Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:34
centrale holande-copie-1
 
Interviewée sur France-info (*) à l'occasion des deux ans de la catastrophe de Fukushima, la ministre de l'écologie Delphine Batho a étalé une ignorance absolument sidérante, accompagnée de mensonges grossiers.
 
En particulier, la ministre a affirmé : "Il y a aujourd'hui en Allemagne, du fait de la décision de sortir du nucléaire, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre". Il s'agit là d'un mensonge éhonté destiné à décrédibiliser la démarche de l'Allemagne qui, malgré la fermeture de 8 réacteurs nucléaires en réaction à la catastrophe de Fukushima, continue imperturbablement à réduire ses émissions de co2 (**). Pire, Mme Batho a alors ajouté : "Moi je pense que c'est pas le sens de l'histoire de dire que, dans les prochaines années, la première énergie consommée dans le monde, ce sera le charbon, ce sera les énergies carbonées" (sic).
 
Outre sa syntaxe désaxée, cette déclaration dénote une ignorance sidérante concernant la question de l'énergie dont elle est pourtant en charge.
En effet, comme on peut le constater par exemple dans la publication annuelle de l'Agence internationale de l'énergie (***), le pétrole, le charbon et le gaz représentent respectivement 32,4%, 27,3% et 21,4% de l'énergie mondiale. Les énergies carbonées couvrent donc 81% de l'énergie mondiale, mais Mme Batho ne veut pas qu'elles deviennent "la première énergie consommée dans le monde". C'est risible. Au lieu d'étaler ses petites opinions sur l'énergie ("Moi je pense que..."), cette personne, qui est tout de même ministre, ferait bien de s'informer sur les données élémentaires du secteur dont elle censée s'occuper.
 
Si Mme Batho avait pris connaissance de ces informations, elle serait tombée des nues en découvrant que, contrairement à ce qu'elle "pense", la part des énergies renouvelables est de 13% alors que le nucléaire plafonne à 5,7%. Et encore, si l'on considère l'énergie dite finale (et non l'énergie primaire), le nucléaire représente à peine 2% de l'énergie mondiale (****). Et même lorsqu'on ne considère que l'électricité, on constate que la production mondiale des énergies renouvelables est de 20%, soit le double de celle des 400 réacteurs nucléaire en service sur Terre (moins de 10%) (*****).
 
Le reste de l'interview est un festival de langue de bois, des expressions toutes faites qui ont été fournies à Mme Batho, qui les répète avec application, par les représentants de l'industrie de l'atome, comme "l'élévation des standards de sûreté internationaux" ou "envisager l'inenvisageable". Or, à chaque catastrophe, l'industrie nucléaire (dans son ensemble, c'est-à-dire y compris les prétendues "autorités de sûreté") promet d'en "tirer tous les enseignements" afin d'élever "les standards de sûreté internationaux" et d' "améliorer encore la sûreté des réacteurs". Comme la nouvelle lessive qui lave plus blanc que la précédente, qui lavait pourtant déjà blanc. Quant à "envisager l'inenvisageable", chacun voit bien le ridicule de cette prétention : prévoir l'imprévisible est par nature impossible pour les êtres humains, même pour les plus intelligents, et donc a fortiori pour les promoteurs de l'atome.
 
Pour finir, nous écartons tout sexisme à l'encontre de Delphine Batho : son prédécesseur, Eric Besson, s'était tout autant ridiculisé. Par exemple, en visite à Fukushima en février 2012, il s'était déclaré "rassuré par l'état de la centrale". Si Mme Batho est nulle, ce n'est pas parce que c'est une femme, c'est juste parce qu'elle est nulle. Elle a par contre bien compris une chose : tant qu'elle fera la promotion du nucléaire, même avec des arguments faux ou ridicules, elle pourra rester ministre...
 
 
Lundi 11 mars 2013 (Fukushima + 2 ans)
Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire 

(***) Key world stat energy, édition 2012, avec les chiffres définitifs de 2010. http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/kwes.pdf . En page 6, on voit les parts des différentes énergies dans le monde.
(****) Comptabiliser l'énergie dite "primaire" revient à compter, dans la part du nucléaire, la chaleur perdue car rejetée dans l'environnement par les centrales, c'est-à-dire. les deux tiers de l'énergie nucléaire. En considérant l'énergie dite "finale", c'est à dire celle qui arrive réellement aux utilisateurs, la vraie part du nucléaire apparaît alors : 2% de l'énergie mondiale. Une part infime. et en déclin.

