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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:49
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Non contents d’avoir fait de la France le pays le plus nucléarisé du monde, les différents gouvernements, de droite comme de gauche, projettent de faire de notre pays le leader de la « fusion nucléaire ».


Deux installations concrétisent l’ambition nucléaire de la France : ITER [1] implanté à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) et le Laser Mégajoule (LMJ) sur la commune du Barp en Gironde. Les projets de recherche sur la fusion cherchent à utiliser l’énergie produite par la fusion de noyaux d’hydrogène, réaction particulièrement difficile à maîtriser [2] .

Le Laser Mégajoule et L’ITER

L’objectif du LMJ est de recréer les conditions thermodynamiques d’une explosion de bombe atomique pour valider les logiciels de simulation d’armes nucléaires. Et ainsi de contourner le traité international sur les essais nucléaires. Le chantier est à ce jour largement entamé, même si la fin des travaux a été reportée à 2014.


Le programme ITER associe la Russie, les États-Unis, l’Union européenne, le Japon, la Chine, la Corée et l’Inde. Son objectif est d’« arriver à maintenir une réaction de fusion nucléaire pendant… six minutes ». À ce jour rien ne prouve que l’homme soit jamais capable de maîtriser la fusion nucléaire. Le 9 novembre 2012, le Premier ministre a signé le décret « autorisant l’Organisation internationale ITER à créer une installation nucléaire ».


Ces deux chantiers sont de grande ampleur. Le bâtiment destiné au LMJ représente 140 000 mètres carrés de locaux. Le site ITER à Cadarache s’étend sur 180 hectares et a nécessité le déblaiement de 2,5 millions de mètres cubes de roche. Ces installations utiliseront des équipements ultra sophistiqués : faisceaux de lasers, aimants supraconducteurs, installations de confinements, de mesure… qui vont consommer d’énormes quantités d’eau – ITER utilisera chaque année près de 3 millions de mètres cubes d’eau – et d’énergie : « Pour démarrer ITER, il faut disposer de 500 MW, […] pendant une dizaine de secondes […]. De façon permanente, l’installation a besoin de 120 MW » [3]

Quelle opposition ?

Au delà des coûts et des risques environnementaux de ces installations expérimentales, nous entendons dénoncer la logique qui les justifie : développement de nouvelles armes de destruction massive, fuite en avant dans un modèle énergétique hyper centralisé, quand les enjeux de notre temps sont ceux des économies d’énergies et des énergies décentralisées renouvelables.


Les oppositions à ces projets s’expriment au sein du mouvement antinucléaire : l’association Tchernoblaye et le Réseau sortir du nucléaire tentent d’exprimer le rejet du LMJ. En mai 2004, 500 personnes manifestaient au Barp dans le cadre du Tour de France pour sortir du nucléaire. Quant à la manifestation de 2 000 personnes organisée en novembre 2007 à Marseille par le Collectif stop ITER, elle démontre, elle aussi, les difficultés à mobiliser en France contre le lobby nucléaire. Et pourtant la permanence d’une mauvaise opinion sur le nucléaire dans le pays n’est plus à démontrer.


Jacques Dubart (AL Agen)


[1] International Thermonuclear Experimental Reactor : réacteur thermonucléaire expérimental international

[2] C’est l’énergie à l’œuvre au cœur du soleil

[3] Le Monde du 5 décembre 2003

 

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5262

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:33

4 avril 2013 :

Après avoir contaminé le Japon en lui vendant le combustible MOX qui a fondu dans le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi, Areva s’apprête sans aucun scrupule à envoyer de nouveau la même substance mortifère vers les centrales japonaises. En solidarité avec le peuple japonais, le Réseau « Sortir du nucléaire » demande l’annulation de ce convoi absurde et dangereux et appelle à la mobilisation. 


