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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:20
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Par Sophie Chapelle (10 avril 2012)


« Je n’accepterai jamais de forage pétrolier en Méditerranée. »

 

Nicolas Sarkozy a fait allusion dans son discours, le 6 avril à Caen, au permis d’exploration « Rhône maritime », dont le renouvellement doit être décidé le 11 avril au plus tard – il ouvrirait la voie à l’extraction pétrolière en eaux profondes à 30 kilomètres des côtes du Var (lire notre article).

 

Les collectifs locaux contre les gaz et huile de schiste restent prudents face à cette déclaration du candidat-président. Ils ont fait part dès le lendemain, dans un communiqué, de leurs « plus vives réserves quant à l’effet d’annonce en cette période électorale » et ont maintenu leur Trafalgar des pétroliers, le 8 avril.


Deux mille manifestants étaient présents au parc de la Navale à la Seyne-sur-Mer. Sur le sol, une immense carte de France permettait de visualiser l’ensemble des permis existants et en cours d’instruction.

 

Tous les permis de recherche d’hydrocarbures ont été symboliquement jetés dans une « poubelle à permis ». Des élus locaux se sont joints l’après-midi aux prises de parole dénonçant le permis de Brignoles, qui couvre les trois quarts du Var et dont le renouvellement sera décidé autour du 30 avril. Près de 90 maires du département ont d’ores et déjà pris des arrêtés municipaux interdisant l’utilisation de l’eau pour la fracturation de la roche.

Au même moment, une chaîne humaine était organisée d’un bout à l’autre de la plage du Cabasson, face à la résidence présidentielle du fort de Brégançon. Les manifestants, portant une banderole « pétroliers en mer, littoral en danger », ont clamé leur volonté de voir la « Méditerranée sans pétrole ». Sur terre comme sur mer, les mobilisations contre la recherche et l’exploitation des gaz, huile et pétrole de schiste se multiplient.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 12:01

Par Sophie Chapelle (7 avril 2012)


Deux départs de feu ont eu lieu à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime) le 5 avril vers midi. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « des équipes d’EDF et des pompiers sont entrés dans le bâtiment réacteur et ont éteint des flaques d’huile en feu ». Mais en fin de journée, un autre défaut est identifié sur un joint de l’une des quatre pompes de refroidissement du circuit primaire, dans le même bâtiment réacteur. Ce défaut a provoqué « une fuite d’eau radioactive collectée dans des réservoirs prévus à cet effet », indique EDF.


« Une fuite du circuit primaire représente une défaillance extrêmement grave, dénonce le Réseau Sortir du nucléaire. C’est ce circuit qui est censé assurer le refroidissement constant du réacteur, faute de quoi celui-ci pourrait s’emballer ». « Il est vital de refroidir en permanence le cœur du réacteur nucléaire et ce sont ses pompes qui le permettent », confirme Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité). Du côté d’EDF, on assure que cet événement n’a eu aucune conséquence sur l’environnement. Une conclusion jugée hâtive par Bruno Chareyron : « Cette eau radioactive, dont la quantité n’est pas négligeable, va devoir être retraitée et une partie sera rejetée très probablement en mer ».


Causes indéterminées


Une personne aurait été légèrement brûlée pendant l’intervention dans le bâtiment réacteur, indique par ailleurs l’AFP. « Il faut toujours penser aux doses subies par les pompiers, travailleurs de la centrale ou de maintenance, qui sont intervenus pour éteindre cet incendie et qui interviendront encore pour en résoudre les conséquences. Les combinaisons qu’ils portent peuvent les protéger contre la contamination mais pas contre l’irradiation », avertit Bruno Chareyron. L’eau qui a fui autour de la pompe contient en effet un certain nombre d’éléments radioactifs dissous émettant des rayonnements. 


Problème de maintenance insuffisante ? Mauvaise fabrication ? Pour l’instant, les causes de l’incident restent indéterminées. « Ce n’est pas un incident qui doit être banalisé quant à son origine et aux conséquences potentielles de ce type de dysfonctionnement », conclut la CRIIRAD. Le même jour, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) s’est arrêté automatiquement, « à cause d’une défaillance d’un capteur d’eau » indique EDF. Après l’explosion mortelle au Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité (Centraco) à Marcoule en septembre dernier, et le constat de la disparition progressive de la « culture de la sureté » par un rapport parlementaire en 2011, ces incidents ont de quoi inquiéter. Combien de temps avant la prochaine défaillance ?

