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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 09:32

Bougie3

 

*

Le rapport de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire met au grand jour le vrai prix de cette énergie.

Cette fois, nul ne peut considérer qu’il s’agit d’élucubrations d’écolos gauchistes :
Le rapport de la Cour des comptes sur les coûts de la filière nucléaire, demandé par le gouvernement, a été rendu public le 31 janvier dernier et vient bel et bien apporter de l’eau au moulin du mouvement antinucléaire. Car ce document est une véritable mine d’informations et de conclusions inédites. C’est la première fois qu’une telle étude est rendue publique. Cela démontre, une fois de plus, le manque de démocratie et de transparence concernant cette industrie. Évidemment ce rapport est concomitant à la catastrophe de Fukushima et à la pression de l’opinion publique et du mouvement antinucléaire qui obligent les élites du pays à rendre des comptes.

Un passif exorbitant…


Deux remarques préliminaires pour comprendre ce document :

1) le rapport ne comptabilise que les dépenses liées au coût de la production électronucléaire civile ;
2) toutes les sommes d’argent sont actualisées et données en euro pour l’année 2010.

La Cour évalue les dépenses totales effectuées depuis 1957 à 188 milliards d’euros, dont 55 pour la recherche, soit à peu près 1 milliard par an ! Et 121 pour la construction du parc nucléaire (58 réacteurs). Avec un coût unitaire au mégawatt (MW) qui ne fait qu’augmenter en fonction de l’année de construction de chaque réacteur. Pour Fessenheim, construite en 1978, le coût est de 1, 07 million d’euros/MW, alors que pour la centrale de Chooz construite en 2000, le coût par MW s’élève à 2, 06, du fait de l’augmentation des exigences de sécurité.

...et des coûts à venir insupportables aggravés par la crise financière


En effet, afin que EDF et Areva puissent financer les frais colossaux, et sans cesse revus à la hausse, liés au démantèlement des centrales en fin de vie et à la gestion des déchets, un système de financement à travers l’acquisition d’actifs financiers – qui sont principalement des actions cotées en Bourse et des obligations – a été mis en place depuis 2006. Il est fondé sur la logique du capitalisme casino et la crise financière a montré le danger de ce type de placement. Comme le souligne la Cour des comptes, la crise financière et plus particulièrement la crise des dettes souveraines des pays de la zone euro remettent en cause la sûreté de ces placements.
Le nucléaire coûtera encore plus cher.


Pour la maintenance des installations, EDF prévoit pour la période 2011-2025 des investissements de l’ordre de 55 milliards d’euros, soit 3, 7 milliards chaque année avec un impact de 10 à 15 % sur le coût de production. Il faut y ajouter le coût unitaire des futurs réacteurs EPR compris entre 3, 1 et 3, 7 millions d’euros/MW avec un coût de production entre 70 et 90 euros/MWh, équivalent à celui de l’éolien selon la Cour, en réalité supérieur.
Or, en 2022, 22 réacteurs arriveront en fin de vie. Si la France continue « l’aventure du nucléaire », soit ces réacteurs seront remplacés par onze EPR, une option que la Cour, dans son rapport, juge « très peu probable » car bien trop coûteuse, soit EDF demandera une prolongation de leur durée de vie.


Cela signifiera des investissements lourds pour garantir la sûreté des installations dont le danger intrinsèque est aujourd’hui reconnu.
Mais selon le rapport, ni la Cour des comptes ni EDF ne sont en mesure d’en estimer le montant !

Sortons du nucléaire ! C’est possible et nécessaire !


Le NPA ne cesse de le dire : le nucléaire s’avérera bientôt l’énergie la plus chère de toute l’histoire de l’humanité.
Sans être aussi catégorique, le rapport de la Cour des comptes confirme que même d’un point de vue économique, le nucléaire n’est pas une solution viable. Il s’agit d’une technologie qui coûte de plus en plus cher et son prix ne fera qu’augmenter sans nous prémunir des risques. Le NPA se prononce pour une sortie du nucléaire en moins de dix ans, au travers d’un scénario faisant appel aux économies d’énergie et au développement massif des renouvelables.


Maurice, Claude et Frédéric

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:50

Par Sophie Chapelle (3 février 2012)


Josh Fox, le réalisateur de l’enquête explosive "Gasland", qui dénonce l’exploitation destructrice des gaz de schiste aux États-Unis, a été arrêté le 1er février. Son délit ? Avoir voulu filmer une audience publique à la Chambre des représentants sur les conséquences environnementales de cette extraction. Une atteinte à la liberté de la presse qui interroge la compromission de politiques sous influence.

