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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 10:29

25 juillet 2012 à 08h44 


Mais où est passé le convoi de déchets nucléiares en provenance d'Italie ? Des militants anti-nucléaires ont attendu en vain ce mercredi matin en gare de Versailles le convoi de déchets nucléaires italiens destinés à l'usine de traitement de La Hague (Manche), dont ils ont perdu la trace après son passage dans l'Yonne....

 

"On dénonce l'opacité autour de ces transports de déchets et leurs risques car les règles de sécurité ne sont pas suffisantes. Le mieux serait d'arrêter ces convois", a déclaré Laura Hameaux, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. Quelque militants ont déployé au-dessus des voies une banderole où était écrit: "Déchets nucléaires, voies sans issue".

 

"Le nucléaire nous mène dans une impasse: la France produit 1.200 tonnes de déchets radioactifs par an et on ne sait pas quoi en faire", a-t-elle dit. Areva a confirmé l'existence de ce convoi de 700 kilos de combustibles nucléaires usés, parti d'Italie à destination de l'usine de La Hague.

La préfecture de l'Yonne avait indiqué ce mardi soir que le train avait dépassé son département. Pour Philippe Guiter, secrétaire fédéral Sud-Rail, "on est dans le culte du secret au détriment de la sécurité car normalement un avis est émis en gare pour avertir les cheminots et là (à Versailles, NDLR), personne n'a rien vu".

 

"Il n'est pas possible de jouer au chat et à la souris avec ces trains-là", a-t-il dit, estimant que le train qui, selon les estimations des militants, devait passer vers 7H en gare de Versailles, a été "ouvertement détourné".

 

http://srv07.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=141343204524

 


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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 13:32

Photos © Martin Leers) Versailles-Chantiers 08/02/2011 - 7h02
Un train de déchets nucléaires italiens arrive en gare de Versailles Chantiers à côté d’un RER occupé par le public
Transport en cours : Saluggia (It) - La Hague (Fr)

Alors que les arrivées de combustibles usés italiens sur le sol français avaient cessé depuis le mois de mai 2011, suite à de fortes mobilisations dans le Val de Suse, une nouvelle expédition vers La Hague se prépare dans le plus grand secret. Nucléaire et transparence ne font décidément pas bon ménage !


Dans la nuit du 23 au 24 juillet, un train transportant du combustible usé italien hautement radioactif devrait quitter l’Italie pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche).


En France, il devrait traverser 12 départements et emprunter une fois de plus les voies du RER en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l’usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l’industrie - "traités".


Ces déchets retourneront ensuite en Italie, probablement entre 2020 et 2025, où aucune solution n’existe pour les accueillir. Plus de 20 ans après l’arrêt de son dernier réacteur, l’exploitation de l’énergie nucléaire dans les années 1980 laisse à l’Italie un lourd héritage...

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-Saluggia-LaHague


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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 12:55

23 juillet 2012 à 12h23 

 

Le gouvernement japonais et la compagnie d'électricité Tepco ont ignoré le danger lié à l'énergie nucléaire, ce qui a rendu possible l'accident à la centrale Fukushima Daiichi en mars 2011. C'est ce qu'affirme le rapport final de l'exécutif sur la catastrophe.


Lire également
Retour sur la catastrophe de Fukushima
Centrales nucléaires. "Fukushima est devant nous"


 

"Le problème principal provient du fait que les compagnies d'électricité, dont Tepco, et le gouvernement n'ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire, au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays", ont expliqué les membres d'une commission d'enquête désignée par le gouvernement.
Les auteurs, dont des ingénieurs, chercheurs et juristes, ont rendu un volume de 450 pages à l'issue d'entretiens avec 772 personnes impliquées avant ou pendant l'accident, dont Naoto Kan, Premier ministre au moment de la catastrophe.

 

"Une gestion de crise déficiente"


A l'image d'un précédent rapport, commandé par le Parlement et rendu début juillet, le texte publié ce lundi critique en des termes assez virulents tant le régulateur public que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), gérant la centrale Fukushima Daiichi.


