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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:48
dechets-nucleaires
Nucléaire mardi 05 mars 2013

Le réseau Sortir du nucléaire, qui fédère des dizaines d’associations, organisent samedi à Paris une longue chaîne humaine pour commémorer l’accident de Fukushima, il y a deux ans, et réclamer l’arrêt des réacteurs en France.

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Du quartier de La Défense au ministère de l’Economie, une chaîne humaine s’étirera samedi à travers Paris pour dire non au nucléaire et se souvenir de la tragédie de Fuskushima, au Japon, survenue le 11 mars 2011. Des points de ralliement sont notamment prévus à La Défense, au pied de la tour d’Areva, autour de plusieurs ministères (Défense, Santé, Ecologie), ainsi qu’à l’Assemblée nationale et au Sénat, devant des banques, des gares, ainsi que place de l’Opéra, de la Concorde, du Palais Royal, du Panthéon, de la Bastille.


Arrêt du nucléaire, priorité aux énergies renouvelables

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« Nous revendiquons la liberté de vivre sans la menace d’accidents comme Three Miles Island (Etats-Unis), Tchernobyl (Ukraine) et Fukushima (Japon) et nous demandons l’arrêt immédiat des centrales françaises », explique Pierric Duflos, membre de Sortir du nucléaire.


« Alors que plusieurs pays européens ont fait le choix de ne pas poursuivre le nucléaire, nous voulons une véritable politique européenne de l’énergie basée sur les énergies renouvelables », ajoute Simone Fest, une autre militante.

*

Le syndicat Sud Rail, ainsi que des élus EELV, du Parti de Gauche, du NPA et de CAP 21, soutiennent cette manifestation, tout comme le sociologue Edgar Morin, la président de WWF Isabelle Autissier, l’écologiste Pierre Rabhi, l’humoriste François Morel ou le chanteur Kent.

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Nucleaire.-Les-opposants-organisent-une-chaine-humaine-samedi-a-Paris_6346-2169840-fils-tous_filDMA.Htm