(*****) En page 24, on constate que le nucléaire, avant Fukushima, représentait encore 12,9% de l'électricité mondiale. Depuis, la production nucléaire a brutalement chuté avec l'arrêt de plus de 60 réacteurs (52 au Japon, 8 en Allemagne, 2 en Belgique, etc). Les énergies renouvelables, qui étaient déjà à 19,7%, ont depuis dépassé 20%.

 

Partager cet article
Repost0
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:02

 

no nuk
*
Lors des commémorations du second "anniversaire" du début de la catastrophe de Fukushima, de nombreuses voix se sont élevées pour évaluer (plus ou moins bien) les conséquences financières d'un accident nucléaire, prétendre que des "enseignements" avaient été tirés pour "améliorer" la supposée sûreté des réacteurs, et surtout affirmer qu'il fallait "se préparer" à une telle catastrophe.
*
En résumé, les français sont conditionnés à accepter, comme s'il s'agissait d'une fatalité, la continuation de l'activité des centrales nucléaires. Et à accepter, comme s'il s'agissait d'un risque "naturel", l'hypothèse d'une catastrophe nucléaire.
 
Pourtant, il existe une autre option, qui consiste à se donner l'assurance absolue de ne pas connaître un Fukushima français : arrêter, au plus vite et définitivement, les installations nucléaires. A titre d'exemple, avant de remettre hélas en service les deux réacteurs de Ohi, le Japon a fermé en un an la totalité de ses 54 réacteurs. Un parfait exemple pour la France qui en compte 58, c'est-à-dire pratiquement le même nombre.
 
On nous rétorque que, avant Fukushima, le nucléaire ne produisait "que" 35% de l'électricité du Japon, alors que c'est 75% en France. Certes, mais si 130 millions de Japonais peuvent vivre sans nucléaire, que l'on ne nous dise pas que c'est impossible pour les Français... qui sont deux fois moins nombreux (65 millions).
 
On nous rétorque que seul le nucléaire peut produire massivement de l'électricité "décarbonée" alors que, sur la planète, les énergies renouvelables produisent deux fois plus d'électricité : 20% - dont 17% d'hydroélectricité - contre à peine 10% pour le nucléaire, selon les chiffres officiels de l'Agence internationale de l'énergie (*). En effet, après avoir atteint son maximum en 2001 avec 17% de l'électricité mondiale, ce qui était déjà assez modeste, la part de l'atome n'a cessé de décroître depuis, et ce bien avant Fukushima. Aujourd'hui, avec l'arrêt des réacteurs japonais, de 8 vieux réacteurs allemands, et de quelques autres comme les réacteurs belges aux cuves fissurées, le nucléaire représente moins de 10% de l'électricité mondiale. Ce qui correspond à moins de 2% de la consommation totale d'énergie sur la planète.
 
De fait, contrairement à ce qui nous est affirmé continuellement, la contribution de l'atome à la marche de l'économie mondiale, mais aussi à la lutte contre les émissions de co2, est parfaitement marginale. Il est donc parfaitement ridicule de prétendre que c'est "le nucléaire ou le réchauffement climatique". S'il existe une chance de réduire les émissions de co2, c'est par les économies d'énergie et les énergies renouvelables, mais certainement pas avec ce pauvre nucléaire dont la part est faible et en déclin mais qui, paradoxalement, est tout de même capable... de contaminer un continent entier.
 
Ce n'est qu'avec une propagande forcenée, en particulier avec d'incessantes campagnes de publicité de la part d'EDF et d'Areva, que le lobby de l'atome arrive à faire croire à la population que le nucléaire est une énergie "massive" dont "on ne peut pas se passer". Et, de fait, qu'il faut accepter la continuation de l'activité des centrales et l'hypothèse d'une catastrophe. Les mêmes mensonges sont de mise concernant l'emploi - à investissement égal, les alternatives créent 10 fois plus d'emplois que l'atome ! - ou le tarif de l'électricité : pour construire des réacteurs en Grande-Bretagne, EDF est actuellement en train d'exiger de Londres des garanties exorbitantes, à savoir le remboursement des pertes financières pendant 35 ans ! Aujourd'hui comme hier, le nucléaire n'est "rentable" que s'il est massivement subventionné par l'argent public.

Trop cher, peu créateur d'emploi, excessivement dangereux, trop marginal pour réduire les émissions de co2, le nucléaire cumule les tares les plus graves. Mais, tant que la propagande parviendra à le faire passer pour "incontournable", un nouveau Fukushima sera de plus en plus probable, en particulier en France.