Areva le pollueur récidive sans scrupules

Il y a deux ans, trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi ont subi une explosion nucléaire et leurs cœurs sont entrés en fusion, dispersant dans l’eau et dans l’air des radioéléments qui ont contaminé des régions entières pour des siècles. En particulier, le réacteur n°3 contenait depuis quelques mois du MOX, un dangereux combustible à base de plutonium qui sortait tout droit des usines françaises d’Areva.Le cynisme n’a pas de limites pour Areva. Après avoir contribué à la contamination massive, puis s’être fait pompier-pyromane en décrochant le marché de la dépollution des eaux radioactives de Fukushima [1], elle se prépare maintenant à envoyer de nouveau du MOX au Japon !

Un transport imminent et honteux

En janvier 2011, une cargaison de MOX fabriquée à l’usine MELOX (Marcoule) avait été livrée à l’usine Areva de La Hague pour un envoi vers les réacteurs de Fukushima Daiichi 3, Hamaoka 4 et Takahama 3. Prévu pour avril 2011, le convoi avait été annulé du fait de l’accident nucléaire. Or selon des informations de Greenpeace confirmées par Areva, le MOX devrait bientôt reprendre la route du Japon après deux ans d’entreposage à La Hague. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer avec quasi-certitude que le convoi devrait quitter le port de Cherbourg dans la semaine du 14 au 19 avril.


Le MOX est destiné au réacteur 3 de la centrale de Takahama, que Kansai Electric Power (KEPCO) souhaite remettre en marche dès juillet 2013. Mais l’autorité de sûreté japonaise a exigé la réalisation de travaux obligatoires avant toute autorisation de redémarrage. Or KEPCO a annoncé que ceux-ci ne s’achèveraient pas avant mars 2015. Dans un pays meurtri par l’accident, alors que les associations japonaises se battent contre le redémarrage des réacteurs, cet envoi honteux et absurde de MOX n’a donc aucun sens. Mais Areva s’en moque, ne tenant compte que de ses intérêts étroits : respecter ses engagements commerciaux et se débarrasser coûte que coûte d’un combustible qui s’use si l’on ne s’en sert pas [2]


Le MOX : un combustible dangereux et une supercherie qui entretient le mythe du recyclage des déchets radioactifs

Après utilisation dans les réacteurs, le combustible nucléaire usé est « retraité », une opération qui consiste uniquement à en séparer les différents éléments radioactifs. Seul le Plutonium 239, qui ne représente qu’une infime partie de ceux-ci, est effectivement réutilisé, entre autres pour la fabrication de bombes… et du MOX, combustible extrêmement dangereux et toxique [3].


Loin du mythe du recyclage et d’une gestion maîtrisée, le retraitement est un leurre. L’industrie nucléaire est en réalité incapable de gérer ses déchets ainsi que l’ensemble des matières radioactives qui s’accumulent depuis des décennies. Il en va de même d’un bout à l’autre de la chaîne du combustible, dont chaque étape (extraction, enrichissement, utilisation dans les réacteurs, retraitement…) engendre des pollutions radioactives, nécessite des transports dangereux, expose les populations à des risques inacceptables et produit des déchets qui resteront radioactifs et nocifs pendant des milliers d’années.


Inacceptables en France, ces risques ne doivent surtout pas être imposés aux autres pays par le lobby nucléaire français, et encore moins dans un pays subissant une telle catastrophe ! Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige l’annulation de ce convoi honteux et appelle, en solidarité avec peuple japonais, à la mobilisation contre ce nouveau transport.


 


Contacts presse :

Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06

Laura Hameaux - 06 85 23 05 11

Chargée de communication Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

Notes

[1] http://www.lepoint.fr/monde/la-methode-d-areva-pour-decontaminer-l-eau-de-fukushima-04-05-2011-1326704_24.php

[2] Le combustible MOX doit être utilisé rapidement après avoir été produit : cinq mois de vieillissement entraînent déjà une perte de 3% de sa durée d’utilisation : http://www.wise-paris.org/francais/rapports/transportpu/030219TransPuRapport_Annexes.pdf.