Non seulement, les autorités et Tepco n'ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher cet accident, intervenu après un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant qui a submergé les installations, mais leur gestion de la catastrophe a laissé à désirer. Il pointe ainsi un "certain nombre de problèmes internes à Tepco, comme une gestion de crise déficiente, une structure organisationnelle peu adaptée aux situations d'urgence et une formation insuffisante du personnel en cas d'accident grave".

 

Une "confusion" entretenue par le gouvernement


Le rapport accuse aussi Tepco d'avoir traîné des pieds "pour identifier les causes de l'accident", ce qui empêche l'industrie nucléaire nippone de tirer les conclusions adéquates. La compagnie d'électricité continue ainsi de prétendre que rien ne laissait penser qu'un séisme et un tsunami aussi importants frapperaient le nord-est du Japon.

Enfin, le rapport critique les interventions directes du Premier ministre et de son équipe dans la gestion opérationnelle de l'accident : "Elle a fait plus de mal que de bien, car cela a pu entretenir la confusion, empêcher de prendre des décisions importantes et entraîner des jugements erronés".

  • N. A., avec l'AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/fukushima-un-nouveau-rapport-accable-le-gouvernement-nippon-et-tepco-23-07-2012-1784289.php

 

Commentaire:

Dans la vidéo, encore la thèse du tsunami, or la centrale a été touchée AVANT par le tremblement de terre, et çà...

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:20

une-PS-nucleaire-web

 

Les générateurs de vapeur sont des pièces cruciales pour le fonctionnement et la sûreté des réacteurs. Or différents documents EDF font état de leur fragilité sur plusieurs centrales nucléaires françaises.

Voici ci-dessous notre communiqué.

 

Vous pourrez également trouver dans ce dossier une synthèse plus détaillée rédigée par notre informateur, ainsi que les documents internes à EDF qui étayent cette analyse.

 

 

Fuites radioactives sur les réacteurs nucléaires français - Risques graves avérés sur les générateurs de vapeur

Communiqué de presse du 18 juillet


Une inspection à la centrale nucléaire de San Onofre (Californie), à l’arrêt depuis quelques mois, a révélé des dégâts importants sur les tubes de ses générateurs de vapeur, des éléments importants pour la sûreté qui servent d’échangeurs thermiques entre le circuit primaire et le circuit secondaire. La Californie est bien loin ? Certes, mais ce problème concerne aussi les centrales nucléaires françaises, dont deux ont d’ailleurs connu des accidents passés sous silence impliquant ces éléments.

Source EDF

Un grave problème à la centrale de San Onofre...


Depuis janvier dernier, la centrale nucléaire de San Onofre (Californie) est à l’arrêt suite à d’importantes fuites d’eau radioactive. Le 12 juillet, la Commission de Régulation Nucléaire (NRC) a communiqué le résultat de recherches faisant état de graves problèmes. En effet, sur l’un des réacteurs, plus de 3400 tubes des générateurs de vapeur sont sérieusement érodés et endommagés [1].


Les tubes des générateurs de vapeur sont une pièce cruciale du réacteur : c’est là que circule l’eau du circuit primaire, qui vient chauffer l’eau du circuit secondaire de manière à ce que celle-ci se transforme en vapeur qui fait tourner les turbines. L’eau du circuit primaire étant sous pression, la rupture de tubes peut mener à des fuites importantes compromettant la sûreté du réacteur ; ces fuites pourraient même mener au dénoyage des éléments de combustible [2].


Par ailleurs, l’eau du circuit primaire est fréquemment contaminée par de dangereux éléments radioactifs (tritium, plutonium...) qui s’échappent des barres de combustible. La rupture des tubes des générateurs de vapeur qui transportent cette eau provoquerait une fuite d’eau radioactive vers le circuit secondaire, avec des risques de rejets directs de radioéléments dans l’atmosphère extérieure par les soupapes de sécurité de ce circuit [3]. Celui-ci n’étant pas protégé par l’enceinte de confinement du réacteur, les risques de contamination de l’environnement sont accrus.


... qui concerne également les centrales françaises


Les problèmes survenus à San Onofre ne sont pas une particularité des réacteurs américains. Des documents internes à EDF (disponibles sur notre site), envoyés par une source anonyme, nous apprennent que deux centrales françaises ont ainsi été concernées par un accident de "rupture des tubes de générateurs de vapeur". Ce fut le cas du réacteur 4 du Blayais (Gironde) le 3 mars 1990, et, le 11 février 2006, du réacteur 4 de Cruas-Meysse (Ardèche). EDF et l’ASN cherchant à banaliser le problème dans leur communication, ce dernier événement avait d’ailleurs été présenté par l’ASN comme une simple fuite.


