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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 14:59

a-1-500-bruts-par-mois-les-spie-sous-traitants-du-nucleaire23 09 11 Sous traitance nucleaire

Par Philippe Billard (24 avril 2012)


Philippe Billard, ancien sous-traitant du nucléaire, et porte-parole de l’association Sous-traitance/Santé dans le nucléaire et la chimie, relate sa rencontre avec un ancien collègue spécialisé dans les interventions très exposées à la radioactivité.

 

Atteint d’un cancer, celui-ci hésite à monter un dossier de demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Il est fatigué et isolé.

 

Aujourd’hui, je suis allé à la pêche. En sortant du parcours, j’ai rencontré un ancien salarié sous-traitant du nucléaire EDF. Nous avons discuté de choses et d’autres. Notamment de jardinage, car il vient d’acquérir un jardin ouvrier sur une des berges de la Valmont, rivière sur laquelle je m’évertue à faire nager mes mouches.


Nous avons parlé de travail car nous avons travaillé dans la même centrale pendant des années, à Paluel. Il m’a expliqué qu’il a subi deux cancers graves qui ont failli l’emporter : un cancer de la vessie qui s’est ensuite installé sur la prostate et autres organes situés dans cette région du corps. Il n’a pas fait de démarches pour que ces cancers soient reconnus comme des maladies professionnelles. Il m’a dit ne pas l’avoir fait car il était, et est encore, fatigué de sa maladie.


Une dose annuelle admissible hallucinante


Mais surtout, il lui a été dit que cela ne pouvait pas venir de ses expositions aux rayonnements ionisants, ni même d’une contamination interne (ingestions de poussières). On lui a dit que cela pouvait venir de l’amiante. Il a donc compris qu’il lui serait difficile de gagner la partie et il a abandonné.

 

Il s’est retrouvé seul face à la maladie et face aux médecins qui ne l’ont pas aidé mais plutôt dissuadé de faire valoir ses droits. C’était en 2008. Je lui ai proposé mon aide et il m’a semblé méfiant. Mais son épouse était plus à l’écoute.


Nous avons parlé des conditions de travail dans les centrales nucléaires et il m’a rappelé que nous avions travaillé ensemble, à l’époque où la dose annuelle admissible (quelle honte : admissible !!!) était de 50 millisieverts à l’année et qu’il a ramassé grave car il était « jumper » dans les générateurs de vapeur (ndlr : Les Jumpers ont pour mission de se faufiler dans les tuyaux qui relient le réacteur et le générateur de vapeur pour placer un bouchon qui permet de pouvoir ensuite entretenir la canalisation.

 

L’opération ne doit pas durer plus d’une minute et demie, tant la radioactivité est forte à ces endroits. En quelques secondes, les jumpers absorbent la dose de rayonnement de toute une année).

Il m’a rappelé qu’il a assisté à des choses inhumaines : des salariés sous contrats précaires posaient ces fameuses trapes en laissant les appareils de mesure à l’extérieur des générateurs de vapeur.


L’accident nucléaire au quotidien


Voilà une fois de plus, je croise un « ancien sous-traitant du nucléaire » et il est malade. Rien que sur Fécamp, c’est le troisième que je rencontre qui a un cancer. L’un d’eux monte son dossier de reconnaissance de maladie professionnelle, aidé par un cancérologue à l’hôpital de Rouen. Les deux autres, fatigués, ne veulent rien faire pour le moment.


Cette industrie, ce lobby du nucléaire a vraiment pris de l’avance sur les salariés et quand je vous dis que la sous-traitance est l’effacement des traces, ce ne sont pas que des conneries ! Quand nous demandons un recensement des salariés passés dans le nucléaire pour connaitre leur état de santé, soigner, aider et obtenir réparation, c’est bien parce que ce nucléaire fait beaucoup de victimes qui se retrouvent seules avec la maladie à combattre. Avec finalement un seul droit : souffrir.


Combien de malades du nucléaire y a-t-il exactement ? Et allons-nous les laisser seuls ? Voilà bien une priorité quand on parle du nucléaire. Quand est-ce que les Français vont réagir face à cet accident nucléaire quotidien que vivent les salariés de la sous-traitance ?


Philippe Billard

 

http://www.bastamag.net/article2331.html

 

 

 


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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 08:59
TEAN 144 Une
21 janvier 2012
 

Avec lui, les grands médias audiovisuels semblent découvrir un ouvrier, un vrai, survivant d’une classe sociale qui aurait disparu avec la mondialisation. Philippe Poutou est candidat à l’élection présidentielle pour le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Métallo et syndicaliste CGT à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), il a la lourde tâche de succéder à Olivier Besancenot comme porte-drapeau de la gauche qui se veut révolutionnaire. Basta ! l’a interrogé sur son projet.