[3] Selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, inhaler une dizaine de microgrammes de plutonium déclenche un cancer mortel. L’utilisation de MOX dans les centrales accroît les risques, dans la mesure où ce combustible est particulièrement « réactif ». Par ailleurs, une fois utilisé, le combustible MOX est quatre à cinq fois plus chaud et radioactif que les combustibles classiques et doit refroidir 100 ans de plus. Enfin, rappelons que 5 kilos de plutonium peuvent suffire à fabriquer une bombe.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/areva-mox-japon

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 11:35

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Environnement mardi 02 avril 2013
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Le 22 mars, la cour administrative d’appel de Nantes a condamné l’Etat à rembourser la part des frais de ramassage des algues vertes restant à la charge de quatre communes des Côtes-d’Armor (Saint-Michel-en-Grève, Plestin-les-Grèves, Tréduder et Trédrez-Locquémeau) pour 2010, soit environ 123 000 €.


Les communes avaient saisi la justice, considérant qu’elles n’avaient pas à être doublement victimes des marées vertes, écologiquement et financièrement.

 

La cour d’appel a notamment remarqué qu’il est « constant et non contesté que les pollutions d’origine agricole des eaux superficielles et souterraines en Bretagne constituent la cause principale de la prolifération des ulves sur le littoral… ».

 

Carences de l’État

 

Mais aussi que « les carences de l’État dans la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale destinée à protéger les eaux de toute pollution d’origine agricole sont établies ; que ces carences sont constitutives d’une faute de nature à engager sa responsabilité ».

 

Dans son arrêt, la cour note aussi que s’il y a bien eu des programmes d’action depuis 2003, « les résultats ne sont pas démontrés… Ils ne seront pas en mesure, compte tenu de la nature et de l’ampleur des pollutions existantes liées aux carences sus-décrites, d’améliorer la situation avant de nombreuses années ».

 

Ces quatre communes ont deux autres procédures en cours, sur les frais engagés en 2011 et 2012.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Ramassage-des-algues-vertes-l-etat-condamne-a-payer_55257-2179477_actu.Htm

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:04
foutaises
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VIVAS Esther 28 mars 2013
  

Lutter pour l’environnement peut coûter cher. Nombreux ont été les assassinats et les disparitions d’activistes écologistes. Sombath Somphone, du Laos, est l’une de ces victimes.

 

Pablo Solón, directeur de Focus on the Global South, l’a rappelé hier, lors de l’inauguration de l’ « Espace Climat » du Forum social mondial (FSM) qui se déroule en ce moment à Tunis.


Pour la première fois, une édition du FSM compte avec un espace spécifique et permanent pour analyser les causes et les impacts du changement climatique, échanger les expériences et débattre sur de nouvelles stratégies afin d’affronter la crise écologique actuelle. Il s’agit de l’ « Espace Climat », porté par près de 40 organisations écologistes du monde entier, comme La Via Campesina, Focus on the Global South, le Groupe ETC, Ecologistas en Acción, ou encore ATTAC France, parmi d’autres.


Le changement climatique est un élément central dans la crise systémique du capitalisme, il menace l’avenir de la vie sur la planète et met clairement en lumière l’incapacité du modèle actuel à le résoudre réellement. Face au changement climatique, les gouvernements, les institutions internationales et multinationales coïncident à appuyer à fond sur l’accélérateur et à parier sur une série de fausses solutions technologiques qui, au lieu de résoudre la crise, vont au contraire l’approfondir encore plus.

 

Ils promeuvent également des solutions de marché pour se remplir les poches avec l’achat et la vente d’émissions de gaz à effet de serre. La nature devient ainsi une marchandise de plus, une source de profit masquée par une rhétorique verte sans contenu réel. Un vert qui ressemble à celui du dollar et non à celui de la nature.


