Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 12:59

Début juillet 2012, à l’occasion de la signature d’un accord entre le CEA et Bouygues Construction, un projet nucléaire bien discret est sorti de l’ombre : le réacteur Astrid.


Ce prototype est le représentant de la fameuse « 4ème génération » de réacteurs : une étiquette bien moderne pour un projet qui, pourtant, n’a rien de fondamentalement nouveau. Quelles sont les caractéristiques d’Astrid ? Pourquoi l’industrie nucléaire y tient-elle autant ? Et quels sont les risques et les déboires liés à ce projet chimérique ?


Astrid, kézaco ?


Astrid : ce sigle en forme de joli prénom est censé être le prototype d’un nouveau modèle de « réacteur à neutrons rapides au sodium ». Ce réacteur dit de « 4ème génération » [1], présenté par le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) comme « une rupture technologique avec tout ce qui s’est fait jusqu’alors », n’est pourtant qu’une version à peine modifiée de Superphénix, le surgénérateur fermé en 1997 après une douzaine d’années d’activité réduite pour cause de pannes multiples.


Le projet Astrid est porté depuis 2006 par le CEA, en partenariat avec Areva, EDF, Bouygues Construction, Alstom…

 

En 2010, il avait déjà bénéficié de 650 millions d’euros dans le cadre du « grand emprunt pour les investissements d’avenir ». D’ici fin 2012, les pouvoirs publics sont appelés à décider de sa poursuite. Si tel était le cas, la réalisation du prototype de 600 MW débuterait en 2017 (la fabrication des cœurs commençant, elle, en 2016), pour une mise en service prévue vers 2020. L’exploitation commerciale de réacteurs d’un modèle comparable commencerait censément vers 2040.

 

Lire la suite

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 09:14

 

 

NUCLOGM-3f5dc.jpgPar Daniel Tanuro le Dimanche, 15 Juillet 2012

 

Une des manifestions attendue des changements climatiques est la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes :

 

sécheresses, vagues de chaleur ou de froid, précipitations abondantes et violentes, tempêtes et cyclones. Les événements de ce type sont de plus en plus fréquents à l’échelle mondiale et l’année en cours en donne une nouvelle illustration, avec des inondations graves au Japon, une vague de chaleur et de sécheresse aux Etats-Unis (état d’alerte décrété dans 26 Etats) et un temps anormalement froid et pluvieux sur une bonne partie de l’Europe, succédant à un hiver très froid également.

 

Lire la suite

 


Partager cet article
Repost0
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 13:48

Le 30 mars 2012, le ministère des Transports a approuvé le tracé des 417 kilomètres de lignes nouvelles à grande vitesse prévues entre Bordeaux et Toulouse et entre Bordeaux et l’Espagne. Ces nouveaux sillons mettent en danger des milliers d’hectares de milieux naturels et de terres agricoles.


Selon le Réseau ferré de France (RFF), le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse a une double vocation : assurer la desserte à grande vitesse entre Paris et Toulouse en environ trois heure trente et permettre à termes de relier l’Atlantique à la Méditerranée, de Bordeaux à Nice.


Le tronçon Bordeaux-Espagne répond quant à lui à la demande de l’Union européenne de réaliser un axe ferroviaire à grande vitesse entre l’Espagne et le nord du continent. Si les Conseils régionaux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, dirigés par des alliances PS / EELV, sont d’ardents défenseurs des Grands projets ferroviaires du Sud-Ouest (GPSO), un réseau d’associations s’y oppose. La Sepanso, fédération régionale des associations de protection de la nature d’Aquitaine, dénonce les atteintes à l’environnement : « L’ouverture de ces nouvelles saignées en dehors des corridors de transport existants aurait pour conséquence la stérilisation de milliers d’hectares de milieux naturels, forêt et terres agricoles, doublée d’une fragmentation durable de l’espace traversé […]. 155 sites à forts enjeux écologiques, parmi lesquels 12 sites Natura 2000, risquent d’être impactés » [1].

