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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 11:24
pirogue
Des films à voir
Auteur de l'article : LDH

Sélection officielle « Un certain regard » au festival de Cannes 2012


Synopsis : un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol. Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Son frère fait partie du voyage, le capitaine de la pirogue pressenti ne connait pas assez bien la mer, et au pays, aucun avenir n’est possible... Il devra conduire trente hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui les attend au bout du voyage...


Encore un film sur les drames que vivent les Africains fuyant la misère ou l’absence de perspectives d’avenir et, s’il s’agit ici d’une fiction, le réalisateur Moussa Touré nous plonge vraiment dans le réel.

 

Il nous montre les préparatifs de la traversée, les familles qui s’opposent au départ, le passeur, homme cynique et vénal, la traversée avec ses drames (une femme qui, ayant pris la décision radicale de partir et s’invitant en passager clandestin, saura montrer sa détermination, les conflits entre ethnies, l’autre pirogue en détresse avec les cris, les appels à l’aide des naufragés assoiffés et désespérés qu’on ne peut secourir si l’on veut garder ses chances de survie, les moteurs en panne, une tempête, des hommes qui ne finiront pas le voyage…) et le piteux épilogue où les passagers seront sauvés par la Croix Rouge mais pour être renvoyés au Sénégal.

 

Ceux qui restent reviendront à Dakar encore plus désabusés. Nous avons tous eu connaissance de ces drames, vu des images de sauvetages mais il nous est rarement donné de vivre « de l’intérieur » une traversée complète et si on peut regretter que ce film ne nous en dise pas assez sur les motivations des candidats à l’immigration, sur le sort des familles dans l’attente, il est essentiel pour comprendre ce que ces hommes ont enduré.


Sortie le 17 octobre

La Pirogue
Fiction, France / Sénégal / Allemagne, 2011
Réalisateur : Moussa Touré
Scénario et dialogues : Eric Névé et David Bouchet
Distribution : Rezo Films
Durée : 87’

 

http://www.ldh-france.org/La-LDH-soutient-le-film-La-Pirogue.html

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:04
TINTIN-ROMS-03-copie-1-copie-1.jpg
Roms - Gens du voyage
Auteur de l'article : LDH

Lettre du Collectif Romeurope


Monsieur le Premier ministre,


Le Collectif National Droit de l’Homme Romeurope tient à vous exprimer sa grande déception et sa totale incompréhension de la politique de démantèlement de campements menée actuellement par le Ministre de l’Intérieur, qui ne semble pas marquer de rupture avec celles conduites depuis plus de 10 ans par les gouvernements précédents, ce qui amène la Commission européenne à alerter à nouveau les autorités françaises.


Début août, à Lyon, à Paris, à Lille, à Marseille, des évacuations de lieux de vie se sont encore déroulées sans proposition d’accompagnement des personnes expulsées, en termes d’hébergement ou de relogement, et de prise en charge des familles avec enfants, les abandonnant à la rue dans une précarité encore plus grande.

 

Des renvois par charters vers la Roumanie ont été organisés sous couvert de « retours humanitaires » alors qu’ils sont de fait encore effectués sous la contrainte, en l’absence de possibilité immédiate de relogement. En affirmant par voie de presse la nécessité de fermeté dans l’application de décisions de justice, le Ministre de l’Intérieur stigmatise à nouveau les populations roms. Et malgré l’annonce d’une concertation avec les associations pour trouver des solutions, il n’en a rien été sur le terrain lors de ces dernières opérations.


Comme il l’a déjà fait par son courrier du 28 juin dernier, le CNDH Romeurope vous demande l’arrêt immédiat de ces pratiques dont l’inefficacité est reconnue et qui contribuent à rendre plus difficile la recherche de solutions durables. Ces initiatives ne sont pas conformes aux engagements du Président de la République qui s’est exprimé sur le sujet en faveur d’une politique plus respectueuse des droits de l’Homme et de la dignité.

 

Devant ces situations complexes qui combinent des questions d’habitat insalubre, de précarité, de scolarité, d’accès aux soins, d’emploi,… nous renouvelons notre proposition que se tiennent au plus vite, à l’initiative des préfets, des réunions de travail avec tous les acteurs concernés, Communes, Conseils généraux, Conseils régionaux et associations impliquées auprès de ces familles afin d’examiner chaque situation individuelle et de trouver des solutions pérennes, s’inscrivant dans le droit commun.


