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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 08:50

IMAGE 141 Banderole Mairie de brest

2 octobre 2010 - Le Télégramme


De nouveaux défilés contre le projet de réforme des retraites du gouvernement ont lieu aujourd'hui. Les syndicats font le pari de rassembler, un samedi, davantage de manifestants.

 


Après la polémique sur les chiffres de manifestants lors de la journée d'action du 23 septembre (trois millions de personnes selon la CGT, moins d'un million selon le gouvernement), les syndicats veulent faire la démonstration que la contestation du projet gouvernemental, qui reporte l'âge de la retraite de 60 à 62 ans, ne s'essouffle pas. «À chaque fois, c'est un pari. En plus, on joue contre la montre», commente le numéro un de l'Unsa (autonome), Alain Olive, alors que le texte doit être voté définitivement d'ici un mois.

Autant de manifestations annoncées

Selon un haut responsable de la CGT, «samedi (aujourd'hui), cela va être bien». Le syndicat a recensé pour aujourd'hui 229 manifestations prévues dans tout le pays, soit un nombre au minimum équivalent à celui enregistré le 23 septembre, date de la dernière journée d'action. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, attend, lui, «entre deux ou trois millions» de manifestants aujourd'hui et assure qu'il va «se passer quelque chose qui ne s'est pas encore passé (...) ».

 

Les syndicats s'attendent à voir en partie une autre populationque lors de manifestations précédentes: des familles, ceux qui ne font pas grève pour ne pas perdre une journée de salaire ou «ne peuvent pas faire grève, dans les faits», comme les employés des très petites entreprises. Les cadres «plus inquiets que jamais», seront également «dans la rue» a affirmé le président de la confédération CFE-CGC, Bernard van Craeynest. Les syndicats étudiants (lire par ailleurs) et lycéens appellent aussi à défiler.

Le ton se durcit

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a estimé que la «négation» par l'Exécutif de l'importance de la mobilisation du 23 septembre «allait lui revenir comme un boomerang». Les déclarations gouvernementales à ce sujet ont en effet été très mal perçues par les huit syndicats organisateurs (CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et FO), qui sont apparus plus déterminés et unis que jamais devant la presse, le 24septembre. Même les organisations modérées, comme la CFDT et la CFE-CGC, ont durci le ton. Depuis, François Fillon a cherché à calmer le jeu, se distanciant de cette polémique. Mais sur le fond, le Premier ministre a opposé «un "non" ferme et tranquille» à la modification des points clés de la réforme.

Sarkozy: «Pas de soucis à se faire»

Si le gouvernement ne recule pas, une journée de grèves et de manifestations est d'ores et déjà prévue le 12octobre, en plein débat sur la réforme au Sénat, qui en entame l'examen mardi. Dans l'Yonne hier, le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'après la réforme, les Français se diront qu'ils n'ont «pas de soucis à se faire» pour leurs retraites, puisque toutes «seront payées en 2018». Hier, la commission des Affaires sociales du Sénat a adopté la réforme sans apporter de modifications de fond. Les retouches les plus significatives seront apportées en séance publique, selon une source sénatoriale UMP, ce qui permettra au gouvernement d'ajuster son dispositif en fonction de l'ampleur de la mobilisation d'aujourd'hui. Principale avancée en commission, le départ à la retraite anticipée à 55 ans, qui était réservé à ceux qui avaient 80% de handicap, est étendu «à tous ceux qui sont reconnus comme travailleurs handicapés» soit «un million de personnes», selon Éric Woerth.

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 13:13

ensemble

1 octobre 2010 - Le Télégramme 

 

Les syndicats ne battent pas en retraite! L'intersyndicale du Morbihan (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires, CFTC, CFE-CGC, Unef) veut enfoncer le clou de la contestation, samedi. « Cela permet à ceux qui n'ont pas pu ou pas osé participer aux précédentes manifestations des 7 et 23septembre de rejoindre le mouvement». D'ailleurs, les syndicats s'attendent à une forte mobilisation des salariés du privé et des absents des deux premiers rendez-vous. Ils espèrent tout simplement une reculade du gouvernement. «Il a rogné son projet après chaque manifestation. 50% de son contenu est déjà mis à mal ou mort né. Mais il est temps de dire définitivement non à la retraite à 62 ans, non à une réforme critiquée par 70% des Français et qui ne séduit qu'une partie du patronat. Nous voulons une journée aussi forte que celle du 18 mars 2006. C'est ce jour la qu'on avait gagné la bataille du CPE».


