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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 14:09
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Thierry Ribault | Economiste au CNRS
Tribune

Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au «  grand public  ».

 

Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette «  animation  », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima.

Dans ce dossier «  scientifique  » aux desseins animés, les affirmations dénuées d’argumentation et prenant des allures d’évidences indiscutables sont légion. Ainsi, il y est certifié que :

« Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme, qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima. »

On apprend également que :

« Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la catastrophe de Tchernobyl, paru en 2005 sous l’égide des Nations unies, a évalué le nombre de décès de victimes immédiates de l’accident à moins de 50, et à 2 200 celui de l’excès de décès entraîné par l’exposition à la radioactivité des 200 000 “liquidateurs” les plus exposés. »

Des estimations remises en question

Rappelons que ces estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe).

En Ukraine, un rapport gouvernemental de 2011 rend compte de 2 254 471 personnes affectées par le désastre de Tchernobyl, dont 498 409 enfants. Entre 1992 et 2009, chez les enfants ukrainiens, les maladies endocriniennes ont été multipliées par 11,6, les pathologies de l’appareil locomoteur par 5,3, les maladies du système gastro-intestinal par 5, les maladies cardiovasculaires par 3,7 et les troubles du système urogénital par 3,6.


La proportion d’enfants présentant des maladies chroniques est passée de 21% à 78%, et sur les 13 136 enfants nés des «  liquidateurs  » de Tchernobyl de 1986-1987, 10% présentaient des malformations congénitales à la naissance.

Parodie de «  neutralité scientifique  »

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:29
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Un train transportant deux conteneurs de combustible usé italien hautement radioactif devrait quitter l’Italie dans les jours à venir pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche).

*

Il traversera la France les mercredi 16 et jeudi 17 janvier. Le référé-liberté déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" ayant été rejeté, ce transport dangereux va donc traverser l’Italie et la France sans que les populations ni même leurs élus ne soient informé de son existence et des risques inhérents. Une fois arrivés à Valognes, ces déchets seront acheminés à l’usine AREVA de La Hague pour y être "traités". Leur retour en Italie, où aucune solution n’existe pour les stocker, aurait lieu entre 2020 et 2025. Des deux côtés de la frontière, les citoyens se mobiliseront pour dénoncer le passage du convoi. Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie les horaires et l’itinéraire sur son site.

 

Un transport à haut risque

En deux jours, ce convoi traversera seize départements : la Savoie, l’Ain, le Jura, la Saône-et-Loire, la Côte d’Or, la Haute-Marne, les Vosges, la Meuse, la Marne, l’Aisne, la Somme, la Seine Maritime, l’Eure, le Calvados et la Manche [1]. Ce transport à hauts risques devrait traverser des zones urbaines densément peuplées.

Hautement radioactif, le combustible usé, composé majoritairement d’uranium, mais aussi de plutonium et de produits de fission et actinides mineurs, dégage énormément de chaleur et de radioactivité.


Les rayonnements radioactifs “Gamma“ émis par les conteneurs "CASTOR" (Cask for storage and transport of radioactive material) se propagent à plusieurs dizaines de mètres du wagon, entraînant un risque pour les personnes se trouvant à proximité, riverains comme cheminots. Inique et obsolète, la réglementation sur le transport des matières radioactives autorise des débits de dose pouvant aller jusqu’à 2 millisieverts par heure au contact du wagon, soit un niveau de radiation environ 20 000 fois supérieur à la radioactivité naturelle [2]. Il est impératif que les pouvoirs publics revoient ces normes de toute urgence.


Par ailleurs, les normes de résistance aux chocs et au feu des "CASTOR" s’avèrent ridiculement basses et ne prennent pas en compte bon nombres de situations qui pourraient se présenter en cas d’accident ferroviaire grave.

Le Réseau "Sortir du nucléaire", le syndicat SUD-Rail et les associations italiennes rappellent qu’il est conseillé aux agents et au public de se tenir éloignés d’un convoi hautement radioactif stoppé en gare, et incitent les cheminots à exercer leur droit de retrait en cas d’intervention sur ces convois.

Un transport tenu secret

Malgré ces risques, les autorités italiennes et françaises ne fournissent aucune information sur ce type de transports, et taisent leur existence et leur dangerosité pour les riverains, la population et les salariés concernés. Certains services de l’État, les collectivités et les élus locaux, qui devraient être formés et avertis pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d’urgence en cas de problème, sont maintenus dans l’ignorance.


La situation a même empiré ces derniers mois ; les autorités mettent tout en œuvre pour qu’aucune information ne puissent filtrer sur l’existence de ces convois, quitte à employer des stratagèmes scabreux pour camoufler ces trains et les faire passer pour des trains classiques. Cela, afin d’éviter les mobilisations qui pourraient attirer l’attention sur l’existence de ces transports et sur les risques.

Un transport inutile

L’industrie nucléaire produit chaque année des tonnes de déchets dont on ne sait que faire [3]. Certains pays étrangers, dont l’Italie, envoient le combustible usé issu de leurs centrales – tel une patate chaude - à l’usine AREVA de La Hague pour qu’il y soit “traité“ : l’Hexagone est ainsi régulièrement traversé par ces déchets, qui s’ajoutent à ceux issus des réacteurs français, pour un volume dépassant les 500 convois par an.

Pourtant, loin d’être une solution, le “traitement“ des déchets engendre des risques et des transports supplémentaires. Il contamine de manière irréversible la pointe du Cotentin et la Mer du Nord en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l’eau et l’environnement. Il est de surcroît inutile : le traitement à l’usine Areva de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais augmente au contraire leur volume.

 

Quand le retraitement des déchets italiens à La Hague cache en réalité un stockage en France

Pour l’heure, aucune solution de stockage ou d’entreposage n’existe en Italie pour accueillir ces déchets après leur retraitement en France. A l’occasion du premier transport italien en 2008, l’Autorité de Sûreté Nucléaire avait d’ailleurs rappelé publiquement ses réserves sur ces convois et sur les délais de retour prévus par l’accord entre la France et l’Italie. Ceux-ci doivent retourner en Italie entre 2020 et 2025, ce qui est très tardif. Pourquoi un tel délai de retour qui a pour conséquence de stocker les déchets italiens en France, faute de solution en Italie pour les recevoir ?

Non seulement le « retraitement » à La Hague ne constitue en rien un recyclage, mais l’envoi des déchets radioactifs à La Hague semble surtout une astuce pour certains pays afin de faire oublier temporairement le problème insoluble de leur gestion. Plus de 20 ans après l’arrêt de son dernier réacteur, l’exploitation de l’énergie nucléaire dans les années 1980 laisse à l’Italie un lourd héritage...

En Italie comme en France une même impasse : on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail, Legambiente Valsusa, Legambiente e Pro Natura del Vercellese et Global Info Action il faut mettre fin à cette industrie productrice de déchets mortifères, pour lesquels il n’existe nulle part de gestion viable. En France, les autorités souhaiteraient les enfouir à 500m sous terre à Bure dans la Meuse ; en Italie, en attendant de trouver une hypothétique solution, on les envoie en France, afin de repousser la question de leur gestion dans le temps.

 

Il n’y a qu’une solution crédible : arrêter d’en produire en sortant au plus vite du nucléaire.


Le Réseau "Sortir du nucléaire", le syndicat SUD-Rail, Legambiente Valsusa", Legambiente et Pro Natura del Vercellese et Global Info Action seront donc mobilisés contre ce transport et appellent à des mobilisations et vigies tout au long du trajet.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie les horaires sur son site :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Horaires-et-trajet

 

Pour retrouver le suivi du convoi et des éventuelles mobilisations :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-a-venir-Sallugia-It-La


Contacts presse :

En France 
 :

Laura Hameaux - Réseau "Sortir du nucléaire" : 06 85 23 05 11 
 Philippe Guiter - SUD-Rail : 06 28 94 82 99
 Sophie Morel - 07 77 85 16 09

En Italie : 
Legambiente Valsusa : + 39 3200514499 
 Gian Piero Godio - Legambiente e Pro Natura del Vercellese : +39 333 74 50 665 
Fabienne Melmi - Global Info Action : +39 3383068158

Chargée de communication : Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

*

Notes:

*

[1] Trajet et horaire ici : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Horaires-et-trajet

[2] En 1998, le laboratoire de la CRIIRAD a mesuré, à 50 mètres d’un wagon transportant du combustible irradié, un flux de radiation gamma nettement supérieur à la normale. Le débit de dose gamma neutrons était plus de 500 fois supérieur au niveau naturel, à 1 mètre du wagon. Comme l’a régulièrement rappelé la Criirad, la réglementation autorise ainsi la circulation, en des lieux accessibles au public, de wagons dont le niveau de radiation au contact peut être si importante, qu’en seulement 30 minutes de présence, un individu peut recevoir la dose maximale annuelle admissible pour le public. Voir la note CRIIRAD N°11-20 Risques liés au transport des combustibles irradiés, Valence, 8 février 2011 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/trains_italiens/risques_transport.html2

[3] 1 200 tonnes par an, uniquement pour la France

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:17

Dans les prochains jours, probablement le dimanche 13 janvier, un convoi de déchets hautement radioactifs va quitter l’Italie pour rejoindre l’usine Areva de La Hague dans le courant de la semaine prochaine.

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Il traversera, par le rail, une grande partie de la France. Comme d’habitude, ce dangereux transport aura lieu sans aucune information du public. Le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de déposer un référé-liberté pour faire annuler ce convoi.

Un référé contre un transport tenu secret

Le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de déposer un référé-liberté auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans le but de faire annuler un convoi de déchets radioactifs italiens destiné à l’usine Areva de La Hague. Composé de combustible usé, très irradiant, ce convoi doit arriver en France d’ici quelques jours, traversant de nombreux départements et des zones densément peuplées. Il effectuera sans doute des arrêts prolongés dans certaines gares de triage.


Encore une fois, ce convoi ne fera l’objet d’aucune mesure d’information du public. Les élus des zones traversées ne seront pas informés, et seront donc dans l’incapacité d’organiser correctement une intervention de crise si un problème survient. Les populations seront, comme à l’accoutumé, laissées dans l’ignorance la plus totale.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", ceci constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, à savoir l’obligation d’information du public inscrite dans la Charte constitutionnelle de l’environnement [1] .

Quand le retraitement des déchets italiens à La Hague cache en réalité un stockage en France

En outre, pour l’heure, aucune solution de stockage ou d’entreposage n’existe en Italie pour accueillir ces déchets après leur retraitement en France. A l’occasion du premier transport italien en 2008, l’Autorité de Sûreté Nucléaire avait d’ailleurs rappelé publiquement ses réserves sur ces convois et sur les délais de retour prévus par l’accord entre la France et l’Italie [2]. Ceux-ci doivent retourner en Italie entre 2020 et 2025, ce qui est très tardif.

 

Pourquoi un tel délai de retour qui a pour conséquence de stocker les déchets italiens en France, faute de solution en Italie pour les recevoir ?