 

Basta ! : Vous êtes le seul candidat à être ouvrier et syndicaliste. Est-ce que vous pensez que cela joue dans la manière dont on vous considère à travers cette campagne ? [1]


Philippe Poutou : Être candidat d’un courant d’extrême gauche, c’est déjà être vu différemment. Quand, en plus, vous travaillez comme ouvrier dans une usine, vous êtes confronté à un côté hautain, voire à du mépris social. Cela s’est vu à l’émission de Laurent Ruquier (« On n’est pas couché » sur France 2, ndlr) : c’est qui cet ouvrier qui sort de nulle part ? À 40 ans, si tu es à l’usine, tu es considéré comme un looser. Tu n’as pas de Rolex… Le mépris social est cependant moins violent sur un plateau télé, où vous êtes invité en tant que candidat à la présidentielle, que dans l’entreprise. La violence et l’humiliation quotidiennes, comme ce qui s’est passé à France Télécom, c’est la réalité du monde du travail, de ceux qui sont au boulot comme de ceux qui n’en ont plus.


Créer une société coopérative (Scop) apparaît de plus en plus comme une alternative pour reprendre une entreprise en difficulté. L’économie sociale peut-elle, selon vous, constituer une alternative au capitalisme ?


C’est une solution dans l’urgence. S’il n’y a pas d’autres alternatives, autant la tenter, montrer que des salariés organisés et solidaires peuvent se passer du patron. Est-ce une alternative au système ? Cela paraît peu crédible : une coopérative évolue dans un contexte capitaliste soumis à une forte concurrence. La vraie solution, c’est de se débarrasser des rapports de production capitalistes. Les coopératives peuvent être autant de brèches qui, si elles se multiplient, reposent la question du pouvoir économique et politique.


Le NPA propose d’augmenter le Smic à 1 600 euros net. Comment faire en sorte que la majorité des PME, qui sont loin de réaliser les profits des multinationales du CAC 40, soient en mesure de le verser à leurs salariés ?


De l’argent, il y en a ! On le voit pour le CAC 40 ou l’augmentation des grandes fortunes. La France compte cette année 11 milliardaires de plus ! 300 euros de plus pour tous, dans toutes les entreprises, signifie de faire payer les plus gros et les plus riches. Derrière, se pose la question des caisses de solidarité financière abondées par les grandes entreprises pour financer l’ensemble. Les employeurs nous répètent que dès qu’on augmente les salaires, on met en difficulté les comptes de la boîte. Nous demandons donc la transparence des comptes. Cette transparence permettra d’apprécier la réalité des difficultés financières d’une entreprise et d’engager la discussion. Idem chez les commerçants et les artisans. Les difficultés d’une entreprise ne doivent en aucun cas justifier des atteintes au droit social. Aujourd’hui, la priorité est que l’entreprise s’en sorte. Résultat : on augmente les cadences, on baisse les salaires. Les gens vont mal, se rendent au boulot à contrecœur, les liens sociaux sont détruits, personne ne fait plus confiance. Nous devons inverser cette tendance pour retrouver le goût de vivre et de travailler ! Des gens mieux payés, moins pressurisés, peuvent contribuer à relancer la machine.


Que pensez-vous de la TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy ?


La TVA sociale est une escroquerie. Cette mesure prépare la suppression des cotisations sociales patronales. C’est une attaque en règle contre le système de Sécurité sociale. Cela fait des années que l’on nous explique que le coût du travail doit diminuer, et que l’on multiplie les exonérations. En attendant, ni l’emploi ni les salaires ne progressent. Autant de recettes qui ne rentrent pas dans les caisses. Derrière, c’est la population qui paiera. La solution, c’est de supprimer tous les cadeaux fiscaux dont profitent essentiellement les grosses entreprises : alors que le taux de l’impôt sur les sociétés est de 33,3 %, les entreprises du CAC 40 ne paient en moyenne que 8 %, contre 28 % pour les très petites entreprises ! Dans ce cas, nous sommes réformistes : placer l’impôt sur les sociétés à 50 %, instaurer un impôt sur le revenu et sur la fortune fortement progressif. Bref, faire payer les riches. Même en appliquant un programme qui n’est pas révolutionnaire, nous pouvons largement améliorer les conditions de vie.


Peut-on être ouvrier et écologiste ?


