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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:17

29 avril 2012 -

 

À l'occasion de son dixième anniversaire, le collectif rennais de soutien aux personnes sans papiers a manifesté au cours de la journée d'hier. Créée autour de quatre personnes en décembre2001, la structure, qui s'occupait alors de quelques cas de sans-papiers menacés d'expulsion, a pris de l'ampleur en avril 2002, comme l'explique Xavier, l'un des membres fondateurs du collectif.

Parloir sauvage

«Le choc de voir Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle a fait que beaucoup de gens nous ont alors rejoints. Il y a, depuis, une soixantaine de personnes qui tournent au sein du collectif, avec trois revendications:


_des papiers pour tous,

_la fermeture des centres de rétention et

_la libre circulation et installation des personnes dans le monde.

 

On continue de lutter toutes les semaines, même si c'est dur car nous ne sommes pas beaucoup»

 

. Après la gare et le quartier du Blosne, environ 80 manifestants, portant des silhouettes symbolisant des expulsés, se sont réunis devant le Centre de rétention administrative (CRA) de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, pour, notamment, un parloir sauvage à travers le grillage de l'établissement.

 

«Vous êtes combien en ce moment?», a ainsi demandé un militant. «Une vingtaine», lui a répondu l'un des retenus...

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/sans-papiers-le-collectif-rennais-fete-ses-dix-ans-29-04-2012-1685749.php

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 11:05

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9 avril 2012

Entretien avec Alexandre et Délia Romanès par Willy Le Devin.


Poète, ami de Jean Genet et descendant des Bouglione [1] dont les Alexandre Romanès planche à 61 ans sur son sixème ouvrage. Chanteuse née en Roumanie, Délia a connu les pires heures de Ceausescu. Mariés depuis 1994, date à laquelle ils fondèrent le cirque Romanès, ils sont la voix du peuple tsigane de France. Hier, pour la journée mondiale des Roms, ils jouaient La Reine des gitans et des chats. Ils reviennent sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le plus douloureux de la Ve République pour leur communauté.


Willy Le Devin – Le mandat de Nicolas Sarkozy s’achève. Un soulagement pour les Tsiganes ?


Alexandre Romanès : S’il n’est pas réélu, je crois que l’on pourra parler de soulagement. Jamais un chef de l’Etat n’avait brutalisé à ce point les Tsiganes. Et ce d’autant plus qu’il aura fait le boulot jusqu’au bout [un campement de Roms a été détruit jeudi 5 avril à Massy, dans l’Essone]. Nicolas Sarkozy a délibérément jeté les Tsiganes à la vindicte populaire, alors que nous n’en avions pas besoin. Notre peuple subit déjà assez le racisme. Le Président s’inscrit malheureusement dans la longue liste de ceux qui l’ont institutionnalisé.


Délia : Moi, je ne crois plus en rien. Même si la gauche passe, je ne sais pas si nous vivrons mieux. Il y a une telle méfiance dans le regard des gens à notre égard ! Ça me fait peur.


Comment expliquez-vous le durcissement de la France à l’égard du peuple tsigane ?


A. : Depuis quatre à cinq ans, on a l’impression que la dureté des pays de l’Est à notre égard se déporte vers l’Europe occidentale. Le climat s’est dégradé en France, mais aussi en Allemagne et en Italie [2]. Le Rom a été désigné comme le bouc émissaire, l’étranger qui venait manger la laine sur le dos du bon peuple français, qui ne peut plus survivre à cause de la crise financière mondiale. C’est criminel de faire de tels discours à de fins électoralistes car, sur le terrain, les gens finissent par le croire et nous vivons un enfer.


D. : Alexandre n’a aucun rôle officiel, mais il est de plus en plus appelé au secours par des membres de la communauté. Parfois en pleine nuit, parce que les Tsiganes se font agresser – il y a deux semaines, un campement de Lyon a essuyé des jets de cocktails Molotov – ou que les pelleteuses se mettent en place pour tout détruire.


Diriez-vous que le racisme que vous vivez est le dernier racisme assumé de la société française ?


A. : Oui. On se permet de faire aux Tsiganes des choses qu’on n’aurait même pas idée de faire subir aux autres communautés. Imaginez demain que des maires ou des préfets prennent des arrêtés antijuifs. Vous imaginez le tollé ? Pour les Tsiganes, personne ne bouge, à part une micromanifestation de temps en temps. Pourtant, notre peuple est installé en France depuis des décennies.