Casseroles et cuillers en bois

Et pour donner encore plus d'écho à ce nouvel élan de la contestation, l'intersyndicale appelle les participants à venir avec casseroles et cuillers en bois, sur le modèle argentin. «Il faut faire du bruit pour faire entendre notre détermination et rappeler que nous ne traînerons pas les casseroles de la réforme Parisot-Sarkozy».

 

Pratique Rassemblements demain:


à Vannes, à 10h, à La Rabine;

à Lorient, à 10h, place de la Mairie;

à Pontivy, à 10h, à la Plaine;

à Belle-Ile-en-Mer, à 10h30, à l'embarcadère;

à Groix, à 11h, aux halles.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:52
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Interview

20 septembre 2010

 

Annick Coupé est porte-parole de l’Union syndicale Solidaires, constituée à partir de dix syndicats autonomes, non confédérés. Cette union regroupe actuellement 45 fédérations ou syndicats nationaux appartenant à des secteurs professionnels divers, public et privé, comme SUD-Rail, SUD-Education, SUD-Aérien, Solidaires Finances ou SUD-Santé. Solidaires, qui revendique 90000 adhérents, défend un syndicalisme de contre-pouvoir et de lutte.


Tout en participant depuis deux ans à l’intersyndicale, Solidaire réclame le retrait du projet de loi de réforme des retraites et appelle à la grève générale. Dans l’entretien qu’elle a accordé au Monde, à quelques jours de la journée de grèves et de manifestations du jeudi 23 septembre, Mme Coupé appelle à l’élargissement de la mobilisation et à « un affrontement central » avec un pouvoir dont elle dénonce « l’arrogance ». Elle proposera à l’intersyndicale d’organiser, avant le 5octobre, une nouvelle mobilisation interprofessionnelle.



Le vote de la réforme des retraites à l’Assemblée peut-il démobiliser les salariés ?


Annick Coupé – En faisant respecter à tout prix « son » calendrier à l’Assemblée, le gouvernement veut dire aux salariés « la réforme est passée ! » Mais le sentiment que cette réforme est injuste persiste. Chacun voit que c’est insupportable : les jeunes qui galèrent, les femmes aux carrières incomplètes, les salariés âgés virés des entreprises, les métiers pénibles… C’est toujours aux mêmes qu’on demande les sacrifices.


Quelles remontées avez-vous du terrain sur le climat social et politique ?


La vie quotidienne de nombreux salariés est marquée par les difficultés : pouvoir d’achat, conditions de travail, dévalorisation des agents publics, précarité, peur du chômage. Il y a beaucoup de colère face à l’arrogance du pouvoir. On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour les retraites mais les banques, sauvées par l’Etat à coup de milliards d’euros sans aucune contrepartie, se sont refait une santé. Les profits du CAC40 n’ont jamais été aussi hauts. Le bouclier fiscal symbolise cette politique : une moyenne de 362126 euros pour 1169 ménages les plus fortunés ! Le gouvernement agit d’abord en faveur des possédants, du patronat et des rentiers…


L’Elysée observait le 7 septembre au soir que les taux de grévistes était inférieur à ceux de 2003 contre la réforme Fillon. Comptez-vous, jeudi, sur une participation à la grève en hausse ?


En 2003, la mobilisation était celle du secteur public. Le privé avait été durement touché en 1993. Aujourd’hui, le mouvement est interprofessionnel. On a constaté des taux de grévistes pas vus depuis longtemps dans les hôpitaux, à La Poste, à France Télécom, à la météo ou à la SNCF. Des débrayages importants ont eu lieu dans l’industrie, la banque ou le commerce… Cette mobilisation s’enracine dans le pays. La grève, c’est vrai, est un engagement difficile pour les salariés. Mais grèves et manifestations sont les deux faces d’une même détermination. Le 23, la mobilisation doit s’élargir.


Programmer des mobilisations à répétition, n’est-ce pas courir le risque de voir le mouvement s’effriter ?


Nous n’avons pas d’autre choix, face au mépris gouvernemental, que d’amplifier le rapport de forces.


