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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 12:46

Bougie3

par Nathanael Rouny


Que la France décide de maintenir ses centrales ou de sortir du nucléaire, le démantèlement des réacteurs est inéluctable une fois atteint l’âge limite. Interventions en milieu hostile, techniques complexes, pollutions radioactives, déchets encombrants, personnels irradiés, coûts exorbitants… Les premiers chantiers de déconstruction menés actuellement par EDF sont loin d’être maîtrisés.

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:37

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Jacques Repussard, directeur général de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, dresse le bilan des inspections qu'il a menées dans les centrales françaises.

 

Qu’a révélé votre audit post-Fukushima sur la sûreté des centrales françaises?


Celles-ci ne prennent pas en compte des scénarios comme Fukushima avec une perte totale d’eau et d’électricité. EDF propose des moyens de secours sous vingt-quatre heures mais on ne peut pas attendre tant de temps. Un séisme pourrait provoquer des accidents sérieux sur certains sites comme à Fessenheim et au Bugey. Les sites des vallées du Rhône et de la Loire doivent surélever leurs digues pour se protéger de fortes inondations.


La centrale de Fessenheim est pointée du doigt. La fermerez-vous?


Depuis plusieurs années, nous disons qu’il faut renforcer son radier [dalle sous le réacteur] pour éviter une fuite en cas d’accident. Si EDF ne réalise pas ces travaux, il faudra fermer la centrale. Il n’est plus admissible que ces sujets retombent dans l’oubli. Cela nécessite des arbitrages économiques en faveur de la sûreté. Mais il ne faut pas non plus "sacraliser" la fermeture d’un réacteur. La France choisit de rester dans le nucléaire, il faudra construire de nouvelles centrales et donc arrêter les anciennes au fur et à mesure.


Estimez-vous que les centrales françaises ne sont pas sûres?


Si, elles le sont, mais la sûreté n’est pas statique. Il faut l’améliorer en permanence. Nous voulons pousser le raisonnement sur la sûreté jusqu’au bout. Cette fois, nous verrons si EDF donne suite à nos recommandations. Il y a des vulnérabilités, il faut les traiter. Au quotidien, un certain nombre de manques existent. Parfois, des opérateurs manquent de vigilance, sur des problèmes de sous-traitance par exemple.


EDF et Areva ne semblent-il pas avoir intégré ces changements?


Ils n’ont pas fait leur "révolution culturelle". Fukushima a changé la donne et révélé qu’un accident grave était possible, même dans un pays considéré comme sûr. Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire et il faut pouvoir y remédier. Depuis 2003, nous mettons en garde sur les risques liés aux séismes, sans être vraiment écoutés. J’espère que nous le serons cette fois. Sinon, ils devront s’en expliquer. Il ne faut plus laisser croire que le nucléaire est une technologie parfaite. Le gouvernement et EDF ont sous-estimé le risque d’un accident et du rejet du nucléaire par la société.


Vous n’êtes pas rassurant!


Je suis favorable à la transparence. Avant Fukushima, il y avait une "omerta" sur la sûreté pour éviter de créer de la peur. EDF et Areva craignent que la transparence ne leur nuise. Le résultat est qu’une part croissante de la population n’a pas confiance dans le nucléaire. Nous devons au contraire tout dire pour la vigilance de la société. Cacher les choses n’avance à rien. Je pense que les Français sont capables d’entendre la vérité. C’est notre travail de rappeler à l’ordre EDF quand il manque d’attention. L’homme est ainsi fait, mais c’est là que ça devient dangereux.


Quelles conclusions tirez-vous de l’intrusion de Greenpeace dans plusieurs centrales nucléaires?


