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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:32
Communiqué du NPA.

On connaissait les énormes problèmes rencontrés par Areva sur ces chantiers  en Finlande et à Flamanville ( béton fissuré , soudures défectueuses) mais l'annonce faite conjointement par  les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise montre que la situation est pire que tout ce que l'on pouvait imaginer.


Les sérieuses réserves émises  concernent le système de sûreté de ce réacteur. Quant on sait qu'il  est  le plus dangereux du monde car il utilise du mox, un mélange d'uranium et de plutonium, il y a vraiment de quoi s'inquiéter. Le système de "contrôle-commande" de l'EPR, mise en cause  par le récent rapport est qualifié  d"'épine dorsale et de cerveau des réacteurs nucléaires" par l'ASN.


Cette nouvelle très grave vient s'ajouter à une longue liste de  dysfonctionnments dans cette entreprise qui accélère sa course au profit : déchets abandonnées en Russie , découverte de stock de plutonium à Cadarache, soutien au coup d'Etat au Niger, notre principal fournisseur d'uranium etc,...


Loin d'être une énergie propre, le nucléaire est au contraire une menace terrible pour l'humanité.  Il est donc aussi urgent d'arrêter l'EPR et  de lancer un plan d'économies d'énergie, en particulier d'isolation de l'habitat et de développer véritablement  les énergies renouvelables, plans dont les financements  doivent être assurés par la taxation des profits des trusts énergétiques.


Les sommes colossales - probablement  dans les 5 milliards d'euros - investies dans ce projet inutile  sont  un énorme scandale car l''EPR est aussi inutile que dangereux.


Qui paiera la  dette de 2 milliards d'euros qu'Areva doit aux autorités Finlandaises ? Pourquoi construire un nouvel EPR alors que la France est déjà en surproduction d'électricité  et que l'on sait maintenant que, pour le même investissement,  on crée plus d'emplois et d'énergie avec les énergies renouvelables qu'avec le nucléaire.  Mais  Areva et le gouvernement refusent de répondre à ces questions.


Face à l'inconscience et à l'irresponsabilité des dirigeants, le NPA appelle tous les citoyens à se mobiliser pour arrêter ce projet.  Il est  temps d'en finir avec la tartufferie du  Grenelle de l'environnement et de  lancer une vaste mobilisation populaire  afin de mettre un terme à ce projet  désastreux  qu'est l'EPR,  et  d'enclencher une dynamique qui nous permettra de sortir de la folie du nucléaire.


Le 8 novembre 2009.

Epr, dernier avatar du lobby électro nucléaire  (par Gérard.H (NPA 28) pour la Commission Écologie)

 

Cela semble simple : il s’agit de fournir massivement de l’électricité bon marché pour le bien-être des populations… Mais considérer les choses ainsi, c’est favoriser la fuite en avant vers plus de production, de consommation, de gaspillage et de déchets. Répondre aux besoins énergétiques des populations, c’est donner la priorité aux économies d’énergie et à la sobriété, dans le cadre d’un indispensable service public de l’énergie.

 

Les avantages très relatifs du nucléaire


1. Le coût réel de l’énergie produite


L’argument qui est toujours avancé, notamment par les opérateurs, c’est le prix peu élevé du kWh. Mais c’est sans compter les budgets investis pour la construction des centrales. En réalité, ce kwh censé être si peu cher, on le paye deux fois : une fois avec nos impôts (et là on paye beaucoup) et une fois au moment de recevoir la facture.


Il faut par ailleurs tenir compte des dépassements des devis initiaux de construction (EPR de Flamanville) et des coûts de mise en service.
S’ajoutent à cela le coût de retraitement et de gestion/transport des déchets, de désactivation et de démantèlement des centrales le moment venu, sans compter les coûts annexes : les dispositifs de sécurité en cas d’incident et les énormes enveloppes, avantages et taxes professionnelles largement répandus afin de faciliter l’acceptation par les populations locales et l’implantation.


