho-radia, la crème de soin au radium à la mode dans les années 1930 ?

 

Super U, les nouveaux commerçants prévoyants ?


Ou alors, faut-il plutôt apprécier la clairvoyance de la grande distribution qui, consciente de l’état de dégradation de la sûreté nucléaire française, anticipe l’accident qui risque d’arriver un jour ? Oui, il se peut bien qu’un jour, on mange des Becquerels au petit déjeuner ! Avec un petit compteur Geiger à côté du pot de confiture, pour contrôler notre contamination... comme les habitants de Fukushima, qui ne peuvent plus avoir confiance dans leurs repas.

 

La vaisselle identitaire de la rentrée ?


Qui peut bien avoir envie d’acheter de tels objets ? Principalement la toute petite catégorie de consommateurs prêts à revendiquer : "Je suis pronucléaire, j’assume, et je porterai fièrement le logo radioactif !". Ils ne sont pas bien nombreux, mais ils existent : la preuve, certains sont même au gouvernement. On pourrait d’ailleurs suggérer au Palais de l’Elysée de passer commande : ce service radioactif ferait fureur au Conseil des ministres et permettrait à chacun d’affirmer fièrement ses valeurs. Il ne resterait plus qu’à glisser dans chaque mug un petit formulaire, attestant que le propriétaire se porte volontaire pour intervenir en cas d’accident nucléaire.

 

Le risque nucléaire banalisé


Plus sérieusement, la banalisation du risque nucléaire par une chaîne de grande distribution a de quoi inquiéter... Le danger serait-il devenu "tendance" pour mieux se faire accepter ? En tout cas, il est fort possible que les salariés du nucléaire, qui doivent travailler en "zone contrôlée" au prix de la dégradation de leur santé, apprécient peu cette vaisselle de fort mauvais goût. L’irradiation n’est pas une partie de détente comme un petit déjeuner au lit !

 

Contact :


- Jean-Pierre Minne - 06 71 07 24 47

Chargée de communication :
- Charlotte Mijeon - 06 64 66 0123

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Super-U-nucleaire

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 12:25
Nadine et Thierry Ribault | Ecrivain et chercheur au CNRS

 

Tribune

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif (et nucléaire), assurait ce dimanche « le nucléaire est une filière d’avenir ». Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, renchérissait le lendemain en disant que, « incontestablement », l’assertion de Montebourg était juste.

Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale (EELV), dénonçait lui « une profession de foi en décalage total avec la réalité » puisque, selon lui, « partout dans le monde, au contraire, le nucléaire est en déclin », déclin attesté par l’« abandon en Allemagne, en Belgique, en Italie, abandon de fait au Japon, remise en question des programmes de construction en Chine, aux Etats-Unis ».

L’évolution de la situation du nucléaire au Japon, après le désastre de Fukushima, donne toutefois tort au troisième.

Une diplomatie très radioactive

Le 8 juillet, anticipant la logorrhée nationale-nucléariste de Montebourg et Valls, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui est à l’origine de la création de la société Areva – fournisseur du combustible MOX utilisé dans le réacteur numéro trois de Fukushima Daiichi –, et administrateur avec Anne Lauvergeon – ancienne présidente de la même entreprise – de l’Institut François Mitterrand, rencontrait à Tokyo son homologue, Koichiro Gemba, et annonçait le projet des deux pays « d’adopter un partenariat sur cinq ans » qui pourrait être signé l’an prochain, avec, parmi les principaux domaines de coopération cités par le ministre français, « l’environnement et l’énergie, dont le nucléaire ».


Fabius et Gemba s’étaient déjà rencontrés le 20 mai 2012, en marge du sommet de l’Otan à Chicago, où ils avaient devisé sur le « haut degré de technologie » dont disposent le Japon et la France, rendant ces deux pays « susceptibles de mettre en place une coopération énergétique dans le domaine du nucléaire ».


Les négociations entre Mitsubishi et Areva, initiées par Anne Lauvergeon depuis 2009, consistant pour Mitsubishi à acquérir 3% du capital d’Areva, étant « gelées » depuis août 2011, gageons que sur cette planète-ci, aussi, un réchauffement climatique est désormais en cours.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 13:51

 

Arnault Montebourg jette le masque.

 

En trois mois celui qui passait pour un ministre de la gauche du PS, qui avait fait illusion lors des primaires en invoquant la dé-mondialisation, révèle son alignement sur les positions du lobby nucléaire.

 

Alors que Hollande avait promis de faire baisser la part du nucléaire dans la production énergétique pour acheter un accord avec les Verts son ministre « considère que le nucléaire est une filière d’avenir » !

 

Et Emmanuel Valls, expulseurs de Roms et partisan du « rétablissement de l’ordre républicain » de se précipiter à son secours. Quel couple ! Quel changement ! Et comme deux provocations valent mieux qu’une, il appelle « à la responsabilité des syndicats » de Peugeot ! Les 8000 salariés de PSA menacés de licenciements apprécieront. Ils peuvent être sûrs d’une chose, ils ont face à eux le patron et le gouvernement !