Des solutions sont possibles, elles n’attendent que le soutien de l’Etat. C’est particulièrement le cas avec la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail français des ressortissants roumains et bulgares et qui sont un véritable frein à l’insertion de ces citoyens européens.


La problématique de ces familles roms dépasse le cadre du seul ministère de l’Intérieur, elle relève d’abord de la question du logement des personnes précaires et sans ressources, mais aussi de celles des affaires sociales, de l’Education nationale et de l’emploi, c’est pourquoi le CNDH Romeurope réaffirme le besoin d’une concertation interministérielle, sous votre autorité, permettant un pilotage et une plus grande cohérence des politiques publiques respectueuses à l’égard de ces ressortissants européens.


Afin de vous présenter plus en détail nos propositions, nous sollicitons un entretien dans les meilleurs délais.

Face à cette actualité préoccupante, vous comprendrez que nous rendions publique notre démarche auprès de vous.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération.

Pour le CNDH Romeurope, Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme.


Paris, le 14 août 2012.


Télécharger la lettre.

 

http://www.ldh-france.org/lettre-a-Jean-Marc-Ayrault-Premier.html

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:20

 

16 05 12 MANUEL-VALLS-RAMBO-SB
à lire sur Liberation.fr 14/08/2012 à 10h13

Manuel Valls, accusé lundi par une association de défense des Roms de mener la même politique que l’UMP en la matière, se défend.

Dans une tribune publiée par Libération ce mardi, le ministre de l’intérieur estime que « l’inaction publique » est « inacceptable » :

« La présence de migrants ne saurait se traduire par la multiplication et l’enracinement de campements insalubres, dangereux tant pour leurs occupants que pour le voisinage. Il n’est pas davantage question de tolérer que des organisations criminelles ou certains clans familiaux organisent l’exploitation de la misère et la mise en coupe réglée d’une partie de ces migrants, les contraignant à des activités délinquantes dont ils tirent des profits réinvestis à l’étranger. »

Il affirme par ailleurs « qu’aucune politique publique ne sera focalisée sur tel ou tel groupe culturel » et redit son refus de l’établissement de tout « objectif chiffré ». Manuel Valls dit également demander aux préfets « de faire respecter la dignité humaine en toutes circonstances » et « de systématiquement mener un travail préparatoire avec élus et associations humanitaires ».

 

Lundi, la nouvelle directrice générale des Inrockuptibles (  Audrey Pulvar)  et compagne d’un collègue de Manuel Valls (Arnaud Montebourg) , se fendait d’un édito dénonçant la politique de la gauche vis-à-vis des Roms :

« Au rythme où la gauche au pouvoir expulse du Rom et démantèle du camp de fortune, jetant à la rue, sans réelle solution alternative, des centaines – et bientôt des milliers – de personnes, la gauche, toute la gauche (la vraie  ?) serait vent debout comme une seule femme, non  ? Expulser – comme hier – n’est pas la solution, le dire n’est 
pas être un droit-de-l’hommiste-bien-pensant-déconnecté-de-la-réalité. »


Commentaire:

C'est une honte pour un dirigeant d'un "parti ouvrier"!  Accuser les "voleurs de poules" ! Bien sûr que c'est la mafia rom qui dirige le monde!  
Lille - Une chasse aux sans-papiers intolérable ( Lutte Ouvrière)

Le dimanche 22 juillet, Kamel Azzaz, de nationalité algérienne, vivant à Lille avec sa famille depuis 2007, a été kidnappé par la police alors qu'il faisait tranquillement du vélo en ville avec sa fille de onze ans.

 

Les policiers l'ont emmené à la PAF (police aux frontières) pour une garde à vue de 24 heures (illégale), puis au centre de rétention de Lesquin. Ils n'ont même pas reconduit la fillette chez sa mère mais l'ont laissée, très choquée, à un homme qui passait par là et semblait connaître Kamel.


Malgré une convocation au tribunal administratif de Lille pour le 27 juillet, Kamel Azzaz a subi une première tentative d'expulsion à Roissy dans la nuit du jeudi au vendredi 27, à 3 h 30 du matin. Grâce à la réaction des passagers de l'avion et du pilote, cette tentative a échoué ; grâce à sa famille aussi, qui était allée à l'aéroport et qui a mis les passagers au courant.