Les organisateurs de l’« Espace Climat » n’y vont pas par quatre chemins car le temps joue contre nous et la planète :  

 

« Nous avons perdu trop de batailles importantes dans la lutte pour la justice climatique et il nous reste peu de temps pour éviter que la Terre Mère et l’humanité se précipitent dans le gouffre. Le changement climatique provoque déjà 400.000 décès par an. ». Mais ils soulignent aussi l’espérance et la nécessité de la mobilisation en affirmant que « nous avons besoin d’action si nous voulons changer l’avenir ».


Nous voyons aujourd’hui comment la crise économique aggrave encore plus la crise climatique, énergétique et alimentaire. Les mêmes qui ont spéculés avec les hypothèques « subprime » ; les fonds à risque, les compagnies d’assurance, etc., sont ceux qui accaparent aujourd’hui les terres et spéculent avec la nourriture. Tout est bon pour faire du profit : l’eau, les semences, la terre, les céréales. Comme l’affirmait Nnimmo Bassey de Oil Watch International à la clôture de l’inauguration de l’Espace Climat : « Il est temps d’intensifier les luttes et de créer des alliances ». Tel est également l’engagement ratifié par les nombreux assistants. Comme le dit la chanson : « Le peuple uni ne sera jamais vaincu ! ».

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 11:45
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 12:49
Bougie3
Nucléaire samedi 30 mars 2013

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Outre Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne des centrales françaises, promise à la fermeture d’ici à fin 2016 par François Hollande, Greenpeace a inscrit sur sa liste noire les sites du Blayais (Gironde), du Bugey (Ain), de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme), estimant que ces centrales sont tout aussi dangereuses.

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Quatre centrales devant lesquelles les militants se sont réunis ce samedi matin.

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Plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont déroulé, ce samedi matin, des banderoles, où était inscrit le mot Fessenheim, aux abords des centrales nucléaires du Bugey, du Tricastin, de Blaye et de Gravelines pour demander leur fermeture.

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Aussi dangereuses que Fessenheim

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Dans l’Ain, devant la centrale du Bugey, une vingtaine de militants ont déroulé une pancarte sur un chevalet, dans le calme et sans incidents, tandis que d’autres militants tenaient une banderole indiquant « Bugey = Fessenheim, fermez là aussi ». De même, au Tricastin, aux abords de la centrale, une vingtaine d’autres militants ont déroulé une banderole « Fessenheim », sans incidents.


Devant la centrale de Gravelines, près de Dunkerque, une quinzaine de militants de Greenpeace étaient rassemblés après avoir collé des bandeaux sur les panneaux d’entrée de la ville où il est écrit Fessenheim. Par ailleurs, une petite manifestation a été organisée aux abords de la centrale de Blaye, située à quelque 50 km au nord de Bordeaux, en bordure de l’estuaire de la Gironde.


Démantèlement = emplois


« Il va bien falloir un jour démanteler les centrales, celle du Blayais a trente ans. Rien que le démantèlement permettra d’avoir du travail pendant dix ans », a déclaré le coordinateur de Greenpeace Bordeaux, joint par téléphone. Par cette activité symbolique sur quatre sites, Greenpeace « rappelle que Gravelines, Bugey, Tricastin, Blayais font partie, comme Fessenheim, des cinq centrales nucléaires françaises à fermer en priorité » face aux risques naturels et terroristes notamment.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Nucleaire.-Greenpeace-ajoute-4-centrales-sur-sa-liste-noire_55257-2178705_actu.Htm

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:34

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Avec un peu de retard (la déclaration est datée du 9 mars), la Coordination Stop-nucléaire publie un texte qui rhabille les adeptes de la « transition énergétique » et de la « sortie progressive du nucléaire ».

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Le Réseau Action Climat, le Réseau Sortir du nucléaire, EELV, WWF, Greenpeace, Les Colibris de Pierre Rahbi ou Négawatt, les organisations « écologistes » tellement « raisonnables » en prennent pour leur grade.