2. Cette industrie produit sans rejeter de gaz à effet de serre ?
Cet argument, qui depuis l’accélération de la crise climatique est dans la bouche de tous les nucléocrates, est partiellement erroné, car il ne prend en compte que le moment de production et non le bilan carbone des activités liées au fonctionnement du réacteur (l’extraction du minerai, les milliers de tonnes de CO2 générées par la construction d’une centrale, le transport, etc.). Or, suivant l’origine de l’uranium, une centrale nucléaire allemande génère entre 31 et 61g de CO2 par kwh produit ; en comparaison, l’éolien génère 23g/kwh et l’hydraulique 39 g/kwh.
(cf : www.amisdelaterre.org/Le-nucleaire-n-est-ni-bon-marche.html)

Les trop nombreux désavantages…


1. Des désavantages écologiques 


• Les centrales rejettent des produits chimiques (zinc, phosphore, sodium, sulfates, chlorures, cuivre...), en dépassant parfois les seuils autorisés, jusqu’à quatre fois.
• L’extraction d’uranium, en particulier dans les pays africains, se fait dans des conditions désastreuses, créant des montagnes de déchets radioactifs et polluant ainsi un environnement dans lequel travaillent des milliers de travailleurs et leurs familles.
• Le transport et le stockage des déchets posent de nombreux problèmes.
• Les réserves d’uranium ne sont pas indéfinies et s’épuisent.
• Les risques de catastrophes sont toujours bien réels (rappelons-nous Tchernobyl… C’était le 26 avril 1986).

2. Des désavantages sociaux 


• Le nucléaire a conduit à développer de façon toujours croissante la consommation d’électricité. Dans les immeubles et les logements sociaux, EDF a toujours fait en sorte que le chauffage électrique soit la principale source de chauffage, afin d’offrir des débouchés pérennes à l’industrie électro-nucléaire. Alors qu’il faut être suffisamment solvable pour investir dans les énergies renouvelables, le chauffage électrique a toujours été la seule solution pour les populations les plus pauvres. Et tant pis pour eux quand ils ne peuvent pas payer !


• Les choix urbanistiques et d’aménagement des petites villes ou des villages ont créé une situation de gaspillage puisque rien n’a été conçu de façon collective, provoquant d’importantes pertes énergétiques.


3. Des risques géopolitiques


• Le nucléaire ne sert pas seulement à nous éclairer. Il est aussi nécessaire pour la réalisation de certaines armes. Or, comme pour d’autres ressources, on assiste à un trafic d’uranium, soit mafieux soit plus officiel, Mais cela ne concerne pas seulement la question de l’armement. Ainsi, les déchets nucléaires font toujours l’objet de trafics, souvent au vu et au su des États, qui laissent faire ou qui les organisent.


4. Et tout le reste


• Le nucléaire accapare quasiment tous les budgets, notamment ceux de la recherche, au détriment des autres sources d’énergie et ce depuis des décennies.


• Le nucléaire est très dépendant des variations de température et incapable de s’adapter aux changements rapides. Par exemple, lors des hivers un peu froids, le nucléaire ne peut répondre aux pics de consommation électrique, ce qui oblige la France à acheter son électricité à l’étranger.


• La volonté de relancer le nucléaire donne la priorité à un système centralisateur de production électrique qui n’a de sens que du point de vue des grandes entreprises, avec obligation de lignes à très haute tension, ce qui crée d’importantes pertes en ligne, et empêche sciemment la mise en place d’unités de production plus petites et plus localisées permettant un contrôle des usagers et des salariés.


Enfin, notons que le maintien et le développement du nucléaire ne sont pas que du domaine civil, et qu’ils ont également à voir avec le maintien de la force de frappe nucléaire de la France, qui souhaite garder son statut de puissance nucléaire, engloutissant ainsi des millions d’euros.
L’EPR est présenté comme une troisième génération alors qu’il n’apporte pas grand chose de plus par rapport à l’actuelle seconde génération. Il n’est ni sûr, ni fiable, ni propre, ni rentable.


Le développement d’énergies alternatives décentralisées, émettant peu ou pas de gaz à effet de serre, permettrait d’égaler ou de surpasser la capacité de production du nucléaire, tout en créant beaucoup plus d’emplois, et des emplois pérennes de surcroît ; c’est ce que montrent un certain nombre d’études, notamment celle réalisée à propos de la Normandie qui prouve qu’avec l’argent englouti par l’EPR, il serait possible de produire autant d’énergie et créer 15 fois plus d’emplois (voir Un courant alternatif pour le grand ouest :


www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/courant-alternatif/etude-c....