Lundi 11 mars 2013 (Fukushima + 2 ans) Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire

(*) Cf le document annuel Key world energy statistics, édition 2012, qui donne les chiffres définitifs de 2010.
http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/kwes.pdf  En page 24, on constate que le nucléaire, juste avant Fukushima, ne représentait plus que 12,9% de l'électricité mondiale (c'était 17% en 2001). Depuis, la production nucléaire a encore chuté avec l'arrêt de plus de 60 réacteurs (52 au Japon, 8 en Allemagne, 2 en Belgique, etc). Les énergies renouvelables, qui étaient déjà à 19,7%, ont depuis dépassé 20%.
Partager cet article
Repost0
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 12:11

 

 

*

Par Daniel Tanuro le Vendredi, 08 Mars 2013

*

Quel est le point commun entre la volonté de GDF Suez de relancer les centrales nucléaires de Doel 2 et de Tihange 3, d’une part, et les fermetures d’Arcelor Mittal, de Ford Genk et de Caterpillar Gosselies, d’autre part ?

 

L’impasse historique du capitalisme. Aveuglé par la concurrence, obnubilé par l’appât du gain, ce système absurde n’a plus rien d’autre à offrir à l’humanité que la destruction sociale et écologique. Alors que les richesses accumulées seraient plus que suffisantes pour assurer le « bien vivre » de toutes et tous sur cette Terre, les patrons et les gouvernements à leur service sèment le malheur des 99% en tronçonnant les salaires, l’emploi et la protection sociale. Alors que les connaissances scientifiques et techniques permettraient de léguer un environnement de qualité à nos enfants, la course au profit empoisonne l’eau, l’air et les sols tout en provoquant une catastrophe climatique irréversible, aux conséquences sociales incalculables.


Vingt-quatre millions de chômeurs et de chômeuses dans l’Union Européenne, et ce n’est pas fini. Que faire ?

 

Premièrement, résister et s’organiser pour la résistance la plus massive, opiniâtre et déterminée possible.  Le temps du syndicalisme bureaucratique est définitivement révolu. Les actions presse-bouton et les promenades Nord-Midi (Bastille-Nation Note du blog) , ça suffit. L’heure de la bataille a sonné. Face à la brutalité des patrons voyous et à la perfidie des politiciens, il n’est d’autre solution que de renouer avec les meilleures traditions des luttes pour l’émancipation : la participation de toutes et tous au combat par la démocratie la plus large, l’occupation des entreprises, l’élection de comités de grève.

 

La concertation est morte, place à la lutte de classe !


Deuxièmement, élaborer un programme à la hauteur des enjeux. Une fiscalité juste, l’annulation de la dette illégitime et la réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche sont des éléments clé. Mais il faut aller plus loin et, là aussi, l’histoire nous livre ses enseignements. Dans les années cinquante du siècle passé, sentant venir la crise du charbon et de l’acier provoquée par le parasitisme des holdings, la gauche de la FGTB proposait un programme de réformes de structures anticapitalistes dont la clé de voûte était la nationalisation sous contrôle ouvrier et sans rachat des secteurs de l’énergie et de la finance. Quoiqu’adopté en congrès et porté dans la rue par la grève générale de l’hiver 60, ce programme a ensuite été rangé au rayon des accessoires. Un demi-siècle plus tard, on paie cher cet abandon. Mais ce programme existe toujours. Sortons-le des tiroirs ! Inspirons-nous en pour jeter les bases d’une politique alternative et tracer un chemin vers l’abolition du capitalisme.


Evidemment, le monde a bien changé. Il y a la mondialisation du capital, l’Union Européenne et… la crise écologique.

 

Ces changements majeurs sont source de désarroi. En particulier, face à la destruction de l’emploi, nombreux sont les syndicalistes qui croient pouvoir remettre la défense de l’environnement à plus tard. Ils ont doublement tort. D’abord parce que les pauvres sont les premières victimes du massacre de la planète. Ensuite parce que la réponse au saccage capitaliste est un élément décisif de l’alternative.


Eviter des catastrophes écologiques implique de réaliser dans l’urgence une gigantesque mutation vers une économie sans carbone fossile ni énergie nucléaire. Il s’agit d’isoler tout le parc immobilier, de généraliser des transports publics gratuits et de qualité, de bâtir un nouveau système énergétique décentralisé et 100% renouvelable, de sortir de l’agrobusiness…

 

Le marché ne le fera pas, ou trop peu et trop tard, et à coups d’injustices supplémentaires.

