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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 12:17

 

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:57
Alliance Écologiste Indépendante
Front de Gauche
Lutte Ouvrière
Parti Socialiste
Europe Ecologie Les Verts
Mouvement Démocrate
Front National
Nouveau Parti Anticapitaliste
Candidat-e favorable au maintien de
la force de frappe nucléaire française
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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:47
44tonnes.jpg
février 2012
  

Le gouvernement autorise le camion à 44 tonnes sur 5 essieux, alourdit le coût de l’entretien des routes, augmente les émissions de gaz à effet de serre en avantageant la route


Ils ont osé ! Le parlement a voté, mercredi 29 février, la suppression de l’obligation d’un sixième essieu pour les camions de 44 tonnes, très discrètement, au détour d’une proposition de loi Warsmann sur la simplification du droit, malgré l’opposition des organisations syndicales, des associations de défense de l’environnement, et même du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable, le CGEDD.


Le gouvernement parle d’environnement, affirme des positions dans les Grenelle… et agit dans un sens totalement opposé. Il dit vouloir transférer du trafic routier sur le rail et les canaux, il ne cesse d’accorder des avantages concurrentiels à la route :

  • allègement de la taxe à l’essieu en 2008,
  • en 2011, autorisation du camion à 44 tonnes pour certains trafics très restreints conservant une vague notion écologique, qui permettent d’alimenter un transport combiné, une desserte d’un port maritime ou fluvial.
  • autorisation du 44T pour les camions normaux à 5 essieux, en levant l’obligation du 6 essieux.

Le camion à 44 tonnes, c’est :

  • une augmentation de la productivité de la route, de 16% par camion qui passe de 25 à 29T de charge utile, de 11% pour la route selon les professionnels.
  • une usure accrue de la route engendrant un supplément annuel d’entretien de 400 millions d’euros du fait du poids supérieur reposant sur chaque essieu, selon le CGEDD.
  • des accidents plus fréquents (du fait de l’augmentation de la distance de freinage) et plus graves (par la masse provoquant un choc plus violent).

La planète peut craindre le pire. La route a récupéré, selon la cour des comptes lors de l’autorisation du 44T pour quelques trafics limités, 1,8% du trafic fluvial et 2,5% du fret ferroviaire. Solidaires dénonce le vote de la loi permettant aux camions à 5 essieux de rouler en France, y compris en traversant une frontière puis tout le territoire, avec toutes les conséquences désastreuses pour la population.


Alors que l’ensemble de l’économie a réussi à réduire de 9,8 % les émissions de gaz à effet de serre sur une période de quasiment 20 ans (de 1990, année de référence Kyoto, à 2009), le transport routier les a augmentées de 12,4 % durant la même période pour représenter 27% des émissions totales françaises et conforter, de loin, sa place de premier secteur émetteur de GES.


Développer le trafic routier ou limiter le dérèglement climatique, il faut choisir. Solidaires agit pour faire changer la politique criminelle du gouvernement.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:45
humour 001-small
3 mars 2012
  

L’augmentation du prix du pétrole a suscité récemment des réactions pittoresques. Pour les uns, comme le candidat François Hollande, il faudrait bloquer le prix de l’essence. Pour d’autres, qui se sont répandus dans différentes gazettes, il faudrait toutes affaires cessantes lancer l’exploitation des gaz de schiste.


Ces réponses presque instinctives sont paradoxalement bienvenues, parce qu’elles révèlent les deux lignes d’analyse de la situation écologique mondiale. Et si - du moins est-ce l’avis du chroniqueur - la crise écologique est le problème politique essentiel de ce début de siècle, ces deux lignes constituent les pôles opposés d’interprétation de ce qui se joue aujourd’hui.

 

Pour la première, qui structure l’idéologie dominante, la question environnementale est accessoire. L’essentiel est d’assurer la croissance du niveau de consommation matérielle, ce niveau étant assimilé au bien-être.