Je fabrique des boîtes de vitesse pour des voitures très polluantes, le 4X4 Explorer de Ford. Cela ne m’empêche pas d’être favorable à la sortie du tout-automobile. Mais il faut une perspective crédible. Le boulot d’un ouvrier dépend souvent d’une activité très polluante. Du coup, sa priorité, c’est de défendre son boulot. Regardez la position de la CGT énergie, qui défend le nucléaire au nom de l’emploi. Il n’est pas sûr que tous les salariés qui bossent dans une centrale rêvent d’y travailler toute leur vie. La question est : quelle transition vers quel boulot et pour quel revenu ? Au NPA, nous sommes désormais les seuls à être catégoriquement pour la sortie du nucléaire, dans un délai de dix ans. Le parti (Europe écologie-Les Verts, ndlr) censé porter cette question ayant fait tant de compromis qu’on ne sait plus trop où ils en sont. Remplacer 75 % de la production électrique, cela signifie développer les énergies renouvelables, rénover des logements mal isolés et en finir avec une consommation d’énergie aberrante. C’est aussi pour cela que nous défendons les transports publics gratuits.


Au risque de vous mettre au chômage ?


Nous pouvons fabriquer des bus ! Les patrons n’arrêtent pas de nous dire que nous sommes flexibles, que nous ne ferons pas ce boulot toute notre vie, que nous devons nous adapter. Nous sommes prêts à la reconversion économique et écologique ! Nous sommes des métallos : fabriquer des boîtes de vitesse ou des engrenages d’éoliennes, là n’est pas le problème. Si nous avons le souci d’améliorer la vie des gens, il y aura du boulot !


Comment vous positionnez-vous dans le débat actuel sur le protectionnisme européen ?


Produire en France… C’est vrai que c’est à la mode, mais c’est devenu difficile. Une voiture, par exemple, même si elle est assemblée en France, ses composants électroniques sont fabriqués à Taïwan ou autre part en Asie, et le moteur est construit encore ailleurs. C’est comme le nucléaire « français » avec de l’uranium produit au Niger. Et l’idée que les salariés d’un pays pourraient être protégés par des gens qui se moquent depuis des années des plans de licenciements, c’est n’importe quoi ! On protège quoi et qui ? Que ce soit un protectionnisme réac de droite, ou le protectionnisme de gauche invoqué par Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon, en réalité, c’est la protection du capitalisme. La question n’est pas de protéger un peuple, mais de protéger les peuples. Cela passe par une expropriation des banques : que tout le système bancaire et de crédit soit public, contrôlé par les usagers et la population, pour faire en sorte que cet argent réponde à des besoins sociaux et au développement économique. Nous ne devons pas avoir peur de la mondialisation mais, au contraire, discuter de l’internationalisation. Le protectionnisme laisse croire qu’il y aurait un salut, pour les salariés et les patrons ensembles, à l’intérieur des frontières. C’est un piège.


Existe-t-il une convergence européenne de la gauche anticapitaliste ? Quel lien entretient le NPA avec d’autres mouvements européens proches ?


Les organisations anticapitalistes existent – au Danemark, au Portugal, en Grèce, en Allemagne –, et elles organisent des rencontres internationales, mais les forces sont inégales. Le NPA (environ 5 000 adhérents, ndlr) est l’une des organisations les moins faibles d’Europe. Ce qui est inquiétant et révèle la faiblesse du mouvement révolutionnaire et anticapitaliste.


Comment voyez-vous les nouveaux mouvements qui émergent – Indignés ou « Occupy Wall Street » ?


Ce sont des mouvements importants et surprenants – 70 villes occupées aux États-Unis ! Ils révèlent une résistance sociale qu’on ne voyait pas avant. Cela fait partie des choses qui me rendent optimiste : une jeunesse qui cherche des voies pour se battre, en dehors des syndicats et des partis traditionnels. En France aussi, la colère sociale est là, mais de manière plus dispersée. Il y a une grande méfiance exprimée – et justifiée – vis-à-vis des partis et des syndicats. Un réseau entre ces mouvements et des organisations qui partagent leur combat doit se mettre en place, et une discussion s’engager pour arriver à rendre plus crédible la riposte des peuples.


Alors que les marchés financiers sont pointés du doigt, que le capitalisme débridé est de plus en plus critiqué, que les analyses énoncées par une partie de la gauche – Attac, par exemple – il y a dix ans se sont révélées juste, comment expliquez-vous que les candidats à la gauche du PS n’attirent pas davantage d’électeurs ?