 

Enquêter sur les gaz de schiste dérange le monde industriel et politique. Le 1er février, Josh Fox, le réalisateur du documentaire Gasland, a été arrêté alors qu’il assistait à une audience à la Chambre des représentants des États-Unis. Le sous-comité de la Chambre sur la science, l’espace et la technologie devait examiner un rapport [1] de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publié en décembre 2011, dont les conclusions sont sans appel : la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste représente un danger pour les eaux souterraines.


D’après Josh Fox, « les dirigeants républicains voulaient utiliser cette audience pour attaquer l’enquête menée par l’EPA, qui implique des centaines d’échantillons et d’analyses de l’eau ». À l’origine de cette enquête, des habitants de Pavillion, dans le Wyoming (166 habitants), se plaignent au printemps 2008 auprès de l’agence environnementale de la qualité de leur eau potable. L’odeur et la couleur de l’eau leur paraît suspectes. Et ils s’interrogent sur le lien éventuel avec les 169 puits de forage qui entourent leur ville… L’industrie gazière – menée par la compagnie canadienne EnCana, qui possède les forages à Pavillion – nie que ses activités puissent être responsables de la pollution. Après l’interdiction, en 2010, par le ministère fédéral de la Santé, d’utiliser l’eau du robinet pour l’alimentation, EnCana prend en charge la fourniture en eau potable des 21 foyers les plus touchés.


Eau « potable » cancérogène


L’enquête diligentée par l’EPA de mars 2009 à avril 2011 révèle de fortes concentrations de phénols, une substance cancérogène dangereuse, de potassium, de composés organiques synthétiques ainsi que des traces de gazole ! Le réseau d’eau potable contient par ailleurs des concentrations de benzène 50 fois supérieures aux normes du Safe Drinking Water Act, le règlement portant sur la pollution des eaux potables aux États-Unis ! Comme le souligne le site Propublica, les composés chimiques détectés par l’EPA – dont le solvant 2-Butoxyethanol (2-BE) – font partie de ceux associés à la fracturation hydraulique, le procédé employé par l’industrie pour fracturer la roche et en extraire le gaz.

« Nous suivons cette affaire depuis trois ans, et il nous semblait que cette audition pouvait constituer une attaque contre l’Agence de protection environnementale, alors nous voulions être là », a déclaré Josh Fox.

 

« Nous voulions que cela soit transparent pour le peuple américain. » Mais le président de séance, un Républicain, n’est pas de cet avis. Il demande à Josh Fox d’éteindre sa caméra en expliquant qu’il ne dispose pas d’accréditation pour enregistrer l’audience. Cette dernière était pourtant consultable sur le site Internet du comité, comme la plupart des comités du Congrès. « Au moment où ils m’ont dit d’éteindre les caméras, je ne pouvais pas. Je connais mes droits et j’ai senti qu’il était impératif de les exercer. » Menotté manu militari [2], Josh Fox est alors escorté à l’extérieur de la salle.


Violation de la liberté de la presse


Arthur Spitzer, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles à Washington, rappelle qu’« il est systématiquement permis aux journalistes professionnels d’enregistrer les audiences des comités du Congrès, même quand ils n’ont pas leur carte de presse officielle. Exclure un journaliste parce qu’il ne partage pas les vues politiques de la présidence du comité est scandaleux ». Les Démocrates ont forcé la tenue de deux votes, un premier visant à permettre à Josh Fox de filmer les discussions, et un second pour suspendre les audiences pendant une semaine afin de permettre au cinéaste d’obtenir les autorisations nécessaires au cours de cette période. Rien n’y fait : les deux motions sont défaites par un vote soumis à la discipline de parti [3].


Relâché plus tard par la police du Capitole sans avoir eu à verser de caution ou d’amende, Josh Fox est cité à comparaître le 15 février prochain pour « entrée illégale ». Bien qu’il ait été ajouté à la Terror Watch List du Department of Homeland Security (l’équivalent du ministère de l’Intérieur aux États-Unis, ndlr), Josh Fox ne veut pas reculer devant les pressions exercées. Il réalise actuellement la suite du documentaire Gasland, nominé aux Oscars en 2011.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Lire le rapport de l’EPA (en anglais).

[2] Voir la vidéo de l’arrestation.