 

Comme l’énergie est l’aliment indispensable de la machine productive assurant cette consommation, il faut absolument qu’elle soit toujours plus abondante. Et puisque la disponibilité tend à se réduire relativement à l’augmentation planétaire de la consommation, tirée par les pays qui aspirent à rejoindre le niveau des pays occidentaux, il faut stimuler toutes les ressources possibles : pétrole arctique, sables bitumineux, hydrocarbures sous-marins, gaz de schiste. Oublié, l’impact sur le paysage et la biodiversité, minorée, la consommation d’eau et de produits chimiques, repoussée, la perspective de marée noire ou de contamination et dénié, écarté, refoulé, enfoui dans le recoin le plus obscur de l’inconscient, l’effet sur le changement climatique.

 

De l’autre côté, la ligne écologiste. Ses tenants sont minoritaires et volontiers qualifiés par les thuriféraires de l’ordre établi de « malfaisants », « dingos », « militants », « khmers verts », « pétainistes », « ennemis du progrès », j’en passe. Ils disent que c’est du côté du mode de vie que l’essentiel se joue, et qu’il faut d’abord réduire la consommation d’énergie pour aller vers une société conviviale et éviter les périls qui s’annoncent. En ce qui concerne l’Europe, ils affirment même que ce continent relativement démuni joue son avenir s’il parvient à élaborer un modèle de prospérité sobre, un modèle que la crise écologique rendra bientôt enviable, et imitable.


Deux lignes, deux pôles, et entre les deux, oscillant, le marais du « développement durable ». Choisissez.


* Article paru dans le Monde, édition du 04.03.12. |chronique | | 03.03.12 | 13h31.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:27

 

 

Mardi 6 mars 20:30

ARTE - Thema : « Les leçons de Fukushima »
 
Un an après Fukushima, le gouvernement nippon prétend que le site serait sécurisé, mais les Japonais en doutent.
Enquête sur un accident sans précédent, qui a réactivé le débat sur le nucléaire en France et en Allemagne.

 
Au sommaire :
- Enquête sur une super catastrophe nucléaire (documentaire de 20:35 à 21:30).
- Nucléaire, la fissure franco-allemande (documentaire de 21:30 à 22:25).
- Débat (de 22:25 à 22:50).
- Un héritage rayonnant : les déchets nucléaires (documentaire de 22:50 à 23:45).
- Le Dessous des Cartes : le nucléaire civil en 2012 (magazine de 23:45 à 23:55).
Minamisanriku : la ville engloutie (documentaire de 23:55 à 00:50).

 
 
Mis en ligne à partir du 6 mars

Dossier spécial SUR INTERNET Arte .tv/fukushima
« Récits de Fukushima »

une websérie documentaire de Alain de Halleux (8x7mn)

 

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-un-an-apres-un-reportage-exceptionnel-de-la-television-suisse-romande-100280618.html


http://leveil2011.syl20jonathan.net/?p=10436

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 09:41

Monsieur BESSON,

 vous qui êtes
Ministre auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, vous qui est en visite, ce lundi 27 février à Bure (Meuse/Haute-Marne), là où l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs)  projette d’enfouir les pires déchets radioactifs  à 500 m sous le terroir Champagne-Ardenne-Lorraine.
 Monsieur BESSON, connaissez-vous bien le dossier de BURE ?
 
 Qu’est-ce que Nathalie Kosciusko-Morizet vous a raconté ?
 
 Quels documents de l’ANDRA avez-vous lu ?
 Sachant que les rapports sur ce projet se comptent en dizaine de milliers de pages… 
 Que vous a-t-on promis à l’UMP ou à l’Elysée si le dossier passait en douceur ? 
 Monsieur BESSON, est-ce moral d’enfouir des déchets radioactifs à Bure ou ailleurs ?
 Monsieur BESSON, si vous avez conscience de la gravité de ce projet vous devriez reconsidérer en votre âme et conscience les étapes et les implications de CIGéO :
 
 Après transport dans les fameux CASTOR, dont on a beaucoup parlé récemment (La Hague-Gorleben), après entreposage en surface pendant des dizaines d’années, viendra le temps du remplissage des alvéoles pendant cent années. D’énormes ventilations rejetteront alors en surface des gaz radioactifs dont de l’hydrogène, avec un risque d’incendie non maîtrisable et un risque d’explosion.
 