Nous vivons un paradoxe : chacun voit bien que les responsables de la crise sont les banquiers, les traders ou les spéculateurs, même si certains s’accrochent à l’idée que les fautifs seraient les immigrés. Mais les courants anticapitalistes n’en sortent pas plus costauds. Le mouvement syndical est aussi affaibli. La crise fait des dégâts énormes dans la tête des gens. Quand on ne va pas bien, quand on souffre, on n’a plus de repères. Et beaucoup d’efforts sont déployés pour diviser les opprimés.


Comment expliquez-vous l’apparente attirance de Marine Le Pen pour une partie de l’électorat, notamment populaire ?


Nous ne devons pas nier l’influence du FN, mais il y a aussi un écœurement général, le sentiment de n’être représenté par personne. La moitié de la population ne vote plus et rejette tout ! Marine Le Pen, comme Nicolas Sarkozy, joue au sauveur : votez pour moi mais ne bougez pas, vous allez voir ce qui va se passer, je reviens au franc et cela va vous sauver… Le FN n’a pas soutenu le mouvement sur les retraites. Marine Le Pen joue sur la démagogie et son côté antisystème. Les discours anti-immigrés, anti-sans-papiers continuent de fonctionner chez des gens pris dans cette idée de concurrence entre les opprimés. Nous, salariés et ouvriers d’en bas, nous devons prendre nos affaires en main et ne pas donner un chèque en blanc à ceux qui sont du côté des privilégiés, dont Marine Le Pen fait partie. Nous pouvons inverser le cours des choses pour que les opprimés retrouvent la voie de la solidarité.


La convergence de la crise sociale, d’une possible réélection de Sarkozy, de la présence assez forte du FN, ne doit-elle pas obliger les forces de gauche qui aspirent à changer le système à se regrouper ?


Avec Lutte ouvrière, nous avons en commun la dénonciation du capitalisme et donc la division peut paraître difficilement justifiable, mais il y a un désaccord sur le type de parti à construire, que nous souhaitons large et ouvert. Quant au Front de gauche, il pense qu’il peut faire bouger François Hollande sur sa gauche. Soit c’est se bercer d’illusions, soit c’est juste tacticien. Il n’est pas question de nous refaire le coup de la gauche plurielle. François Hollande ou DSK sont autant liés avec les Bolloré et les Lagardère que Sarkozy. Anticapitaliste, ce n’est pas un mot au hasard : veut-on s’en prendre aux grandes fortunes et à la spéculation financière ? Avec le PS, on ne pourra pas le faire. Mais c’est vrai qu’à l’avenir la question d’une unité avec le Parti communiste, le Parti de gauche et LO est nécessaire. Le premier enjeu sera d’empêcher que la TVA sociale ne passe, pas de courir derrière Hollande.


Recueillis par Ivan du Roy et Agnès Rousseau

Notes

[1] Le candidat du NPA avait, mi-janvier, recueilli 335 promesses de parrainages sur les 500 nécessaires pour être candidat à la magistrature suprême. Son prédécesseur, Olivier Besancenot, avait recueilli 4% des suffrages à l’élection présidentielle de 2007.


* Paru sur Basta ! le 21 janvier 2012 sous le titre « La TVA sociale est une escroquerie » : http://www.bastamag.net/article2059.html

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 13:57

 À l’entrée de Cattenom, les grévistes ont installé banderoles et barbecue 

Les salariés de SPIE, sous-traitant du nucléaire, sont en grève sur plusieurs sites, notamment dans les centrales de Cattenom et Fessenheim.


Un piquet de grève devant la centrale nucléaire de Cattenom pour un arrêt de travail annoncé comme « illimité » : les salariés de l’entreprise SPIE ont cessé le travail depuis avant-hier. Même chose à Fessenheim en Alsace, Cruas en Ardèche ou sur le site de Centraco dans le Gard, là où l’explosion d’un four avait fait un mort et quatre blessés graves en septembre dernier.

À l’appel de la CGT, les ouvriers de ce sous-traitant du nucléaire, ont débrayé pour réclamer de meilleures conditions salariales. « Ce n’est pas un mouvement spontané, précise José Andrade, délégué CGT SPIE France, nous avons déposé un cahier revendicatif à la direction qui tarde à nous répondre. »

À l’entrée de Cattenom, les grévistes ont installé banderoles et barbecue. Très déterminés, ils disent être 90 à avoir cessé le travail sur 110 salariés présents sur le site. Des informations contredites par la direction de la centrale qui s’est rapprochée de celle de SPIE : « Ils sont 175 agents dont 65 grévistes », affirme Didier Fortuny, directeur délégué à Cattenom.
Lequel assure que le mouvement est sans incidence pour l’instant. « La tranche 1 est en fin d’arrêt programmé. Le rechargement du réacteur aura lieu en fin de semaine pour un couplage au réseau début mai. »

