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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:42

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11 décembre 2009 -Le Télégramme


Les apiculteurs constatent toujours des pertes de 30 à 40% par an de leur cheptel et accusent les pesticides neurotoxiques et systémiques.


Pendant que tout le monde ou presque succombe à la mode de l'écologie et s'habille de vertes pensées, les abeilles continuent de mourir. Hier, une partie des membres du Syndicat des apiculteurs professionnels bretons (SAPB) s'est réunie à Lorient pour faire un nouveau point sur la situation.


Point de vert à l'horizon qui aurait plutôt tendance à virer au noir. «Les choses n'ont pas évolué depuis que le Gaucho avait fait la une de l'actualité», annoncent-ils à l'unisson. «Tout le monde est persuadé que le Gaucho est interdit, mais ça n'est pas vrai. Il ne l'est que sur le maïs et le tournesol, pas pour les autres cultures. Et puis de toute façon, le Cruiser, un nouveau produit composé de molécules proches de celles qui composent le Gaucho, est sur le marché».

Un problème de santé publique?

Un produit que les apiculteurs jugent même encore plus «sournois» que le Gaucho. «Le Cruiser enrobe la graine. Il se retrouve donc directement au coeur de la fleur», explique José Nadan, président du SAPB. Un produit «dangereux» pour les abeilles mais, et là, les apiculteurs bretons veulent élargir le débat, aussi potentiellement dangereux pour l'homme.


C'est ce qu'explique José Nadan: «Même si les doses sont plus faibles, c'est beaucoup plus toxique. Une seule graine traitée pollue à elle toute seule 5.000 litres d'eau. Lorsqu'on sait qu'on compte environ 100.000 graines par hectare de terre cultivée... On imagine par exemple les conséquences pour les nappes phréatiques ou encore le lait, puisqu'on retrouve des traces de ce produit dans les aliments pour les vaches».

Quels coupables?


Le ministère de l'Agriculture et le lobby agricole sont montrés du doigt par les apiculteurs. «Les belles promesses du Grenelle de l'environnement c'est du vent, tant que le ministère de l'Agriculture ne tranchera pas dans le vif, nous ne pourrons pas faire grand-chose», déplorent les apiculteurs. Depuis un an, notamment, sous l'impulsion du SAPB, les apiculteurs de l'Hexagone se sont réunis au sein d'une fédération nationale espérant ainsi peser plus lourd dans les débats.

  • Gaël Bocandé
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:55

       




À quelques jours du sommet de l’ONU à Copenhague, voilà qu'on apprend par la presse la sortie d'un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) selon lequel les négociations « auraient une meilleure chance de réussir » si elles prenaient en considération « la dynamique de la population, les relations entre les  sexes et le bien-être des femmes ».

Ce rapport n’est rien d’autre qu’une tentative écœurante de détourner nos regards des vraies causes de l’incapacité des gouvernements à relever le défi climatique.
 
Alors que la société  civile mondiale se mobilise pour  réclamer une prise en charge urgente et sérieuse du problème par le sommet des Nations unies, le FNUAP répond à voix basse par des déclarations fausses d’un point de vue (éco-)logique mais idéologiquement ciblées.

 En effet, l’augmentation de la population mondiale découle surtout du taux de fécondité plus élevé des femmes dans les pays du Sud. C’est donc bien vers celles-ci que le FNUAP pointe son index accusateur. Réactionnaires de tous les pays, unissez vous : Malthus est de retour ! Contre l’épuisement des ressources, contre la crise sociale et contre le changement climatique, certains de ses nouveaux adeptes auraient trouvé la solution miracle: le contrôle de la natalité des pauvres (du Sud…pour l'instant).
 
Pourtant, l'évolution des concentrations de gaz à effet de serre (GES) montre bien que celle-ci n'est pas essentiellement liée à la croissance de la population mais bien au mode de production.  Si les pays du Sud avaient bloqué leur densité de population au niveau de 1950 tout en adoptant un niveau d'émission de CO2 occidental, le réchauffement serait beaucoup plus grave que ce que nous connaissons.