La question posée est celle du contrôle de l’humanité sur ses ressources. L’énergie doit être l’affaire de toutes et tous !

L’EPR en Europe et dans le monde


Le nucléaire reste une source d’énergie marginale au niveau mondial, assurant environ 7 % de la production d’énergie et 16 % de celle d’électricité.


Une hypothèse moyenne envisage la construction d’une centaine d’EPR dans le monde sur une période de vingt ans.
C’est aux États-Unis, à la fin des années 1990, que les industriels du secteur se sont regroupés, les gros dévorant les petits, et que les procédures et réglementations ont été fortement réduites.


Une fois le nucléaire étasunien en ligne de bataille, les autres nations ont emboîté le pas ! Les autres pays développent leur puissance nucléaire, principalement le continent asiatique, et certains comme la Chine ou l’Inde ont d’énormes besoins énergétiques.

En Europe, les situations sont très contrastées :


La France, promoteur de l’EPR, est évidemment pour ! La Hongrie qui ne possède qu’une centrale, aussi.
Le choix de l’énergie nucléaire a été remis en cause dans un certain nombre de pays qui sous la pression de leur opinion publique, s’étaient engagés à fermer plus ou moins progressivement leurs réacteurs .


La Grande-Bretagne, qui avait arrêté son programme nucléaire après avoir découvert du pétrole en Mer du Nord, s’est déclarée prête à réviser ses positions. Tout récemment EDF a même demandé au gouvernement britannique de baisser ses objectifs en énergies renouvelables, notamment éolienne, afin de ne pas compromettre la construction de ses réacteurs EPR !


L’Allemagne a pris la décision début 2002 d’abandonner le nucléaire à l’horizon de 2020, mais le lobby nucléaire espère voir prolonger les durées de vie des centrales et pouvoir construire de nouveaux réacteurs. De son côté, le gouvernement Merkel tente de revenir sur les décisions prises antérieurement et la fin du nucléaire n’est pas encore scellée en Allemagne.
La Belgique n’a pas encore tranché. La loi de 2003 prévoit la fermeture et le démantèlement « sauf cas de force majeure ».
L’Espagne a adopté un moratoire et ne construit plus de nouvelles centrales depuis 25 ans.


L’Italie, 22 ans après avoir renoncé au nucléaire suite à la catastrophe en Ukraine, va se doter de nouvelles centrales…
La Suède, qui s’était prononcée en 1980 en faveur de la fermeture de tous ses réacteurs, est partagée : une coalition de centre-droit a déclaré revenir, malgré une catastrophe évitée de justesse à la mi-2006, sur la décision de fermeture progressive des dix réacteurs que comporte le pays et l’opposition vient d’annoncer son intention de supprimer progressivement le nucléaire si elle arrive au pouvoir en 2010.


La Suisse avait un moratoire sur la construction de centrales mais il n’a pas été reconduit.
Les Pays-Bas ont changé d’avis et prolongent la durée du vie de leur centrale.
La Norvège maintient sa position antinucléaire mais des voix s’y font entendre pour vanter la construction de centrales au thorium.
L’Autriche, le Danemark, l’Irlande et la Grèce sont contre.
Malgré tout : 12 % seulement des Européen(ne)s sont pour le développ
ement de l’énergie nucléaire.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:13
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:00
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:28
(par Jérémie Cravatte, www.cadtm.org)

Deux semaines après la mobilisation globale pour la Terre Mère et contre la marchandisation de la vie et à un mois du sommet de Copenhague (Danemark), il peut être intéressant de revenir sur un des volets principaux du futur régime «post-Kyoto» que représente REDD (Réduction des Émission dues à la Déforestation et à la Dégradation des sols).


Le programme REDD a pour but déclaré de protéger les poumons verts de la Terre (Amazonie, forêt du Bassin du Congo et forêt indonésienne) via la diminution de déforestation et des projets de reforestation. Initiatives que des groupes écologistes et des populations dépendantes des forêts ont proposées depuis bien longtemps.


