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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:21

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jeudi 17 décembre 2009, par NPA 35


- Les Bretons ont été "punis" pour avoir eu le courage de refuser le nucléaire


- L’Etat et EDF ont délibérément mis le Bretagne en situation de dépendance


- Il est encore temps de faire de la Bretagne un modèle d’alternative énergétique


A cause de la politique pronucléaire imposée depuis 50 ans, la consommation française d’électricité atteint actuellement des niveaux insensés, et la Bretagne est stigmatisée par les pouvoirs public car elle ne produit que 8% de l’électricité qu’elle consomme.


Or, cette dépendance n’est en rien une fatalité, elle a au contraire été soigneusement organisée par l’Etat pronucléaire et par EDF pour "punir" les Bretons qui, par des mobilisations populaires massives, ont repoussé tous les projets nucléaires, en particulier à Erdeven (en 1974-75), à Plogoff (1978-1981) ou au Carnet (1995-1998)


Mais, au lieu de prendre acte de cette forte demande citoyenne pour une politique énergétique alternative, et de faire de la Bretagne une région avant-gardiste, l’Etat et EDF ont au contraire organisé la dépendance de cette région pour pouvoir aujourd’hui, avec pire des mauvaise foi, stigmatiser le refus du nucléaire. Pourtant, dès 1979, des universitaires et le PSU avaient élaboré le "Plan alter breton" (PAB) qui ferait merveille actuellement s’il avait été mis en oeuvre.


Aujourd’hui, il est encore temps de faire de la Bretagne la preuve exemplaire qu’une politique énergétique propre et durable est possible, basée sur les économies d’énergie (élimination des gaspillages), l’efficacité énergétique (consommer moins pour un même besoin), et les énergies renouvelables.


Et ce d’autant que de nouvelles technologies sont apparues entre temps, comme les hydroliennes qui feraient merveille le long des côtes bretonnes, longées par de forts courants, pour une production électrique équivalente à deux réacteurs nucléaires EPR. (*)


L’option française "centrales nucléaires + chauffages électriques" fait actuellement la preuve de son absurdité, met la France en situation de dépendance et aboutit à la production de déchets radioactifs et à de forme émissions de co2.


Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" clame haut et fort son soutien aux Bretons et à leur demande de politique énergétique alternative… et donc sans nucléaire.


(*) http://www.ecolopop.info/2007/09/sa...

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 08:29

Source : Libération.fr - 7 Janvier 2010

Le Conseil d'État autorise les citoyens à s'opposer aux OGM ECO-TERRE. Depuis hier 4 janvier, il a enfin son mot à dire. Le citoyen consommateur était jusqu'alors tout juste bon à subir le voisinage ou à avaler les OGM que le gouvernement choisissait d'autoriser ou pas.

C'est un «bouclier environnemental», se sont réjouis hier mardi au téléphone le président (PS) du Conseil général du Gers, Philippe Martin et l'Attila de organismes génétiquement modifiés, José Bové.

La plus haute juridiction du pays, le Conseil d'État vient en effet de décider que le département du Gers était parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ» sur son territoire.

Qu'il est aussi fondé à «émettre le souhait» que les maires de son ressort prennent tous les arrêtés possibles contre ces cultures et à leur venir en aide en cas d' «éventuels contentieux».

Le Conseil d'État ne tranche juridiquement pas la question des OGM. Il autorise le département du Gers qui s'y est le premier opposé, et donc éventuellement tous les départements de France, leurs communes et par conséquent tous les Français à mener la bataille politique.

La délibération du Conseil général de Philippe Martin développant ces thèmes date du 11 juin 2004. Le préfet du Gers s'est alors dépêché d'y faire opposition au motif que cette question des OGM n'était pas de sa compétence.

Le tribunal administratif de Pau et la cour d'appel de Bordeaux ont successivement abondé dans son sens: ces cultures et leurs effets supposés sur la santé publique étaient censés rester du seul ressort de l'autorité ministérielle.