Il ne faut pas lui donner trop d’importance. Nous savons qu’une intrusion est possible en quinze minutes, c’est le délai nécessaire pour l’intervention des gendarmes. On peut rajouter des barrières pour gagner du temps ou poster des gardes armés comme dans les centrales américaines. Mais cela n’empêcherait pas les tentatives d’agression et ne dissuaderait sans doute pas les terroristes. Des informations sur les projets de Greenpeace étaient disponibles avant leur intrusion. Le gouvernement doit d’abord améliorer le renseignement et le contre-espionnage pour prévenir ces risques.

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Pour-l-IRSN-EDF-sous-estime-le-risque-d-un-accident-nucleaire-445556/?from=headlines

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 12:09

 

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par Ivan du Roy, Sophie Chapelle


Ils possèdent des compagnies pétrolières, des gazoducs, des mines, des aciéries et même des médias. Ils influencent gouvernements et institutions pour empêcher toute réglementation trop contraignante. Et figurent parmi les plus grandes fortunes mondiales. Un rapport d’un centre de recherche aux États-Unis les considèrent, du fait de leur puissance et des pollutions que leurs activités génèrent, comme la plus grande menace qui pèse sur l’environnement et le climat. Qui sont ces multimilliardaires qui bâtissent leur fortune en hypothéquant l’avenir de la planète ?

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 13:07

Bougie3

Par Agnès Rousseaux (12 décembre 2011)


Dans la nuit du 7 au 8 décembre, le réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Mihama, au Japon, a été arrêté, à la suite de fuites d’eau dans le système de refroidissement.

 

Selon l’opérateur, Kansai Electric Power, aucune fuite radioactive ne serait à signaler à l’extérieur de la centrale. Ce réacteur devait être arrêté pour maintenance le 18 décembre [1].


Le lendemain, l’Agence de sécurité nucléaire du Japon a annoncé une fuite de 1,8 tonne d’eau radioactive dans le réacteur n° 3 de la centrale de Genkai. Celui-ci était à l’arrêt pour maintenance quand le problème, dont les causes sont encore inconnues, a été détecté.

 

Ce réacteur fonctionne à partir de combustible MOX, fourni par Areva. Aucun risque pour la sécurité, affirme l’opérateur, le groupe Kyushu Electric Power, qui a pourtant annoncé un problème de pompe, sans évoquer d’emblée la fuite d’eau. Un défaut d’information qui a pour le moins irrité les autorités locales. Le mois dernier, l’opérateur avait redémarré le réacteur n° 4 de cette centrale, qui s’était automatiquement stoppé quelques semaines plus tôt à cause d’une anomalie dans un condenseur de vapeur.


Sur les 54 réacteurs nucléaires du Japon, 46 sont désormais à l’arrêt, soit 85 % du parc nucléaire. Depuis le tsunami et la catastrophe de Fukushima, la plupart ont été stoppés pour des tests ou pour maintenance. Face à l’opposition des habitants, aucun gouverneur de région ne veut prendre la responsabilité de redémarrer les réacteurs, malgré les pressions du gouvernement et des opérateurs. Et face à l’accumulation de problèmes, les réacteurs restants pourraient être stoppés prochainement. À ce rythme, le Japon sera sorti du nucléaire avant le printemps. Mais entre gestion des conséquences de la catastrophe de Fukushima et déconstruction des centrales, il faudra encore plusieurs décennies – voire des siècles ou des millénaires – pour que le nucléaire ne soit plus qu’un vestige du passé.

Notes

[1] En 2004, une fuite de vapeur non radioactive dans un bâtiment du réacteur numéro n° 3 de cette centrale a causé la mort de 5 personnes. 885 tonnes d’eau se sont échappées d’une canalisation rongée par la corrosion, non conforme aux normes de sécurité. Source : Citizen’s Nuclear Information Center, Tokyo (CNIC).

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:27

Par Ivan du Roy (9 décembre 2011)


« La France peut-elle se passer d’une ressource, les hydrocarbures de schiste ? » La question sera posée lors d’un colloque parisien le 17 janvier 2012. Pour en débattre, des acteurs totalement impartiaux : Total, Toreador Energy ou Hess Oil, des compagnies pétrolières qui détiennent des permis d’exploration en France pour repérer d’éventuelles concentrations de gaz de schiste (voir notre dossier).

