Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 12:40

 

 

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 13:19
 

Pour celles et ceux qui, avec l’élection d’Hollande, avaient quelques espoirs d’amélioration des conditions de vie de la population, l’été a été particulièrement meurtrier...

 

Là où le gouvernement s’est particulièrement distingué pour montrer qu’en fait de « changement », il s’agit surtout de continuité avec la droite, c’est en matière de chasse aux Roms. Tout l’été a été rythmé par les démantèlements de campements de Roms : à Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Stains, Évry...


Depuis mai dernier, près de 3 000 Roms ont été brutalement expulsés de leur lieu de vie, leurs quelques biens, caravanes ou tentes, détruits à coups de bulldozers, certains ont été reconduits de force vers la Roumanie. Pour la plupart d’entre eux, c’est tout simplement l’errance vers un autre campement, quelques kilomètres plus loin, avec la police sur leurs talons, car toutes ces expulsions se passent sans qu’aucune solution de relogement ne soit mise en œuvre. La préfecture propose trois nuits d’hôtel... avant le retour à la rue. Par contre, les liens noués avec les associations humanitaires, les services sociaux sont rompus et cela compromet la scolarisation des enfants.


C’est la même politique du chiffre menée en leur temps par Hortefeux et Guéant.

 

Mais, qui plus est, Valls a le cynisme de mettre en avant « un devoir moral pour le militant de gauche qu’il est » pour justifier le démantèlement de ces camps. En effet, ceux-ci sont de véritables bidonvilles, généralement sans sanitaires, sans eau ni électricité. Mais c’est parce que depuis plus d’une vingtaine d’années aucun gouvernement, quasiment aucune municipalité (notamment parmi les grandes métropoles dirigées par le Parti socialiste) n’a fait quoi que ce soit pour construire des logements décents pour les Roms qui s’installent en France.

 

Les Roms sont victimes de discriminations partout en Europe, et notamment en Roumanie, pays dont ils sont originaires pour la plupart. La liberté de circulation et d’installation n’existe pas pour eux : ce sont les parias de l’Europe !


Le 22 août, Jean-Marc Ayrault a convoqué une réunion interministérielle pour soi-disant amorcer une nouvelle politique d’intégration vis-à-vis des 15 000 Roms vivant en France.

 

D’un côté, expulsions et brutalité policière, de l’autre, fausse compassion. Mais rien de concret du côté du logement : une « mission d’étude » est censée répertorier les terrains et locaux disponibles... pour des hébergements d’urgence. Quant au droit effectif au travail pour les Roms, il est encore loin d’être acquis car la seule mesure annoncée est la fin de la taxe de 700 euros que devait payer un patron à l’Office français de l’immigration en cas d’embauche.

 

La liste restreinte de métiers accessibles reste en vigueur (surtout des emplois à caractère saisonnier) ainsi que l’obligation du permis de travail et de séjour que les préfectures ne délivrent qu’après une promesse d’embauche... souvent au bout de plusieurs mois ! Sans travail, sans revenu, les Roms sont condamnés à la misère : le cercle est infernal.


Cette politique flatte les préjugés racistes.

 

Elle a pour but de faire des Roms, des étrangers en général, des boucs émissaires de la crise. C’est une politique populiste pour satisfaire l’électorat de droite et d’extrême droite, une manœuvre de diversion alors que les mesures d’austérité vont s’aggraver à l’égard de toute la population. Nous sommes loin des propos de campagne du candidat Hollande qui avait dit « on ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution ». Ce que Hollande dénonçait avant d’être élu, il le fait réaliser maintenant par Valls.


Il y a deux ans, après le discours de Grenoble de Sarkozy contre les Roms, la réaction des partis politiques de gauche avait été immédiate et des manifestations unitaires avaient eu lieu partout en France. Aujourd’hui, les notables socialistes applaudissent Valls. Contre cette « gauche »-là, il devient urgent de reprendre le chemin de la rue et des mobilisations.


Marie-Hélène Duverger 

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:41

Par Aitec (11 septembre 2012)


Dans la nuit du 8 au 9 septembre, un violent incendie a ravagé un bâtiment insalubre de la commune de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au 39 rue Gabriel Péri, où l’eau était coupée depuis plusieurs années.

 

Deux personnes sont mortes au cours de ce sinistre qui a aussi fait 16 blessés dont quatre dans un état grave.