 Par contre, si les émissions par habitant des pays du pays du Nord avaient été égales aux émissions par habitant des pays du Sud, le réchauffement serait nettement moins grave que ce que nous connaissons, même en l’absence de toute politique de contrôle démographique.
 
La population mondiale est en train de se stabiliser et c’est une bonne chose. La transition démographique est  maintenant largement entamée dans les pays du Sud, et elle évolue plus vite que prévu.

 Elle peut être favorisée en développant de bons systèmes de sécurité sociale et le droit des femmes à contrôler (elles-mêmes et librement) leur propre fécondité, mais ces politiques de long terme ne sauraient en aucun cas répondre à l’urgence climatique. En feignant de croire le contraire,  le FNUAP ouvre la boîte de Pandore.

 Certains vont déjà plus loin et proposent d’attribuer des droits de procréer échangeables, sur le modèle des droits de polluer. Le Nord devrait acheter les seconds, le Sud les premiers. On voit bien ainsi que toute cette réflexion sur la population revient à inverser complètement  les responsabilités historiques dans le phénomène du réchauffement.

 Les torchères des compagnies pétrolières exportatrices du Nigéria ont produit plus de GES que toutes les autres sources de l’Afrique sub-saharienne réunies. La déforestation dans les pays pauvres est principalement causée par l’exploitation commerciale du bois, de la viande et des aliments pour animaux destinés à la consommation des pays riches.
 
D’où vient cette irruption de la démographie dans le débat climatique ? d’une sordide approche coûts-bénéfices. Selon des recherches de la LSE (London School of Economics) chaque somme de 7$ dépensée pour un planning familial d'ici 2050 permettrait d'économiser plus d'une tonne de CO2 dans le monde.

 Tandis qu'obtenir le même résultat grâce aux technologies vertes coûterait 32$. En mai, le Sunday Times révélait que « plusieurs milliardaires américains s’étaient rencontrés secrètement » afin de décider quelle bonne œuvre ils allaient défendre. « Un consensus a émergé : il fallait s’attaquer à la croissance démographique, dénoncée en tant que menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement désastreuse. »
 
Parce qu’ils refusent de réduire leur course au profit et leur surconsommation, donc la croissance qui nécessite toujours plus d’énergie, ces Messieurs décident d’une part de développer  des technologies dangereuses (charbon abusivement qualifié de « propre », nucléaire et agro-carburants), et, d’autre part, de limiter le nombre de naissances dans les pays pauvres. La tentative de freiner le réchauffement par des mécanismes marchands  montre ici son vrai visage.

Et cela risque de n’être qu’un début. Car, à tout prendre, le moyen le moins cher de réduire les émissions, c’est de laisser les catastrophes climatiques et les guerres qui pourraient en découler supprimer quelques centaines de millions d’êtres humains. C’est ce que suggérait il y a quelque temps un rapport pour le Pentagone…
 
Il est inacceptable que les intérêts capitalistes l’emportent ainsi sur les besoins fondamentaux du genre humain à court, moyen et long terme. Une autre voie est possible et nécessaire : le gaspillage d’énergie et les productions nuisibles ou inutiles constituent un réservoir immense de réduction des émissions.

 Nous disposons de ressources énergétiques renouvelables et de savoirs qui permettent de satisfaire les besoins fondamentaux de toutes et tous, aujourd’hui et demain. S’il a été possible de trouver plus de 3000 milliards de dollars pour sauver le système bancaire, il doit être possible de trouver les 1300 milliards annuels nécessaires pour entamer une transition écologique sous contrôle démocratique afin de sauver notre climat et d’aider celles et ceux qui subissent les premiers dégâts.

 Pour répondre au défi du dérèglement climatique et des graves inégalités sociales, nous devons donc redistribuer les richesses et partager les biens communs de l’humanité que sont les ressources naturelles (l’eau, l’air, la terre) et les savoirs. Sous peine de subir un recul démocratique et humain sans précédent.
 