 

Ce colloque, qui aborde d’autres questions énergétiques comme le nucléaire, est organisé par le député UMP de l’Oise François-Michel Gonnot, sous le « haut patronage » de François Fillon et Eric Besson. La ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet y sera d’ailleurs présente. Sur le sujet des gaz de schiste, à part un intervenant de la Direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’Écologie), seuls les représentants des multinationales pétrolières et gazières prendront la parole. Et se poseront notamment la question : « L’interdiction française, comment en sortir », à propos de la loi votée en mai 2011, interdisant la technique de fracturation hydraulique, très polluante.

 

Bref, un colloque organisé par un membre du parti présidentiel, soutenu par plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement, qui propose aux multinationales gênées par une loi qui entrave leur chiffre d’affaires, de réfléchir à comment contourner – ou abroger – cette loi votée par le gouvernement à peine un an plus tôt. Le début d’une contre-offensive en règle après avoir assoupi les mobilisations citoyennes contre les gaz de schiste ?

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 11:01
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25 novembre 2011
 

Du 28 novembre au 9 décembre se tiendra à Durban (Afrique du Sud) la 17e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP-17). Il est de plus en plus évident que la limite de 2° de hausse de la température à la fin du siècle ne sera pas tenue et qu’il s’agit plus probablement d’éviter de dépasser les 4°. Ce n’est pourtant pas de cela qu’il sera vraiment question à Durban, comme l’explique Patrick Bond dans l’interview ci-dessous.



Pour vous, quels sont les principaux enjeux de la prochaine conférence internationale sur le climat à Durban  ?


Patrick Bond – La COP-17 a une tâche impossible  : faire semblant que le processus de négociation de l’ONU puisse mener à une véritable solution face à la crise climatique. C’est pourtant impossible. L’équilibre des forces en présence est défavorable et il ne va pas s’améliorer. Les Etats-Unis, avec leurs alliés comme le Canada, vont même saboter les objectifs limités de réduction des émissions [de gaz à effet de serre, réd], en particulier en empêchant une nouvelle période d’engagements contraignants dans le cadre du protocole de Kyoto.

 

Avec d’autres pays riches, les Etats-Unis vont faire obstacle à ce que le Fonds vert pour le Climat soit suffisamment pourvu. Des fonds qui, dans un monde plus juste, permettraient au Nord de payer la dette climatique contractée auprès du Sud. Au lieu de cela, le deal qui devrait se faire à Durban aura pour objectif de stimuler les marchés du carbone, pourtant en crise, afin qu’ils servent de source de revenus, et de jeter les bases du financement des fausses solutions, sans qu’aucun des maigres financements existants ne parvienne aux populations les plus durement touchées par les dérèglements climatiques. C’est pourquoi nous décrivons la COP comme une «  conférence des pollueurs  ».

 

En quoi les luttes actuelles menées en Afrique du Sud par les mouvements pour la justice climatique s’articulent-elles avec celles menées dans les négociations internationales  ?


En plus d’exiger un million d’emplois verts et une transition juste pour sortir d’une économie dépendante des combustibles fossiles, la principale question liée au climat portée par les militants sud-africains est l’accès à l’électricité et l’approvisionnement en eau.

 

Ces trois dernières années, le prix de l’électricité a augmenté de 130 % en raison de la décision prise par la société sud-africaine Eskom de construire les troisième et quatrième plus importantes centrales au charbon de la planète. Les systèmes d’approvisionnement en eau sont déjà en train de s’effondrer, même à Durban, réputé pour avoir le meilleur système d’Afrique. Bientôt, nous verrons également le renforcement des événements météorologiques extrêmes, une montée du niveau des mers, des famines et des réfugiés climatiques qui vont mettre à l’épreuve les capacités de réaction des populations. C’est par ces indicateurs, révélateurs de contraintes nouvelles, que les personnes vont se rendre compte que lutter pour un climat stabilisé relève d’un processus unificateur permettant d’améliorer leur vie immédiate, si nous relions tous ces enjeux de manière adéquate. […]

 

Les dérèglements climatiques actuels sont principalement dus aux émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays du Nord. Qu’attendez-vous des mouvements pour la justice climatique de ces pays, et, plus globalement, des populations, afin d’agir contre les dérèglements climatiques  ?