[3] Certains candidats républicains à la présidentielle proposent d’ailleurs de limiter les pouvoirs de l’Agence de protection de l’environnement.

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1 - De manu30  | 17:44 | 3 février 2012 |

Pour appuyer les propos de Arthur Spitzer, quelques infos glanées (et traduites) sur le site du huffingtonpost (désolé pour la référence, en matière d’indépendance de la presse on fait mieux !) :


Aux États-Unis, par définition, les audiences publiques sont ouvertes au Public. Personne ne peut s’opposer, à moins qu’il trouble le bon déroulement de l’audience, à l’entrée de quiconque. Pour les caméras, une accréditation peut être demandé, mais il est rare que cela soit le cas. Cette accréditation, selon Zach Carter du huffpost (journal d’info en ligne américain, maintenant aussi en version fr, dont le fonctionnement repose sur les contributions de rédacteurs externes, dont un nombre important pourrait sans complexe postuler pour le casting des "nouveaux chiens de garde 2") trouve son fondement dans la limitation du nombre de caméramans que la salle peut contenir afin que l’audience se déroule correctement et qu’elle ne soit pas interrompue.


Le démocrate Brad Miller qui a demandé au président de la commission, en vain, de ne pas procéder à l’arrestation de Josh Fox témoigne : « J’ai été le président de telles audience pendant quatre ans, et nous avons eu fréquemment le cas de demande d’autorisation de filmer le jour même de l’audience. Nous demandions à la personne de décliner son identité et l’autorisions à filmer si elle ne perturbait pas le bon déroulement de l’audience. Parfois, il nous est arrivé de demander à un caméraman de se déplacer parce qu’il gênait là où il se trouvait, mais pas plus. Je ne me rappelle pas que nous ayons un jour refusé quelqu’un sous le prétexte qu’il n’est pas présenté sa requête 24 heures à l’avance. »

Idem d’après d’autres représentants comme les démocrates Jerry Nadler, Zoe Lofgren, Paul Tonko…

Les républicains ont déclarés qu’une équipe d’ABC News avait aussi été refusé, mais ABC News déclare n’avoir envoyé personne pour couvrir l’évènement… Pas claire cette affaire.

 

http://www.huffingtonpost.com/2012/...

 

http://www.bastamag.net/article2106.html

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:30

3 février 2012 -

 

Pendant une vingtaine d'années, des mines d'uranium ont été exploitées entre Pontivy et Arzano. Un comité de suivi va être mis en place pour étudier d'éventuelles mesures de décontamination.

Du début des années 1960 aux années 1980, plus de 1.120 tonnes d'uranium ont été extraites du sous-sol breton par l'ex-Cogema (Le Télégramme du 4avril 2010). La mine la plus importante était située au Bonot, à Berné. Elle a produit plus de 400 tonnes de minerai radioactif. Suivait le site de Rosglas, à Meslan, où ont été extraites 144 tonnes d'uranium. La plupart de ces sites ont été fermés sans dispositions particulières, les stériles (les roches extraites qui étaient en contact avec l'uranium) étant le plus souvent à l'air libre.

 

Des taux de radioactivité anormalement élevés - parfois supérieurs à 50 fois la radioactivité naturelle - y ont été relevés, notamment par la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad). En juillet 2009, les préfectures du Morbihan et du Finistère sommaient Areva, qui a succédé à la Cogema, de réaliser un bilan environnemental des sites en question. Areva devait rendre son rapport avant avril2011.

Réunion le 1er mars

Ce document a bel et bien été transmis aux services de l'État. Et, hier, la préfecture du Morbihan nous annonçait qu'un comité de suivi pour les sites concernés dans le Morbihan et le Finistère serait organisé, en préfecture, le1ermars. «L'objet de ce comité de suivi est de faire un point complet de ce bilan avec les maires des communes concernées et avec les associations. Toutes les interrogations soulevées lors de ce comité seront transmises à Areva pour compléments d'information ou des études supplémentaires». La préfecture a promis qu'une information à destination du public, via les médias, serait programmée ultérieurement.

Pas d'information sur place

Les associations qui ont largement contribué à faire avancer ce dossier, comme Sortir du Nucléaire Cornouaille et Roz Glas, doivent être satisfaites. Il y a quelques jours, Chantal Cuisnier de Sortir du Nucléaire que nous avions contactée s'étonnait qu'aucune mesure visant à informer le public n'avait été mise en place. «On ne demande pas d'isoler la zone. Simplement d'avertir les promeneurs des dangers qu'ils pourraient encourir en y stationnant trop longtemps. Une des anciennes mines est traversée par un chemin de randonnée.