L’usure des tubes des générateurs de vapeur est pourtant bien connue par EDF, qui a d’ailleurs identifié plusieurs phénomènes menant à l’apparition de fissures. Une opération de bouchage des tubes les plus endommagés est en cours sur plusieurs réacteurs ; mais le remplacement proprement dit des générateurs de vapeur est si coûteux [4] qu’EDF en laisse parfois en place certains qui présentent des taux de fissuration élevés, au risque de voir survenir une fuite d’eau radioactive.


Enfin, les similitudes entre la centrale de San Onofre et les centrales françaises pourraient être encore plus importantes qu’il n’y paraît, puisqu’EDF a eu recours au même fournisseur que la centrale californienne.

 

En effet, les générateurs de vapeur de San Onofre ont été fabriqués par Mitsubishi Heavy Metal. En 2004, EDF a reconnu MHI comme "satisfaisant", suite à quoi trois générateurs de vapeur ont été installés en 2009 sur le réacteur n°1 de la centrale du Blayais [5]. La firme japonaise a également remporté en 2009 un nouvel appel d’offre pour 9 générateurs. On pourrait donc craindre d’observer au Blayais les mêmes problèmes qu’à San Onofre.


Refusons le risque !


La logique d’EDF ne prétend pas laisser de choix : soit continuer à faire fonctionner ses centrales avec une sûreté dégradée, soit engager de coûteux travaux de remplacement qui lui permettraient de justifier une extension de la durée d’exploitation des réacteurs. Nous ne voulons ni l’un ni l’autre. Entre risquer l’accident nucléaire et dilapider des milliards d’euros pour des améliorations toujours insuffisantes, il existe une solution : fermer au plus vite les centrales, en commençant par les plus anciennes, et investir massivement, dès maintenant, dans les alternatives énergétiques.

Retrouvez les documents EDF évoquant ces problèmes ainsi qu’une analyse plus détaillée rédigée par notre informateur sur notre site : http://groupes.sortirdunucleaire.org/2012-Generateurs-de-vapeur

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:14

Soutien au peuple japonais insulté par la décision de son gouvernement de redémarrer un ­deuxième réacteur malgré la grande manifestation antinucléaire qui a rassemblé 170 000 personnes deux jours plus tôt.


Lundi 16 Juillet, profitant d’un jour férié, c’est plus de 170 000 personnes venues pour l’occasion des 4 îles de l’archipel qui se sont donné rendez vous à Tokyo au parc Yoyogi, répondant à l’appel de la coordination Saroyana « Adieu l’énergie nucléaire ».

 

Le mouvement antinucléaire japonais continue à prendre de l’ampleur, malgré les déclarations mensongères du gouvernement – et derrière lui du lobby industriel - qui sont relayées par les médias.


En effet, sous couvert de neutralité, la presse dans sa majorité continue de soutenir l’industrie du nucléaire, en soulignant la prétendue menace que ferait porter une sortie de cette énergie sur l’économie japonaise. Ainsi Mastutaro Shôriki, l’ancien patron du principal quotidien japonais Yomiuri Shinbun fut aussi l’un des principaux artisans du nucléaire civil [1] .

 

Autour de Fukushima la presse régionale refuse de mener des enquêtes sur la situation sanitaire liée à la catastrophe.


Des journalistes indépendants qui devraient pouvoir travailler sereinement sans craindre une censure de la part de leur hiérarchie, sont soumis à des pressions externes. Dans une publication du 11 juillet dernier [2] Reporters sans frontière « condamne fermement le harcèlement judiciaire dont est victime, depuis mai 2012, le journaliste freelance Minoru Tanaka ». Celui ci est poursuivi en diffamation par le patron d’une entreprise de systèmes de sécurité pour centrales nucléaires et se retrouve menacé d’asphyxie financière suite à la parution d’un article titrant « Il prend sa part du gâteau nucléaire-TEPCO »


Mais, malgré ces tentatives de représailles à l’encontre de toute une profession, le bloc de désinformation se fissure.