Le Nord doit payer sa dette climatique, complètement. De sorte que celles et ceux qui sont touchés dans le Sud perçoivent une compensation directe, et pas par l’intermédiaire des tyrans locaux. Je pense que les élites des pays comme l’Afrique du Sud qui se trouvent parmi les 1 % plus gros émetteurs de carbone, moi y compris, devraient supporter un fardeau plus lourd.

 

Les pays du Nord doivent également s’engager à des réductions d’émissions de GES spectaculaires et s’engager dans un urgent projet de transformation, semblable en portée, mais pas en direction, que celui entrepris sous Roosevelt lorsque les Américains sont entrés dans la Seconde Guerre mondiale. Pour ceux qui ne s’impliqueraient pas, comme les politiciens et les agences à Washington, New York, Ottawa, Londres, Bruxelles, Moscou, Pékin et ailleurs, le mandat de la Cour pénale internationale devrait alors être élargi pour y inclure un tribunal climatique. Nous aurons aussi besoin d’une stratégie à long terme pour imposer des sanctions sur les marchandises provenant de pays comme les États-Unis.

 

En attendant, il fait sens pour les activistes de protester contre leurs délégués, soit ici à Durban lors de la COP, ou même avant qu’ils ne quittent leur pays. Pourquoi ne pas bloquer leur route fin novembre afin de marquer le coup et affirmer clairement que le monde en a marre de la conférence des pollueurs  ? Il est temps pour la mouvance s’activant pour la justice climatique de reprendre la main et de montrer la voie possible pour de véritables réductions d’émissions, la reconnaissance de la dette climatique, une transition juste et toutes les autres exigences si bien définies à Cochabamba en avril 2010.

 


* Paru en français en Suisse dans « solidaritéS » n°199 (02/12/2011).

* Patrick Bond, économiste, est professeur à l’Université du KwaZulu-Natal. Auteur de Durban’s Climate Gamble, playing the carbon markets, betting the earth, il est aussi contributeur régulier de la revue Amandla  ! L’entretien ci-dessus a été publié par le site de l’association Alter-Echos (www.alter-echos.org)

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:55
Bougie3
7 décembre 2011
 

L’affirmation est martelée au point de passer pour une évidence : le nucléaire coûterait moins cher que les énergies renouvelables.

 

« Corollaire » : diminuer la part du premier pour développer les secondes, comme le propose par exemple l’accord Europe Ecologie-Les Verts-PS, augmenterait le prix de l’électricité, appauvrirait les ménages et amènerait les usines à délocaliser. Pourtant, cette affirmation est déjà fausse et le sera encore plus à l’avenir.


Si l’électricité est moins chère en France que dans la plupart des autres pays européens, c’est parce que l’Etat a longtemps subventionné le développement du parc nucléaire et que le niveau actuel du tarif réglementé ne permet pas de financer le renouvellement du parc, quels que soient les choix à venir entre nucléaire, centrales thermiques et énergies renouvelables. L’évolution récente des coûts de production électrique est, à ce titre, éclairante.


Dès les années 1980, le programme nucléaire français a vu son coût augmenter, évolution qui ne fait que se prolonger avec le réacteur surpuissant EPR. Cette dérive s’observe en particulier sur les coûts d’investissement, un poste très important.