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:58

Communiqué du NPA.
vendredi 6 avril 2012 - 23h41

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Le jeudi 5 un incident grave a perturbé le fonctionnement de la centrale de Penly.

 

Cette nouvelle défaillance rendue publique, vient après d’autres restées secrètes, à Saint-Laurent-des-Eaux ou à Cattenom. Elle s’ajoute aussi à l’exposition des salariés à la radioactivité, à leur conditions de travail usantes et dangereuses qui restent dissimulées par tous les défenseurs du nucléaire.


Aujourd’hui le réacteur est arrêté et les conséquences sont limitées. Mais la succession d’incidents plus ou moins graves met en évidence les dangers que représente l’industrie nucléaire et l’urgence qu’il y a à décider et à organiser l’arrêt de l’industrie nucléaire.


Le programme défendu par Philippe Poutou prévoit la sortie du nucléaire en 10 ans, dans le cadre d’un service public de l’énergie favorisant les économies d’énergies, le développant les énergies renouvelables, préservant et développant l’emploi.


Choisir de dire soit « stop », soit « encore » au nucléaire est l’un des enjeux de l’élection présidentielle. Voter Philippe Poutou c’est faire clairement le choix d’un avenir débarrassé du nucléaire et des dangers qu’il fait peser sur les salariés, sur les populations, sur l’environnement et sur l’avenir.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:46

 

 

 

4 4
Nouveau Parti
Anticapitaliste
Front de Gauche
Lutte Ouvrière
Hollande
Parti Socialiste
Europe Ecologie
Les Verts
Mouvement
Démocrate
Le Pen
Front National
Cheminade
Solidarité et Progrès
Candidat-e favorable au maintien de
la force de frappe nucléaire française
Dupont-Aignan
Debout la République
 
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 13:49

Par Maxime Combes (5 avril 2012)


Avec l’augmentation du prix du baril, les entreprises pétrolières et gazières prospectent à tout va.

 

La France n’échappe pas à cette ruée vers l’or noir. Des pétroliers texans s’intéressent de près aux côtes marseillaises. Des multinationales s’appuient sur des recherches scientifiques pour sonder les fonds au large de la Camargue. Plusieurs permis d’exploration sont en passe d’être renouvelés à proximité de l’agglomération parisienne. Collectifs citoyens et élus commencent à s’inquiéter.

 

Lire la suite ici...


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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 13:00

Créé le 30-03-2012 à 10h15 - Mis à jour à 15h42    

Des insecticides comme le Gaucho et le Cruiser ont des effets délétères à faibles doses sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages, selon deux études. L’utilisation de ces produits, les plus employés au monde sur les cultures, doit être revue d’urgence, selon les auteurs.  
 
 
Depuis une quinzaine d’années, des centaines de colonies d'abeilles disparaissent en Europe et en Amérique du Nord. Les scientifiques tentent de comprendre pourquoi la mortalité des abeilles est aussi élevée.
Sur le même sujet

C’est une bombe à fragmentation qu’ont lâchée hier des chercheurs français et britanniques. Selon leurs études, publiées aujourd’hui par la revue américaine Science, les néonicotinoïdes, ces insecticides systémiques introduits dans les années 90, devenus les plus courants pour les cultures du monde entier, ont à faibles doses des effets puissamment délétères sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages.


Elles éclairent d’un jour cruel la disparition des pollinisateurs et le syndrome d’effondrement des colonies qui menacent à terme de nombreuses cultures, sans parler de la production de miel. Tout d’abord, les résultats montrent indiscutablement –c’est une première- les effets sévères de faibles doses de néonicotinoïdes sur le nourrissage, la croissance, la reproduction et l’orientation des insectes.

Moins de reines chez les bourdons

Peneloppe Whitehorn, de l’Université de Stirling (Royaume Uni) et ses collègues ont ainsi exposé des colonies de bourdons (Bombus terrestris) en développement à des faibles niveaux d’un néonicotinoïde appelé imidaclopride et commercialisé sous le nom de Gaucho.