Vous demandez le retrait de la réforme des retraites, ce que ne demande pas l’intersyndicale. Et vous êtes favorable à une grève générale, à tout le moins reconductible. Pourquoi restez-vous à l’intersyndicale ?


L’intersyndicale s’est mise d’accord sur un compromis pour dire que le projet est « injuste et inacceptable ». Mais nous savons que pour imposer une autre réforme, il faut d’abord gagner le retrait du projet actuel ! Pour cela, il faut préparer un affrontement central avec ce gouvernement qui passera par un mouvement d’ensemble tel que Nicolas Sarkozy sera obligé de reculer, comme Jacques Chirac sur le contrat première embauche (CPE) ! Personne ne peut dire à l’avance quelle forme cela peut prendre : grève générale, grèves reconductibles, manifestation à répétition… La question n’est pas de décider à la place des salariés mais de porter cet objectif. Dans l’intersyndicale, il y a débat sur la stratégie d’action comme sur les revendications. L’allongement de la durée de cotisation mise en avant par François Chérèque dans sa tribune du Monde du 9 septembre est loin de faire l’unanimité. Mais l’unité syndicale reste décisive pour les mobilisations et nous y sommes attachés car nous voulons gagner.


Certains secteurs, en particulier les transports, sont-ils prêts à se lancer dans des grèves reconductibles ?


A la veille du 23, c’est une question qui se discute, et bien au-delà de Solidaires. Des appels unitaires se multiplient en ce sens. Le 24, beaucoup d’assemblées générales sont prévues, souvent à l’appel de plusieurs syndicats. Dans la chimie, par exemple, la CGT pose comme nous la question de la grève reconductible dans les raffineries et cette idée fait son chemin…


Vous sentez-vous en mesure de rallier à vos arguments une partie de la CGT ?


Il ne s’agit pas que la CGT nous rallie : il s’agit de construire avec les salariés le meilleur rapport de forces possible pour gagner ! Cette question est posée tout autant dans les autres syndicats, et Solidaires ne prétend pas avoir la « recette magique ».


La direction de la CGT ne croit pas possible une réédition du mouvement de 1995. Et vous ?


Il n’y a pas de modèle ni de lutte exemplaire à dupliquer… Si en 1995, le gouvernement a reculé, comme en Guadeloupe l’an dernier, c’est parce qu’il y avait un mouvement d’ensemble, appuyé sur des grèves et des manifestations massives. Et aujourd’hui, il y a plus de précarité, plus d’éclatement du salariat, le poids de la crise.


Bernard Thibault juge risqué de faire porter à une partie des salariés, par exemple les cheminots, la responsabilité d’une grève qui resterait isolée et pourrait provoquer un retournement de l’opinion contre les grévistes…


Sur un tel dossier, une grève qui resterait isolée et ne serait pas massivement soutenue, quel qu’en soit le secteur, ne permettrait sûrement pas de gagner. A l’inverse, attendre que tous les secteurs partent en grève en même temps conduit aussi à l’impasse. Pour Solidaires, il s’agit bien de continuer à élargir la mobilisation sans freiner les secteurs qui ont plus de capacité à se mobiliser collectivement et qui peuvent créer une dynamique d’ensemble.


Exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, c’est demander à Nicolas Sarkozy de capituler. En le faisant, ne vous mettez-vous pas, vous aussi, dans une position complètement bloquée ?


Ce projet n’est soutenu par aucun syndicat, les salariés le rejettent et la majorité de nos concitoyens soutiennent largement les actions. La responsabilité d’un gouvernement est de prendre la mesure de cette situation ! Si un débat de fond est nécessaire sur l’avenir des retraites, cela suppose de mettre tout sur la table, notamment la question de la répartition des richesses et du blocage des cotisations patronales… Mais pour cela, l’actuel projet doit être retiré. Il n’est pas négociable.


Comment voyez-vous l’après-23 septembre ? Pensez-vous que le Sénat puisse amender le projet de loi ?


Il est à craindre que comme à l’Assemblée, les ordres viennent d’en haut et que les velléités de certains sénateurs de la majorité soient recadrées par l’Elysée. C’est le niveau du rapport de forces qui fera bouger les choses. Après le 23, il faudra très vite un nouveau rendez-vous interprofessionnel avant le démarrage du débat au Sénat le 5 octobre. Des manifestations le week-end permettraient d’articuler les mouvements reconductibles et une large mobilisation de tous, notamment du privé où il est plus difficile de faire grève. Rien n’est joué, il est encore possible de gagner.