Stérilisation des milieux naturels

La Sepanso conteste aussi la gestion des transports : « L’Aquitaine, et en particulier la région bordelaise, est submergée par un trafic de poids lourds en transit Nord-Sud, sans cesse croissant, aux multiples nuisances et qui ne nous paraît plus supportable. La priorité, pour les Aquitains, est la maîtrise de ce trafic de marchandise, notamment par un transfert modal de la route vers le rail. Or, le projet de LGV Bordeaux -Toulouse, destiné principalement au trafic de voyageurs, ne répond pas au problème posé aux Aquitains du développement incontrôlé de ce trafic de poids lourds. Pire, il détournerait d’importantes ressources financières et naturelles ».


Quant à l’Union régionale CGT d’Aquitaine, elle conteste le montage financier du projet : « Les 3 branches LGV sont appelées à être financées au moyen d’un « Partenariat-Public-Privé » (PPP) où la majorité du financement et des risques seraient publics tandis que les marges générées par l’exploitation de l’ouvrage seraient privées […].

Au regard des nouvelles incertitudes financières et institutionnelles, du désengagement sans précédent de l’Etat et de la Communauté européenne sur ce projet et de la logique de déréglementation que sous-tend le choix du PPP et de mise en concession, le groupe CGT ne pense pas opportun pour la Région Aquitaine de souscrire au projet LGV » [2].

Des solutions alternatives existent

Mais c’est par son financement que ce projet pourrait échouer. Une étude à l’initiative d’ALTernative LGV, coordination d’élus du Lot-et-Garonne, compare pour la branche Bordeaux-Toulouse du projet GPSO la rénovation de l’actuelle ligne et le projet de RFF de nouvelle LGV. Plusieurs éléments sont largement en faveur de la rénovation. Tout d’abord, 175 hectares de terres agricoles gelées en Lot-et-Garonne contre 2 700 hectares pour la nouvelle ligne. Ensuite, trois fois moins d’énergie avec un TGV à 220 km/h sur une voie réaménagée qu’avec un TGV sur une LGV à 360 km/h.

 

Enfin, une différence de coûts sans appel : 2,7 milliards pour le projet de rénovation contre 10 milliards pour la nouvelle ligne. Tout cela pour un écart de temps entre Bordeaux et Toulouse évalué entre 17 et 6 minutes. Cela ne fait rien, RFF s’entête ! La mobilisation sur le terrain est assumée par des associations créées pour cette occasion. Citons l’association Très Grande Vigilance en Albret, coordonnée avec d’autres associations du même type au sein de la Coordination 47. Ou le Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade) qui incarne la lutte contre la LGV en Pays basque. Multiplication des réunions publiques, manifestations importantes, y compris dans de petites villes, rassemblements devant les Assemblées territoriales…


La mobilisation de proximité démontre à la fois l’hostilité des habitantes et des habitants et la détermination des opposants, ces derniers ayant lancé de multiples recours juridiques contre le dossier. Alors que l’ensemble des collectivités territoriales est appelé à contribuer au financement, certaines d’entre elles – les Conseils généraux du Gers et du Lot-et-Garonne, « travaillés au corps » – refusent maintenant de payer.

Plusieurs associations mobilisées

Pour Alternative libertaire, la question posée est celle du modèle de développement. Les véritables enjeux du projet GPSO sont flagrants : mettre en place un maillage ferroviaire entre les grandes métropoles européennes, au détriment d’un aménagement du territoire conçu à partir des besoins des populations locales. Peu importe que l’essentiel des transports des personnes se réalise dans la vie quotidienne, sur des distances assez courtes, dans des conditions qui ne cessent de se détériorer.


Seul compte le développement capitaliste qui veut des transports internationaux. L’ensemble des financements potentiels est mobilisé pour ces infrastructures gigantesques, offrant au passage d’immenses opportunités de profits aux Bouygues et consort…


De nombreux élus locaux, sensibles à la révolte de leurs administrés, prennent position contre la LGV. Mais les appareils politiques de droite, comme du PS sont unanimes pour défendre les intérêts des multinationales. Quant à EELV, englué dans la défense de ses intérêts de parti, elle balance aux orties tous ses discours sur le nucléaire, sur Notre-Dame-des-Landes, sur les nouvelles LGV… pour quelques maroquins ministériels.

Un modèle de développement irrationnel

En 1880, Paul Lafargue lançait son mot d’ordre « travailler deux heures par jour ». Cent trente ans plus tard, avec l’explosion de la productivité, les capitalistes parviennent à nous imposer de lourdes journées de travail pour les uns et l’exclusion pour les autres… en nous faisant réaliser des tâches sans intérêt social ! Il est totalement irrationnel de vouloir gagner une heure pour se rendre de Toulouse à Paris quand cela se traduit par du travail sans utilité sociale, par une destruction de l’environnement et quand la justification réelle du projet est la course au profit.