 
Le risque d’explosion
Pouvez-vous  imaginer, Monsieur BESSON, que l’hydrogène dégagé par les colis dans les galeries pendant un siècle ne puisse un jour exploser ? C’est comme si vous déclariez qu’un coup de grisou est impossible dans une mine de charbon !
 
 
Vous vous souvenez peut-être de votre manuel de physique : en cas de dépassement de plus de 4% d’hydrogène dans tout espace incorrectement ventilé (alvéole, galerie, hotte, colis), la moindre étincelle peut produire une explosion, suivie d’un incendie. A Bure, cette production d’hydrogène atteindrait un million de litres par an, et interdirait tout arrêt de l’énorme ventilation (plusieurs centaines de m³ par seconde) durant une période de plus de 6 jours, et ce, pendant un siècle. Quel expert peut le garantir ? Un grand ministre ? Vous ?
 
 
Le risque d’incendie non maîtrisable
 On parle de 10 000 tonnes d’enrobés bitumineux auto-inflammables à 350°C. Quels pompiers iraient éteindre un incendie de bitume radioactif, à 500 m sous terre et sans eau bien sûr, parce que l’eau ferait rouiller les conditionnements.
Les conséquences d’un incendie seraient catastrophiques : fragilisation des structures en béton, suppression du confinement des substances, contamination des galeries d’accès… d’où la nécessaire fermeture du site et donc adieu à la dite « réversibilité ».  
 
 
Et le risque de criticité ?
Une réaction nucléaire en chaîne non contrôlée est possible. En effet les quantités présentes de Pu 239 sont très importantes. Et la présence d’eau aggrave ce risque.
Les risques pour le personnel
 Aux risques connus des travaux dans les tunnels et dans les mines s’ajoutent les risques dus aux produits chimiques, aux rejets de gaz toxiques et radioactifs (intoxication, irritation des muqueuses, asphyxie et exposition à des produits cancérogènes, mutagènes…)
 
 Et nous n’en sommes encore qu’au niveau du remplissage Monsieur BESSON !
 100 ans seulement !
 Est-ce que tous ces risques d’explosion, d’incendie, et de criticité ne remettent pas en cause la faisabilité même de l’enfouissement d’une telle concentration de déchets, et sur une aussi longue période ?

 
Et après… pour l’éternité
 Ensuite arrive le délire des géologues qui parient que, pendant des millions d’années, aucun mouvement de terrain, aucune faille, aucune fissuration, aucun affaissement qui pourraient être causés par les creusements ou les caprices de la Nature ne permettra à l’eau (aquifères) de venir attaquer l’acier ou le béton des conditionnements. Imaginez Monsieur Besson que les radionucléides migrent alors en surface ! Bure pourrait alors être jumelé avec Tchernobyl ou Fukushima !
 
Est-ce moral Monsieur BESSON de mettre 35 milliards d’euros dans CiGéO ?
 Est-ce moral de menacer l’économie régionale ?  
 Quels seraient l’attractivité et le devenir des produits d’une région assimilée à la radioactivité et au nucléaire : l’Appellation Champagne, les eaux minérales de Vittel-Contrexéville, l’AOC Brie de Meaux, etc. ?
 
Est-ce moral d’avoir promis voici des années un laboratoire ?

Un Débat public a été organisé en 2005-2006. Il a fait ressortir une préférence pour un stockage en surface, voire sur les sites mêmes de production. Ces options donnaient une possibilité de surveillance et du temps pour la recherche d’alternatives. Elles ont été ignorées de même que l’avis des 40 000 signataires de la pétition locale de 2005-2006.

Qu’en sera-t-il du prochain Débat public de 2013 ?
 
 Est-ce moral de promettre des milliers d’emplois, de distribuer 30 millions d’euros par an à chacun des départements de la Meuse et de la Haute-Marne ? Cet argent « qui dégouline », Monsieur BESSON, peut-il être un remède aux nuisances et aux risques ?
 