 

Cela fait trois ans qu'on demande que ces mesures soient prises et rien n'est fait. Je tiens à rappeler que certains sites ont été découverts par nos adhérents. On a découvert des choses aberrantes. À Quistinic, par exemple, une famille vivait à quelques mètres de l'ancienne mine. Elle était exposée à un niveau de radiation supérieur à 25 fois le niveau naturel». À Bubry, ce sont des milliers et des milliers de mètres cubes d'eau radioactive pompés dans la mine qui ont été déversés sur les terres d'une propriété.

  • Didier Déniel

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/mines-d-uranium-bretonnes-un-comite-de-suivi-mis-en-place-03-02-2012-1588282.php

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 13:07
 Cette année, l'Allemagne ne pourra plus exporter massivement de l'électricité vers la France
Dépendance énergétique, émissions de co2 : le flop des supposées vertus du nucléaire

Une puissante vague de froid touche actuellement la France et devrait encore s'intensifier au cours de la semaine. A cette occasion, l'option "centrales nucléaires + chauffages électriques", imposée en France de longue date, va à nouveau démontrer son absurdité : la consommation d'électricité française va atteindre de tels sommets que le parc nucléaire, bien que gigantesque, va être totalement dépassé.


Ces derniers hivers, c'est en important massivement du courant, en particulier depuis l'Allemagne (*), que la France nucléaire a pu éviter, parfois de justesse, un black-out électrique. Défendant obstinément leur idéologie pronucléaire, les autorités françaises n'ont pas saisi ces occasions pour reconnaitre la faillite de leur stratégie.

En effet, l'option nucléaire était supposée permettre à la France de se chauffer de façon autonome sans dépendre des importations de combustible. Or, finalement, c'est bien... en important massivement que la France a alimenté, ces dernières années, des millions de chauffages électriques.


Mais, suite à la catastrophe de Fukushima, l'Allemagne a pris la sage décision de fermer immédiatement ses 8 plus anciens réacteurs. En conséquence, cet hiver, l'Allemagne ne pourra plus sauver la France du black-out.  Cette situation contredit trois des principaux prétextes avancés pour "justifier" l'option nucléaire malgré sa dangerosité extrême :

 

La supposée sécurité d'approvisionnement :

EDF déclenche en ce moment diverses procédures dans l'espoir de pouvoir passer cette vague de froid sans avoir à reconnaître l'absurdité de l'option "nucléaire + chauffages électriques". Il s'agit en particulier de la procédure dite d' "effacement" qui consiste à demander à des industriels, en échange de forts dédommagements -  de cesser leurs activités afin de réduire la consommation nationale d'électricité : un comble au pays de l'atome !
la supposée indépendance énergétique
Cet argument est déjà contredit par deux données :
a) même poussé à son maximum, le nucléaire ne couvre que 15% de la consommation finale d'énergie en France (ne pas confondre avec la part du nucléaire dans l'électricité produite)
b) 100% du combustible nucléaire, l'uranium, est importé
Mais la situation est encore plus absurde lorsque l'on constate que, l'hiver,  la France est contrainte d'importer massivement de l'électricité.
 la supposée réduction des émissions de co2
Depuis des années, l'hiver, EDF a recours à de nombreuses centrale électriques thermiques (gaz, charbon), fortement émettrices de co2, afin d'alimenter le parc français de chauffages électriques... qui devait théoriquement éviter de causer des émissions de co2 ! D'ailleurs, une étude du RTE et de l'Ademe (**) reconnait que le chauffage électrique est plus fortement émetteur de co2 que le chauffage au gaz !
la supposée sécurité d'approvisionnement :
Alors que la Cours des comptes a présenté lundi un rapport qui a contredit la thèse selon laquelle l'électricité nucléaire serait peu chère, on constate donc l'inexistence de toutes les supposées vertus de l'énergie atomique, contestées de longue date et à juste titre par les organisations antinucléaires.
Par contre, comme démontré par exemple par les catastrophes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), ou par la production irresponsable de déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des millénaires, les ravages causé par l'industrie nucléaire sont, eux, bien réels.
Il est donc grand temps de stopper l'industrie nucléaire. Il restera alors "seulement" à démanteler à grands frais les installations et à s'occuper des déchets radioactifs... pendant des millénaires.
(*) C'est ainsi que, chaque année depuis 2004, c'est bien la France qui est importatrice d'électricité depuis l'Allemagne. Cf http://observ.nucleaire.free.fr/importations-fra-all.htm
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 12:39

  blog -nucleaire facon Hollande

 

Le rapport sur les coûts du nucléaire publié ce mardi 31 janvier par la Cour des Comptes jette un pavé dans la mare des débats sur le nucléaire. Publié par une juridiction indépendante, il met à mal le mythe du nucléaire bon marché et des coûts maîtrisés de l’atome.