 

Il est plus que temps de changer de cap, d’orienter le développement vers la satisfaction des besoins réels de la population.


Concernant le projet GPSO, la prochaine étape importante sera le lancement de l’enquête d’utilité publique fin du premier semestre 2013. La mobilisation sur le terrain, organisée par ce réseau d’associations, reste l’élément clef pour faire échouer ce projet.


Jacques Dubart (AL Agen)


[1] www.sepanso.org

[2] www.cgt-aquitaine.com

 

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article4892

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:32

Le gouvernement a décidé de relancer deux réacteurs à Fukui, dans l'ouest du pays. Le Tokyo Shimbun, quotidien antinucléaire, dénonce une décision politique, sans garanties quant à la sûreté, comme s'il ne s'était rien passé à Fukushima.


26.06.2012 | Tokyo Shimbun

 

"Je tiens à remercier la préfecture de Fukui pour avoir pris cette décision", a déclaré le Premier ministre Yoshihiko Noda lors de sa conférence de presse. Mais comment ose-t-il exprimer des remerciements pour une initiative qui nous expose à nouveau au danger ? Depuis le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, notre pays essaie de changer. La vie humaine doit être notre priorité absolue, et nos régions doivent être réaménagées pour mieux résister aux catastrophes naturelles. Pour ce faire, chacun de nous était prêt à changer de mode de vie.

 

Autoriser le redémarrage des réacteurs dans les conditions actuelles est une erreur.

 

Le nouveau Japon que nous cherchons à bâtir ne saurait y voir le jour. Tout d'abord, nous n'avons pas encore élucidé l'enchaînement des faits qui a provoqué l'accident de Fukushima. Personne n'en a encore assumé la responsabilité. Et personne n'a vraiment présenté d'excuses. C'est dans cette confusion que le redémarrage va se faire.

 

La décision du redémarrage des réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale d'Ohi a fini par être prise lors d'une réunion à laquelle ont assisté le Premier ministre et le ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Yukio Edano. Il n'y a rien à redire au fait que la remise en service des réacteurs relève en définitive d'une décision politique. Mais encore faut-il que celle-ci soit scientifiquement fondée, de façon à être assez convaincante aux yeux des riverains.

 

Or, les normes de sûreté sur lesquelles repose la décision du redémarrage ont été improvisées en seulement deux jours par l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (AJSN), qui relève du ministère de l'Economie. Comment le peuple japonais pourrait-il avoir confiance dans des normes de sûreté établies par l'Agence même qui est au cœur de l'accident de Fukushima ? D'autant plus qu'il est prévu que celle-ci soit prochainement remplacée par un nouvel organisme indépendant. La loi régissant ce nouvel organisme de contrôle tarde à être adoptée. 

 

Une décision politique prise au mépris de la sécurité 

 

En attendant, il n'existe pas  dans notre pays de règles applicables à la sûreté nucléaire. Pourtant, sur la base d'une simple prévision de la compagnie Kansai Electric Power [Kepco, compagnie d'électricité gestionnaire de la région du Sud-Ouest et propriétaire de la centrale Ohi], qui a déclaré unilatéralement que cet été la production d'électricité serait inférieure de 14,9 % à la demande, la décision du redémarrage s'est inexorablement imposée. Les abris antisismiques devant faire office de centres de commande en cas d'urgence et le système de ventilation filtrée ne seront pas en place avant 2015, et les digues ne seront achevées que l'an prochain.

 

Par ailleurs, il n'est pas prévu de procéder à de nouvelles études sur les failles situées aux environs de cette centrale, alors même que des experts ont récemment signalé la possibilité que des glissements de terrain endommagent les réacteurs. En dépit de cette politique déplorable, le peuple continue à espérer que les choses changent. Le gouvernement a élaboré un plan détaillé d'économies d'électricité qu'il a longuement présenté pour solliciter la collaboration de chaque citoyen - cette demande a été acceptée de bon cœur.

Le nombre de foyers qui utilisent les panneaux solaires et les piles à combustible augmente.

