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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 10:12

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6 novembre 2010 à 08h00 - Le Télégramme


Un nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites a lieu ce samedi 6 novembre. En Bretagne, près d'une vingtaine de rassemblements sont programmés.

 

 

Une nouvelle journée de mobilisation nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites se tient ce samedi partout en France à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires.


Il s'agit de la 8e journée d'actions organisée contre ce texte. La loi a été définitivement adoptée par le Parlement, mais elle n'a pas encore été promulguée par le président de la République compte tenu de la saisine du Conseil constitutionnel par le Parti socialiste.

En Bretagne, une vingtaine de rassemblements sont prévus dans différentes villes de la région ainsi que sur les îles. Voici en détail les horaires et lieux de rendez-vous.

 

FINISTERE

- Brest : 14 h 30, place de la Liberté

- Carhaix : 14 h 30, centre-ville

- Morlaix : 14 h 30, place de la Mairie

- Quimper : 14 h 30, place de la Résistance

- Quimperlé : 14 h 30, Coat Ker

- Ile de Batz : 15 h, place de l’Eglise

 

COTES D'ARMOR

- Dinan : 10 h 30, esplanade de la Résistance (derrière la Mairie)

- Guingamp : 10 h 30, place de l’Échiquier

- Lannion : 11h, parking de la Poste

- Saint-Brieuc : 10 h 30, place de la Liberté

 

MORBIHAN

- Vannes : 10 h, La Rabine

- Lorient  : 10 h, place de la Mairie

- Auray : 10 h, place du Loch

- Pontivy : 10 h, La Plaine

- Ploërmel : 10 h, mairie

- Belle-Ile-en-Mer : 10 h 30, embarcadère

- Groix : 11 h, les Halles

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:37

 

Appel unitaire

jeudi 4 novembre 2010
 
 

Le gouvernement fait passer en force sa contre-réforme des retraites à l’Assemblée nationale et au Sénat. Au printemps 2010, il s’était livré à un simulacre de concertation avec les organisations syndicales. À l’automne, il a bafoué les droits démocratiques les plus élémentaires. En même temps, il méprise l’expression populaire qui s’est manifestée de façon croissante pour refuser sa contre-réforme, profondément injuste, dont le but est de restreindre les dépenses sociales et les dépenses publiques afin de satisfaire les exigences des marchés financiers. Il s’agit de faire payer la crise aux catégories modestes, tout en poursuivant l’entreprise de démolition du système par répartition pour faire la place à la capitalisation, aux assurances et à l’épargne privées.

 

Au fur et à mesure que les arguments du gouvernement, relayant à la lettre près ceux du Medef, étaient décortiqués et retournés, la question des retraites a progressivement catalysé autour d’elle le rejet des politiques économiques, sociales et antidémocratiques qui se soldent depuis tant d’années par plus de chômage, plus de précarité et d’inégalités, plus de cadeaux aux plus riches et des mesures répressives envers les étrangers ou les Français issus de l’immigration.

 

Le recul des deux âges de la retraite, l’allongement de la durée de cotisation, le refus de prendre en compte la pénibilité de certains travaux, la double peine infligée aux femmes et aux plus précaires, la casse de la médecine du travail, l’incitation à l’épargne retraite privée, la condamnation des jeunes à galérer toute la vie sont les marques emblématiques d’une contre-réforme imposée avec une détermination et un cynisme sans pareils. De plus, une nouvelle régression sociale est d’ores et déjà programmée par le gouvernement avec l’annonce d’une « réforme systémique » qui serait débattue en 2013.

 

L’entrée dans la lutte de la jeunesse apporte la preuve que l’ensemble de la société se sent concerné par la dégradation progressive de la protection sociale et de l’emploi. À cette occasion, le gouvernement et les médias qui lui sont acquis se sont livrés à une déformation systématique de l’information, tandis que se reproduisent des actes de provocation et de brutalité de la part des forces de police.