Les SPIE ont en charge la logistique dans la centrale, ce qui recouvre de très nombreuses activités de maintenance : décontamination, tri, évacuation des déchets. « C’est eux qui prennent 80 % des doses, complète José Andrade, avec des conditions de vie indignes. »
Payés 1500 € bruts par mois. Selon le délégué, la durée de vie d’un salarié dans une entreprise sous-traitante est de « trois ans. Le cheptel nucléaire, la viande à rem [Rem : unité de mesure de la radioactivité], est renouvelé par tiers.
Avec ce fonctionnement, avec quelles compétences on va assurer les centrales de demain ? » Hier après-midi, David Guillon directeur de SPIE s’est rendu à Cattenom pour rencontrer une délégation et aujourd’hui, la CGT du nucléaire organise une manifestation nationale à Paris pour revendiquer un statut unique pour tous les salariés du nucléaire.
republicain-lorrain.fr, 18 avril 2012

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 13:00
eric b

En lisant l’interview par les lecteurs de Rue89 de Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l’Environnement et actuelle porte-parole de Nicolas Sarkozy, on remarque des erreurs factuelles importantes.


On aurait pu imaginer que l’accident et ses conséquences avaient été longuement analysés par les décideurs d’un pays qui dépend aussi fortement de l’énergie nucléaire. Ce n’est malheureusement pas le cas. L’incompétence est criante de la part d’une personnalité qui, par ses fonctions passées, devrait être bien informée sur les thématiques environnementales.

Les Français, « marchands de mort »

NKM réduit le voyage de Sarkozy à Tokyo vingt jours après la catastrophe à un témoignage de solidarité au peuple japonais. Elle omet de préciser que le Président y allait également, ou peut-être même surtout, en tant que VRP du nucléaire. Dans son discours du 31 mars 2011, celui-ci déclarait :

« Je voudrais dire que l’effroi devant la violence de la nature a été redoublé lorsque cela même qui aurait dû vous en protéger, je veux dire le progrès technologique, loin de représenter un secours, a fait naître de nouveaux risques. Ne perdons pas pour autant confiance dans la capacité des hommes à se protéger du malheur et à rester maîtres de leur destin. »

Depuis ce voyage express, les Français ont discrètement reçu le surnom de « shi no shônin », « marchands de mort », dont la mission est de préserver le commerce du MOX à n’importe quel prix, même au cœur de la pire crise humanitaire. Je l’ai entendu de mes propres oreilles !

Mensonge vérifiable, mensonge acceptable

Interrogée par les riverains, NKM reconnaît le mensonge de Nicolas Sarkozy, répété à plusieurs reprises, notamment durant son discours à Caen. Elle tente alors de le justifier en disant que tous les journalistes connaissaient l’emploi du temps de leur visite au Japon.

A l’UMP, si un mensonge est facile à dégommer, on peut le proférer dans un meeting électoral devant plusieurs milliers de personnes !

 

« Une zone interdite qui doit faire une cinquantaine de kilomètres »

 

Madame Kosciusko-Morizet pense que la zone interdite « doit faire une cinquantaine de kilomètres autour de Fukushima ». Elle n’est en fait que de 20 km. Il y avait récemment encore une zone dite d’évacuation volontaire de 10 km supplémentaires.

 



Fukushima-ken, un département face à l’accident nucléaire (Rémi Scoccimarro)

 

« Personne ne va à Fukushima »

 

On peut aller à Fukushima. Fukushima n’est pas qu’une préfecture (un département) de 2 millions d’habitants, c’est aussi une grande ville du même nom qui comptait près de 300 000 habitants avant la catastrophe nucléaire.

Cette ville, située à une cinquantaine de km du Pacifique et de la centrale de Fukushima-I, n’a jamais été interdite mais beaucoup d’habitants l’ont quittée pour mettre leurs enfants à l’abri dans d’autres régions du pays. La raison de cet exode ? Les taux de radioactivité y sont excessifs et les radionucléides ont envahi parcs, jardins et cours d’écoles et contaminé les produits alimentaires.

Eva Joly et son équipe y ont mesuré la radioactivité

Eva Joly est la seule candidate à l’élection présidentielle à être allée dans le département et la ville de Fukushima. En octobre 2011, elle a rencontré de nombreux citoyens accablés par l’accident nucléaire et ses conséquences : des mères de famille, des parents et grands-parents d’enfants malades des radiations et contaminés au césium ; des bénévoles qui se relaient avec un courage acharné au sein du CRMS (Citizens’ Radioactivity Measuring Station), ce centre que la Criirad a équipé d’un appareil capable de mesurer le taux de contamination du corps entier (« whole body counting »).