Les Sages du Conseil d'État viennent de décider tout le contraire: «Le département du Gers dans lequel l'activité agricole est significative (...) porte sur un objet d'intérêt départemental», disent-ils.

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Gers qui s'apprête à proposer une charte de «territoire sans culture OGM» ne le contredira pas.

Philippe Martin, fort de l'appui de 16.732 de ses administrés, était tout prêt à organiser un référendum départemental sur la présence d'OGM dans le Gers. Il avait donc été retoqué. Ce référendum pourrait-il désormais avoir lieu ? Oui, sauf qu'il n'est plus d'actualité. Le Grenelle de l'Environnement et le moratoire sur le maïs OGM Mo810 sont passés par là.

«Mais un moratoire n'est pas une interdiction définitive, reprend Philippe Martin. Il peut être levé». Le président du Conseil général imagine encore que le gouvernement pourrait décider de revenir sur les actes du Grenelle de l'Environnement et de «lâcher un peu la bride» au cou des semenciers. Selon lui «les citoyens auront dès lors les moyens de droit de s'y opposer. C'est une arme supplémentaire» que vient de leur donner le Conseil d'État», dit-il.

Pour l'heure, le secrétaire national adjoint aux questions d'environnement du PS qu'il est, entend amener son parti à une plus grande «social-écologie». Philippe Martin n'est pas peu fier de l'aboutissement de son combat.
GLv
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:59
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 Derrière certains produits verts, une pollution sauvage


Un certain nombre des produits verts qui ont la faveur des milieux écologistes, comme la voiture électrique ou les éoliennes, utilisent des métaux appartenant à la famille dite des « terres rares ». Or, celles-ci s'extraient souvent avec des méthodes particulièrement polluantes.

Il existe dix-sept métaux de ce type. Ils jouent un rôle important dans de nombreux secteurs : les moteurs de voiture, l'électronique, les industries militaires et nucléaires. On en trouve dans les lasers, les composants électroniques, les écrans plats ou les iPods. Mais aussi dans certains produits verts comme les batteries rechargeables pour véhicules hybrides.

La demande de terres rares est donc en pleine croissance. Le néodyme permet de produire des aimants surpuissants pour moteur électrique et donc pour les éoliennes et les turbines hydroélectriques. Le cérium est utilisé pour les pots catalytiques.

 Il n'y aurait pas d'ampoules à basse consommation sans terbium. Ce dernier fait partie des terres rares les plus recherchées. Alors que le lanthane coûte quelques dollars par kilo, le terbium peut monter jusqu'à 400 dollars le kilo.

Or, ces terres rares sont pour le moment extraites presque exclusivement en Chine, dans des mines parmi les plus dévastatrices de l'environnement ! Le New York Times a ainsi indiqué comment les méthodes d'extraction recourent à des injections d'acides qui finissent par se retrouver dans les cours d'eau et les rivières, où ils détruisent les plantations de riz, les élevages de poissons et polluent les stations d'épuration.

 Sur les gisements épuisés de terres rares, il devient impossible de relancer des cultures de riz. Même le ministère chinois de l'Industrie et de la Transformation technologique l'a admis. Pour lui, ces mines sont « dévastatrices pour l'écologie et l'environnement ».

Que la population chinoise paye au prix fort la pollution des zones où ces mines sont exploitées ne fait pas ciller les grandes puissances dont les entreprises tirent profit des terres rares. Ce qui les agace, c'est que ce quasi- monopole donne un atout à la Chine. Ils craignent que la Chine finisse par freiner ou stopper les exportations de ces métaux.

Les parlementaires de Washington se sont aussi inquiétés de la dépendance de l'armée américaine vis-à-vis de la Chine et ont lancé un programme d'étude pour trouver des alternatives. Il existerait des gisements de terres rares aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Australie, guère exploités pour le moment.

En attendant, bien des écologistes, qui exigent de chacun son « bilan gaz carbonique », seraient bien inspirés d'exiger aussi le « bilan pollution » des produits verts dont ils se font les promoteurs.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:28
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Par Rédaction Basta (5 janvier 2010)


Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) est assigné en justice par la Fédération nationale des producteurs de raisins de table, membre de la FNSEA.