La responsabilité des marchands de sommeil et de leur « business de misère » est en cause : « Des squatteurs payent 40 € le m2. C’est le prix du marché sur le Champs de Mars ! Ici, il n’y a même pas d’eau courante », s’insurge l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme, Stephane Peu.

 

La mairie rappelle qu’elle venait d’entreprendre des travaux d’urgence sur le système électrique, la façade, les conduits de cheminée obstrués et la consolidation des planchers. Le propriétaire ne répondait pas aux mises en demeure administratives.


La responsabilité du bailleur est certes engagée, mais la lenteur des procédures administratives et l’inertie des institutions sont également en cause. L’association Droit au logement (DAL) rappelle que cet incendie vient à nouveau endeuiller les familles les plus durement touchées par la crise du logement et exige des autorités qu’elles relogent tous les sinistrés et régularisent ceux qui sont sans papiers. L’association souhaite qu’à l’avenir une loi soit votée pour accélérer le relogement des habitants et sanctionner les propriétaires irresponsables.


Depuis dix ans, le nombre d’incendies meurtriers est en hausse et les bilans de plus en plus lourds, particulièrement à Paris et en proche banlieue. La crise du logement est telle que de nombreuses familles sont obligés de se loger où ils peuvent, dans des locaux et des immeubles mal entretenus et insalubres.

 

Lire le communiqué du DAL ici.

 

http://www.bastamag.net/article2615.html


Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:02

enfants-roms-a-l-ecole-d-araci-un-village-perdu-dans-les-co

 

Communiqué commun du Collecif CDERE et du Collectif Romeurope, dont la LDH est membre.


Le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation (CDERE), qui regroupe syndicats de l’éducation et associations, s’inquiète de l’avenir des enfants roms victimes des évacuations durant l’été :

 

des enfants qui avaient commencé une scolarisation ont vu leur lieu de vie détruit, leur cartable et leurs affaires scolaires disparaître avec leurs affaires personnelles et leurs repères.


Combien de ces enfants pourront, ce jour de rentrée, retrouver le chemin de l’école ?


Des signes contradictoires sont donnés par le gouvernement. La circulaire interministérielle du 26 août 2012 propose un cadre d’accompagnement anticipé des personnes concernées par ces évacuations.

 

Le 28 août, George Pau-Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, réaffirme le droit à la scolarisation de tous les enfants, quel que soit leur lieu de vie, et reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontées les familles roms pour faire valoir ce droit. Cependant des évacuations sans solution pérenne se multiplient dans la précipitation.


Pour le CDERE, le droit à l’éducation des enfants roms n’est pas négociable. La France a ratifié la Convention internationale des droits de l’Enfant : elle doit scolariser tous les enfants vivant sur son sol, sans distinction d’origine, quel que soit leur lieu de vie.


Le CDERE rappellera ces exigences lors de sa rencontre avec la ministre déléguée, le 11 septembre prochain.

Paris, le 4 septembre 2012.

 

http://www.ldh-france.org/Pas-d-enfant-rom-sans-ecole-a-la.html

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 13:40

Separation-enfant R

Par Philippe Alain (4 septembre 2012)


Partout en France des consignes sont données aux préfets pour démanteler les camps de Roms, pourchasser les familles et les empêcher de s’installer quelque part. A Lyon, le préfet applique parfaitement les consignes. Mais parfois, lui et son ami le maire socialiste de Lyon font mine d’être bienveillants à l’égard des Roms. A leur manière… Faut pas rêver quand même !

 

Rue de la Claire, gare de Vaise. Une quarantaine de personnes vit dans un immeuble squatté depuis plus d’un an. Mardi 21 août, lorsqu’un court-circuit se déclenche sur le tableau électrique du rez-de-chaussée, personne ne se doute que les heures du squat sont comptées. Les pompiers interviennent, éteignent le début d’incendie et appellent un agent EDF qui vient couper le courant. Tout semble rentrer dans l’ordre.


C’est sans compter sur le maire de Lyon, Gérard Collomb, connu pour son empathie légendaire à l’égard des sans-abri en général et des Roms en particulier (lire un précédent billet sur Mediapart).