* Interview parue dans Le Monde daté du 21 septembre 2010. 20.09.10 | 13h45.

* Annick Coupé
Union syndicale Solidaires
+ 33 1 58 39 30 14
+ 33 6 70 51 39 57

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 09:57

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Brest

 

29 septembre 2010 Le Télégramme


La prochaine mobilisation contre le projet de réforme des retraites donnera lieu à 18 manifestations en Bretagne samedi prochain.

 

 

Côtes-d'Armor


Saint-Brieuc. 10 h 30, place de la Liberté
Dinan. 10 h 30, esplanade de la Résistance
Guingamp. 10 h 30, sur l'Echiquier
Lannion. 10 h 30, parking de la Poste


Finistère


Brest. 14 h 30, place de la Liberté
Morlaix. 14 h 30, devant la Mairie
Quimper. 14 h 30, place de la Résistance
Carhaix. 14 h 30, centre ville
Quimperlé. 14 h 30, Coat Ker


Ille-et-Vilaine


Rennes. 10 h, avenue Janvier
Saint-Malo. 10 h 30 place de l’Ancienne gare
Fougères. 10 h 30 devant la sous-préfecture
Redon. 10 h, devant la sous-préfecture
Vitré. 10 h 30, place de la Gare


Morbihan


Lorient. 10 h, place de la Mairie
Vannes. 10 h, la Rabine
Pontivy. 10 h, la Plaine
Belle-Île. 10 h 30, à l'Embarcadère

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:53

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 11:21

 breve-generale-copie-1

La réforme des retraites « coûte cher au gouvernement dans l'opinion », constate un responsable de l'institut de sondage BVA, en commentaire d'un sondage selon lequel 57 % des personnes interrogées pensent que le gouvernement doit céder à la rue sur le report de l'âge légal de 60 à 62 ans.

 

S'agissant du report de 65 à 67 ans de l'âge permettant d'obtenir une retraite à taux plein, la proportion atteint 65 % à ce propos. En conséquence, les sondages enregistrent une impopularité croissante de ce que leurs auteurs appellent la « politique économique » du gouvernement. « Même le gouvernement de Dominique de Villepin n'était pas tombé à un tel niveau de défiance pendant la crise du contrat première embauche », remarque le journal Les Échos.

Il y a quatre ans et demi, le gouvernement Villepin voulut faire passer le CPE, comme bien d'autres attaques. Cependant, les jeunes n'acceptèrent pas d'être considérés comme de la main-d'œuvre jetable à tout moment par les patrons, tandis que les générations plus âgées étaient choquées que leurs enfants ou d'autres jeunes soient traités ainsi.

 

Le gouvernement n'avait pas tenu compte de cette opinion, dès lors que le patronat avait, lui, non pas seulement une opinion contraire, mais des intérêts opposés. Seulement, la protestation des jeunes dans la rue, soutenue par leurs aînés, s'en était mêlée, si bien que le gouvernement n'était pas parvenu à l'endiguer.

 

Et même l'adoption du CPE par le Parlement, le 31 mars 2006, n'avait pas mis fin au mouvement. Finalement, le 10 avril, Dominique de Villepin avait annoncé que « les conditions n'étaient pas réunies » pour que le CPE s'applique.

Aujourd'hui, la question de savoir si les conditions sont réunies pour que le gouvernement vienne à bout de son attaque contre les retraites n'est heureusement pas encore tranchée.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 12:24
Pont de Brest-Plougastel 16 sept 2010 021
Social mercredi 22 septembre 2010

L'intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa du Finistère appelle de nouveau à la mobilisation. Après les grèves et la manifestation du 7 septembre dernier contre le projet de réforme des retraites, les organisations syndicales souhaitent donner des suites. Elles lancent un nouvel appel à mobilisation pour ce jeudi 23 septembre, place de la Liberté, à 10 h 30.


Education


Le SGPEN-CGT du Finistère appelle les personnels, administratifs, techniques, de laboratoire et de santé (Atoss) en poste dans les établissements et services de l'Education nationale à faire de la journée du 23 septembre une grande journée de mobilisation contre la contre-réforme gouvernementale sur les retraites. Le SGPEN-CGT appelle à la grève et aux manifestations à Brest à 10h30.