 Est-ce moral d’inonder régulièrement riverains et leaders d’opinion avec des messages rassurants, voire mensongers et en contradiction avec les propres travaux et études de l’Andra ?
 L’enfouissement est une impasse pour les générations futures.
 Les flux financiers devraient être orientés vers la séparation-transmutation (et encore, sur ce défi, vous avez peut-être les mêmes incertitudes que nous) et le stockage en subsurface sur les lieux même de production, au lieu de tout miser sur le stockage en profondeur.
 
 
 
Monsieur BESSON, vous avez la responsabilité d’assurer la « sécurité » des populations présentes et à venir.
 
 Vous devriez faire appliquer le principe de précaution,
 stopper ce projet et tout entreprendre vers la recherche d’une solution efficace, sûre et éthique.
 

 N’adoptez-pas le discours des élus locaux.

 Ramener ce projet à une simple opportunité économique est une tromperie.
 Cette industrie de stockage de déchets nucléaires est exclusive : elle tue toutes les autres.
 L'exemple des stockages de Soulaines et de Morvilliers (Aube) le démontre magistralement. Autour du Centre de Stockage des déchets Faiblement et Moyennement radioactifs de Soulaines, il n'y a pas de place pour d'autres activités, sauf d’autres activités nucléaires. Autour, c'est le vide.
 
CigéO ne peut pas être une opportunité de développement, ni une source de richesses en terme d'activité et d'emplois, mais une gigantesque source radioactive. La faible population qui habite ce beau désert vert fuira le risque d’irradiation et de contamination, qui perdurera pour l’éternité.

 Et pour faire avaler la pilule, l’ANDRA déverse des millions d’euros, annonce des milliers d’emplois. On vous promet l'électrification des lignes de chemin de fer locales, l'aménagement de routes et la création de nouvelles routes pour transporter les colis mortifères. Et puis, des maisons, des écoles, des services de santé…
 On vous promet l'inversion de la courbe de perte de population du territoire. Mensonge.
 
 CiGéO est une catastrophe écologique en devenir. Pour le commun des mortels, c'est un crime contre l'humanité. Pour de nombreux scientifiques c'est un défi que l'Homme ne devrait pas relever, vu les problèmes physiques et chimiques des déchets (instabilité, température, rejets de gaz…) les risques pour le personnel, les risques d’incendie, d’explosion et de criticité, les risques sismiques (tremblement de terre de magnitude 5,9 sur l’échelle de Richter, le 22 février 2003 à St Dié, à une centaine de km de Bure), les mouvements de terrain, les phénomènes géologiques connus et imprévus, les infiltrations d'eau possibles.
 
 Bref : honte à ceux qui font la promotion de CiGéO.
CiGéo… Ci Gé Onte !
 

 
Honte à vous Monsieur BESSON
 si vous cautionnez ce projet !

 
Michel GUERITTE
 Président de l’association La Q.V.
 
 Avec la collaboration de nombreux acteurs locaux.
 Au nom de tous ceux qui sont opposés à ce projet.
 
 http://www.villesurterre.com
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:10

Par Sophie Chapelle (21 février 2012)


Le Canada menace de porter plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre l’Union européenne si celle-ci classe le pétrole extrait des sables bitumineux dans une catégorie plus polluante que d’autres sources d’hydrocarbures.

 

C’est ce que révèlent les Amis de la Terre-Europe, qui se sont procurés une copie d’une lettre envoyée par l’ambassadeur canadien à la commissaire européenne chargée du Climat. Le 23 février, les représentants des États membres de l’UE doivent se prononcer sur la directive « qualité des carburants ». Celle-ci vise à classer les carburants et leur mode d’extraction en fonction des émissions de gaz à effet de serre générées.

 

Les carburants issus des sables bitumineux produiraient 23 % de plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel [1], rappellent les Amis de la Terre dans un communiqué. Si cette nouvelle norme européenne est adoptée, elle pourrait constituer un frein à l’importation des sables bitumineux canadiens. Ceux-ci constituent la troisième réserve mondiale d’or noir, estimée à 169 milliards de barils.