La manière dont ces projets sont élaborés et mis en place ne permet malheureusement pas de se réjouir de cette nouvelle «solution» aux changements climatiques


REDD et REDD+


La déforestation et la dégradation des sols représentent près d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre. Pour rappel, l’objectif du protocole de Kyoto était de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 5,2% d’ici 2012 (par rapport aux émissions de 1990).


Aujourd’hui, les pays industrialisés s’accordent pour vouloir limiter le réchauffement climatique à 2° C (par rapport à l’ère préindustrielle), ce qui – selon le GIEC|1| – nécessiterait de réduire les émissions de 40% d’ici 2020 et de 80% d’ici 2050 (toujours par rapport à 1990). Mis à part le fait qu’on puisse douter d’un tel engagement à la clôture de la COP-15 de la CCNUCC|2|, on doit se questionner sur les mesures prises pour diminuer les effets du changement climatique.


Kyoto prévoyait déjà dans ses mécanismes dits de flexibilité (Mécanismes de Développement Propre etc.) la possibilité pour un pays industrialisé de gagner des «crédits carbones» - des droits à polluer - en montant des projets au Sud (agrocarburants, barrages hydrauliques, plantations forestières etc.).


Ces mécanismes ne devaient constituer que des compléments aux politiques nationales mais les pays du Nord les utilisent de plus en plus pour arriver à leurs objectifs chiffrés. Le mécanisme de paiement des évitements d’émissions dues à la déforestation et à la dégradation des sols a été institué lors de la COP-13, en 2007, à Bali|3|.


Depuis, lors des négociations internationales on a ajouté la séquestration carbone au volet REDD pour donner REDD+. En effet, il ne s’agit plus seulement de comptabiliser les émissions qui n’auront plus lieu grâce à l’arrêt de déforestations mais également de compter les quantités de CO2 que les forêts sont capables de capter…


Ce mécanisme est devenu très important pour le commerce de carbone et est censé faciliter les pays dits développés à atteindre leurs objectifs en aidant les pays dits en développement à se développer tout en sauvegardant leurs forêts.


Commerce de carbone forestier et populations indigènes


De nombreux programmes ont déjà été créés, tels que: le World Bank’s Forest Carbon Partnership Facility(FCPF); le Norway’s International Climate and Forests Initiative et bien sûr l’UN-REDD Programme. Les forêts peuvent donc devenir très attractives, le marché de carbone étant en pleine expansion.


Elles rapporteront de l’argent pour ne pas avoir été déforestées et pour être considérées comme des puits de carbone. Or, ce marché manque clairement de transparence. Beaucoup y dénoncent un lieu rêvé pour une nouvelle bulle spéculative.


Le manque de régulation et la fraude pouvant être d’autant plus importants dans ce secteur qu’ils sont habituels et que l’on ne sait toujours pas comment mesurer précisément les réductions d’émissions ou la captation carbone des forêts|4|. De plus, ces mesures dépendent d’une projection par définition incertaine puisqu’il s’agit du futur. Comment savoir qu’une plantation d’arbres ne subira pas un incendie par exemple?


Un autre sujet central dont on évite de parler, car il marque bien l’aspect temporaire de ce mécanisme, est la saturation des puits de carbone. En effet, tout arbre cesse d’absorber du carbone une fois sa croissance terminée et il en libère en se décomposant|5|…


Par ailleurs, au vu des efforts à fournir en termes de mitigation, ne pas diminuer nos émissions mais vouloir les compenser relève de l’ironie. Ce rapport à la crise écologique pose d’autant plus question lorsque l’on s’intéresse à la problématique indigène.


En effet, les critiques des mouvements indigènes par rapport aux solutions mises en avant en termes de lutte contre le changement climatique, dans ce cas par rapport à REDD+, sont nombreuses. Tout d’abord, le mécanisme REDD+ ne fait pas la différence entre une forêt primaire et une monoculture d’arbres (OGM à croissance rapide dans la plupart des cas|6|. La différence se situe pourtant dans l’existence ou non de biodiversité. Ici intervient évidement la question de la relation à la nature.


