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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:33


Daniel Cohn-Bendit a jugé « ridicule » et « aberrant » la prise de position de Ségolène Royal et des dirigeants socialistes sur la taxe carbone. La fiscalité écologique est « une nécessité, une urgence » a-t-il déclaré.

La dirigeante des Verts, Cécile Duflot, a, sur ce même ton péremptoire et méprisant, traité ceux qui s'opposent à cette taxe carbone de « démagogues déconnectés de la réalité ». Mais dans quel monde vivent-ils ? A-t-on déjà vu une taxe sur la consommation être favorable aux milieux populaires ?

Prenons la taxe sur l'essence (la TIPP), que les Verts prennent volontiers comme modèle. On peut constater à coup sûr qu'elle ne limite guère la consommation d'essence, surtout chez ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour se rendre à leur travail, ou pour leurs courses.

Par contre elle grève lourdement le budget des catégories modestes. Il en sera de même pour cette taxe carbone qui s'ajoutera à la TIPP. Mais les Verts et ceux qui ont pris comme fonds de commerce politique la défense exclusive de l'environnement, et se proclament les seuls défenseurs de la planète, ne se soucient guère du sort des femmes et des hommes qui essayent d'y vivre.

Ils considèrent tous ceux qui s'opposent à leurs propositions comme des irresponsables, ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez. Passons sur les aspects politiciens de cette polémique. Mais il y a des moyens autrement sérieux et efficaces de prévenir la catastrophe écologique

Pour mettre un coup d'arrêt à cet inquiétant réchauffement climatique lié à l'émission des gaz à effet de serre, il est important de prendre en compte les causes de ce phénomène.

Ce sont, écrit Rocard dans le rapport qu'il a remis au gouvernement pour justifier la taxe carbone, « un siècle et demi d'industrialisation, la coupe massive des forêts, ainsi que certaines méthodes agricoles ».

Logiquement, on devrait en conclure que les remèdes sont à chercher du côté de l'organisation de la production industrielle et agricole. Or, dans ce rapport il n'est pas question d'imposer au patronat des règles contraignantes, pourtant indispensables pour sauvegarder la planète.

Les Verts se placent donc sur le terrain du gouvernement : à discuter de la meilleure pédagogie possible pour faire la leçon - au prix fort - aux consommateurs, et surtout ceux des milieux populaires...

Leur choix consiste à exonérer de leurs responsabilités les pollueurs à grande échelle, tout en culpabilisant - et en faisant payer - la fraction de la population qui n'y est pour rien.

 En effet, ce ne sont pas les travailleurs de l'automobile qui décident de ce qu'ils produisent, ce ne sont pas non plus les ouvriers du bâtiment qui choisissent de construire des logements mal isolés thermiquement.

Ce ne sont pas eux qui disposent des manettes pour gérer l'économie, donc la pollution industrielle, ni même individuelle. Si l'avenir de la planète doit être une préoccupation de tous, encore faut-il pour garantir ne pas se tromper de cible.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:43


Le Télégramme - 26 août 2009 à 17h16 -

Les associations environnementales "Halte aux marées vertes", "Opération nénuphar" et "Sauvegarde du Trégor", dénonce dans un communiqué le "manque de courage politique" de l'Etat qui "ne remet pas en cause le productivisme et l'élevage hors-sol" face à la prolifération des algues vertes.

Les associations se sont dites "outrées" du manque de courage politique du gouvernement "qui préfère risquer la vie humaine sur les plages, qui détruit l'image de marque de la Bretagne (...), plutôt que de mettre les points sur les I", indique le communiqué, suite à la visite de François Fillon le 20 août sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (22), où un cheval est mort fin juillet après avoir inhalé du gaz dégagé par des algues en décomposition.

Ce déplacement laissait augurer "enfin une autre attitude du gouvernement devant la souillure de la Bretagne provoquée par les élevages hors sol et l'agriculture productiviste", estiment les associations. Mais, ajoutent-elles, l'Etat "se contente de reconnaître le caractère dangereux des gaz de putréfaction des algues vertes échouées". "Les associations comprennent que l'Etat protège les pollueurs et cela leur est désormais insupportable".
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:46


 

 

Comment vivre ensemble sur un même territoire ? C’est bien l’objet de la politique ! A ce titre, le comité NPA de Lannion est bien dans son rôle de dénoncer la propagation des algues vertes sur les côtes.


Depuis 1971 le problème a été posé plus d’une fois et il a fallu la mort d’un cheval pour relancer les prises de conscience. Mais la réaction de l’Etat, on l’attendra longtemps. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face : tout ce qui favorise le système capitaliste (grosses entreprises agroalimentaires et industrielles) sera soigneusement accompagné par l’Etat. Tant qu’il ne sera pas mis un coup d’arrêt à l’agriculture intensive, le problème des algues vertes se posera longtemps encore.