À quelques mois des élections présidentielles, les candidats se doivent maintenant de prendre position sur la poursuite à grands frais de ce mode de production d’électricité, ou pour un virage décisif vers des énergies moins polluantes et infiniment moins chères. Fini le statu quo, voici l’heure des choix !


Coûts du nucléaire : la fin du mythe et l’heure des choix
Les coûts du nucléaire s’envolent
Très cher EPR…

Le verdict est sans appel : en établissant le coût moyen du nucléaire en 2010 à 49,5€ le MWh et celui de l’EPR de 70 à 90€ le MWh, le rapport de la Cour des Comptes met ainsi en évidence l’envolée des coûts de construction des nouveaux réacteurs et enterre définitivement l’EPR. Le nucléaire confirme ainsi qu’il est la seule technologie dont les coûts de construction augmentent avec le temps ! La Cour des Comptes ne s’y risque pas, mais il n’est pas interdit d’en tirer des conclusions sur la compétitivité croissante des énergies renouvelables, dont les coûts de production, eux, ne font que décroître. Des études montrent d’ailleurs que les courbes des coûts de production du nucléaire et du solaire se sont croisées voilà déjà quelques années.

La poursuite de l’exploitation des réacteurs, un gouffre financier

Les investissements de maintenance sont eux aussi condamnés à augmenter, renchérissant de 10 à 15 % le prix de production. D’après les chiffres d’EDF, ce sont 3,7 milliards d’€ qui devront être consacrés annuellement à la maintenance des réacteurs et au renforcement des normes de sûreté, une somme à revoir à la hausse sachant que toutes les conclusions des évaluations de sûreté post-Fukushima sont loin d’avoir été tirées, et que l’ASN, pourtant peu sévère, considère elle-même les chiffres fournis par EDF comme bien optimistes.

Nous savions déjà que le coût de l’électricité devait augmenter. Il est temps d’arrêter d’incriminer les renouvelables : c’est bien le nucléaire qui est responsable de cette hausse ! Les incertitudes et zones de flou pointées par la Cour des Compte en disent long sur l’escalade à venir des coûts.

Les incertitudes et zones de flou pointées par la Cour des Compte en disent long sur l’escalade à venir des coûts.

L’incalculable coût du démantèlement et des déchets

Difficile d’estimer les coûts du démantèlement sur la base des chiffres fournis par EDF ! La Cour se refuse ainsi à valider les 18,4 milliards d’€ estimés par EDF pour le démantèlement des 58 réacteurs actuellement en fonctionnement, du fait de l’absence de recul, de méthodes de calcul peu fiables et de l’existence de coûts incomparablement plus élevés dans d’autres pays. La réflexion est la même pour les déchets : l’estimation de 28 milliards d’€ prévus pour la gestion à long terme des déchets (hors combustibles usés) est qualifiée de « fragile ». A quoi devons-nous donc nous attendre dans les années qui viennent ?

Qui paiera les budgets non provisionnés ?

Surtout, les sommes nécessaires pour faire face à ces dépenses ne sont pas provisionnées : sur les 27,8 milliards nécessaires pour les coûts à venir, seuls 18,2 sont disponibles… et EDF a eu recours à un tour de passe-passe pour approvisionner les fonds, en y transférant des actifs normalement destinés à l’entretien des réseaux ! Ce ne sont pas les exploitants – qui ne sont pas à l’abri des aléas économiques ni d’opérations financières malheureuses - qui financeront la différence, mais bien l’Etat… et donc les contribuables.

Malgré la rigueur de la démarche, un périmètre limité

Il convient toutefois de rappeler les limites de cet exercice, réalisé à la demande du Président de la République dans un délai bien trop restreint au regard de l’ampleur du sujet. Cette étude est comparable à une photographie. Elle comporte de nombreuses zones de flou… et plusieurs enjeux cruciaux restent hors cadrage.