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:02

no nuk

Mardi 5 mars 2013
Lundi 4 mars 2013, à quelques jours du second "anniversaire" du début de la catastrophe de Fukushima, et pour accréditer l'idée que ce drame n'aurait finalement pas trop affecté l'industrie de l'atome, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est livrée à une opération de propagande et de tromperie en annonçant que "Fin décembre, 437 réacteurs nucléaires fonctionnaient dans le monde".
L'AIEA a assez bien réussi son coup puisque l'on trouve, dans la presse, des titres comme "Hausse des capacités mondiales d'énergie nucléaire en 2012" et même "Le nucléaire a encore proliféré en 2012"
Or, pour sa "démonstration", et comme on peut le voir en consultant… son propre site web (*), l'AIEA a compté :
- 48 réacteurs japonais qui étaient à l'arrêt fin 2012, dont 41 réacteurs qui n'ont carrément jamais fonctionné en 2012 (*)
- 2 réacteurs belges qui sont arrêtés depuis la mi-2012 (Doel-3 depuis le 2 juin et Tihange-2 depuis le 16 août), dont les cuves sont fissurées.
- 2 réacteurs de Corée du Sud qui ont été arrêtés début novembre 2012 après la découverte de milliers de pièces non-conformes, et qui n'ont pas refonctionné de l'année (l'un d'eux a été remis en service début 2013).
- 1 réacteur britannique (Wylfa-2) qui a cessé définitivement de fonctionner le 25 avril 2012
Sans le moindre scrupule, l'AIEA a compté ces 53 réacteurs dans les 437 qui "fonctionnaient fin 2012", ce qui est parfaitement mensonger.
Au pire, on pourrait comprendre que l'AIEA (dont la mission est de faire de la propagande pour l'atome) compte ensemble tous les réacteurs qui ont fonctionné dans l'année, même ceux qui ont produit très peu. Mais au nom de quoi compter les 41 réacteurs japonais qui n'ont pas fonctionné un seul jour en 2012 ?
De façon insidieuse, en totalisant la puissance de tous les réacteurs, y compris de ceux qui sont restés arrêtés, l'AIEA annonce pour 2012 "une capacité totale de production d'électricité de 372,5 gigawatts, en hausse par rapport à 2011."
Non seulement l'AIEA ment, mais elle fait aussi dans la tromperie en communiquant habilement sur la "capacité de production", fort théorique, et non sur la production elle-même. A titre de comparaison, si vous possédez une automobile et que vous achetez en plus une épave incapable de rouler, et si vous êtes aussi malhonnête que l'AIEA, vous pouvez annoncer fièrement que vous avez doublé votre capacité de déplacement en automobile, ce qui est théoriquement vrai mais formellement mensonger.
L'objectif de l'AIEA est d'arriver à faire croire à l'opinion que la production nucléaire mondiale a augmenté entre 2011 et 2012, alors qu'elle a baissé !
Comme par hasard, le chiffre de la production nucléaire de 2012 n'a pas été publié, et il ne le sera que dans quelques semaines, après que les médias auront parlé de nucléaire à l'occasion du second anniversaire de Fukushima… et hélas repris pour certains la thèse trompeuse de la "hausse" du nucléaire, voire même de sa "prolifération".
Mais nous ne sommes pas condamnés à attendre ce chiffre car nous avons des éléments de comparaison entre 2012 et 2011. Ainsi, nous avons déjà vu que :
- en 2012, 41 réacteurs japonais n'ont pas fonctionné du tout, et les 9 autres ont fonctionné à peine quelques semaines. Or, en 2011, le parc nucléaire japonais (de 54 réacteurs à l'époque) a fonctionné jusqu'au 11 mars (Fukushima), puis les réacteurs ont été arrêtés peu à peu au fil de l'année, et d'ailleurs sept réacteurs fonctionnaient encore fin 2011.
- le réacteur britannique Wylfa-2 n'a plus produit après le 25 avril 2012, or il fonctionnait en 2011.
- deux réacteurs belges sont arrêtés depuis mi-2012 et ont donc peu produit pendant cette année.
- idem, à un degré moindre, pour deux réacteurs coréens qui sont arrêtés depuis début novembre 2012.
A cela il faut ajouter deux données cruciales :
- les 8 réacteurs qui ont été définitivement arrêtés en Allemagne après Fukushima ont produit pendant deux mois et demi, début 2011, alors qu'ils n'ont évidemment rien produit en 2012.
- la production nucléaire française a baissé de 3,8% en 2012 par rapport à 2011 (16 Twh en moins, l'équivalent de la production annuelle de 2 à 3 réacteurs)
De fait, même si quelques réacteurs ont pu être mis en service (en particulier en Chine) fin 2011 et en 2012, il est absolument évident que, contrairement à ce que la propagande de l'AIEA laisse habilement croire, la production mondiale d'électricité nucléaire a baissé en 2012 par rapport à 2011. D'ailleurs, elle avait déjà fortement baissé en 2011 par rapport à 2010 (***) : 112 Twh en moins, l'équivalent de la production annuelle de 20 réacteurs !
A l'occasion du second "anniversaire" de la catastrophe de Fukushima, les médias devraient donc annoncer que la production mondiale d'électricité nucléaire est en forte baisse pour la deuxième année consécutive, à condition de ne pas tomber - comme c'est déjà hélas le cas ici ou là - dans le piège de l'AIEA qui souhaite voire retranscris ses mensonges et tromperies.  
Stéphane Lhomme
Observatoire du nucléaire
Mardi 5 mars 2013 
(**) Fin 2011, seulement 7 réacteurs japonais fonctionnaient encore (Dépêche Platts 19 décembre 2011). Ils été arrêtés l'un après l'autre et, le 5 mai 2012, les 50 réacteurs japonais étaient tous à l'arrêt. Les 5 et 20 juillet 2012, 2 réacteurs de la centrale de Ohi ont été remis en service. Ce qui signifie que seulement 9 des 50 réacteurs japonais ont fonctionné en 2012 (et encore, quelques semaines à peine pour la plupart)
Stéphane Lhomme
Observatoire du nucléaire
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:09