 

Les Japonais ont pris l'habitude de s'habiller plus léger pour utiliser modérément le climatiseur. Arroser le sol de l'entrée, accrocher un fuurin [clochettes] à nos fenêtres pour entendre le vent qui passe sont autant de savoir-faire séculaires permettant de survivre à la chaleur estivale. L'important est de nous délivrer de notre dépendance excessive à l'électricité. De plus en plus de personnes commencent à prendre plaisir à réduire leur consommation d'électricité : chaque jour, en surveillant son compteur, on constate le fruit de son effort. Quant aux entreprises, il est peu probable qu'elles renoncent à leur politique d'économies d'énergie dans la mesure où celle-ci contribue à réduire leurs dépenses. 

 

Le Japon doit devenir une économie verte 

 

La prospérité économique ne repose pas sur la production nucléaire, mais sur la durabilité. Une puissance technologique comme le Japon doit prendre la tête du secteur de l'économie verte. Pour ce faire, nous devons fixer à quarante ans la durée maximale de vie d'un réacteur et profiter de ce délai pour perfectionner les techniques d'exploitation des énergies renouvelables. Pendant cette période de transition, on pourra recourir à l'énergie hydraulique et thermique, construire dans tout le pays de petites centrales électriques faisant appel à des technologies comme le charbon propre [la clean coal technology qui produit très peu de polluants et de gaz à effet de serre].

 

Le Japon doit également utiliser la chaleur de récupération, développer ses techniques de stockage de l'électricité et exploiter davantage des ressources comme la biomasse et la géothermie, dont il dispose en abondance. L'avenir de l'économie japonaise repose sur les technologies d'économie d'énergie, qu'il n'a cessé de développer.

 

Les Japonais commencent à avoir une bonne compréhension des problèmes qui se posent dans les régions où sont implantées les centrales nucléaires. Nous devons soutenir ceux qui vivent près du danger, car une vie qui repose sur l'argent du nucléaire ne peut pas tenir. Il est important, pour les uns comme pour les autres, de revoir notre schéma de dépendance vis-à-vis de l'électricité et de procéder à une refonte radicale du système. 

 

Les réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale d'Ohi vont être remis en service, et nous craignons qu'à cela ne succède le redémarrage d'une série de centrales comme celle d'Ikata, à Shikoku, ou de Tomari, à Hokkaido. Car c'est l'ensemble du Japon, pas seulement les régions où se trouvent les centrales, qui revendique plus de sécurité et de tranquillité. 

 

Il nous faut comprendre Fukushima, et aller au-delà des leçons que nous pouvons en tirer. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons enfin panser les blessures de Fukushima. Au-delà du pour ou contre le nucléaire, nous allons bâtir un Japon nouveau et durable.


http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/26/le-retour-impose-du-nucleaire 

 

 

Les anti éclipsés par les médias

 

Depuis l'accident de Fukushima,

la mobilisation antinucléaire ne faiblit pas. Une pétition exigeant un référendum national sur l'énergie nucléaire s'est ajoutée aux manifestations. Elle a rassemblé quelque 320 000 signatures, mais la demande a été rejetée par l'Assemblée de Tokyo le 18 juin.

Trois jours plus tôt, environ 11 000 manifestants se sont rassemblés devant le domicile du Premier ministre pour contester le redémarrage de la centrale d'Ohi. Mais les grands titres nippons ont très peu parlé de ce rassemblement. Seul le Tokyo Shimbun, journal de centre gauche qui s'est prononcé pour une sortie progressive du nucléaire, l'a mentionné dans sa réponse aux courriers des lecteurs.   

 

 

 

 

Plus d'une centaine de lettres demandant des explications sur le fait que nous n'avions pas traité cet événement nous ont été adressées. Nous vous indiquons qu'il ne s'agissait aucunement d'une quelconque censure ; faute de coordination, nous n'y avions pas envoyé de journaliste, et nous regrettons de ne pas avoir été présents sur ce sujet", indique-t-il.

Par ailleurs, dix-sept ans après l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo commis par la secte Aum (13 morts), l'arrestation du dernier fugitif, le 17 juin, largement relayée par certains journaux, a donné la sensation d'"éclipser" la question du redémarrage d'Ohi, ce qui a provoqué de multiples réactions sur les réseaux sociaux.