Tout au long de ses déplacements, madame Joly et son équipe ont mesuré la radioactivité. Partout, elle était excessive. Partout des espaces, des champs, des fermes, étaient condamnés. Je suis bien placée pour en témoigner : j’ai accompagné Eva Joly dans son périple.

Ma visite dans la zone interdite...

Il y a des gens qui vont dans la zone interdite. J’en suis. En février 2012, afin de pouvoir témoigner de la tragédie, j’ai accompagné une famille japonaise amie dans la petite ville de Futaba, à moins de 2 km de la centrale N°1. Bien sûr, il nous a fallu revêtir une combinaison de protection, des gants et des protège-chaussures, porter un masque léger et un bonnet.


Maison intacte mais contaminée, devenue inhabitable, à Futaba, dans la zone interdite (Janick Magne)

Nous portions un dosimètre enregistreur permettant de connaître notre irradiation et un compteur Geiger pour vérifier la radioactivité en temps réel des endroits dans lesquels nous nous trouvions (petite précision pour la ministre, qui semble penser qu’un compteur Geiger ne sert pas à calculer la radioactivité).

Bien sûr, nous n’étions pas autorisés à rester plus de cinq heures sur place ni à nous approcher de la centrale. Mais j’y suis allée et je ne suis pas la seule. Il y a eu plusieurs témoignages sur le sujet en français.

... et celle d’Eric Besson

Le ministre de l’Industrie Eric Besson, du même gouvernement que madame Kosciusko-Morizet, a pénétré dans la zone interdite en février. Il avait fait sourire (en plus de révolter) les Français du Japon lorsque, masqué et en tenue de protection complète, méconnaissable, il déclarait devant les caméras qu’il était « rassuré ».

NKM, en affirmant que « personne ne va sur les lieux de la centrale, à part les gens qui y travaillent », admet de ne pas être au courant que son collègue s’y est rendu. Il est pour le moins aberrant de constater qu’il n’y a pas eu de consultation entre la ministre de l’Environnement et le ministre de l’Industrie au sujet de cette visite.

Comment se peut-il qu’un ministre se rendant sur le lieu du plus important accident nucléaire de ces 25 dernières années ne fasse pas de débriefing de sa visite aux ministres du gouvernement d’un pays obtenant 75% de son électricité par l’atome ? 

A propos de l’ex-premier ministre japonais

 

L’ex-premier ministre Kan (qui a démissionné en août), dont Nathalie Kosciusko-Morizet cite un proverbe (« les vrais amis sont ceux qui viennent sous la pluie »), et qui avait reçu Nicolas Sarkozy le 31 mars 2011 à Tokyo, est aujourd’hui un ardent antinucléaire. Il a récemment déclaré à l’agence de presse Reuters :

« Avoir fait l’expérience de la catastrophe nucléaire du 11 mars m’a fait changer d’opinion. La principale raison est que nous avons été à un moment confrontés à la possibilité qu’il n’ait plus été possible de vivre dans la région englobant Tokyo et qu’il ait fallu évacuer. [...] Si nous en étions arrivés à ce stade, non seulement cela aurait été une terrible épreuve pour la population, mais l’existence même du Japon aurait été mise en péril. »

Peut-être cette compréhension tardive inspirera NKM, qui ne cache pas son ambition d’être investie d’une candidature à l’élection présidentielle de 2017. D’ici là, espérons qu’elle renonce à sa tendance à occulter les faits et qu’elle prenne le temps de s’imprégner de la situation au Japon et de comprendre le terrible impact des conséquences de la catastrophe nucléaire sur le peuple japonais.


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 12:38


«Il serait dommageable, pour l’économie nationale et pour l’emploi, que notre pays aille jusqu’à s’interdire [...] de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle : accepter de rester dans l’ignorance d’un éventuel potentiel ne serait cohérent ni avec les objectifs de la loi Pope ni avec le principe de précaution.

 

Mais, pour ce faire, il est indispensable de réaliser des travaux de recherche et des tests d’exploration. » Un an après les mobilisations massives contre le gaz de schiste et sa prétendue interdiction, voilà de quoi agacer les collectifs ! Le 22 mars dernier, le gouvernement a mis en place sa fameuse Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation qui entend « évaluer les risques environnementaux liés à la fracturation hydraulique et émettre un avis sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations ».