 

L'expulsion à Alger a quand même eu lieu le lendemain, dans des conditions que les associations jugent suspectes. Les policiers se sont acharnés ; l'un d'eux lui aurait même dit : « Tu partiras de toute façon, même par bateau. »


Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a vaguement promis d'appliquer une politique « plus juste et plus humaine ». On en voit le résultat avec la violence et l'arbitraire qu'ont subis Kamel Azzaz mais aussi sa famille, et notamment sa petite fille, qui a été hospitalisée.


Depuis ces faits, des militants, soutenus par le comité des sans-papiers 59, le MRAP, La Ligue des droits de l'homme, se mobilisent pour exiger le retour de Kamel Azzaz.


Correspondant LO

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:08

exil.jpg
de : Le MRAP 93
lundi 13 août 2012 - 11h11


Le MRAP 93 s’exprime vigoureusement contre toute expulsion sans hébergement alternatif.


Il dénonce le manque de concertation par rapport à la situation des Roms et aussi par rapport aux habitants "sans titre" d’immeubles insalubres qui sont très souvent des personnes dépourvues de titre de séjour. Une expulsion des habitants d’un "squatt" semblerait déjà programmée à Saint Denis. Elle concernerait une soixantaine de personnes dont des enfants en bas âge.


Le MRAP 93 est parfaitement conscient des problèmes aigus que doivent gérer certaines collectivités en matière d’accès au logement. Il est conscient du fait que le manque de logements touche de plein fouet les populations immigrées. Il est conscient des droits des propriétaires, et du fait que le "squatt" de logements souvent dangereux ne peut être une solution acceptable ni pour les personnes concernées, ni pour les collectivités qui sont parmi celles qui font le plus d’efforts en matière de construction de logements sociaux.

 

L’absence de titre de séjour n’autorise pas les collectivités à proposer des logements sociaux, mais l’hébergement d’urgence est un droit pour toute personne.


La logique infernale des expulsions de logement, souvent violente, doit cesser.


Nous demandons :


 la régularisation des sans papiers qui est la première condition pour entrer dans le droit commun ; avec la possibilité de travailler, les personnes pourront accéder à des revenus et à un logement décent, dans un circuit légal, social ou privé- l’arrêt des expulsions sans perspectives d’hébergement.

 l’arrêt des expulsions sans perspectives d’hébergement.

 un travail collectif avec la Préfecture, le Ministère du logement et de l’égalité des territoires, le département, les élus, les associations et les représentants des personnes concernées


Ces réalités difficiles de notre département doivent être prises à bras le corps, courageusement dans leur réalité, ceci dans un intérêt partagé entre les victimes de la précarité et les collectivités. L’absence de dialogue est la solution la plus mauvaise qui soit.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129446

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:01

23 août 1996 – 23 août 2012

jeudi 2 août 2012
par ATMF

Le 23 août 1996, 300 personnes, des femmes, des hommes et des enfants, "sans papiers", étaient délogés de l’église Saint Bernard à Paris, à coups de hache et de gaz lacrymogènes.

 

En réaction, 30 000 manifestants défilent pour dénoncer la politique du gouvernement et les lois Pasqua.

Grâce à cette mobilisation, une vague de régularisation a eu lieu sous le ministère Chevénement.


Mais le problème est resté entier. Les travailleurs sans-papiers ont continué d’être surexploités par le patronat, intéressé à la déréglementation du marché du travail comme à contourner, par exemple, les interdictions liées au plomb et/ou à l’amiante. Grâce à cette mise en concurrence avec les autres travailleurs, le patronat cherche à tirer les conditions de travail et de salaire de l’ensemble vers le bas. Et cela avec la complaisance des gouvernements qui se sont succédé.


Dans la dernière période, la politique dite de « lutte contre l’immigration irrégulière » s’est soldée par des lois de plus en plus restrictives, des politiques de « chasse à l’étranger », des chiffres et quotas arbitraires d’expulsions, des conditions de travail et de salaires de plus en plus dégradées. En prime les travailleurs sans papiers ont été désignés comme "bouc-émissaires" des fléaux sociaux que sont le chômage, et plus généralement les étrangers, comme responsables de l’insécurité, la délinquance et de la toxicomanie.


En réaction les "sans papiers", les travailleurs-euses sans papiers, avec les organisations syndicales, les associations de défense des droits humains et les Collectifs de sans papiers ont résisté par des grèves massives, des occupations, des manifestations et des marches, etc.

