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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 14:01
http://bxl.indymedia.org/system/photo/2012/02/06/2490/1.jpgCommuniqué du Droit Au Logement de Gironde (DAL 33) Le 25 décembre 2012

 
Le 22 décembre, à partir de 15h, le DAL33 a rendu public la réquisition de l’ancien hôtel des impôts de Bordeaux, situé au 13 rue Thiac. Un bâtiment public, magnifique, inoccupé depuis des années et plus que salubre. Une cinquantaine de personnes étaient dans le bâtiment lorsque vers 15h45 les forces de police ont frappé à la porte.

Nous leur avons ouvert pour leur signifier que nous occupions ce bâtiment depuis la nuit du 18 au 19, qu’il était habité, que nous ne faisions que répondre aux vœux de la ministre du logement de réquisitionner des bâtiments publics en bon état pour y loger des personnes et des familles qui en ont besoin.
De fait, une cuisine et des lits étaient installés, il y avait l’eau et l’électricité, bref : il était habité depuis plusieurs jours.

Cette action de médiatisation était prévue non violente, il était prévu de ne pas résister par la violence aux forces de l’ordre. Il était prévu qu’elle soit festive, artistique, militante ; il y avait aussi de quoi se nourrir. Le commissaire de police n’a même pas fait semblant de nous écouter. Mentant franchement, il a déclaré avoir les preuves de notre effraction et d’un flagrant délit. Il s’est introduit de force par l’embrasure de la porte et a ordonné à ses hommes l’assaut.

Malgré notre non-violence, l’instinct et la solidarité ont fait que lorsqu’ils ont commencé à ouvrir la porte, quasiment tout le monde s’est jeté dessus comme une seule personne. Alors ont commencé le gazage par lacrymo et les coups. Et nous avons été expulsés. Quelques bleus et brulures dues aux lacrymos, pas d’arrestation. Pas de vague. Mais un bâtiment splendide qui reste vide.

Nous dénonçons avec force ce décalage entre les paroles et les actes du gouvernement.
Nous dénonçons la brutalité de cette expulsion dont la légalité serait, dans un état de droit, plus que discutable.

Le contexte

La ministre du logement a annoncé la réquisition prochaine de bâtiments publics vacants pour loger des personnes. Au lieu d’attendre désespérément, nous avions décidé de le faire ici, à Bordeaux. Nous, c’est un ensemble de personnes, parfois membres du DAL33, souvent sans étiquette, et soutenant sans faille les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes dans leur lutte contre leur expulsion.

Nous voulions le faire ici, à Bordeaux, révoltés des violences des expulsions de logements et de terrains, écœurés du temps politicien totalement coupé du temps réel, de l’urgence réelle de la situation. Nous l’avons fait parce que l’Etat ne respecte pas ses obligations de logement des personnes vulnérables : le 115 refuse du monde tous les jours, les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) sont loin de loger tous les migrants qui y ont droit, en vertu du droit français et international.

Nous l’avons fait parce que pour nombre d’artistes, de personnes de moins de 25 ans (qui n’ont pas droit au RSA) et/ou en contrat précaire ou autour du SMIC, se loger ou trouver un local pour exercer est une mission souvent extrêmement difficile. Et nous en avons la légitimité, issue d’une partie du droit trop longtemps et trop souvent bafouée : le droit à un logement, un toit, pour toutes et tous. Et parce qu’il y a selon l’INSEE 2 millions de logements vacants en France.

Revendications

- La réouverture pérenne du bâtiment réquisitionné pour en faire un lieu de vie et d’accueil
- L’arrêt des expulsions de logements et de terrains, ici et partout,
- l’application immédiate de la loi de réquisition, y compris au parc privé
- la construction et la rénovation immédiate de logements,
- l’application du Droit Au Logement Opposable (DALO),
- le respect par l’Etat de son obligation de loger les demandeurs d’asile et toute personne à la rue,
- l’évolution de la loi concernant les habitats autonomes, légers, éphémères et mobiles …

Droit Au Logement Bordeaux -- D.A.L33
8 rue La Course
33000 Bordeaux
Mail : dal33gironde@gmail.com

Tel : 06 95 43 53 23

Site : http://dal33.over-blog.com/

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:10

vottem13

Par Denis Horman le Mardi, 25 Décembre 2012

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Comme chaque 24 décembre, avant le réveillon, le CRACPE (Collectif de résistance aux centres pour étrangers) a donné rendez-vous devant le centre fermé pour étrangers, à Vottem (Liège).