Des coûts occultés

L’évaluation de la gestion des déchets omet ainsi de prendre en compte tant les résidus miniers (qui représentent des milliers de tonnes de matières polluantes) que l’uranium appauvri, au prétexte que celui-ci serait une matière valorisable.

L’accident est certes évoqué, et la Cour des Comptes sonne l’alerte sur la nécessité d’une ratification urgente de la Convention de Paris, qui permettrait de faire passer à 200 millions d’euros les sommes à charge de l’exploitant en cas d’accident. Mais ce montant reste dérisoire face au coût d’un accident grave de type Fukushima, que la Cour des Comptes s’est refusée à prendre en compte. Enfin, nous constatons que la Cour des Comptes n’a pas touché mot du nucléaire militaire, dont l’existence est pourtant à l’origine de celle du nucléaire civil.

Les externalités négatives à peine effleurées

Auditionné en juillet par la Cour des Comptes, le Réseau « Sortir du nucléaire » avait fortement suggéré que soient prises en compte toutes les externalités négatives, tout ce au prix de quoi se fait la production d’électricité nucléaire. La destruction des zones où s’implantent les mines d’uranium et les droits bafoués des peuples autochtones qui y vivent, la pollution des cours d’eau et de l’environnement, les impacts sanitaires pour les travailleurs et les riverains, ont un coût non négligeable pour la société.

 

Nous sommes à la croisée des chemins et les conclusions du rapport arrivent à point dans les débats présidentiels.


Puisque la Cour des Comptes alerte sur les coûts exponentiels de l’EPR et le poids à venir du démantèlement, deux choix se présentent aux décideurs : soit ils choisissent de prolonger indéfiniment l’exploitation des réacteurs existants, en assumant les risques bien réels, inhérents au vieillissement du parc et en exposant la population à la menace d’un accident dont les coûts pourraient dépasser ceux de la construction du parc nucléaire ; soit ils choisissent d’amorcer au plus vite la transition vers d’autres énergies, infiniment moins polluantes, créatrices de centaines de milliers d’emplois, et dont les coûts, eux, ne cessent de baisser.

 

Le statu quo n’est plus possible, et dans tous les cas il faudra faire un choix. Plutôt que d’engloutir des milliards d’€ par an dans un insuffisant rafistolage de centrales vieillissantes, investissons-les dans les économies d’énergie et les renouvelables. Déjà, en 2006, une étude montrait que, dans la région du Grand Ouest,on aurait pu assurer tout aussi bien les besoins en électricité si on avait consacré les 3,3 milliards d’€ que coûtait alors l’EPR aux alternatives énergétiques.

 

Des scénarios de sortie du nucléaire existent, appliquons-les avant qu’il ne soit trop tard !

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Couts-du-nucleaire-la-fin-du-mythe,356

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:03

 

 

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 10:48
Justice mardi 31 janvier 2012

Le départ d'un convoi nucléaire vers l’Allemagne a été perturbé à Valognes le 23 novembre. Le procès de six militants antinucléaires est programmé au tribunal de Cherbourg. Six personnes interpellées le 23 novembre lors des affrontements autour des voies ferrées à Valognes sont poursuivies.


Le 23 novembre, un convoi de déchets nucléaires doit quitter le terminal Areva de Valognes. Direction Gorleben en Allemagne. Ce 12e convoi vers l’Allemagne compte 11 « castors », les emballages de déchets vitrifiés. Pour perturber son départ, les antinucléaires ont mobilisé. Les organisations historiques comme Greenpeace manifestent la veille mais refusent de bloquer.


En revanche, des militants réunis dans le collectif « Valognes stop castor » veulent tout faire pour perturber le départ du train. Ils réussiront à le retarder. La matinée du 23 novembre a été marquée par de forts affrontements dans la campagne autour de la voie ferrée. Pendant plusieurs heures, forces de l’ordre et manifestants ont été face à face. Plusieurs personnes ont été interpellées. Six finissent devant le tribunal de Cherbourg. Les premiers passent ce mardi.


Fort déploiement policier


C’est sous très haute surveillance qu’a démarrée l’audience du tribunal correctionnel de Cherbourg, ce mardi matin. Les forces de l’ordre sont en nombre mais pour le moment pas l'ombre d'un manifestant.