 

Beaucoup ont défendu la France pendant les grandes guerres du XXe siècle. Et savez-vous que nous étions les représentants de la France à l’Exposition universelle de Shanghai en 2010 ? Nous avons été choisis par José Frèches, responsable du pavillon français [3] et très proche de Nicolas Sarkozy : il a dirigé son site de campagne en 2007 ! C’est bien qu’au fond le Président sait que l’on peut être tsigane français. Il n’y a rien d’antinomique là-dedans.


Alors pourquoi se permet-on d’aller si loin contre les Tsiganes ?


A. : Parce que nous ne votons pas ! Nous ne représentons aucun poids électoral. Les Tsiganes ne croient pas à la politique, pas au sport, pas à la mode. Seul Dieu est une icône pour nous. On nous fait payer notre nomadisme. Je pense que la méchanceté que l’on subit est une forme inconsciente de la frustration ressentie par pas mal de monde. On envie notre liberté.


D. : Il y a la pauvreté aussi. Aujourd’hui, on a l’impression qu’être pauvre est le péché ultime. Les gens ne veulent pas la voir. Elle leur fait peur. Du coup, les élus se permettent des choses odieuses, car c’est ce que les concitoyens attendent. En France, le Tsigane a vraiment l’image du voleur, mais personne n’essaye de nous connaître. Ce n’était pas comme ça quand je suis arrivé à Nanterre, il y a vingt-cinq ans.


A. : Un exemple, ma fille de 11 ans va à l’école juste à côté du cirque [4]. Dans la cour, elle ne s’éloigne jamais des surveillants, car les autres enfants la tapent et la traitent de « sale gitane ». On a souvent peur pour elle.


Y-a-t-il une issue ?


A. : L’apaisement se joue à l’échelle de l’Europe. Lorsque je vois que Viktor Orban [Premier ministre de la Hongrie] pense interdire le droit de vote aux Tsiganes… Au lieu de nous chasser, la France ferait bien d’assumer son rôle de grand pays des droits de l’homme pour défendre notre communauté à Bruxelles.


*****

 

Gitans


Selon un rapport du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe paru en janvier 2012, les Roms ont été « stigmatisés collectivement comme des criminels dans des propos extrêmement radicaux ces derniers temps. » Exemple : « La décision du gouvernement français, en juillet-août 2010, d’expulser des migrants Roms […] si nécessaire par la force. »


*****

Le concours des meilleurs apprentis de France a distingué fin mars une Rome. Cristina Dimitru, 18 ans, a passé dix-huit mois dans une caravane sans eau ni électricité après son arrivée à Nantes en 2005. Mais, comme Linda Mihai, lauréate en 2010, en catégorie « pressing » également, Cristina n’a pas de papiers. Les demandes de régularisation de sa famille ont toutes été rejetées.


Notes

[1] Une dynastie circassienne, dont l’origine remonte à des roms Sintis, da la branche pakistanaise, montreurs d’ours au XVIIIe siècle en Italie, le nom a été francisé ; dès 1934, la famille reprend le Cirque d’Hiver à Paris. Red. de A l’encontre.

[2] on pourrait ajouter en Suisse – Réd.

[3] Frèches fait dans la sinologie

[4] Porte de Champerret à Paris


* Article paru dans le quotidien français Libération du 9 avril 2012.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 11:01

chibani 1

 

Nous savons qui va gagner les prochaines élections : ce ne sera pas nous.


Trente ans de lutte de l’immigration, une grève générale exemplaire en Guadeloupe comme en Martinique et une longue séquence de révoltes au sein des quartiers populaires –  de celles de novembre 2005 jusqu’à Villiers-le-Bel – ont démontré une résistance acharnée de la part de tous ceux et celles qu’une large part du champ politique n’a eu de cesse d’exclure ou de cantonner à un rôle de citoyens de seconde zone.

 

Les seules réponses que les pouvoirs en place ont apportées se résument à plus de répression et à la mise en œuvre de plus en plus active d’un régime d’exception à l’encontre des descendants de colonisés : couvre-feu et état d’urgence en 2005, quadrillage des quartiers populaires par les polices spéciales, violences policières impunies, gestion des « flux migratoires » de plus en plus accrue et féroce, et l’inflation de lois et de décrets islamophobes pour évincer les musulmans de l’espace public.