Les structures étatiques et celles de l’Europe libérale en particulier, subventionnent l’agriculture intensive. Elles multiplient les directives étouffantes dont seules les grandes exploitations agro-industrielles profitent. Le soi-disant « capitalisme vert » que certains prônent reproduit déjà cette logique au profit des grands groupes, des lobbys phytosanitaires et agrochimiques (pesticides, OGM) !


Une autre politique agricole est possible et nécessaire pour préserver l’emploi et la ressource naturelle.

Que propose le NPA dans l’immédiat?


- Arrêt de l’élevage intensif hors sol

- Arrêt de vente de produits chimiques pour le traitement des parcelles et des élevages

- Arrêt de toutes les productions polluantes (industrielles et agricoles)

- Le NPA défend l’urgence à soutenir massivement des exploitations à dimension humaine et écologique, en coopératives, autogérées, avec un statut valorisé pour les « petits » paysans et les ouvriers agricoles.


Une autre agriculture est possible parce que nos vies valent plus que leurs profits.

Note du NPA: Rappelons nous les menaces de mort contre Gérard Borvon, des Verts! Il y a du pognon en jeu!

Algues vertes. André Ollivro pris pour cible

18 août 2009 Le Télégramme


Hier matin, André Ollivro, le porte-parole de l'association Halte aux marées vertes a retrouvé des roundballers de paille, déposés la nuit précédente, devant sa maison. La semaine passée, c'était un courrier anonyme: un avis d'obsèques.

Il préfère en sourire: «Il y a quelque temps, quelqu'un avait déversé du fumier devant chez moi. Et le fumier ça m'intéresse pour mes cultures. Mais là, des roundballers de paille...». Hier matin, alors qu'il se trouvait dans son cabanon de la plage de La Granville, André Ollivro a été alerté par l'un de ses voisins, Alain Le Mouel, que trois grosses bottes de paille avaient été déposées devant sa maison, à Morieux. Selon ce voisin, les faits se seraient produits vers 2h du matin. Même si le militant écologique, porte-parole de l'association Halte aux marées vertes, refuse de dramatiser l'affaire, difficile de ne pas penser à une manoeuvre d'intimidation. D'autant plus qu'au début du mois, c'est un courrier anonyme qui est arrivé dans sa boîte aux lettres. «C'était une page d'avis d'obsèques», relate André Ollivro. «Je l'ai déposée à La Poste pour essayer de savoir d'où elle venait. Apparemment de pas très loin». Au sein de l'association, qui se bat contre la prolifération des algues vertes sur les plages, il n'est pas le seul visé. Il y a huit jours, un autre militant a retrouvé ses sacs d'engrais percés.

«L'intelligence paysanne doit reprendre le dessus»

«Après la médiatisation faite autour du décès d'un cheval sur une plage à Saint-Michel-en-Grève, je ne suis pas étonné de retrouver ça devant chez moi», continue le retraité d'EDF-GDF qui montre du doigt les défenseurs de l'agriculture intensive: «Ils sont acculés. Ils savent qu'ils font des dégâts sanitaires. Maintenant, il ne faut pas que ça dégénère. L'intelligence paysanne doit reprendre le dessus». Pour se prémunir contre toute action future, André Ollivro s'est rendu à la gendarmerie, hier après-midi. Les militaires ont enlevé les roundballers et le militant écologiste décidera demain, avec eux, quelles suites judiciaires donner à l'affaire. En attendant, il a rendez-vous cet après-midi avec des journalistes de la BBC pour parler, encore et toujours, des algues vertes.

 

Écologie. André Ollivro, «le coriace»

17 août 2009 - Ler Télégramme


Si l'État français a décidé d'analyser la toxicité des algues vertes, il y est sans doute pour quelque chose. Inoxydable opposant à la centrale de Ploufragan, inlassable pourfendeur des algues «tueuses», André Ollivro, 63 ans, est l'une des figures de l'écologie dans les Côtes-d'Armor. Ses positions lui ont valu l'envoi de menaces de mort. Cette nuit, des bottes de pailles ont aussi été déposées devant son domicile.

Écolo, il l'est devenu sur le tard. Élu communiste pendant des années en région parisienne, André Ollivro aura attendu la retraite et son retour dans les Côtes-d'Armor pour passer du rouge au vert. La petite histoire raconte que c'est un après-midi de 2000, lors d'une manifestation sur la «mal-bouffe» à Saint-Brieuc que la conversion s'est faite, après avoir entendu un discours d'André Pochon, l'une des figures bretonne de l'agriculture durable. Depuis cette date, Ollivro «le coriace», comme il lui arrive de signer ses courriels, ne se ménage pas pour alerter la population sur les dangers des algues«tueuses», fruits de «l'agriculture intensive» et dénoncer «l'inertie» de l'État.