 

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:11

Le verdict de la commission d'enquête sur l'accident de la centrale nucléaire Daiichi, en mars 2011, est sans appel : les responsabilités se situent clairement dans les rangs du gouvernement et chez l'opérateur Tepco.

06.07.2012 | Ysana Takino | Courrier international

 

Le verdict est tombé le 5 juillet au soir : l'accident de Fukushima est dû à la négligence humaine et aurait pu être évité. Voilà ce qui fait les gros titres des quotidiens japonais ce vendredi 6 juillet.

 

Cette affirmation figure dans un rapport établi par une commission d'enquête mandatée par le Parlement. Constituée de dix experts indépendants (journaliste, sismologues, avocats, médecins etc), cette commission a eu le pouvoir exceptionnel de convoquer tour à tour l'ancien Premier ministre Naoto Kan et d'autres membres du gouvernement, les dirigeants de Tepco, ainsi que des responsables de l'Agence de sûreté nucléaire (ASN). Au total, 1 167 personnes ont été auditionnées au cours de cette enquête qui a duré un peu plus de 900 heures.


Le rapport réfute radicalement les propos de Tepco [Tokyo Electric Power, l'opérateur du site], qui a toujours soutenu que l'accident s'était produit à cause du tsunami, dont l'ampleur était imprévisible. Le rapport reconnaît également officiellement que la thèse selon laquelle les réacteurs ont été endommagés par le séisme avant l'arrivé du tsunami doit sérieusement être considérée.


"Le contenu de ce rapport est affligeant.

 

Il témoigne de l'irresponsabilité de Tepco et des autorités. Personne n'a été capable de penser et d'agir concrètement" déplore le quotidien régional Fukushima Minyu. La commission critique en effet sévèrement et le gouvernement et Tepco.


Elle reproche à Tepco et à l'ASN d'avoir volontairement fermé les yeux sur les risques de tsunami et de séisme, et de ne pas avoir renforcé la sécurité de la centrale alors même qu'ils avaient été avertis du risque par des experts auparavant.


Quant au gouvernement, il n'a pas pris de mesures suffisantes pour protéger la population de la radioactivité.

 

Selon un sondage effectué par l'Asahi Shimbun auprès de 10 000 personnes évacuées à cause de l'accident nucléaire, 80 % des personnes interrogées ignoraient que les réacteurs avaient explosé, le jour où l'accident s'est produit.


De plus, aux yeux de la commission, la zone d'évacuation établie par le gouvernement a été fixée sans fondement scientifique. La délimitation du périmètre d'évacuation puis son élargissement au fur et à mesure – d'abord fixée à 3 kilomètres autour de la centrale Daiichi, elle a été successivement élargie à 10, puis à 20 kilomètres – a semé la confusion au sein de la population. La commission a également jugé trop élevée la limite d'exposition aux radiations – 20 millisieverts par an – fixée par le gouvernement.


"L'accident de Fukushima n'est pas terminé, conclut le rapport de la commission cité par le Mainichi Shimbun. L'enquête devra se poursuivre, afin d'éclaircir les points qui restent obscurs, et tirer toutes les leçons de cette catastrophe".

 

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2012/07/06/fukushima-une-negligence-humaine


Partager cet article
Repost0
7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:59

Type : Chaîne

En circulation depuis : Novembre 2008

 

Une chaîne écolo ?

Grâce au net, participez à la sortie sur grand écran du film d'un réalisateur sans moyen ! C'est ce que propose un message hélas obsolète...

Vous êtes nombreux à avoir reçu, ces derniers temps, un message vous invitant à visionner la bande-annonce d'un film écologique afin qu'il puisse sortir en salle.


Un simple coup d'oeil sur Allociné suffit à montrer que le film en question existe bel et bien bien, et qu'il est déjà sorti en salle le 5 novembre 2008 ! (Il est même disponible en DVD depuis le 26 octobre 2009.)
 
Autrement dit, même s'il était possible que le visionnage de la bande-annonce aide le film à trouver un distributeur (ce qui est douteux), le message en question est périmé - sort commun à beaucoup de chaînes.
 
N'ayant pas vu le film, nous ne sommes pas en mesure de vous dire s'il a tendance à "confondre militantisme et propagande", comme l'a affirmé Télérama , mais nous pouvons constater que ses auteurs n'ont pas choisi la façon la plus écologique d'en faire la promotion.
 