Daniel Tanuro (Climat et Justice Sociale), Sandra Invernizzi (Climat et Justice Sociale, Mauro Gasparini (JAC), Mateo Alaluf (Sociologue, professeur à L’ULB) , Isabelle Stengers (Philosophe), Jean François Pontignie (Climat et Justice Sociale)
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:12




SAMEDI 12 DÉCEMBRE :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" (dont est membre le NPA) coordonne la journée internationale "Don't nuke the climate-Ni nucléaire, ni effet de serre".
  171 actions sont déjà prévues dans 8 pays :
  http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=affichage-

 Rejoignez le bloc antinucléaire "Don't nuke the climate" lors de la
grande manifestation unitaire à Copenhague le 12 décembre 2009.


  Chaque jour, suivez l'activité de l'équipe de 7 permanents du Réseau
  "Sortir du nucléaire" à Copenhague sur le blog :
  http://dont-nuke-the-climate.org/blog/

  Déjà plus de 45 000 personnes ont signé la pétition "Don't nuke the
  climate" ! Et vous ?
  Signez sur :
 http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=petition〈=fr

  Soutenez notre action par un don en ligne (envoi d'un reçu fiscal pour
  déduire 66 % de vos impôts) :
 http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=soutien〈=fr
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:11
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Dimanche soir, 6 décembre, à l'appel de Greenpeace, des militants de cette organisation, du NPA, du Crilan, d'Europe Ecologie, et de la Gauche unitaire se sont réunis auprès de la gare maritime de Cherbourg pour dénoncer l'arrivée d'un convoi de matières nucléaires destiné à l'exportation vers la Russie.


Un train en provenance de l'usine de Pierrelatte était attendu sur le port de Cherbourg pour y transborder des conteneurs de déchets d'uranium sur le cargo Kapitan Lus, destination la Russie.


Greenpeace réclame un moratoire sur les exportations en direction de la Russie, dans l'attente des résultats d'une enquête commanditée par le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo. Or AREVA ne peut plus attendre, ils ne savent plus quoi faire des déchets nucléaires dont les stocks débordent à Pierrelatte.


Sous prétexte d'aller recycler nos déchets en Russie, on ne fait que les abandonner ailleurs, comme l'a prouvé une enquête de Libération pour qui «13% des déchetsradioactifs français produits par EDF se retrouvent en plein airen Sibérie dans une ville interdite d'accès" .


Et selon un rapport du Service de défense de sécurité et d'intelligence économique "depuis 2006, 33.000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23.540 tonnes d'uranium appauvri) et seulement 3.090 tonnes ont été réexpédiées en France".


C'est pour dénoncer ce mensonge et la reprise des exportations de déchets que Yannick Rousselet, chargé du nucléaire àGreenpeace s'est enchaîné à la voie ferrée pour empêcher l'arrivée du train. Il a été délogé par les forces de l'ordre peu après 7h30 lundi matin, après plus de 2 heures de résistance, et placé en garde à vue.


Le train est arrivé à destination peu avant 8h30.

Le jour de l'ouverture du sommet de Copenhague, au moment où on essaye de nous faire passer le nucléaire pour la solution au réchauffement climatique, on voit aujourd'hui encore les preuves de l'opacité de la filière nucléaire et les preuves de son irresponsabilité.


Le NPA affirme qu'il faut organiser un programme public de développement de l'énergie solaire et des énergies non polluantes, financé par la réorganisation des crédits massivement alloués au nucléaire et sortir ainsi progressivement du nucléaire. C'est l'une des propositions du NPA pour des solutions écologiques et sociale à la crise climatique.


Comité NPA de Cherbourg.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:58

mardi 08 décembre 2009 Ouest France
La cour d'appel de Rennes vient d'ordonner l'arrêt des huit éoliennes de 120 m de haut situées sur les hauteurs de Cast, Châteaulin et Plomodiern.

L'association pour la protection du Menez-Quelc'h et de Saint-Gildas, composée des riverains de ces machines qui fonctionnent depuis octobre 2006, avait déposé en janvier 2008 une demande de référé demandant l'arrêt total des machines.