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Il y a effectivement une « légère » contradiction à considérer que le nucléaire est un danger extrême et une calamité environnementale... et en revendiquer la continuation jusqu'en 2035 ou 2040 !  Surtout sachant qu'il est probable qu'une nouvelle catastrophe se produise d'ici là. Et que, de toute façon, la continuation du nucléaire signifie celle du pillage et de la contamination du Niger, du business uranifère avec les dictateurs d'Asie centrale, de la production de déchets radioactifs, entre autres horreurs...
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Communiqué de la Coordination Stop-nucléaire : http://bit.ly/YCnj2F   
Texte d'Antoine C (Cooordination Sud-Est) : http://bit.ly/YyLoKP  
Source: SDN

Greenpeace veut fermer (seulement) 4 centrales nucléaires en plus de Fessenheim

Jolie action de Greenpeace qui a organisé une projection publique dont l' « écran » n'était autre qu'un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim. Par contre, la séance était à 5 heures du mat, il faudrait retravailler la programmation ! Trêve de plaisanteries, le message était que, outre Fessenheim, Greenpeace revendique la fermeture urgente de 4 autres centrales : Blayais, Bugey, Gravelines et Tricastin. Voilà qui contente à moitié l'Observatoire du nucléaire dont le siège se trouve à égale distance de la centrale du Blayais et de celle de Golfech... dont Greenpeace ne demande pas la fermeture urgente.

Cela fait un peu penser au Réseau Sortir du nucléaire qui revendique la fermeture des réacteurs 1 et 2 de Chinon, mais pas des réacteurs 3 et 4 ! Ces curieux "antinucléaires" semblent vouloir relever le concours de ridicule lancé par l'industrie nucléaire avec, en particulier, la « guéguerre nucléaire » entre EDF et Areva (cf revue de presse de la semaine dernière). Mais ne boudons toutefois pas l'action spectaculaire de Greenpeace, en souhaitant que cette association revendique bientôt la fermeture urgente des 58 réacteurs français : le Japon a bien réussi à fermer ses 54 réacteurs en environ un an !


Dossier de Greenpeace : http://bit.ly/14xiOe2 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:28

 

Bougie3

 

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Bon, bien sûr, c'était un dimanche à midi.

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Bien sûr, il s'agit d'un record ponctuel atteint grâce à des circonstances favorables. Bien sûr. Mais la marche en avant des énergies renouvelables est implacable alors que les pronucléaires s'accrochent désespérément à leurs arguments éculés. Par exemple, ils en sont encore à rappeler que le solaire ne produit pas la nuit : ils ignorent donc que, au même moment, la consommation d'énergie est au plus bas car... la plupart des gens dorment !

Les pronucléaires en sont encore à prétendre que la production des renouvelables est « négligeable par rapport au nucléaire » alors que, désormais, EDF doit parfois arrêter des réacteurs du fait de l'afflux massif d'électricité allemande renouvelable... et bien moins chère que l'électricité atomique (cf revue de presse 35) ! Et alors que, désormais, la production mondiale d'énergie renouvelable est le double de celle du nucléaire.

Notons enfin que, lors de ce joli record (70% de l'électricité produite était d'origine renouvelable), la production des 9 réacteurs nucléaires allemands encore en service correspondait aux exportations germaniques d'électricité... en particulier vers la France ! Donc, concrètement, près de 100% de la consommation d'électricité en Allemagne étaient couverts par les renouvelables.

 
Pendant, outre les tares bien connues de l'atome (risques, déchets, contaminations, etc), la France s'entête avec le nucléaire dans une impasse sur les plans industriel et économique, et social. Et, au fond d'une impasse, il y a toujours un mur... 

 

 Article en allemand : http://www.heise.de/tp/blogs/2/153991   
« Mehr als zwei Drittel grüner Strom »
Traduction « googlesque » : http://bit.ly/10Ujbfp  
Source: Observatoire du nucléaire
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:38
nuke 1

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Par Simon Gouin (29 mars 2013)


Y-a-t-il plus de tritium – de l’hydrogène radioactif – dans les eaux de la Manche que dans celles du Pacifique, à proximité de la centrale de Fukushima ?