 La fédération de producteurs s’estime victime d’un préjudice et réclame au MDRGF la somme de 500 000 euros suite à la publication d’analyses sur la teneur en pesticides des raisins de table. L’étude, publiée fin 2008, avait révélé que 99% des échantillons de raisins prélevés dans des hypermarchés [1] contenaient des résidus de pesticides, et 20% d’entre eux contenaient au moins les traces de dix pesticides différents, dont des produits interdits depuis plusieurs années (lire notre article : des pesticides en grappes).

Pour l’avocat du syndicat agricole, Patrick Gontard, cette étude a « jeté l’anathème sur l’ensemble d’une profession ». Les 7000 producteurs de raisin se seraient « brusquement retrouvés devant un marché totalement fermé, ne pouvant plus écouler leur production tant auprès des grandes enseignes que chez les petits distributeurs ».


Le MDRGF indique pour sa part avoir rendu publics des résultats d’analyses réalisées par un laboratoire indépendant en novembre 2008, en collaboration avec quatre autres associations européennes. Le terme juridique de « dénigrement » revêt dans cette plainte un caractère commercial, qui ne peut lui être imputé.


Pour le réseau ETAL (Encadrement et la transparence des activités de lobbying), dont le MDRGF est membre, « le développement en France de ces actions en justice est dangereux. Elles ont pour but de dissuader des associations, chercheurs ou medias de faire leur travail d’investigation et d’expertise indépendante. Or les associations à but non lucratif n’ont pas les mêmes moyens humains et financiers que les représentants d’intérêts industriels. » L’audience se déroulera devant le Tribunal de grande instance de Paris, le 6 janvier.

Notes

[1] En Allemagne, France, Hollande, Hongrie et Italie

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 10:48

Le président de la Bolivie, Evo Morales, propose de réaliser une consultation auprès des peuples du monde afin d’obtenir un accord qui puisse sauver la Terre-Mère des abus du Capitalisme.

“Vu que nous avons de profondes divergences entre présidents, consultons le peuple et faisons ce qu’il nous dit”


Evo Morales Ayma. Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie.


Appuyez cette initiative en répondant aux questions suivantes :


1 Etes-vous d’accord pour rétablir l’harmonie avec la nature en reconnaissant les droits de la Terre-Mère ?


2 Etes-vous d’accord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage qui découle du Capitalisme ?


3 Etes-vous d’accord sur le fait que les pays développés doivent réduire et réabsorber leurs émissions de gaz à effet de serre chez eux pour que la température ne monte pas de plus de 1 degré ?


4 Etes-vous d’accord pour transférer l’argent dépensé dans les guerres vers un budget destiné au changement climatique et qui serait supérieur à celui de la défense.


5 Etes-vous d’accord pour la création d’un Tribunal International Pour la Défense du Climat au sein des Nations Unies afin de juger ceux qui ne respectent pas la Terre-Mère.


Votez ici (c’est en français)

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 10:40
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Le Conseil constitutionnel vient d'annuler les dispositions de mise en place de la taxe carbone au motif que son application serait injuste et inefficace. C'est exactement dans ces termes que le NPA a dénoncé depuis des mois cette nouvelle taxe qui sous couvert d'écologie, cherche à faire payer la crise capitaliste aux classes populaires sans rien résoudre des enjeux cruciaux pour le climat.


Plutôt que des taxes injustes, il faut donner des moyens aux services publics pour des transports en commun de proximité gratuits, des logements isolés et accessibles, pour réaliser massivement des économies d'énergie, réduire les émissions de carbone, et enfin créer les centaines de milliers d'emplois nécessaire pour répondre à ces besoins sociaux fondamentaux tout en apportant des réponses à la crise écologique.


Ces solutions urgentes ne sont pas compatibles avec la préservation des intérêts et des profits privés dont Sarkozy et son gouvernement se sont faits les champions, au détriment des salariéEs et de l'environnement.