Ils se plaignaient de maux de tête causés par le bruit des pales. Le constructeur avait fait appel.

Le gérant de quatre machines refuse, lui, d'obtempérer. Il estime que tous les travaux nécessaires ont été réalisés. Mais la cour d'appel précise qu'aucun argument technique n'a été porté à sa connaissance sur ces changements.
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:34
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La période de dérèglements climatiques dans laquelle nous entrons progressivement est étroitement liée aux choix politiques que les pays développés ont fait dans l’après-guerre.


Ainsi, le modèle agroalimentaire industriel, loin d’être la seule voie possible, a été fortement privilégié.


La sortie de la guerre, après 1945, a été marquée par une très forte volonté d’intégrer la production et la consommation agroalimentaires dans des schémas d’échanges commerciaux internationaux. Pour ce faire, des politiques de « modernisation » ont été adoptées permettant de faire transiter des « marchandises » agricoles un peu partout, tout en promouvant les investissements massifs en intrants (engrais, etc.),


machines et travaux publics afin de rendre les capacités des sols équivalentes partout (au lieu de respecter les possibilités locales). Ces politiques, motivées par l’impératif du profit, ne se sont jamais préoccupées de leurs conséquences sur la nature.


Mais aujourd’hui, si l’on considère les filières – production, distribution et consommation – dans leur ensemble, l’agriculture est responsable de près de la moitié des émission de gaz à effet de serre. Le modèle industriel est, en effet, friand d’énergies fossiles et de toutes sortes d’intrants (tant pour la production que pour le transport des aliments) ; il surexploite et concentre les zones productives et contribue à la déforestation du fait de la concurrence sur le foncier. L’élevage industriel, à l’origine de 37 % des émissions de méthane, participe largement à l’émission de gaz à effet de serre.


En retour, les conséquences du réchauffement climatique sur l’agriculture risquent d’être énormes : à peine 1°C suffit à déplacer de 200 km vers le nord les conditions de culture. Sans compter les bouleversements que vont subir les forêts et les phénomènes extrêmes, comme les cyclones, qui vont se développer. Face à des effets si importants, on ne peut se permettre de simplement délocaliser les cultures.


Les remodelages à la marge ne peuvent donc pas être efficaces. On ne peut pas vider les campagnes de leurs paysans pour y créer des forêts censées devenir des puits de carbone, tout en plantant des OGM à côté. On ne peut pas continuer de détruire les agricultures traditionnelles des pays du Sud, en y installant des mono­cultures irriguées à côté des nouveaux déserts qui sont la conséquence du changement climatique. On ne peut pas adapter les semences aux dérèglements climatiques, car les semences paysannes et les paysans sont en train de disparaître.


Il faut agir globalement et abandonner le modèle agro­alimentaire actuel afin de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et qui satisfasse les besoins sociaux. On peut développer la production diversifiée (mêler prairies, bois, champs et élevages), qui remet en cause les filières agro-industrielles et éviter les transports de marchandises inutiles en relocalisant partiellement la production. Il est plus qu’urgent que la question de la séparation entre la ville et la campagne soit discutée collectivement.


Faut-il continuer de vivre dans des mégalopoles surpeuplées ou dans des campagnes désertées ? Voulons-nous nous réapproprier le rapport à la nature ou allons-nous céder la place aux experts pour le gérer ? Il est urgent de se réapproprier le travail de la terre et de décider ensemble de ce que l’on veut produire et comment, en lien avec ce que nous voulons et avons besoin de consommer.


Pour faire face aux dérèglements climatiques, nous devons créer un monde où l’on vit, produit et consomme mieux! Il est plus qu’urgent d’inviter ces questions dans le débat démocratique !


