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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:50
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Le système de lutte contre la déforestation qui doit être mis en place à Copenhague causera un remplacement des forêts par des plantations et leur privatisation au détriment des populations indigènes.


La conférence de Copenhague sur le climat, en décembre, s’annonce comme le rendez-vous de tous les dangers. Parmi les enjeux figure la mise en place d’un mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts – appelé REDD – qui fait l’objet d’âpres négociations dans un contexte où la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est proclamée par tous et où chaque pays essaie d’échapper le plus possible à ses obligations.


De quoi s’agit-il? De comptabiliser au titre des réductions d’émissions la part correspondant à une réduction de la déforestation. La déforestation a un effet considérable sur le réchauffement climatique (20%), réduisant le stock de carbone piégé par les forêts et en dissipant par la combustion du bois. La déforestation donnerait lieu à l’octroi de crédits carbone pouvant être utilisés pour compenser d’autres émissions.


Pourquoi s’inquiéter? Parce que cette prise en compte de la déforestation dans la réduction des gaz à effet de serre a toutes les chances d’aboutir à des diminutions fictives de la déforestation accompagnées d’attaques sociales. REDD est un mécanisme ardemment promu par les pays du Nord. Il s’agit pour eux, dans le cadre notamment du mécanisme de développement propre (MDP) mis en place par le protocole de Kyoto, de pouvoir se défausser sur les pays du Sud de leur responsabilité.


Ce sont en effet les pays industrialisés qui sont responsables historiquement de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre. En outre, les réductions de déforestation sont extrêmement difficiles à comptabiliser. Personne ne sait ainsi évaluer avec précision l’ampleur annuelle de la déforestation au Brésil ou en Indonésie. On voit donc mal comment la réduction de cette déforestation pourrait être exactement comptabilisée. Au-delà de cet obstacle technique majeur, le risque est celui d’un vaste mouvement d’appropriation des forêts du Sud par les multinationales en quête de crédits carbone à même de compenser la continuation de leur pollution au Nord.


Les dangers de ce mouvement d’appropriation privée sont politiques, sociaux et écologiques. Il se mettrait sur pied un mécanisme de contrôle néocolonial du patrimoine naturel au détriment des peuples qui vivent au sein de ces forêts, les entretiennent depuis de nombreuses générations et seraient menacés dans leur existence même. Cette appropriation constituerait une violation ouverte de la souveraineté de ces peuples sur leur territoire de vie.


Il n’existe aujourd’hui aucune distinction dans les projets entre forêt et plantation. L’appropriation pourrait se traduire alors par la destruction des forêts initiales et leur remplacement par des plantations d’eucalyptus (éventuellement génétiquement modifiés) comme au Brésil ou de palmiers à huile comme en Indonésie. Outre que cette substitution signifie une augmentation nette des émissions de CO2 puisque les forêts primaires stockent cinq fois plus de carbone que les plantations, elle implique aussi une destruction de la biodiversité sans équivalent des forêts tropicales. Et ceci au service de la production industrielle possible d’agrocarburants.


Face à la menace REDD, les peuples indigènes se mobilisent et alertent l’opinion publique mondiale. Nous devons nous battre àleurs côtés. Cet exemple illustre àquel point la bataille contre la crise climatique ne peut dissocier réponses sociales et écologiques. Partout sur la planète, la politique concrète des classes dominantes aboutit à combiner de fausses réponses écologiques avec de véritables attaques sociales. Seule la mobilisation internationale permettra de les arrêter.


Laurent Menghini

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:12
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Depuis mars dernier, le CAC 40 a augmenté de 55 % et Wall Street de 53 %. Marchés : la fête continue titrait la journal patronal La Tribune le 13 octobre… Les profits des banques sont plus élevés qu’avant la crise et les bonus distribués sont exorbitants aux traders.


JP Morgan a annoncé un bénéfice de 3,6 milliards de dollars au 3e trimestre et les banques américaines ont distribué 140 milliards de bonus, plus qu’en 2007, l’année la plus florissante juste avant la crise.


En France, à un degré moindre, la situation est la même. L’origine de ces nouveaux profits « exorbitants » est simple : les banques ont reçu des prêts à des taux quasi nuls des États mais elles maintiennent voire augmentent le coût du crédit. La spéculation repart de plus belle, en huit mois le prix du pétrole a augmenté de 126 %. Les entreprises retrouvent la rentabilité de 2007, la plus forte depuis les années 1970. Cela grâce aux exonérations de ce que les patrons et l’État osent appeler les charges, grâce aussi aux licenciements, à la précarité, à l’intensification du travail.


Pour sauver le système financier, les États ont déversé des milliards de dollars ou d’euros. L’argent coule à flot pour les financiers, les spéculateurs et les riches, mais c’est aux travailleurs, à la population de payer la facture.
Le déficit de l’État explose, 140 milliards d’euros pour le prochain budget.

Pour nourrir la folle avidité des classes dominantes, Sarkozy va lancer son grand emprunt. Autant de nouveaux cadeaux aux riches auxquels l’État emprunte l’argent qu’il leur reverse de mille et une façons. Et la pression contre les salariés s’accentue sans cesse.


Christine Lagarde, la ministre de l’Économie, ne veut pas « prendre de mesure nationale qui plomberait le système financier ». Pas question de taxer les profits. Mais ce sont bien pourtant ces profits qui plombent toute la marche de la société, qui la ruinent, détruisent l’économie, les services publics.


Face à cette folie financière, une mesure de salubrité publique devrait s’imposer : la nationalisation des banques sous le contrôle des travailleurs et de la population.


Yvan Lemaitre.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:49

20 octobre 2009 à 18h03 - Le Télégramme


C'est un rapport sans commune mesure avec les discours habituels de la préfecture. Un rapport (hormis sa conclusion) qu'on croirait signé des associations écologiques. Un rapport qui n'aurait jamais dû être rendu public. Un rapport qui résonne, aussi, comme un aveu d'impuissance.


 

A voir également


> Le rapport confidentiel de la préfecture

 
Le 4 septembre dernier, le préfet des Côtes-d'Armor, Jean-Louis Fargeas, a envoyé un courrier de 14 pages aux cabinets du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur, du secrétariat d'Etat à l'Ecologie et au préfet de région.

Dans cette lettre, Jean-Louis Fargeas détaille le phénomène des marées vertes en indiquant, tout d'abord,  que, "dans le contexte breton, il s'avère que le facteur limitant de la prolifération algale est en fait l'azote (...). L'azote qui permet le développement algal est apporté par les cours d'eau. Il est principalement d'origine agricole par l'intermédiaire des effluents (lisier et autres) et engrais minéraux (...).

Actions de surface

Le haut fonctionnaire détaille ensuite les conséquences des marées vertes (nuisances, effets sur la santé, mise en cause de l'Etat, coût du ramassage...), avant d'énumérer les actions entreprises par l'Etat pour lutter contre les algues vertes.
 
"La profession agricole n'est pas prête à accepter"


Mais, c'est surtout la conclusion du préfet qui détonne : "La diminution visible et notable de ce phénomène (les marées vertes, NDLR) ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n'est pas prête à accepter pour le moment. Il s'agit de révolutionner sur ces secteurs, qui représentent 2190 exploitations (soit 25 % des exploitations agricoles dans les Côtes-d'Armor), les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant".

"Le phénomène des algues vertes ne peut que perdurer"


Et le préfet de poursuivre : "cette évolution n'est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer. Afin d'éviter que l'Etat soit de nouveau mis en cause et pour obtenir des résultats en la matière, il importe néanmoins d'afficher une politique volontariste pérenne visant à la stabilisation voir à la limitation raisonnée de ce phénomène des marées vertes. Ces actions ne pourront viser à supprimer totalement ce phénomène mais à en limiter les principales nuisances".

En attendant le rapport de décembre


La publication de ce courrier intervient alors que cet après-midi, la mission interministérielle voulue par François Fillon, est en déplacement à Saint-Brieuc pour auditionner les acteurs locaux du monde agricole et associatif mais également des élus. 
C
ette mission interministérielle (mise en place après la mort d'un cheval sur la plage de Saint-Michel-en-Grèves le 28 juillet) doit rendre son rapport début décembre.


Dans un rapport confidentiel adressé au cabinet du Premier ministre, le préfet des Côtes-d'Armor indique clairement que les marées vertes sont dues aux rejets azotés des agriculteurs.


C'est un rapport sans commune mesure avec les discours «politiquement corrects» de la préfecture. Un rapport - hormis sa conclusion - qu'on croirait signé des associations écologistes. Un rapport qui sonne, aussi, comme un aveu d'impuissance. Mais un rapport qui n'aurait jamais dû être rendu public. Le 4septembre dernier, le préfet des Côtes-d'Armor, Jean-Louis Fargeas, a envoyé une note de 11pages, «sur le phénomène des algues vertes dans les Côtes-d'Armor», à plusieurs cabinets ministériels, dont celui de François Fillon. Et la conclusion du haut fonctionnaire est on ne peut plus claire:«La diminution visible et notable de ce phénomène (les marées vertes, NDLR) ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n'est pas prête à accepter pour le moment. Il s'agit de révolutionner sur ces secteurs, qui représentent 2.190 exploitations (soit 25% des exploitations agricoles dans les Côtes-d'Armor), les pratiques agricoles et de changer complètement le modèle économique existant».

«Le phénomène ne peut que perdurer»

Et le préfet de poursuivre: «Cette évolution n'est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer. Afin d'éviter que l'État soit de nouveau mis en cause et pour obtenir des résultats en la matière, il importe néanmoins d'afficher une politique volontariste pérenne visant à la stabilisation voire à la limitation raisonnée de ce phénomène des marées vertes. Ces actions ne pourront viser à supprimer totalement ce phénomène mais à en limiter les principales nuisances».

Arrêt total de l'agriculture

Mais la note du préfet ne s'arrête pas à ces quelques lignes pessimistes. Car avant d'arriver à cette conclusion, les services de l'État énoncent ces fameuses solutions «révolutionnaires» dont les agriculteurs ne veulent pas. Ainsi, pour une «limitation mesurée du phénomène», il faudrait, selon la préfecture des Côtes-d'Armor, abandonner les systèmes maïs, fourrage et soja et revenir à une production fourragère à base d'herbe. Et pour avoir un «impact marquant» sur la prolifération des algues vertes, c'est «l'arrêt total de l'agriculture, avec conversion totale des terres en prairies fauchées mais non fertilisées» qui est préconisé. Autrement dit, une cessation d'activité pour 25% des agriculteurs costarmoricains. Une mesure que même les militants écologistes les plus virulents ne réclament pas.

Que dira la mission?

Reste qu'au-delà de son contenu, ce rapport pose une question supplémentaire: la mission interministérielle qui doit proposer des solutions pour lutter contre les algues vertes - et dont les membres étaient hier à Saint-Brieuc - a-t-elle les coudées franches pour élaborer ses propositions?

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 08:25
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Le sommet international de Copenhague qui se tiendra en décembre prochain sera d’une importance capitale quant à l’avenir de la lutte contre les dérèglements climatiques et leurs conséquences sur les populations du globe.


La dernière phase de discussion qui s’est déroulée à Bangkok montre les blocages opérés par les principaux pollueurs de la planète. 


Alors que le dernier rapport des Nations unies analyse une aggravation des dérèglements supérieure à celle diagnostiquée par le Groupe international d’étudessur le climat (Giec) et qu’un récent rapport britannique montre que la température globale pourrait augmenter de 4°C d’ici 2060, les grandes puissances font tout pour ne pas être contraintes à opérer les changements nécessaires.


Ainsi, l’alliance entre les États-Unis et l’Union européenne vise à ficeler un accord sans objectifs contraignants, paré uniquement de belles promesses. D’un côté, ces puissances se fixent des objectifs inférieurs aux plus basses recommandations du Giec (l’Union européenne, par exemple), ou refusent tout engagement, comme les États-Unis, la Russie, le Canada ou la Nouvelle-Zélande. De l’autre côté, les grands pays en développement se disent prêts à s’engager sur des objectifs précis.


De fait, il s’agit là de revenir sur un des principes positifs du protocole de Kyoto, celui de la « responsabilité commune mais différenciée » qui enjoignait aux pays industriels de baisser leurs émissions de gaz à effet de serre en priorité, avant ceux du Sud.


Désormais, il s’agit pour les pays industriels d’imposer un accord impliquant à parts égales tous les États, sans tenir compte ni de leur responsabilité historiques ni des niveaux différents de richesses. Jean-Louis Borloo a beau jeu de parler d’un destin du monde qui se jouerait à Copenhague. Laisser le destin du monde dans les mains des industriels, des multinationales et des gouvernements à leur service ne pourra engendrer que de nouvelles catastrophes.


Qui va payer ?


Au-delà des engagements chiffrés et des moyens pour y parvenir, l’opposition se cristallise entre grandes puissances et pays les plus pauvres, dans lesquels les populations seront les premières menacées, sur la question des financements des fonds d’adaptation nécessaires aux pays pauvres, pour faire face au dérèglement climatique. Là encore, les pays industrialisés refusent d’acquitter leur dette. L’Union européenne propose par exemple que les financements de tels fonds proviennent pour 40 % de l’argent tirés des marchés du carbone, et que le restant des budgets soit à la charge à même hauteur des pays déveleloppés et des pays du Sud.


Autrement dit, les États, quelle que soit leur responsabilité, devront payer la même chose, et surtout la majeure partie de ces fonds reviendra à des mécanismes non seulement inefficaces mais qui de surcroît sont un nouvel outil pour l’impérialisme et permettent aux pays industrialisés de se défausser sur ceux du Sud. Les peuples de ces pays sont ainsi doublement piégés : par l’argent qu’ils devront verser et par la délocalisation des réductions de gaz à effet de serre qui seront à leur charge.


Les propositions des pays africains s’orientent vers une autre logique, puisqu’ils proposent de prélever 5 % du PIB des pays développés pour alimenter les fonds d’adaptation.


De plus, les puissances impérialistes souhaitent que ce soient les institutions à leur service et dans lesquelles elles sont majoritaires qui gèrent ces fonds, en particulier la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Quand on connaît les plans d’ajustements structurels imposés par de telles institutions, on ne peut que refuser fermement une telle perspective.


Droits des peuples ou droit du plus fort ?


Ne soyons pas naïfs sur les velléités de nombreux gouvernements du Sud de lutter radicalement contre les changements climatiques. Cependant, il est certain que l’unité des pays industrialisés est une arme de guerre contre leurs peuples et qu’ils ne peuvent accepter passivement ce qu’on veut leur imposer.


Mais désormais, c’est d’abord sur l’alliance des peuples, des indigènes, des mouvements sociaux et environnementaux qu’il faut s’appuyer, en toute indépendance vis-à-vis des États. Une manifestation a eu lieu à Bangkok le 5 octobre qui a rassemblé les populations thaïes menacées par de gros projets industriels (barrages, centrales…), la coalition Climate Justice Now, le réseau Via Campesina et des délégations internationales.



Il est urgent de donner le plus d’ampleur possible à ce type de mouvements pour dénoncer les premiers responsables et pour défendre un plan d’urgence de sauvetage du climat à l’échelle internationale.

D’ici à décembre, informer sans relâche et mobiliser sur ces enjeux primordiaux sera une tâche prioritaire pour les militants du NPA, et pour bien d’autres, afin, tout simplement, de faire de ce monde un monde vivable, égalitaire et démocratique.

Vincent Gay

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:56



Lundi 5 octobre, le procès en appel de l'Erika s'est ouvert à Paris, procès qui devrait durer au moins jusqu'à mi-novembre.


L'Erika est ce navire pétrolier qui s'était abîmé au large du Finistère le 12 décembre 1999, avec à son bord 37 000 tonnes de fuel lourd. Une grande partie de la cargaison s'était déversée en mer, provoquant une gigantesque marée noire, polluant ainsi plusieurs centaines de kilomètres de côtes, du Finistère à la Charente-Maritime, obligeant toutes les communes, les départements, les particuliers à de très gros efforts humains et financiers pour remédier aux conséquences de cette catastrophe.

Total, propriétaire de la cargaison, avait immédiatement clamé haut et fort n'être pour rien dans la catastrophe. Et il est vrai que Total, comme toutes les grandes sociétés pétrolières le font, avait pris soin de tout faire pour échapper à sa responsabilité. Le navire, vieux de vingt-cinq ans et en mauvais état, avait été acheté quelques jours avant le voyage par une société italienne, via plusieurs sociétés écrans, le pavillon était maltais, la société de contrôle était italienne. Malgré tout, en janvier 2008, le tribunal de Paris avait condamné Total, ainsi que Rina, la société chargée du contrôle du bateau, pour « dommage écologique ».

Les peines d'amendes avaient été relativement peu élevées, 375 000 euros, le maximum prévu par la loi. Les dommages et intérêts aux collectivités locales se sont élevées à 192 millions d'euros, versés pour les trois quarts à l'État français. Les autres bénéficiaires avaient été des communes, les départements, et la Ligue de protection des oiseaux (LPO), puisque de 150 000 et 300 000 oiseaux englués dans le mazout avaient péri.

En fait ces sommes, déjà versées en partie, n'ont pas été à la hauteur des dommages commis. Bien des communes, des collectivités avaient dépensé sans compter leur argent, leur temps, leur énergie, sans compter les dégâts irrémédiables causés à la faune, les pertes liées à la diminution du tourisme...

Mais Total a tenu quand même à faire appel de sa condamnation. Il veut bien verser les indemnités, en espérant certains désistements de parties civiles, mais ne veut toujours pas être reconnu coupable. Total persiste à nier sa responsabilisé, affirmant par exemple ne pas vouloir « se substituer aux sociétés de contrôle et de classification, à l'armateur et à l'État du pavillon ».

Il paraît que les dirigeants de Total sont très chagrinés que Total apparaisse ainsi aux yeux du public comme une société surtout avide de profits, une société peu soucieuse du bien public, de la nature et de ses habitants, une société refusant les conséquences de ses actes quand ses bénéfices sont en jeu, voulant les faire supporter à la collectivité. Mais visiblement, cela ne les fait pas changer d'attitude.

Total irresponsable ? Certes, oui. Comme toutes les autres grandes sociétés capitalistes, avec en outre la revendication affirmée de le rester.
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:24


 mercredi 14 octobre 2009 (00h31)

 


 Les citoyens français doivent prendre conscience de l’accumulation dramatique des déchets radioactifs

La seule solution sensée est de stopper au plus vite de produire des déchets radioactifs

Alors que la ministre de l’écologie Chantal Jouanno se contente de demander "une enquête", dans le but évident de gagner du temps pour que l’affaire disparaisse de l’actualité, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande le retour en France des déchets radioactifs français abandonnés par EDF en Russie.


En effet, il est injustifiable que l’industrie nucléaire française se débarrasse à l’étranger de ses déchets radioactifs. L’argumentation trompeuse d’EDF, qui prétend qu’il ne s’agit pas de déchets mais de "matières valorisables", ne peut nous être opposée : il n’est en effet pas plus justifiable de laisser en Russie des "matières valorisables" que des déchets.


Il faut que la France nucléaire assume les conséquences de ses activités et en rende enfin compte devant l’opinion publique. Les citoyens français doivent à cette occasion prendre conscience de l’accumulation dramatique de différentes catégories de déchets et résidus radioactifs générés par l’industrie nucléaire, et de l’absence de solutions pour ces déchets.


Le rapatriement en France des déchets radioactifs expédiés en Russie obligera les autorités françaises à tenter de trouver un site de stockage... sachant qu’il est plus difficile de trouver un tel site en France qu’au fond de la Sibérie.


Cela permettra de rappeler que, malgré des manoeuvres indignes, l’Etat français ne parvient pas, depuis plusieurs mois, à imposer la création d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs : les tentatives faites dans l’Aube début 2009 ont été repoussées par les populations locales et les associations antinucléaires.


D’autres déchets et résidus générés à l’étranger par l’industrie nucléaire française devraient d’ailleurs être rapatriés en France, par exemple les "stériles" (véritables montagnes de résidus d’extraction de l’uranium) abandonnés à ciel ouvert au Niger par Areva : cet uranium servant à alimenter les réacteurs nucléaires français, les déchets ainsi générés appartiennent moralement à la France.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle l’opinion publique à prendre acte de ce que le nucléaire est une des industrie les plus polluantes et que, malgré 50 ans de promesses, aucune solution n’existe pour les déchets radioactifs. La seule conclusion sensée est donc de faire cesser au plus vite les activités de l’industrie nucléaire afin de na pas produire de nouveaux déchets radioactifs.


Lien permanent vers ce communiqué :

http://www.sortirdunucleaire.org/ac...

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:30




Déchets, le cauchemar du nucléaire.


Un film évènement, une enquête coup de poing de 98 mn.

Voir des extraits vidéos et plus d'infos sur ce reportage en cliquant sur :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs.

En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ».


Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?

Rediffusion le jeudi 15 octobre 2009 à 9 h 55 sur ARTE
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:40
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Ou un rassemblement contraint par une présence policière surdimensionnée...

Bien que les autorités locales, départementales et nationales aient tenté par tous les moyens  et jusqu'au dernier jour d'empêcher l'organisation de ce rassemblement…et malgré l'orchestration par ces mêmes autorités d'une campagne médiatique de dénigrement à l'encontre des militants anti-nucléaires, le rassemblement de Colmar a bel et bien eu lieu. 10 000 personnes ont participé à cet événement selon le Réseau Sortir du Nucléaire dont le NPA fait partie. 

 

 

Cette journée a cependant laissé  un goût amer et beaucoup de frustrations à nombre de militants venus des quatre coins de la France, de Suisse, de Belgique et d'Allemagne : en décidant d'interdire la manifestation initialement prévue, le gouvernement démontre une nouvelle fois, après Vichy et Strasbourg, que nous sommes entrés dans une ère policière qui piétine notre liberté d'expression et pose de nouvelles questions d'organisation au mouvement social déterminé à se faire entendre et à contester.

Sur place, un dispositif impressionnant était destiné à convoyer les manifestants sous escorte policière dans un secteur complètement bouclé et isolé  de la population locale : entassés comme des pestiférés sur la place de la Gare, sous la surveillance d'un hélicoptère de la gendarmerie, nous avons pu vérifier une nouvelle fois la réalité de notre slogan: "Société nucléaire, société policière". Et même tourner la situation en dérision en chantant « t'as voulu voir Colmar, t'as vu que la gare, tu voulais fermer Fessenheim, ils ont fermé la Poste » !! 

Les militantEs du NPA étaient nombreux, motivés et prêts à défiler bien que les conditions sécuritaires et la volonté des organisateurs de ne céder à aucune provocation policière n'aient pas permis une vraie manifestation. La présence d'Olivier Besancenot, seule figure politique nationale, a été remarquée et appréciée, notamment lors de sa prise de parole pour expliquer que nous vivions « un état de siège » et que la contestation du nucléaire était bâillonnée en France. 

Nous avons bien toutes les raisons de réclamer la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France, puisqu'elle enregistre année après année une augmentation constante du nombre d'accidents de radioprotection.

Mais l'arrêt de la centrale de Fessenheim devant annoncer la fermeture des autres centrales vieillissantes, EDF, l'Etat et le lobby nucléaire appuient sa prolongation : ils nient sa dangerosité et sa non rentabilité de peur de voir arriver l'arrêt en chaîne des autres centrales en fin de vie… Et les coûts faramineux que leur démantèlement va entraîner!

Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros, qui pourraient pourtant permettre une réorientation de notre production énergétique. 
Les enjeux sont primordiaux. Des solutions alternatives et propres existent et développer les énergies renouvelables permettraient de maîtriser les dangers écologiques et catastrophiques qui pèsent sur nos têtes. Nous ne voulons plus être prisonniers de cette technologie, de ceux qui la gère et font du profit ! Il s'agit de notre santé, de celles des travailleurs du nucléaire  et de celle de la population mondiale en général. 

Parallèlement à ces fermetures, il faut développer un programme ambitieux d'économie d'énergie, vraiment créateur d'emplois durables, et qui fera baisser les factures d'électricité des usagers. Nous défendons la réquisition des grandes entreprises de l'énergie (EDF, GDF, Suez, Total…) et réclamons un service public de l'énergie sans nucléaire. Un service public indépendant de la rentabilité financière qui prenne en compte les intérêts des usagers, des travailleurs de l'énergie (dont les droits, la santé et les salaires doivent être améliorés), et qui offre à notre planète un avenir sans déchets radioactifs, ni effet de serre. Car la lutte contre le réchauffement climatique et la lutte contre le nucléaire vont de paire, dans une logique anticapitaliste de refus des profits et des gaspillages du système. 

Catherine Faivre d'Arcier et Laurence Lyonnais.
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 11:03


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:59
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