 

Devant l’obstination du gouvernement refusant d’entendre la voix de la rue, les mouvements de grève dans les entreprises privées et le secteur public, le mouvement social ont franchi une étape. En plus de grèves reconductibles dans certains secteurs, le blocage des dépôts de carburants et des raffineries, les actions ponctuelles dans certains lieux de production et sur des infrastructures de transport visent à faire céder le gouvernement en paralysant certains points névralgiques de l’économie. Là encore, le gouvernement ne sait répondre que par la force, et même, au mépris de la légalité, par des atteintes au droit de grève et des réquisitions que nous dénonçons avec force.

 

Le soutien majoritaire de la population au mouvement social témoigne de sa victoire sur le plan idéologique. L’approbation du projet gouvernemental par le Parlement ne marque pas la fin de la lutte contre cette contre-réforme.

Le Collectif national « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites », qui avait contribué au printemps à lancer la bataille des idées, affirme sa détermination à continuer à lutter contre la promulgation de la contre-réforme. Il apporte tout son soutien à l’installation d’une bataille de grande ampleur pour empêcher sa promulgation et son application.

 

Dans ce but :

 

- Il soutient les prochaines journées de mobilisation organisées par les organisations syndicales, en particulier le 6 novembre, et appelle tous les citoyens à soutenir les grèves, les actions multiformes organisées par les travailleurs localement et unitairement, dans les entreprises privées et le secteur public, et par les assemblées générales interprofessionnelles ;

 

- Il souligne l’importance du soutien financier pour permettre aux grévistes de tenir. Ce soutien a une dimension de réelle solidarité, pas simplement de délégation de contestation. Les initiatives pour l’organiser doivent se multiplier.

 

Quelques adresses pour envoyer des chèques sont disponibles sur http://petition.exigences-citoyennes-retraites.net/

 

- Il appelle tous les collectifs locaux à prendre des initiatives pour continuer à informer la population et à exiger la non-application de la réforme. À cet égard, des actions qui mettent en convergence les citoyens et les syndicalistes, des initiatives de désobéissance civile, des actions en faveur de la gratuité pour les chômeurs et les précaires pourraient servir d’exemples montrant que l’accroissement des inégalités promis par la réforme n’est pas inéluctable ;

 

- Il engage tous les citoyens et les citoyennes à entreprendre l’élaboration de réponses communes prenant le contre-pied de la régression sociale contenue dans la contre-réforme gouvernementale. Le Collectif prendra sa place dans ce débat au travers d’un document faisant état de grands axes pour une juste réforme des retraites ;

 

- Il s’engage à poursuivre son travail d’information et de coordination des initiatives pour contribuer au renforcement de l’unité des associations, syndicats et partis politiques, à laquelle une fraction de plus en plus large de la population aspire pour mettre en échec un projet injuste et antidémocratique.

 

Le gouvernement a cru mener une guerre-éclair. La résistance a toujours fini par l’emporter. Nous menons une bataille dont l’enjeu embrasse toutes les générations. Les moins jeunes l’avaient senti d’emblée, les plus jeunes l’ont à leur tour compris. La solidarité intergénérationnelle est déjà là, dans les idées, dans la rue et dans la lutte.

Pour la retraite à 60 ans, pleine et entière, sans un an de plus, sans un euro de moins

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE
DANS LES MANIFESTATIONS
SAMEDI 6 NOVEMBRE

ATTAC, Fondation Copernic, Solidaires, FSU, UNEF, AC !, APEIS, Marches Européennes, Osons Le Féminisme, Femmes Egalité, CNDF, Résistance Sociale, Europe Ecologie/Les Verts, MPEP, FASE, Gauche Unitaire, PCOF, Les Alternatifs, Parti de Gauche, PCF, NPA, Démocratie et Socialisme

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:13

 


 




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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:45


2 novembre 2010 - Le Télégramme

Les syndicats, dont les états-majors se réunissent jeudi, appellent samedi à une nouvelle, et peut-être dernière, journée de manifestations contre la réforme des retraites désormais définitivement adoptée par le Parlement. La promulgation officielle de la loi dépend toutefois de sa validation par le Conseil constitutionnel que le Parti socialiste prévoit de saisir aujourd'hui.

Une autre forme que la grève ?