Comme l'a démontré la mobilisation internationale populaire à l'occasion du sommet de Copenhague, il ne peut y avoir de solution globale pour le climat sans justice sociale.


C'est ce que le NPA, aux côté des mouvements écologistes et anticapitalistes, entend continuer à défendre. La décision du Conseil constitutionnel doit être une occasion de dénoncer les « éco-tartufferies » de Sarkozy et d'amplifier la mobilisation pour la justice sociale et l'urgence climatique.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 10:38
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La centrale nucléaire finistérienne est la première qu'EDF démolit. Depuis trois ans, le chantier est stoppé, à la suite du recours en justice d'associations de protection de l'environnement. Le démantèlement du réacteur pourrait intervenir en 2010, après une nouvelle enquête publique.

Vincent Mouchel
La centrale nucléaire finistérienne, à l'arrêt depuis 1985, est la première qu'EDF démolit. Stoppé par la justice en 2006, pour manque de transparence, le chantier attend de redémarrer.

Un chantier expérimental


C'est une première nationale. Dans la campagne du centre-Bretagne, à Brennilis, EDF va déconstruire le réacteur de sa centrale nucléaire expérimentale, à l'arrêt depuis 1985. Il y a trois ans, avant qu'il ne s'attaque au bâtiment du réacteur, le chantier de démolition a été stoppé par un recours d'associations antinucléaires et de protection de l'environnement.

Le Conseil d'État a imposé à EDF d'être plus transparent sur son projet. Du 27 octobre au 11 décembre, EDF a soumis un nouveau dossier à enquête publique. La commissaire enquêteur doit rendre ses conclusions courant janvier.

Les ministres de l'Écologie et de l'Économie se prononceront ensuite sur l'autorisation à reprendre la démolition. Auparavant, la Commission locale d'information, composée d'élus, d'associations et d'experts, et les associations ayant refusé d'y siéger, espèrent obtenir des éclaircissements.

Pourquoi démanteler maintenant ?

Élus et associations estiment qu'EDF n'a pas suffisamment justifié son choix. Sur 1 900 pages de dossier, une seule répond à cette interrogation.

Selon la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad), « la seule étude réalisée par EDF, en 1999, conclut que la meilleure solution est d'attendre quarante ans et non pas de procéder sans délai au démantèlement comme le prévoit le projet ». Avec le temps, assurent les opposants, la radioactivité diminuerait dans l'enceinte du réacteur ; les risques seraient donc moindres.

Le sol est-t-il pollué ?

L'expert mandaté par la commission locale d'information pour étudier le dossier, a relevé d'autres faiblesses. « EDF ne caractérise pas le niveau de pollution des sols et des eaux souterraines », explique Gilbert Pigrée.

Ce à quoi Xavier Petitjean, directeur du site de Brennilis, réplique : « Bien entendu, on va communiquer sur l'état du sol ; mais pour disposer d'éléments, on doit démanteler au préalable. »

Michel Marzin, un ancien délégué du personnel de la centrale, en doute : « En 1997, EDF a réalisé des prélèvements. J'ai eu ces données en main. Et aujourd'hui, EDF assure ne pas les avoir ! » Xavier Petitjean maintient ne pas connaître ces analyses qui n'ont pas été faites, précise-t-il, par EDF.

Que faire des déchets ?

Le démantèlement va produire 375 tonnes de déchets de faible et moyenne activité, qui concentreront 99 % de la radioactivité du site. Or, EDF n'a pas encore de solution de stockage. « Un site intermédiaire est prévu dans l'Ain », expliquent les cadres d'EDF. Sauf que des oppositions locales en empêchent la construction.

En attendant, les déchets radioactifs seront entreposés dans les sous-sols de l'enceinte du réacteur. Une solution qui effraie les élus locaux. Comme Gérard Gwel, conseiller municipal du Botmeur, qui fait remarquer : « Au cas où le site de l'Ain ne se ferait pas, le dossier d'EDF ne présente pas de plan B. »

Romain LE JEUNE. Ouest-France - 29 Décembre 2009
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 11:33



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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 10:21

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... les méfaits d'un système économique


Cent trente chefs d'État et de gouvernement étaient réunis à Copenhague avec la prétention de « sauver la planète » par un accord limitant les émissions de gaz à effet de serre dont l'accumulation conduit à un réchauffement de la planète en menaçant de catastrophes écologiques.

Mais le grand cirque médiatique de Copenhague a fait un flop. Venus pour se donner une image d'écologistes - l'écologie étant à la mode -, les grands de ce monde sont rentrés bredouilles, mise à part une déclaration lénifiante qui n'engage à rien.

L'échec n'empêche pas Sarkozy de se poser en héros de l'écologie se battant seul, ou presque, contre ces Goliaths de la pollution que sont les États-Unis et la Chine. Mais il n'est pas plus convaincant dans le rôle de sauveur de la planète que dans celui de sauveur du pouvoir d'achat !

Les écologistes, déçus, déplorent l'inexistence d'une « gouvernance mondiale » capable d'imposer à tous les États un minimum de réglementation pour limiter la pollution. Eh oui, le morcellement de la planète en une multitude d'États aux intérêts contradictoires rend l'humanité incapable de prendre des mesures indispensables qui soient contraignantes pour tous les États, y compris pour les plus puissants qui sont en même temps ceux qui polluent le plus !

Mais il n'y a pas que les « égoïsmes nationaux ».

Les grands États occidentaux, les États-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et quelques autres, ont développé leur industrie en polluant depuis une époque où la Chine ne pouvait même pas songer en avoir une. Comment pourraient-ils se mettre d'accord sur des mesures véritablement contraignantes contre les groupes industriels ? Ils n'en prennent pas chez eux, là où il n'y a pas besoin d'une entente internationale.

Total a pu polluer impunément les côtes bretonnes et vendéennes. Et, dans l'explosion de l'usine AZF à Toulouse qui a fait 31 morts, les dirigeants du trust n'ont même pas été poursuivis !

Bhopal, en Inde, a commémoré le vingt-cinquième anniversaire de l'une des plus grandes catastrophes industrielles. Entre 4 000 et 6 000 morts de l'émanation d'un gaz toxique, des dizaines de milliers d'invalides. Aujourd'hui encore, des enfants continuent à naître avec de graves malformations car rien n'a été fait pour nettoyer le sol et le sous-sol. Ni l'État indien ni l'État américain n'ont contraint Union Carbide à réparer les dégâts dont il est responsable, au moins là où ça pouvait l'être. Ni même à indemniser toutes les victimes. Pendant que Bhopal reste un charnier, les actionnaires d'Union Carbide, intégré depuis dans le plus puissant trust de chimie du monde, Dow Chemical, continuent à encaisser leurs dividendes !

Ces trusts qui, pour augmenter leurs profits, n'ont que faire des hommes ni de la nature ni de la planète, ne feront de l'écologie que là et lorsque cela leur rapportera plus de profits. Face à ces trusts, les dirigeants politiques ne sont que des pantins dont la fonction est de justifier tout ce qui se fait au nom de la « compétitivité » et du profit.

On nous parle de millions d'êtres humains qui pourraient être menacés par le changement de climat provoqué par la pollution. À juste raison. Mais des millions de personnes, les mêmes ou d'autres, sont menacées à bien plus brève échéance tout simplement par les conséquences de la crise économique où la nature n'est pour rien. Même sur le continent européen, plusieurs centaines d'êtres humains sont morts depuis le début de l'hiver. Morts de froid ? Morts surtout de ne pas avoir un logement, morts pour avoir été jetés à la rue ! Et, dans les pays pauvres, la faim tue chaque fois que la spéculation fait s'envoler les prix des produits alimentaires.

Alors, ceux qui dirigent ce monde, ceux qui en sont les bénéficiaires, ne sont pas seulement des incapables. Ils sont malfaisants. Tant que ce système se perpétuera, l'écologie se réduira au mieux à du bavardage impuissant, quand elle n'est pas seulement un discours à la mode pour se faire élire.