Avec nos bougies, nous y avons éclairé la face la plus honteuse de la politique belge en matière d’asile et d’immigration : les centres fermés pour étrangers où sont détenues des personnes « criminalisées », alors qu’elles sont simplement « sans-papiers », c’est-à-dire sans titre de séjour ; les expulsions violentes qui se poursuivent quotidiennement.


Prenant la parole devant les grilles du  centre fermé, notre camarade France Arets, animatrice du CRACPE, a jeté un coup de projecteur sur cette politique de la Belgique : « En ces temps où les raisons de fuir la guerre, les dictatures, les persécutions, la misère, les catastrophes climatiques, ne font que s’intensifier à l’échelle de la planète, c’est une  politique de non-accueil qui est menée en Belgique.

 

Le gouvernement actuel a même décidé d’intensifier la politique dite de retour, c’est-à-dire en réalité d’expulsion. Alors que la xénophobie reprend vigueur, à nous de nous mobiliser pour une politique d’asile et d’immigration qui respecte les droits humains : droit d’asile, liberté de circulation, droit de vivre en sécurité ».


« Libérons les paroles des enfermés de Vottem ».

 

C’est ainsi que France a lu une communication poignante, bouleversante, des détenus du centre fermé de Vottem. Une communication qui ne peut nous laisser indifférents et qui nous pousse à la résistance, la solidarité, la mobilisation.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 11:09

Une 174

Réunissant entre 1000 et 1200 participantEs, la manifestation du 16 décembre à Paris (se déroulant dans le cadre de la "journée internationale des migrants") avait deux objectifs.

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Le premier, l’urgence d'exprimer sa solidarité avec la grève de la faim organisée par des membres du collectif des sans papiers 59 (50ème jour ce mercredi) et réclamer la régularisation de tous les sans papiers. Le collectif animé par la CGT se limitant à n’exiger que la régularisation des seuls travailleurs et travailleuse sans papiers, représentait environ un tiers du cortège sur ce mot d'ordre.

 

Le deuxième objectif, repris dans les mots d'ordre portait sur la question de l'égalité des droits, deux jours après la manifestation en faveur du mariage pour tous. C'est sur ces bases que le NPA avait décidé de mobiliser et de fournir l'infrastructure nécessaire à sa réalisation.


Premières impressions :

 

les sans papiers avaient bien mobilisé et composaient les neuf dixième du cortège. Animant la sono, portant des lampions, leur dynamisme a contribué au succès de cette manifestation. Les manifestants "français" étaient eux très discrets dans le cortège : quelques délégations de Solidaires, de la Fasti, de RESF, de la GA, du PG, des alternatifs, et une douzaine de militantes et militants du NPA. La prochaine initiative se tiendra samedi 22 décembre à Lille et fera l’objet d’une montée par cars pour soutenir les grévistes de la faim.


Il ne saurait y avoir de "trêve des confiseurs" lorsque la vie de familles discriminées, victimes de la xénophobie et du racisme, sont en lutte. Mais de nouvelles mobilisations nous attendent, dès le début de l’année : la droite et l’extrême droite entendent de faire du 13 janvier une grande mobilisation de tous les racistes, et les homophobes afin de s’opposer au droit de vote des étrangers et au mariage pour tous.

 

De leur côté (le nôtre!), les progressistes entendent faire une nouvelle démonstration de force, après la manifestation réussie du dimanche 14 décembre en reprenant la rue une nouvelle fois le 27 janvier, deux jours avant l’examen du projet de loi à l’assemblée.


Le NPA se mobilisera dés les premiers jours de janvier pour cette bataille qui est centrale, celle de l’égalité des droits.

 

Cette revendication d’égalité ne se limite pas au seul mariage pour touTEs, et nous nous emploierons à faire de cette date une convergence des luttes pour l’égalité : pour le droit au mariage pour touTEs, pour la régularisation de tous les sans papierEs, et le droit de vote pour les étrangerEs à toutes les élections.


Alain Pojolat

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:36

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 174 (13/12/12)

Le mardi 27 novembre à l'aube, des dizaines de gendarmes sont venus expulser des familles de demandeurs d’asile qui occupaient, à l’initiative du DAL 35 et en lien avec les associations de défense des sans-papiers, une maison de retraite abandonnée à Pacé, en périphérie de Rennes.

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Les migrantEs ont été envoyéEs à la préfecture pour être placé dans des centres « d’accueil », parfois bien loin dans le département. Mais une quarantaine de personnes (dont la moitié d'enfants) n’a pas été prise en compte pour le relogement. Le DAL 35 a donc organisé l'occupation des Champs Libres (bibliothèque et musée de Rennes Métropole), afin que des solutions dignes soient proposées.

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L’État a l'obligation légale de loger les demandeurs d’asile, mais depuis plusieurs années, il laisse vivre à la rue des centaines de migrantEs et pire, les expulse dès que le DAL organise une réquisition.

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Pourtant, le nombre de logements vides sur l’agglomération rennaise est estimé à 10 000. Dans la ville de Rennes, faisant elle aussi expulser les migrantEs, une adjointe au maire est allée jusqu’à accuser le DAL « d’organiser la misère » par la constitution de squats.

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Ces derniers temps, ces expulsions se sont multipliées, notamment à l’encontre de Roms.

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Valls lui-même voulait se rendre la semaine dernière dans ce que Ouest-France nomme honteusement « le plus grand squat de France » afin de montrer sa fermeté et son zèle. Et selon lui, il n'y aura pas plus de 30 000 régularisations par ans… comme sous Sarkozy !

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Partout en France, nous devons organiser la résistance face à ces politiques dégueulasses qui mettent à la porte les sans-papiers ou qui déscolarisent des élèves majeurEs désormais obligéEs de travailler s’ils/elles veulent de nouveaux titres de séjour.

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Correspondants NPA 35

 

Commentaire: Brest, Rennes, Quimper, même combat!

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 13:33
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SIMON Catherine 7 décembre 2012
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Contrôler les migrants étrangers, les enfermer si nécessaire, surveiller les frontières par tous les moyens : on n’a rien inventé de plus profitable ni de plus efficace au cours des dernières décennies.

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Vous sursautez ? Vous avez tort.

En termes de profit et de marketing politique, les migrants sont une excellente affaire.

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C’est ce que démontre cet essai percutant, précisément documenté et qui se lit sans peine. Les sociétés privées de sécurité, tout comme l’industrie de l’armement, ont su, très vite, occuper le créneau. Ainsi, l’entreprise multinationale G4S, dont une partie de l’activité est consacrée à la « gestion » de l’immigration (celle de centres de détention du Royaume-Uni notamment), emploie aujourd’hui près de 650 000 personnes.

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Quant aux fameux drones, ces avions sans pilote, ils sont utilisés, depuis le milieu des années 1990, à des fins non militaires – en particulier pour la surveillance des frontières. Celle séparant les Etats-Unis et le Mexique a été la première, en 2005, à « bénéficier » des services d’un drone, le modèle Predator B, de la société General Atomics. D’autres frontières et d’autres drones ont évidemment suivi. Le filon est loin d’être épuisé.

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Le secteur privé n’est pas seul à profiter de cette manne inédite.

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L’agence européenne Frontex, basée à Varsovie, dotée à sa naissance d’un budget de 6,3 millions d’euros, a vu celui-ci multiplié par quinze en cinq ans.

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Censée coordonner les opérations des Etats membres de l’Union européenne, l’agence a vu son rôle grandir, devenant « l’instrument emblématique de la politique de contrôle migratoire » de l’Union, voire son « bras armé », en particulier en Méditerranée, souligne l’auteure de cet essai, la juriste Claire Rodier. Membre du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), cofondatrice du réseau euro-africain Migreurop, elle travaille sur ces questions depuis de longues années.

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Les rapports de l’agence Frontex, note-t-elle, « regorgent de chiffres, plus invérifiables les uns que les autres », concernant des migrants arrêtés à tel poste-frontière ou le démantèlement de réseaux de trafiquants opéré à tel autre. « Mais on n’y trouve nulle trace, s’étonne l’auteur, d’une analyse globale de son impact en termes de coûts / avantages. » A quoi sert Frontex ? Il serait intéressant – pour le contribuable européen, entre autres – de connaître, par exemple, « le nombre de nouvelles routes migratoires qui s’ouvrent chaque fois qu’on verrouille un point de passage », suggère Claire Rodier.

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Les profits qu’engendrent les contrôles migratoires – ou que permet, plutôt, la hantise de l’invasion – ne sont pas d’ordre exclusivement économique. Le Sénégal de l’ancien président Abdoulaye Wade ou la Libye avec ou sans le colonel Kadhafi ont su jouer de cette hantise, tirant des bénéfices, en partie financiers, mais également diplomatiques, de ces « petits arrangements entre voisins ». En clair, des « marchandages » avec les pays de l’UE – l’Espagne et l’Italie en l’occurrence.

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Le livre démontre, avec brio, comment « l’exploitation de la peur » des émigrés, désignés comme des délinquants, voire des terroristes en puissance, est utilisée par les dirigeants politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche, « dictatoriaux » ou « révolutionnaires », du Sud ou du Nord.

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Du Bangladesh au désert du Néguev, de Kiev à Ceuta et Melilla, les rouages invisibles de cette nouvelle ruée vers l’or sont, pour la première fois, mis en lumière et analysés. Une enquête rigoureuse et décoiffante.

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Catherine Simon

Xénophobie business. A quoi servent les contrôles migratoires ?

  de Claire Rodier, La Découverte, 200 p., 16 euros.
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* LE MONDE | 07.12.2012 à 15h48 • Mis à jour le 08.12.2012 à 08h20.

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27302

 


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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 09:36

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Social vendredi 14 décembre 2012
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Pour la journée des migrants mardi 18 décembre, le collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, appelle à un rassemblement devant la maire de Lannion, à 18 h 30.

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« Ce n’est pas Noël pour tout le monde ! » rappelle Philippe Vital, porte-parole.

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Dans le communiqué d’appel à la manif, la coordination régionale des collectifs de sans-papiers, dénonce « la poursuite d’une politique xénophobe d’État. […]

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Les conditions d’accueil des étrangers ne permettent pas un accès satisfaisant au droit d’asile. »

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Pour eux, la circulaire Valls va « maintenir dans la misère et le non-droit » des sans-papiers présents en France depuis des années.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion-manif-de-soutien-aux-sans-papiers-mardi-18_40805-2144284------22113-aud_actu.Htm

18 décembre 2012 : Journée Internationale des Migrants

La coordination régionale Bretagne-Pays de Loire solidaire des personnes immigrées dénonce la poursuite d’une politique xénophobe d’Etat.

Ce choix politique se vérifie en Bretagne et Pays de Loire :

  • Nous constatons que les conditions d’accueil des étrangers ne permettent pas un accès satisfaisant au droit d’asile.

  • Nous rencontrons tous les jours des personnes sans papiers, présentes en France depuis des années : elles espéraient leur régularisation.

La circulaire Valls va les maintenir dans la misère, le non droit, le travail clandestin, l’exploitation, la crainte des pratiques préfectorales arbitraires et violentes (rétentions, expulsions).

La circulaire Valls continue de créer des sans-papiers.La « crise » est une nouvelle fois le prétexte à la précarisation de toute la population, française et immigrée.

Exigeons ensemble

  • La régularisation de tous les sans papiers et l’arrêt des expulsions

  • La fermeture des Centres de Rétention Administrative

  • Le respect du droit d’asile

  • L’égalité des droits entre Français-e-s et étranger-e-s

  • La libre circulation et la libre installation

Rassemblement à Brest devant la sous préfecture
le mardi 18 décembre à 18h

avec lampe de poche, lampions, flambeaux, etc.
APPORTEZ VOS LUMIERES

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En savoir plus :

- Texte de l'appel pour la Journée internationale des migrants du 18 décembre 2012 - Manifestons contre une politique européenne homicide et en faveur de profondes réformes en France

- Coordination régionale Bretagne-Pays de Loire solidaire des personnes immigrées

- Collectif brestois Casss-paPIERS  (Collectif d'Actions, de Soutien et de Solidarité avec les personnes Sans-Papiers)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:17

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 173 (06/12/12)

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« M. Valls poursuit la politique orchestrée par ses prédécesseurs »

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Après la sortie de la circulaire du ministre de l’Intérieur Valls sur « l’admission au séjour », rencontre avec Simone Rivolier, présidente de la Fasti (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurEs immigréEs)


Qu’est ce que la Fasti, quand est-elle née et pourquoi lutte-t-elle ?


Les premières Associations de solidarité avec les travailleurEs immigréEs (Asti) sont nées, au début des années 60, autour des luttes des immigréEs vivant alors dans les bidonvilles de la région parisienne. Les Asti créent en 1967 une fédération qui compte à sa naissance une soixantaine d’associations. Depuis sa création, la Fasti se bat pour les droits des personnes migrantes.


Orienté au départ sur l’aide quotidienne, l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnes immigrées (alphabétisation, logement, santé, droits des travailleurEs, résolution des tracasseries administratives…), le travail des Asti prend une nouvelle forme avec la fermeture des frontières en 1974, puis l’officialisation des pratiques de rétention et d’expulsion.


Aujourd’hui, les militantEs des Asti organisent des permanences juridiques, des ateliers sociolinguistiques, des accueils pour les femmes victimes de double violence… Les Asti maintiennent un rapport de forces dans la lutte politique locale et nationale pour la liberté de circulation et d’installation, aux côtés des collectifs de personnes sans papiers, dans la lutte contre les expulsions, pour la fermeture de tous les lieux d’enfermement des étrangerEs, et pour l’annulation de la dette illégitime des pays du Sud.


Comment analysez-vous les migrations ?


La Fasti conçoit les migrations comme faisant partie intégrante de l’histoire humaine. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde interconnecté. Mais cette mutation s’est paradoxalement accompagnée d’un repli sur soi des pays du Nord qui ont fermé leurs frontières.


Pour la Fasti, les politiques de contrôle et de répression des mouvements migratoires sont des non-sens humains, politiques, économiques et philosophiques. En Europe, le contrôle des migrations repose sur un empilement de dispositifs qui va du système des visas au contrôle renforcé aux frontières extérieures de l’espace Schengen. L’Europe a « externalisé » le contrôle de ses frontières et force, par des pressions économiques et politiques, les pays du Sud à endosser les habits de garde-frontière. Cette politique de dissuasion et de répression aux frontières extérieures a notamment eu comme conséquence le recours croissant à des routes migratoires « extralégales », bien souvent synonymes de mort. Ainsi, selon Fortress Europ, plus de 20 000 personnes sont décédées en Méditerranée depuis 1998…


Pour dénoncer cette politique meurtrière et liberticide qui dépasse le seul cadre du territoire français, la Fasti est, par exemple, entrée dans le Collectif européen Migreurop ou encore Boats4People.


Que pensez-vous de la situation des migrantEs et des personnes issues de l’immigration aujourd’hui ?


Si la Fasti lutte pour la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous, nous n’en oublions pas les immigréEs, leurs enfants et les personnes migrantes vivant déjà en France. Depuis le début des années 80, et la montée des idées racistes incarnées notamment par le Fhaine, la Fasti se bat pour que ces hommes et ces femmes aient leur place dans la société. Ainsi, nous luttons pour une véritable citoyenneté de résidence ou encore contre les violences policières.


Ces dernières années, le racisme s’est drapé dans les habits de la « laïcité ». Pour la Fasti, le concept de laïcité a été dévoyé et n’est plus autre chose que de l’islamophobie. Les personnes de confession musulmane sont représentées par le pouvoir et les médias dominants comme non intégrables dans la « République ». Nous n’acceptons pas ces assignations essentialistes et cherchons à déconstruire cette pensée raciste en remettant à jour les véritables mécanismes de domination liés à l’appartenance à une classe, une « race », un genre et non à une quelconque religion ou à un quelconque quartier…


Comment analysez-vous la politique du gouvernement ?


La Fasti se faisait peu d’illusions sur les promesses de changement du candidat Hollande. Nous avons davantage l’impression que ce dernier est venu parachever le travail de sape néolibérale engagé par M. Sarkozy.
Sur la thématique des migrations, nous ne sommes pas non plus surprisEs : M. Valls poursuit la politique répressive et restrictive orchestrée par ses prédécesseurs. Sa circulaire dite de « régularisation » est dans la droite ligne de son projet de loi sur la « retenue » pour vérification des titres de séjour.


Seule une lutte inflexible et une information alternative sur la réalité des migrations, les effets liberticides des politiques de contrôle des frontières nous semblent en mesure de changer les rapports de forces pour construire un monde où liberté, égalité et fraternité ne sonneront plus creux.


La Fasti cherche toujours des bénévoles et des nouveaux militantEs, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

 

 

http://www.fasti.org/



Propos recueillis par François Brun

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:57

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Faits de société jeudi 29 novembre 2012
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 Dans un rapport rendu public jeudi Amnesty international demande au gouvernement français de « mettre immédiatement un terme aux expulsions forcées » de Roms.
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L’État français doit mettre fin aux expulsions forcées des campements de Roms, a demandé Amnesty International qui déplore que cette pratique se poursuive à un « rythme alarmant » malgré l’arrivée d’une nouvelle majorité. « Si nous notons une amélioration au niveau de l’approche et du discours par rapport aux années précédentes où les Roms étaient souvent stigmatisés par les autorités, la pratique des expulsions forcées se poursuit au même rythme alarmant », explique, à l’occasion de la sortie d’un rapport, John Dalhuisen, directeur du programme Europe de l’organisation.

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« Chassés de toutes parts »

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Pour cette enquête publiée jeudi et intitulée « Chassés de toutes parts : les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France », Amnesty a effectué quatre missions de terrain entre février et septembre sur 12 campements informels d’Ile-de-France principalement. « Le nouveau gouvernement a pris certaines mesures encourageantes concernant la situation des Roms », affirme toutefois M. Dalhuisen. « Que les mots aient changé, c’est déjà une avancée », renchérit Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France.

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Conséquences désastreuses pour les enfants

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Mais sur le terrain, la situation reste la même, explique Marion Cadier, chercheuse pour Amnesty qui a participé à la rédaction du rapport. D’après des chiffres recueillis par les associations, un pic d’expulsions a même été constaté au 3e trimestre où près de 5 000 personnes ont été expulsées de leurs camps, ajoute Mme Cadier.

« Nous dénonçons la façon dont les expulsions sont faites. En effet, la plupart du temps, aucune solution de relogement n’est proposée aux populations. Il n’y a souvent aucune consultation, ni information des gens avant l’intervention des forces de l’ordre », explique cette dernière.

 

L’ONG pointe notamment dans le rapport les conséquences désastreuses des expulsions forcées sur la santé des Roms et la scolarisation des enfants.

 

La plupart des quelque 15 000 migrants roms qui vivent en France viennent de Roumanie où ils sont en butte à la misère et à la discrimination.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Amnesty-demande-l-arret-immediat-des-expulsions-de-Roms_6346-2138337_actu.Htm

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Saint-Herblain Un jeune enfant d’un camp rom de Saint-Herblain est décédé
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Faits divers jeudi 29 novembre 2012
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Un enfant rom de 2 ans et demi qui vivait avec ses parents dans un camp, à Saint-Herblain, est mort dans la nuit de mardi à mercredi.

Pris en charge par le Samu pour des troubles respiratoires et une forte fièvre, il serait décédé lors de son transfert à l’hôpital. L’association Sol’Roms de Saint-Herblain, qui se rend régulièrement sur le terrain, dénonce « les conditions d’insalubrité » dans lesquelles vivent les populations roms établies dans les camps.

Une autopsie du corps de l’enfant devrait déterminer les causes de son décès.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Un-jeune-enfant-d-un-camp-rom-de-Saint-Herblain-est-decede_40815-2138510_actu.Htm

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:29


exil

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communiqué du D.A.L. Droit Au Logement du 27 novembre 2012 Un toit c’est un droit ! PACÉ – RENNES : expulsion en cours et violation de la trêve hivernale ...

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COMMUNIQUE Paris le 27 11 2012

 

Encore une fois, à moins de 4 semaines de l’entrée en vigueur de la trêve hivernale des expulsion, acquise en 1953 par l’Abbé Pierre, les autorités expulsent depuis ce matin les migrants d’un immeuble réquisitionné à Pacé dans la banlieue de Rennes.

 

Entre 100 et 200 personnes dont de nombreux enfants en bas âge, en situation régulière, demandeurs d’asile pour la plus grande part, habitaient cette ancienne clinique, réquisitionnée par le DAL Rennes, depuis mai dernier, pour répondre à la grave carence de l’État concernant ses obligations en matière d’hébergement des demandeurs d’asile et des sans abris.

 

Aucune réelle urgence ne vient justifier cette expulsion autrement que la précipitation des autorités locales à exécuter un jugement d’expulsion devenu exécutoire depuis une semaine, et qui d’ailleurs ne supprime pas le bénéfice de la trêve hivernale. La clinique était vacante depuis plusieurs années, et si un projet à caractère social avait vu le jour, grâce à la réquisition aucun travaux n’étaient prévus avant plusieurs mois.

 

Pour la première fois depuis que la trêve hivernale existe, et depuis ce 1er novembre, plusieurs expulsions ont été exécutées. Le Gouvernement aurait il décidé de s’en prendre à cette mesure protectrice de bon sens, notamment à Rennes ?

 

Préférant recourir à la mobilisation de nombreuses forces de police, à la location d’hôtels coûteux et précaires pour héberger les expulsés quelques jours,les autorités ont choisi la force pour écraser les plus fragiles.

Nous dénonçons ces expulsions qui traduisent une conception profondément autoritaire et brutale vis à vis des plus fragiles,  tandis que le ministère du logement tarde à réquisitionner et tenir ses engagements.

 

Droit au logement exige le relogement durable et stable de tout les expulsés, et demande au Gouvernement et particulièrement à la Ministre du Logement :


 de faire cesser le viol de la trêve hivernale des expulsions, que jusqu’alors, aucun gouvernement n’avait osé remettre en cause

 de faire respecter les lois : le Droit à l’hébergement de toute personnes sans abris, le Droit au logement opposable

 de réquisitionner massivement les immeubles et logements vacants, comme elle s’y est engagée.


Un toit c’est un droit !


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/


Droit au Logement Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 •

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 10:16

25 novembre 2012 

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Environ 150 personnes se sont rassemblées, hier midi, place de la Mairie, à Rennes, pour protester contre les expulsions des migrants.

 

Parmi eux, les enfants qui se retrouvent avec leur famille à la rue, une situation que voulaient notamment dénoncer les manifestants. Pierre est professeur au collège Échange de Rennes où deux élèves se sont retrouvés sans solution de relogement après avoir été expulsés: «Il y a des enfants qui ont passé des nuits dans la rue, c'est inacceptable! ».

 

Selon les manifestants, entre 45 et une centaine d'enfants de migrants scolarisés pourraient se retrouver à plus ou moins long terme dans le même cas de figure.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/rennes-rassemblement-de-soutien-aux-enfants-de-migrants-25-11-2012-1919227.php

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Contactez le NPA du Finistère

 

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L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

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Revolution arabe 

 

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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