 

 

 

Kenichi WATANABE, est le réalisateur du documentaire : « Le monde après Fukushima » qui sera diffusé le mardi 5 mars à 22h25 sur ARTE dans le cadre de la programmation spéciale "Fukushima deux ans après ".  

Jeudi 7 mars autre documentaire « Fukushima, chronique d’un désastre » à 22h50


Kenichi Watanabe donnera une conférence  le Lundi 4 mars à 20h à la Péniche Antipode – 55 quai de la Seine, Paris 19è

Projection en avant-première du documentaire de Kenichi Watanabe (77mn), "Le monde après Fukushima", suivie d’une rencontre avec le réalisateur.

 Réservation indispensable

Contact : Canal Bio - 46 bis quai de la Loire, 75019 Paris / 01 42 06 44 44

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link

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 13:17

accident nucleaire montage 3

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Dépêche AFP : http://bit.ly/XJoVnN   « Fukushima: hausse du risque de cancer selon l'OMS, Greenpeace critique »
Interview du Pr Michel Frenex : http://bit.ly/ihqqdf   
"Fukushima, Tchernobyl : « L'OMS répète les chiffres de l'AIEA »"
Accord nauséabond OMS-AIEA :
http://bit.ly/Xo9GTs   

On le savait à l'avance puisque, du fait d'un accord nauséabond datant de 1959, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne peut s'exprimer sur le nucléaire sans se soumettre à la censure de l'Agence internationale pour l'énergie nucléaire (AIEA).


On le savait donc, l'OMS allait mentir sur les conséquences de Fukushima, comme elle le fait allègrement pour Tchernobyl depuis 27 ans. Bien sûr, l'OMS ne va pas jusqu'à prétendre que la catastrophe n'a pas de conséquences, mais elle les minimise scandaleusement.

Dès avril 2011, Michel Fernex décrivait le scandale : « L'OMS ne peut que répéter les chiffres que lui donne l'AIEA. Actuellement, si vous allez au Japon et que vous cherchez l'OMS, vous ne la trouverez pas. Ils ne sont pas là. L'AIEA est là depuis le départ. C'est l'effacement total de l'OMS face à un nouvel accident nucléaire. »

Contaminer, mentir, corrompre, désinformer, envoyer la police, l'armée s'il le faut : le lobby nucléaire dans toute sa splendeur. Finalement, ces gens là ne font pas vraiment rire.

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Source: Observatoire du nucléaire

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 12:31

9-mars-2013-Recto.jpg
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Propagande par la Haute-Gironde : http://bit.ly/12aPMRk
Lorsque Blaye attaquait Tchernoblaye : http://bit.ly/YzG02R
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« Blaye estuaire du monde » est un festival « solidaire » annoncé pour les 28 et 29 septembre 2013.

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Au premier abord, ça paraît chouette : il y est question de solidarité, d'énergies renouvelables, de commerce équitable. Pourtant, un premier doute s'immisce à la lecture de la page d'accueil du site web : « Blaye Estuaire du Monde ambitionne de devenir de façon pérenne, le plus grand espace solidaire du Sud Ouest ». Solidarité... mégalo ?

Un coup d'oeil à la liste des partenaires confirme le problème : la centrale nucléaire du Blayais, le CCAS de cette même centrale, les hypermarchés Leclerc, une banque... Drôle de « solidarité », étrange énergie « renouvelable », curieux commerce « équitable ». D'ailleurs, on apprend que c'est bien la centrale et son CCAS qui vont assurer la logistique.