 

Le défi ne peut être relevé que par un plan public européen mobilisant au service de la collectivité les richesses volées par le capital. Certes, ce plan implique de sortir du tout automobile, de réduire la production matérielle et les transports. Mais, pour le mettre en œuvre, on a besoin d’industrie et d’ouvriers, de verre et d’acier, d’engins et de machines, d’ingénieurs et d’employés !


Voilà le constat sur base duquel la gauche syndicale d’aujourd’hui devrait élaborer un programme écosocialiste d’ensemble, cohérent, et dont la formidable légitimité sociale lui permettra de gagner l’hégémonie. Les obstacles sont formidables. Les affronter jusqu’au bout requerra notamment de forger un nouvel instrument politique. Mais il n’y a tout simplement pas d’autre voie.

*

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2805:pour-un-ecosyndicalisme-de-combat-&option=com_content&Itemid=53

Partager cet article
Repost0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:37


*
« Fukushima : la lenteur de la reconstruction pèse sur la santé mentale »

Jamais gênés d'inventer les pires horreurs, les nucléocrates ont innové, après le déclenchement de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), avec la thèse de la « radiophobie » : si les gens sont malades, ce n'est pas à cause de la radioactivité mais à cause de « la peur de la radioactivité » ! Il fallait y penser !

Bien sûr, les nucléocrates français ont été en pointe dans cette opération de négationnisme, avec un organisme nommé CEPN et regroupant EDF, Areva, le CEA et l'IRSN (cf http://observ.nucleaire.free.fr/La-malbouffe-radioactive.pdf , page 3).

A lire le présent article du Monde.fr, on peut penser - sans en être surpris - que les nucléocrates réutilisent autour de Fukushima les mensonges de mise autour de Tchernobyl. Ainsi, selon Hiroshi Suzuki, qui dirige une commission consultative pour la reconstruction de la province de Fukushima, "Il n'y a pas suffisamment d'attention envers la santé mentale" des habitants.

Il faut croire qu'une armée de psychologues et de psychiatres pourrait faire fuir la radioactivité et rétablir le moral et donc la santé de la population. Pour notre part, nous persistons à penser que ce sont les pronucléaires - et pas seulement ceux du Japon - qui ont besoin de psychiatres.


LeMonde.fr : http://bit.ly/YKXSYp 

Partager cet article
Repost0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:14

ZhOfS9.gif

Kaliningrad est un « oblast » (une région) de la Russie, dont la particularité est d'être aussi une exclave (isolée de la « mère patrie »), située entre la Lituanie et la Pologne. Du temps de l'URSS, la continuité territoriale était assurée (par les pays Baltes), ce qui n'est plus le cas désormais.

Du coup, Kaliningrad est une enclave russe dans le territoire de l'Union européenne, et un site stratégique... surtout quand les différents pays voisins tergiversent. Ainsi, les pays Baltes et la Pologne hésitent depuis des années à construire, ensemble ou séparément, une centrale nucléaire.

Malins comme ils sont, les Russes ont donc décidé de prendre tout le monde de vitesse en construisant un réacteur à Kaliningrad, afin de faire des profits en vendant à leurs voisins indécis l'électricité dont ils ont besoin. Mais les voisins en question, qui n'ont déjà pas de bonnes relations avec les Russes, apprécient peu la plaisanterie et annoncent qu'ils n'achèteront pas cette électricité-là !

Pas de quoi refroidir le lobby nucléaire... français : la Société générale veut participer au financement du projet et, Alstom étant pressenti pour fabriquer les turbines, l'État français envisage de garantir cette exportation par la Coface (Organisme public de garanties à l'exportation) : si le projet coule financièrement, c'est l'argent public français qui paiera Alstom !

Les Amis de la terre et Greenpeace dénoncent à juste titre cette opération grotesque, avec toutefois une erreur d'analyse en regrettant que « le design de ces réacteurs n'ait pas été analysé par une autorité de sûreté indépendante dans l'Union Européenne » et en parlant de «  sûreté nucléaire à deux vitesses ». Comme si un réacteur d'Areva visé par l'ASN française pouvait être moins dangereux qu'un réacteur russe !

*
Carte édifiante : http://bit.ly/ZhOfS9  
Communiqué Amis de la terre / Greenpeace :
http://bit.ly/13FW7DL

Partager cet article
Repost0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:02

Bougie3


Ce n'est pas parce quelqu'un meurt qu'il faut en dire du bien, surtout s'il ne le mérite pas. Cela dit, le titre « Tchernobyl : mort du professeur Pierre Pellerin » est bien celui du Figaro, laissant croire que, peut-être, ce « sinistre personnage » (*) serait mort à cause de la catastrophe dont il a nié la gravité pendant plus de 25 ans. Mais non, il est tranquillement décédé de mort naturelle, il n'y a pas de justice.