 

A l’image du 3e quotidien du pays : Mainichi Shinbun, plusieurs médias nationaux sont décidés à informer leur lectorat sur la réalité de la situation sanitaire. Ils dénoncent les collusions entre les grands groupes du nucléaire et le monde politique.


Alors que le 5 mai 2012 le japon arrêtait totalement l’ensemble de ses 54 réacteurs, le 1er juillet soit moins de 2 mois plus tard, la compagnie Kansai Electricity Power (KEPCO), avec l’accord des autorités locales et gouvernementales, réactive le réacteur numéro 3 de sa centrale d’Ohi. La pétition appelant à l’abandon du nucléaire ayant récolté plus de 7 millions de signatures et le blocage du site par des centaines de personnes n’a pas permis d’empêcher ce redémarrage [3].


L’argument des autorités pour justifier ce redémarrage ?

 

Une possible pénurie d’électricité à cause du recours à la climatisation durant l’été. En réalité, le spectre de la pénurie est largement galvaudé [4] ; elles redoutent surtout de voir le pays s’affranchir définitivement de l’énergie nucléaire.


16 mois après l’accident de Fukushima, le mouvement japonais de contestation de l’atome ne cesse de prendre de l’ampleur après de longues années de sommeil. Les manifestations se succèdent et grossissent : 10 000 personnes au printemps 2011, 60 000 en septembre et 170 000 à présent.


Les manifestants présents le 16 juillet avouent ne pas comprendre cette décision de redémarrage qu’ils perçoivent comme une insulte.

 

Ici, de nombreuses personnes manifestent pour la première fois comme Hokino, 35 ans et institutrice dans la région de Tokyo « Jusqu’à l’accident de Fushima j’étais plutôt favorable à l’énergie nucléaire. En fait, je ne me posais pas la question, c’était comme ça. Et puis, petit à petit, après le désastre, je me suis rendu compte que le gouvernement nous a menti sans arrêt et qu’il n’a pas organisé correctement les évacuations des zones irradiées. On ne peut plus leur faire confiance. » ou Hitoshi, employé dans une maison d’édition qui s’inquiète pour son fils de 8 ans « J’ai eu très peur. Jusque-là je pensais que le nucléaire était sûr. Mais j’ai compris que le gouvernement travaille pour le lobby nucléaire, pas pour le peuple. »


Au sein de la foule plusieurs personnalités engagées pour la sortie du nucléaire sont présentes. Parmi elles, Oé Kenzaburo, le prix Nobel de littérature en 1994 et porte voix du mouvement monte à la tribune [5] :

« Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de sept millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter au cabinet du Premier ministre. Pourtant, dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de Ohi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte. Nous vivons dans le mépris. Nous devons faire tomber les mauvais objectifs du gouvernement et nous pouvons y arriver. Je crois que nous pouvons vivre sans la menace et les insultes de la politique nucléaire. Battons-nous. »


Le Réseau « Sortir du nucléaire » manifeste son soutien au mouvement antinucléaire et au peuple japonais face à la décision honteuse de son gouvernement de redémarrer aujourd’hui un second réacteur nucléaire, le numéro 4 de la centrale de Ohi.

 

Il s’agit d’un acte irresponsable alors même que la population aux alentours de Fukushima doit toujours affronter les effets aveugles de la catastrophe. Les Japonais ont souvent été décrits comme allergiques au nucléaire mais s’y étaient résignés sous les coups de la propagande orchestrée par les lobbys.

À présent ils se demandent : Pourquoi devons-nous exposer nos vies à un tel risque juste pour de l’électricité ?

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:39
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18 juillet 2012

La rédaction en français de ce livre [1] était terminée pour l’essentiel à la fin de 2009.

 

Beaucoup d’évènements plus ou moins importants pour le sujet discuté ici se sont produits depuis lors. Le sommet de Copenhague a annoncé un fonds pour financer l’adaptation des pays en développement aux effets du réchauffement global.

 

Plusieurs pays ont connu des inondations dramatiques, des incendies de forêt sans précédent ou des sécheresses exceptionnelles. Le GIEC a produit un rapport spécial confirmant que le potentiel technique des énergies renouvelables suffit amplement à couvrir les besoins de l’humanité.