En Europe aussi, de grandes compagnies pétrolières pratiqueraient un lobbying intense auprès des politiques. Comme Total, très investie dans l’extraction des sables bitumineux au Canada [2], auprès du ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Eric Besson. « La France compte parmi les pays qui seraient en train de céder à ces pressions », avertissent les Amis de la terre.

 

Le gouvernement français aurait ainsi demandé à la Commission européenne une étude sur le coût économique de la mise en œuvre de la directive, rapporte Le Monde.fr. « La proposition de la Commission européenne s’appuie sur des preuves scientifiques et les États membres devraient la soutenir, renchérissent les Amis de la Terre. La question est de savoir s’ils sont prêts à dire "non" au lobby pétrolier et aux sables bitumineux. »


Lourdement émetteurs de gaz à effet de serre, les sables bitumineux représentent également une catastrophe du point de vue social, en affectant fortement les conditions de vie des communautés locales. Huit Prix Nobel de la Paix exhortent Nicolas Sarkozy « à soutenir la proposition de la Commission européenne et à dire non aux sables bitumineux fortement polluants » (dans une lettre). Ils concluent que le Président Obama, à qui ils avaient aussi écrit pour exprimer leurs préoccupations, a su faire le bon choix en rejetant le projet d’oléoduc Keystone XL [3], qui devait transporter les sables bitumineux depuis l’Alberta (Canada) vers les États-Unis.

Notes

[1] Selon l’étude scientifique commanditée par la Commission européenne, les carburants issus des sables bitumineux produisent 23 % de plus d’émissions de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel (107 grammes d’équivalent CO2 par mégajoule d’énergie produite contre 87g pour le pétrole conventionnel).

[2] Lire à ce sujet : Sables bitumineux : Total refuse de parler des risques

[3] Lire à ce sujet : Aux États-Unis, bras de fer autour du pipeline de la discorde

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    18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 09:08

      

    humour 001-small

     

    17 février 2012, 11 h 21


    Huit Prix Nobel de la Paix ont écrit aux chefs d'États européens et aux ministres de l'Environnement les exhortant à refuser l'importation de carburants provenant de sources très polluantes comme les sables bitumineux.

    Les sables bitumineux 

    Avec l'épuisement des réserves de pétrole, l'exploitation de l'or noir devient financièrement intéressante même dans des conditions considérées jusqu'alors difficiles. Il en est ainsi des sables bitumineux ou pétrolifères qui sont un mélange de sable, d'eau, d'argile et de bitume brut et que l'on trouve notamment au Canada.


    Les sables bitumineux sont exploités dans des mines à ciel ouvert ou dans des gisements souterrains. Ils peuvent être extraits à l'aide de pelles mécaniques et de camions géants. Mais souvent il faut forer, chauffer le bitume en injectant de la vapeur et des solvants en profondeur, puis mélanger le sable extrait avec de l'eau chaude pour le rendre moins visqueux . Enfin, il faut le faire décanter pour en extraire le pétrole. Ce processus complexe est aussi très polluant.


    Actuellement, les plus vastes réserves de sables bitumineux exploitables se trouvent en Alberta (au Canada), au Venezuela, en Russie et à Madagascar.


    Juliette Renaud, chargée de campagne sur les industries extractives aux Amis de la Terre France, commente : "Les sables bitumineux sont la source de pétrole la plus sale. Ils provoquent des dégâts irréversibles sur l'environnement et la faune sauvage, et surtout affectent fortement les conditions de vie des communautés locales dans le monde entier. Après les forêts boréales au Canada, les pétroliers veulent maintenant s'attaquer à des zones toujours plus fragiles, comme le projet de Total à Madagascar".

    Huit Prix Nobel de la Paix engagés pour la raison

    Dans leur lettre, huit Prix Nobel de la Paix(1) interpellent le Président Sarkozy : "Nous vous écrivons aujourd'hui pour demander de faire le bon choix pour notre environnement, en soutenant les efforts de la Commission européenne pour maintenir les sables bitumineux très polluants hors d'Europe".