 

Comme le montre un article publié dans la revue scientifique Energy Policy, le coût d’investissement dans les centrales nucléaires françaises a été multiplié par 3,4 en vingt-cinq ans, même en déduisant la hausse du niveau général des prix. L’EPR ne fait que poursuivre cette trajectoire puisque en supposant - hypothèse optimiste - que la facture finale ne dépasse pas la dernière estimation (6 milliards d’euros), on atteint 3,64 euros le watt - 4,7 fois plus qu’en 1974.


Autre problème, ces coûts ne prennent pas en compte le démantèlement des centrales en fin de vie, ceux de la gestion des déchets, du risque d’accident et les divers coûts de fonctionnement. En se développant, la plupart des techniques voient leur coût diminuer par effet d’apprentissage, et c’est le cas pour les énergies renouvelables ; mais, avec le nucléaire, l’inverse se produit : plus on le développe, plus il coûte cher.


UNE BAISSE IMPRESSIONNANTE


En comparaison, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le coût d’investissement de l’éolien terrestre était en 2009 de 1,30 euro le watt. Même « normalisé » pour prendre en compte l’intermittence, le coût d’investissement de l’éolien est environ 15 % inférieur à celui de l’EPR, démantèlement inclus. Et, selon une analyse de Bloomberg, le coût de l’électricité d’origine éolienne, déjà divisé par 4,5 depuis les années 1980, devrait encore diminuer de 12 % dans cinq ans.


Quant à l’énergie solaire tirée des panneaux photovoltaïques, elle a connu une baisse impressionnante : début 2011, un module photovoltaïque coûtait en moyenne 1,20 euro le watt en Europe, contre 4,2 euros le watt dix ans plus tôt. Depuis quelques mois, la moyenne sur le marché allemand est même de 1 euro le watt. Même normalisé pour prendre en compte l’intermittence, le coût d’investissement dans le photovoltaïque ne dépasse plus celui de l’EPR (en incluant le démantèlement) que d’environ 25 %.

 

De plus, les professionnels du secteur anticipent encore une baisse de 35 % à 50 % des coûts d’ici à 2020. Comme l’écrit le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, « si la tendance à la baisse continue (et elle semble s’accélérer) nous ne sommes plus qu’à quelques années du point où la production d’électricité à partir de panneaux solaires deviendra moins coûteuse que celle à partir de charbon ».

 

Pour simplifier, les calculs présentés ici laissent de côté les coûts de fonctionnement, mais ces derniers sont du même ordre de grandeur entre éolien et nucléaire, et plus faibles pour le photovoltaïque. De même, si un renforcement du réseau est nécessaire en cas de développement des renouvelables, c’est aussi le cas pour l’EPR (340 millions d’euros pour la ligne Cotentin-Maine nécessitée par l’EPR de Flamanville).


Nous vivons un moment historique : celui où les énergies renouvelables deviennent moins coûteuses que l’électricité d’origine nucléaire ou fossile, pour peu qu’elle soit obligée de payer pour ses externalités négatives : émissions de CO2, risques d’accidents, déchets radioactifs… La France se crispera-t-elle sur une technique dépassée, ou se tournera-t-elle vers la seule manière durable de produire de l’énergie : la mobilisation des flux d’énergie renouvelable, et celle, indissociable, des économies d’énergie ?


Sandrine Mathy, Réseau action climat (RAC), Isabel Autissier, WWF France, Adélaïde Colin, Greenpeace France


* Article paru dans le Monde, édition du 08.12.11.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 11:28

Autolib, ce véhicule électrique en location, démarre ce lundi 5 décembre dans la région parisienne. Bolloré et Delanoé sont les co-parrains de cette opération.


Dans la région parisienne, le problème le plus urgent concerne les transports collectifs. Toutes les lignes de RER sont saturées. La dégradation des conditions de transport, devenues de plus en plus insupportables, s'est accélérée depuis dix ans.