Le principal péril dont il faut sauver la planète, c'est le capitalisme. Toutes les autres menaces en découlent. L'humanité ne pourra prendre en main sa vie économique et la diriger consciemment pour satisfaire les besoins de tous, tout en préservant la planète, qu'en expropriant les groupes capitalistes et en mettant fin au règne du marché, de la concurrence et du profit.
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:11

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Le sommet de Copenhague n'aura, comme on s'y attendait, rien apporté de concret pour sauver la planète. Mais les dirigeants du monde n'auront même pas réussi à faire croire que tel était leur objectif.

À l’issue d’un suspens insoutenable, largement mis en scène par les gouvernements et les médias aux ordres, le sommet de Copenhague, censé être le sommet de la dernière chance pour les équilibres climatiques, aura finalement accouché d’une souris, selon l’expression consacrée.


Or cette souris n’est pas verte, mais bien noire, noire comme le pétrole qui devrait tranquillement continuer de couler à flots pendant que les grandes puissances continueront à tergiverser et à défendre les intérêts de leurs industries.


Que ce soit du coté des États-Unis ou de l’Union européenne, l’objectif premier des dirigeants semble n’avoir pas été le sauvetage du climat, mais bien la recherche d’un bouc-émissaire, en l’occurrence la Chine. Que n’a-t-on pas entendu sur les responsabilités du premier émetteur de gaz à effet de serre dans le blocage des négociations?


C’était oublier un peu vite le refus des États-Unis, confirmé à Copenhague, de prendre un minimum d’engagements correspondant aux projections du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec). C’était oublier aussi la tiédeur, pour ne pas dire plus, des négociateurs européens qui se sont retranchés derrière l’immobilisme des uns et des autres, pour ne prendre aucune initiative ambitieuse.


Résultat, une déclaration politique vide de contenu, qui renvoie à plus tard – mais quand? – les nécessaires décisions. Par contre, du point de vue des États dominants, une chose est claire: on a assez donné la parole aux pays pauvres, qui n’ont aucun poids dans les rapports de forces internationaux.


Retour aux vraies valeurs de la démocratie à la sauce capitaliste: le G20, ou d’autres instances encore plus restreintes, doivent à l’avenir désormais régler le sort du climat; cette petite musique risque de se faire entendre de plus en plus, à l’image de la façon dont on été menées les négociations à Copenhague, en dehors de toute transparence et de l’intégration de tous les États concernés.


Pourtant, si on laisse faire les grandes puissances, c’est à un réchauffement compris entre 3,2 et 4,9°C qu’il faut s’attendre à la fin du siècle. Les seules «décisions»prises à Copenhague touchent à la lutte contre la déforestation – ce qui, une nouvelle fois, renvoie la tâche de lutter contre les dérèglements climatiques aux pays du Sud –, et aux aides accordées à ces mêmes pays pour lutter contre les effets du dérèglement.


Mais si les quelques milliards distribués dans les trois prochaines années peuvent sembler une grosse somme – loin de ce qui est nécessaire en réalité –, on peut avoir beaucoup d’inquiétude sur un plan de financement inscrit dans la durée, tant du point de vue de l’origine de ces fonds (ne s’agira-t-il pas d’un simple transfert des fonds destinés à l’aide au développement?) que des institutions chargées de leur gestion. Banque mondiale et Fonds monétaire international sont en effet toujours sur la brèche pour administrer cette manne financière.


L’absence d’accord contraignant est-il finalement une si mauvaise nouvelle? L’issue des négociations montre aujourd’hui, y compris aux commentateurs les moins critiques, l’ampleur des blocages dus aux grandes puissances. Si le débat doit se poursuivre sur la responsabilité des uns et des autres, on doit rappeler que la reconnaissance de la dette écologique implique d’abord de dénoncer les vieilles puissances industrielles, responsables historiques de la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, et pourvoyeuses d’un modèle de développement destructeur, imposé au reste de la planète.


Vincent Gay

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