 

Le parti pris du gouvernement est désormais clair et net, contourner l'interdiction de la fracturation hydraulique en arguant de l’intérêt scientifique. Mais il est pourtant évident que le souci primordial de cette commission est de donner de nouvelles possibilités d'extraction aux lobbies pétroliers. D'ailleurs, cette commission officielle ne compte parmi ses 22 membres que trois représentants d'associations environnementales et un représentant des maires. Un rapport de forces inquiétant par rapport aux lobbies pétroliers.


Et ces derniers ont déjà de quoi se frotter les mains avec les douze nouveaux permis accordés sur le bassin parisien (à savoir les permis de Chevry et d’Ozoir, qui couvrent une zone de 395 km² en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Essonne). Si plusieurs conseils municipaux ont pris des arrêtés visant à interdire la fracturation sur leur territoire et ne sont pas dupes de la loi du 13 juillet 2011, la mobilisation reste à amplifier. D'autant que ces permis accordés apparaissent comme une première étape de la contre-attaque gouvernementale sur le sujet.


En face, les collectifs se remettent en marche. Le dimanche 8 avril, le « Trafalgar des pétroliers » a été organisé à l’invitation des collectifs contre les gaz et huiles de schiste et de nombreuses associations. Objectif de cette double manifestation, sur terre et sur mer ? Demander le non-renouvellement du permis Rhône maritime.

 

En effet, avec l'augmentation du prix du baril de pétrole, les entreprises pétrolières et gazières prospectent sérieusement en France. Des pétroliers texans s'installeraient bien sur les côtes marseillaises et des multinationales sont déjà en train de sonder les fonds au large de la Camargue... De nouveaux sites en mer qui pourraient bien devenir les tristes lieux des futures catastrophes écologiques.

 

Pourtant, à aucun moment, la fameuse commission diligentée par le gouvernement ne se penche sur les conséquences écologiques et sanitaires, alors que partout dans le monde des rapports sont rédigés à ce sujet. Si l'on regarde de plus près le fameux rapport de la commission, on se rend compte qu'aucun professionnel de la santé, humaine ou animale, ou un agronome n'a été auditionné.

 

Pire, ils n'ont pas envisagé de soumettre à des laboratoires de biologie ou de toxicologie les effets possibles des produits chimiques qu'exigent les forages. Ces permis et ces projets sont donc particulièrement dangereux et les différents collectifs entendent bien le rappeler à cette pseudo-commission, appuyés par une mobilisation citoyenne d'ampleur.


Coralie Wawrzyniak

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 09:50

Les pollueurs peuvent dormir tranquilles, quels que soient les dégâts qu’ils provoquent, la décision de la Cour de cassation risque de les exonérer de toute responsabilité.


1999 : l’Érika, un bateau poubelle qui transportait 37 000 tonnes de fioul pour le compte de Total, s’échoue au large des côtes bretonnes. La plus grosse marée noire depuis l’Amoco Cadiz en 1978 souille 400 km de côtes françaises, décime la faune marine, et il faut que des centaines de volontaires fassent le ménage sur les plages.


Après douze ans de procédure, Total est condamné à indemniser les différentes municipalités concernées et sa responsabilité pénale est engagée. Mais, au-delà du montant de l’amende, 375 000 euros, une paille pour la multinationale, Total voit un véritable enjeu à se pourvoir en cassation : sa liberté de polluer.

 

Et il semble bien que ses vœux soient en passe d’être exaucés :


le 6 avril dernier, le procureur général annonçait qu’il allait demander la cassation de l’arrêt d’appel sans renvoi (la décision de la Cour de cassation serait donc définitive).

Il s’appuie pour cela sur le fait que le bateau s’est échoué dans les eaux internationales et non pas dans les eaux territoriales françaises.


Certes, si la Cour suit cette argumentation, les millions d’indemnités déjà versés ne seront pas remis en cause, mais c’est tout simplement une impunité pour les pollueurs que consacrerait la justice. Les multinationales pétrolières, qui acceptent que le carburant soit transporté dans des navires en dessous de tout en termes de normes sociales et de sécurité et sous pavillon de complaisance pour augmenter encore leurs profits, seraient confortées.


Dans cette affaire, l’État est une fois de plus mis en cause. Après AZF, la pollution en mer du Nord, qu’importe l’environnement, la santé et la sécurité de la population face aux milliards de bénéfices exonérés d’impôt du « fleuron » du CAC 40. Comme par hasard, le procureur n’est autre que Marin, un proche de Sarkozy qui, comme le dit justement Eva Joly, « a rendu beaucoup de services ».


La décision de la Cour de cassation doit être rendue le 24 mai. Il est certain que Total, BP et leurs actionnaires attendent avec impatience qu’elle leur délivre ce nouveau permis de polluer.


Dominique Angélini

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 12:14

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:44

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Le ministre de l'Industrie a donné sa réponse à la suite du gigantesque appel d'offres pour les grands champs d'éoliennes au large de la Normandie et de la Bretagne : il y aurait 500 à 600 machines pour un total de dix milliards d'euros d'investissements.


C'est l'association EDF-Alstom qui remporte la majorité des offres, et en second lieu le partenariat Iberdrola-Areva. Ainsi ce sont les entreprises phares dans le nucléaire qui seront les premières dans les éoliennes, manière sans doute d'imposer silence aux écologistes.


On pourrait se réjouir que des milliers d'emplois industriels soient créés pour construire les éoliennes et que la Bretagne notamment, péninsule dépourvue de production électrique, soit alimentée par de l'énergie propre et « verte ». À ceci près qu'il s'agit en même temps d'une gigantesque arnaque.

 

Le coût d'installation des éoliennes, pour une production totale équivalante à celle de deux centrales nucléaire EPR, est tout aussi cher. Mais le système sera beaucoup plus onéreux à faire fonctionner.*


De plus, pour récupérer leurs investissements, les trusts ont la garantie de vendre à EDF le courant électrique produit à des tarifs de faveur, très supérieurs au prix de base.


EDF répercutera ensuite ces dépenses sur les factures que devront payer les millions d'usagers. C'est déjà le cas actuellement avec l'éolien et le solaire, ce le sera encore plus demain.


Les Bretons pourront au moins se consoler en ayant de l'électricité « locale », sauf les jours sans vent (plus de la moitié du temps) où ils n'auront pas un kilowatt supplémentaire et se verront peut-être à nouveau menacés de coupures.


André VICTOR

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2280&id=33

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:41

 oiseau mazoute

Douze ans après le naufrage de l'Érika, ce pétrolier vétuste affrété par le groupe Total qui, en déversant 30 000 tonnes de fuel lourd, avait pollué près de 400 km du littoral atlantique, la Cour de cassation pourrait annuler toute la procédure judiciaire précédente, donc le jugement qui condamnait le trust pétrolier.


Cette entreprise, qui faisait transporter son pétrole par un bateau-poubelle âgé de vingt-cinq ans et à la coque corrodée, avait pourtant été déjà exonérée par la justice de toute responsabilité civile.


Outre que cela évitait à Total de payer davantage d'indemnités, cela permettait à ses responsables d'éviter la prison. Cependant en 2007, au terme d'une très longue procédure, l'entreprise avait tout de même été condamnée au pénal à verser ... 370 000 euros !


Cette somme est encore dérisoire au regard des profits de Total, estimés en 2011 à plus de dix milliards de dollars, dérisoire également eu égard aux dommages estimés par les parties civiles à un milliard d'euros. À l'époque, il avait fallu nettoyer les plages, entre 80 000 à 300 000 oiseaux avaient été mazoutés, les parcs ostréicoles, la pêche ainsi que le tourisme et l'agriculture avaient été durement touchés. Total n'a jamais désarmé, préférant se payer des avocats d'affaires réputés. C'était la première fois qu'en Europe un groupe pétrolier se voyait ainsi condamné pour avoir pollué le littoral, et Total ne voulait pas que cela crée un précédent.


Ce n'est donc pas seulement la somme à payer que Total veut récupérer, c'est sa responsabilité pénale qu'elle refuse, parce qu'une telle condamnation risquerait de faire jurisprudence. Ses avocats ont fait valoir que Total avait affrété un bateau qui battait pavillon maltais : c'est donc un bateau étranger qui a fait naufrage, et cela dans les eaux internationales.

 

Et le représentant de l'État, l'avocat général de la Cour de cassation, abonde dans son sens pour dire que la législation française ne permet pas de poursuivre un bateau étranger hors des eaux territoriales. Qu'importe si le donneur d'ordres Total est bien une entreprise française, qui a outrageusement négligé les règles minimums de sécurité en confiant sa cargaison à un navire-poubelle !


Si la Cour de cassation qui doit se prononcer en mai prochain suit l'avis de l'avocat général, cela reviendra à donner le permis de polluer à tous les groupes pétroliers battant pavillon étranger, qui pourront en toute impunité continuer à affréter des bateaux vétustes et dangereux.


Aline URBAIN

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2280&id=29

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:38

 

Pas drôle du tout!

 

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