Ne serait-ce que parce que que la transmission de chaînes consomme beaucoup d'énergie, et contribue donc forcément au réchauffement climatique, au même titre que le spam...

 

http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/nos-enfants-nous-accuseront

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:34

 

 

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:10

blog -nucleaire facon Hollande
de : Stéphane Lhomme
mardi 3 juillet 2012 - 23h50

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault va demander cet après-midi un vote de confiance à l’Assemblée nationale, puis au Sénat.

 

Il est impensable que des parlementaires qui se disent écologistes accordent leur confiance à ce gouvernement productiviste et, surtout, totalement pronucléaire.

 
En effet, conformément aux positions de M. Hollande, le gouvernement Ayrault se situe dans la plus parfaite continuité de la politique pronucléaire et productiviste imposée en France depuis des décennies.
Ainsi :
- le chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche) se poursuit malgré les milliards déjà gaspillés et en attendant de nouveaux surcoûts et de graves malfaçons couvertes par l’Autorité de sûreté nucléaire.
 
- la construction de lignes électriques THT (Très haute tension) se poursuit dans l’Ouest pour évacuer l’électricité qui sera produite par l’EPR si hélas il est un jour mis en service. Qui plus est, ces travaux ont lieu sur fond de répressions et de violences policières à l’encontre des citoyens courageux qui tentent de s’opposer au saccage de leur région par ces lignes. Le "changement" promis par M. Hollande est difficilement perceptible à moins que les matraques et les gaz lacrymogènes "de gauche" soient moins douloureux...
 
- le chantier du réacteur de fusion nucléaire ITER, projet dénoncé par trois Prix Nobel de Physique et dont l’échec est d’ores et déjà certain, se poursuit hélas lui aussi avec de graves atteintes à l’environnement de la Provence et malgré d’insupportables surcoûts.
 
- le chantier du Laser mégajoule (en Gironde), installation qui doit hélas servir à mettre au point une nouvelle génération d’armes atomiques, se poursuit lui aussi malgré de lourds surcoûts et sans le moindre débat national sur la pertinence de la "dissuasion nucléaire". On notera d’ailleurs que l’ancien premier ministre Michel Rocard a été dissuadé de maintenir sa position contre l’arme atomique.
 
- le projet fumeux de réacteur ASTRID, abusivement dit "de 4ème génération", qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle tentative de faire fonctionner un surgénérateur, se poursuit hélas aussi. Cette tentative est vouée à l’échec comme les précédentes, qu’il s’agisse par exemple de Superphénix en France ou de Monju au Japon.
 
- les réacteurs de plus de 30 ans continuent à fonctionner alors qu’ils ont dépassé la durée de vie prévue à l’origine par EDF et malgré leur état très dégradé, dénoncé par exemple par les travailleurs précaires qui en assurent tant bien que mal la maintenance.
 
- 58 réacteurs, qu’ils aient plus ou moins de 30 ans, continuent à fonctionner en France alors que la catastrophe de Fukushima a démontré, s’il en était besoin, que ce parc atomique fait courir à la France et à l’Europe les pires dangers.
 
- L’ouverture par Areva de la mine géante d’uranium d’Imouraren a été annoncée le 11 juin dernier par M Hollande, recevant le président du Niger (un ancien cadre d’Areva !), au détriment de l’environnement de ce pays et en déplaçant des populations présentes depuis la nuit des temps. Il s’agit clairement de la continuation pure et simple de la politique néocoloniale connue sous le nom de la Françafrique.
 
Hormis la question cruciale du nucléaire, le gouvernement Hollande-Ayrault se distingue par une recherche vaine et absurde de la "croissance", sans comprendre que celle-ci ne reviendra jamais sur une planète - en particulier dans les pays industrialisés - dont les ressources sont en voie d’épuisement.
 
D’ailleurs, la continuation de projets aussi absurdes que gigantesques, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, montre bien l’aveuglement total des politiques qui sont hélas poursuivies par le nouveau gouvernement.
 
Enfin, le récent "débarquement" de Mme Bricq du ministère de l’écologie a montré que le gouvernement privilégiait les intérêts des multinationales du pétrole au détriment de la protection de l’environnement et du développement des énergies renouvelables.
 