L’évaluation de la forêt exclusivement comme un bien commercial peut poser problème pour des communautés qui l’évaluent comme leur source de subsistance et le fondement de leur culture. Leur cosmovision liant souvent tous les êtres et les éléments, le rapport de l’homme à la nature n’est évidement pas de domination mais de filiation.


La rupture avec la terre a donc des conséquences sociales et culturelles fortes. Or, de part l’histoire, la spoliation foncière des territoires indigènes a toujours été «justifiée» (découvertes; développement national; exploitation des ressources naturelles etc.). REDD+ a déjà fait son lot de ravages en matière de droit indigène|7|.


La déclaration des Nations-Unies sur les droits des Peuples Indigènes qui prévoit leur «consentement averti, préalable et libre» ne doit pas seulement être citée par les projets REDD+ mais bel et bien respectée. Or ce n’est pas le cas et, sur le terrain, on oublie le rôle prépondérant des peuples indigènes pour le «développement durable» reconnu dans le droit international.


En effet, bien que ceux-ci fassent parties des premières victimes des effets du réchauffement climatique|8|, ils en sont les derniers responsables|9|.

Une étude du Forest peoples Programme|10| de 2007 a montré comment la participation prévue des populations indigènes était réduite à néant concernant le FCPF de la Banque Mondiale. 93% des répondants (d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Asie) – représentants indigènes – n’avaient jamais entendu parler de ces programmes.


Et, bien souvent, les intéressés se questionnent sur la pertinence du rôle de la Banque Mondiale pour la protection des forêts. En effet, elle a (et continue a) financé(r) des activités liées aux changements climatiques, à la déforestation ainsi qu’à l’atteinte aux droits des peuples indigènes. De son côté, elle prévoit que les consultations se feront via les gouvernements et s’engage à les «former à la politique de sauvegarde de la Banque Mondiale».


Or, il est évident que ceux-ci peuvent devenir encore plus réticents à reconnaître les droits des populations indigènes au vu du potentiel lucratif que vont constituer les forêts. Une protestation eut d’ailleurs lieu le 2 mai 2008 au sein du forum permanent sur les questions indigènes des Nations-Unies (UNPFII) car celui-ci avait choisit, malgré l’avis des peuples indigènes, de décrire le FCPF de la Banque Mondiale comme a good practice|11|.


Justice climatique


La Banque Mondiale, la FAO, le PNUD, Ban-Ki Moon ou encore le Prince Charles insistent sur le fait que la lutte contre le changement climatique ne pourra pas se faire sans les forêts… Ils ont raison, mais cette «lutte» ne sera pas réelle tant que nous ne remettrons pas notre modèle de société et son rapport à la nature en question.


Jusqu’à maintenant REDD+ est utilisé pour faire de l’argent, continuer à polluer et non pas, comme annoncé, pour limiter les changements climatiques et aider les populations du Sud.


Le débat qui devrait être basé sur la sortie du fossile par la diminution de la consommation d’énergie et le passage aux énergies renouvelables se tourne vers le marché. Nous passons donc d’un objectif de diminution des émissions du Nord à une augmentation de captation de celles-ci par le Sud…

Nous aurions certainement quelque chose à apprendre des civilisations vivant en harmonie depuis toujours avec leur environnement.


Lors du premier sommet mondial des peuples indigènes sur le changement climatique d’avril 2009, en Alaska, ceux-ci ont principalement proposés: la reconnaissance de la déclaration de l’ONU dans tout projet pouvant influer sur les PI; le devoir des pays développés de diminuer leurs émissions et de sortir des énergies fossiles; la reconnaissance et l’utilisation des savoirs traditionnels et des pratiques conservatrices des PI; la reconnaissance du rôle joué par les femmes et des discriminations dont elles sont victimes; la reconnaissance de la dette écologique du Nord envers le Sud; la pleine participation des PI dans l’organe de la CCNUCC; la création d’un fond d’aide publique au développement pour aider à l’adaptation aux changements climatiques; la restitution des terres aux PI ayant été expulsés; le rappel du besoin d’une action collective, publique comme privée, nationale comme mondiale, face au climat; la mise en place de la souveraineté alimentaire comme sortie de la crise climatiqueetc.


Mais le marché et la classe politique préfère jusqu’à maintenant nier leur droit à l’autodétermination pour faire vendre le capitalisme vert. Il est à espérer que les voix des peuples indigènes porteront lors du sommet de Copenhague et que nous serons nombreux à crier notre désaccord face à ce genre de solutions.


Le 4 novembre 2009.


Notes

|1| Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

|2| Convention-Cadre des Nations-Unies sur le Changement Climatique.

|3| Entre autre par l’action d’un groupe de pays du Sud, la Coalition of Rainforest Nation: http://www.rainforestcoalition.org/eng/

|4| Cela dépend du type de forêt, de la fertilité des sols, de la durée de la période sèche etc.

|5| Nous avons même vu les forêts européennes devenir émettrices de carbone durant les vagues de chaleur de l’été 2003.

|6| Perturbant souvent le cycle hydrologique et la composition des sols avec, entre autre, leur exigence en eau.)

|7| Le Groupe Thomas Sankara, par exemple, avait publié le témoignage de Sarwadi, paysan indonésien exproprié de ces terres pour un projet REDD.

|8| Sécheresses prolongées; disparition des nappes phréatiques, plantes et animaux; désertification; épidémies; baisse de la productivité agricole; migrations; inondationsetc.

|9| La diversité biologique préservée de leurs territoires ont, par exemple, bien servit l’industrie pharmaceutique.

|10| http://www.forestpeoples.org/

|11| Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=UtOR...

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:24
climat-cinq244.jpg


La seule réponse du néolibéralisme à ceux qui s’inquiètent de sa capacité à détruire le monde, c’est que le marché nous sauvera de la faillite et la technologie de la technique.


Toujours plus vite vers l’abîme. Cette fuite en avant montre, s’il en était besoin, un véritable autisme technocratique.

On assure, depuis quarante ans, que la science trouvera une solution aux problèmes des déchets nucléaires. Il en est de même avec le réchauffement.


Pour esquiver une réduction massive des émissions de carbone et la fin d’un mode de production ravageur, pour nier la nécessité d’un changement radical de civilisation, le technocapitalisme propose des solutions financières et technologiques qui seraient autant de problèmes nouveaux.


Le nucléaire est donné pour une énergie « propre », alors que les déchets radioactifs sont une grave source de contamination et que cette technologie menace l’humanité tout entière par la prolifération d’armes et le risque d’accidents apocalyptiques.


Par ailleurs, l’uranium n’est pas inépuisable.
Les agrocarburants, solution miracle ces dernières années, ont eu pour principal effet d’augmenter l’utilisation de pesticides, le recours au « génie génétique », la déforestation, et, en remplissant les réservoirs des riches avec la nourriture des pauvres, la misère.


L’exploitation des sables bitumineux, actuellement en vogue, qui consiste à séparer certains sables des matières fossiles auxquels ils sont mêlés, met en œuvre des procédés complexes, qui polluent d’immenses quantités d’eau, consomment plus d’énergie qu’ils n’en produisent, et détruisent les territoires de populations indigènes.


Les « puits de carbone » ne sont que le nom idéologique des plantations d’arbres. Compenser seulement les immenses surfaces défrichées à chaque minute impliquerait de reboiser immédiatement toute la Terre, et pour un résultat douteux, car pendant sa croissance, un arbre rejette plus de carbone qu’il n’en absorbe.


La séquestration du carbone en sous-sol, qui ressemble furieusement à l’enfouissement des déchets nucléaires, aboutirait à creuser sous nos pieds un monde épouvantable. Et pour quel résultat, puisque les capacités de stockage resteront nécessairement limitées alors que la fringale de pétrole, elle, semble insatiable ?


Augmenter l’efficacité énergétique de la production électrique et industrielle, valoriser les déchets, contribuerait certainement à une réduction de la consommation, mais bien insuffisante, et à condition que la capacité du capitalisme d’exploiter ce potentiel ne soit pas limitée par la demande solvable.