Roxanne Milia
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:31

Brennilis : l’absence de débat national est intolérable
mercredi 2 décembre 2009 (06h58)

Ci-dessous le communiqué commun du collège "écologiste" (ou associations de protection de l’environnement) remis à la conférence de presse qui a suivi la CLI des Monts d’Arrée (centrale nucléaire de Brennilis) du 1er décembre. Cette séance plénière de la CLI avait pour objet de donner un avis sur le dossier d’enquête du démantèlement de Brennilis.

 


Communiqué du 1 décembre 2009



Les associations (AE2D, BV, CLCV, ERB, GMB , SDNC, VMA*) apprécient que le Président de la CLI de la centrale nucléaire de Brennilis ait appuyé auprès du ministre par le courrier du 27 novembre, leur demande de débat public national sur la question du démantèlement des installations nucléaires, demande qu’elles ont faites depuis l’annulation du décret en juin 2007.


Mais elles réaffirment que le démantèlement de Brennilis ne peut être autorisé tel qu’il est présenté dans le dossier de l’actuelle enquête, avant qu’un débat public national sur la question du démantèlement ait eu lieu sans préjuger de la moins mauvaise solution qui sera choisie au final.

Une nouvelle Enquête Publique sur un nouveau dossier du pétitionnaire, s’impose et sera nécessaire après un débat national et un nouveau débat local organisé dans de bonnes conditions et sans précipitation. Sinon le débat public sera une fois de plus qu’un processus biaisé comme l’a été celui de l’EPR.


La justification du scénario par EDF tient en une page sur les 1200 du dossier d’enquête alors qu’EDF a rédigé en 1999 une étude détaillée de faisabilité de 3 scénarios envisagés. EDF refuse de la communiquer alors que cette étude concerne la santé des travailleurs.

A la réunion publique du 14 octobre 2009, EDF a dit « avoir égaré » les documents d’analyse des carottages donnant la contamination radioactive des sols. Pourtant elle affirme en connaître l’état, mais aucun élément chiffré n’est publié.


Cette enquête publique a été lancée alors que la CLI n’a pu démarrer aucune étude épidémiologique et radio-écologique.

En l’absence de tous ces éléments cités, une analyse critique du dossier ne peut être pertinente.


Aucune solution de stockage n’existe à ce jour. Commencer le démantèlement du bloc réacteur pour entreposer les déchets les plus radioactifs en sous-sol de l’enceinte réacteur, juste en aval du barrage revient à aggraver les risques de dispersion radioactive.


En revanche, l’assainissement du chenal de rejet en aval de la centrale et sa fermeture par comblement doivent être réalisés dès maintenant pour prévenir tout risque de contamination en aval de l’Ellez et donc de l’Aulne qui alimentent en eau potable une partie de la population du Finistère. La seule partie du chantier qui pourrait être autorisée à reprendre en raison du risque de contamination de la nappe est celui qui concerne la Station de Traitement des Effluents . Ce chantier aurait du être terminé dès 2001 mais a rencontré de graves difficultés en raison de l’écrasement d’un fût radioactif. Cela nécessitera de porter à la connaissance du public un dossier détaillé sur les risques de contamination tant pour la population que les travailleurs.


Le temps du bilan et du débat doit être pris, le démantèlement n’est pas une opération banale et les difficultés du dossier doivent faire s’interroger les citoyens sur la nécessité de continuer à produire des déchets radioactifs pour des millénaires.


*Agir pour un environnement et un développement durables, Bretagne vivante, Consommation Logement et Cadre de Vie, Eau et rivières de Bretagne, Groupement mammologique breton, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les Monts d’Arrée

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:23

Communiqué de presse -

1er Décembre 2009



Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés
européens d'Europe écologie de faire le nécessaire pour
rectifier leur vote enfaveur d'une résolution, adoptée
par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui
est favorable à l'énergie nucléaire.
(Cf http://bit.ly/5PpHjX )

Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové
(et Pascal Canfin qui était absent) n'a pas voté cette
résolution qui affirme en particulier : "Une économie
à faible intensité de carbone conférera à l'énergie
nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique
à moyen terme."

Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait
pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé
par le PPE (la droite européenne), amendement contre
lequel les députés européens d'Europe écologie ont voté.