Pour notre part nous sommes sûrs qu’il faut combattre ce gouvernement et sa politique pour sortir du nucléaire et interdire les licenciements.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:36
par le Réseau sortir du nucléaire - mardi 28 août 2012

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre les propos d’Arnaud Montebourg et d’autres membres du gouvernement sur le nucléaire, qui témoignent une fois de plus, avant même la "conférence environnementale" de septembre prochain, que la remise en cause de cette technologie n’est pas à l’ordre du jour.

Des propos mensongers

Dimanche 26 août, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a déclaré sur BFM TV que le nucléaire était une "filière d’avenir" et "une énergie pas chère et abordable".
Comment qualifier d’"énergie d’avenir" une technologie du siècle dernier, qui écrase les vraies énergies de demain que sont les énergies renouvelables et empêche la mise en oeuvre de mesures massives d’économie d’énergie ? Une technologie génératrice de déchets ingérables dont les générations futures porteront le fardeau pendant des millénaires ? Une technologie dont les impacts sanitaires, au Japon comme en Biélorussie, plomberont des territoires pour des siècles ? Comment parler d’énergie "pas chère" au regard des coûts vertigineux, en partie attestés par la Cour des Comptes, dont on commence tout juste à cerner les contours, de la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ?

Montebourg aujourd’hui contredit Montebourg hier

On appréciera la souplesse intellectuelle de M. Montebourg, qui déclarait lors de la campagne des primaires socialistes vouloir "dépasser le nucléaire", qui n’était alors selon lui, "comme toutes les autres sources d’énergie non reproductibles" (lire "renouvelables") qu’une "solution transitoire" dont "chacun sait bien qu’on en sortira, à un moment ou un autre." Montebourg appelait alors à "ne plus [faire du nucléaire] la base de notre production énergétique que l’on complète par des énergies renouvelables." Il concluait : "Il faut donc hisser notre société par-dessus l’horizon du nucléaire et envisager la suite car le nucléaire est dépassable."[1]

Il aurait évidemment fallu tout ignorer des liens privilégiés de M. Montebourg avec l’industrie nucléaire pour prendre de tels propos pour argent comptant. L’ex-député de Châlon-sur-Saône, commune où est implanté un important site de production d’Areva, s’est-il depuis fait remonter les bretelles ? Ou bien est-il tout simplement revenu de son plein gré à ses convictions profondes ?

Pourquoi débattre si on ne peut toucher au nucléaire ?

Les derniers propos d’Arnaud Montebourg ne font que confirmer les signaux donnés par François Hollande, qui a repoussé la fermeture de la centrale Fessenheim aux calendes grecques et demande l’accélération des travaux de la mine d’uranium d’Imouraren au Niger. Manuel Valls a apporté son soutien au ministre, tandis que Delphine Batho, ministre de l’écologie, a réaffirmé qu’il n’a "jamais été question ni de sortir ni d’abandonner le nucléaire". Alors que de nombreux pays européen ont décidé d’abandonner cette énergie, les ministres français restent campés sur une position archaïque.

Les orientations pronucléaires du gouvernement ne sont certes pas une surprise (et à ce titre, on peut se demander ce qu’espèrent encore les quelques ministres écologistes). Toutefois, dans ce contexte, on peut se demander à quoi est censée servir la conférence environnementale qui sera organisée en septembre prochain, et le débat sur l’énergie qui en découlera. À quoi bon réunir les associations, syndicats et élus si les décisions sont déjà prises et annoncées par le gouvernement ?

Par son immobilisme, le gouvernement se coupe de la population, qui est majoritairement favorable à une sortie du nucléaire. Le 13 octobre prochain, des mobilisations dans plusieurs villes de France fourniront une occasion de rappeler que nous souhaitons en finir définitivement avec le risque nucléaire [2] !

Notes :
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 10:09
blog -nucleaire facon Hollande
Mis en ligne le 26 août 2012 à 18h48, mis à jour le 26 août 2012 à 18h57
 
 

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif a déclaré ce dimanche que le nucléaire était "une filière d'avenir" mais doit être "rééquilibré".


Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a assuré, dimanche sur BFM TV que "le nucléaire est une filière d'avenir" tout en reconnaissant qu'il fallait qu'il soit "rééquilibré".

 

"Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et  industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel", la question  est de savoir "si nous allons continuer à investir", a-t-il indiqué. "Pour ma  part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir". Cependant, le ministre a reconnu que s'"il ne s'agit pas d'abandonner le  nucléaire", il faut le "rééquilibrer".

 

Interrogé sur les promesses du candidat François Hollande de réduire le  nucléaire en France, Arnaud Montebourg a affirmé que "la réduction (du  nucléaire) se conjugue dans une équation à deux chiffres: la quantité de ce que  l'on consomme chaque année, qui augmente, et l'offre". "Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère", a-t-il dit, et "la France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires, ndlr) qui lui a permis de bâtir son industrie".

 

Grâce au nucléaire, l'industrie française a pu "passer les épreuves, y  compris les chocs pétroliers, la crise...", a-t-il ajouté, "c'est une énergie  abordable". "Notre choix d'avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est  stratégique", a-t-il insisté rappelant que plusieurs pays européens revenaient  vers le nucléaire, "même le Royaume uni, droite, gauche confondues".


"Nous participerons aux appels d'offres", a-t-il assuré.

 

http://lci.tf1.fr/politique/montebourg-le-nucleaire-est-une-filiere-d-avenir-7474137.html

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