Il s'agit donc bien d'une arnaque, une tromperie qui a piégé des artistes véritablement solidaires, comme la Compagnie Jolie Môme, Toma Sidibe, et des associations elles aussi fort respectables. L'association Tchernoblaye tente depuis quelques jours d'alerter, affaire à suivre.

C'est probablement l'occasion de rappeler que la ville de Blaye, elle-même partenaire du festival "solidaro-radioactif", a autrefois essayé de faire interdire par la justice l'association Tchernoblaye (cf http://bit.ly/YzG02R ). La ville estimait que son image était salie, non pas par la présence de la centrale mais... par le nom de l'association !

Le jugement  avait heureusement été en faveur de Tchernoblaye (hommage à son avocat Me Touzet, hélas décédé depuis) mais, aujourd'hui comme hier, on peut constater à quel point une région peut être placée sous la domination d'une centrale nucléaire. Une raison de plus de rejeter l'atome...

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Source: Observatoire du nucléaire

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:21
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NPA Lorraine Nord

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Un grave accident sur la tranche 4 de la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle, actuellement en travaux de maintenance, a causé la mort de deux ouvriers aujourd’hui  vers 16h30.
Un autre est dans un état critique. Le NPA apporte son soutien aux familles et aux proches des victimes ainsi qu’à leurs collègues.

Ce drame nous révolte car il nous rappelle ce que produit la dégradation des conditions de travail.

 

Une enquête sera menée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Mais comment ne pas penser aux pressions et à l’augmentation des cadences imposées aux travailleurs, qui avaient été dénoncées par une grève des salariés d’EDF et de la sous-traitance en novembre dernier.

 

Les mesures minimales de sécurité ne peuvent être respectées quand on impose de faire plus, en moins de temps, avec du personnel moins formé et parfois moins nombreux. A Cattenom ou ailleurs, les politiques de rentabilité maximum sont des politiques criminelles dont les victimes sont les salariés : en 2011, 552 d’entre eux ont perdus leur vie en cherchant à la gagner.


L’industrie nucléaire représente par ailleurs un danger, en premier lieu pour celles et ceux qui travaillent dans les centrales.

 

Pour le NPA, engager maintenant une sortie rapide du nucléaire tout en préservant tous les emplois est possible. Les grandes entreprises du secteur de l’énergie (Edf, Gdf-Suez, Total, Areva…) doivent être expropriées et incorporées dans un service public chargé de la transition énergétique, intégrant les travailleurs de la sous-traitance et les intérimaires, et contrôlé par les salariés et la population.

 

C’est ce que nous exigerons lors de la manifestation sous forme de chaîne humaine organisée à Paris le samedi 9 mars, deux ans après la catastrophe de Fukushima.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:08
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Energie / Climat | le 26 février 2013
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La catastrophe nucléaire de Fukushima a commencé il y a deux ans, déjà. Elle n’est toujours pas terminée.

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Et la France s’apprête pourtant à expédier une cargaison de combustible au plutonium (Mox) vers le Japon.
Le MOX, c’est ce combustible particulièrement dangereux, utilisé dans le réacteur n°3 de Fukushima. Greenpeace révèle aujourd’hui l’existence de ce transport, comme elle l’avait fait lors d’un précédent projet.


A ce jour nous ne connaissons pas encore la date exacte de ce transport, mais l’ensemble des éléments recoupés, en provenance du Royaume-Uni, du Japon et de France, nous indiquent que ce transport partira de Cherbourg dans les premiers jours d’avril 2013.


La très longue route du MOX


Ce sont deux navires britanniques, le Pacific Egret et le Pacific Heron, de la compagnie PNTL (Pacific Nuclear Transport Limited, compagnie dont Areva est copropriétaire) qui seront en charge de transporter la cargaison.