Le 17 décembre 2010, déjà, il avait pris un arrêté de péril fantaisiste pour un bâtiment qui se situe à quelques dizaines de mètres de là. Histoire de se moquer un peu plus de ses occupants, il avait fait évacuer l’immeuble le jour même où les familles Roms allaient se rendre au tribunal pour être fixées sur leur sort. Qu’est ce qu’il avait dû rigoler… 80 personnes avaient donc été jetées à la rue, sous une tempête de neige. A l’époque, la police était arrivée avec un plan de la ville et l’adresse d’un gymnase en disant à qui voulait l’entendre que tout avait été préparé par la mairie. Selon eux, des places avaient été réservées dans un gymnase ouvert dans le cadre du plan grand froid. Tu parles… Même le 115 n’était pas au courant.


Incompréhension


Ce mardi 21 août, donc, notre Gérard, toujours pas national, saute sur l’occasion. Probablement encore vexé de ne pas avoir été nommé ministre, il décide de s’inviter à sa façon à la réunion inter-ministérielle qui doit avoir lieu le lendemain et qui officialisera la chasse aux Roms. Vers 14 heures, la police intervient et met tout le monde dehors en expliquant que c’est devenu trop dangereux. Incompréhension des familles. Voilà un an qu’elles occupent le bâtiment dans les mêmes conditions et il est devenu subitement dangereux suite à un court-circuit. Le problème, c’est qu’il manque une base juridique à cette expulsion qui ne veut pas dire son nom. Qu’à cela ne tienne. En fin d’après-midi, un arrête municipal de péril tombe. Il dit en substance qu’en raison de nombreux branchements électriques, le bâtiment est devenu trop dangereux et qu’il est interdit bien que les branchements ne concernent qu’une petite partie de l’édifice.

Dangereux pour tout le monde ? Non, juste pour les Roms.

Le commerce qui occupe le bas de l’immeuble, lui ne craint rien, il n’est pas interdit. C’est écrit noir sur blanc sur l’arrêté municipal.


C’est du jamais vu. Gérard Collomb et la police viennent de sauver des Roms d’une mort certaine par électrocution. Les bons français, eux, peuvent cramer, le maire et le préfet s’en foutent.

Le soir, les familles vont devoir affronter un orage d’une violence terrible avec leurs enfants dans les bras. Après plusieurs nuits dehors, elles vont retrouver un immeuble vide. Malheureusement pour elles, dimanche 26 août après-midi, les forces-de-l’ordre-qui-protègent-les-Roms viennent à nouveau pour les expulser, sans leur dire cette fois sur quelle base juridique elles interviennent.


Bientôt des arrêtés anti-saleté ?


Des bases juridiques pour expulser, la police s’en passe volontiers lorsqu’il s’agit de « protéger » des familles Roms. Nouvel exemple, toujours ce dimanche 26 août, rue Saint Jérôme, à Lyon où une soixantaine de personnes a été expulsée par la police, là encore, pour son plus grand bien. Selon la préfecture elle-même : « La police leur a dit que c’était dangereux car l’immeuble était insalubre. Ils ont compris et sont sortis d’eux-mêmes ».

On croit rêver.


Dans la France socialiste de Hollande et Valls, l’insalubrité est un danger vital, au point qu’il serait moins dangereux de passer la nuit dehors avec femme et enfants sur le trottoir que dans un immeuble inoccupé.

Avec quoi mesure-t-on l’insalubrité chez la police ? Au flair d’un chien policier ? Au doigt mouillé ? Ou bien au nombre de Roms présents sur place ?


Drôle de conception du danger et de l’humanité. Après les arrêtés anti-mendicité, les socialistes vont nous inventer les arrêtés anti-saleté. Cachez ces pauvres que je ne saurais voir ou alors nettoyez moi tout ça au kärcher.

La police, elle, applique ses méthodes habituelles pour contourner la loi. Ne disposant d’aucun argument juridique, elle invite les gens à sortir. Oh surprise, ils sortent d’eux mêmes. Comme ils sont bien élevés ces roumains, comme ils sont dociles avec la police. A se demander si ce sont les mêmes qui seraient responsables de la délinquance en France. Étonnant, non ?


Les familles avaient déjà été expulsées le 14 août d’un immeuble parfaitement salubre lui, rue Montesquieu. Elles occupaient les lieux depuis plus d’un an et leurs enfants étaient scolarisés. Les Roms avaient su s’intégrer parfaitement dans le quartier au point que les voisins avaient lancé une pétition pour demander qu’ils restent. Ils ne sont pas restés. Rue Saint Jérôme non plus ils n’ont pas pu rester. En revanche, à la rue, ils resteront. Telle est la décision de Hollande, Valls, Collomb et du préfet Carenco.


