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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 12:22

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Malgré des centaines d'arrestations, les militants et les villageois vivant non loin de la centrale de Kudankulam, dans l’Etat méridional du Tamil Nadu, s'organisent pour continuer à bloquer la mise en service des réacteurs. Reportage.

27.03.2012 | Shaju Philip | The Indian Express


Dans l'ombre dansante des cocotiers, derrière le presbytère de Sainte-Marie de-Lourdes, à Idinthakarai, des femmes sont assises devant des montagnes de tomates et d'oignons, qu'elles coupent en lamelles. A quelques mètres de là, dans plusieurs chaudrons bout l'eau écumeuse du riz.
Ce sont là les cuisines de fortune qui nourrissent la colère d'Idinthakarai, petit village côtier du Tamil Nadu [dans l'extrême sud de l'Inde] devenu l'épicentre de la résistance à la centrale nucléaire de Kudankulam [voir chronologie ci-dessous]. Depuis que, le 19 mars, la ministre en chef du Tamil Nadu, Jayalalithaa, a donné son feu vert à la reprise de l'activité sur le site de cette centrale, la contestation [dont le début remonte à août 2011] a elle aussi repris des couleurs : repas servis au moins trois fois par jour, boissons non alcoolisées, biscuits, ainsi que des concerts improvisés de chanteurs locaux et, de temps à autre, la prise de parole d'un militant antinucléaire.

Après l'annonce du gouvernement, la police a bloqué toutes les routes menant à Idinthakarai et procédé à quelques arrestations [500 selon The Times of India]. Pour les habitants, leur village est assiégé – mais ce n'est pas pour autant qu'ils vont se taire. Le jeudi 22 mars, environ 7 000 personnes, dont beaucoup de femmes et d'enfants, se sont rassemblées sous le toit de chaume du préau en face de l'église, à quelques mètres du presbytère. Le village est en alerte, redoutant que la police n'arrête S.P. Udayakumar, coordinateur du comité de lutte et figure de proue de la contestation. L'agitation s'est étendue aux villages voisins. Le 19 mars, Udayakumar et 14 autres personnes ont commencé un jeûne d'une durée illimitée [ils y ont mis fin le 27 mars au soir].

"Tout le village s'est rassemblé dans l'église quand la police a instauré le blocus des routes pour réprimer notre mouvement, raconte Raj Leon, un villageois chargé de la logistique. Tous les magasins du village sont fermés en signe de solidarité avec les pêcheurs en colère [à cause de l'eau chaude qui sera rejetée par la centrale, menaçant leur activité]. La police empêche les camions-citernes de venir, et le village n'est plus approvisionné en eau." Face à la crainte que le ravitaillement du village par la route ne soit bloqué par la police, quelques-uns des 300 bateaux de pêcheurs ont été mis à contribution et approvisionnent Idinthakarai par la mer.

M. Melred est venu avec sa mère Juliet et sa fille Risika. "Notre mouvement a pour objectif de permettre à nos enfants de vivre ici sans craindre une tragédie nucléaire. Et quoi que vous en disiez, ce n'est pas Udayakumar qui nous a monté la tête. Jayalalithaa avait promis qu'elle serait de notre côté, elle nous a abandonnés. Nous n'en voulons pas de ses cinq milliards de roupies [74 millions d'euros, un fonds spécial de développement débloqué pour apaiser les manifestants]", s'indigne M. Melred. Ronald, un pêcheur de 24 ans, assure que la centrale rendra inexploitable les eaux dans lesquelles ils pêchent. Et le poisson ne se vendra pas si les gens savent qu'il vient des abords de la centrale, ajoute-t-il.

A Idinthakarai, les cloches qui carillonnent n'invitent pas à la messe. Depuis une semaine, le tocsin retentit pour signaler l'approche de la police et inviter les manifestants à se rassembler sous le préau, devant l'église. S.P. Udayakumar et M. Pushparayan, les meneurs du mouvement, sont bien à Idinthakarai, mais, comme ils ont peur de se faire arrêter, ils viennent peu en ce moment sur le lieu de rassemblement. Sur l'estrade, des personnalités locales prononcent des discours enflammés. "Personne ne doit sortir du village, harangue Jesu Raju, un autre responsable du comité d'organisation. Tout peut arriver, à tout moment. Soyez vigilants."

A.P. Kishore n'est pas rentré à Idinthakarai depuis le début de la contestation. Il est l'un des deux habitants de ce village employés sur le site de la future centrale nucléaire de Kudankulam (le second est un pompier). Diplômé en génie mécanique, il y travaille depuis 2002 comme assistant scientifique. Kishore appartient à la paroisse catholique d'Idinthakarai, là où ont lieu les manifestations, et certains de ses proches et de ses amis font partie de ceux qui campent sur place. "Depuis 2006, je vis dans la cité ouvrière Anu Vijay de Kudankulam avec mon épouse et mes parents. Aujourd'hui, nous avons peur de retourner au village. Nous sommes convaincus que la centrale ne présente pas de danger et que les technologies utilisées ici sont très avancées, mais ils ne nous croient pas."
La centrale de Kudankulam emploie plus de 1 000 personnes, dont 120 scientifiques russes présents le temps de missions. Le technicien en chef A.S. Narayana, qui vit aussi en famille à Anu Vijay, renchérit : le simple fait qu'ils vivent ici prouve largement l'innocuité de la centrale. "Je travaille dans le domaine de la manutention du combustible, un secteur névralgique. A la centrale de Kakrapar [dans l'Etat du Gujarat], nous devions entrer dans la zone de rayonnement tous les jours, mais avec tout le matériel de protection. Jusqu'ici, je n'ai aucun problème de santé, alors que je travaille au cœur même de la centrale."

Ce que les villageois craignent, c'est l'eau chaude que rejette la centrale et qui élève la température de la mer. Selon les scientifiques de la centrale, les rejets d'eau à Kudankulam ne font que deux degrés de plus que l'océan. Or selon les analyses du ministère de l'Environnement et des Forêts, la différence de température peut aller jusqu'à sept degrés.

R.S. Sunder, le directeur de la centrale de Kudankulam, précise que le travail est interrompu depuis l'essai à chaud [test effectué sur les réacteurs avec du combustible d'essai] d'août 2011. "Depuis octobre, la centrale tourne uniquement avec le personnel nécessaire à la maintenance et à ce genre d'opérations. Pour rattraper le temps perdu, nous venons de faire appel à 25 ingénieurs et techniciens détachés d'autres centrales nucléaires indiennes. Nous en attendons d'autres dans les jours à venir."

à lire également
CHRONOLOGIE Un chantier sans fin
1988. L'Inde et la Russie signent un accord pour la construction de deux réacteurs russes au Tamil Nadu (sud de l'Inde), à Kudankulam. La désintégration de l'Union soviétique et les objections des Etats-Unis qui accusent l'Inde de ne pas respecter les règles du Groupe des fournisseurs nucléaires gèlent le projet durant presque dix ans.
1997. Début des travaux sur le site.
2002. Début de la construction de deux réacteurs de 1 000 mégawatts chacun.
2004. Construction d'un port pour acheminer le matériel.
2007. Protocole d'accord entre l'Inde et la Russie pour la construction de 4 nouveaux réacteurs.
2011. Juillet - août. "Essai à chaud" (hot run, test effectué sur les réacteurs avec du combustible d'essai) sur le premier réacteur dont le démarrage est prévu en décembre. Le second doit être mis en service neuf mois plus tard. Septembre

. Mobilisation de la population, blocage des routes, grève de la faim illimitée. Jayalalithaa, ministre en chef du Tamil Nadu, accepte d'interrompre la mise en service du premier réacteur "tant que les peurs de la population ne sont pas apaisées". Novembre. Après avoir visité la centrale, l'ex-président indien A.P.J Abdul Kalam déclare que celle-ci est sécurisée. Décembre. L'Inde et la Russie se mettent d'accord sur le financement de deux nouveaux réacteurs.
2012. Février. Un groupe d'expert visite la centrale et rend son rapport à Jayalalithaa. Mars. Jayalalithaa donne son feu vert à la mise en service des deux réacteurs, l'un après l'autre. 15 militants se mettent en grève de la faim illimitée. Quelque 500 manifestants sont arrêtés pour avoir voulu rejoindre le rassemblement antinucléaire. Le 29 mars, le Premier ministre indien doit rencontrer son homologue pour finaliser l'accord sur les deux prochains réacteurs.

 


 

  

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:33
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GRARI Manuel, TORTOSA Juan - 16 mars 2012
  
Entretien avec Manuel Gari, économiste, membre de la revue «  Viento Sur  » et d’Izquierda Anticapitalista, et directeur de la chaire de «  Travail, environnement et santé  » de l’université polytechnique de Madrid.

Juan Tortosa – Que sont les nanotechnologies ?

Manuel Gari – Les nanotechnologies manipulent la matière à l’échelle atomique et moléculaire et produisent des objets dont la base sont les nanomatériaux. Elles agissent sur une réalité aux dimensions réduites, l’unité de mesure est le nanomètre (nm), égal à une mille millionième partie du mètre. Le nano-univers se situe dans un intervalle de 1 à 100 nm.

La matière transformée acquière de nouvelles propriétés en fonction de la réduction de sa taille  : elle augmente la conductivité électrique et calorique, la résistance ou peut varier ses propriétés magnétiques ou chromatiques. Le nanomatériel présente une plus grande superficie par rapport à sa masse, ce qui lui confère une plus grande capacité d’interaction avec d’autres matériaux et une plus grande réactivité.

Dans un de tes articles, tu dis que la nanoscience peut supposer un changement radical dans les conditions matérielles du modèle de production. Pourquoi  ?

Les nanos sont des «  technologies envahissantes  », vu qu’elles peuvent altérer le développement de tous les secteurs industriels. En 2011, ont été commercialisés dans le monde plus de 1000 produits basés sur des nanomatériaux dans divers domaines  : médecine, cosmétique, sport, vêtements, construction, ciment, cristal, jardinage, électronique, ordinateurs, automobile, tissus, alimentation, électro-ménager ou produits pour enfants.

Le commerce des nanos atteindra en 2015 un montant de 1,075 milliards de dollars. Entre 2015 et 2030, les nanoproduits domineront les secteurs des matériaux résistants et légers, des composants électroniques informatiques très rapides, des remèdes les plus efficaces – par la rapidité de leur action sur le torrent sanguin – du stockage magnétique à haute capacité. La recherche en nanotechnologie militaire est déjà une terrible réalité.

Les Etats-Unis dominent la filière nano en investissements, ventes et nombre d’entreprises et de patentes, loin devant l’Union européenne et la Chine. Les nanos ont accéléré la brèche scientifique entre le Nord et le Sud. Elles ont accentué les effets les plus injustes de la division sociale et internationale du travail et renforcé les tendances à la privatisation de la connaissance.

Les scientifiques Farmer et Aletta, se référant aux nanos, ont affirmé que «  l’impact sur l’humanité et la biosphère pourrait être énorme, supérieur à celui de la révolution industrielle, des armes nucléaires ou de la contamination de l’environnement  ». Qu’en penses-tu  ? En quoi cela pourrait-il nous toucher  ?

Je ne veux pas choisir entre la peste des nanos et le choléra nucléaire ou celui du changement climatique. Les propriétés des nanoparticules et des nanostructures sont toutefois en grande partie méconnues. Nous connaissons peu leur impact sur la biosphère qui ne possède pas de mécanismes pour métaboliser ce nouvel «  artefact  », tout comme elle n’en possédait pas pour les contaminants organiques persistants ou certains types de plastiques, etc.
Pour le moment, on n’aborde pas l’étude des risques qu’elles peuvent comporter pour ceux qui travaillent ou pour les utilisateurs des produits qu’elles contiennent. Sur 300 dollars investis, seul 1 est destiné à la recherche sur les périls des nanotechnologies. Il n’existe pas de cadre régulateur sur la recherche, le développement, l’application et la libération dans l’environnement des nanomatériaux.
Très secrètement, ont été mis sur le marché des produits avec des licences octroyées au matériel macro sans expériences spécifiques des effets du matériel nano sur les utilisateurs. L’étiquetage n’informe pas de leur nature. En plus d’être inconnu, le nano est clandestin.

Les nanoparticules peuvent traverser plus facilement les barrières cellulaires. Elles sont plus solubles, ce qui augmente leur biodisponibilité pour s’incorporer aux structures cellulaires des êtres vivants. Certaines nanostructures sont peu sûres parce qu’elles augmentent les propriétés d’ignition et d’explosivité et certains nanomatériaux peuvent initier des réactions catalytiques qui ne pourraient pas être anticipées en observant leur composition chimique.

Plus de 3 millions de travailleurs et de travailleuses sont exposé·e·s aux nanoparticules, sans mesure de prévention, ni règlementation spécifique. Dans l’Union européenne, le règlement qui régit l’usage et la commercialisation des produits chimiques, le REACH, est absolument inutilisable pour les nanos, comme viennent de le constater les experts de la prévention des risques au travail. Concrètement, les nanotubes de carbone peuvent produire sur les tissus du corps des dommages similaires à ceux causés par les fibres d’amiante et provoquer le cancer.

Quelles devraient être les revendications de tout projet anti-capitaliste face à ces nouvelles technologies  ?

Exiger un moratoire  : rien, dont les effets sont méconnus, ne doit sortir des laboratoires. C’est-à-dire appliquer le principe de précaution avant la production généralisée de nanomarchandises.

Demander une augmentation des dépenses pour les enquêtes sur les risques, afin d’éviter la répétition de cas comme l’amiante et le DDT. Les scientifiques les plus responsables chiffrent le montant nécessaire à 5 %.

Lutter pour adapter les législations internationales et nationales à la nature des nouveaux matériaux, afin d’assurer la protection au travail, la sécurité pour la consommation, les relations commerciales du transport entre pays riches et pays appauvris, et l’interdiction de l’utilisation militaire.

Impulser la participation démocratique : établir des mécanismes d’information, de suivi et de veto sur les nanoproduits pour que les organisations syndicales, sociales et écologistes puissent vérifier les avantages et les risques de ces produits.

Propos recueillis par Juan Tortosa

* Paru en Suisse dans « solidaritéS » n° 205 (16/03/2012). http://www.solidarites.ch/
* Traduit de l’espagnol par Hans-Peter Renk.
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 14:24

 


 par gpfrance

 

 

Le 11 mars 2011, le Japon était frappé par une triple catastrophe, qui marque profondément le pays, aujourd’hui encore.


Les médias ont beaucoup évoqué ce triste anniversaire… reportages, documentaires, papiers. Mais aujourd’hui, la “fenêtre médiatique s’est refermée”.
Le sujet est donc clos, balayé par les courbes qui se croisent, le prix du carburant… Et pourtant, le Japon ne cesse d’être secoué, et ce matin encore un nouveau séisme a eu lieu.


Juste après le déclenchement de l’accident nucléaire, les responsables politiques français ont uni toutes leurs forces et tous leurs éléments de langages, pour marteler que “Fukushima n’est pas une catastrophe nucléaire”. Arguant même que cela était “une chance pour notre industrie”… Des propos aberrants, qui nous donnent parfois l’impression de vivre dans la belle présipauté de Groland.


Parce que nous sommes déterminés à ce que la catastrophe nucléaire de Fukushima ne soit pas une parenthèse que l’on referme, voici notre “zapping” d’une année post-Fukushima.

 

(*) libre adaptation de la devise de la Présipauté de Groland :” Groland, je mourrirai pour toi !”

 

 

http://energie-climat.greenpeace.fr/nucleaire-je-mourrirai-pour-toi


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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:38

Le 22 mars 2012 par Geneviève De Lacour

 

Après avoir créé la commission nationale sur les gaz de schiste, le gouvernement a publié, jeudi 22 mars, son rapport complémentaire passant en revue l’ensemble des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.  Sans surprise, il préconise l’emploi de la fracturation hydraulique.


La «Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux» a été officiellement créée par décret jeudi 22 mars, soulevant un tollé parmi les ONG écologistes. Sa mission est d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives, précise le décret.

 

Lire la suite ici

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:36

Le 20 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

 
500.000 usagers ont été coupés en 2011.

 

La précarité énergétique explose en France. Une situation dramatique imputable à la crise, à la hausse des prix de l’énergie et au manque de courage des politiques.


Encore un sujet de société dont ne s’emparent pas les candidats à la présidentielle. Ce matin 20 mars, à l’occasion de la présentation du bilan annuel de son activité, le médiateur de l’énergie a mis le doigt sur le sujet qui fâche: la précarité énergétique. Officiellement, plus de 3,8 millions de foyers (soit 8 millions de personnes) consacrent plus de 10% de leurs revenus au paiement de leurs factures d’énergie. «En 2011, et c’est un chiffre en augmentation constante, plus de 15% des saisines que nous avons reçues relevaient de difficultés de paiement, avec une dette moyenne de 1.900 euros», rappelle Bruno Léchevin, le délégué général.


Sous le triple effet de la crise, de l’envolée des prix (+25% en deux ans pour le gaz et +8% pour l’électricité) et d’un marché de l’énergie où la concurrence n’est qu’illusion, «la situation financière fragile des foyers monoparentaux, retraités aux faibles pensions, titulaires des minima sociaux, salariés licenciés, personnes en surendettement» s’est détériorée, déplore l’ancien syndicaliste.


Et cela ne devrait pas cesser de sitôt. «La hausse du prix de l’énergie est inéluctable, confirme Denis Merville, le médiateur. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que le prix de l’électricité pourrait grimper de 30% d’ici 2016. En effet, l’accroissement de la demande énergétique, le vieillissement du parc de production français et le retard pris dans le renforcement des réseaux nécessiteront des investissements conséquents.» Un pronostic régulièrement battu en brèche par le ministre de l’industrie.


Le 20 janvier dernier, Eric Besson a réfuté, au micro de RTL, les pronostics du régulateur des marchés français de l’énergie: «L'énergie va augmenter de façon raisonnable, comme elle le fait depuis 2007, mais pas dans les proportions qui ont été indiquées».


L’ancien secrétaire national à l’économie du PS porte pourtant une certaine responsabilité dans le fait que 12% des Français soient à la peine pour se chauffer, s’éclairer ou se nourrir. Peu d’effort ont été faits, ces dernières années, pour informer les usagers des arcanes des marchés de l’électricité et du gaz. «Seuls 42% des Français savent qu’ils peuvent changer de fournisseur d’électricité, 27% de gaz», confirme Denis Merville. Un tiers des consommateurs savent qu’EDF et GDF sont deux entreprises distinctes (et concurrentes). Et 42% ignorent l’existence et le rôle des distributeurs d’énergie. Pas simple dans ces conditions de faire valoir ses droits. Comme celui de la réversibilité qui permet à tout un chacun de revenir aux tarifs régulés (souvent les moins chers) après avoir testé des offres de marché.


Le gouvernement n’a rien fait non plus pour faire avancer le dossier du compteur communicant. Certes, Eric Besson a annoncé le 28 septembre dernier la généralisation des compteurs Linky en France; 7 millions devaient être déployés avant la fin 2013. Depuis, le dossier est au point mort. Ni le financement, ni la propriété des 35 millions de nouveaux compteurs d’électricité ne sont bouclés. Par ailleurs, le gouvernement a refusé, malgré les conseils de l’Ademe, que le Linky permette une lecture directe de la consommation. Or c’est précisément un tel dispositif qui déclenche les gestes économes; jusqu’à 15%, estime l’agence présidée par François Loos.


Autre boulette: les tarifs sociaux de l’électricité. Certes, la législation a récemment été modifiée pour automatiser l’attribution des «tarifs sociaux» d’électricité et de gaz [JDLE]. Tel quel, le texte oblige les clients des concurrents d’EDF à quitter leur fournisseur pour rejoindre l’opérateur historique, s’ils souhaitent bénéficier du «tarif de première nécessité». Raison pour laquelle l’Autorité de la concurrence a appelé, le 8 mars dernier, le gouvernement à revoir sa copie, déjà parue au JO.


Mais le plus scandaleux réside, sans doute, dans la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Instaurée en 2003, cette taxe que paie chaque consommateur d’électricité sert à financer la péréquation tarifaire dans les zones insulaires, le développement de la cogénération et des énergies renouvelables et… les dispositifs sociaux en faveur des clients en situation de précarité.


Par manque de courage politique, le législateur, cette fois, a limité la progression de la CSPE. Résultat: depuis 2009, la taxe ne suffit plus à financer toutes les charges qu’elle est censée couvrir. Fort naturellement, sénateurs et députés considèrent normal qu’EDF supporte directement une partie du rachat de l’électricité produite par les centrales photovoltaïques et éoliennes, laquelle devrait, en principe, être payée en totalité par la CSPE (42% de la CSPE est consacrée aux ENR en métropole).


Toujours normal que 35% de cette taxe soient utilisées pour subventionner la consommation d’électricité en Outre-mer. Laquelle ne baisse pas. Ce qui oblige à augmenter régulièrement les capacités locales de production et… les subventions. Enfin, alors que le nombre de «précaires énergétiques» augmente chaque année, le législateur continue d’allouer 1,4% de la CSPE «aux charges de solidarité». En 2012, chaque foyer devra débourser 67 € au titre de la CSPE. Ce qui reste très insuffisant.

«De 9 €/MWh au premier semestre 2012, la CSPE passera à 10,5 €, au 1er juillet. Selon la CRE, la taxe aurait dû être de 13,7 € pour refléter les coûts réels supportés par EDF, ce qui se traduirait par une hausse de la facture», rappelle Denis Merville.

Faute de cohérence politique, le médiateur doit se contenter d’un cautère sur une jambe de bois. Bruno Léchevin propose ainsi la mise en place d’une trêve hivernale pour les coupures de courant des clients précaires, entre le 1er novembre et le 15 mars. Selon le médiateur, 500.000 foyers ont fait l’objet d’une réduction ou d’une suspension de fourniture d’énergie, l’an passé.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/8-millions-de-francais-ne-peuvent-plus-payer-leur-energie,28125

 

Source Gaspare

 

autocollant-gaspare 19-02-2011


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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 14:37
où est étudiée la possibilité de stockage de déchets nucléaires « Non à l’enfouissement »

mercredi 7 mars 2012

Article de l’Est Républicain.


SI LE NUCLÉAIRE est un des thèmes de la campagne de l’élection présidentielle, le traitement des déchets est peu évoqué.

 

Tel est l’avis des opposants au projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires dans les sous-sols de Bure en Meuse. Faute de réponse « des grands candidats », une vingtaine d’entre eux a accueilli avec plaisir Philippe Poutou, un ouvrier de l’automobile, candidat du NPA.

 

« Enfin un candidat. Nous avons relancé Hollande, Sarkozy et Bayrou mais ce qui se passe ici ne les intéresse pas », explique Michel Guéritte, un des leaders de l’opposition avec Jean-Marc Fleury, d’Europe-Ecologie Les Verts, qui espère sans trop y croire la venue d’Eva Joly.


Jeans, chemise ouverte, veste sans prétention, Philippe Poutou, venu avec deux acolytes, a dit son intérêt pour ce combat « comme pour toutes les luttes sociales ». Descendu d’un véhicule cabossé, budget de campagne limité oblige, il s’est arrêté devant les grilles du laboratoire de l’Andra avant d’écouter les opposants dans la « maison de la résistance » lui demander de dire non à « un site qui se terminera par une catastrophe ».


« Je vais dire non à l’enfouissement de ces saloperies mais je ne serai pas président », répond Philippe Poutou, toujours en quête des 500 signatures afin « d’accéder à l’équité de parole avec les autres candidats dans les médias nationaux et notamment à la télévision pour exposer nos idées ». Hier, il en avait environ 390. « Nous sommes proches des 500 mais ce n’est pas gagné.

 

Ma campagne se partage entre la collecte des signatures et les rencontres avec des militants. Bure, c’est le symbole du combat des petits contre les gros. Comme celui de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes. Cela ressemble à un combat perdu d’avance mais il faut que le peuple dise non. C’est mon job de soutenir ces résistances sociales, d’être avec les salariés qui veulent empêcher ce qu’on nous présente comme inéluctable ».


Et sur le nucléaire, Philippe Poutou a une idée radicale. « Le NPA combat le nucléaire. On veut en sortir en dix ans. C’est un choix politique qu’il faut imposer. Cela ne peut se faire que par la résistance. Aujourd’hui tout le monde sait que le nucléaire produit des saloperies. On veut les cacher sous la terre dans un trou pour faire croire que le problème est résolu ».


Aux yeux du NPA, le nucléaire doit s’inscrire dans une vaste réflexion sur la politique énergétique d’une France en crise. « La situation sociale est très difficile. Nous devons lutter contre la résignation et donner de l’espoir à la population. Bure en est l’exemple. Il faut un service public de l’énergie pour rompre avec la logique de profit, de rentabilité, de productivité. Il faut nationaliser Total, Areva… », décrypte Philippe Poutou qui se veut complémentaire et « non adversaire » de Jean-Luc Mélenchon « pour imposer une politique de gauche au PS ».


Sébastien GEORGES

 

http://poutou2012.org/NPA-Philippe-Poutou-sur-le-site-de

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 13:42

Par Sophie Chapelle (12 mars 2012)


60 000 personnes ont arpenté dimanche la vallée du Rhône en formant une gigantesque chaîne humaine contre le nucléaire.

 

Le 11 mars 2012, un an jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, des milliers de citoyens se sont donnés la main sur 230 km (soit la distance séparant Fukushima de Tokyo), de Lyon à Avignon. Avec ses 14 réacteurs, la vallée du Rhône est la région la plus nucléarisée d’Europe. Venus de France, d’Allemagne, de Suisse ou de Belgique, tous sont venus témoigner de leur solidarité avec le peuple japonais.


Cette chaîne humaine a démontré que « la sortie du nucléaire est une aspiration forte partagée par la majorité des citoyens français », indique dans un communiqué le réseau Sortir du Nucléaire, co-organisateur de l’action. D’autres chaînes ont eu lieu au même moment, notamment à Bayonne, Bordeaux, Saint-Malo et Rennes. Près de 50 000 personnes ont aussi manifesté en Allemagne selon les organisateurs.


Parmi les manifestants se trouvaient deux candidats à l’élection présidentielle, Philippe Poutou (NPA) et Eva Joly (EELV). À quelques semaines des élections, l’écologie est la grande absente des débats malgré les défis qui attendent les générations futures.

 

http://www.bastamag.net/article2197.html

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:03
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 12:51

affiche nukleel-er-maez 11-03-2012

 

Un an après la catastrophe du Fukushima, une grande mobilisation est organisée pour exiger l’abandon du nucléaire.

Dans l’histoire de l’énergie nucléaire, il y aura un avant et un après Fukushima. Après Tchernobyl, le lobby nucléaire occidental avait trouvé la parade : c’était le résultat de la gestion bureaucratique, incompétente et inefficace, propre au système soviétique.

 

« Cela ne pourrait pas avoir lieu chez nous ». Que vaut cet argument aujourd’hui, quand le fleuron de l’industrie privée japonaise est concerné ? Depuis fin janvier, il ne reste plus que trois réacteurs nucléaires en fonctionnement au Japon, sans qu’aucune coupure de courant n’ait été enregistrée. Si ce modèle de quasi-sortie du nucléaire n’est pas souhaitable (sans parler des conséquences du tsunami) tant sa rapidité nécessite un recours massif aux énergies fossiles, il montre cependant que l’addiction au nucléaire dont font preuve certains pays, et en premier lieu la France, n’est pas irrémédiable.

 

Cette situation illustre aussi le faux et dangereux dilemme dans lequel veulent nous placer les multinationales de l’énergie. Le recours massif aux énergies fossiles les plus « sales » (charbon, pétrole offshore, sables bitumineux, gaz de schiste) n’est pas la solution pour sortir du nucléaire, et on n’a pas à choisir entre une belle mort radioactive et une lente asphyxie par le réchauffement global.

Le nucléaire ne peut pas être sûr


Il y a un an, les médias ont mis en évidence l’irresponsabilité, l’impréparation et les mensonges de la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) – avec la complicité active des organismes de contrôle et des autorités locales et nationales – plus préoccupées de rentabilité que de sécurité. Ces faits sont indiscutables, mais à trop insister sur cet aspect, on risque de perdre de vue l’essentiel : l’insécurité est inhérente à l’énergie nucléaire. Le système nucléaire est fondamentalement insoutenable, les accidents sont statistiquement inévitables.

 

Tôt ou tard, d’autres Tchernobyl et d’autres Fukushima auront lieu, provoqués par des erreurs humaines, des dysfonctionnements internes, des tremblements de terre, des accidents d’avion, des attentats ou des événements imprévisibles. Pour paraphraser Jean Jaurès, on pourrait dire que le nucléaire porte la catastrophe comme la nuée porte l’orage. On ne peut qu’être d’autant plus révoltés par la façon dont les principaux candidats à la présidentielle traitent cette question.


L’accord calamiteux entre Europe Écologie-Les Verts et le Parti socialiste avait mis en lumière les renoncements du parti vert, incapable de négocier un objectif, même vague, de sortie du nucléaire, et n’arrachant qu’une diminution de la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025.

 

Dès lors, comment s’étonner que la campagne d’Eva Joly ne rencontre aucun écho ? Statu quo également du côté du PCF dont les positions rétrogrades paralysent l’expression du Front de Gauche. Quant à l’UMP, Sarkozy, Besson et consorts s’amusent à croire que le PS veut fermer de nombreuses centrales pour faire peur aux salariéEs de la filière.

 

Double escroquerie en l’occurrence, vis-à-vis de la position du PS donc, et par rapport à la situation des salariés du nucléaire qui, comme les autres, connaissent précarité, sous-traitance, maladies professionnelles... Quant à la création d’emplois que permettrait une sortie du nucléaire, malgré les différents rapports sur la question, ni Hollande ni Sarkozy ne l’évoquent. Bien au contraire, c’est à nouveau une fuite en avant qui se profile avec l’allongement du fonctionnement des réacteurs à 40 ans, initialement prévus pour durer 30 ans.

21 réacteurs à fermer tout de suite


La question de la durée de vie des centrales est aujourd’hui primordiale, et notre exigence est la fermeture des réacteurs qui arrivent à 30 ans. Il y en a actuellement 21 qui fonctionnent et qui doivent être arrêtés immédiatement. 21 autres auront atteint cet âge en 2017.

 

Ces revendications sont en parfaite cohérence avec le plan de sortie du nucléaire en dix ans proposé par le NPA, ainsi que l’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours. Elles doivent être portées largement par les mouvements antinucléaires. La chaîne humaine organisée entre Lyon et Avignon le 11 mars est à ce titre une échéance à ne pas manquer. Il s’agit de rassembler des dizaines de milliers de personnes dans la région la plus nucléarisée de France. Mais cette seule journée de mobilisation, un an après la catastrophe japonaise, ne suffira pas à faire plier le lobby nucléaire, et il nous faut déjà envisager la suite des actions, qu’il s’agisse de chaînes humaines, manifestations, blocage des trains de déchets... Tous et toutes ensemble, bloquons le nucléaire pour en sortir.


Michaël Lowy, Vincent Gay

 

 

http://www.npa2009.org/content/fukushima-un-apr%C3%A8s


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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 10:21

Le 27 février, un Allemand a été expulsé du territoire indien pour avoir soutenu des villageois mobilisés contre le nucléaire. Ces derniers bloquent toujours le démarrage d'un nouveau réacteur, dans le sud du pays. Et le gouvernement ne sait plus quel prétexte trouver pour sortir de l'impasse, commente avec ironie la presse indienne.


05.03.2012 | Naïké Desquesnes | Courrier international

 

A Kudankulam, dans l'extrême sud de l'Inde (Etat du Tamil Nadu, dont la capitale est Madras), les villageois ne veulent rien entendre : malgré les nombreuses arrestations et les inculpations pour sédition, ils empêchent depuis août dernier le lancement, initialement prévu en décembre 2011, d'un réacteur nucléaire construit par les Russes. Les paysans et pêcheurs mobilisés craignent les fuites radioactives et l'éloignement de leurs réserves de pêche, sur une côte qui a vécu le tsunami du 26 décembre 2004. Mais le gouvernement, déterminé à démarrer la centrale, tente depuis plusieurs mois – sans grand succès – de mettre un terme aux agitations.

 

Dernière trouvaille en date : l'expulsion d'un militant antinucléaire allemand, soupçonné de financer le mouvement. Après avoir inspecté l'hôtel où il se trouvait et confisqué son ordinateur portable, la police lui a annulé son visa de touriste et l'a escorté jusqu'à l'aéroport. "Bouc émissaire du gouvernement, l'Allemand semble avoir été expulsé pour donner un visage à la 'main de l'étranger', supposée financer les manifestations antinucléaires", s'inquiète Tehelka sur son site Internet.

"Le programme d'électricité nucléaire connaît des difficultés, car des ONG – dont le siège est, je pense, aux Etats-Unis – ne voient pas d'un bon œil la nécessité pour notre pays d'augmenter sa fourniture en énergie", a ainsi déclaré le Premier ministre d'Inde Manmohan Singh au magazine Science, le 24 février. Il a également accusé les ONG d'utiliser leurs fonds étrangers à des fins qui vont "à l'encontre de l'intérêt général", enfreignant ainsi le Foreign Contributions Regulations Act (qui interdit de détourner des fonds étrangers initialement versés pour des œuvres de charité).

 

Des poursuites judiciaires ont été lancées contre quatre d'entre elles et leurs comptes ont été bloqués. "Accuser les ONG d'être financées par l'étranger est une technique bien connue pour noyer le poisson. Lorsque le Sri Lanka a dû répondre de ses crimes de guerre, il a montré du doigt les ONG ayant demandé à l'ONU d'intervenir. Durant l'état d'urgence en Inde, de 1975 à 1977, la main de l'étranger était également accusée de déstabiliser le gouvernement", remarque le quotidien The Indian Express.

"En Inde, nous avons un Premier ministre qui est passionné par tout ce qui vient de l'étranger – des réacteurs non testés [l'EPR français] aux OGM de Monsanto, pourtant boycottés ailleurs. Pour son économie, il ne jure que par les investissements directs étrangers. Mais cela ne l'empêche pas de brandir l'épouvantail de l'étranger quand il s'agit du peuple élevant la voix contre les projets suicidaires du gouvernement", ironise-t-on sur le webzine engagé Countercurrents.

 

Dans le très sérieux quotidien économique The Hindu Business Line, le directeur de Greenpeace India, Samit Aich, rappelle aux lecteurs que "le gouvernement de Manmohan Singh n'a pas ménagé ses efforts pour rassurer la France, les Etats-Unis et la Russie et leur promettre que les manifestations ne retarderont pas l'entrée des entreprises étrangères sur le marché indien de l'atome". Il précise aussi que Singh a encouragé l'aménagement de la nouvelle loi sur la responsabilité des fournisseurs nucléaires afin qu'ils n'aient qu'une part limitée de responsabilité en cas d'accident. "Et c'est donc la société civile qui est contrôlée par les intérêts étrangers !" s'exclame Samit Aich.

Premier visé par les accusations du Premier ministre, S.P. Udayakumar, président d'une ONG à la tête de la mobilisation, a engagé une procédure afin de porter plainte pour diffamation contre le Premier ministre.

 

 

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2012/03/05/le-gouvernement-perd-patience-face-aux-antinucleaires


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