 

Non seulement le « retraitement » à La Hague ne constitue en rien un recyclage, mais il s’agit, au contraire, d’une source de pollution supplémentaire dont les écosystèmes et les riverains se passeraient bien. L’envoi des déchets radioactifs à La Hague semble surtout une astuce pour certains pays afin de faire oublier temporairement le problème insoluble de leur gestion.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" espère vivement que ce référé, qui sera examiné le vendredi 11 janvier à 14 h, permettra d’empêcher ce transport. Notre avocat, Maître Busson, se tient à disposition avant et après l’audience [3]. En cas de rejet de notre recours, les trajets et horaires potentiels du convoi seront publiés sur notre site et des vigies et mobilisations seront mises en place afin de rompre le secret qui entoure ces transports dangereux. Plus d’informations prochainement sur http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transports

Contacts :

  • Benoist Busson (avocat du Réseau "Sortir du nucléaire") - 06 72 12 72 47
  • Laura Hameaux - 06 85 23 05 11
  • Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06

Téléchargez le recours sur notre site :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Convoi-Vercelli-La-Hague-janvier-2013

Notes

[1] Charte de l’environnement de 2004 intégrée au bloc de constitutionnalité par la loi constitutionnelle du 1er mars 2005 : http://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Charte-de-l-environnement-de-2004

[2] Note d’information de l’ASN du 18 décembre 2007 "Transport de combustibles usés italiens vers l’usine de La Hague" : http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2007/Transport-de-combustibles-uses-italiens

[3] Le tribunal est situé au 2-4 boulevard de l’Hautil, 95 027 Cergy Pontoise.

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http://groupes.sortirdunucleaire.org/refere-transport-radioactif-italien

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:41

foutaises

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Par Daniel Tanuro le Dimanche, 13 Janvier 2013

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Cet article n’a pas pour but d’analyser politiquement le sommet climatique qui s’est tenu à Doha, au Qatar, début décembre.

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Cette analyse a été faite dès les premiers jours de la Conférence et elle s’est révélée juste (1). Il s’agit seulement de faire le point sur les « résultats » de la rencontre, afin que chacun-e comprenne bien où on en est dans la marche à la catastrophe.

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Un mini-Kyoto II

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Le premier enjeu de Doha portait sur la poursuite du Protocole de Kyoto. Pour rappel : cette question est au centre du bras de fer entre les pays capitalistes « développés » et les autres. En effet, les premiers arguent des émissions croissantes des seconds pour exiger un accord global, imposant des efforts à tous ; quant aux seconds, ils arguent de la responsabilité historique des premiers pour exiger que ceux-ci montrent sérieusement l’exemple dans la lutte contre le réchauffement.


Doha a effectivement décidé une deuxième période d’engagement dans le cadre du Protocole. Mais celui-ci n’est plus que l’ombre de lui-même. Le Japon, le Canada, la Nouvelle Zélande et la Fédération de Russie ne sont plus parties prenantes. Ces pays rejoignent ainsi les Etats-Unis, second émetteur mondial (après la Chine) et premier émetteur historique. Du coup, les nations qui restent dans le jeu ne représentent plus que 15% des émissions mondiales, environ.


Les engagements souscrits sont loin au-dessous des nécessités. Selon le GIEC, pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser 2,4°C de hausse, les pays développés devraient réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 (et de 80 à 95% d’ici 2050), par rapport à 1990. Or, les engagements pris par les rescapés de Kyoto équivalent au mieux à 18% de réduction. L’Union Européenne se présente comme le bon élève de la classe, avec un objectif de 20% à cette échéance. Or, du fait de la récession, elle était déjà -17,6% en 2011. Si on tient compte en plus des crédits d’émission provenant des mécanismes flexibles (CDM et MOC), l’UE est même au-delà de son objectif… depuis deux ans (-20,7%). Il est vrai que les pays concernés ont accepté d’envisager un effort supplémentaire, mais ce n’est qu’une vague promesse.


« L’air chaud russe »


Une question clé dans le cadre de cette prolongation de Kyoto était celle de « l’air chaud russe». Par cette expression, on désigne le fait que les pays de l’ex-URSS se sont vu attribuer des quotas d’émission qu’ils n’ont pas utilisés. La raison en est que 1990 a été choisie comme année de référence et que, après la chute du Mur, l’économie de ces pays s’est effondrée. Ils ont donc d’énormes surplus de droits d’émission échangeables sur le marché du carbone. Comme tout n’a pas été vendu – loin de là- entre 2008 et 2012, la question se posait : les 13 milliards de droits restants (un droit = une tonne de CO2) seraient-ils transférables sur la deuxième période d’engagement ?


La conférence de Doha a répondu positivement… Avec quelques restrictions : les droits (unités d’émission) ne pourront être achetés que par des pays qui auront dépassé leur quota, et seulement à concurrence de 2% de leur objectif de réduction au cours de la première période. De plus, plusieurs gouvernements ont fait savoir qu’ils ne seraient pas acquéreurs... Logique : les objectifs de Kyoto II sont tellement minables qu’aucun pays n’aura besoin d’acheter de « l’air chaud russe ». Ce qui est important, ici, c’est que les droits de propriété de la Russie, de l’Ukraine, du Bélarus et du Kazakhstan ont été sauvegardés. Ces pays gardent donc la possibilité de vendre ces droits sur le marché et ils feront tout pour les conserver au-delà de 2020.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 13:12

  « GB/Projets nucléaires d'EDF : le chinois CGNPC pourrait remplacer Centrica »

 
Nous avons régulièrement évoqué ces dernières semaines les rêves désespérés d'EDF d'éviter la désagrégation en construisant des réacteurs EPR en Grande-Bretagne. Car tous les autres « marchés » se sont évanouis (USA, Italie, Émirats, Tchéquie, etc) ou sont en passe de le faire. Or, de la même façon que l'italien Enel s'est retiré du projet EPR de Flamanville (EDF devant même payer des intérêts !), le britannique Centrica s'apprête à quitter avec fracas EDF et ses projets fantômes d'EPR.

Alors, une fois de plus, les Chinois (et leurs gros chéquiers) sont espérés, en dernier recours. Les Zorros pour sauver les zéros. Problème : si jamais les Chinois acceptent, ce sera pour diriger, et de fait ils écarteront ce pauvre EPR. Par ailleurs, rien ne dit que les Britanniques accepteront de voir un partenaire affaibli et soumis (EDF) débordé par de puissants « envahisseurs ». Tout laisse à penser que, une nouvelle fois, la pire des panades attend EDF et le nucléaire français
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Dépêche AFP : http://bit.ly/UYPJSt  
Dépêche Wall street journal : http://bit.ly/ZwVeHb
  
Rappel - Les flops du nucléaire français :
http://bit.ly/Vln4aJ 
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(rappels : http://bit.ly/Vln4aJ  )
Commentaire: Là on va nationaliser... les pertes d'EDF!
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 13:03

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« Allemagne, le laborieux démantèlement des centrales nucléaires »
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Très intéressant reportage où il est en particulier question de vieux réacteurs soviétiques installés en ex-RDA, définitivement arrêtés après la chute du mur de Berlin quand leurs graves défaillances ont été enfin connues. Ce qui n'empêche pas certains nostalgiques de l'atome (et peut-être du « socialisme réel ») de rendre « les écologistes » responsables de tous les problèmes sociaux !
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On regrettera par contre le titre de cette enquête qui pourrait laisser à penser que, tout compte fait, il vaut mieux ne pas arrêter les centrales nucléaires... comme si l'on pouvait reporter indéfiniment leur démantèlement. Au risque de nous répéter, rappelons que les problèmes viennent des gens qui ont fait construire des centrales nucléaires et non pas de ceux qui ont la bonne idée de les arrêter...
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Grand reportage audio de RFI : http://rfi.my/WDMIVb   

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:52
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Est-il exagéré de dire que le nucléaire est à l'énergie ce que le totalitarisme est à la politique ?
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Que le nucléaire est incompatible avec la démocratie ? Que les pronucléaires sont prêts à tout pour continuer à imposer leur dieu atomique ? Toujours est-il que, au Japon, la police a arrêté le dénommé Masaki Shimoji, pour avoir participé à une manifestation d'opposition à la dissémination des débris radioactifs (et accessoirement chargés en amiante) devant une des entrées de la gare d'Osaka puis, horreur, avoir osé traverser la même gare pour rejoindre la mairie.
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Il s'agit bien sûr de prétextes insensés pour faire payer à ce courageux citoyen son combat contre le véritable crime que sont en train de commettre les autorités japonaises : la dissémination dans tout le Japon des déchets radioactifs de Fukushima, en particulier l'option insensée de l'incinération. Il faut lire cette enquête passionnante... et terrifiante.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:29

 



Article de LaPresse (Quebec) :
http://bit.ly/WboGRc  

Voilà, c'est fait : vendredi 28 décembre, l'unique réacteur nucléaire du Québec, nommé Gentilly-2, a définitivement cessé de fonctionner. Il faut se dépêcher de boire un verre de champagne parce que, nous le savons, les pronucléaires ont piégé la centrale.

Non, pas de mines anti-personnel ou de pièges à loups laissés sur place, mais bien pire : la centrale elle-même, et ses déchets. L'article fait un intéressant tour du monde pour voir ce que les pays nucléarisés font de leurs vieilles centrales. La réponse est claire : rien. Ici où là, des projets d'enfouissement sont étudiés. Parfois, il est envisagé un entreposage « à long terme », ce qui signifie « le temps que tous ceux qui sont coupables de cette situation soient morts et enterrés, et qu'on ne puisse plus leur botter les fesses »

On apprend aussi qu'une vingtaine de communautés de l'Ontario sont d'accord pour se faire acheter par l'argent radioactif (et massif) qui est prévu pour « accompagner » l'enfouissement des déchets radioactifs, mais que par contre, au Japon, les 3000 communes sollicitées pour ce même genre de « solution » ont toutes refusé ! Affaire à suivre... pendant quelques millions d'années.

 

Source: Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/LUch0G

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:20

 

 

ARTE Journal - 02/01/13

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En Inde, la question du nucléaire est actuellement à l'origine du plus long mouvement de contestation depuis la lutte pour l'indépendance.
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Alors que le gouvernement indien a décidé d'augmenter la production nucléaire du pays, l'état du Tamil Nadu est depuis un an le théâtre de nombreuses manifestations. Au grand dam des riverains et des pêcheurs du coin, une centrale nucléaire doit bientôt y être inaugurée. Plusieurs pays se disputent le marché indien. Le 28 décembre, le président russe Vladimir Poutine doit venir assister à l'inauguration de cette installation munie du plus gros réacteur du pays. Un reportage de David Muntaner.

Inde : la population massivement mobilisée contre le nucléaire

Reportage d'Arte :
http://bit.ly/X38tU2
« Inde: les anti-nucléaires se mobilisent »
Rappel vidéo manif massive :
http://bit.ly/UA3N5z
Rappel mobilisation contre Areva :
http://bit.ly/YXppf3

Tout en félicitant Arte pour ce reportage remarquable, qui permet de découvrir une mobilisation antinucléaire massive... et massivement ignorée par les « grands médias », on regrettera la conclusion, si pessimiste, et le titre : ce ne sont pas « les antinucléaires » qui sont mobilisés, mais la population, les gens, les citoyens.

Rappelons aussi que, s'il s'agit en l'occurrence de la centrale de Koodankulam, construite par les Russes, la France atomique ne saurait être absente lorsqu'il s'agit de mentir, imposer, détruire, contaminer, à grands renforts de forces « anti-émeutes ».  Il y a ainsi déjà eu un mort et des milliers de personnes arrêtées parmi les innombrables citoyens qui veulent courageusement empêcher Areva de construire des réacteurs à Japaitur (une zone ultra-sismique, autrement ce n'est pas marrant).

Bien sûr, le modèle choisi est l'EPR, le réacteur le plus cher et le plus dangereux du monde (c'est dire). Mais, comme EDF et Areva sont incapables de construire leurs propres EPR (tant ce réacteur est complexe et archaïque, avant même d'entrer en service, cf http://reacteur.epr.free.fr ), il est peu probable d'en voir en Inde. Ou ailleurs. Tant mieux.

Source: Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/LUch0G

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:42
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 174 (13/12/12)
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EDF vient d'annoncer que l’EPR en construction à Flamanville coûterait 8, 5 milliards, soit 2 milliards de plus… que lors de sa dernière estimation et 5, 7 milliards de plus que l'estimation initiale. On arrive donc au triple de ce qui était annoncé au départ !

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Le gouvernement et EDF ont lourdement menti tout au long de ce dossier pour obtenir l'aval parlementaire et l'acceptation sociale de ce projet scandaleux. Pire, lors du pseudo débat public en 2005, EDF assurait que le prix annoncé comprenait les coûts de développement de l'EPR. La supercherie est aujourd'hui pleinement révélée et EDF admet sa « méconnaissance du coût d'un projet aussi important », d'autant moins maîtrisé qu'EDF a fait appel à des milliers de sous-traitants sans expérience dans cette industrie.


Les partis politiques, du PCF à l'UMP, tous aveuglément soumis au lobby de l'atome, ont refusé de remettre en cause cette fuite en avant. Une fois de plus, l'opinion publique a donc été honteusement manipulée et méprisée. Tel un joueur acculé « on ne va pas arrêter l'EPR maintenant, alors qu'il a déjà coûté tant de milliards ! », EDF joue avec l'argent public. Mais où cela s'arrêtera-t-il ?


Un projet en difficulté à l'étranger


Avec les projets EPR, le lobby atomique français entendait conserver sa compétitivité de par le monde sur tout le cycle de l'uranium. C'est raté ! Tous les clients annoncés se sont désistés : Italie, Libye, Émirats arabes unis, Brésil, USA… Toutes ces annonces ont fait pschitt, la dernière en date étant le rejet de l'EPR en août dernier par l'Auto­rité de sûreté des États-Unis.

 

Il ne reste guère qu’un projet très controversé et massivement rejeté par la population en Inde, et un autre en Grande-Bretagne, où EDF a dû racheter British Energy pour pouvoir se commander des EPR ! De toute façon, aucun réacteur ne sera construit sans aides publiques massives ou sans augmentation énorme du prix de l'électricité.


Les deux seuls chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF) continuent d'accumuler retards, surcoûts et surtout malfaçons. Quant aux deux EPR prétendument en chantier en Chine, seuls deux îlots nucléaires ont été vendus par Areva avec une perte de plusieurs milliards.


Coûteux et dangereux


L’EPR n'est même pas compétitif avec… l'éolien terrestre. Greenpeace chiffre à plus de 100 euros/MWh l'électricité sortie de l'EPR à comparer aux 80 euros pour l'éolien terrestre. Malgré toute cette incompétence avérée, la ministre Delphine Batho continue d'assurer, tel un perroquet téléguidé, que l'EPR sera mis en service en 2016.


Obéissant à la logique aveugle du capitalisme, le gouvernement EÉLV-PS persiste dans la course à la catastrophe. Car le projet EPR constitue un risque maximal : plus gros, plus complexe, chargé en MOX (un combustible nucléaire) et bourré de malfaçons, il est donc plus vulnérable. Il ne résisterait pas à la chute d'un avion de ligne.

 

Sans compter l’énorme production de déchets radioactifs dont on ne sait que faire et qui s’ajouteront à la montagne déjà existante.


Le NPA appelle à la cessation immédiate de ce chantier démentiel et à la sortie du nucléaire civil et militaire.

 

Les sommes faramineuses ainsi dilapidées doivent être consacrées au développement des énergies renouvelables, en suivant le schéma de sortie du nucléaire en 10 ans du NPA.

 

Nous mettrons toutes nos forces dans la construction de la mobilisation la plus large possible pour faire cesser cette folie capitaliste.

*
Commission nationale écologie du NPA

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L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

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Revolution arabe 

 

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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