Ils sont en cours de préparation dans le port anglais de Barrow-In-Furness et doivent prochainement rallier Cherbourg pour prendre en charge le combustible au plutonium à destination du Japon.


Les conteneurs de type TN12/2 seront acheminés par la route du site d’Areva NC La Hague au port de Cherbourg à l’aide des camions “mille pattes” qui sont habituellement utilisés pour le transport des combustibles irradiés. Au vu de la quantité relativement limitée d’assemblages qui vont être transportés, on peut s’attendre à un seul transfert routier qui devrait se faire, comme à l’habitude, de nuit.

 

La France voudrait pousser le Japon à redémarrer le business du nucléaire


Sur les 54 réacteurs que compte le Japon, seuls les deux réacteurs de la centrale d’Ohï dans la Province de Fukui sur la côte de la mer du Japon ont été autorisés à redémarrer. Aucun réacteur fonctionnant avec ce combustible Mox n’est censé être remis en marche puisqu’une grande partie d’entre eux sont situés sur des failles sismiques actives.


A Fukushima, le cauchemar n’est pas terminé !


Les pêcheurs de la région ne pêchent plus que pour contribuer aux analyses techniques d’évaluation de la très forte contamination de l’océan. Les habitants se battent au quotidien contre la radioactivité pour tenter désespérément de décontaminer des villages et écoles. Dans la centrale de Fukushima des centaines d’ouvriers et ingénieurs tentent en vain de stabiliser la situation. La piscine du réacteur N°4 reste elle aussi toujours instable.

 

En expédiant malgré tout leur dangereuse et inutile marchandise, Areva et les autorités françaises veulent pousser les autorités japonaises à redémarrer plus de réacteurs.


Ce transport, scandaleux, doit être annulé ! Et si Areva ne prend pas ses responsabilités, c’est au gouvernement français d’imposer cette décision.

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http://energie-climat.greenpeace.fr/mox-areva-prevoit-un-nouveau-transport-vers-le-japon

 


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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:28
foutaises

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Par Maxime Combes (26 février 2013)


L’Académie des sciences va remettre les clefs du débat sur les gaz de schiste à un... climato-sceptique.

 

Ce 26 février, elle organise une conférence-débat intitulée « Les gaz de schiste », dont la préparation et l’animation ont notamment été confiées à Vincent Courtillot. Ce géophysicien, proche de Claude Allègre, est un des plus fameux climato-sceptiques français. Alors que le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a établi que le réchauffement climatique planétaire actuellement observé est imputable à l’augmentation de la teneur de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, Vincent Courtillot considère encore, rapporte l’AFP, que c’est une « thèse stupide ».


Cette conférence fait suite au rapport publié en janvier par l’Académie des Sciences, qui défendait une exploration et exploitation rapides des gaz et pétrole de schiste sur le territoire français.

 

Et cela en dépit de la loi de juillet 2011 interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique, la seule technique permettant à ce jour d’exploiter ces hydrocarbures non conventionnels. Ce rapport affirme que « les conséquences potentielles économiques positives sont trop importantes […] pour négliger cette nouvelle ressource », tout en critiquant « que des décisions aient été prises hâtivement ». A l’inverse, les recommandations du dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Energie de décembre 2012 préconisent de ne pas consommer d’ici 2050 « plus d’un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles », afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d’ici la fin du siècle.


Parmi les intervenants de la conférence sont attendus un porte-parole de Total, ainsi que l’un des rédacteurs du rapport qui a justifié la poursuite de l’exploitation des gaz de schiste sur le sol britannique. Aucun climatologue ne figure en revanche dans le programme. Deux récentes études américaines démontrent pourtant que les rejets de méthane au cours de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste seraient pires que ceux du charbon, sur le plan du climat (lire notre article). L’Agence Environnementale Américaine vient d’ailleurs de reconnaître avoir besoin d’étudier de plus près ces rejets de méthane pour prendre des décisions en toute connaissance de cause. L’Académie des sciences, qui réunit des chercheurs éminents chargés de « promouvoir la recherche scientifique », saura-t-elle à son tour faire du climat une de ses préoccupations majeures ?