 

La catastrophe de Fukushima est venue rappeler le danger majeur que l’énergie nucléaire représente pour l’humanité.

 

Certains travaux sur la « bulle de carbone » ont permis de comprendre encore mieux les motivations du lobby énergétique et son imbrication avec le capital financier. La présente édition en langue anglaise intègre ces développements.


Elle est complétée aussi sur d’autres questions. Quelques erreurs ou imprécisions ont été corrigées, et des références ont été ajoutées. L’exposé des relations contradictoires entre le développement humain et la transformation de l’environnement a été étoffé.

 

Surtout, j’ai introduit dans le texte un certain nombre de réflexions et de conclusions nouvelles, auxquelles je suis parvenu entre-temps, sur la dialectique du développement des forces productives et le fait que la crise écologique - la crise climatique en particulier- complique considérablement le passage à une société écosocialiste… tout en rendant celle-ci plus indispensable et urgente que jamais [2].


Outre ces ajoutes et ces compléments, cette préface est l’occasion de répondre à un certain nombre de remarques soulevées par l’édition en langue française.

 

Lire la suite

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:16


no-nuk.jpg
Le gouvernement PS-Verts va-t-il entériner ce nouveau délire du lobby nucléaire ?

Allant de déconvenues (en France : Superphénix, EPR, etc) en catastrophes (Tchernobyl, Fukushima), l'industrie nucléaire a besoin de faire croire qu'elle progresse malgré tout.
C'est ainsi que, en l'an 2000, est né de façon parfaitement artificielle le concept de « réacteurs nucléaires de 4ème génération ». Les vieux réacteurs des années 50 et 60 ont été rebaptisés a posteriori « réacteurs de première génération » et ceux des années 70 et 80 « de deuxième génération ».

La prétendue « troisième génération » a été inventée pour désigner les réacteurs plus récents (EPR, AP 1000), qui sont pratiquement indentiques aux précédents et dont aucun ne fonctionne à ce jour. Enfin, une fumeuse « 4ème génération » désigne des réacteurs littéralement magiques car aptes à régler la quai-totalité des problèmes rencontrés à ce jour.

En réalité, une fois mis à part quelques projets « exotiques » qui n'existeront jamais ailleurs que sur le papier, cette « 4ème génération » est tout simplement une énième tentative de faire fonctionner des surgénérateurs.
L'industrie nucléaire mondiale échoue consciencieusement dans cette voie... depuis 60 ans : cette prétendue « 4ème génération » existait déjà aux débuts de l'ère nucléaire !

Notons que, 15 ans avant Fukushima, le Japon a connu un accident grave dans sa tentative de surgénérateur à Monju (cf http://bit.ly/N1SBIn ). La France a aussi connu dans ce domaine une déconvenue gigantesque avec l'échec retentissant et ruineux de Superphénix.

De fait, l'opinion publique n'accepterait sûrement pas que le CEA gaspille des milliards dans une nouvelle tentative.
Alors le CEA change le nom - bonjour « Astrid » !

et l'emballage (« 4ème génération »), mais il s'agit encore et toujours d'essayer de faire fonctionner « un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium ».

ASTRID n'est donc que le retour de Superphénix qui, comme prévu par la légende, renait encore de ses cendres. Un nouvel échec est inévitable mais, d'ici là, beaucoup de gens et d'entreprises se mettront de l'argent dans les poches, à commencer par Bouygues, inévitable partenaire de toutes les pollutions...

Le projet ASTRID, initié par Jacques Chirac et prolongé par N. Sarkozy, continuera-t-il sous François Hollande avec l'aval du gouvernement PS-Verts ?


 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 13:16

Par Nolwenn Weiler (17 juillet 2012)


Dans la région de Fukushima, des enfants « présentent toujours une contamination de leurs urines, plus d’un an après les rejets massifs dans l’environnement », avertit l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui vient de publier les derniers résultats d’analyses réalisées dans son laboratoire.

 

Dans la province de Miyagi, voisine de celle de Fukushima, tous les enfants examinés ont des parents agriculteurs, et se nourrissent notamment des produits de la ferme. Or, l’alimentation est actuellement au Japon la première source de contamination interne à la radioactivité.