La CGT, la CFDT, FO, la FSU, l'Unsa, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires (syndicats Sud et autres), doivent se retrouver au siège de la CFE-CGC pour décider des suites à donner à ce mouvement de protestation majeur. Pour les uns, dont la CFDT et la CFE-CGC, la démocratie politique s'impose devant la démocratie syndicale, avec, comme conséquence, la nécessité de mettre un terme aux mouvements de grève.

Pour les autres, dont FO, Solidaires et dans une moindre mesure la CGT, le vote d'une loi ne signifiant pas nécessairement son acceptation, il reste légitime de vouloir s'y opposer. Il leur appartient désormais de convaincre l'opinion publique, dont le soutien a fléchi avec les risques de pénurie de carburants, de poursuivre la lutte sous d'autres formes qui ne soient pas la grève.

Rentrée des lycéens

Les états-majors syndicaux seront probablement attentifs aux éventuelles mobilisations des lycéens, qui reprennent jeudi le chemin de leurs établissements scolaires. Ils ne pourront également ignorer les messages de l'Exécutif avant le prochain remaniement ministériel.

Il semble désormais que la présidence de la République veuille ouvrir une nouvelle séquence, plus sociale. «Mon devoir de chef de l'État est d'entendre ce qui a été dit par les uns et les autres», a souligné, vendredi, Nicolas Sarkozy. À cet égard, si l'actuel ministre de l'Écologie se défend d'être le prochain successeur de François Fillon, Jean-Louis Borloo n'a de cesse de rappeler cette sensibilité sociale qui l'anime depuis de longues années.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:54

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 13:49

 

 

Solidarités internationales


Par Ivan du Roy (26 octobre 2010)


Provenant d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique latine, de nombreux messages de soutien au mouvement social hexagonal arrivent aux sièges des confédérations syndicales. Parmi eux, le principal syndicat allemand, la DGB (7 millions d’adhérents), dénonce les conséquences néfastes de l’allongement de l’âge de départ à la retraite. Quant aux Belges, ils viennent de passer concrètement à l’action en bloquant un dépôt pétrolier de Total.

 


Photo : piquet de grève à la raffinerie de Grandpuits en Seine-etMarne (© Daniel Maunoury)


La principale confédération syndicale allemande, la DGB (Deutscher Gewerkschaftsbund) qui revendique sept millions d’adhérents, vient d’apporter son « soutien » et sa « solidarité » à leurs « collègues françaises et français ». Dans une lettre adressée le 21 octobre à Bernard Thibault, les deux dirigeants de la DGB, Michael Sommer et Annelie Buntenbach, critiquent vivement les conséquences de la réforme des retraites en Allemagne : « Les expériences en Allemagne ont montré que l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’a pas rendu la retraite plus « sûre ». Tant qu’aucune solution ne sera trouvée aux problèmes structurels du marché du travail, le recul de l’âge de la retraite ne signifie rien d’autre qu’une diminution pure et simple du niveau des pensions. »


En Allemagne, si l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 67 ans, les salariés partent en moyenne entre 61 et 62 ans (contre 59 ans et demi en France). « Seule une petite partie des salariés parvient à tenir jusqu’à l’âge légal de la retraite - beaucoup partent avant pour raison de santé ou perdent leur emploi », précisent les responsables de la DGB. Le système de décote y est bien moins contraignant qu’en France où les salariés perdent 2,5% de leurs pensions par année de cotisation manquante. Et le taux d’emploi des 55-64 ans y est bien plus élevé (près de 60% contre 40% en France). Pour les syndicalistes allemands, « l’allongement de l’âge de départ à la retraite est donc socialement injuste et conduit à la privatisation des systèmes de sécurité sociale. » On est bien loin d’un certain discours médiatique qui vise à culpabiliser les salariés français sur la « chance » qu’ils auraient de ne partir qu’à 60 ans à taux plein comparé aux autres travailleurs européens.


Un dépôt pétrolier de Total bloqué en Belgique


La DGB n’est pas la seule à soutenir ce combat pour une « société solidaire » et « une juste répartition du fardeau de la crise ». La Confédération européenne des syndicats (CES) réaffirme également « son entière solidarité aux syndicats français dans leur lutte contre l’allongement de l’âge de la retraite », par la voix du britannique John Monks, secrétaire général de la CES. « L’ampleur de vos mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes restent des problèmes centraux notamment depuis l’aggravation de la situation liée à la crise financière de 2008 », écrit-il dans un courrier adressé aux cinq syndicats français adhérents de la CES (CFDT, CGT, FO, CFTC, Unsa).