Retour à la fac à presque 60 ans

Depuis son terrain, situé sur les hauteurs de la plage de La Granville, à Hillion, l'ancien ingénieur d'EDF-GDF a eu tout loisir d'observer leur prolifération. «Quand j'ai monté mon cabanon ici, en 1968, les premières algues vertes faisaient leur apparition». Quatre décennies plus tard, le ballet des camions ramassant les algues se déroule, tous les matins, sous ses fenêtres. En 2001, lorsqu'il fonde avec d'autres l'association Halte aux marées vertes, l'ancien gazier trouve rapidement un angle d'attaque: puisqu'à ses yeux, la France ne respecte pas les directives de Bruxelles sur les nitrates, il faut la traduire en justice.


Persuadé que le salut ne passera que par la mobilisation citoyenne et par l'application des règlements européens, il décide alors, à presque 60 ans, de s'inscrire à la faculté de droit de Saint-Brieuc, pour «comprendre les arcanes judiciaires». Troisans plus tard, quatre associations déposent plainte contre l'État. Et le 25octobre 2007, le tribunal administratif de Rennes leur donne raison(L'État a, depuis, fait appel de cette décision,NDLR).

L'État réagit

L'été dernier, lorsque deux chiens meurent sur la plage de La Granville, après avoir inhalé l'hydrogène sulfuré émanant des algues en putréfaction, Ollivro s'active encore. L'ancien «adolescent renfermé» rameute les médias, organise des rassemblements et interpelle préfet et élus. Pour un résultat mitigé. Mais fin juillet, lorsqu'un cheval succombe à son tour sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (22), les algues vertes se retrouvent partout à la une de l'actualité. Et cette fois, l'État français intervient et décide, la semaine passée, de lancer des analyses sur leur toxicité.

«Il ne se décourage pas malgré les coups reçus»

«On a besoin de vrais militants comme André. C'est quelqu'un qui va jusqu'au bout, souligne AndréPochon. Il est volontaire, tenace et têtu». Seulement, au sein du microcosme écolo, même si personne ne remet en cause son efficacité, certains militants reprochent à «l'électron libre» Ollivro ses emportements. On l'accuse également de se confondre parfois avec sa cause. «C'est quelqu'un d'entier et de passionné. Porté par ses convictions», corrige un membre du Collectif urgence réchauffement climatique 22. «C'est toujours pareil, dès qu'un militant en fait beaucoup, cela crée des jalousies, ajoute André Pochon. Moi, je suis plein d'admiration pour les gens comme lui qui ne décourage pas malgré les coups reçus».

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:48



jeudi 13 août 2009.par Philippe Ladame




Peut-on faire valoir le principe de précaution, au-delà des cas évidents ? Voilà la question à laquelle a répondu le Conseil d'Etat le 17 juillet 2009, en donnant raison à Eau et Rivières de Bretagne.


En septembre 2004, à la demande d'Eau & Rivières, le Tribunal Administratif de Rennes avait annulé le projet d'extension d'un important élevage porcin (près de 3000 places !) en Morbihan, à proximité du Blavet.


C'était le début d'un marathon judiciaire qui vient de connaître son épilogue le 17 juillet 2009.


En effet, plutôt que de désavouer le préfet du Morbihan qui avait cru bon d'autoriser cette extension, le ministère de l'écologie a, alors, décidé de faire appel du jugement du tribunal administratif !


Eau et Rivières doit alors se battre pendant de nombreux mois pour éviter que la Cour administrative d'appel de Nantes revienne sur la sage décision du TA de Rennes.


Le 28 février 2006, la Cour confirme le jugement de Rennes.


L'éleveur porcin décide alors de se pourvoir en cassation pour obtenir l'annulation de ces jugements.


Mais le Conseil d'État, dans son jugement du 17 juillet, s'y est refusé, donnant, une nouvelle fois, raison à Eau et Rivières (lire le texte de la décision).


On notera avec un intérêt particulier le quatrième considérant. En effet, le Conseil d'État y souligne que
le fait que les parcelles concernées n'appartiennent pas à un canton en excédent structurel d'azote lié aux élevages, au sens de la réglementation sur l'eau,
et le fait que la teneur en nitrates du cours d'eau situé en aval du site ne dépassait pas les seuils fixés par les dispositions réglementaires alors en vigueur
ne suffisent pas à empêcher les autorités administratives ou judiciaires d'interdire de telles extensions si elles le jugent pertinent pour la protection du territoire.