    En effet, les représentants des États membres de l'UE vont voter le 23 février prochain sur les modalités de mise en œuvre de la directive sur la qualité des carburants. Cette réglementation pourrait être un frein important à l'importation des carburants très polluants(2) en Europe et surtout constituer un précédent pour d'autres législations dans le reste du monde.


    Cette directive a été votée en 2008 mais n'a toujours pas été mise en œuvre. Le Canada, un producteur majeur de sables bitumineux, ainsi que les grandes compagnies pétrolières, ont exercé un lobby agressif contre cette loi. La France compte parmi les pays qui seraient en train de céder à ces pressions et s'apprêterait à voter contre la proposition de la Commission européenne le 23 février.


    Dans leur lettre, les Prix Nobel soulignent que "le développement des sables bitumineux est à l'origine de la plus forte croissance des émissions de gaz à effet de serre au Canada, et menace la santé de la planète. Comme les sables bitumineux ont contribué à l'augmentation des émissions, le Canada a récemment quitté le protocole de Kyoto. L'Europe ne doit pas suivre les traces du Canada."


    De plus, ils précisent que le Dr. James Hansen (Institut Goddard des Etudes Spatiales, NASA) a déclaré que l'exploitation illimitée des sables bitumineux provoquerait un "game over" pour le climat.


    En conclusion de la lettre, les Prix Nobel rappellent que le Président Obama, à qui ils avaient aussi écrit pour exprimer leurs préoccupations, a su faire le bon choix en rejetant le projet d'oléoduc Keystone XL, qui devait transporter les sables bitumineux depuis l'Alberta (Canada) vers les États-Unis.


    Darek Urbaniak, des Amis de la Terre Europe, conclut : "Si l'Union européenne ne met pas en place des politiques adéquates, elle sera aussi responsable des dommages causés par les sables bitumineux. La proposition de la Commission européenne s'appuie sur des preuves scientifiques et les États membres devraient la soutenir. La question est de savoir s'ils sont prêts à dire "non" au lobby pétrolier et aux sables bitumineux."

    Notes
    1. Mairead Maguire, Prix Nobel de la Paix (1976) - Irlande ; Betty Williams, Prix Nobel de la Paix (1976) - Irlande ; Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix (1980) - Argentine ; Archbishop Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix (1984) - Afrique du Sud ; Rigoberta Menchú Tum, Prix Nobel de la Paix (1992) - Guatemala ; President José Ramos Horta, Prix Nobel de la Paix (1996) - Timor Oriental ; Jody Williams, Prix Nobel de la Paix (1997) - Etats-Unis ; Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix (2003) - Iran
    2. Le pétrole produit à partir de sources très polluantes, tels que les sables bitumineux, les huiles de schiste ou le charbon liquéfie, provoque des émissions de gaz à effet de serre bien plus importantes que le pétrole conventionnel. Ainsi les carburants issus des sables bitumineux produisent 23% de plus d'émissions de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel (107 grammes d'équivalent CO2 par megajoule d'énergie produite contre 87g pour le pétrole conventionnel).
    Auteur

    avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 17 février 2012, 11 h 21 - Tous droits réservés

     

    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3259_sables_bitumineux_Europe.php

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    17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:03

    Par Ivan du Roy, Sophie Chapelle (16 février 2012)


    Une fuite de documents confidentiels de l’institut Heartland, un cercle de réflexion libertarien basé à Chicago, met en lumière les montagnes de dollars déployés dans le but de saper le travail des scientifiques étudiant le réchauffement climatique. On apprend par ces documents, révélés par DeSmogBlog, que l’institut s’apprête à financer une équipe d’« experts » à hauteur de 230 000 euros, dont la mission est de démonter les recherches de la branche climat de l’ONU.


    Autre projet relevé par Le Monde.fr : proposer 76 000 euros à un ex-employé du département américain de l’Énergie pour écrire un programme scolaire alternatif qui remet en cause le réchauffement climatique. Le rôle de milliardaires comme les frères Koch dans la levée de ces fonds est confirmé par ces documents (lire à ce sujet Ces milliardaires qui spéculent sur l’avenir de la planète).