Les Belges vont plus loin : les fonctionnaires de la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique) se déclarent prêts à empêcher le gouvernement français de contourner les effets de la grève dans les raffineries et les blocages de dépôts pétroliers via les voies navigables belges. Si le pétrole venu de Rotterdam devait emprunter les voies navigables belges, « nous procéderions immédiatement à des arrêts de travail le long de l’Escaut et de la Lys », prévient la Centrale générale des services publics (260.000 adhérents), affiliée à la FGTB.


La menace a été mise à exécution le 26 octobre à l’aube : des techniciens ont bloqué le dépôt pétrolier de Total à Feluy, en Belgique, non loin de Maubeuge. Les syndicalistes « soutiennent pleinement les mouvements des travailleurs en France et sont indignés devant la mise en cause pure et simple du droit de grève à travers la réquisition des salariés grévistes des raffineries du groupe Total. »


Le LKP en Guadeloupe, les Commissions ouvrières des Asturies (Espagne) et de nombreuses autres syndicats, de la Turquie au Brésil en passant par l’Afrique francophone, ont également adressé des messages de soutien au mouvement.


Ivan du Roy

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 13:43

Par Ivan du Roy (26 octobre 2010)


Spécialiste du syndicalisme, Jean-Marie Pernot décrypte pour Basta ! les ressorts du mouvement social. Loin d’être une mobilisation par procuration, comme les précédentes grandes grèves qui reposaient sur la fonction publique, le mouvement est multiforme et propose à chacun d’y participer selon ses capacités. S’inscrira-t-il dans la durée ? Continuera-t-il d’être soutenu par les syndicats ? Voici quelques éléments de réponse.

 


 

 

© Daniel Maunoury


Basta ! : Êtes-vous surpris par l’intensification du mouvement social ? Quels ont été les facteurs qui l’ont fait passer de journées espacées de mobilisation à des actions quasi quotidiennes sur tout le territoire ?


Jean-Marie Pernot [1] : Il y a un dynamisme social qui tranche avec les mouvements esquissés les années antérieures, qui étaient à ce moment très encadrés par les syndicats et sans grandes perspectives. Le mouvement actuel n’a pas forcément débordé le cadre syndical, mais les ambiguïtés au sein de l’intersyndicale ont finalement permis un cadre assez souple : un mouvement multiforme qui se développe sur tout le territoire. Il y a un an, les manifestations de janvier et de mars 2009 ont montré un mécontentement social assez fort.

 

La crise est passée par là, avec un taux d’emplois qui se dégrade dans tous les secteurs, une précarité qui ne recule pas et des grèves d’usines relativement dures. C’est tout cela qui résonne aujourd’hui. Plus la perception d’un gouvernement qui gouverne pour les riches, l’affaire Bettencourt, et une arrogance du pouvoir de plus en plus mal vécue. Parallèlement, le taux d’endettement des ménages a pris dix points en cinq ans. Cela illustre la dégradation de la situation économique des gens, et aussi la difficulté pour certains d’entrer dans la grève. C’est l’envers de la question du travail.


En 1995 et en 2003, les mobilisations étaient portées par les salariés du public. Est-ce toujours le cas ? Quel est l’état des mobilisations dans le privé ?


Nous ne disposons pas d’outils pour mesurer les jours de grève dans l’ensemble du secteur privé. Dans la fonction publique, nous constatons des taux de grévistes relativement proches de ceux des grandes entreprises privées. Ce ne sont plus la RATP ou la SNCF - même si la grève des cheminots y est assez suivie - qui donnent la température mais les raffineries. Ce n’est pas plus mal. Cela devenait pénible que la température sociale du pays se résume à deux entreprises.

 

Même si le secteur pétrolier est en pointe, nous ne sommes pas dans une logique de grève par procuration. C’est sûr que faire grève lorsque l’on achemine du pétrole offre plus de possibilités que de débrayer dans une boulangerie industrielle. Mais tout le monde s’engage : on bloque des routes, une zone industrielle, une voie ferrée… Le mouvement est multiforme. Le cadre installé est très large. La base est invitée à prendre des initiatives. Chacun peut y apporter sa contribution en fonction de ses capacités, faire grève, participer à une action ou simplement manifester le samedi.


Plusieurs médias évoquent un risque de radicalisation. Quelles en seraient, selon vous, les formes ?


Le mouvement lycéen me semble un peu fragile. Le manque des débats en son sein limite, pour l’instant, ses potentialités. Le mouvement étudiant reste très en retrait. C’est d’ailleurs curieux d’assister à une mobilisation des lycéens et des salariés, sans les étudiants au milieu. Parmi les salariés, vu le caractère extraordinaire du mouvement, faire des pronostics est très dangereux. Cela dépend aussi du niveau d’arrogance de Sarkozy. Y aura-t-il des changements d’axe dans la mobilisation ?

 

La combativité est forte mais, si rien ne bouge sur les retraites, quels seront ses objectifs ? Le CPE a certes été supprimé après avoir été promulgué mais ce n’était qu’un aspect d’une loi qui a été maintenue dans l’ensemble. Le contexte de la réforme des retraites est différent. Car c’est l’ensemble du texte qui est en cause.


Au-delà de la réforme des retraites, le mouvement met-il l’accent sur d’autres revendications ?


La dynamique du conflit va, pour l’instant, croissante. Lors de la dernière journée nationale de mobilisation, nous avons recensé 270 manifestations dans toute la France, y compris dans des endroits improbables, des petites villes. C’est un moment de politisation très fort. Dans les familles, au bistro, dans les ateliers, les gens s’emparent du sujet des retraites. Et la question de la répartition des richesses est au cœur des débats. L’argument essentiel avancé par le gouvernement, la démographie, ne prend pas. Pour les gens, la question centrale n’est pas là, mais dans la part de la richesse consacrée aux retraites. Il existe une perception très forte que, dans une société comme la nôtre, il y a de l’argent : pour la rémunération des actionnaires, des traders ou des grandes fortunes… Le système est perçu comme roulant pour les riches. Quant aux autres, il faut qu’ils s’adaptent. C’est cela qui nourrit le conflit. Quelle forme politique portera, demain, tout cela ? C’est l’éternelle question du débouché politique.


Pourquoi, malgré des divergences de plus en plus grandes, l’intersyndicale s’est-elle maintenue ? La CGT et l’Union syndicale Solidaires risquent-elles de se retrouver isolées ?


La puissance du mouvement tient tout le monde, y compris la CGC dont les dirigeants sont plutôt proches de la droite. Le vécu des cadres dans la crise est tel que la CGC est poussé à y participer. Au sein de la CFDT, beaucoup soutiennent le mouvement même si les perceptions du danger de la radicalisation divergent en interne. Les syndicats ont trouvé quelques vertus à l’unité : cela leur confère une certaine utilité et visibilité tout en leur permettant de développer leur discours propre. Cela n’empêche pas, par exemple, la CFDT d’avancer ses pions, comme l’idée d’un régime de retraite à points qui devrait être discuté en 2013. Certains souhaitent la sortie du conflit, sur le thème : on a joué le jeu de la démocratie, mais avec ceux d’en face, on ne peut pas faire plus pour l’instant. Mais ils auront à gérer leurs troupes engagées dans le mouvement.

 

Et en même temps, Sarkozy ne leur a laissé aucun espace. Tout cela les conduit à rester prudent, à éviter une débandade syndicale et à envisager une sortie sans rupture trop manifeste. En réalité, tout cela va dépendre du conflit en lui-même. Le risque, pour Solidaires et la CGT, est d’avoir à gérer les fins de conflits. Solidaires a adopté une position constante et pragmatique – en faveur de la grève générale sachant qu’il faut surmonter bien des difficultés pour y arriver – et ne devrait pas en souffrir. La CGT risque d’être accusée de ne pas avoir mis toutes ses forces dans le mouvement.


Assiste-t-on à un renouveau du syndicalisme ?


C’est trop tôt pour le dire. Depuis 1995, les mouvements sociaux n’ont pas renforcé le syndicalisme, dont le taux d’adhésion plafonne à 8% des salariés. Va-t-on assister à un frémissement, à une envie de syndicalisation ? C’est à observer.

Recueilli par Ivan du Roy

Notes

[1] Chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales, spécialiste du syndicalisme (IRES).

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 15:39
IMAGE 141 Banderole Mairie de brest
Social lundi 25 octobre 2010 Ouest France

« La mobilisation contre la réforme des retraites s’est ancrée dans la durée », assure l’intersyndicale du Finistère ( CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa). Celle-ci a décidé une action pour ce mardi matin.

Une distribution de tracts aux ronds-points et aux principales entrées de villes finistériennes doit être effectuée, de 6 h à 9 h.  

 

« L’objectif n’est pas de gêner la population mais de l’nformer, précise Hervé Goachet pour la CFDT. On pense qu’il faut garder son soutien. Dresser les salariés entre eux n’est pas la bonne méthode. »


Deux nouvelles journées d’action ont d’ores et déjà été décidées.

 

Le jeudi 28 octobre est prévue comme une journée de manifestations et de grèves.

 

Cinq sont organisées dans le Finistère à 10 h 30 à : Brest, Carhaix, Morlaix, Quimper et Quimperlé.

 

Une autre est arrêtée au samedi 6 novembre.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 08:49

 

 

Modèle social


Par Ivan du Roy (21 octobre 2010)

Avant de porter la réforme des retraites, le ministre du Travail a défendu avec entrain le modèle social du Conseil régional de Picardie. Un modèle qui permet à ces heureux élus de bénéficier d’une bienvenue retraite complémentaire après un ou plusieurs mandats.


 

 

« En matière de retraites, nous avons devant nous, si nous ne faisons rien, des années de déficit. Des années de pensions de retraite payées à crédit. Bref, des années d’affaiblissement de notre pacte social. Cette réalité, le Gouvernement a choisi de la regarder en face », ne cesse d’expliquer le ministre du Travail Eric Woerth. « Sauver notre système de retraite est un impératif. C’est, pour notre génération, une véritable obligation morale. » Le ministre, l’élu, le citoyen, l’homme – chacun le sait depuis l’affaire Bettencourt – est sincère et ne ment pas.


Pourtant, avant sa nomination au ministère du Travail en mars 2010, il défendait une tout autre position. Alors en charge du budget à Bercy, la maire de Chantilly (Oise) s’est démené pour préserver l’avantageux système de retraite des conseillers régionaux de Picardie (Le Canard Enchaîné du 13 octobre).

 

Jugez plutôt : à partir de 61 ans, les heureux élus picards perçoivent une pension complémentaire – quels que soient leurs autres revenus – de 5.488 euros annuels par mandat de six ans. Pour un conseiller régional qui a siégé pendant deux mandats, cela fait donc un complément de près de 11.000 euros. Soit une retraite au niveau du Smic assurée pour seulement 12 ans de pénible labeur au sein de l’hémicycle picard. Bien plus que le minimum vieillesse (7.536 euros annuels) et presque autant que la retraite moyenne des femmes, qui ne dépasse pas 12.200 euros !


L’intervention d’Eric Woerth, qui est également conseiller régional de Picardie, a permis de sauver ces sympathiques acquis, malgré des caisses en déficit. Désormais, le ministre défend avec acharnement l’augmentation de la durée de cotisation (pour les autres) à 41,5 ans d’ici 2020, voire 43 ou 44 ans à l’horizon 2050. « Être responsable d’abord, c’est dire aux Français que si l’on veut mettre fin au déficit de nos régimes de retraite, travailler plus longtemps est inéluctable », dit-il aujourd’hui.

 

On attend avec impatience que l’homme, dont la sincérité et l’éthique ne peuvent être mis en doute, explique publiquement ce revirement à 180 degrés. Et pourquoi il défend aujourd’hui « une réforme responsable donc, mais aussi une réforme juste » qui fait plus que tripler la durée de cotisation comparé au modèle social picard, si cher aux yeux de l’ancien directeur associé du (tristement) célèbre cabinet d’audit financier Arthur Andersen.

Ivan du Roy

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 13:09

 




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