 

Quels que soient les gouvernements successifs, les injustices et les problèmes de fond se sont renforcés. Le racisme d’État s’affermit de jour en jour et se décline de la négrophobie exacerbée jusqu’aux attitudes paternalistes.


L’offensive ne s’arrête pas aux discours racistes prononcés par les plus hautes figures de l’État, qui désignent les habitants des quartiers populaires comme les principales sources de tous les maux du système alors qu’ils et elles en sont les premières victimes : ce sont eux et elles qui sont, en premier lieu, discriminés à l’embauche, à l’avancement, au logement, etc.

 

La crise, et l'austérité qui l'accompagne, ne frappent pas partout de la même manière : les quartiers populaires sont les plus durement touchés par le chômage, par le démantèlement du service public et par les coupes budgétaires massives.


D’autre part, nous savons déjà combien la présidentielle ne permettra pas de changement fondamental de la politique française vis-à-vis de l'Afrique, de la Palestine et de tous les pays arabes et musulmans. Seules les insurrections victorieuses en Tunisie et en Égypte ont pu saborder le soutien du bloc occidental à leurs dictateurs déchus. Mais la politique néocoloniale et impérialiste française n'a pas pour autant cédé.

 

Nous non plus, nous ne céderons pas : les troupes françaises doivent se retirer d’Afghanistan, les menaces sur l’Iran doivent cesser tout comme les menaces d’intervention en Syrie ; le soutien total au projet sioniste de la part des plus hauts sommets doit prendre fin. Nous ne céderons pas sur notre soutien à la résistance palestinienne. Nous ne céderons pas non plus sur les milliers de soldats français déployés sur le continent africain, en appui à des régimes qui se plient aux impératifs des plus grandes entreprises françaises et au terrible système du franc CFA.


Marchons, aux lendemains de cette présidentielle, le 8 mai dès 14h à Barbès.


Cette date met en lumière le paradoxe de la République française : en 1945, ce jour-là, à l’heure du rétablissement de l’État de droit dans la métropole, l’État français commettait simultanément un massacre de masse dans ses colonies, à Sétif, Guelma et Kherrata. Bien d’autres massacres précèdent et ont suivi mais cette date précise pointe un clivage : jour de massacre pour les uns, jour de libération pour les autres.


Marchons pour marquer ensemble un premier pas vers un front politique de résistance pour et par les quartiers populaires.


Marchons ensemble et unis pour montrer que nous ne sommes et ne serons pas dupes : ils doivent savoir – quel que soit le résultat des élections – que non seulement nous ne comptons pas sur eux mais qu’ils ne pourront plus faire sans nous.

 

Premiers signataires :

Action Citoy'Aisne, Alliance Noire Citoyenne (ANC)/Brigades Anti-Négrophobie, Alternative Libertaire, Art de la paix, Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Campagnes Civiles Internationale Pour la Protection du peuple Palestinien (CCIPPP), Coup pour Coup 31, Collectif des Musulmans de France (CMF), Déchoukaj, ETM 31 (Égalité Toulouse Mirail), "Ensemble à Bagnolet", Épices, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fondation Frantz Fanon, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Génération Palestine (GP), Générations Spontanées contre le racisme et l 'islamophobie, GUPS (Union Générale des Étudiants de Palestine), Groupe Frantz Fanon, H.I.J.A.B., Les Indivisibles, Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS), Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA), Parti des Indigènes de la République (PIR), Printemps des quartiers, Quartiers Nord Quartiers Forts, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Vies Volées, Zone d'Expression Populaire (ZEP).

date: 
20/04/2012 - 00:31
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:58

Communication des occupants :


Bonsoir a tout-e-s!

Nous occupons actuellement le CDAS St Marc (41 rue Sebastopol), nous, les demandeur-euse-s d'asile récemment mis-e-s à la rue, les militant-e-s, les ami-e-s.

 

Nous sommes entré-e-s à 16h, la directrice des CDAS de Brest nous a reçu-e-s et nous avons négocié l'occupation. Les élu-e-s du Conseil Général ont été prévenu-e-s et ont contacté la préfecture. La proposition d'hébergement pour 2 nuits à l'hôtel faite par la préfecture (vers 20h) a été refusée collectivement.

 

Nous continuerons à occuper jusqu'à l'obtention de logements pérennes. Nous avons besoin de soutien notamment pour la nourriture ( boissons chaudes, repas froids pour la journée, repas chauds pour le soir etc...). Mais nous avons surtout besoin que des personnes rejoignent l'occupation, notamment en journée.

"Pas d'baratin, on occupe le terrain!" (ZEP)

Des occupant-e-s

 

http://brestlarouge.hautetfort.com/archive/2012/03/13/soutien-aux-demandeurs-d-asiles-a-brest-occupation-du-cdas-j.html

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:52

29 février 2012 à 12h17

 

Ce mercredi matin, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat Colbert, à Brest, en soutien à une jeune femme d'origine marocaine menacée d'expulsion, alors qu'elle travaille à Brest et y élève sa fille de 3 ans, née ici.

 

Laïla, 27 ans, ne veut pas retourner dans son pays, car "mon enfant, né en France, a été conçu hors mariage et nous ne serons jamais acceptées là-bas". Pas d'expulsion pour le moment. En fin de matinée, Laïla a, en effet, appris qu'elle est assignée à résidence pour les prochains 45 jours.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/brest-menacee-d-expulsion-laila-obtient-un-sursis-29-02-2012-1617262.php

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:46

 

 

Cette conférence initialement programmée le 22/9/11, avait dû être annulée suite à un retard du tgv qu’avait pris Mme de Wenden

 

jeudi 12 janvier 2012 - 20h00
salle du Chapeau Rouge - QUIMPER

CONFÉRENCE-DÉBAT

Émigration - Immigration
Comprendre les flux migratoires

avec

Catherine de Wenden

Directrice de recherche au CNRS, enseignante à Sciences Po

 

L’Europe a toujours été un des grands pôles de migrations en raison de son accessibilité, l’Amérique, l’Asie sont également historiquement des lieux de migrations importants en raison de leurs attractivités. Aujourd’hui, figurent dans les pays importants de migration : Arabie Saoudite, Corée du Sud, Japon et l’ Australie .


Sur les 200 millions de migrants, seuls 61 millions émigrent du Sud au Nord. Un migrant sur 2 est une femme. Le profil des migrants change, les raisons de migrer aussi.

 

Sur fond de crise économique touchant les pays, les gouvernances mondiales, le thème des flux migratoires est, sans aucun doute, un sujet de réflexion prioritaire. Des migrations forcées aux migrations décidées, Catherine de Wenden nous livre son analyse, s’interroge sur le rôle social et économique de la migration et propose des directions pour trouver des solutions en termes de droit et de statut afin que les pays d’accueil et de départ tirent le meilleur parti de la mobilité.et pose, en filigrane, la question de la libre circulation des hommes au XXI e siècle. Chercheur sur le thème des flux migratoires, Catherine de Wenden a écrit plus de 20 livres et essais sur la migration.

 

Parmi lesquels :
- Atlas mondial des migrations. 2ème édition 2009. Paris, Autrement, 2009
- La Globalisation humaine. Paris, PUF, 2009
- La question migratoire au XXIème siècle. Migrants, réfugiés et relations internationales. Paris, Presses de Sciences-Po 2010

  • Entrée :
  • 8 €
  • 6 € pour les adhérents
  • 3€ pour les étudiants et chômeurs

http://www.lalibertedelesprit.org/spip.php?article161

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:12

 

Après les expulsions de Rroms et la chasse quotidienne aux sans-papiers, la politique anti-immigréEs et anti-pauvres du gouvernement Sarkozy continue toujours plus fort.

 

En Seine-Saint-Denis, c’est le préfet Lambert, proche de Sarkozy, qui officie et, à l’approche de la campagne électorale, il a décidé de taper de manière musclée. À Saint-Denis, depuis le début de la trêve hivernale, quatre immeubles frappés d’un arrêté préfectoral d’insalubrité ont été vidés de leurs habitantEs. Soit une expulsion d’immeuble par semaine ! Ces expulsions se font en plein hiver et sans proposition de relogement durable.

 

Une centaine de personnes se retrouvent ainsi jetées dehors. Les familles avec enfants sont envoyées aux quatre coins de l’Île-de-France dans des hôtels « sociaux » pourris. Leurs enfants, scolarisés à Saint-Denis, ont toutes les peines à venir à l’école. Pour les célibataires et les sans-papiers, c’est la rue ! Comble du mépris : la préfecture refuse de restituer aux familles d’un immeuble (le 11, rue Dézobry) les affaires et les papiers laissés dans l’immeuble lors de l’évacuation.


L’État prend prétexte de l’incendie du squat de Pantin le 28 septembre dernier et de l’insalubrité des immeubles pour expulser. Expulser pour protéger ? Certainement pas. D’une part, la plupart de ces familles se retrouvent à la rue sans hébergement, même d’urgence (le 115 est saturé). D’autre part, cela fait des années que les autorités connaissent la situation de ces immeubles sans avoir rien fait.

 

La raison des expulsions est bien ailleurs. À quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement tape sur les travailleurEs immigréEs, faisant ainsi la politique du FN. Calcul électoral donc. Mais il s’agit aussi d’accélérer la politique de « requalification » des quartiers dégradés et les opérations immobilières juteuses qui vont avec. Les immeubles vidés sont en effet situés dans le centre-ville de Saint-Denis, où le parc de logement privé est dégradé depuis longtemps, et les autorités espèrent pouvoir y installer des populations plus « aisées ».


Face à l’offensive de l’État, la mairie de Saint-Denis (dirigée par le PCF) ne cesse de tergiverser. D’un côté, elle se déclare opposée à ces expulsions et solidaire des familles, de l’autre, elle refuse d’engager la bataille politique contre les sbires de Sarkozy. Pourtant, face à un préfet qui refuse toute discussion, nous disons qu’il n’y a qu’une issue : la mobilisation populaire. Les familles expulsées se sont rassemblées pour lutter.

 

Celles du 76, rue Gabriel-Péri occupent le parvis de la mairie, malgré le froid et la tempête des derniers jours. La population de Saint-Denis a elle aussi décidé de ne pas laisser faire. Cinq manifestations (200 à 300 personnes) se sont déroulées depuis fin novembre. Un comité de soutien et de mobilisation a été créé et regroupe des syndicats, des associations et des partis de gauche.

 

Le NPA et ses militantEs se sont engagéEs auprès des expulséEs et participent au comité. Nous disons que c’est toute la politique du logement qui est à revoir dans ce pays. Face à des situations de mal-logement toujours plus dramatiques (presque 4 millions de mal-logés en France) il est temps de bloquer les loyers, de réquisitionner les logements et immeubles vides et de construire massivement des logements sociaux. Dans l’immédiat, nous exigeons la régularisation des sans-papiers de ces immeubles et le relogement des familles. Parce qu’un toit c’est un droit !


Étienne (Saint-Denis)

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:49

flics-noir

 

Faits divers

vendredi 07 octobre 2011

Une douzaine de personnes retenues au Centre de rétention administrative (Cra) de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, se sont opposées, ce vendredi soir, 7 octobre, aux policiers chargés de garder l’établissement.


Les hommes s’étaient repliés dans la zone de rétention, à l’intérieur du Centre, et y ont dressé des barricades de fortune. Ils ont chassé les surveillants qui se sont approchés, en leur jetant des pierres. Deux bancs scellés au sol ont également été arrachés et projetés sur les gardiens.

 

D’après la Cimade, organisation non gouvernementale habilitée à assister les personnes placées en centres de rétention administrative, cet incident intervient dans un contexte « de vives tensions » entre les sans-papiers retenus au Cra de Saint-Jacques et les policiers qui en ont la garde. Le bras de fer de ce vendredi soir a démarré suite à l’arrivée d’un Tunisien au centre, placé là pour 20 jours de rétention. Les hommes qui ont formé le barrage et fait le coup-de-poing ont jugé qu’il avait été accueilli de manière indigne par les gardiens du Cra.

 

 

Le chef de centre a appelé un groupe d’intervention de la police en renfort, qui a démonté le barrage vers 21 h 30 et calmé les esprits. L’opération s’est déroulée sans violence et les « mutins » ont regagné leurs chambres en quelques minutes.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-echauffourees-au-Centre-de-retention-administrative_40771-1997799-pere-bre_filDMA.Htm

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:29

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Social

 

vendredi 23 septembre 2011

« Cela fait plus de 15 jours que quatre familles, une Arménienne et trois Albanaises, ne sont pas hébergées sur Brest. La famille africaine a, quant à elle, repris la route, explique Olivier Cuzon au nom du collectif Cass-papiers.Durant ces 15 jours, elles ont été, pour de trop rares nuits, prises en charge par le 115. Mais même cet accueil d’urgence d’une seule nuit ne leur permet pas de se projeter dans un quelconque projet. Les journées sont occupées à savoir où elles vont passer la nuit à venir. Et leurs conditions de vie dans la rue sont déplorables et inacceptables, surtout en raison de la présence d’enfants. »


La situation n’évoluant pas, le collectif Casss papiers est venu ce vendredi matin, à 10 h, interpeller à nouveau le sous-préfet de Brest sur « sa responsabilité en matière d’hébergement des familles demandeuses d’asile et de leurs enfants ». Une délégation doit être reçue sous peu.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Demandeurs-d-asile-a-Brest-le-collectif-Cass-papiers-devant-la-sous-prefecture_40779-1992400_actu.Htm

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 06:36

 

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vendredi 16 septembre 2011
 

Depuis plusieurs jours, des familles étrangères avec des enfants, dont certains n'ont que 4 ans, dorment sur le trottoir au port de commerce.

L'histoire

En 2011, en France, des enfants de 4 ans peuvent dormir dans la rue ! La scène se passe au port de commerce, rue de Madagascar. Depuis environ deux semaines pour certaines, des familles installent un campement pour la nuit : une bâche pour isoler du sol et des couvertures. Elles sont installées sur le trottoir, devant le foyer d'hébergement Aftam.

Il y a désormais cinq familles : trois d'Albanie, soit douze personnes dont six enfants ; une couple d'Arméniens avec une fillette de 4 ans et un garçon de 7 ans ; une mère seule avec trois enfants, dont une fillette de 4 ou 5 ans, venue de la Corne de l'Afrique. Somalie, Éthiopie, Djibouti ? Difficile à dire : seuls les enfants parlent le français, laissant penser qu'ils sont effectivement passés par Djibouti.

 

« Déni de droit »


Gevorg et son épouse Gohar ont fui l'Arménie, mais ne veulent pas dire pourquoi. Ils craignent beaucoup d'être pris en photo. Par l'intermédiaire d'un bénévole russe, ils acceptent d'expliquer leur parcours. Ils disent être arrivés en France le 30 août en provenance de Moscou, « après trois jours en autobus ». Pourquoi ont-ils poussé jusqu'à Brest ? Impossible de le savoir. Ils disent être arrivés « par l'autobus ». Depuis deux semaines, le couple affirme n'avoir bénéficié que de « trois nuits à l'hôtel ». Ils ont l'intention de faire une demande d'asile.

 

« C'est un déni de droit, dénonce Olivier Cuzon de Cass'Papiers, collectif de soutien aux sans-papiers. Le préfet a l'obligation d'assurer l'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile. Et surtout, laisser des enfants dormir dans la rue ! C'est contraire à la convention internationale des droits de l'enfant. »


Hier après-midi, deux militants ont demandé une entrevue à la sous-préfecture. La grille ne s'ouvrant pas, ils ont profité de la sortie du personnel pour se glisser dans l'enceinte de la sous-préfecture. Ils ont été finalement reçus par le secrétaire général. « Ils suivent la situation de près et ont promis une réponse le plus rapidement possible », indiquait Olivier Cuzon, à l'issue de l'entrevue.

 

« Forte tension »


Hier soir, le sous-préfet de Brest souhaitait replacer cette affaire dans « un contexte de forte tension sur l'hébergement des demandeurs d'asile. Depuis le début de l'année, les demandes ont augmenté de 30 % au niveau national. Ça se répercute aussi dans le Finistère. » Selon Jean-Pierre Condemine, le Finistère dispose de 421 places d'hébergement d'urgence. « Nous sommes saturés. »


Ne contestant pas l'urgence pour les enfants, le sous-préfet assure que « les décisions les plus adaptées seront prises pour les familles les plus en détresse ». Mais il prévient : « Nous ne pourrons pas héberger tout le monde. »

Hier soir, les familles africaine et arménienne ont été hébergées à Keraudren. Les familles albanaises sont restées sur le trottoir.

 

 

Yannick GUÉRIN

 

 http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-enfants-emigres-dorment-dans-la-rue-_40843-1989633------29019-aud_actu.Htm

 

http://cassspapier.gwiad.org/

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