Le Spelc (Syndicat de l'enseignement libre catholique) appelle tous les salariés, de droit public ou de droit privé, à s’associer au mouvement du 23 septembre.


Services


La CFDT du Crédit agricole appelle les salariés à participer aux manifestations. Comme la confédération nationale du logement (CNL). Pour elle, «cette réforme est loin de répondre à l'enjeu de société qu'est l'avenir des retraites par répartition». Elle appelle donc à «participer massivement à la mobilisation».


Le syndicat du commerce et des services CGT de Brest appelle les salariés à rejoindre la manifestation du 23 septembre à 10h30, place de la Liberté et à se réunir le 23 septembre à 10h à la maison du peuple.


L'Association départementale de défense des victimes de l'amiante appelle adhérents, sympathisants et retraités à se joindre à la journée d'action du 23 septembre, à 10 h 30, place de la mairie «pour défendre les pré-retraites amiante».


Retraités

L'Union des retraités CFDT de la région brestoise appelle ses adhérents à participer à la manifestation de ce jeudi 23 septembre, à 10 h 30, place de la Liberté. «La journée du 7 septembre ayant été une réussite, la CFDT, en lien, avec l'intersyndicale, continue l'action pour dénoncer les injustices contenues dans la nouvelle loi sur les retraites», estime l'Union des retraités.


Collectif jeunes retraites


«A la veille d'une grande journée de manifestations pour le retrait de la réforme des retraites», le collectif jeunes retraites organise un rassemblement, ce mercredi 22 septembre à 15 h, place de la Liberté, à Brest.


Marins


Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest appelle les marins en congés, en escale dans les ports, à se rendre aux manifestations organisées le jeudi 23 septembre dans toute la France «afin de défendre les retraites». Le syndicat demande «à tous les marins de tout type de navigation de mener des actions afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics que les marins veulent garder leur régime particulier en pouvant s’ils le souhaitent partir à la retraite à 55 ans».


Défense


La CFDT, CGT, l'Unsa, CFE-CGC et FO appellent l’ensemble des personnels du ministère de la Défense et de DCNS à 24 heures de grève le jeudi 23 septembre. Un rassemblement est organisé à 9h30 devant la préfecture maritime pour un dépôt de motion vers le ministre de la Défense avant de rejoindre la manifestation interprofessionnelle.


La section syndicale des retraités de la Défense du Finistère CFDT appelle les pré-retraités amiante «directement touchés par le gel des décrets salariaux à manifester leur mécontentement». Le rendez-vous est fixé à 9 h 30 devant la préfecture maritime où un dépôt de motion sera effectué. La section syndicale estime que «la perte du pouvoir d'achat lié à ce gel sur 1, 2 ou 3 années sera très conséquente».


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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 11:52

IMAGE 141 Banderole Mairie de brest
Brest même

22 septembre 2010 - Le Télégramme


Les organisations syndicales du Morbihan estiment qu'il est encore possible d'obliger le gouvernement à battre en retraite sur le projet de réforme des... retraites. D'où leur appel à manifester demain.

12.000 manifestants à Vannes. 3.000 à Pontivy. Entre 9.000 et 20.000 (selon les sources) à Lorient. 350 au Palais (Belle-Ile). Le 7 septembre, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, à l'échelle du département, avait été massive.

Le renfort des étudiants

Demain, la vague de protestation sera-t-elle plus haute et plus puissante encore? Les syndicats sont persuadés que oui. «Depuis plusieurs jours, nous n'arrêtons pas de répondre aux gens qui nous téléphonent pour savoir où et comment ils peuvent manifester. Par ailleurs, ce week-end, notre site Internet a connu une fréquentation inhabituelle», affirme Bruno Bothua, de l'union départementale CGT. «La pression monte. La preuve: les étudiants, qui n'étaient pas à nos côtés jusqu'à présent, le seront jeudi», se réjouit Jean-Marc Thépot de la CFDT.

«Virer la réforme»

Dans ce contexte, l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et Unef) se sent pousser des ailes et n'hésite pas à hausser le ton. «Plus question de tergiverser. Aujourd'hui, il s'agit de virer cette réforme que nous considérons comme injuste».
Dans ce concert de revendications, FO joue sa propre partition avec des nuances parfois difficiles à cerner. Ainsi, Pierrick Simon, secrétaire de l'UD FO avait invité, lundi soir, ses homologues morbihannais à venir discuter des suites à donner au mouvement du 23 septembre. En vain.

L'unité dans l'action

«Dommage», commente-il. «Contrairement aux autres syndicats, nous ne croyons pas qu'il soit possible d'amender le projet de réforme sur tel ou tel point», explique Pierrick Simon, en référence aux dernières déclarations des leaders syndicaux nationaux autres que Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. « À FO, nous l'avons toujours dit: la seule issue, c'est le retrait pur et simple du texte». Ce qui explique pourquoi les militants FO seront, eux aussi, dans la rue jeudi, au nom de la sacro-sainte unité d'action.

À savoir

 

Rassemblements à 10h

 

  Vannes, sur la Rabine


 Lorient, à la maison des syndicats


 Pontivy, sur la Plaine 

 

à 10h30, au Palais, à l'embarcadère.

 

À Lorient et à Vannes, les prises de parole auront lieu avant le départ des défilés. «Et ce, afin de ne plus pénaliser les manifestants qui appartiennent aux queues des cortèges et qui, à chaque fois, ne peuvent entendre les discours», expliquent les organisateurs.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:14

Synthèse claire et concise en dix points sur les enjeux de la réforme des retraites, rédigée par Jean-Marie Harribey pour la revue Politis.

 

Pont de Brest-Plougastel 16 sept 2010 021

 

 

1. Le niveau des pensions baissera et pénalisera les salariés


En dépit des promesses répétées de ne pas baisser le niveau des pensions, la réforme envisagée par le gouvernement aura les mêmes conséquences que celles de 1993 et de 2003 : une baisse considérable du taux de remplacement des pensions par rapport aux salaires.

 

Le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans en 2018 et l’augmentation de la durée de cotisation à 41,5 ans en 2020 rendront beaucoup plus difficiles les conditions de départ. Puisque l’âge moyen de cessation d’activité est inférieur à 59 ans et que les deux tiers des salariés sont déjà hors emploi à 60 ans, ceux qui conserveront un emploi devront travailler plus longtemps, les autres sombreront dans la précarité ne pouvant cotiser malgré l’obligation qui leur est faite.


Le projet accentue encore l’injustice en repoussant à 67 ans l’âge auquel on pourra partir à taux plein sans décote. Ainsi, le gouvernement ne tient aucun compte du fait que, à 60 ans, l’espérance de vie en bonne santé est moitié moindre que celle de l’espérance de vie tout court. C’est à se demander si, voulant trouver une « solution démographique » à un problème qui ne l’est pas, on ne cherche pas en haut lieu à interrompre la tendance à l’allongement de l’espérance de vie.


2. Les inégalités ne seront pas réduites mais aggravées


Tout se conjugue pour perpétuer les discriminations dont sont victimes les femmes. Actuellement, les femmes perçoivent une retraite qui ne représente en moyenne que 62% de celle des hommes en incluant les dispositifs de solidarité et 53% sans ces derniers. Petits salaires, carrières discontinues, petites retraites et âge plus tardif de départ pour ne pas subir de décote, aucun de ces handicaps ne sera atténué par la réforme en cours.


En effet, les dispositifs de majoration ont été rognés pour les femmes fonctionnaires en 2003 (6 mois au lieu d’un an par enfant) et pour les salariées du privé en 2009 (1 an au lieu de 2 par enfant, la seconde année pouvant être partagée avec le père). La possibilité d’inclure pendant le congé de maternité un trimestre d’indemnités dans le calcul du salaire de référence pour la retraite sera très loin de compenser les dégradations précédentes. Le projet de réforme va également pénaliser les mères fonctionnaires en supprimant, à partir de 2012, leur droit à une retraite anticipée quand elles ont trois enfants.


3. Les carrières longues et la pénibilité sont largement ignorées


L’aggravation des inégalités va aussi se produire par le biais des mesures portant sur les carrières longues et la pénibilité qui concernent avant tout les salariés ayant passé leur vie avec des salaires faibles ou très faibles.

Le dispositif de la loi de 2003 avait permis aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir avant 60 ans : 100 000 par an en avaient bénéficié. Le gouvernement ayant jugé que c’était trop, avec la nouvelle réforme, il leur faudra attendre deux ans de plus, et le nombre de bénéficiaires sera diminué de moitié dès 2011.


Le Medef peut être satisfait du traitement de la pénibilité : elle ne sera prise en considération qu’au cas par cas, laissant au salarié le soin de faire la preuve médicale que son travail a été pénible. La pénibilité du travail est ramenée à la question du handicap physique puisqu’il faudra un taux d’incapacité au moins égal à 20% pour que cette notion soit reconnue.

Sachant que les individus restent en bonne santé en moyenne jusqu’à 63 ans, le choix est fait de les faire travailler pratiquement jusqu’à cet âge, les privant ainsi des quelques bonnes années dont ils pourraient jouir.


4. Les fonctionnaires y perdront beaucoup


Augmenter le taux de cotisation des fonctionnaires de près de 3 points signifiera une baisse de salaire déguisée, alors que, à qualification égale, les retraites du privé et du public sont comparables. Et, contrairement aux assurances données par le gouvernement, son projet de loi concerne les cheminots (régimes spéciaux) sur tous les points appliqués à la fonction publique. La seule différence réside dans la date d’application, « seulement » à compter de 2017, car il faut attendre que la contre-réforme de 2007 soit appliquée totalement avant d’aller plus loin.


5. Une machine à produire du chômage


Reculer l’âge de départ à 62 ans entraînera une hausse du chômage et des déficits sociaux tant que le nombre d’emplois offerts n’augmentera pas. Dans une période de chômage tel que nous le connaissons, ces mesures sont absurdes car, si les seniors sont maintenus au travail, l’entrée des jeunes dans la vie active sera retardée d’autant. D’ailleurs, l’INSEE vient d’établir une corrélation entre l’augmentation du taux de chômage des jeunes et l’augmentation du taux d’emploi des plus de 55 ans.


Cette réforme des retraites est aussi néfaste que le sont les politiques de l’emploi menées depuis trente ans. On prétend dynamiser l’emploi en aggravant les conditions d’emploi et de salaires. C’est l’effet inverse qui se produit : la dévalorisation du travail sous tous ses aspects entraîne déqualification, précarité, détérioration de la santé et, au bout du compte, atonie de l’activité économique et donc dégradation des comptes sociaux. La réforme des retraites est une déclinaison de cette spirale descendante.


6. Une répartition des richesses globalement inchangée qui n’assure pas le financement des retraites


Le gouvernement a beau faire la sourde oreille, il a été contraint de dire qu’il fallait trouver de nouvelles sources de financement. Mais les nouvelles sources qu’il a trouvées lui ont été soufflées par le patronat. Sur les 32,2 milliards de déficits prévus en 2010, il compte prélever 3,7 milliards sur les revenus du capital.

 

Le reste sera pris aux salariés. Le passage de 40 à 41% du taux de la dernière tranche de l’impôt sur le revenu et l’augmentation d’un point des prélèvements sur les cessions d’actifs sont anecdotiques.

Sur le moyen terme, les mesures d’âge et de durée de cotisation feraient entrer dans les caisses de retraite 20,2 milliards en 2020 et la baisse des pensions des fonctionnaires 4,9 milliards. Dans le même temps, 1,4 milliard serait transféré de l’assurance chômage aux caisses de retraite, en dépit de la faiblesse des indemnités chômage et du maintien prévisible du sous-emploi à un haut niveau. Salariés et chômeurs contribueraient donc à hauteur de 26,5 milliards sur les 45 milliards nécessaires.


Le comble de la réforme est qu’elle n’assure pas l’équilibre tant souhaité puisqu’il manquera 15 milliards en 2020. Comment pourrait-il en être autrement puisque la classe bourgeoise ne veut pas que l’avantage qu’elle a acquis depuis 30 ans lui soit enlevé, à savoir l’extraordinaire détournement de la valeur ajoutée à son profit.


7. Satisfaire les marchés financiers


La baisse des revenus du travail est l’une des causes majeures de la crise déclenchée en 2007. Celle-ci a provoqué un accroissement considérable des déficits publics et sociaux. Maintenant, l’enjeu est de savoir qui va payer les pots cassés de cette crise. Les marchés financiers, bras armé des possédants, entendent faire plier les États dont les systèmes sociaux sont considérés comme trop avantageux pour les salariés et les populations aux revenus modestes. Jour après jour, tous les membres du gouvernement dissertent sur la nécessité de rassurer les marchés financiers. Tel est l’objectif premier des plans d’austérité draconiens qui s’installent dans tous les pays européens, du plus faible, la Grèce, au plus fort, l’Allemagne, et cela avec l’appui ou sous les injonctions du FMI.


8. Une réforme insuffisante pour la Commission européenne


La Commission européenne prépare un Livre vert sur les retraites qui recommandera de relever l’âge de départ à la retraite pour que les individus ne passent pas plus d’un tiers de leur vie d’adulte en retraite. On n’en attendait pas moins d’une Commission qui a toujours dans ses tiroirs le projet d’augmenter la durée hebdomadaire du travail jusqu’à 65 heures.


9. Une réforme qui laisse dans l’ombre la capitalisation


Le document d’orientation présenté à la mi-mai par le gouvernement estimait nécessaire « d’encourager les dispositifs d’épargne retraite ». Il annonçait « des mesures permettant à davantage de Français de compléter leurs pensions de retraite en recourant à des dispositifs d’épargne-retraite ». Dans le projet de réforme, le soin mis pour éviter toute allusion à cette volonté est suspect, d’autant plus que l’UMP et le Medef sont très favorables au régime par capitalisation. Il faudra s’attendre dans les semaines à venir et lors de la présentation du texte au Parlement à quelques surprises en la matière.


10. Un projet à rebours de l’histoire


Derrière les retraites, ce qui est en jeu, c’est la place du travail et du temps libéré dans la vie, la place des travailleurs et des retraités à qui il n’est reconnu que le devoir d’exister comme subordonnés à l’exigence du capital. Ce qui est en jeu aussi, c’est le type de développement humain qui est promu : à la nouvelle contre-réforme des retraites correspond un modèle d’où est exclue la possibilité d’utiliser les gains de productivité pour réduire la durée du travail et gagner du temps libre, et dans lequel la société est vouée à jamais au productivisme.

 

Sources : Jean-Marie Harribey, LMSI, texte publié initialement par Politis, n° 1108, 24 juin 2010


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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 09:58

Tract de la manifestation

 

Retraites, aussi une affaire de jeunes !


Les jeunes finistériens réunis contre la réforme des retraites :


Devant la nouvelle attaque du Gouvernement contre le système social français, les jeunes du Finistère s'organisent. Le collectif finistérien "La retraite est une affaire de jeunes" se compose de l'UNEF Brest-Quimper, UNL 29, LMDE, MJS 29, NPA 29, JRG 29, JC 29, UDB, SLB. Son objectif est de regrouper les forces vives de la jeunesse pour l'informer et la mobiliser massivement.

Une fois de plus, le Gouvernement a choisi de sanctionner les Français pour une crise dont ils ne sont pas responsables. L'allongement de la durée de cotisation vient encore fragiliser les chances des travailleurs de bénéficier d'une vraie retraite à taux plein en pleine période d'instabilité économique. Pour les plus riches, la retraite par capitalisation doit apporter le complément nécessaire pour vivre confortablement. Et pour les autres ?

D'éventuelles périodes de chômage ?... des études longues ?... et vous voilà à faire le choix entre toucher une retraite incomplète et travailler encore et encore.

Les jeunes ne sont pas dupes quand Eric Woerth, ministre du travail, assure que c'est pour nous que la réforme est menée. L'Etat se désengage une fois de plus. Là où existait un système de financement solidaire entre les générations, il y aura le système inégalitaire de la capitalisation.

Le collectif souhaite rappeler au Gouvernement que c'est dans le sens inverse que la réforme devrait intervenir. L'âge de la retraite doit rester fixé à 60 ans. De plus, le Gouvernement doit prendre en compte qu'aujourd'hui l'âge moyen pour l'obtention d'un premier emploi stable est 27 ans. Ainsi pour tenir compte de cette évolution sociale en prenant en compte le temps d'études, de stages et des périodes d'inactivités forcées dans la durée de cotisation.


Une rentrée offensive :

Conscient que l'action collective est la meilleure méthode pour se faire entendre, le collectif se joindra au mouvement national du 23 septembre sur les retraites. 

Rendez-vous les 22 et 23 septembre,
pour dire non la réforme des retraites !

 

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