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Lire aussi:

 

http://www.terraeco.net/Gaz-de-schiste-le-debat-qu,48397.html

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:16

Par Sophie Chapelle (26 février 2013)


Plus de 5 millions d’euros. C’est le montant des dommages et intérêts demandé par EDF à l’encontre de 21 militants.

 

Ils avaient occupé pendant une semaine, en octobre 2012, deux cheminées de la centrale au gaz d’EDF à West Burton, au Royaume Uni. Cette action, organisée par le groupe « No Dash for gas » (Pas de ruée sur le gaz), visait à dénoncer le plan gouvernemental de construction de 40 nouvelles centrales à gaz.  

 

« Ce plan conduirait à ce que le gaz représente 50 % de la production d’électricité du Royaume Uni pour les trois prochaines décennies, nous poussant vers un changement climatique irréversible », affirme No Dash for Gas. « Il est important que ceux qui envisagent ce type d’action comprennent qu’ils s’exposent à des conséquences au travers de poursuites juridiques pour les dommages, coûts et perturbations qu’ils provoquent », réplique EDF Energy.


« Les poursuites menées par EDF constituent l’ouverture d’un nouveau front contre les manifestations pacifiques, confie John Sauven, le directeur exécutif de Greenpeace, au Guardian. Il est difficile d’imaginer comment nous aurions pu réussir nos campagnes contre les importations illégales de bois ou la pêche pirate, si à chaque fois que nous menions des actions directes nous avions subi des amendes équivalentes à des millions de livres ». Anna Walker du mouvement UK Uncut voit dans la menace de cette amende un moyen « d’écraser le droit de manifester » : « Si EDF s’en tire avec cela, nous aurons une démocratie plus faible ».


Derrière EDF, c’est évidemment l’État Français, actionnaire majoritaire du groupe à 84,4 %, qui poursuit des militants.  

 

« En maintenant les poursuites, EDF et le gouvernement français démontreraient le peu d’importance qu’ils accordent aux dérèglements du climat et à la démocratie » souligne l’organisation Attac France. L’association demande que les dirigeants d’EDF et ses actionnaires renoncent immédiatement à ces poursuites. Attac invite les organisations syndicales, associatives et politiques à « dénoncer cet acte d’intimidation qui vise à faire taire toutes celles et tous ceux qui voudraient utiliser des pratiques de désobéissance civile non-violente pour dénoncer des crimes sociaux ou environnementaux ». Le verdict est attendu le 20 mars prochain.


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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:36

no nuk

*

«  La catastrophe de Fukushima nous révèle une démocratie en souffrance  »

 
Cécile Asanuma-Brice
, chercheur associé au centre de recherche sur le Japon Contemporain de la Maison Franco-Japonaise à Tokyo, spécialiste en sociologie urbaine.


« Fukushima : la cicatrice impossible. Reconstruction et fragmentation »

 
Michaël Ferrier
, enseignant en littérature à Tokyo et écrivain, auteur de « Fukushima, récit d’un désastre », Gallimard 2012.


« La main-mise du lobby nucléaire international sur Fukushima et la politique revancharde pro-nucléaire du gouvernement Abé »

 
Kolin Kobayashi
, journaliste indépendant, écrivain, collaborateur de Days Japan, secrétaire général de l’association Echo-Echanges.


« Les enquêtes médicales de santé imposées par la préfecture de Fukushima et les actions du congrès citoyen pour le soutien des victimes et des enfants de l’accident Fukushima »

 
Wataru Iwata
, Directeur du CRMS, centre citoyen de mesures de la radioactivité de Fukushima.

 

Samedi 9 mars 2013 

      11h15-13h45
Maison des Métallos 

94 rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris

*

http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?article31

 


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