Un autre procès est prévu le 7 février. « Détention de fumigène », « détention d’armes de 6e catégorie », « intrusion sur la voie ferrée » sont quelques-uns des motifs de poursuite.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Convoi-nucleaire-proces-a-Cherbourg_39382-2038638_actu.Htm

 

Commentaire: Solidarité face à la répression !

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:46
Publié le 24/01/2012 à 10h59

 

Devant le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, un vieil homme entre dans une tente. Il a une barbe blanche très touffue et un gros anorak rouge.


En ce matin de janvier à Tokyo, le carrefour de Kasumigaseki est rempli de fonctionnaires qui se hâtent vers les bureaux. « Certains d'entre eux entrent parfois dans notre tente pour nous dire “Courage ! ” avant de regagner leur poste », sourit le vieil homme.

Depuis 124 jours, Mitsuro Sudo, surnommé « Kuma », participe aux sit-in devant les haut lieux du gouvernement japonais pour protester contre la politique menée après Fukushima, accusant le pouvoir de :

  • non-assistance à personne en danger,
  • reconstruction économique dans des zones hautement irradiées,
  • exporter le nucléaire ailleurs en Asie.

« A la fin de l'année, le gouvernement a décrété que la situation à la centrale de Fukushima-Daiichi était sous contrôle. Mais le 1er janvier, il y a eu un séisme de magnitude 7 au large de Fukushima qui a provoqué des dégâts sur le réacteur numéro 4. La nature est vraiment remarquable ! »

Le 2 janvier, l'opérateur Tepco avait annoncé que le niveau d'eau de la piscine de refroidissement du réacteur numéro 4 (où est stocké le combustible usé), avait baissé brusquement, ce que rapporte le Nikkansports.

Kuma se frotte les mains les unes contre les autres pour se réchauffer. Il fait presque 0°C dans la tente comme à l'extérieur. « On attend le passage de l'électricien pour mettre le chauffage », plaisante Etsuji Shimada. Ce quinquagénaire a été chargé de planter la première tente le 11 septembre

« Nous avons choisi ce jour symbolique pour le monde entier et débarqué tout le matériel et la nourriture devant le ministère. Une quinzaine d'agents de sécurité sont arrivés et ont crié : “Qu'est ce que c'est que ce cirque ! ” »

Monsieur Shimada rit encore au souvenir de ce premier jour de sit-in :

« Pendant que je débattais avec la police sur notre droit à occuper ces lieux, mes camarades ont monté la tente en sept minutes ! »

Activiste antinucléaire de longue date, Shimada se félicite de cette initiative qui a permis de réunir et coordonner des actions au niveau de Tokyo.

« Nous avons monté une deuxième tente en novembre pour accueillir des femmes de Fukushima. »

Les femmes peuvent aussi changer l'avenir

La tente voisine est occupée par plusieurs femmes assises sous un « kotatsu », une table chauffante. « Depuis le 1er décembre, nous soutenons l'action “dix mois dix jours” » dit Yukiko Takahashi, une jeune etudiante :

« Au Japon, on dit que les futures mamans accouchent au bout de dix mois et dix jours. C'est une manière de dire que pendant cette période, les femmes peuvent aussi changer l'avenir. »

Yukiko est originaire de la ville de Fukushima mais avoue ne jamais avoir été inquiétée par la centrale nucléaire jusqu'à l'accident :

« Avant le 11 mars, je n'aurais jamais pensé me retrouver un jour à manifester ou faire un sit-in ! »

« Nous organisons des roulements entre nous, et il y a une permanence de nuit aussi pour éviter les incendies », dit une autre femme. Les incendies et autres « vexations », les manifestants et activistes japonais sont habitués à les subir.


A Kasumigaseki (Alissa Descotes-Toyosaki)

Yukiko s'en amuse :

« Au début, il y avait toutes les nuits des camions de la droite ultra-nationaliste qui venaient faire du tapage nocturne. Il y avait quatre, parfois huit camions ! Ils mettaient à fond des chants patriotiques en nous insultant. »

Le plus étrange c'est que l'extrême droite se met aussi à tenir des discours antinucléaires. « lls ne supportent pas de voir des tentes dans le quartier ministériel, cela n'est pas conforme à l'image du Japon nationaliste », conclut Yukiko.

Ne pas laisser redémarrer le nucléaire

La prochaine manifestation importante qui réunira les femmes des associations pour protéger les enfants de la radioactivité à Fukushima et dans tout le Japon aura lieu au mois de mars.

Sur les blogs. des mères s'insurgent :

« Nous ne voulons pas passer encore les fêtes de fin année avec la peur au ventre. Le gouvernement fait des “stress tests” et assure que tout est sous contrôle, mais le césium a augmenté dans certaines régions de Fukushima. »

« Il n'y a plus que 6 réacteurs sur 54 encore en marche. Tous les autres sont à l'arrêt, mais ça ne veut pas dire que le gouvernement va les abandonner définitivement », ajoute Kuma san en montrant une banderole : « Nous ne laisserons pas redémarrer le nucléaire ! »

En avril, le Japon fonctionnera sans aucun réacteur nucléaire, du jamais vu depuis l'installation du premier réacteur en 1966. Kuma san raconte :

« Il y a deux jours, un spécialiste allemand des stress tests est venu au Japon et s'est inquiété pour nous. Mais quand il a vu les illuminations de Noël à Tokyo et Osaka, il s'est exclamé : “Mais vous avez de l'électricité en trop ! ” »

Les semaines après le 11 mars, Tokyo vivait sous la menace d'une panne d'électricité généralisée, mais en janvier, aucun foyer ne manque de chauffage. Kuma San ajoute :

« L'énergie provient des centrales thermiques et hydrauliques. Mais l'Etat va chercher par n'importe quel prétexte à remettre en route les centrales. Car le Japon était exportateur, et commence même à construire des centrales au Vietnam ou en Thaïlande.

Pourtant, la Mongolie a réagi après l'accident de Fukushima en refusant que le Japon exporte ses déchets radioactifs dans une décharge provisoire sur son sol. »

Depuis que le Japon a violé l'article 9 de sa constitution en envoyant des forces d'auto-défense à l'étranger, ce sexagénaire a quitté son travail en entreprise pour mieux s'impliquer dans le sort de son pays.


« Je me suis dit que le Japon risquait de revenir comme avant 1945 », dit-il. Activiste mais sans vraiment appartenir à une organisation, Kuma étudie les tournesols et leur capacité d'absorption du césium.

« J'aime la nature et ce qui me plairait vraiment c'est de pouvoir crier tout mon amour aux bureaucrates de Kasumigaseki ! », rit Monsieur Kuma, parodiant le titre d'un roman de Kyoichi Katayama, « un cri d'amour au centre du monde ».

 

http://blogs.rue89.com/alissa-descotes-toyosaki/2012/01/24/dans-le-campement-des-anti-nucleaire-kasumigaseki-226335

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:43

Après Fessenheim, le déluge : l'important pour Hollande, c'est d'être élu !

On s’en doutait, c’est désormais clamé haut et fort : François Hollande, avec le soutien de plusieurs cadres de son parti, vient enfin d'affirmer qu'il ne fermera que la centrale de Fessenheim pendant son mandat.

en savoir plus...

Agissez pour casser les mythes sur le nucléaire !

Mythe n°1 : sans le nucléaire, nous reviendrons à la bougie. Sortir du nucléaire, c'est possible - entre autres - grâce aux économies d'énergie. Commençons par nous attaquer aux néons et publicités lumineuses qui consomment de l'électricité inutilement !

en savoir plus...

Neuvy-Pailloux : Stop au projet de centre d'entreposage de déchets radioactifs militaires

L'armée a décidé de créer un site d'entreposage de matériels radioactifs à Neuvy-Pailloux. Il faut stopper ce nouveau projet de poubelle nucléaire.

en savoir plus...

N'attendez pas le 11 mars... Dès aujourd'hui, agissez avec nous !

Le dimanche 11 mars 2012, formons une grande chaîne humaine de Lyon à Avignon pour dénoncer le risque de catastrophe nucléaire en France et pour affirmer, tous ensemble : « sortir du nucléaire, c’est possible ! » Dès aujourd'hui, participez à la mobilisation !

en savoir plus...

Concours : les vidéos sont en ligne... à vous de voter !

La créativité est au rendez-vous : une soixantaine de vidéos d’une grande diversité sont en lice pour le concours "Changeons d’ère, sortons du nucléaire". Jusqu’au dimanche 12 février, votez pour désigner les 8 vidéos lauréates !

en savoir plus...

Les centrales nucléaires françaises à l’origine de leucémies infantiles aigües : nos enfants nous accusent… déjà !

La revue Journal International du Cancer vient de publier dans son numéro de janvier une étude scientifique établissant une corrélation très claire entre la fréquence des leucémies infantiles aigües et la proximité des centrales nucléaires.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 11:13
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