C'est probablement ce qui fait dire à l'association, dans un communiqué suite à la décision du Conseil d'État : « Cette nouvelle décision de justice sonne comme un sérieux rappel à l'ordre pour les préfets bretons. L'approche de prévention, règle cardinale en matière d'environnement, est bien applicable aux installations classées d'élevages agricoles. A l'heure où 55% de la surface agricole utile du pays (concernant 74 départements français, dont les 4 départements bretons en totalité) est classée en zone vulnérable aux nitrates malgré trois programmes successifs chargés de les combattre, le conseil d'État rappelle que les préfets doivent apprécier objectivement les dangers et inconvénients des opérations d'épandage de lisiers et autres déjections animales au regard des pollutions nitratées existantes, et refuser les projets présentant des risques importants de pollution supplémentaire, sans attendre que les normes européennes de qualité des eaux soient dépassées. La difficile restauration de la qualité des eaux nitratées (vingt ans de coûteux programmes infructueux en Bretagne) démontre, il est vrai, qu'il est plus facile de polluer… que de dépolluer. »
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 09:05

Eau et rivières dénonce l'indifférence de l'État

11 août 2009 Le Télégramme


Dans un communiqué, Gilles Huet, délégué général d'Eau et Rivières de Bretagne, s'insurge contre «l'indifférence de l'État» face au problème des algues vertes


. «Un milliard d'euros dépensés en pure perte»

«Cent sites bretons touchés chaque année ! Un milliard d'euros dépensés en pure perte depuis trente ans par les communes pour ramasser ces algues, les stocker, les éliminer. Des accidents sanitaires à répétition du fait des dégagements d'hydrogène sulfuré provoqués par la putréfaction des algues. Seule réponse de l'État à ce cancer environnemental qui ronge le littoral breton: la nomination d'un  monsieur algues vertes?(*)!


On pourrait en rire, mais c'est à pleurer», écrit-il. «Alors que chacun sait que seule une réduction importante des engrais et effluents azotés épandus sur les sols permettrait de réduire les marées vertes, l'État est aux abonnés absents et suggère simplement aux élus de restreindre l'accès du public sur les plages. Voilà une mesure courageuse et efficace !», poursuit-il.

«Gouverner c'est prévoir»

«Cette indifférence de l'État est la pire des pollutions. Elle est symbolisée par l'arrêté que vient de signer le 7août le préfet des Côtes-d'Armor, qui met en oeuvre le quatrième programme départemental d'actions de lutte contre les nitrates. Cet arrêté ne comporte aucune disposition particulière pour les zones touchées par les marées vertes !», s'insurge GillesHuet.


Or «gouverner c'est prévoir, poursuit-il. Là où l'État aurait dû depuis longtemps préparer et mettre en oeuvre un programme de réduction progressive des apports de nitrates à l'amont des baies touchées par les marées vertes, il s'est montré d'une incroyable passivité. Combien faudra-t-il d'argent public gaspillé dans le ramassage d'algues vertes; combien faudra-t-il d'accidents sanitaires pour que l'État prenne enfin ses responsabilités?»

* Vendredi, la préfecture des Côtes-d'Armor a annoncé le recrutement d'un chargé de mission qui assurera la coordination de la problématique «algues vertes».

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:41


samedi 1 août 2009

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Crédit Photo: Photothèque Rouge/Claude Roelens-Dequidt

La transformation écosocialiste de l'agriculture ne pourra avoir lieu sans une profonde remise en cause des règles de production.


Une démarche anticapitaliste ne peut soutenir les cumulards de foncier (terre), de quota (quantité de production attribuée sous forme de droit à produire), de bâtiments agricoles et de gros tracteurs, bref, ceux que l'on appelle les "Agrimanager", qui sont aussi éloignés de la terre que les actionnaires de Continental le sont des pneus...

Cette agriculture anticapitaliste, nous la défendons quand nous revendiquons un maintien du système des quotas avec un plafonnement des droits à produire par actif (c'est-à-dire par travailleur), l'arrêt des exportations européennes (qui ravagent les agricultures du Sud) et la restauration de barrières douanières et de taxes à l'entrée de l'Europe pour empêcher l'arrivée de produits soumis aux dumpings social et environnemental.


L'urgente nécessité que nous voulons imposer par les luttes, c'est la réorientation de la politique agricole vers une logique de souveraineté alimentaire basée sur des fermes à « taille humaine », respectueuses de la dignité des travailleurs et des conditions environnementales dans lesquelles est réalisée la production.

L'ensemble de nos arguments vise à mettre en lumière le fait que sans une profonde remise en cause des règles collectives qui nous sont dictées pour organiser la production, la transformation « écosocialiste » de l'agriculture, à laquelle nous aspirons, n'aura pas lieu.


L'immense majorité des producteurs qui livrent leur lait en filière industrielle se retrouvent aujourd'hui dans des structures profondément capitalistes et productivistes. Cette situation dramatique pour l'emploi et pour le respect de l'environnement ne relève pas uniquement du simple choix individuel des paysans, mais résulte en grande partie de la pression de l'environnement social, politique et économique. Lorsque le prix du lait est en baisse du fait des politiques libérales et de la concurrence exacerbée, certains producteurs ont le réflexe de jouer la carte de l'augmentation de la productivité de leur travail par la "capitalisation" d'outils de plus en plus gros, croyant ainsi sauver leur peau. C'est aussi pour standardiser le travail dans ces grosses structures et augmenter les cadences qu'ils troquent la logique familiale, l'herbe et les vaches qui pâturent contre le maïs fourrager, les engrais et produits phytosanitaires, le soja OGM d'Argentine ou du Brésil, la mécanisation à outrance et les énormes bâtiments qui vont de pair avec ce modèle « zéro pâturage ». Tous les enjeux sociaux et environnementaux de l'agriculture du XXIe siècle résident à l'inverse de cette logique, dans la substitution du travail en intelligence avec la nature et de la matière grise au capital, à l'énergie fossile et à la chimie. Mais la juste rémunération d'un travail respectueux de la dignité humaine et des ressources naturelles a un prix en dessous duquel il ne faut pas descendre.


Certains agriculteurs ont réussi à se mettre en marge de ce schéma destructeur, au moyen de logiques autonomes et économes et de petite structures, mais ils sont malheureusement peu nombreux aujourd'hui, et bénéficient souvent de conditions structurelles particulières (climat et regroupement des terres favorables au pâturage, et/ou bon potentiel agronomique et/ou peu d'endettement au départ...). De plus, le choix d'une agriculture sans engrais, sans achats d'aliments pour le bétail, sans bâtiments et sans machines surdimensionnées ne préserve pas de la course aux hectares et à la production, comme peuvent en témoigner les énormes structures à base d'herbe de Nouvelle-Zélande ou d'Argentine.


Le prix de l'alternative

Même si le prix du lait ne résout pas tout, il peut fortement aider à la préservation et à la constitution des petites structures agricoles autonomes. Les producteurs des zones AOC comme le Comté ou le Beaufort, qui ont su construire des outils collectifs pour garder la majeure partie du contrôle de la planification et de la transformation de leurs productions, perçoivent actuellement un prix du lait deux fois supérieur à leurs collègues des filières industrielles, ce qui leur permet d'assumer les surcoûts à court terme d'une agriculture moins productive, à taille plus humaine et particulièrement attentive au respect de l'environnement dans des zones difficiles.


Ce type de modèle devrait pouvoir s'exporter à d'autres zones et être encouragé et encadré par des politiques nationales et européennes ambitieuses pour aller encore plus loin dans la valorisation du travail, du droit à un revenu décent et au respect de l'environnement. Ces pistes d'alternatives prouvent que ce que défend le NPA peut se développer, mais pour cela, il faut pouvoir être présent et accompagner les luttes actuelles, non pas comme des considérations corporatistes mais comme le début de mesures transitoires. Dans un rapport de forces plus favorable que celui qui existe aujourd'hui, il est évident que des revendications plus profondes décidées dans un processus démocratique large seront légitimement mises en place.

Commission pêche et agriculture du NPA

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:39

Festival de musique, semaine de résistance, camp climat, Alter tour, l'été sera chaud à Notre Dame des Landes du 1° au 9 août

vendredi 31 juillet 2009

banderole_partie_1[1].jpg


Depuis 40 ans, Notre Dame des Landes, un petit village d'irréductibles, résiste dans l'ouest de la France, à l'implantation d'un aéroport international.


Il s'agissait dans les années 70, de créer une base d'accueil transatlantique pour Concorde, sorte de Hub Européen, d'où les passagers du bel oiseau supersonique pourraient atteindre leur destination finale dans le vieux continent. Le projet avait un sens, le vol à plus de Mach 2 ne pouvant se faire qu'au dessus des océans. A l'époque la zone aéroportuaire était dix fois moins peuplée qu'aujourd'hui, cependant les autochtones ne voulaient pas de cet équipement chez eux, leur pays étant un havre de calme et un paradis naturel pour les espèces et pour y vivre.


Le projet Concorde n'a jamais décollé, il est même définitivement enterré, mais le projet initial s'est transformé en un projet pharaonique avec deux pistes et une zone aéroportuaire de plus de 1400 ha (1200 à Roissy) à laquelle s'ajouterait une vaste zone industrielle destinée à alimenter et à digérer le fret du futur plus grand aéroport français destiné au transport des marchandises internationales. Le projet a été monté par quelques lobbyistes, multinationales du bétonnage des transports de la logistique, avec la bénédiction des banques (avant l'effondrement du système). Ils ont su trouver des appuis politiques auprès des élus UMP ou PS des collectivités locales, région, département, communauté de communes, grandes villes, avec Jean Marc Ayrault comme chef de file des Auxiette, Maréchal, Batteux, mais aussi des Fillons, Bachelot, De Charrette, Hunault, Guedon, De Villiers, sans oublier la complicité de quelques communistes qui pour conserver leurs sièges font allégeance au monarque PS du cru.


Au fil du temps le projet «d'Ayraultport»  se révèle de plus en plus décalé et impopulaire. Les réalités financières, industrielles, écologiques, culturelles, sociologiques suscitent de la part des populations locales mais aussi dans tout le pays et dans toute l'Europe, plus de critiques et d'oppositions que d'adhésions. L'opposition commence depuis le citoyen local, l'agriculteur, le résident, et va jusqu'à la commission Européenne qui ne donnera pas son feu vert au financement du monstre, en passant par un collectif d'élus, de plus en plus nombreux, des associations, des collectifs citoyens, des ONG, des partis politiques. La résistance s'organise et le projet a du plomb dans l'aile...


Venez nombreux avec une tente et du matériel de camping, c'est gratuit.

Le site de « La Rolandière » à Notre Dame des Landes est très champêtre mais confortable, vous aurez accès à des  douches, des toilettes sèches et de l'électricité. Pour vous restaurer, vous trouverez plusieurs bars et cuisines autogérées. Pour vous informer et vous documenter, vous trouverez de nombreux stands, dont un stand NPA que nous vous invitons à venir tenir quelques heures. Toute la semaine, vous pourrez participer à des débats (y compris organisées par le NPA*), des projections de films militants, des stages sur la Désobéissance civile et l'action non violente, des animations musicales (si vous faites de la musique, apportez votre instrument et venez vous exprimer en public), et encore beaucoup d'autres choses et de belles rencontres...  

Le Vendredi 7, en fin d'après-midi, un grand débat sera organisé avec des représentants des principales formations politiques de la gauche de gauche sur le thème: 

Comment  les politiques prennent en compte l'écologie ?


Avec : Corinne Morel-Darleux (PG), José Bové (Altermondialiste, Europe Ecologie),  Yannick Jadot (Greenpeace, Europe Ecologie), J-J Boislaroussie et Rachelle Lafontaine (les Alternatifs), Christine Poupin (NPA), Vincent Liegay, Paul Ariès (Objecteurs de Croissance), Aurélien Bernier (M'Pep),  Alliance Ecologique, ...

Au programme par ailleurs :

  • Samedi 1er Août : 
    2° édition du festival «Le Plancher des Vaches» 
    Concert à partir de 20 H

  • Dimanche 2 Août : 
    9ème Pique-Nique des opposants à 12 H

  • Du 3 au 9 Août : 
    CAMP ACTION CLIMAT 
    Ateliers, Débats, forums, Concerts, Projections ...etc.

  • Samedi 8 Août : 
    MANIFESTATION 
    Arrivée de l’Alter Tour, action de masse...

* Au niveau du NPA, nous souhaitons organiser des forums sur les thèmes suivants: 
 
- Qu'est-ce que le NPA ? 
- Ecologie et capitalisme 
- Agriculture et capitalisme 
- Productivisme et écologie 
- Décroissance 
- Biens communs et services publics 
- Transports, aménagement du territoire, urbanisme...

- Privatisation de La Poste (initiative pour l'organisation d'un référendum national) 
... 
Liste non exhaustive, suivant le temps et la bonne volonté de chacun... 

Initiative de la Coordination Anti-Aéroport* soutenue par : ATTAC, CIRCA (clowns activistes), Décroissants radicaux, Europe-écologie , Faucheurs et Semeurs volontaires (44), FASTI, Greenpeace, Nouveau Parti Anticapitaliste, Objecteurs de croissance, le Parti de Gauche, les Alternatifs, Réseau Action-Climat, Réseau No Pasaran, Utopia…

*COORDINATION ANTI-AÉROPORT : ACCV, ACIPA, ADECA, A l’est de l’erdre, ANDE, ATTAC 44-56, BVV, Bretagne Vivante, Collectif anti-marées noires, Confédération Paysanne, FEA, FNAUT, GND, Greenpeace 44, Les Alternatifs 44-56, Les Verts 44, LPO, Malice, MEI 44, Nature-Action, Nature Avenir, Nature et progrès, Objecteurs de Croissance, SDN-L&V, Solidarité-Ecologie, SP 2015, VAS, VAT

www.resistance-ndl.org 
contact@resistance-ndl.org 
ACIPA : 06 71 00 73 69

NPA Nantes: 06 76 74 69 80 

Site de La Rolandière,  44130 Notre Dame des Landes.
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 12:52

Le telegramme 29 juillet


Le Peuple des dunes n'est pas content. L'association juge peu sincères lex explications données par la préfecture pour l'abandon du projet d'extraction de sable. Doù la lettre ouverte au Préfet à lire ici....
 
 

Estimant que les explications officielles données autour de la décision du groupe Lafarge de quitter le site d'exploitation de sable marin au large d'Etel, ne sont pas sincères tout en étant particulièrement réductrices, - l'existence de mines et bombes sur le site ne sont qu'un prétexte utile en vue de favoriser d'autres PER un peu plus loin vers l'ouest de la Bretagne, là où il n'y a pas de bombes... - le Peuple des dunes a donc décidé d'adresser une "lettre ouverte" au préfet du
Morbihan afin de rétablir la vérité.


 

Monsieur le Préfet,

 

"Vous venez de signifier officiellement aux sociétés Lafarge et
Italcementi le refus de l’État d’autoriser l’extraction de sables et
graviers /au large d'Étel, /au seul motif de la présence de munitions sur cette zone.

Cette annonce n’a pas manqué de surprendre/ les milliers d'adhérents du collectif du PEUPLE DES DUNES et leurs juristes qui connaissent, eux, les vrais motifs de cet abandon. D'abord, ils savent que la décision du tribunal administratif du 11 décembre 2008 avait donné raison à leur combat, en jugeant qu’était désormais expiré le délai de renouvellement du permis de recherche Sud Lorient. Vous le saviez. Le groupe Lafarge le
savait. /Pourquoi dès lors attendre 9 mois supplémentaires pour réfuter une demande dont vous n’étiez plus saisi ?

Et pourquoi la motiver par des considérations secondaires par rapport aux débats ? Les artilleurs de marine tirent dans cette zone depuis Napoléon III, et la présence de munitions étaient connue de tous, depuis l’origine, sans que cela n’appelle la moindre réaction des services concernés et spécialement de la Préfecture maritime qui n’a jamais cru bon de prendre position, au cours de toutes ces années, sur les résultats des prospections magnétométriques effectuées sur la zone. Dès le départ, les associations de défense de l’environnement /avaient, elles, /invoqué cet argument devant la juridiction administrative pour contester la validité de ce permis de recherche mais vos services /avaient dédaigné /ce moyen, en en balayant alors sa pertinence.


Ne serait-il pas, /plutôt,/ l’arbre qui cache la forêt ? /Surtout que
vous n'ignoriez pas l/e sérieux des analyses scientifiques émanant, en tout premier lieu, du collectif du Peuple des dunes. /Elles ont été /confirmées, ensuite, par le collège des scientifiques indépendants /mandaté /par Cap Lorient. /Ces experts/ ont mis en évidence « l’interdépendance entre la zone du projet d’extraction et le trait de côte, la vulnérabilité du cordon dunaire et les conséquences désastreuses pour la biodiversité ».

Ils ont relevé que, dans les publications de la société Lafarge, les
éléments défavorables au projet étaient systématiquement écartés et les conclusions toujours orientées dans le même sens, manifestant un parti pris évident et un manque de rigueur scientifique.

Pourquoi, dès lors, avoir souligné, dans votre communiqué aux medias « le très grand sérieux et la qualité des études techniques et environnementales préalables réalisées » par le Groupe Lafarge ? /D'autant que /les sociétés Lafarge et Italcementi ont refusé catégoriquement (/à part /quelques résumés d’analyses sous forme de conclusions) de communiquer l’ensemble des études réalisées, en dépit des promesses faites,


Votre souci majeur n’est-il pas d’éviter que tout lieu d’extraction de
sables en mer ne suscite désormais de nouveaux débats en raison des conséquences écologiques majeures soulignées à l’occasion de ce combat mené par le PEUPLE DES DUNES ?

L’ensemble des 140 associations qui ont contesté ce projet d’extraction de sables, l’ensemble des conseils municipaux concernés qui ont voté unanimement contre la demande de renouvellement de ce permis, et toute la société civile qui a soutenu ce combat attendent des réponses à ces questions, qui doivent alimenter un débat public dans une démocratie
citoyenne.

Le Grenelle de la mer ne peut lui-même éluder ces questions majeures pour notre société et notre développement durable.

C’est aussi pourquoi il nous parait juste de rendre public les termes de la présente et les réponses qu’il vous plaira d’y apporter.

Veuillez agréer, monsieur le Préfet, l’assurance de notre vigilante
attention."

Le Président
André BERTHOU
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 11:52

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Les travailleurs et les plus pauvres sont une fois de plus victimes de la stratégie gouvernementale. Il s'agit cette fois de lutte contre le changement climatique. 

 


Michel Rocard, à qui Nicolas Sarkozy a confié la mise sur pied de la Contribution climat énergie, ou taxe carbone, a remis son rapport vendredi 24 juillet.

Sous couvert de politique écologique, ce sont les intérêts des travailleurs et des plus démunis qui seront encore une fois attaqués. Alors que les dépenses énergétiques représentent déjà 2 300 euros en moyenne pour un foyer français, soit plus d'un mois de revenus pour de très nombreux ménages, c'est en alourdissant encore cette facture que le gouvernement envisage de lutter contre le changement climatique.

 En effet, la proposition formulée par Rocard est d'alourdir les factures énergétiques en les taxant à hauteur de 32 euros par tonne de CO2 émise. Cela représentera environ sept centimes d'euros par litre d'essence et une augmentation d'environ 15% des factures de gaz. Et ce n'est qu'un début… la taxe devant tripler d'ici 2020 et être multipliée par dix d'ici 2030 !

Alors que l'accès à l'énergie devrait être un droit reconnu à tous les ménages, à commencer par les plus modestes, cette nouvelle taxe nous en éloigne encore un peu plus.


La taxe carbone, qui rapportera, dans un premier temps, 8 milliards d'euros par an à l'Etat, doit être compensée par la diminution équivalente d'un autre impôt afin de remplir la promesse de Sarkozy de non augmentation globale des prélèvements fiscaux.

Sur ce point, rien ne semble encore décidé, mais la tentation est forte d'utiliser ce pactole pour compenser la disparition de la taxe professionnelle ou pour offrir aux patrons un allégement de « charges sociales ».

Dans ce cas, les travailleurs seraient doublement perdants : sous prétexte de lutte contre le changement climatique, le gouvernement leur ferait payer un nouveau cadeau au patronat.

Pour de très nombreux foyers, rendre plus coûteux l'accès à l'énergie ne changera rien à leur consommation qui permet tout juste de répondre à leurs besoins élémentaires (se chauffer, se déplacer, s'éclairer, cuisiner…), mais elle les appauvrira encore un peu plus.


Une grande part de la consommation énergétique est induite par l'organisation capitaliste de la société. En effet, l'usage de la voiture individuelle, l'allongement des distances quotidiennes parcourues par les travailleurs, la multiplication des transports de marchandises sont des conséquences de l'organisation de la production, dictée par la recherche permanente du profit maximum. Or, cette taxe ne s'attaque en rien à cette logique mortifère. Pour preuve, les gros industriels, pourtant fortement contributeurs à l'aggravation de l'effet de serre, en seront exemptés.

Damien Joliton



P
our une lutte déterminée contre le changement climatique 

Inefficace écologiquement et injuste socialement, le projet de taxe carbone doit être abandonné. Il est indispensable de baisser de 80 à 95% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, mais ce n'est pas en s'attaquant aux travailleurs et aux populations les plus en difficulté que cet objectif pourra être atteint. Cela demandera des changements sociaux et structurels profonds. Pour faire face aux défis climatiques qui nous attendent, il est urgent de prendre des mesures permettant vraiment aux travailleurs de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre :

  • transports en commun gratuits et de qualité,

  • plan de réhabilitation des logements mis en œuvre par un nouveau service public du logement et financé grâce aux surprofits des compagnies pétrolières et gazières,

  • politique ambitieuse en matière de logement et d'urbanisme, mettant à disposition des travailleurs des habitations à proximité de leur lieu de travail,

  • programme public de développement de l'énergie solaire financé par la réorientation des crédits actuellement alloués au nucléaire,

  • remise en cause de la flexibilité du travail qui contraint les travailleurs à l'utilisation de leur voiture…

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:41


BRUXELLES - La Commission européenne est revenue à la charge mercredi sur le maïs génétiquement modifié en proposant d'autoriser la commercialisation et l'utilisation dans l'UE de trois semences de la multinationale américaine Monsanto.

Les trois semences de maïs sont le MON88017, le MON89034, et le NK603, génétiquement modifiées pour être résistantes aux insectes et tolérantes aux herbicides. La demande d'autorisation concerne l'importation, la transformation, l'alimentation humaine et animale.

Les experts des Etats membres consultés mercredi ne sont pas parvenus à se prononcer, malgré les avis favorables de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), a précisé la Commission.

En vertu des règles européennes, il revient dans ce cas à l'exécutif européen de soumettre la proposition aux ministres de l'Environnement, ce qui sera fait au cours de leur prochaine réunion fin octobre. Si les ministres ne parviennent pas à prendre position pour ou contre l'autorisation, la décision finale sera alors prise par la Commission.

Plusieurs semences génétiquement modifiées sont déjà autorisées à l'importation dans l'UE, mais une seule l'a été à la culture, le maïs Monsanto 810.

Les pays européens sont dans leur grande majorité opposés aux cultures d'organismes génétiquement modifiés en raison des risques pour l'environnement et pour les autres cultures.

Ils refusent de donner leur accord à toute autorisation tant que les méthodes d'évaluation de l'EFSA n'auront pas été révisées et renforcées, notamment pour mieux prendre en compte les risques de dissémination.

Six pays - France, Autriche, Hongrie, Luxembourg, Allemagne et Grèce - ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture sur leur territoire de la seule variété de maïs génétiquement modifiée autorisée dans l'UE, le MON 810, "en raison de risques environnementaux".

Monsanto a demandé le renouvellement de l'autorisation de culture pour le MON810 et a obtenu un avis favorable de l'EFSA.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, qui gère personnellement ce dossier, a tenté de faire lever ces clauses le 2 mars, mais il a été désavoué: 22 des 27 membres de l'UE ont voté contre sa demande.

(©AFP / 22 juillet 2009 16h56)
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