Pour mémoire, le Pr Pellerin est cette sommité du lobby nucléaire qui a juré devant les médias français que la catastrophe de Tchernobyl ne faisait courir aucune risque à personne, « à part peut-être à l'intérieur même de l'usine », précisait-il sans rire (cf http://bit.ly/10aMrMZ ). Contrairement à une rumeur tenace, il n'a jamais dit « Le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière française », ce qui lui a permis de gagner plusieurs procès, juste en jouant sur les mots.

Mais, s'il n'a effectivement pas prononcé cette phrase, il a en réalité fait bien pire en assurant qu'il n'y avait aucun risque, et donc aucune mesure à prendre. Pendant ce temps, tous les pays voisins de la France interdisaient à la consommation les produits les plus susceptibles d'être contaminés.

Bien qu'étant allé souvent à Tchernobyl, en tant que patron tyrannique et paranoïaque du Service de protection contre la radioactivité en France (SCPRI), organisme de propagande  et ancêtre de l'IRSN, M. Pellerin s'est porté comme un charme jusqu'à 91 ans, laissant les cancers aux malheureux biélorusses et ukrainiens, mais aussi à des millions d'autres européens (dont les français) touchés par le fameux nuage de Tchernobyl.

Cependant, gardons-nous de faire de ce pèlerin de l'atome un bouc-émissaire : il n'était finalement qu'un exécutant (certes zélé), le produit d'un système mis en place pour imposer le nucléaire par la force et le mensonge, ce qui est toujours le cas aujourd'hui.

(*) La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné la France pour avoir condamné Noël Mamère pour avoir traité le Pr Pellerin de « sinistre personnage » pour avoir prétendu que le nuage de Tchernobyl ne faisait courir aucun risque...


Article du Figaro : http://bit.ly/ZdM0R4  
Jugement de la Cour européenne des Droits de l'Homme :
http://bit.ly/ZsWmMX  
Vidéo historique d'un mensonge d'Etat :
http://bit.ly/10aMrMZ 

 


Jean-Louis Basdevant sauve l'honneur des physiciens nucléaires

Interview dans l'Alsace :
http://bit.ly/Ye0YV4  
« Jean-Louis Basdevant : "Pourquoi il faut stopper Fessenheim" »

On peut être physicien nucléaire tout en étant honnête et courageux. C'est ce que prouve Jean-Louis Basdevant : « On a évoqué l'accident maximal après Three Mile Island, en Pennsylvanie, en 1979 : les ingénieurs français disaient qu'ils seraient bien capables de se débrouiller. Après Tchernobyl, ils ont imputé la catastrophe aux erreurs de conception, aux causes politiques, aux fautes d'exécutants. Après Fukushima, ils ont invoqué la catastrophe naturelle. »


L'expert ajoute : « En France, les ingénieurs du CEA forment une caste, défendent un dogme qui remonte au nucléaire militaire d'après-guerre. Les décisions sont prises par le lobby nucléaire et l'argent qui pèsent lourd face au politique. » On ne saurait si bien dire. Bravo aussi à l'Alsace qui ose publier cette interview, malgré le risque de perdre les pages de publicité d'EDF et d'Areva.

*


Source: Observatoire du nucléaire

Partager cet article
Repost0
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:46
 *

ENTRETIEN | Deux ans après la catastrophe au Japon, nous avons rencontré Kenichi Watanabe, réalisateur du documentaire “Le Monde après Fukushima”, diffusé le mardi 5 mars 2013 sur Arte. [Ce documentaire reste visible sur le site d’Arte pendant une semaine encore.] Documentariste et réalisateur d’origine japonaise, Kenichi Watanabe explore depuis 2009 l’histoire secrète du Japon d’après guerre dans de beaux films engagés et très documentés. Après Le Japon, l’empereur et l’armée, et La Face cachée de Hiroshima (2011), où il revenait notamment sur les secrets et mensonges longtemps entretenus autour de l’irradiation des populations d’Hiroshima et Nagasaki, c’est fort logiquement qu’il s’est penché, dans Le Monde après Fukushima, sur les conséquences de la catastrophe qui a dévasté le Nord du Japon en mars 2011.En tant que producteur, il prépare actuellement deux films, l’un sur le nucléaire français, Au nom de l’atome, pour France 3, l’autre sur une approche scientifique des effets de la radioactivité, Fukushima : laboratoire à ciel ouvert, pour France 5.