Quotas à tous prix


Ce tableau lyonnais serait incomplet si on ne citait pas les demandeurs d’asile de la place Carnot que le préfet a installés lui-même dans un camping sauvage. Il est bien le préfet de Lyon. Lui au moins, il trouve des solutions de relogement quand il veut.


Expulsées de la gare de Perrache lundi 9 juillet, environ 100 personnes soutenues par de nombreuses associations ont été placées par la préfecture à quelques mètres de là, place Carnot. Chaque soir, les familles montent leurs tentes et chaque matin, elles sont réveillées par les services municipaux qui viennent consciencieusement nettoyer et arroser la pelouse afin que la place ne devienne pas un « campement insalubre ». Vous imaginez, le préfet obligé de démanteler un campement qu’il a lui même créé… Ça friserait la schizophrénie. Ce cinéma dure depuis bientôt 2 mois.


Bilan de la semaine dernière à Lyon, 4 expulsions, pas loin de 200 personnes… Oui, ça fait beaucoup, mais ce n’est pas de ma faute s’ils s’amusent à expulser les mêmes personnes plusieurs fois de suite. C’est comme les charters et l’aide au retour. Si on ne peut plus comptabiliser plusieurs fois les mêmes, ce n’est plus drôle. Comment on ferait pour atteindre les quotas sinon.


Les expulsions de Roms, ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, en revanche, ce sont les méthodes employées. Plutôt que de s’embêter avec des procédures judiciaires longues et coûteuses, on invite les personnes à quitter les lieux sous prétexte de les protéger du danger ou de l’insalubrité. Le maire Collomb pond des arrêtés municipaux, le préfet Carenco envoie police-secours et hop, le tour est joué. Encore plus fort que les méthodes archaïques de Guéant et Sarkozy.


La méthode lyonnaise plait beaucoup aux élus socialistes. Elle vient d’être appliquée à Evry, où le maire découvre que des familles Roms sont subitement en danger sur un terrain qu’elles occupent pourtant depuis plusieurs mois. Un petit arrêté municipal, un coup de fil au préfet et le tour est joué. 70 personnes de plus à la rue alors que le juge devait se prononcer le lendemain. Yes ! Ça s’appelle une gestion sociale et socialiste des problèmes…


« Nos rues sont plus propres que vos squats » 

 

En attendant, toujours pas de propositions de relogements contrairement à la promesse du candidat Hollande. Toutes ces familles dont de très nombreux enfants vont rejoindre la cohorte des sans-abri qui, malgré leurs appels répétés au 115, ne se voient offrir aucune solution d’hébergement en violation de la loi et d’une ordonnance du Conseil d’État.

Protéger le droit de propriété, même pour des immeubles ou des terrains vides, oui, appliquer le droit au logement, même pour des nourrissons, certainement pas. Nos rues sont plus propres que vos squats, vous y serez bien mieux pour y dormir. On vous expulse, c’est pour pour votre bien. C’est ça le socialisme à la française qui donne des leçons d’humanité à la terre entière.


Il paraît que le traitement que la France inflige aux Roms sur son territoire viole les conventions internationales. Après l’Union Européenne, c’est l’ONU qui s’en inquiète et met en garde la France. Non... C’est pas possible… Nous, la patrie des Droits de l’Homme ? Décidément, tout fout le camp.


Philippe Alain


Voir son blog sur Mediapart

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 10:31

 Par SahaJoseph (Express Yourself), publié le 22/08/2012 à 17:18, mis à jour à 17:18

 

ROMS- Le socialogue Mustapha Saha explique "le nomadisme structure l'histoire des civilisations, des origines aux temps présents."

 

Alors que le gouvernement doit trancher ce mercredi sur la question des Roms, le sociologue Mustapha Saha et l'urbaniste Benoit Joseph, membre du Conseil national du PS, expliquent l'origine des peuples nomades. Ils mettent en garde contre le "délit d'appartenance ethnique" dont sont victimes les Roms. 

 

 Le nomadisme structure l'histoire des civilisations, des origines aux temps présents. Aux quatre coins de la planète, la transhumance demeure le mode d'organisation des peuples qui véhiculent les marchandises, transmettent les savoirs et les techniques, dynamisent les diversités culturelles. Jamais les mouvements migratoires n'ont été aussi intenses qu'en cette époque de transition où les technologies de pointe raccourcissent les distances et accélèrent le temps. Le nomadisme a préservé, tout au long des siècles, cette "société transversale en réseaux", qui alimente sans cesse le sang nouveau, les mondes en devenir.  

 

Aujourd'hui encore, les maisons transportables aux Etats-Unis incarnent cet "ethnos anamnésique" de la mobilité perpétuelle. Le mouvement hippie, inspiré par Mai 68, animé par les enfants gâtés de la bourgeoisie, n'est-il pas un rappel historique de cette évidence? Le nomadisme s'inscrit, plus que jamais, dans les mutations sociétales impulsées par la révolution numérique, qui refaçonne les comportements et balaie les charpentes vermoulues de l'archaïque "société pyramidale". 

 

L'information nomade circule d'ores et déjà, irrésistiblement, sur la Toile universelle.

 

La "société-laboratoire" expérimente au quotidien la démocratie interactive en mouvement. Les Roms, les gens du voyage, et tous les peuples nomades, sont parties intégrantes de l'entité européenne depuis sa genèse. Leur créativité irrigue de multiples rivières, depuis des millénaires, le grand fleuve des cultures universelles. Ces peuples nobles et fiers ont toujours affirmé, contre les persécutions endémiques et les discriminations systématiques, leur indéracinable attachement aux principes républicains des libertés individuelles et collectives. 

 

Le délit d'appartenance ethnique dont les Roms sont victimes génère les pires crimes contre l'humanité 

 

Les tziganes, irréductibles citoyens du monde quand les totalitarismes verrouillaient leurs frontières, boucs émissaires du nazisme quand les monstrueuses chambres de la mort les engloutissaient avec des millions de juifs, resteront à jamais d'admirables symboles de résistance. Leur colère d'outre-tombe résonne encore, plus jamais ça! Le "délit d'appartenance ethnique" dont les Roms sont victimes, surfant sur les bas instincts grégaires du "consensus de rejet", a généré dans le passé, et génère encore dans les horribles guerres de purification ethnique, les pires crimes contre l'humanité.  

 

Les campements provisoires, aux périphéries malfamées des villes, marquent invariablement les gens du voyage du sceau de l'exclusion. Toute population frappée par des réglementations particulières, progressivement muées en statut spécial, finit son chemin du calvaire sur les bûchers. Les sentiers ténébreux de l'inquisition mènent toujours aux camps d'extermination. La citoyenneté européenne, comme la citoyenneté française, est indivisible. La libre circulation des Roms sur les territoires communautaires ne saurait souffrir d'aucun régime d'exception. Il n'est d'autre principe égalitaire, applicable à tous les citoyens, sans exclusive, que le droit commun. Que les vagues nauséabondes de l'ostracisme se brisent sur les digues inexpugnables de lalaïcité! 

 

Mustapha Saha: Sociologue, artiste peintre.Benoit Joseph: Urbaniste, Membre du conseil national du Parti Socialiste. 

 

Partager cet article
Repost0
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 08:29

GENEVE (Reuters) - La France doit s'assurer que sa politique de démantèlement de camps de Roms et d'expulsion de migrants n'est pas en contravention avec les règlements internationaux, a estimé mercredi le Conseil de l'Onu pour les droits de l'homme.

 

"Les expulsions se poursuivent et menacent de placer des familles dans des situations de grande vulnérabilité", affirment les rapporteurs du Conseil, insistant sur la nécessité de fournir de meilleures conditions de logement pour les Roms.

 

Plusieurs camps de Roms ont été démantelés au cours des dernières semaines à Saint-Priest, près de Lyon, à Evry, ville dont le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, était le maire, ou encore à Hellemmes et à Villeneuve d'Ascq, près de Lille.

 

Le gouvernement français a justifié ces démantèlements par les conditions d'insalubrité dans lesquelles vivaient les migrants, une explication qui n'a pas convaincu l'Onu.

 

Selon François Crépeau, rapporteur spécial de l'Onu sur les droits des migrants, "le but ultime semble être l'expulsion des communautés de migrants Roms de France".

 

"Les expulsions collectives sont interdites par le droit international et tout rapatriement doit être volontaire -conformément aux critères internationaux- et se fonder sur des évaluations individuelles et un contrôle indépendant", ajoute-t-il.

 

Le ministre de l'Intérieur a indiqué lundi qu'il entendait demander à la Bulgarie et à la Roumanie de faire davantage d'efforts pour intégrer les Roms.

 

Entre 15.000 et 20.000 migrants roms vivent en France, la plupart dans des conditions très précaires à la périphérie des grandes villes.

 

"Les Roms sont des citoyens européens et la minorité la plus marginalisée d'Europe. Il est regrettable de constater qu'ils ne bénéficient pas toujours du même droit de liberté de circulation et d'installation et continuent à souffrir d'un traitement discriminatoire", estime Rita Izsak, specialiste indépendante de la question des minorités à l'Onu.

 

Stephanie Nebehay Pierre Sérisier pour le service français

Par Reuters | 29 août 2012 à 19:21 | 175 vues
Partager cet article
Repost0
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:20
Communiqués de presse, publié le 28 août 2012,

Les brigades du « Tigre » Manuel Valls – comme le surnomme désormais Le Monde – ont encore frappé lundi 27 août au petit matin en expulsant 72 personnes d’un campement de Roms installé depuis plus de quatre mois sur la commune d’Evry :

intervention précipitée puisque le juge des référés, saisi par le propriétaire des lieux, devait se prononcer sur la demande d’expulsion le lendemain ; quant à la question du relogement des intéressés, elle a été abandonnée aux bons soins de la Croix-Rouge…

Cette évacuation s’inscrit dans une série d’opérations de police menées depuis le début de l’été, à la demande du ministre de l’Intérieur, partisan d’une politique dite de « fermeté » ayant conduit à l’évacuation-destruction de nombreux campements et à l’expulsion hors de notre territoire de plusieurs dizaines de Roms, sur fond de stigmatisation – chiffres farfelus à l’appui (ceux-là même que brandissait Brice Hortefeux en son temps) – de la « délinquance roumaine » (la police tiendrait-elle donc des « statistiques ethniques » ?)
 
Ces opérations ont d’ailleurs valu à la France le 10 août dernier, comme ce fut déjà le cas en 2010 après l’abject « discours de Grenoble » – qui avait fort justement soulevé l’indignation de l’actuelle majorité – d’être placée sous surveillance par la Commission européenne. Viviane Redding, commissaire à la justice, a notamment déclaré que la France devait décider de « mesures concrètes » et de « financements précis » pour améliorer le sort des Roms.
 
La politique du gouvernement à l’égard des Roms, sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur, semble donc s’inscrire largement dans la continuité de celle de Nicolas Sarkozy, invocation permanente de « la République » comprise.
 
Brutalité des évacuations et expulsions, avant toute décision de justice en l’espèce – ce qui, selon le président de l’Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roumaines (ASEFR), constitue même une première, avec l’alibi d’un danger imminent pour les personnes installées sur les lieux… depuis plusieurs mois ! Absence de mesures en faveur des personnes ainsi délogées en dépit des promesses d’améliorer le sort des Roms et d’agir avec « humanité » à leur égard.
 
Certes, suite à la réunion interministérielle du 22 août dernier, un « assouplissement » des « mesures transitoires » applicables aux personnes originaires de Roumanie et de Bulgarie – suppression de la taxe due par les employeurs, élargissement de la liste des métiers auxquels elles ont accès – a été décidé pour « faciliter leur insertion par le travail », mais quelle insertion possible sans logement stable et durable ?

Quelle scolarisation pour les enfants ballottés de campement en campement, au mieux d’hôtel social en hôtel social ?
 
Faut-il rappeler que, depuis 2007, les Roms, pour la plupart d’entre eux Bulgares ou Roumains, sont devenus citoyens européens ; Que s’ils font l’objet de politiques discriminatoires dans leurs pays d’origine contre lesquelles l’Europe doit se mobiliser, cette situation ne saurait justifier – bien au contraire ! – des politiques de même nature dans les pays « d’accueil » ; Que le maintien des mesures transitoires, même assouplies, favorise le travail clandestin et l’exploitation de ces populations fragilisées ; Que les évacuations et expulsions, loin de régler la question sanitaire posée, ne font que déplacer le problème ; Que cette politique injuste et inefficace est aussi extrêmement coûteuse (Christophe Deltombe, président d’Emmaüs France, la chiffre à 100 millions d’euros par an, cf. Le Monde du 14 août) ; Que, toujours selon le président d’Emmaüs France, des budgets qui permettraient la mise en oeuvre de réelles politiques d’insertion économique et sociale dans le cadre du Fonds européen de développement régional, telles que la création de structures d’habitat adapté temporaires, sont disponibles et inutilisés ?
 
Il est urgent de mettre fin à cette politique d’affichage et d’étiquetage. Les Roms ne doivent plus être traités comme des sous-citoyens européens.
 
Le Syndicat de la magistrature demande en conséquence qu’il soit mis fin immédiatement aux mesures discriminatoires qui privent les Roms d’une partie des droits reconnus à tout citoyen européen en France.
 
Il réclame la mise en oeuvre d’un plan d’urgence pour assurer le relogement durable de ces populations dont nul ne saurait accepter les conditions de vie indignes.

http://www.syndicat-magistrature.org/+-Communiques-de-presse,16-+.html
Partager cet article
Repost0
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 11:39
Créé le 27-08-2012 à 12h20 - Mis à jour à 18h52

72 personnes ont été évacuées ce lundi à Evry. Interview de Serge Guichard, président d'une association d'aide aux familles.

Sur le même sujet

72 personnes ont été expulsées d'un campement de Roms lundi 27 août vers 6 heures du matin. Interview de Serge Guichard, président de l'Association de Solidarité en Essone aux Familles Roumaines Roms (ASEFRR).

 

Le camp démantelé ce matin était-il particulièrement insalubre et dangereux ?


- Nous connaissions ce camp depuis quatre mois. Il ne l’est pas plus que les autres bidonvilles. Même nettement moins insalubre. Ce sont des gens qui se tenaient et qui s’organisaient.

Quant à la dangerosité de la ligne de RER évoquée par le maire d'Evry, c'est un mensonge complet ! Il y a un grand grillage envahi par les branches, c’est impossible de passer derrière.


Comment s’est déroulée l’expulsion ?


- Le gros de la police est arrivé vers 6h et l’expulsion a eu lieu rapidement. Je suis arrivé à 5h10 et j’ai été barré par la police. J’ai essayé de discuter en disant : "Laissez-moi prendre la café avec eux et vous m’expulserez avec tout le monde". En vain.

Il n’y a pas eu de violence physique, mais la violence est déjà présente dans le simple fait d'expulser. Les familles ont laissé l’essentiel. Voilà des gens qui n’ont rien, qui essayent de travailler, de faire des choses, de récupérer des affaires, etc... Et ils ont dû tout laisser, jusqu’aux ustensiles de cuisine. A ma connaissance, le bulldozer est passé en milieu de matinée pour tout raser. Tout a été détruit.


Quelle a été la communication des autorités ?


- Ce qui m’a étonné, c’est que les responsables du camp étaient convoqués seulement mardi pour un référé d’expulsion. Le maire avait déposé un avis d’expulsion mais le procès prévu nous faisait espérer.

Nous sortons à l’instant de la mairie d’Evry. Nous avons enfin pu obtenir une rencontre en mairie que l’on nous refusait depuis une dizaine de jours. Nous étions avec la Ligue des Droits de l’Homme et le Secours Catholique. Il y avait aussi trois représentants de la communauté Rom qui parlent très bien français. Nous travaillons ensemble.

Rendez-vous compte qu'il n’y avait aucun élu pour nous recevoir ! Nous n’avons été reçu que par des administratifs.


Sur quoi ont porté les discussions ?


- Même en admettant leurs arguments, celui du RER par exemple, qu’est-ce qui justifie une expulsion à quelques heures seulement d’une convocation au tribunal ?

Sans arrêt, ils répondent que la sécurité est le rôle du maire. Nous avons demandé à discuter des propositions, particulièrement du type d’hôtel social dans lequel on pourrait accueillir ces gens. Car les représentants de la communauté rom nous ont expliqué les mauvaises conditions de vie proposées dans ces hôtels sociaux. Ils sont très inquiets.

Quant aux personnes de la mairie, elles nous répétaient : "Ce n’est plus de notre ressort, voyez avec la Croix rouge".


Actuellement, où sont les familles ?


- Les familles sont avec nous, pas loin de la Mairie, à l’entrée du parvis des droits de l’Homme. Un cordon de CRS leur interdit l’accès au parvis. Il y a une cinquantaine de CRS. Il n’y a pas de violence. Ce que veulent nos amis, c’est que leur misère soit entendue. Ils veulent que l’on discute sérieusement avec eux.


Qu’est-ce qui caractérise cette expulsion d’Evry ?


- Nous n’avions jamais vu d’expulsion à la veille d’un procès, même sous Nicolas Sarkozy. Là, malgré la directive du Premier ministre, les maires refusent de discuter sérieusement avec les associations. Pour l’instant, le "changement" nous renvoie en arrière.

La mairie nous réoriente vers le préfet, vers la Croix rouge, vers l’Etat… On nous tient le même discours qu’à l’époque Sarkozy.


Propos recueillis le 27 août, par Angy Louatah

 


http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120827.OBS0509/roms-expluses-c-est-le-meme-discours-qu-a-l-epoque-sarkozy.html


Partager cet article
Repost0
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 13:28
L’ADDE, le Comede, la Fasti, le Gisti, la LDH, le MRAP et le SAF contestent devant le Conseil d’État les instructions du ministre de l’Intérieur

Communiqué commun ADDE, Comede, Fasti, Gisti, LDH, MRAP et SAF


Le mercredi 22 août 2012 à 10 h aura lieu au Conseil d’État l’audience de référé au cours de laquelle seront examinées les requêtes introduites par l’ADDE, le Comede, la Fasti, le Gisti, la LDH, le MRAP et le SAF pour obtenir la suspension, d’une part de la circulaire du 6 juillet 2012 qui organise l’assignation à résidence des familles étrangères avec enfants en instance d’éloignement et énumère les cas dans lesquels la rétention reste possible, d’autre part des instructions du ministre de l’intérieur prescrivant de ne pas appliquer cette circulaire à Mayotte compte tenu de la « pression migratoire » [1].


Dans un arrêt Popov c/ France du 19 janvier 2012, la Cour européenne des droits de l’Homme a constaté qu’il n’existait aucun fondement légal permettant la rétention des mineurs, même lorsqu’ils accompagnent leurs parents, et que, dans certaines circonstances, celle-ci constitue un traitement inhumain et dégradant pour les enfants et une atteinte à la vie familiale des personnes ainsi retenues.


Le candidat socialiste à la présidence de la République et plus tard le Premier ministre avaient pris solennellement l’engagement qu’aucun enfant, aucune famille ne serait plus placé en centre de rétention.

 

Or la circulaire du 6 juillet 2012 non seulement ne met pas fin à la rétention des enfants qu’elle autorise dans un certain nombre de cas, mais elle organise, en marge de la loi, un système d’assignation à résidence des familles qui risque de se révéler encore moins protecteur que la rétention.


Mais même ce régime est jugé encore trop favorable pour Mayotte.

 

À Mayotte où précisément l’éloignement des enfants vers l’île voisine d’Anjouan s’effectue à grande échelle, à raison de plus de 5000 par an, y compris souvent de mineurs qu’on rattache arbitrairement à un adulte inconnu pour pouvoir les expulser [2]. Dans leur communiqué du 17 août 2012, les ministres de l’intérieur et de l’outre-mer justifient l’admission en centre de rétention « par l’extrême brièveté du séjour, qui n’excède qu’exceptionnellement 24 ou 48 heures, contrairement à la métropole ».


Certes, tout va bien plus vite là-bas puisque, en vertu d’un droit dérogatoire, la police aux frontières peut procéder de manière expéditive.

 

Les ministres se contentent, comme l’ont fait leurs prédécesseurs depuis 2008, d’annoncer « la construction déjà lancée d’un nouveau CRA permettant de garantir des conditions d’accueil plus dignes » qu’actuellement.


L’audience de référé aura lieu symboliquement quelques jours après le décès dans le centre de rétention de Mayotte d’un nourrisson de deux mois. Ce drame rappelle l’urgence de faire cesser la rétention systématique des familles et des enfants sur l’île de Mayotte et les expulsions massives vers les Comores.


Si Mayotte est un département français, rien ne justifie qu’on n’y applique pas les garanties prévues par la Convention européenne des droits de l’homme et qu’on passe outre aux décisions de la Cour de Strasbourg.

Le 20 août 2012


Notes


[1] Voir le texte des requêtes : http://www.gisti.org/spip.php?artic...

[2] Voir un dossier sur l’éloignement et l’enfermement des enfants à Mayotte : http://www.gisti.org/spip.php?artic...

 

 

http://www.ldh-france.org/Retention-administrative-des.html


Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg