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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:30

retraites

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Dans les négociations en cours sur les retraites complémentaire le MEDEF demande la désindexation du niveau des pensions de l'inflation officielle.

 

Elles pourraient être ainsi revalorisées à un niveau inférieur de 1% de celle-ci. Sans la moindre gêne le gouvernement fait aussitôt monter au créneau Jérôme Cahuzac, le ministre du budget. Il indique en substance que cela pourrait également s'appliquer au régime de retraite de la Sécurité sociale. Sa tâche est, hélas, facilitée par certains syndicats prêts à tous les reniements en acceptant cette mesure dans les négociations à l'AGIRC-ARRCO.


Dans une semaine, le 23 janvier, le Conseil d'Orientation des Retraites rendra public un rapport sur l'état des lieux du système français. Nul doute, qu’il nous servira un grand classique dans le genre: « c'est la catastrophe, il faut prendre des mesures... »


Et bien non, la baisse des pensions, une nouvelle perte du pouvoir d'achat des retraités, ne sont pas inéluctables :

 

les cadeaux au patronat doivent cesser, il faut consacrer aux retraites une plus grande part des richesses produites.

Le gouvernement et le patronat engagent la bataille dès maintenant : le NPA appelle à préparer la riposte dans l'unité, sans attendre, ni tergiverser.

 


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:56

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 176 (03/01/13)

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Le 19 décembre dernier, le Conseil d’orientation des retraites (le COR, cet organisme d’« experts » et « partenaires sociaux » installé par Chirac en 2000, pour produire un prétendu « diagnostic partagé ») a publié un nouveau rapport sur les perspectives de financement des retraites. Il vise à préparer de nouvelles régressions sociales.


Sur la base d’hypothèses économiques jugées « optimistes » (un taux de croissance du PIB de 2 % par an à partir de 2014 et une décrue du chômage), le COR estime que le déficit de l’ensemble des systèmes de retraites (général, fonctionnaires, non salariés, régimes spéciaux) passerait de 14 milliards d’euros en 2011 (0, 7 % du PIB) à 18, 8 milliards en 2017 (0, 9 % du PIB), puis de 20 à 25 milliards d’euros en 2020 selon les différents scénarios envisagés.
Sans surprise, le COR propose d’élever le taux de cotisation de 1, 1 point, ou de baisser de 5 % le montant des pensions, ou de retarder encore de 9 mois l’âge de départ à la retraite. Ou un cocktail de ces trois options.


La démographie a bon dos


Comme d’habitude, le diagnostic censé justifier ces nouvelles régressions met en avant un seul élément : la démographie. Le déficit aurait pour source essentielle le nombre croissant de retraitéEs par rapport aux actifs, les effets retardés du « baby boom », l’élévation de la durée moyenne de vie. Même si ce déficit est bien sûr aggravé par la crise et la montée du chômage.


Ce que le COR et toute la classe politique autoproclamée « responsable », PS et UMP en tête, se gardent bien de rappeler, c’est que la productivité des actifs a au moins doublé depuis trente ans.

 

De quoi largement compenser cette évolution démographique. Mais ces gains ont été entièrement confisqués par les entreprises, leurs propriétaires, les rentiers. L’installation durable du chômage de masse, la généralisation de la précarité, la baisse de dix points de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises entre 1982 et aujourd’ hui, ont asséché les caisses de retraites.


Les calculs du COR peuvent d’ailleurs donner une petite idée des conséquences du chômage sur ce déficit : en 2020, le « trou » serait de 20, 1 milliards d’euros avec un taux de chômage de 7, 3 %, contre 24, 9 milliards avec un taux de 7, 8 %. 0, 5 % de chômage en plus ou en moins, 5 milliards de différence !


Que nous préparent les socialistes ?


Officiellement le gouvernement attend un nouveau rapport du COR sur l’état des différents régimes, pour le 22 janvier. Il devrait ensuite désigner une « commission pour l’avenir des retraites » qui proposerait « différentes pistes de réforme».  Le gouvernement, courageusement caché derrière de soi-disant experts impartiaux, engagerait alors une nouvelle réforme des retraites, avant la fin de l’année 2013.


Une réforme « de gauche » bien sûr :

 

le ministre de l’économie Moscovici a déjà promis des évolutions « justes » intégrant « la pénibilité et les carrières interrompues ». Il annonce ainsi les nouveaux sacrifices (sur l’autel du profit) en annonçant les leurres et carottes devant accompagner un nouveau recul du départ à la retraite. Tout cela au nom de la nécessité de « sauver les retraites » ! Parions même que Hollande s’appuiera sur la baisse déjà effective des pensions. Cette année, déjà, les complémentaires de 11 millions de salariés du privé vont baisser, car elles seront revalorisées en deçà de l’inflation…


Yann Cézard

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:49

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Le Conseil d'Orientation des Retraites, composé « d'experts », de représentants du patronat et des confédérations syndicales, a publié hier son rapport.

 

Il prévoit un déficit des caisses de retraite de 14 milliards en 2011 et de 18, 8 milliards d'euros en 2017.


Le MEDEF a réagi rapidement en rappelant ses exigences : un allongement de la durée de cotisations et le départ à 63 ans. Le ministre des finances a répondu dans la foulée « oui, il y aura sans doute une réforme ».

 

Sans doute ? François Hollande évoquait il y a quelques semaines une réforme « systémique, en profondeur, des retraites » !


Les retraites complémentaires du privé (ARCOO-AGIRC) sont également menacées : le MEDEF demande un gel des pensions pendant 3 ans, une sous-indexation d'un point, le durcissement des conditions d'accès.


Le Haut Conseil du financement de la protection sociale prépare une réforme de son financement, c’est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité sociale.


L'objectif du patronat, auquel se soumet le gouvernement, est de détruire la Sécurité Sociale, le système des retraites par répartition, financées majoritairement par les cotisations sociales.


La question des retraites et de la Sécurité Sociale n’est pas, comme on veut nous le faire croire, une question démographique ni une absence de moyens de financement. C'est un choix de société, de répartition des richesses entre le capital et le travail.

 

Le gouvernement a fait le choix d'accorder 20 milliards d'euros au patronat et de préparer la fiscalisation de la Sécu par la généralisation de la CSG, et/ou une TVA « sociale » et/ou une taxe « écologiques ». C'est une fois de plus exonérer les patrons des cotisations sociales.


A l'inverse le NPA propose de donner des moyens à la Sécurité Sociale :

 

Donner du travail à 6 millions de chômeurs rapporterait 80 milliards d’euros à la Sécu ; de même augmenter les salaires de 300 € rapporterait 70 milliards !


Une commission doit proposer au gouvernement, au début de l'année prochaine, des pistes de réformes. Mais soyons clairs, les diagnostics partagés, les concertations et les pseudo-négociations ne feront pas reculer le gouvernement.

 

Le seul moyen c’est que les salariés, les retraités s’en mêlent.


Ainsi le NPA propose-t-il à l’ensemble des organisations syndicales, associatives, politiques, de préparer ensemble, dés maintenant, l’indispensable mobilisation unitaire contre ces projets.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:14

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13 décembre 2012 

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«Enseignement privé... de retraite».

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La banderole se déroulait, hier, sur les grilles de la préfecture où s'étaient donné rendez-vous des professeurs et des retraités de l'Enseignement privé. À carrière égale, jusqu'en 2005, un enseignant du privé avait une retraite moins élevée que ses collègues du public. «Cela s'explique par le fait que nous relevons du régime privé», indique Gaël Bonnec, représentant syndical du SNEIP-CGT.

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«Ainsi, la retraite du privé est calculée sur les 25 dernières années, celle du public sur les six derniers mois». En 2005, une loi a été votée afin de mettre en place un régime de retraite additionnel de l'enseignement privé pour compenser les différences.
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Rapport de la Cour des comptes
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«Dans un rapport d'octobre dernier, la Cour des comptes fait apparaître un déficit important du régime additionnel. Aussi l'État semble prêt à suivre ses préconisations, ce qui entraînerait, en moyenne, une baisse de 100 € des retraites et une hausse des cotisations retraite», explique, Gaël Bonnec, porte-parole de l'intersyndicale.

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Hier après-midi, ils étaient environ 80 devant la préfecture, à Vannes. Une délégation de quatre personnes, représentant le SNEIP-CGT, la CFDT de l'enseignement privé, le Spelc et la CFTC, a été reçue par le directeur de cabinet du préfet. Les enseignants revendiquent que «l'État doit respecter ses engagements en prenant à sa charge le financement nécessaire à l'équilibre du régime». Une rencontre est prévue aujourd'hui entre les représentants syndicaux et le ministre de l'Éducation nationale.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/enseignement-prive-les-profs-craignent-pour-leur-retraite-13-12-2012-1940664.php

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Rennes.-Les-enseignants-du-prive-manifestent-devant-la-prefecture_40823-2143237_actu.Htm

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:18
Social vendredi 26 octobre 2012

Ils étaient une bonne trentaine de manifestants devant la permanence de la députée Patricia Adam ce vendredi matin pour demander la régularisation de leurs droits à la retraite.