     

    Ces milliardaires, actionnaires des médias


    Il n’y a pas qu’aux États-Unis que les lobbies climato-sceptiques tentent de renforcer leur influence. La plus grosse fortune australienne, Gina Rinehart – 18 milliards de dollars en 2012 selon le magazine Forbes –, vient de devenir la principale actionnaire du groupe de presse australien Fairfax. Gina Rinehart a bâti sa fortune sur l’extraction minière. Héritière du groupe Hancock Prospecting, elle possède notamment des filiales communes avec le géant minier Rio Tinto Alcan, célèbre pour ses activités très polluantes (y compris en France). Aux côtés de l’industrie minière, l’héritière avait vivement combattu l’été dernier le projet de taxe carbone mis en œuvre par le gouvernement travailliste en Australie.

     

    En investissant dans le groupe de presse Fairfax, moins marqué à droite que son concurrent, News Limited, propriété du sulfureux Rupert Murdoch, Gina Rinehart suit ainsi à la lettre les conseils du Britannique Christopher Monckton, ancien journaliste, leader du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (ultraconservateur et anti-européen), et tête de file du courant climatosceptique anglo-saxon.

     

    En juillet dernier, celui-ci encourageait « les grandes fortunes à investir dans les médias pour faire passer leurs idées, en créant, s’il le faut, une nouvelle chaîne de télé en Australie. "Quoi que vous fassiez au niveau local, cela n’aura pas beaucoup d’impact par rapport à l’acquisition de toute une compagnie de médias", explique-t-il », relève la correspondante du Monde à Sidney. La quête d’influence politique semble avoir remplacé celle de la rentabilité.

     

    Dans un contexte où les grandes fortunes et les mégaprofits sont de plus en plus pointés du doigt pour leur implication dans des activités polluantes ou leur responsabilité dans la crise sociale et financière, le contrôle des médias « mainstream » va-t-il devenir un enjeu prioritaire pour l’oligarchie financière ? Aux États-Unis, des fortunes sont investies pour faire tomber Obama. En France, Le Figaro, propriété de Serge Dassault, s’est transformé en « pravda » du sarkozysme. D’où l’importance de soutenir l’émergence de nouveaux médias indépendants !

    Les autres brèves
    16 ans de prison. C’est le verdict prononcé ce 13 février par le tribunal de Turin, en Italie, à l’encontre de Stephan (...) [Lire la suite]

    http://www.bastamag.net/article2138.html

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    14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 12:30

    Par Nolwenn Weiler (14 février 2012)


    « Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l’inhalation du produit Lasso », expose le jugement rendu ce lundi 13 février par le tribunal de grand instance de Lyon.

     

    Intoxiqué en 2004 par l’herbicide Lasso produit par la multinationale états-unienne, Paul François, agriculteur en Charente, a obtenu en 2008 la reconnaissance de ses troubles persistants (bégaiement, vertiges, maux de tête, troubles musculaires) comme maladie professionnelle. Il a ensuite lancé une procédure en responsabilité civile contre Monsanto. L’audience s’est déroulée en décembre 2011.

     

    Jugée responsable, la firme américaine devra verser des dommages intérêts à Paul François, dont le montant sera évalué après une expertise médicale. Une première en France : « Les firmes phytosanitaires savent dorénavant qu’elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités sur les pouvoirs publics ou l’utilisateur et que des comptes leurs sont demandés » », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, une association qui soutient les professionnels victimes de pesticides.

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    les camarades arabes

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    Pour plus de détails voir les liens: 

     

    diapo prisonnier palestine

    Soirée prisonniers palestiniens

    AFPS Brest

    mardi 16 avril

    20H30

    Maison des syndicats

     

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    Quimper Gourmelen

    Rassemblement

    vendredi 19 avril

    8 h 45


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    Fermez Cofrents

    (pays Valencian)

     

     

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      Concert à Lannion

     

    no nuk

     

    Dimanche 28 avril

    Brennilis

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    Mardi 7 mai

     Yves-Marie Le Lay,

    Président de

    Sauvegarde du Trégor

      Douarnenez

    Librairie l'Ivraie à 20h00

     

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    st nnonon

     

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