Il convient d’ajouter à ces fausses solutions les trouvailles plus ou moins farfelues comme couvrir le ciel de miroirs pour renvoyer la chaleur vers l’univers, jeter de la limaille de fer dans les océans pour piéger le carbone, et celles que les Géo Trouvetout nous proposeront demain pour faire croire que la solution aux problèmes du monde est d’abord une affaire technique.


Pour le capitalisme productiviste, sauver le climat équivaut à la quadrature du cercle. La confiance insensée en un avenir technologique radieux dépasse l’illusion et s’apparente à une croyance. Pour éviter le pire scenario climatique, il appartient décidément à d’autres forces de proposer des solutions rationnelles, écologiquement efficaces et socialement justes.
Armand Farrachi

Un des enjeux du sommet de Copenhague est de populariser des alternatives aussi bien aux mécanismes marchands qu’à cette fuite en avant technologique.


Vous êtes intéressé-e-s pour participer au sommet alternatif et à la manifestation internationale à Copenhague le 12 décembre ?


Contactez-nous à


copenhague@npa2009.org

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 09:05
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:57


Le montant total de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM), perçue par les communes, était de 3 milliards d'euros en 2001, de 5,05 milliards en 2008 et il va encore augmenter en 2010. Ce serait, paraît-il, une des conséquences du Grenelle de l'environnement et le prix à payer pour que la somme des déchets produits par les ménages soit détruite ou recyclée sans risque écologique. 

Bien sûr, le fait de recycler les ordures plutôt que de les entasser dans des décharges est un progrès qui a un coût. Mais cela n'épuise pas la question. Encore faut-il savoir comment ce service public est organisé.

Le traitement des déchets, dont une moitié provient des ménages et des collectivités territoriales, l'autre des entreprises, a coûté près de treize milliards d'euros en 2007. Les deux tiers de la collecte, du tri et du traitement de ces déchets sont concédés à des entreprises privées, au premier rang desquelles Veolia et Suez, qui n'ont pas l'habitude de travailler pour rien.

C'est pourquoi bien des particuliers se disent, en séparant soigneusement leurs pelures de pommes d'avec leurs boîtes de sardines vides, que, sous prétexte d'écologie, ils travaillent gratuitement pour Veolia et Suez.

Et il n'y a pas que cela... Les dépenses de fonctionnement des entreprises traitant les déchets non industriels sont assurées à 70 % par les taxes versées par les ménages. Quant aux dépenses d'investissement, elles sont assurées à 70 % par les collectivités. Suez et Veolia n'ont donc quasiment que le mal de récolter les bénéfices de l'activité.

De plus, comme ces entreprises ne comptent que des amis au sein des pouvoirs publics, on peut prévoir que toute nouvelle contrainte écologique, justifiée on non, pèsera exclusivement sur la population et ne leur coûtera rien. Ou même leur rapportera un profit supplémentaire.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 06:37
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La dérive dictatoriale du président nigérien Mamadou Tandja ne perturbe pas les dirigeants d’Areva qui continue d’exploiter les mines d’uranium au détriment de l’avenir de la population.


C'est le 4 mai 2009, jour où Areva et les autorités nigériennes inaugurent l’exploitation uranifère d’Imouraren, que le président Tandja annonce la tenue d’un référendum sous l’œil bienveillant et complice de Anne Lauvergeon (présidente d’Areva) et d’Alain Joyandet (secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie).


C’est que la fin de l’année 2009 sonne le glas du deuxième mandat de cet ancien colonel de l’armée nigérienne et qui, selon la Constitution encore en vigueur il y a trois mois, ne peut se plus représenter. Qu’à cela ne tienne. Mamadou Tandja a décidé de rester.


Le processus de coup d’État constitutionnel débute donc par la tenue d’un référendum le 4 août 2009 qui lui permettra de changer la Constitution en s’octroyant d’abord une extension exceptionnelle de son actuel mandat de trois ans, puis la possibilité de se représenter à sa propre succession.


La Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale s’opposant à ce processus de violation de la Constitution, le président du Niger a décidé de dissoudre purement et simplement l’une et l’autre. C’est dans ce climat de dérive dictatoriale que Mamadou Tandja a organisé des élections législatives, le 20 octobre dernier, entérinant ainsi son passage en force, son installation durable au pouvoir et sa mainmise totale sur le pays.