La majorité des électeurs a sanctionné la politique répressive de N.Sarkozy et de ses gouvernements comme sa reprise des discours qui étaient restés jusqu’ici l’apanage de l’extrême droite raciste et xénophobe.


Le combat continue !


A l’occasion du 16éme anniversaire du honteux coup de hache de Saint Bernard, nous, syndicats, associations et collectifs de sans papiers appelons à manifester partout dans l’unité le samedi 1er septembre 2012 pour :

- La régularisation des sans papiers, qui travaillent d’une façon ou d’une autre.
- La fermeture des centres de rétention administrative (CRA).
- L’arrêt des contrôles au faciès et la mise en œuvre d’un moratoire concernant les expulsions.
- L’égalité de traitement entre Français-es et Etrangers-es dans les études comme au travail.

16éme anniversaire du coup de hache de Saint Bernard


SAMEDI 1er SEPTEMBRE


Signataires  :


- Coordination Nationale des Sans papiers (CNSP)
- CSP17eme
- CSP st Just
- CSP59
- CSP92
- ALIF
- FASE (fédération pour une alternative sociale et écologique)
- UDB (Union Démocratique Bretonne)
- FTCR
- Droits devants !
- ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)

 - NPA

 

http://atmf.org/On-n-oublie-pas-le-coup-de-hache

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:13

Photo F.vignette paysage
de : MRAP 93
jeudi 9 août 2012 - 01h21

Notre département de Seine Saint-Denis a été largement évoqué par Mr le Ministre de l’Intérieur le 25 juillet devant la Commission des Lois du Sénat  : "concentration dans une série de campements", "situation de confrontation entre les populations des quartiers populaires et les populations dites roms".

 

Il a évoqué le recours au "démantèlement", tout en reconnaissant que celui-ci ne règlerait pas le problème. Avant les élections présidentielles, François Hollande avait déclaré au collectif Romeurope qu’il souhaitait qu’il n’y ait pas d’expulsion sans solution alternative. Pourtant, à Saint-Denis, à la Courneuve (1er août), des personnes ont été chassées de leur lieu de vie. D’autres sont menacées, par exemple à Stains ou Noisy -le-Grand.


Le "démantèlement", ce n’est rien d’autre que la destruction du lieu de vie de personnes souvent installées dans une ville depuis de longues années, ou au contraire poussées là par leur récente expulsion d’une commune voisine, où elles avaient pu nouer des liens, scolariser leurs enfants, commencer un suivi médical, obtenir parfois le ramassage des ordures, l’accès à un point d’eau...

 

En effet, après un "démantèlement", les personnes expulsées s’installent ailleurs, encore plus pauvres et encore plus isolées de leur voisinage.


Parmi les solutions, on peut envisager que les pays d’origine de ces personnes fassent cesser les discriminations dont elles sont victimes et leur garantissent l’égalité des droits, ou encore qu’en France, l’accès au droit commun soit garanti (par exemple le droit à la scolarité) et qu’il soit mis fin aux mesures transitoires qui privent les Roumains et les Bulgares, citoyens européens, d’un droit au travail reconnnu à tous les autres ressortissants de l’Union Européenne.


Pour ce qui concerne les ’campements’, les conditions de vie y sont effectivement inacceptables, et d’abord pour leurs habitants. Ce sont des citoyens comme les autres, qui ne sauraient être opposés à des ’habitants’ au nombre desquels ils ne compteraient pas. Pas plus que celle des quartiers défavorisés, leur expulsion n’est une solution à leurs difficultés, et ne résoudra pas celles de leurs voisins.


Avec le collectif Romeurope (communiqué du 31 juillet 2012), le MRAP attend de l’Etat


 l’arrêt de toute évacuation de lieux de vie sans proposition d’hébergement ou de relogement avec un traitement individualisé des situations,

 l’accès effectif au droit commun : droit à la protection sociale, droit à l’éducation, accès aux soins, et à la protection de la santé.

 la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail et à la formation professionnelle des ressortissants roumains et bulgares de manière discriminatoire (comme vient de le décider l’Irlande). L’accès à un emploi et à la formation professionnelle sont la première des conditions nécessaires à l’intégration de ces ressortissants européens.


Il demande aux élus de Seine Saint-Denis:


1/ De cesser dès maintenant de demander les expulsions des lieux de vie s’ils ne sont pas en mesure de proposer une solution alternative

 

2/ D’entamer, avec les associations et les habitants, Roms et non-Roms, une réflexion commune sur la manière dont pourraient être recherchées des solutions alternatives, afin de partager les expériences positives de certaines communes qui ne sauraient justifier l’expulsion d’autres personnes, l’expertise des associations, recueillir l’avis des personnes concernées, favoriser une rencontre et une reconnaissance entre les habitants des terrains et leurs voisins.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129376

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:24

 16 05 12 MANUEL-VALLS-RAMBO-SB

Courant juillet, la police a évacué le campement d'une centaine de Roms installés depuis plus d'un an sur l'aire des taxis de la gare de Lyon Perrache.

 

Un campement à Parilly, sur la commune de Vénissieux, regroupant depuis dix mois une centaine de personnes, s'est vidé avant l'arrivée de la police. Quant à celui de Vaulx-en-Velin, 150 personnes installées dans un garage désaffecté, il dispose d'un sursis jusqu'en août. Deux autres évacuations ont eu lieu dans le département voisin de la Loire.


Les autorités ont prétendu « procéder de façon humaine ». Elles ont annoncé à l'avance l'intervention de la police. Mais comme l'ont fait remarquer les associations : « Il n'y a pas d'expulsions humaines sans relogement ». Et c'est bien là tout le problème.


La Préfecture s'était engagée auprès de ces associations à reloger dignement les Roms de Perrache, tous demandeurs d'asile.

 

Mais malgré ces promesses, ils n'étaient toujours pas relogés plusieurs jours après l'expulsion. La police les parque même sur la place Carnot, à quelques centaines de mètres du campement démantelé, sous prétexte de mieux les surveiller. L'État crée ainsi lui-même un nouveau camp en pleine ville.


Quant aux Roms chassés des autres campements, pour la plupart originaires de Roumanie et donc citoyens de l'Union européenne, ils sont condamnés au gré des expulsions à errer d'un squat à l'autre.

 

Ils seraient un millier dans l'agglomération lyonnaise. Les conditions inhumaines qui leur sont imposées : manque de toilettes, d'eau courante à proximité, amènent parfois des gestes de solidarité, mais les nuisances générées suscitent le plus souvent des tensions, voire une xénophobie que le gouvernement précédent a abondamment entretenue pour stigmatiser les Roms.


Les interventions policières, ainsi que les déclarations de Valls affirmant sa fermeté face aux étrangers sans papiers, montrent qu'avec le nouveau gouvernement, rien n'a changé.

 

Il serait pourtant possible de trouver des solutions d'hébergements dignes d'êtres humains pour ce millier de personnes qui fuient leur pays soit parce qu'elles y sont pourchassées, soit qu'elles n'y ont connu qu'une misère plus grande qu'ici encore.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=10

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:34
brest3 Et c'est la loi!
Immigration jeudi 26 juillet 2012

Ces citoyens veulent montrer qu’ils restent « attentifs et non pas en attente » sur la situation à venir des trois familles de demandeurs d’asile.

Ce soir, un noyau dur de citoyens se réunit à côté des halles de Saint-Brieuc où ont lieu les concerts des Nocturnes depuis 21 h.

 

Le groupe continue de soutenir les familles de demandeurs d’asile mises à la rue depuis le début du mois de juillet. Vendredi dernier, les membres de RESF 22 (Réseau Education Sans Frontière) avaient occupé le conseil général et obtenu leur hébergement à l’hôtel. Une légère avancée, car la situation est coûteuse, donc provisoire.

 

Le but de cette nouvelle manifestation est double.


D’une part le groupe veut sensibiliser et communiquer avec le public des Nocturnes sur la situation actuelle de ces personnes sans papiers. Jeudi dernier, au même endroit, les dons citoyens qu’ils avaient reçus de la part des passants leur avaient permis de financer deux nuits d’hôtel supplémentaires.


D’autre part, les militants veulent faire pression sur les pouvoirs publics et plus particulièrement sur Michel Lesage. Le député a promis la tenue d’une table ronde sur ces difficultés de vie, mais à ce jour aucune date n’est fixée.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Saint-Brieuc.-La-mobilisation-pour-les-demandeurs-d-asile-tient-bon_40825-2099702_actu.Htm

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 12:14

Des logements en dur? Et puis quoi encore!  Sous la tente et sous la flotte, ouais, ouais !