Présente au Japon depuis le début de la catastrophe de Fukushima, l’ACRO apporte aux populations locales des informations que le gouvernement et Tepco devraient normalement leur fournir.

 

Le tout récent rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’accident de Fukushima confirme un scandaleux abandon des populations pendant la catastrophe.

 

Il met aussi en avant un manque de suivi sanitaire post-catastrophe. Pour évaluer la contamination externe des citoyens (liée notamment à l’environnement), le gouvernement se base sur... des questionnaires, auxquels une partie des personnes évacuées ont répondu.

 

Quant aux contaminations internes (par l’alimentation par exemple), elles ne sont simplement plus contrôlées. Les résultats pourraient peut être effrayer les Japonais, au moment où le gouvernement a décidé de redémarrer certaines centrales nucléaires, stoppées pour contrôle suite à la catastrophe de Fukushima.


Le 16 juillet, 170 000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées à Tokyo pour protester contre la reprise du nucléaire dans le pays. Une des plus gigantesques manifestations depuis les années 1960. « Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de sept millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter chez le Premier ministre. Pourtant, dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de [la centrale de] Ohi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte », a déclaré à la tribune le prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oe [1]

 

« Certains de mes amis espèrent qu’il y aura une révolte non violente comme en Tunisie, un renversement pacifique du gouvernement », expliquait le 16 juillet un militant antinucléaire. La catastrophe de Fukushima débouchera-t-elle sur un printemps citoyen ?

A lire : Fukushima : l’équivalent d’une région française devenue radioactive

Notes

[1] Japon. Au cœur de la grande manifestation antinucléaire. Le nouvel Observateur, 16 juillet

 

 

http://www.bastamag.net/article2553.html


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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:59
mardi 17 juillet 2012
Des dizaines de milliers de Japonais ont répondu, hier, à l'appel à manifester du mouvement « Adieu l'énergie nucléaire ! ». Traumatisés, ils s'opposent au redémarrage des centrales.

Dans le parc familial de Yoyogi, du quartier branché du Shibuya à Tokyo, la foule est écrasée par un soleil de plomb. Le thermomètre affiche 32 °C. De vieilles dames agitent de petits éventails ronds frappés d'un « No nukes » en rouge. Littéralement, « pas de nucléaire ». Ils sont 170 000 manifestants selon les organisateurs, 75 000 d'après la police.

 

Des femmes et des hommes qui, comme, Akiko Ichikawa, sont venus de tout l'archipel, en ce lundi férié, pour « rendre un Japon propre à [leurs] enfants et à [leurs] petits-enfants ». C'est l'une des manifestations les plus massives depuis l'accident de Fukushima, il y a maintenant seize mois. Peut-être même l'une des plus suivies depuis les années 1970.


50 réacteurs dans l'archipel


La manifestation prend rapidement des airs de kermesse : des stands régionaux côtoient des ateliers débats sur l'énergie et des projections de documentaires. Des chanteurs de tous âges égayent l'ambiance en divers points du parc.

Satoshi Kobayashi est venu avec ses deux jeunes enfants, « pour les sensibiliser ». « Un accident nucléaire a des conséquences ineffaçables et marque à jamais un territoire », dit-il. Il marque aussi les esprits.


Tous sont traumatisés par l'accident de Fukushima, qui a conduit à l'évacuation de centaines de milliers de personnes et a rendu des zones inhabitables pour plusieurs décennies.

 

Depuis plus de trois mois, ils sont des milliers à manifester tous les vendredis, devant la résidence du Premier ministre, Yoshihiko Noda, contre le redémarrage des 50 réacteurs de l'archipel. Un seul fonctionne de nouveau, depuis le 1er juillet, à la centrale d'Ohi, dans l'ouest du Japon. Les autres ont été arrêtés, soit à cause du tsunami, soit par précaution.


Mayumi Ishida, étudiant à Sendai (nord-est), espère que la manifestation d'hier sonnera le glas du nucléaire. Si ce n'est pas le cas, il propose « un mouvement social, avec des grèves ». Ce qui serait du jamais-vu depuis des décennies.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Japon-manifestations-anti-nucleaires-monstres_3637-2097031_actu.Htm

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 13:04

 

 

 

Pour les sous-titres en français: chercher "CC"  en bas

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