 

C’est ce qu’affirme l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui a mesuré, le 17 octobre 2012, une concentration en tritium de 110 becquerels par litre d’eau dans la baie d’Ecalgrain. A quelques pas de de l’usine Areva de La Hague, dans la Manche.


Une quantité anormale : l’ACRO relève habituellement moins de 27 becquerels par litre d’eau. « En dix ans de surveillance mensuelle à Goury (ndlr : au cap de la Hague), de 1998 à 2007, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ) n’a jamais mesuré de concentration supérieure à 33,3 Bq/L », écrit l’association dans son communiqué.

 

L’ACRO rappelle également que la concentration naturelle de tritium est de l’ordre de 0,1 Bq/L.


Parmi les mesures qu’elle effectue régulièrement, l’entreprise Areva, qui exploite le site de la Hague, dit n’avoir rien remarqué d’anormal. Ses installations nucléaires rejettent des effluents liquides radioactifs directement dans la mer, au large. Une pratique encadrée par des autorisations spécifiques. L’idée est de diluer ces liquides radioactifs dans les eaux de la Manche, afin de les rendre inoffensifs. Peu importe que les rejets radioactifs se déplacent ensuite, au gré des courants, le long des côtes de la Basse-Normandie.


« Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine, indique Greenpeace. L’organisation environnementale cite un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen, qui conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année. « Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague », ajoute l’ONG.


Mais pour le chef de l’Autorité de sûreté nucléaire, Simon Huffeteau, le taux de tritium mesuré par l’ACRO n’est pas inquiétant. « C’est une valeur qui est ponctuelle, qui ne représente pas d’enjeu sanitaire », explique-t-il. Une valeur ponctuelle pourtant largement supérieure aux mesures effectuées début mars, dans les eaux du Pacifique à proximité de Fukushima (13 Bq/l) et au large (3 Bq/l). Que s’est-il donc passé à la Hague, s’interroge l’ACRO ?


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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 14:44
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

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La loi sur le « bonus-malus » énergétique votée le 11 mars, instaurera une tarification progressive sur l’électricité et le gaz en 2016. Les ménages consommant peu auront du bonus, les gros consommateurs seront pénalisés par un malus.

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Le gouvernement PS-EÉLV donne ainsi l’illusion d’agir en faveur de la sobriété énergétique. Illusion, car tous les ménages n’ont pas les moyens d’isoler leur habitation. Les moins bien logés vont donc supporter les pénalités, par exemple les locataires HLM qui n’ont pas le pouvoir de choisir leur chauffage ou de décider de travaux.


Une vraie politique sociale et écologique aurait commencé par lancer un programme d’aide à l’isolation pour diminuer les besoins en énergie. C’est le contraire qui est fait puisque Cécile Duflot, ministre EÉLV, a réduit de moitié son plan de rénovation des logements : 500 000 au lieu de 1 million. Et la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, joue la voyante extralucide en annonçant que 75 % des ménages auront du bonus… De plus, excepté pendant la période hivernale, la loi n’interdit toujours pas les scandaleuses coupures de gaz et d’électricité.


Pour une écologie radicale


Tant que le secteur de l’énergie sera privatisé, soumis à la concurrence, tant que les usagerEs et les salariéEs ne décideront pas de la gestion et des choix de production et de consommation, les capitalistes s’enrichiront avec nos factures, pas gênés par des gouvernements qui appliquent des mesures culpabilisantes et inefficaces.


Le NPA revendique :


– une politique écologique et sociale pour économiser l'énergie
– la production d’énergie localisée et propre, sans nucléaire ni gaz de schiste
–  la réquisition des grandes entreprises du secteur de l’énergie et leur intégration dans un service public décentralisé et démocratique contrôlé par les salariéEs et la population.


Ce service public garantirait le droit à l'énergie à toutes et tous grâce à la gratuité pour les usages de base, et combattrait le gaspillage et les abus par une tarification fortement progressive.


CorrespondantEs commission nationale écologie

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

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  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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