Mais les eurodéputés d'Europe écologie, à l'exception notable
de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du
texte,contenant l'amendement favorable à l'énergie nucléaire
sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.

Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les
autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en
faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la
quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute
politique qui doit être rectifiée au plus vite.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d'animer la
campagne internationale "Don't nuke the climate"
(
http://www.dont-nuke-the-climate.org ) dont le point
d'orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations
dans de nombreuses villes et à Copenhague même.
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 08:40

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Par Ataulfo Riera et Sandra Invernizzi le lundi, 30 novembre 2009


L'anniversaire de la chute du Mur de Berlin a, sans surprise, été saisi par les idéologues du capitalisme pour tenter de redorer le blason de ce système, en lui opposant la caricature de socialisme que furent les régimes staliniens. L'Union européenne n'a pas été en reste, voulant célébrer l'événement pour se doter d'une légitimité démocratique introuvable.


De qui se moquent-ils quand ils encensent la chute du Mur alors qu'ils construisent une gigantesque Europe-forteresse qui rejette dans des conditions inhumaines des dizaines de milliers de candidats réfugiés? La « lutte contre l'immigration illégale » aux frontières de l'Europe a fait plus de victimes mortelles que les 40 années du Mur de la Honte.


Et comment oublier que cette même Union européenne, si éprise de liberté, entretient des relations étroites avec l'Etat terroriste d'Israël qui étouffe et emprisonne le peuple palestinien sous un mur de séparation autrement pire encore que celui qui divisait l'Allemagne autrefois.


Le remake des années 89-91 a en outre un goût trop frelaté tant il est difficile de cacher la réalité crue d'une crise économique, sociale, alimentaire et climatique conséquences directes de la domination du capitalisme. La crise économique et sociale s'est installée dans la durée.


Et c'est la majorité de la population qui en paye plusieurs fois les frais par la montée d'un chômage de masse, de la précarité, du racisme qui divise les classes populaires, et par l'adoption de budgets d'austérité. Les coupables, banquiers, spéculateurs et autres riches capitalistes, sont épargnés.


De plus, l'évidence est là: le basculement climatique s’accélère et nous amène à un effet de seuil dont les conséquences sont encore difficilement mesurables, mais dont on a déjà une petite idée : inondations côtières, diminution des récoltes à l’échelle mondiale, intensification des sècheresses, catastrophes en série, aussi dans nos régions...


Des centaines de millions d’êtres humains, avant tout les pauvres, en feront (et en font déjà) les frais. Face à l'urgence, l'attitude des classes dominantes et des gouvernements des puissances capitalistes est pour le moins criminelle; l'échec annoncé du Sommet de Copenhague, qui se devait d'être historiquement décisif, en témoigne. Les intérêts égoïstes des grandes puissances et la soif de profit de leurs multinationales priment sur tout.


Et lorsque des mesures sont prises par les gouvernements, elles sont insuffisantes, irréalistes, dangereuses, irrationnelles et ne font que répondre aux intérêts de grandes entreprises qui font du profit avec la crise écologique. Agro-carburants, charbon « propre », nucléaire: autant de « remèdes » qui aggravent la maladie.


En Belgique, alors que la congestion et la pollution urbaines atteignent des sommets, ils augmentent les tarifs des transports publics. Ils prolongent la vie de centrales nucléaires vétustes, préservant ainsi la juteuse rente nucléaire accumulée par Electrabel sur le dos des consommateurs, mais pas la sécurité de ces derniers.


Ils favorisent les primes individuelles pour économiser l’énergie, alors que le problème est social et que les personnes les plus mal loties en matière d’isolation et de consommation d’énergie sont des locataires... Et tout cela avec la complicité active des Verts!


Pour résoudre la crise environnementale, il faut rompre avec la logique productiviste du capitalisme; il faut produire et consommer moins d’énergie et de ressources.