Fin 2012, 3 000 nouveaux véhicules devraient être mis en circulation avec 1000 stations dans Paris et 45 villes de la proche banlieue, là où le réseau de transport public est déjà le plus dense. 500 millions d'euros on été investis par la mairie de Paris et les autres communes impliquées. Les 80 000 utilisateurs nécessaires pour la rentabilité de Bolloré, c'est moins de 5% des usagers des transports collectifs. Bonjour, la priorité du service public pour tous!


Les solutions aux besoins en déplacements dans la région parisienne ne résident pas dans une augmentation des voitures individuelles , même électriques et réservées aux couches les plus aisées de la population. Depuis plusieurs années l'auto-partage, c'est à dire la location à l'heure de véhicules, existe à Paris. Mais jusqu'à présent, cela est resté confidentiel parce que trop cher.


Pour Autolib, la nouveauté et le tintamarre médiatiques tiennent au fait qu'il s'agit de véhicules électriques. On veut nous faire croire qu'il s'agit d'une solution écologique alors qu'en France l'électricité est aux trois quart d'origine nucléaire.


Mais que vient faire Bolloré, lui que l'on connaît surtout comme propriétaire de yacht pour Sarkozy ou concessionnaire du port d'Abidjan en Afrique. Ce qui intéresse cet affairiste, ce n'est bien sûr pas le transport de la population, ni même la construction de voitures, mais la production de batteries et l'exploitation des matières rares comme le lithium.

 

C'est pourquoi Bolloré a acheté des brevets concurrents de ceux des constructeurs automobiles et commence à vouloir piller les pays d'Amérique Latine disposant de ces ressources naturelles.


Le maire de Paris offre à Bolloré une vitrine pour ses batteries et surtout l'exploitation des matières rares qu'il cherche à piller. Les voitures Autolib en sont le support publicitaire. Et dire que cette opération se drape du drapeau de l'écologie: non merci!

 


 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 11:09

blog -nucleaire facon Hollande

par Agnès Rousseaux


Les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima sur la population commencent à montrer leur étendue. Pneumonies, leucémies ou problèmes hormonaux semblent se multiplier chez les deux millions d’habitants de la région. Les enfants sont en première ligne, alors que les terres, les eaux et certains aliments sont fortement contaminés. De son côté, Tepco, l’exploitant de la centrale, sombre dans le cynisme : les éléments radioactifs qui se sont échappés des réacteurs ne lui appartiennent plus…

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:58

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Nucléaire lundi 05 décembre 2011

« Le nucléaire sûr n'existe pas». C'est pour cette raison que des militants de Greenpeace se sont introduits ce lundi matin à 6 h 00 dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), a annoncé l'organisation écologiste, une «intrusion» confirmée par la gendarmerie.


Huit militants sont entrés dans la centrale selon une source de la gendarmerie, qui a indiqué que certains militants avaient déjà été interpellés.

 

«Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de l'un des réacteurs, où ils vont déployer une banderole: 'Le nucléaire sûr n'existe pas'», a expliqué Axel Renaudin, chargé de communication de Greenpeace.


«Il est facile d'atteindre le coeur d'une centrale»

 

«Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires françaises, et à quel point il est facile d'atteindre le coeur d'une centrale», a souligné Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace.


Elle a dénoncé l'audit lancé par le gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant «une opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima».

 

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été choisie par Greenpeace «car elle est la plus proche de Paris», à 95 km, selon Greenpeace.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Greenpeace-s-introduit-dans-la-centrale-de-Nogent-sur-Seine_39382-2018527_actu.Htm

 

Tentatives d’intrusion sur les sites nucléaires de Blaye et de Cadarache
Nucléaire lundi 05 décembre 2011

Des tentatives d’intrusion ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi dans la centrale nucléaire EDF de Blaye (Gironde) et dans le centre de recherches nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), a annoncé la direction de la gendarmerie. Des échelles et des banderoles ont été retrouvées près des sites par les gendarmes qui n’ont procédé à aucune interpellation, a-t-on précisé de même source.

 

 

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