Vous vous croyez p'têt en régime socialiste? Ici on Valls!

20 juillet 2012 -

 

À Pacé, près de Rennes, 200 personnes s'entassent dans une ancienne maison de retraite, réquisitionnée début juin par les bénévoles du Dal35 ( Droit au logement). Le tribunal de Rennes décidera aujourd'hui quand ils devront rendre le bâtiment à son propriétaire.


Dans la cour, des enfants font du roller et s'occupent comme ils peuvent pendant les vacances. Les mamans, elles, prennent soin des tout-petits ou regardent la télé. «Les occupants sont très inquiets, explique Armelle Bounya, bénévole à l'association Droit au logement (Dal). C'est la première fois qu'un de nos squats leur permet de connaître un peu de confort».

Un confort relatif

En terme de confort, tout est relatif. La maison de retraite, vide depuis un an, est composée de 50 petits studios avec une pièce principale d'environ 12 m² et une salle de bain. Chaque famille occupe un studio, quel que soit le nombre d'enfants. Les habitants ont su aménager au mieux leur petit chez-eux, avec des objets récupérés à la déchèterie. «Certains en sont à leur quatrième expulsion de nos différents squats, poursuit Armelle Bounya.

 

Repartir dans la rue serait très dur psychologiquement».

 

Armelle est une ancienne institutrice, sensibilisée aux problèmes des sans-papiers pour en avoir elle-même accueilli dans sa classe. «Je me suis vite rendu compte que le logement était le problème prioritaire des familles de migrants, explique celle qui a rejoint le Dal en 2010. C'est très déstructurant pour les enfants de ne pas avoir de maison à soi». C'est pourtant le sort réservé à tous ceux qui vivent clandestinement en France.

 

Certains ont fait une demande d'asile politique, d'autres essaient de se faire oublier. Ils se retrouvent à la rue, errent de squat en squat ou dorment dans les foyers du 115, quand il y a de la place. Mongols, Arméniens, Géorgiens et Congolais sont les principales communautés qui occupent le squat de Pacé. «Il y a parfois quelques tensions entre les communautés, expliquent les bénévoles mais c'est inévitable quand on vit comme ça, les uns sur les autres».

Les autres squats pleins à craquer

Au rez-de-chaussée, c'est une autre histoire. «Quand il n'y a plus eu de place dans les studios, les gens se sont entassés dans les pièces du bas, constate Armelle. On est proche du bidonville». De grandes couvertures accrochées à des fils servent de séparation pour chaque famille. Les matelas sont posés au sol et les maigres affaires de chacun sont empilées dans des coins.

 

«C'est toujours mieux que de dormir dans la rue ou d'appeler le 115», poursuivent les bénévoles. Le tribunal de grande instance de Rennes doit décider aujourd'hui de l'expulsion plus ou moins rapide des migrants de Pacé. «Nous souhaitons que ce soit leplus tard possible, ajoute Armelle, pleine d'espoir. Sinon, je ne sais pas où vont loger ces personnes. Nos autres squats sont déjà pleins à craquer».

  • Carole André

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/migrants-le-plus-grand-squat-breton-en-sursis-a-pace-20-07-2012-1780394.php

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:49

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La Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire en France, vient d'interdire le 5 juillet le recours à la garde à vue pour les étrangers sans papiers au seul motif qu'ils sont en situation irrégulière.

 

Pas moins de 60 000 d'entre eux sont placés chaque année en garde à vue, en attendant une éventuelle expulsion du territoire. Parce qu'ils ne disposent pas de papiers en règle, ces personnes sont traitées d'office comme des délinquants susceptibles de mettre en danger l'ordre public.


Suite à cette décision de la Cour de cassation, les policiers se plaignent de n'avoir plus qu'un délai de quatre heures pour vérifier l'identité d'un étranger interpellé.


Pour le ministre de l'Intérieur, ces quatre heures semblent aussi insuffisantes, et il a promis une nouvelle loi permettant aux policiers de retenir plus longtemps les personnes appréhendées, autrement dit le ministre annonce déjà une loi pour faciliter les expulsions de sans-papiers.


C'est qu'il a des quotas à respecter : ne s'est-il pas engagé à expulser autant de personnes que le gouvernement précédent ?


Patrick Garrel

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2293&id=9


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