Pour résoudre la crise sociale, il faut radicalement redistribuer les richesses et permettre aux trois milliards d'êtres humains qui en ont besoin d’accéder à une alimentation de qualité, à un emploi, à un revenu décent, à un logement décent, à une protection sociale, à une éducation de haut niveau, à un système de santé performant.


Repeindre en vert le capitalisme pour concilier ces deux problèmes, c'est une utopie.


Face à la crise globale du système, il faut une rupture anticapitaliste pour ouvrir la voie à une société non-capitaliste et non-productiviste; une société écosocialiste, fondée sur la justice sociale, la solidarité et la gestion prudente des ressources.


Une société où la production ne sera plus laissée aux mains d’une poignée de bureaucrates, de pseudo experts et d’authentiques exploiteurs mais sera démocratiquement planifiée par la majorité de la population en fonction des besoins sociaux et du respect des équilibres écologiques.


Cette perspective doit être au centre d’un programme de lutte anticapitaliste. Et ce n’est que par la mobilisation de masse des mouvements sociaux et environnementaux qu’un tel programme sera réalisable.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:53
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Malgré sa dangerosité, le bisphénol est toujours utilisé dans les produits pour enfants.


Le bisphénol A est un œstrogène de synthèse. Depuis les années 1950, il est utilisé pour durcir le polycarbonate. Il est si couramment utilisé que 98% des américains en ont dans les urines, mais aussi dans le sang du cordon ombilical, le liquide amniotique.


Il est classé «reprotoxique niveau 3», c'est à dire toxique pour la reproduction, par l’Union européenne. Il est pourtant utilisé dans les vernis intérieurs des boîtes de conserve, certains emballages alimentaires, les fontaines à eau, et aussi dans les biberons. Mais l'usure, le brossage, et surtout le chauffage libèrent dans le lait des nourrissons de grandes quantités de bisphénol.


Des études de plus en plus nombreuses montrent que cet œstrogène de synthèse, un perturbateur endocrinien donc, favorise les cancers du sein et de la prostate, la baisse de la production des spermatozoïdes, les problèmes d’attention et d'agressivité chez les enfants, l’obésité, le diabète, les problèmes thyroïdiens. Il participe très probablement à la montée très préoccupante des cancers hormono-dépendants, seins, prostate, à laquelle nos sociétés font face.


Le 18 octobre 2008, sous la pression des organisations de consommateurs, le Canada interdit le bisphénol dans les biberons, assiettes et bols pour enfants. À l'opposé de ce principe de précaution, en 2006, l'autorité européenne de sécurité des aliments, l'Efsa, remonte les doses journalières admissibles de 10 à 50 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour.


Pourtant de nombreuses études ont montré des effets néfastes pour des doses très inférieures. Et surtout, on sait maintenant que pour les perturbateurs endocriniens, notamment chez le nourrisson en pleine différenciation sexuelle, à doses extrêmement faibles, les variations de doses comptent parfois autant que les doses elles-mêmes.


Le débat fait rage. En 2005, 90% des études financées sur fonds publics retrouvent des effets néfastes. 0% de celles financées sur fonds privés! Une remarque qui n'est pas anodine, quand on sait que de nombreux experts de l'Efsa ont travaillé ou sont financés par l'industrie agroalimentaire. Pas d'autre solution que d'interdire le bisphénol alimentaire, notamment pour les plus petits.


En France, au nom du principe de précaution, souvent à l'initiative d'élus verts, comme à Paris, Clermont ou Nantes ou du NPA, comme à Canteleu, des conseils municipaux prennent position contre le bisphénol dans les biberons.


Interdiction des biberons au bisphénol dans les crèches, information aux parents dans les journaux municipaux, distribution de biberons en verre incassable, donc sans bisphénol, aux nouveaux parents.


Il y a quinze jours, sous la pression du Réseau environnement santé, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui avait elle aussi conclu à l’absence de risques du bisphénol, accepte de revoir le dossier.

Une bataille qui doit d’abord nous faire avancer vite vers l’interdiction du bisphénol dans tous les biberons, jouets et produits alimentaires pour enfants.


Frank Cantaloup

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