La présence au gouvernement de deux ministres dits écologistes ne fait plus illusion puisque l’une - Cécile Duflot - a apporté sa caution au débarquement de Mme  Bricq, et l’autre - Pascal Canfin - n’a pas démissionné après la décision d’exploitation de la mine d’Imouraren, évènement qui concerne directement son portefeuille (le "Développement").
 
Les groupes parlementaires écologistes à l’Assemblée nationale et au Sénat ont été consentis par le Parti socialiste. En votant la confiance à ce gouvernement qui bafoue tous les engagements écologistes, les parlementaires d’EELV confirmeront qu’ils sont totalement soumis au PS...
et uniquement préoccupés par leurs carrières politiciennes.

Stéphane Lhomme


Directeur de l’Observatoire du nucléaire
Ex-candidat à la primaire d’EELV
Communiqué du mardi 3 juillet 2012

  http://stephane-lhomme.blogspot.fr

Partager cet article
Repost0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:01

Par Nolwenn Weiler (28 juin 2012)


20 milliards d’euros : c’est le montant annuel des niches fiscales grises – qui favorisent directement ou indirectement la pollution. Parmi leurs heureux bénéficiaires : le secteur de l’aviation avec l’exonération de taxe intérieure sur l’énergie pour l’aviation (3,5 milliards d’euros dont 1,3 pour les vols intérieurs) ; le transport routier avec le remboursement partiel de la taxe intérieure sur l’énergie (300 millions d’euros) ou encore les agrocarburants (196 millions d’euros).

 

« Aujourd’hui en France, on subventionne trois fois plus le problème climatique que sa solution », s’insurgent la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) et le Réseau Action Climat (RAC-F), dans un courrier adressé au Président de la République et aux parlementaires. Soutenues par de nombreuses associations et personnalités, les deux organisations appellent à la fin des « subventions à la pollution ».

 

Elles plaident également pour la mise en place d’une véritable fiscalité écologique. Avec par exemple l’éco-taxe poids-lourds, ou encore l’indemnisation kilométrique vélo, qui existe en Belgique.

 

Le gouvernement, qui prépare actuellement le budget 2013, ferait bien de piocher des idées dans cet appel. Les ministres et élus de la majorité présidentielle peuvent aussi jeter un œil à un rapport du Sénat sur les prélèvements obligatoires et leur évolution. Publié en octobre 2011, et dirigé par une certaine Nicole Bricq, ce rapport titrait un de ses chapitres : « Incohérence, le rendre-vous manqué de la fiscalité écologique ». Subira-t-il la même « promotion » que l’ancienne ministre de l’Écologie ?

En savoir plus:

PDF - 762.1 ko
Partager cet article
Repost0
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:18
*

Mercredi 6 juin, une trentaine de militants ont occupé une route sur la commune du Chefresne (Manche), afin de bloquer l’accès des camions au chantier de la ligne THT.


En tête le maire de la commune, Jean-Claude Bossard, a réclamé le respect d’un arrêté municipal en date du 29 février 2008 qui interdit le passage de la ligne THT à moins de 500 mètres des maisons. Le ton est rapidement monté, et le maire ainsi que cinq autres militants ont été arrêtés par la gendarmerie et placés en garde à vue. Ils en sont ressortis au bout de dix heures sans qu’aucune charge sérieuse ne soit retenue contre eux.


Pour protester contre cette arrestation arbitraire, les dix élus de la communes réunis en conseil municipal le vendredi soir, ont décidé de ne pas organiser le premier tour des législatives.


Et alors que le préfet les avait réquisitionnés, ils sont allés jusqu’à démissionner en bloc le samedi soir. Le premier tour des législatives s’est donc tenu dans la commune avec des élus démissionnaires.


Ces résistances sont la suite de l’occupation des arbres qui dure depuis le 29 mars dernier. En effet, des militants ont construit des plateformes et campent dans les arbres sur un terrain qui appartient au maire, depuis que les élagueurs se sont présentés pour abattre les arbres à l’emplacement des futurs pylônes et ainsi permettre la construction sur 160 km de la ligne THT, qui devrait acheminer l’électricité produite par l’EPR de Flamanville.


Le NPA soutient toutes les résistances qui visent l’arrêt de l’EPR et de sa ligne THT. Alors si la route de vos vacances passe par le sud manche, n’hésitez pas à aller saluer les militants anti-THT au Chefresne.

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg