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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:38


5 octobre 2009 à 11h42 Le Télégramme


Le procès en appel du naufrage de l'Erika, qui avait causé, il y a dix ans, l'une des pires marées noires ayant souillé le littoral français, s'ouvre aujourd'hui, à Paris. Pendant un mois et demi, huit prévenus, 94 parties civiles et entre 30 et 50 experts et témoins vont se succéder à la barre.


A lire également


 La cour de cassation rend Total responsable

Jusqu'au 18novembre, Total et deux filiales, ainsi que la société de classification italienne Rina, le propriétaire du pétrolier, GiuseppeSavarese, et son gestionnaire Antonio Pollara, seront de nouveau devant la justice. Ils feront face à plusieurs dizaines de parties civiles souhaitant obtenir des indemnités plus conséquentes, et la confirmation, voire l'amplification, de la notion de «préjudice écologique» (*).

Trente-cinq témoins participeront au procès, à Paris, dans une chambre présidée par Joseph Valantin. En décembre1999, l'Erika, pétrolier vieux de 25 ans, avait pris la mer en pleine tempête pour rejoindre l'Italie. Le 12décembre, il se cassait en deux et sombrait au large du Finistère. 20.000 tonnes de fioul avaient souillé 400km de côtes et mazouté plus de 150.000oiseaux.

192 M€ de dommages et intérêts aux parties civiles

À l'issue du premier procès, qui s'était tenu de février à juin2007, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Total SA, le Rina et MM.Savarese et Pollara aux amendes maximales: 375.000€ pour les personnes morales, 75.000€ pour les personnes physiques. Ils avaient également été condamnés à verser solidairement 192 M€ de dommages et intérêts aux parties civiles.

Tous les quatre avaient fait appel. Les membres des secours et le capitaine du pétrolier avaient, en revanche, étaient mis hors de cause, ainsi que les deux filiales de Total. Mais le parquet a fait appel de la relaxe de ces deux dernières. Lors du procès en première instance, les parties civiles n'avaient obtenu qu'environ 20% des indemnités qu'elles réclamaient, et l'État, avec 154M€ sur 192M€, s'était taillé la part du lion. De nombreuses collectivités espèrent obtenir davantage.

Préjudice écologique: reconnaissance souhaitée

«Nous souhaitons que le préjudice écologique soit admis pour les régions», et pas seulement pour les départements, a expliqué MeJean-Pierre Mignard, qui représente huit collectivités solidaires, dont les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes. Total, qui avait dépensé 200M€ pour nettoyer les plages après le naufrage et pomper le fioul resté à bord de l'Erika, a d'ores et déjà réglé «de façon définitive» 170M€ d'indemnités à 38 parties civiles, dont les 154M€ à l'État, a précisé l'avocat.

* Reconnue par le jugement du 16 janvier 2008, elle permet aux associations écologistes ou aux collectivités gérant des espaces naturels de demander réparation pour atteinte à l'environnement. Pour la première fois, un tribunal avait ainsi octroyé des indemnisations au titre des oiseaux mazoutés.

    Les précédents déboires judiciaires de Total

    Pétrole irakien
    Une enquête est ouverte en 2002 à Nanterre sur le versement présumé de commissions illicites entre 1996 et 2002 pour favoriser Total en Irak. 

    Marché gazier en Iran
    Une instruction a été ouverte en décembre 2006 à Nanterre et M. de Margerie a été mis en examen le 22 mars 2007 par le juge Courroye pour "corruption d'agents publics étrangers et abus de biens sociaux" dans le cadre d'un contrat concernant le champ d'exploitation iranien South Pars signé par Total en 1997.
     
    Pétrole au Cameroun
    Le parquet de Paris a ouvert en janvier 2007 une enquête préliminaire pour "corruption d'agent public étranger" à l'égard de Total dans l'exploitation et la commercialisation de pétrole au Cameroun en 2005-2006, suite à une dénonciation de Tracfin (cellule antiblanchiment du ministère de l'Economie).
     
    Raffinerie de la Mède
    En juin 2007, Total France a été condamné à 10.250 euros d'amende par le tribunal de police de Martigues (Bouches-du-Rhône) pour avoir laissé s'échapper le 7 août 2005 un nuage d'hydrocarbures de sa raffinerie de La Mède.
     
    Corruption en Italie
    La justice italienne a suspendu en février 2009 pour un an la concession d'exploitation de la filiale du pétrolier Total Italie sur le gisement "Tempa Rossa" en Basilicate (sud). Une enquête préliminaire avait révélé des faits de corruption pour environ 10 millions d'euros. 

    Pollution de la Loire
    En mars 2009, Total a été mis en examen dans l'enquête sur la pollution de l'estuaire de la Loire après une fuite de fioul dans la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) le 16 mars 2008. La dépollution lui a coûté 50 millions d'euros.
     
    AZF
    A la suite de l'explosion de l'usine AZF le 21 septembre 2001 à Toulouse (31 morts, des milliers de blessés), Total a versé
    avant le procès (clos en juin 2009) une indemnisation de 220 millions d'euros pour 20.000 dommages corporels (2 milliards avec les dommages matériels).
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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 10:01
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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:53

    4 octobre 2009 à 09h10   Le Télégramme


    Plusieurs milliers d'anti-nucléaires, venus de toute la France mais également de l'Allemagne et de la Suisse voisines, d'Italie et d'Espagne, à l'appel du réseau «Sortir du nucléaire», ont défilé, hier, dans le calme, devant la gare de ColmarHaut-Rhin).


    Les manifestants réclamaient la fermeture de la centrale de Fessenheim, dont le gouvernement souhaite prolonger le fonctionnement.


    Entrée en service en 1977, Fessenheim est la plus vieille centrale nucléaire de France. Les anti-nucléaires réclament régulièrement sa fermeture, mettant en exergue les risques sismiques et d'inondation ainsi que de multiples incidents qu'ils attribuent à sa vétusté. 

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    28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:42
    Centrale du Bugey (Ain)

    Le NPA, en tant qu'adhérent du réseau « Sortir du Nucléaire » qui regroupe 841 organisations, appelle à une mobilisation importante le samedi 3 octobre à Colmar.


    La France, pays le plus nucléarisé du monde, continue la politique de l'impasse, ratant ainsi sa conversion aux énergies nouvelles, qui permettrait de répondre aux enjeux énergétiques et climatiques, tout en créant  des milliers d’emplois. Le nucléaire et ses déchets n'ont rien d'une énergie propre : leur dangerosité menace l'avenir de l'humanité.


    La centrale nucléaire de Fessenheim est la plus vieille de France. Elle va être mise à l'arrêt pour sa troisième visite décennale. Elle ne doit pas être prolongée ! Avec l’accumulation de nombreux incidents, qui sont quatre fois plus nombreux que la moyenne des centrales, elle fait courir à ses salariés et à la population des risques très importants.


    La privatisation d'EDF et la recherche de la rentabilité pour cette entreprise conduisent par ailleurs à une dégradation des conditions de travail des salariés du nucléaire et à leur mise en danger croissante. 


    Pour combattre le changement climatique et sortir du nucléaire sans faire payer ni les usagers ni les salariés du secteur de l’energie la seule solution est de réquisitionner les entreprises comme TOTAL, Areva, EDF, GDF-Suez...


    La réquisition de ces entreprises et de leurs bénéfices (plus de 20 milliards d’euros en 2009) :

    • peut permettre une politique publique d'économies d'énergie, de décentralisation de la production et le développement volontariste des énergies renouvelables ;

    • peut permettre aux salariés de ce secteur une reconversion qui garantisse l’emploi, les salaires et le maintien des collectifs de travail;

    • peut permettre à chaque usagers une  facture d’électricité ou de gaz qui diminuen.

    Le NPA dénonce par ailleurs les conditions imposées par la Préfecture d'Alsace à  quelques jours de la manifestation. Cette décision d'interdire le départ depuis la place Rapp, prise sous de faux prétexte sécuritaires, vis à cacher l’ampleur de la mobilisation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, qui représente bien la vraie menace dans la région. 


    Cette décision fait suite également aux nombreuses remises en cause des droits démocratiques élémentaires dans les entreprises du nucléaire comme par exemple la remise en cause du droit de grève à EDF en juin dernier ( réquisitions des grévistes sur les centrales nucléaires de Cattenom, Cruas, Dampierre, Bugey et Paluel) et cache en réalité la volonté d’interdire toutes expressions qui fragilisent ou remettent en cause le nucléaire.


    Rien ne justifie cette interdiction qui s’assimile à une atteinte à la liberté d’expression et de manifestation. La Préfecture doit prendre ses responsabilités et permettre que ce rassemblement festif se déroule dans les conditions prévues.


    Ensemble nous demandons la fermeture et le démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim afin de protéger les salariés, la population et  nous assurer un avenir préservé
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    27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 08:54
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    Le dimanche 27 septembre, des milliers de personnes sont attendues à Hillion, dans les Côtes-d’Armor, pour manifester contre les algues vertes, qui infestent les plages de la commune. Nous avons rencontré André Ollivro, porte-parole de l’association « Halte aux marées vertes ».

     

     

    Tu as été le premier président – fondateur – de l’association « Halte aux marées vertes »...


    En 2001, nous nous sommes dit qu’il fallait agir, créer une mobilisation populaire au travers de nombreuses initiatives de type théâtre de rue... Pour faire un diagnostic, nous avons rencontré toutes les structures qui s’occupent de l’eau, et nous avons constaté que tous savaient déjà ! La prolifération des algues vertes provient à 95 % des excédents de nitrates issus de l’élevage intensif, constat qui ressort d’un colloque des pollutions, dès 1999, confirmé depuis par Ifremer1.


    Nous avons alors déposé un recours contre le préfet au tribunal administratif, car les lois sur l’eau n’étaient pas respectées. Avec plusieurs autres associations qui se battent contre le même fléau (à Douarnenez, dans le Trégor...), nous avons pointé et chiffré les dommages : la perte d’image, la privation de l’espace ludique, le repli des personnes vers d’autres rivages, les dommages sanitaires et leurs coûts sociaux... Et nous avons gagné ! L’État est désigné en 2007 comme responsable, car la potabilité n’est pas garantie.  
    Le taux de 50 milligrammes de nitrates par litre est dépassé (alors que l’Europe préconise de ne pas dépasser 25 mg). Mieux encore, le jugement précise que pour en finir avec les algues vertes, il faudra revenir à des taux encore nettement plus bas, de l’ordre de 10 à 15 mg...


    Nous avons même gagné définitivement, car l’État renonce à faire appel. Après ce qui s’est passé cet été, il leur était difficile de faire autrement ! Un cheval est mort – et le cavalier a eu chaud – sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans le Trégor, ce qui a provoqué la visite de Fillon sur le site. Tout le monde reconnaît maintenant le danger des algues vertes, que nous dénonçons depuis si longtemps !


    En décomposition, elles dégagent des émanations de gaz extrêmement toxiques (DMS et H2S2, connu pour son odeur d’œuf pourri). L’affaire tourne au drame avec le décès cet été, dans des conditions suspectes, d’un conducteur de camion préposé à l’enlèvement des algues sur les plages.


    Quelle est la réaction des pouvoirs publics ?


    On nous a envoyé Fillon le 20 juillet... et le 21, le préfet des Côtes-d’Armor permettait l’implantation d’un poulailler industriel de 80 000 têtes, avec autorisation d’épandage sur le bassin versant, notamment à Hillion !


    Quelle est la responsabilité de l’élevage industriel ?


    Il est inconcevable de continuer de mettre sur les champs les déchets de l’élevage industriel, qui provoquent d’énormes excédents de nitrates, à l’origine des algues vertes. Mais en plus, avec tout ce que l’on donne aux animaux dans ces exploitations, antibiotiques, aliments, on retrouve sur la terre de nombreux composants chimiques toxiques, des métaux lourds... Les grands groupes agroalimentaires, les coopératives agricoles, l’industrie chimique, tous ensemble, portent la responsabilité de ces pollutions, avec l’aval de la FNSEA. C’est tout ce système qui ne vise qu’à faire du fric sur le dos des éleveurs, des consommateurs et des citoyens.


    Quelles sont les solutions ?


    Il faut faire baisser radicalement les taux de nitrates, contrôler la qualité de l’eau, faire réinstaller sur les cours d’eau les capteurs qui ont été supprimés. Il faut « remettre les cochons sur la paille et les vaches sur l’herbe » !

    Il faut développer une agriculture paysanne, aider les productions bio et durables, produites et commercialisées  localement, inciter à la reconversion, interdire les épandages sur les bassins versants. On doit aussi s’occuper de la collecte et du traitement des déchets de l’élevage, créer des stations de raffinage, qui, au bout du compte, ne génèrent que du compost sain. Pour maîtriser la qualité de l’eau, il faut municipaliser les abords des captages, préempter les terres des bassins versants : on sait le faire pour préserver les sources d’eau minérale ! Pour tout cela, il faut une vraie volonté politique...


    Et la mobilisation ?


    On s’attend à quelque chose d’important le 27 septembre. Le rapport de forces a changé, l’écho médiatique suscité par les évènements de l’été, l’approche des élections, tout cela provoque comme un vent de panique chez les « autorités ». Reste à installer un mouvement durable qui bouleverse les choses sur le fond. 

     

    * Titre de l’ouvrage d’André Ollivro, Éditions du Temps, 17€.

    1. Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer

    2. H2S : sulfure d’hydrogène ; DMS : sulfure de diméthyle

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    24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 13:04

     

    Urgence climatique, justice sociale

    Copenhague décembre 2009


     Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

    Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

    Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

    Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

    Les politiques actuelles sont dans l’impasse


    Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

    Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

    Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

    Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

    Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

    - Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;
    - Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;
    - Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;
    - Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;
    - Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;
    - Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;
    - Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.


    La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

    Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

    Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société.

    Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

    La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

    Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu’une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

    En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

    Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale.
     
    Premiers Signataires :
     
    Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l’Eau), Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), Comité Pérou, Compagnie NAJE (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir), Confédération Paysanne, Ecorev’, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, FSU (Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie), Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), Réseau Action Climat (RAC-F), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du Nucléaire, Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d’Ecologie Populaire (ZEP)

     
     Soutenu par :
    Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia
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    24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 12:49



    Le NPA appelle à  la manifestation de dimanche prochain à Hillion (22) contre les marées vertes


    Comment vivre ensemble sur un même territoire ? C’est bien l’objet de la politique ! A ce titre, le comité NPA de Quimper est bien dans son rôle de dénoncer la propagation des algues vertes sur les côtes bretonnes.


    Depuis 1971 le problème a été posé plus d’une fois et il a fallu la mort d’un cheval pour relancer les prises de conscience. Mais la réaction de l’Etat, on l’attendra longtemps.


    Parce qu’il ne faut pas se voiler la face : tout ce qui favorise le système capitaliste (grosses entreprises agroalimentaires et industrielles) sera soigneusement accompagné par l’Etat. Tant qu’il ne sera pas mis un coup d’arrêt à l’agriculture intensive, le problème des algues vertes se posera longtemps encore.


    Les structures étatiques et celles de l’Europe libérale en particulier, subventionnent l’agriculture intensive. Elles multiplient les directives étouffantes dont seules les grandes exploitations agro-industrielles profitent.


    Le soi-disant « capitalisme vert » que certains prônent reproduit déjà cette logique au profit des grands groupes, des lobbys phytosanitaires et agrochimiques (pesticides, OGM) !

    Une autre politique agricole est possible et nécessaire pour préserver l’emploi et la ressource naturelle.


    Que propose le NPA dans l’immédiat?


    - Aller vers la suppression de l’élevage intensif hors sol particulièrement destructeur d’emplois paysans et grande source de pollution tout en tirant la qualité des produits agricoles vers le bas.


    - Aller vers la suppression du traitement chimique des parcelles et des élevages.


    - Engager une politique permettant la suppression de toutes les productions polluantes (industrielles et agricoles)


    - Le NPA défend l’urgence à soutenir massivement des exploitations à dimension humaine et écologique, en coopératives, autogérées, avec un statut valorisé pour les « petits » paysans et les ouvriers agricoles.


    Une autre agriculture est possible parce que nos vies valent plus que leurs profits.


    Pratique :

    manifestation dimanche 27 septembre à 15h à Hillion (près de St Brieuc) à l’appel du collectif « Urgence Marées Vertes ». Départ en car de Quimper à 10h à Penvillers inscriptions au 02 98 90 05 94

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    23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:49

     



    Citoyennes et citoyens de la planète Terre, nous appelons nos semblables de tous les pays et de tous les continents à une mobilisation commune pour sauver notre climat dans la justice sociale.


    La conscience des dangers des changements climatiques a considérablement progressé ces dernières années, en particulier dans certains pays, tant au Nord qu’au Sud. Mais aucune des  propositions officielles lancées à ce jour en vue de la conférence de Copenhague en décembre 2009 n’est à la hauteur des conclusions à tirer du quatrième rapport du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC).


    La lutte contre les changements climatiques doit être à la fois socialement juste et écologiquement efficace.


    La justice implique de respecter le principe des responsabilités communes mais différenciées, entre pays développés et pays en développement mais aussi au sein de ces pays. Le Nord est redevable au Sud d’une dette écologique et climatique. Il doit s’en acquitter, conformément au principe pollueur payeur.


    L’efficacité implique de mettre tout en oeuvre prioritairement pour que le réchauffement soit maintenu au-dessous de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, ou qu’il reste le moins longtemps possible au-dessus de ce niveau.


    Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC, satisfaire à la fois les conditions de justice sociale et d’efficacité environnementale nécessite que soient adoptés les objectifs suivants :


    - les pays développés doivent réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 et de 80 à 95% d’ici 2050, par rapport à 1990 ;


    - la courbe des émissions des pays en développement doit « dévier substantiellement » par rapport au scénario de référence dans toutes les régions en 2050 et dans la plupart des régions (sauf l’Afrique) dès 2020 ;


    - le pic des émissions mondiales doit intervenir d’ici 2015 et les émissions globales doivent diminuer de 50 à 85% d’ici 2050, par rapport à 2000.


    La « feuille de route » adoptée à Bali (décembre 2007) se réfère de façon précise aux pages des rapports du GIEC où ces objectifs sont mentionnés. Or, que constatons-nous depuis lors?


    Lors de son sommet de Toyako au Japon (2008), le Groupe des huit pays les plus industrialisés s’est prononcé pour une réduction globale des émissions de 50% en 2050, sans autre précision, ni quant aux responsabilités différenciées du Nord et du Sud, ni quant aux objectifs de 2020.


    Le « paquet énergie-climat » adopté par l’Union Européenne en décembre 2008 mise sur une réduction d’émission de 20% (30% en cas d’accord international avec effort équivalent des autres pays développés et participation significative des grands pays en développement). Cet objectif est d’autant moins satisfaisant qu’une partie substantielle de l’effort peut être remplacée par des achats de crédits de carbone (« droits de polluer ») dans les pays en développement.


    Le plan énergie-climat proposé par Barack Obama durant la campagne présidentielle s’engageait à réduire de 80% des émissions des Etats-Unis en 2050. Toutefois, d’ici 2020, selon ce plan, les USA n’auront même pas atteint l’objectif très modeste qui leur était assigné par le Protocole de Kyoto.

    Nous tirons la sonnette d’alarme face au danger d’un accord insuffisant écologiquement et injuste socialement.


    Nous tirons la sonnette d’alarme face au danger d’une fuite en avant dans la mise en oeuvre massive de technologies qui mettent en danger la survie physique de millions d’êtres humains, telles que l’énergie nucléaire et les agrocarburants.


    Le principe de précaution doit impérativement être respecté. Il est inacceptable que des intérêts économiques et des préoccupations de rentabilité financière à court terme l’emportent sur les besoins fondamentaux du genre humain à court, moyen et long terme.


    Les gaspillages résultant d’une mauvaise utilisation de l’énergie, ainsi que les productions nuisibles ou inutiles, représentent un énorme réservoir de réduction des émissions, surtout dans les pays développés. Les ressources énergétiques renouvelables existent qui permettent de satisfaire sereinement les besoins réels de toutes et tous, aujourd’hui et demain. Les savoirs permettant de les exploiter existent également.


    Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers ne font pas défaut. Nous demandons qu’ils soient mobilisés massivement et sous contrôle démocratique afin de sauver notre climat et de venir en aide généreusement aux populations qui souffrent déjà de sa perturbation.


    Les changements climatiques nous confrontent aux limites de la Terre. Il n’y a tout simplement pas d’autre choix acceptable que de les respecter dans la justice et l’égalité des droits.


    Soit nous redistribuons les richesses et partageons les ressources naturelles (comme l’eau) et les savoirs, car ce sont des biens communs de l’humanité. Soit le chaos climatique viendra exacerber partout violences, guerres et injustices sociales, au détriment des pauvres du monde entier, notamment des femmes et des enfants. Ce choix de civilisation est entre nos mains.


    A l’occasion du sommet de Copenhague, en décembre 2009, nous appelons toutes et tous, partout, à mettre les gouvernements du monde entier sous la pression d’une mobilisation de masse démocratique et pacifique. Tous ensemble, exigeons un traité climatique efficace et juste, conforme aux conclusions à tirer du quatrième rapport du GIEC.


    Cet appel est lancé à l’initiative de Jean-Marie HARRIBEY, François HOUTART, Riccardo PETRELLA et Daniel TANURO

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    22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:03


    Nous vous attendons le dimanche 27 septembre à 15h00 sur la plage de la Grandville à Hillion.

    Ce rassemblement citoyen est organisé par un collectif d'une soixantaine d'associations dont "Sous le vent, les pieds sur terre" car "ALGUES VERTES & ALGUES BLEUES: MÊME COMBAT" !

    Nous apporterons pancartes, banderoles et flyers à distribuer, des musiciens nous accompagneront.

    Pour l'occasion Sylvie et Erwan auront changer de "look" vous les identifierez sous la banderole "EAU-SECOURS"... et Monsieur "Algues Vertes" en la personne de Jean KERGRIST sera également présent.

    Pour que cette manifestation qui sera très médiatisée ait un impact sur les décisions préfectorales nous devons être très, très, très nombreux.
    ------------------------------------

    A noter déjà dans votre agenda : le jeudi 24 octobre (à 20 heures) à Trébrivan une conférence-débat avec le *Dr Claude Lesné (CNRS-Rennes)*
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    17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 13:00
     
    " Etre présent, pour dire une fois de plus que les faucheurs (ses) volontaires ne sont pas des délinquants mais des éveilleurs de conscience qui assument leur engagement de désobéissance civile face à un gouvernement qui ne respecte pas celui qu’il a pris : de notifier à l’Union Européenne, fin novembre 2007, la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810 (le seul autorisé à la culture). "


      Ils Résistent Pour le Bien Commun et Défendent Nos LIBERTES!

    Défendons Nos Droits!! Et Ceux des Générations Futures!!


     
    Fest Noz de Soutien aux FVO
    Organisé par l'association Tud Yaouank berriennoise en partenariat avec le comité de soutien des faucheurs d'OGM de Bretagne.
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    AFPS Brest

    mardi 16 avril

    20H30

    Maison des syndicats

     

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    Quimper Gourmelen

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    vendredi 19 avril

    8 h 45


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      Concert à Lannion

     

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    Dimanche 28 avril

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    Mardi 7 mai

     Yves-Marie Le Lay,

    Président de

    Sauvegarde du Trégor

      Douarnenez

    Librairie l'Ivraie à 20h00

     

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