En effet, une cinquantaine de personnes sur Brest (et environ quatre cents sur l’ensemble des ports français) vivent une situation atypique.  

 

« Nous sommes ni retraités, ni actifs », déplore Jean-Yves Corbel, secrétaire adjoint de la section CGT retraités de l’arsenal. Ces ouvriers, ont quitté leur activité au titre de l’ACAATA (allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante).

 

Depuis trois ans, ils perçoivent des avances sur leurs pensions, mais sans savoir s’ils perçoivent trop ou pas assez. « Nous demandons au ministre de la Défense de combler rapidement le vide juridique qui existe entre le décret amiante et la particularité des départs en retraites liés aux travaux insalubres.

 

Cette situation dure depuis trois. Nous ne pouvons plus attendre », souligne Gilles Le Mignon, secrétaire de la section CGT.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest.-Les-retraites-de-l-arsenal-reclament-leur-droit-a-la-pension_40779-2126824------29019-aud_actu.Htm

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:58

 

dimanche 23 septembre 2012
Les conclusions de Didier Migaud, Premier président de la Cour, sont sans appel :
« La population retraitée se révèle aujourd'hui, sous l'angle financier, dans une situation plus favorable que celle des actifs, notamment des plus jeunes. »

 

Comment, dès lors, mieux assurer la nécessaire redistribution des revenus et améliorer, en particulier, la prise en charge par la Sécurité sociale des personnes âgées dépendantes ? En réformant des avantages fiscaux et niches dont bénéficient les retraités, pour un montant d'environ 12 milliards, suggère la juridiction.


Nantis ou pauvres


Les hypothèses de travail ? L'abattement de 10 % sur les pensions avec un gain estimé à 2,7 milliards d'euros ; l'exonération d'impôt sur le revenu des majorations de pensions pour les parents de trois enfants (gain d'une fiscalisation : 0,8 milliard d'euros) ; le non-alignement du taux de CSG sur les pensions les plus élevées (6,6 %) sur celui appliqué aux salaires (7,5 %) avec un gain espéré d'1,2 milliard d'euros. Cette dernière préconisation n'est pas nouvelle. Elle est d'ailleurs défendue, de longue date, par la CFDT.


Devant la levée de bouclier des syndicats et des associations - des manifestations sont prévues le 11 octobre un peu partout ,

 

Jean-Marc Ayrault se veut rassurant : « Aucune disposition qui concerne soit la CSG soit l'abattement n'est envisagée dans le budget 2013 ». Et après ? « Tous les retraités ne sont pas des nantis », ajoute le Premier ministre.

« Nantis », le mot est certes un peu fort. L'Insee observe que la pension moyenne brute des 16 millions de retraités était de 1 216 € par mois en 2010. Par comparaison, le salaire moyen des 28 millions d'actifs est de 2 764 €. En brut toujours. Qui plus est 940 000 retraités vivent, en partie, de la solidarité nationale. « Le minimum vieillesse (777 €) conserve un rôle essentiel pour limiter le taux de pauvreté des plus modestes », insiste la Cour des comptes. La dépense atteint 3 milliards d'euros.


La question est, justement, de savoir quelles sont les limites de ce système de solidarité qui fonde la société française.

 

Sans opposer jeunes et vieux. Hommes et femmes. Un million d'ex-salariés, des cadres pour la plupart, touche, par exemple, une généreuse retraite chapeau, indique l'Inspection générale des Finances. Il s'agit d'une rente supplémentaire versée par l'entreprise et beaucoup de PME y ont recours en raison des avantages fiscaux qu'elle procure. Il existe donc des retraités aisés qui profitent, autant que ceux qui le sont moins, de la protection sociale. Sans cotiser plus.

 

Pascale MONNIER.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 11:42

   FinancerRetraites

Un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) fait le bilan des réformes des retraites dans les 34 pays membres de cette organisation.

 

Il constate dès maintenant un recul de l'âge de départ en retraite, d'environ huit mois entre 1999 et 2010, et prévoit que, sur le long terme, cet âge sera de 65 ans dans la moitié des pays de l'OCDE et de 67 ou 69 ans dans quatorze pays.


Quant au montant des pensions servies par les systèmes de retraite publics, les réformes le réduiront à l'avenir de 20 % à 25 %. Il sera d'environ 50 % des revenus des salariés quand ils étaient en activité et de 60 % dans les treize pays qui ont rendu obligatoires les cotisations à des caisses de retraite privées.


En conclusion, le rapport préconise un report de l'âge de la retraite et l'élargissement de l'accès aux pensions privées. Mais, la faiblesse de certains revenus interdisant à de nombreux travailleurs de se constituer une épargne privée, l'OCDE suggère des formules d'abondement ou d'aide, une réforme des allégements d'impôts, pour aider ces salariés à faible revenu.


Voilà des solutions pas nouvelles et intéressantes... pour les patrons.

 

Le recul de l'âge de la retraite, qu'ils réclament haut et fort, ne les empêchera pas de mettre à la porte les travailleurs de plus de 50 ans.

 

Quant à la constitution d'une épargne privée, cela ne peut que réjouir les sociétés d'assurance, les fonds de pension, tous les organismes financiers qui cherchent à drainer vers leurs coffres le maximum de capitaux pour les jouer, et éventuellement les perdre en partie ou totalement, dans la spéculation. C'est ainsi qu'aux Pays-Bas 125 fonds de pension, sur les 450 que compte le pays, viennent d'annoncer qu'en 2013 ils réduiraient le montant des allocations de retraite qu'ils servent aux épargnants.


Pour les travailleurs, ce serait une régression supplémentaire, à la fois par le recul de l'âge du départ en retraite et par la confiscation de leurs économies. La seule solution, c'est que les patrons payent les retraites des travailleurs, et d'abord qu'ils cessent de licencier, pour que les cotisations sociales continuent à alimenter suffisamment les caisses de retraite.


Sylvie MarÉchal

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2291&id=40

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 12:02


Les mesures du gouvernement de retour de la retraite à 60 ans pour les carrières longues sont bien en dessous des revendications des salariéEs.


Un décret gouvernemental édicté avant fin juin pour application au 1er novembre modifiera le dispositif législatif « carrières longues » inscrit dans la loi Sarkozy-Fillon de 2010.


Ces dispositions font suite à l’engagement de Hollande d’élargir les possibilités de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes et auront cotisé la totalité de leurs annuités.
Les conditions d’accès aux mesures « carrières longues » sont assouplies : la majoration de huit trimestres de cotisation imposée par la réforme de 2010 sera supprimée et la condition d’âge de début de carrière professionnelle avancée de deux ans et donc applicable aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans au lieu de 17 ans comme précédemment.


Pour les salariéEs ayant connu des « accidents » de carrière, deux trimestres validés au titre des périodes de chômage seront pris en compte dans le calcul du nombre des annuités.
Les mères de famille pourront valider deux trimestres de congé maternité, qui s’ajouteront aux quatre trimestres pouvant être validés au titre des arrêts maladie, maternité et accidents du travail dont peuvent bénéficier tous les assurés.


Ces mesures seront applicables aux assurés de l’ensemble des régimes de retraite (salariés du secteur privé, commerçants et artisans, salariés et exploitants agricoles, fonctionnaires, professions libérales) à compter du 1er novembre prochain.
Au total ces mesures devraient bénéficier à plus de 100 000 personnes et leur coût est évalué à 1, 1 milliard d’euros en 2013 et 3 milliards en 2017.

Mesurettes


Alors qu’on est en dessous de l’enveloppe de 5 milliards initialement prévue, le gouvernement en reste à des mesurettes qui n’ont rien à voir avec un quelconque « changement maintenant ». Pour les femmes, la prise en compte de l’intégralité des congés maternité est une exigence qui ne coûterait pas très cher.

 

Les départs anticipés concernent en effet très majoritairement des hommes, les femmes qui atteignent 60 ans aujourd’hui ayant souvent interrompu leur carrière pour élever des enfants. Elles ont donc plus de difficultés que les hommes à atteindre 41 annuités et ne représentent que 22 % des 645 000 personnes qui ont pris une retraite anticipée depuis 2004. De même l’accès au dispositif pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle devrait être largement assoupli.


Le financement de ces mesures sera assuré par une augmentation des cotisations sociales « retraite » qui s’établira pour la première année à 0, 1 point pour les salariés et 0, 1 point pour les employeurs à laquelle s’ajouteront les augmentations de cotisation pour les retraites complémentaires.


À vouloir préserver les « grands équilibres ­», c’est-à-dire l’inégal partage des richesses entre le travail et le capital et le respect des engagements en matière de redressement des finances publiques, le gouvernement renonce à répondre aux exigences portées par les mobilisations de 2010. On est loin d’un retour aux 60 ans pour tous et de la prise en compte réelle de la pénibilité du travail.

Syndicats atones


Malgré leur timidité, ces demi-mesures n’ont suscité que peu de critiques. Les organisations syndicales sont restées discrètes, chacune se contente de rappeler les grandes lignes de sa doctrine générale en la matière. La CFDT insiste sur le fait que ces corrections correspondent à ses demandes antérieures et réaffirme son projet de remise en cause complète du système de retraite par répartition par la mise en place d’un système par points et un financement par l’impôt.

 

La CGT et FO, tout en réaffirmant leur soutien au système par répartition, attendent patiemment les prochaines échéances parlementaires. Au total, l’idée que le gouvernement Hollande-­Ayrault fait ce qui est possible dans le contexte de la crise paraît faire son chemin dans les consciences.


Robert Pelletier

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 13:15
humour+malades

13 juin 2012
  

Le gouvernement vient de rétablir le droit de partir à 60 ans, mais seulement pour une partie des salarié-es ayant commencé à travailler avant 20ans et qui répondent à des conditions de durée de cotisation.


L’Union syndicale Solidaires apprécie le geste symbolique du nouveau gouvernement qui rompt avec la politique de régression sociale visant à reculer toujours plus l’âge du départ en retraite. Cette mesure éclaire un avenir, sombre des nouvelles menaces de l’OCDE qui prétend que l’augmentation de l’espérance de vie rendrait inévitable le recul de l’âge de départ en retraite.


Rien ne justifie ces reculs : l’espérance de vie, qui augmente depuis 1740 et a triplé en 250 ans, ne représente pas un élément nouveau ; la multiplication par 30 de la productivité en 250 ans, grâce aux découvertes et aux innovations technologiques, a toujours permis de travailler de moins en moins dans sa vie, d’instaurer les études, les congés payés, la réduction du temps de travail… et la retraite de plus en plus tôt. C’est ce qu’on appelle le progrès social.


Mais le décret ne remet pas en cause la contre réforme de 2010 imposant le recul de 2 ans de l’âge de départ. La loi de 2010 prévoyait déjà des départs à 60 ans pour les salarié-es ayant commencé à travailler avant 18 ans et ayant cotisé plus que la durée requise. Le décret étend ces exceptions à ceux ayant commencé avant 20ans et en n’imposant « que » la durée de cotisation requise, sans revenir sur son allongement décidé par le gouvernement Sarkozy.


L’Union syndicale Solidaires conteste le pilotage de la politique par la logique financière.


La promesse du programme du Président Hollande, d’élargissement des conditions de départ à 60 ans reposait sur un coût, payé par une augmentation de 0,5 point de la cotisation sociale sur la mandature. Cet objectif budgétaire a limité à 2 le nombre de trimestres supplémentaires validés au titre de la maternité et du chômage.

 

La logique financière nie les souhaits d’une partie des personnes ayant commencé à travailler très tôt, elle ne respecte pas les valeurs de notre système de retraite, qui repose sur la solidarité, en validant des périodes non cotisées afin de compenser les inégalités de la vie.


L’Union syndicale Solidaires demande une négociation pour abroger toutes les contre-réformes imposées depuis celle de 1993, notamment le retour à la durée de cotisation de 37,5 ans qui représente la durée réelle constatée aujourd’hui et prévue dans l’avenir.


Dans l’immédiat, nous demandons la suppression de la double peine de la décote car les plus précaires et les femmes sont déjà pénalisées par une pension calculée en proportion de 41 années.

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article25537

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:03
Communiqué du NPA.

 

Le Gouvernement vient de prendre un décret qui ramène la retraite à 60 ans pour les personnes dites à « carrière longue ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et qui ont cotisé tous leurs trimestres.

 

A cela se rajoute 2 trimestres pour la prise en compte des congés de maternité et deux trimestres pour compenser les périodes de chômage. Cette mesure devrait concerner 110 000 personnes à la rentrée de septembre 2012 et devrait être financée par une hausse de cotisation.


Evidemment celles et ceux qui vont bénéficier de cette mesure sont soulagéEs . Pourtant, pour le plus grand nombre, le compte n’y est pas.


La mobilisation de l’automne 2010 pour la défense des retraites avait mis en mouvement, dans la rue, des millions de salariés qui se battaient contre la loi Fillon, pour le maintien de la retraite à 60 ans avec 37, 5 annuités à taux plein. C’était le mot d’ordre central, la revendication commune de tous les cortèges.


La décision gouvernementale ne remet pas en cause la réforme Fillon, elle l’écorne à peine et l’accepte pour l’essentiel. Elle enterre la revendication du mouvement social de 2010.


Le Gouvernement annonce pour la fin de l’année une grande remise à plat du dossier des retraites : on peut s’attendre à de nouvelles remises en cause des droits si la mobilisation des salariés n’est pas au rendez-vous.

 


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