*

Sophie Bourdais – Dans La Face cachée de Hiroshima, vous établissiez d’emblée un lien entre l’explosion des deux bombes nucléaires à Hiroshima et Nagasaki et celle de la centrale nucléaire de Fukushima, dont les conséquences sont au centre du Monde après Fukushima. Jusqu’à quel point ces deux films sont-ils liés ?

*

Kenichi Watanabe – La centrale de Fukushima a explosé alors que je préparais mon documentaire La Face cachée de Hiroshima. Je voulais traiter de l’effet des radiations sur le corps humain pendant et après la fabrication de la bombe, et le tournage à Hiroshima devait commencer le 15 mars 2011. J’ai débarqué au Japon le 10 mars. Le 11 mars, la terre tremblait ! J’ai annulé le tournage, et j’ai vécu une semaine sur place, à Tokyo, au moment du séisme, du tsunami et de l’explosion de la centrale, les journées les plus noires, les plus graves, étant le 14 et le 15 mars.

“Il ne suffit pas d’un film pour en terminer avec Fukushima”

*

Les plus noires… que voulez-vous dire ?


Je parle des dysfonctionnement et du désordre qui ont atteint tous les centres de pouvoir. Le séisme est survenu un vendredi après-midi, les gens allaient partir en week-end. Samedi et dimanche, on recevait d’un côté les images diffusées par les grands médias, et, de l’autre côté, des informations complètement contradictoires arrivaient par Internet. On était complètement perturbés.


Il a fallu attendre lundi 14 mars pour obtenir une sorte de position officielle sur ce qui se passait. Ce jour-là, tous les transports publics étaient bloqués, les trains s’étaient arrêtés, les supermarchés n’étaient pas approvisionnés, et on ne pouvait pas accéder à Tokyo. C’était bizarre, parce que, selon les médias, les choses commençaient à s’arranger. Tout était bloqué, on se sentait contrôlé, mais par qui et pourquoi ? C’était la journée du doute, la journée noire du 14 mars, et tout le monde ressentait cette ambiance.


A 11 heures du matin, le deuxième réacteur de la centrale a explosé. J’avais rendez-vous à la NHK [la télévision publique japonaise, ndlr] à midi pour discuter du contenu du film sur Hiroshima, et là-bas non plus, personne ne pouvait me dire ce qui se passait. Maintenant on sait que ce n’était pas juste un ressenti, que cela s’est vraiment produit : le désastre administratif, la confusion, l’absence de l’Etat, sa quasi faillite.


L’idée originale du Monde après Fukushima, en accord avec Arte, c’était de témoigner de ces moments-là, avec une réflexion très subjective sur la civilisation, l’Etat moderne, le système industriel et nucléaire. J’ai essayé de rassembler des archives, et j’ai finalement renoncé, parce qu’on en a diffusé tellement, toujours les mêmes… Les utiliser pour parler de ce jour-là, c’est d’une portée limitée, et ça contribue à tout généraliser.


D’autre part, et c’est le plus important, quand j’ai fait les repérages, j’ai réalisé que les voix des témoins, des victimes, étaient beaucoup plus fortes que ma subjectivité personnelle. C’était elles qu’il fallait écouter. J’ai donc changé l’orientation du film, mais de toute façon, il ne suffit pas d’un film pour en terminer avec Fukushima, il reste une quantité d’angles à explorer. Depuis le 11 mars, je ne peux plus vivre sans penser à Fukushima !


Vous voulez dire qu’en tant que réalisateur, vous ne pouvez plus travailler sur un autre sujet ?


Oui. Même si je voulais moi-même sortir du nucléaire, faire autre chose, je ne peux pas, je me sens presque contraint de continuer. Fukushima, ce n’est pas théorique, c’est une question qui embrasse la totalité de notre civilisation, il faut trouver comment changer de point de vue sur ce qui fonde notre culture et notre civilisation. Ce film, c’est un point de départ, j’ai voulu y parler de la prise de conscience des victimes, nécessaire pour qu’elles puissent reprendre leur vie. Mais pour moi, le vrai travail commence.

 

* Télérama, 05/03/2013 à 00h00 : http://television.telerama.fr/telev...

*

Lire la suite


Partager cet article
Repost0
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:37
nuc20.jpg
*
LEGLU Dominique 5 mars 2013
  

« Mon film est poético-politique », affirme le réalisateur Kenichi Watanabe.

 

Ce film, c’est « Le monde après Fukushima », qui passe ce soir sur Arte à 22 :35 [et reste visible une semaine encore sur le site d’Arte]. Essayez d’aller y voir, même si le ton n’a rien de commun avec le documentaire précédent, choisi pour le prime time, qui évoque la politique antiterroriste d’Israël depuis la guerre des Six jours.