Face à cet état de fait, il faut souligner le rassemblement et la résistance des partis d’opposition, des intersyndicales, de la société civile et de la presse privée unis en coalitions diverses. Ainsi, des mouvements comme le Fusad (Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques) restent très actifs dans le pays, considèrent que la nouvelle Constitution est illégale, ont refusé de participer aux élections législatives et se réfèrent donc toujours à la Ve République.

 

Côté international, la seule voix claire a été celle de la Cedeo (Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest) suspendant le Niger de toutes les instances de l’organisation sous-régionale. Mais comme l’on pouvait s’y attendre, la France conserve un silence coupable et se garde bien de rappeler ses « conseillers techniques » au Niger.


La Françafrique bat son plein : depuis 45 ans, la France exploite et importe le précieux uranium extrait des sols nigériens dans la plus totale et scandaleuse opacité tant sur les questions économiques et sociales qu' environnementales.


Grâce au dernier contrat minier signé par Areva (société française) dans le site d’Imouraren (mine à ciel ouvert), le Niger devient le second producteur mondial et perd définitivement toute souveraineté sur l’exploitation de son uranium.


Au-delà des considérations économiques et du prix du minerai souvent bradé aux multinationales, Areva est entre autres accusée de participer activement à l’appauvrissement et à la désertification de la région.


Le comportement prédateur du minier est responsable de l’assèchement de la nappe phréatique, de la pollution et de la contamination de l’eau rejetée et par là même de la disparition de l’économie pastorale et des nomades de toute la région.


Ce que le lobby nucléaire nomme ici « énergie propre » détruit des régions entières de l’Afrique en accélérant leur désertification et sacrifiant au passage les populations vivant sur place et n’ayant ni retombées ni bénéfices des contrats juteux passés entre les multinationales et un pouvoir corrompu.


C’est dans cette connivence argent-pouvoir que se déroulent le pillage et la saignée de l’Afrique. À quand l’arrêt de la politique impérialiste et néocolonialiste de la France en Afrique ? Pour l’instant : après nous, le désert.

Isabel Ferreira

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 06:28



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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:41
Communiqué NPA Cherbourg :

Cherbourg doit-il devenir le symbole d’un désastre écologique ? Après le nucléaire, c’est un terminal charbonnier que la CCI et Louis Dreyfus armement, veulent implanter sur notre région, avec le soutien d’élus locaux de droite comme de gauche. Or ce terminal est un marché de dupe, tant au niveau de l’emploi, de la santé, que de l’écologie.


On nous refait le coup du chantage à l’emploi, l'un des dirigeants de Louis Dreyfus armement menaçant d’aller «offrir» sa trentaine emplois ailleurs. La moitié de ces emplois sera en redéploiement, peut-on parler alors de création d’emploi pour le port de Cherbourg?


Au nom de ces emplois, nous devrions aussi accepter le risque sanitaire pour la population. Ce fossile, symbole d’un modèle énergétique polluant, produit des poussières très volatiles qui vont se répandre partout autour du terminal. Les bassins miniers et leurs souffrances sont là pour témoigner des dégâts du charbon.


Et enfin, comment accepter l’implantation de ce terminal qui va alimenter la filière la plus émettrice de CO2, à quelques jours du sommet des Nations Unies sur le climat qui doit se tenir à Copenhague, au mois de décembre.


Alors que les gouvernements internationaux devraient se fixer des objectifs drastiques afin de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que notre gouvernement essaye de nous vendre son grenelle de l’environnement et sa taxe carbone injuste socialement et inefficace écologiquement, comment le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, autorité de tutelle, pourrait-il valider un tel projet?


Le NPA réaffirme que les investissements doivent aller en direction des énergies renouvelables au service de tous, et non dans une industrie dépassée qui n’a pour but que d’enrichir ses actionnaires.


Parce qu’il est inconcevable que Cherbourg deviennent un dépotoir pour toutes les énergies polluantes, mobilisons nous tous ensemble,


le samedi 7 novembre à 14h30,

place Napoléon à Cherbourg, pour faire retirer ce projet.



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