Les doses utilisées étaient comparables à celles auxquelles les insectes sont exposés dans la nature. Les chercheurs ont placé les colonies dans un terrain clos où les bourdons ont pu s’alimenter- dans des conditions naturelles - c’est le point fort de l’étude. Les chercheurs ont pesé les nids (comprenant les animaux, la cire, le miel, les larves, le pollen) au début et à la fin de l’expérience.

Premier constat : les colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris 8 à 12% de poids en moins que les autres colonies, suggérant qu’elles s’étaient moins nourries. Plus terrible et surprenant : elles avaient produit 85% de reines en moins ! Or, la production de reines est en lien direct avec l’établissement de nouveaux nids après le dépérissement hivernal…S’il y a 85% de reines en moins, cela peut signifier 85% de nids en moins l’année suivante. De quoi expliquer, peut-être, le déclin de ces animaux qui disparaissent en Amérique du Nord et dont trois espèces sont éteintes désormais en Grande Bretagne.


«Les bourdons pollinisent de nombreuses cultures : fraises , framboises, myrtilles etc.. ainsi que des fleurs sauvages, explique Dave Goulson, l’un des co-auteurs. L’utilisation des néonicotinoïdes dans les cultures est clairement une menace pour leur santé et doit être revue de toute urgence ».

Les abeilles se perdent

De leur côté, Mickaël Henry et Axel Decourtye, de l’Inra d’Avignon, ont fait plus fort encore: ils ont équipé individuellement plus de 600 abeilles domestiques de puces RFID ultra-légères, collées avec un ciment dentaire sur leur abdomen. De quoi suivre les allées et venues des butineuses entre la ruche et l’environnement. Après leur capture, certains insectes ont été invités à siroter de faibles doses d’un néonicotinoïde appelé thiamétoxam (commercialisé sous le nom de Cruiser). Cinq fois moins que la dose autorisée dans la mise d’autorisation sur le marché.

Résultat ? Les abeilles «traitées» avaient deux à trois fois plus de risques que les autres de mourir, perdues, à l’extérieur de la ruche. Probablement parce que le pesticide interférait avec leur système de localisation de la ruche, avancent les chercheurs.


Ces derniers ont ensuite développé un modèle mathématique simulant la dynamique de population des abeilles. Lorsqu’ils ont incorporé la mortalité due à un manque de localisation dans la simulation, le modèle a prédit que les populations d’abeilles exposées au pesticide devaient «chuter à un niveau tel qu’il ne permettrait plus leur rétablissement». Il y a donc de quoi expliquer là pourquoi certaines colonies se vident et s’effondrent. Sans recourir à des causes multifactorielles (monocultures, parasitage etc), ni même invoquer les effets néfastes de possibles cocktails de pesticides, voire même de pesticides et fongicides dans la nature.

Les procédures d'autorisation en question

Des soupçons pesaient déjà sur ces pesticides innovants, dits systémiques, parce qu’ils enrobent directement les semences (lire l'article publié dans Sciences et Avenir mai 2011, n°771). Mais les industriels se sont toujours vigoureusement défendus en arguant que leurs produits étaient bien loin de contenir des doses létales -testées en laboratoire- pour les pollinisateurs.


Il semble aujourd’hui qu’il faille totalement revoir les procédures d’évaluation et d’autorisation de mise sur le marché de ces pesticides, dont les composés agissent sur le système nerveux central des insectes et se disséminent via le nectar et le pollen des fleurs cultivées. Un argument dont les apiculteurs, déjà en guerre contre le Gaucho et le Cruiser, ne manqueront pas s’emparer. 


Les autorités de régulation du monde entier ont désormais de quoi réexaminer les conditions d’autorisation de ces pesticides. Il ne fait pas de doute que l’industrie des produits phytosanitaires contestera ces études ou tentera d’obtenir des délais pour leur remplacement. La bataille engageant la survie des pollinisateurs -et de nombreuses cultures- est sans doute loin d’être terminée.

 

Rachel Mulot
Sciences & Avenir.fr
30/03/12

 

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20120330.OBS5039/abeilles-et-bourdons-les-insecticides-tueraient-a-faibles-doses.html

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:51

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Le Brésil accueillera en juin le sommet mondial sur l'environnement Rio + 20. Le sociologue brésilien Michael Löwy n'en attend rien. En revanche, il défend – dans cette interview donnée au mensuel Caros Amigos – l'idée d'écosocialisme.

02.04.2012 | Bárbara Mengardo | Caros Amigos

 


CARROS AMIGOS Qu'attendez-vous de Rio + 20 ?


MICHAEL LÖWY Rien ! Tout est déjà dans le fameux Draft Zero [avant-projet publié en janvier], qui, comme l'indique (involontairement) son nom, est une nullité. Ce qui en sortira n'aura aucune efficacité étant donné qu'il n'y aura aucune obligation internationale. A l'image des conférences internationales sur le changement climatique de Copenhague, Cancún et Durban, la montagne devrait accoucher d'une souris : de vagues promesses et surtout de bonnes affaires "vertes". Comme le disait en septembre 2009, Ban-Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU – qui n'a rien d'un révolutionnaire –,  "notre pied est bloqué sur l'accélérateur et nous nous dirigeons vers un abîme". Les initiatives intéressantes auront lieu dans les forums alternatifs.


Depuis vingt ans, il y a eu des changements dans la façon dont les Etats appréhendent les thèmes écologiques.


Des changements très superficiels ! Pendant que la crise écologique s'aggrave, les gouvernements – en premier lieu ceux des Etats-Unis et des autres pays industrialisés du Nord, les principaux responsables du désastre – se sont intéressés au problème à leur façon : en développant à petite échelle des sources d'énergie alternative et en introduisant des "mécanismes de marché" totalement inefficaces pour contrôler les émissions de CO2. "Buziness as usual"...


Mais la société semble plus consciente de la nécessité de protéger l'environnement. Cela peut-il influencer de façon positive les discussions de Rio + 20 ?


En effet, il y a eu un vrai changement. L'opinion publique, de larges secteurs de la population, au Nord comme au Sud, sont de plus en plus conscients de cette nécessité, non pour "sauver la Terre" – notre planète n'est pas en danger –, mais pour sauver la vie humaine (et celle de nombreuses autres espèces). Malheureusement, les gouvernements (à l'exception notable de la Bolivie par exemple), les entreprises et les institutions financières internationales représentés à Rio + 20 sont peu sensibles à l'inquiétude des populations. Ils cherchent plutôt à les tranquilliser avec des discours sur les prétendus bienfaits de l'"économie verte".


Quel est le lien entre destruction de l'environnement et inégalité sociale ?


Les premières victimes des désastres écologiques sont les couches sociales exploitées et opprimées, les peuples du Sud et en particulier les communautés autochtones et paysannes qui voient leurs terres, leurs forêts et leurs rivières polluées, empoisonnées et dévastées par les multinationales du pétrole et du secteur minier, ou par l'agrobusiness du soja, de l'huile de palme et du bétail. Il y a quelques années, Lawrence Summers, un économiste étasunien [ancien secrétaire au Trésor], expliquait dans un rapport interne pour la Banque mondiale qu'il serait logique, du point de vue d'une économie rationnelle, d'envoyer les productions toxiques et polluantes vers les pays pauvres, où la vie humaine possède un prix bien inférieur : une simple question de calcul de pertes et de profits en somme. En parallèle, ce même système socio-économique – appelons-le par son nom : le capitalisme – qui détruit l'environnement, est responsable des inégalités sociales brutales entre l'oligarchie financière dominante et la masse du "pobretariat" [pobre signifie pauvre en portugais]. Ce sont les deux faces d'une même monnaie, l'expression d'un système qui ne peut exister sans une croissance infinie – et donc sans dévaster la nature – et sans produire et reproduire les inégalités entre exploités et exploiteurs.


Nous sommes au cœur d'une crise du capital. Quelles en sont les conséquences environnementales ?


La crise financière a servi de prétexte aux gouvernements au service du système pour repousser "à plus tard" les mesures urgentes nécessaires à la limitation des émissions de gaz à effet de serre. L'urgence du moment – un moment qui dure depuis quelques années – est de sauver les banques, de payer la dette (à ces mêmes banques), et de "réduire les dépenses publiques". Il n'y a pas d'argent pour investir dans les énergies alternatives ou pour développer les transports collectifs.

 

L'écosocialisme constitue en ce sens une réponse radicale aussi bien à la crise financière qu'à la crise écologique. Les deux sont l'expression d'un processus plus profond : la crise du paradigme de la civilisation capitaliste industrielle moderne. L'alternative écosocialiste signifie que les principaux moyens de production et de crédit sont expropriés et mis à disposition de la population. Les décisions sur la production et la consommation ne seront pas prises par des banquiers, des dirigeants de multinationales ou des maîtres de puits de pétrole mais par la population elle-même, après un débat démocratique, en fonction de deux critères fondamentaux : la production de valeurs d'usage afin de satisfaire les besoins sociaux et la préservation de l'environnement.


Le projet zéro de Rio + 20 cite à plusieurs reprises l'expression "économie verte", mais sans en définir le concept. Peut-elle stopper la destruction de la planète et les changements climatiques ?


Ce n'est pas un hasard si les rédacteurs de ce projet entretiennent le flou. En vérité, il n'existe pas d'"économie" en général : il s'agit d'une économie capitaliste, ou alors non capitaliste. L'"économie verte" n'est pas autre chose qu'une économie capitaliste qui cherche à traduire en termes de profit et de rentabilité certaines propositions techniques "vertes" des plus limitées. Bien sûr, une entreprise qui tente de développer l'énergie éolienne ou photovoltaïque, c'est très bien, mais cela n'entraînera pas de modifications substantielles s'il n'y a pas un investissement massif des Etats, détournant des fonds qui à l'heure actuelle financent plutôt l'industrie nucléaire et faisant le choix de réduire de manière draconienne la consommation d'énergies fossiles.

 

Mais rien de cela n'est possible sans rompre avec la logique de compétition marchande et de rentabilité du capital. Ajoutons qu'il y a des propositions "techniques" qui sont bien pires : les célèbres "agrocarburants" par exemple, qui cherchent à utiliser les sols fertiles pour produire une pseudo "essence verte", au lieu de produire de la nourriture pour remplir les estomacs des affamés de la planète.


Vous pensez qu'actuellement, au nom de la préservation de l'environnement, on pointe uniquement sur le citoyen la responsabilité de la destruction de la planète en oubliant les entreprises ? A São Paulo, par exemple, nous devons acheter des sacs plastiques biodégradables, pendant que les entreprises usent de cette image verte comme outil de marketing.


Les responsables du désastre environnemental s'efforcent de culpabiliser les citoyens et créent l'illusion qu'il suffirait que les individus aient des comportements plus écologiques pour résoudre le problème. L'objectif de l'écosocialisme est la transition vers un nouveau modèle de civilisation, fondé sur des valeurs de solidarité, sur la démocratie participative, sur la préservation de l'environnement. Mais la lutte pour l'écosocialisme commence ici et maintenant, dans toutes les luttes socio-écologiques concrètes qui se heurtent, d'une façon ou d'une autre, au système.

 

Note :* Michael Löwy, est né en 1938 au Brésil et vit à Paris depuis 1969. Spécialiste de l'histoire du marxisme en Amérique latine et de la théologie de la libération, il est directeur de recherches émérite au CNRS et enseigne à l'EHESS. Dernier ouvrage publié : "Écosocialisme : l'alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste" (Mille et Une Nuits, 2011).

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/02/les-premieres-victimes-des-desastres-ecologiques-sont-les-plus-pauvres

 

Commentaire: Et aussi membre du NPA et de la 4è Internationale

 

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 15:27

 

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mardi 03 avril 2012
Entretien

Claude-Marie Vadrot, journaliste, publie un livre sur l'histoire du nucléaire français.


Vous dressez un réquisitoire contre le nucléaire, de sa naissance en France à l'époque actuelle. Et toujours, vous revenez sur Brennilis. Pourquoi ?


Parce que le petit réacteur de Brennilis a été conçu et mis en marche au début des années 60, quand nucléaire civil et militaire n'étaient pas clairement séparés. Et aussi, en un temps où les populations n'étaient pas clairement informées des risques et où les précautions étaient encore plus discutables que maintenant.


À tel point, gag révélateur, que le Premier ministre d'alors, Georges Pompidou, a inauguré en 1967 un réacteur... qui ne fonctionnait pas : il était déjà en panne ! Les autorités ne l'ont dit ni aux journalistes ni aux habitants de la région. Tout, dans la vie tumultueuse de ce réacteur, annonce le secret qui entoure le nucléaire. Brennilis est le vrai symbole d'une obstination de la secte des ingénieurs des Mines et les polytechniciens.


Démanteler ne signifie pas la fin des risques : vous évoquez même un futur incendie possible dans le réacteur de Brennilis. Fiction ou réalité ?


Exact. Avec le nucléaire, il y a toujours des surprises. Je l'ai constaté à Tchernobyl où j'ai effectué plusieurs reportages et à Fukushima. Pour l'incendie possible dans la cuve au moment de son ouverture, je maintiens qu'il ne s'agit hélas pas d'une fiction.


Entre attendre pour démanteler et le faire de suite, vous ne tranchez pas. Pourquoi ?


Parce que les deux solutions sont mauvaises. Voilà le piège nucléaire : ou bien vous gardez ce réacteur comme souvenir dangereux dans le paysage. Ou bien les Bretons prennent le risque, pour eux, pour les salariés d'EDF et les autres, d'un incident imprévisible vu l'état de l'enceinte du réacteur déjà constellée de rustines. Tout le monde sait qu'un pneu de vélo crevé et réparé à plusieurs reprises peut à nouveau fuir...


Votre description des « travailleurs nomades du nucléaire » fait froid dans le dos. Aucun syndicat ne s'est emparé de la question ?


La CFDT se préoccupe un peu de leur sort, mais ces nomades du nucléaire offrent l'immense avantage d'être sous-payés, peu syndiqués et de dépendre de sociétés de sous-traitance qui ne se préoccupent pas vraiment des salariés : s'ils sont contaminés, on peut les remplacer dès qu'ils ont pris une dose trop forte.

Ou bien les envoyer sur d'autres chantiers nucléaires. Ils ont intérêt, ces « nomades », à la boucler pour ne pas perdre leur travail. Ils sont donc de plus en plus nombreux.


Quel a été le principal obstacle à votre enquête dans les monts d'Arrée ?


Aucune information sur le passé du réacteur n'est jamais fournie et je fais partie des journalistes qui, pour être réputés sceptiques sur l'option tout nucléaire, attendent au moins six mois pour avoir droit à une visite guidée pendant laquelle, comme pour le public, on raconte que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. EDF n'aime pas être contestée et mon rôle de journaliste est de poser des questions qui dérangent !


La centrale indémontable, aux éditions Max Milo. 160 pages, 14,90 €.

 

En dédicace

le 13 avril à l'espace culturel Leclerc de Quimper ;

le 14 avril à la librairie Dialogue de Morlaix le matin et le 14 avril à la librairie L'autre Rive de Huelgoat à 17 h ;

le 15 avril à la Maison de la presse de Châteaulin à partir de 9 h 30.

 

Propos recueillis par Philippe ATTARD

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brennilis-vrai-symbole-du-nucleaire-_40734-2062246------29019-aud_actu.Htm


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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 10:21

Nucléaire. Peut-on en sortir ? (Télégramme)

2 avril 2012


Conséquence de la catastrophe de Fukushima: pour la première fois, dans une élection présidentielle, le statu quo de la classe politique majoritaire sur le nucléaire est brisé. Mais peut-on vraiment sortir du nucléaire pour produire de l'électricité?


Indépendance énergétique, coût avantageux du kW/h, faibles émissions de CO2... Comment imaginer casser une filière qui génère aussi 240.000 emplois, avancent les pro-nucléaires?

Allonger la durée de vie des centrales

Claude Mandil, coauteur du rapport remis en février au ministre de l'lndustrie, estime que «fermer prématurément des centrales nucléaires détruirait de l'emploi et aggraverait le déficit de la balance commerciale». Son rapport chiffre le coût d'une telle mesure à 100milliards d'euros sur 2010-2030. L'expert considère qu'il faut se garder de prendre des décisions hâtives. «Si, en 1970, on nous avait demandé d'imaginer ce que serait l'énergie en 2010, on aurait eu tout faux.» Claude Mandil préconise d'allonger la durée de vie des centrales existantes. Mais de 30 ans de moyenne d'âge, ne sont-elles pas en bout de course?

 

«Si l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), reconnue dans le monde, nous dit que cette solution est sûre, moyennant quelques investissements, il n'y a aucune raison d'hésiter!» Et après? «Nous préconisons quelques EPR; la facture se monterait à 75euros le kW/h (Cour des comptes), mais ça resterait inférieur à l'éolien terrestre. À ce sujet, on oublie d'inclure dans le coût des énergies renouvelables le prix de leur intermittence qui oblige d'avoir recours à des centrales au gaz... Même si je suis pour leur développement, sachant que la priorité nº1, c'est la maîtrise de l'énergie».

Sortie du nucléaire en 2033?

Maîtriser l'énergie par «une politique volontariste de sobriété et d'efficacité énergétique», couplée à un recours massif aux énergies renouvelables, c'est précisément ce que préconise le «Scénario Negawatt» pour sortir du nucléaire. «On propose, explique Yves Mérignac, l'un des 15 auteurs de ce document, une fermeture progressive des centrales d'ici à 2033, au rythme de 2.500MW/h à 4.000MW/h par an, la fermeture rapide des moins sûres étant permise par la surcapacité du parc actuel et les réserves d'exportation.»

 

Dans ce scénario, un recours transitoire aux centrales à gaz n'est pas à exclure. D'où des émissions supplémentaires de CO2. «On ne dépassera pas les 70 TW/h par an, ce qui est inférieur aux économies réalisées par la rénovation énergétique et la substitution par du biogaz et du gaz de synthèse, gaz issu de l'électricité fournie par les énergies renouvelables, résolvant ainsi la question de leur intermittence.»

90% de renouvelables

Et l'emploi? Selon Yves Mérignac, les pertes d'emplois dans le nucléaire seraient compensées par le développement des énergies renouvelables et la recherche en efficacité énergétique. «On peut réduire les deux tiers des besoins en énergie sans toucher fondamentalement au bien-être des gens: utiliser des équipements plus économes, manger moins de viande, réserver l'avion aux transports internationaux, habiter dans des logements un peu plus petits mais plus confortables et économes, qui représentent 40% de la consommation d'énergie...».

 

Si cet objectif est atteint, 91% des besoins en chaleur et mobilité et 100% en électricité spécifique pourraient être couverts par les énergies renouvelables en 2050, «pour les 10% restants, on recourra aux énergies fossiles pour des besoins spécifiques (déplacements en zone rurale, sidérurgie...). On sera loin des 70% importés aujourd'hui et qui nous coûtent 60 à 70 milliards d'euros par an et qui sont à ajouter à la facture du nucléaire», affirme l'expert. Reste que, face au défi du réchauffement de la planète, il est urgent d'agir, quel que soit le scénario.


Sites internet

 

www.economie.gouv.fr/energies2050

 

www.negawatt.org

  • Hervé Queillé

 

Bretagne: 34% de «renouvelable» en 2020

Passer de 10%, aujourd'hui, à 42% d'électricité consommée produite en Bretagne, dont 34% issus d'énergies renouvelables à l'horizon 2020: tel est l'objectif du Pacte énergétique breton signé en décembre2010 par la Région, l'État et d'autres partenaires locaux.

Diviser la demande par deux entre2011 et 2015

Ce pacte repose sur un triptyque: diviser la demande en électricité par deux entre2011 et2015, puis par trois jusqu'en 2025, afin de réaliser à terme 1.200 Gwh/an d'économies; augmenter la part des énergies renouvelables; sécuriser la fourniture d'électricité, notamment par la création de la centrale au gaz de Landivisiau. Une «patte de trop» selon Guy Hascoët. Le conseiller régional Europe Ecologie-Les Verts considère que la Bretagne a tout le potentiel d'énergies renouvelables suffisant pour produire de l'électricité sans recourir au nucléaire ni aux ressources fossiles. «Encore faut-il que l'on mette en place un pacte qui aille plus loin dans la maîtrise de l'énergie. On sait notamment qu'il y a 50.000 chauffages électriques en trop; c'est beaucoup et peu la fois (15% des logements)».

«Une sortie du nucléaire»

«La deuxième étape est bien d'aller vers un pacte énergie et climatique. Ce pacte doit être entendu comme une forme de sortie du nucléaire», précise Dominique Ramard. Le vice-président du Conseil régional chargé de l'énergie mise notamment sur la relocalisation de la production d'énergie au plus près de chaque territoire: «Redonner du pouvoir local au niveau de l'énergie est bien l'un des enjeux de la présidentielle. Dommage qu'il ne soit pas plus évoqué dans la campagne car il est crucial pour notre avenir».

  • H.Q.
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:23
Electricité : une région sur deux ne couvre pas ses besoins (les Echos)
Cinq régions produisent à elles seules les deux tiers de l'électricité française. Le taux de couverture des besoins variait de 9 à 418 % en 2009. L'essor des énergies renouvelables commence à changer la donne dans un certain nombre de régions.

Une France coupée en deux. D'un côté, onze régions à la production électrique supérieure à leurs besoins. De l'autre, onze territoires dont la consommation n'est pas couverte par la production et, qui, parfois, peinent à sécuriser l'acheminement de la « fée électricité » (Bretagne). C'est le panorama contrasté que dresse, dans une récente étude, le Commissariat général au développement durable. Ces dernières années, la consommation électrique française a crû de 1 % par an malgré des fluctuations liées au climat (+ 5,1 % en 2010, année froide et - 6,8 % en 2011, année clémente). Les grandes régions sont les plus « dépensières » (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Paca, Nord), même si celles bordant le littoral, plus peuplées, voient leur consommation augmenter.

Une forte concentration

Côté production, le même déséquilibre s'observe : « La production d'électricité est particulièrement concentrée, puisque cinq régions en produisent près des deux tiers », détaille l'étude. En 2010, selon RTE, 20 % des 550 TWh produits nationalement l'ont été par Rhône-Alpes, 13 % par le Centre, 10 % par la Haute-Normandie et 9 % par le Nord et la Lorraine. C'est là, le long des grands fleuves, que sont implantées les centrales nucléaires, (75 % de la production) mais aussi les centrales thermiques à combustible fossile.

 

Résultat, selon l'étude, un « décalage entre production et consommation » très important selon les régions. En 2009, le taux moyen de couverture des besoins était de 114 % au niveau national. Mais il grimpait à 418 % dans la région Centre, à 336 % en Haute-Normandie et à 322 % en Champagne-Ardenne. A l'inverse, la Bretagne, l'Ile-de-France, la Bourgogne et la Picardie subvenaient à moins de 15 % de leurs besoins.


Selon RTE, ces déficits ne posent réellement problème que quand s'y greffent des problèmes d'acheminement (Bretagne, l'est de Paca...). Reste que les régions sont, depuis le Grenelle de l'environnement 2, sommées de s'assigner des objectifs énergétiques dans le cadre de schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie. En première ligne, le rôle des énergies renouvelables.

 

Entre 2005 et 2009, la quantité d'électricité produite par l'éolien, la biomasse et le photovoltaïque a triplé. « Ces nouvelles énergies commencent à modifier le mix électrique de certaines régions », reconnaît l'étude, soulignant que « l'action des collectivités en faveur de la maîtrise de la consommation d'énergie et de la production d'énergie renouvelable commence à porter ses fruits. »

 

Reste que ces énergies renouvelables sont elles aussi très concentrées : en 2009 cinq à six régions (Champagne-Ardenne, Picardie, Bretagne, Centre, Lorraine...) produisaient 60 % de l'éolien. Avec 507 machines (+ 21 %), Champagne-Ardenne est devenue en 2011 championne de France de l'éolien. Côté hydraulique, quatre régions (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Paca, Alsace) produisaient plus de 80 % et le sud (Paca, Languedoc...) concentrait le photovoltaïque. Résultat, l'énergie renouvelable, qui, - hydraulique inclus -, couvrait 16 % des besoins électriques dans l'Hexagone subvenait à 59 % de la consommation en Midi-Pyrénées mais seulement à 1 % en Bourgogne.

LAURENCE ALBERT

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0201976875592-electricite-une-region-sur-deux-ne-couvre-pas-ses-besoins-306959.php

 

 

Commentaire: passons aux énérgies renouvelable!

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