Pas facile de raconter « comment les gens peuvent vivre » après (pendant) une catastrophe qui dure – une « catastrophe illimitée, ouverte », selon les termes du sociologue allemand Ulrich Beck, interrogé à cette occasion. Pas facile quand on se heurte, selon les termes de Watanabe, à « l’absurdité ». A une situation «surréaliste de mensonge».


Quand le film a été présenté à la Maison de la culture du Japon à Paris à la mi-février, l’auditorium était plein. Tous ceux qui continuent de s’interroger sur l’évolution des humains en zone contaminée (quelle augmentation des cancers, comment contrôler la nourriture…) étaient manifestement venus. Tous ceux qui s’interrogent aussi sur la meilleure façon de montrer ce que peu veulent réellement voir. Vous, spectateurs, aurez-vous envie de regarder tout cela en face, telle la redoutable tête de Méduse ?


Disons d’emblée que ce film n’est pas un reportage (ou pas « qu’un » reportage) où seraient successivement assénées toutes les mesures en millisieverts permettant de se faire une vision scientifique aussi objective que possible de la radioactivité ambiante.

 

L’important, c’est le subjectif !

 

C’est ce fait de savoir que, de la radioactivité, il y en a partout - sur les arbres dans la forêt, sur les pelouses et aires de jeux des écoles, dans l’océan d’où des pêcheurs remontent du poisson qu’ils rejettent pour tous ces becquerels en trop, et sur ces toits où s’accumule le césium. Dans la campagne ou aux carrefours des routes, des panneaux égrènent de grands chiffres lumineux pour le rappeler. Et on se demande avec les acteurs d’après désastre : comment vais-je vivre avec cela ? Comment continuer à vivre après ? Maintenant... cet éternel après.


Les tenants des documentaires démonstratifs en seront pour leurs frais. Poético-politique, dit Watanabe. Ceux qui aiment regarderont le beau cerisier en fleur, quelques brins de riz, des stèles non touchées par le tsunami du 11 mars 2011 et l’arbre vénérable qui clôture le film. Ils se diront qu’on ne peut plus regarder ces fleurs, ces branches comme on l’a toujours fait. Maintenant, beauté rime avec danger. Et la douleur s’est installée. Celle de Mme Sato l’agricultrice, orpheline de sa terre, fait peine à voir. Celles des femmes recommandant à leur fille de ne pas avoir d’enfants aussi. Celle des mères conduisant les enfants effectuer les mesures de radioactivité sur la thyroïde, on ne la souhaite à personne [1].


« J’ai apprécié l’engagement des femmes », dit le docteur Michel Fernex. ancien président de l’organisation Enfants de Tchernobyl Belarus [2]. Ceux qui aiment rêver et s’échapper insensiblement de l’image écouteront le commentaire conçu par l’écrivain Michael Ferrier (auteur du livre « Fukushima » récit d’un désastre, Gallimard, 2012). Ils saisiront peut-être ce que signifie cette expression « Nous sommes entrés dans une ère nouvelle ».

 
Notes:

[1] Lire aussi sur le site de Sciences et Avenir : http://sciencesetavenir.nouvelobs.c... Disponible sur ESSF (article 28026), Le Japon deux ans après : Inquiétude sur la thyroïde des enfants de Fukushima.

[2] Rappelons qu’environ 500 000 enfants vivent sur des territoires qui ont été contaminés après l’explosion de la centrale de Tchernobyl.C’est le physicien Yves Lenoir qui préside aujourd’hui cette association. Il nous a confié, à l’occasion de la projection du film commenté ci-dessus, à quel point il était de plus en plus difficile de financer les missions qui consistent essentiellement à apprendre comment se protéger de la radioactivité.


* http://sciencepourvousetmoi.blogs.s...

* Dominique Leglu est directrice de la rédaction de Sciences et Avenir

*

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28027

Partager cet article
Repost0
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:56
Bougie3

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 184 (28/02/13)

 

Après Tchernobyl en 1986 en Ukraine, le Japon a connu le 11 mars 2011 la triple explosion de Fukushima.

 

L’avidité financière, l’incurie et le cynisme des gestionnaires et des gouvernements, le mépris pour les travailleurs et pour les populations exigent de nouvelles mobilisations pour en finir avec la dictature du nucléaire.


Le nucléaire est une technologie qui n’autorise aucune erreur qui ne soit fatale. C'est aussi la source d’un néo colonialisme qui conduit à la guerre au Mali pour préserver l’approvisionnement en uranium en perpétuant la Françafrique.

 

Sans parler de l’enfouissement des déchets…


Pour exiger l’arrêt du nucléaire, civil et militaire, une transition énergétique immédiate et le choix par les peuples eux- mêmes de leur avenir, la catastrophe de Fukushima sera commémorée par une grande manifestation populaire sous forme de chaîne humaine organisée par les associations et partis politiques membres du Réseau Sortir du nucléaire.

 

Ce 9 mars à Paris, une chaîne humaine va donc encercler les lieux de décision et de pouvoir : Assemblée nationale, ministère des Finances, EDF, Areva…

 

De la Défense à Bercy, sur 35 km, à partir de 14 h va s'étendre une chaîne, suivie à partir de 17 h d’un concert à la Bastille.


Le NPA veut faire le lien entre le mouvement antinucléaire et les salariéEs de la filière qui luttent contre les privatisations, les sous-traitances en cascade et le vieillissement des installations (20 réacteurs ont plus de 30 ans, 20 autres les auront dans les 5 années à venir sur les 58 en activité).

 

Le NPA sera au point de rassemblement de l’Assemblée nationale, autour du thème de la transition énergétique.


CorrespondantEs commission nationale écologie
du NPA

Partager cet article
Repost0
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:32

images-copie-2.jpg

*

Alors que grâce aux avancées récentes en matière de production d'énergie - en particulier pour le gaz et l'huile de schiste - les Etats-Unis annoncent en fanfare une nouvelle ère d'abondance voire d'indépendance énergétique, des voix s'élèvent pour en dénoncer les limites.

Selon le géologiste canadien J. David Hughes, ancien directeur recherche à la Geological Survey of Canada, les analyses publiques les plus poussées sur les contraintes économiques, environnementales et géologiques de l'exploitation de ces ressources en Amériques du Nord sont plus pessimistes que l'administration américaine pour deux raisons principales :


- Premièrement, les puits d'exploitation d'huile et de gaz de schiste s'épuisent très rapidement,

 

les meilleurs sites ont déjà été pompés et on ne s'attend pas à en découvrir d'autres. Cette diminution de la productivité par puits nécessite d'intensifier le forage pour seulement maintenir la production, ce qui limite le potentiel à long-terme de ces ressources.


- Deuxièmement, bien que les sables bitumineux, puits de pétrole en eau profonde, schistes bitumineux, gaz de houille et autres ressources énergétiques carbonées non conventionnelles existent en grandes quantités, leur exploitation nécessite d'énormes efforts logistiques et financiers

 

qui interdisent l'augmentation d'échelle de la production pour répondre aux besoins du marché; les vastes gisements de ces ressources sont divisés en "poches" de petites tailles.

Après son démarrage en 2006, la production états-unienne de gaz de schiste a commencé à s'envoler grâce au développement des systèmes de fracture hydraulique et de forage horizontal - une technologie qui utilise des liquides à très haute pression pour percer la roche qui emprisonne le gaz. Le gaz de schiste représente désormais 40% du gaz domestique aux Etats-Unis soit 9.7 milliards de mètres cube par an. Une projection publiée en décembre par l'Energy Information Administration (EIA), un organisme gouvernemental états-unien, suggère que cette part va atteindre 50% de la production du pays d'ici 2040.

Le Dr. Hughes affirme que ces projections ne sont pas réalistes car elles ne prennent pas en compte le fait que la plupart des puits perdent 15% de leur productivité initiale en quatre à six ans.

 

Pour atteindre les chiffres de l'EIA malgré ces pertes, il faudrait creuser plus de 70.000 puits supplémentaires par an d'ici 2040. Cette cadence effrénée deviendrait trop coûteuse et hors de portée à partir de 2019 puis s'ensuivrait d'une forte chute de la production.

L'étude du Dr. Hughes, partiellement financée par le Post-Carbon Institute une association californienne ouvertement contre le gaz de schiste, est vertement critiquée par le lobby du gaz de schiste états-unien.

 

Daniel Whitten, un porte-parole de l'America's Natural Gas Alliance, affirme que les conclusions du Dr. Hughes s'opposent à plusieurs études gouvernementales et académiques, "qui toutes prévoient une abondante production de gaz naturel sur plusieurs générations." Andrew Miall, professeur de géologie à l'Université de Toronto qui a produit une étude indépendante du rapport du Dr. Hughes, affirme que ce dernier ne représente qu'une opinion minoritaire et que les résultats traités dans le rapport en question démontrent seulement que le gaz de schiste ne s'écoule pas librement.

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72437.htm

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg