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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:57

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2 décembre 2010 - Le Télégramme

 

Pour dénoncer le projet de loi qui prévoit une restriction du droit de séjour des étrangers gravement malades, la permanence d'Aides Morbihan s'est transformée en agence de voyage.


Un aller simple pour le Togo et cette petite phrase assassine en bas du billet d'avion: «La République française vous souhaite une agréable mort au soleil». Hier, à Lorient, la permanence morbihannaise d'Aides s'était «déguisée» en agence de voyage. Cynique. «Une disposition du projet de loi sur l'immigration prévoit de restreindre le droit de séjour pour soin des étrangers gravement malades. Ce qui pourrait conduire à l'expulsion de 28.000 personnes», remarque Solen Raoul, déléguée d'Aides Morbihan. Dans le Morbihan, des personnes suivies par Aides vont être confrontées à cette mesure. Avec le risque de ne pas trouver les mêmes traitements dans certains pays. «Pas que dans les pays africains d'ailleurs. Il y a aussi l'Inde et l'Europe de l'est qui sont à la traîne», remarque Aurélien, bénévole.

Dépistage rapide

Le Morbihan recense 800 séropositifs, sur 3.000 en Bretagne. «C'est le département breton le plus touché par la maladie», prévient Solen Raoul. Elle argue que la capote et la prévention ne suffisent plus. «Il faut dépister. Plus tôt on dépiste, mieux on soigne». Dans le courant de l'année 2011, l'équipe d'Aides Morbihan bénéficiera d'une méthode de dépistage rapide par prélèvement capillaire. «Ça permettra de dédramatiser le résultat avec une réponse en 20 minutes». Au-delà de son rôle sanitaire, Aides doit lutter sur tous les fonts. L'association affiche un déficit de 10.000€ et les bénévoles se font rares.

 

Pratique Aides Morbihan. Tél.02.97.83.69.17. Mail:aides.lorient@orange.fr

  • Antoine Besnard

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/sida-aides-morbihan-denonce-un-projet-de-loi-02-12-2010-1134287.php

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:52

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24 novembre 2010 - Le Télégramme


Comme au printemps dernier, les urgences de l'hôpital Bodélio débordent depuis trois semaines. Sans autre explication que celle d'une hausse des prises en charge des personnes âgées.

Salle d'attente des urgences de Bodélio, hier, vers 16h. Une dizaine de personnes patientent. En moyenne, toutes sont là depuis plus d'une heure trente. Certains restent silencieux. D'autres ne peuvent réfréner un soupir d'agacement. À l'image de cette dame d'une quarantaine d'années. «J'attends depuis 2h15, c'est incroyable. Pour un accident du travail».

 

À l'accueil, l'infirmière ne s'en étonne pas. «Actuellement, j'ai 33 personnes en attente de lit. Mais c'est hier qu'il fallait venir, c'était...». Elle n'en dira pas plus. Marc Klanec, secrétaire départemental Sud santé 56 (deuxième syndicat de l'hôpital), ne s'en prive pas. «La situation est insupportable: lundi soir, il y avait 26 personnes en attente, mardi matin 46!» Hier, par le biais d'un courrier envoyé à la direction, le syndicat a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme. Dénonçant une suroccupation des capacités d'aval, un manque d'effectif médical, des moyens pas à la hauteur. Évoquant un personnel «à bout, épuisé par une surcharge de travail liée à des manutentions démultipliées de patients et un planning sans cesse modifié pour palier à l'absentéisme».

Même cause mêmes effets

Marc Klanec ne parle cependant pas de crise mais d'une situation récurrente qui témoigne «d'un problème structurel de fond, celui de la capacité d'accueil en hospitalisation. Il faut ouvrir sans plus attendre l'unité tampon. N'attendons pas, comme à l'hôpital Tenon (75), qu'un personnel épuisé exerce son droit de retrait. Après trois semaines, nous demandons que les équipes aides-soignantes et infirmières soient immédiatement renforcées».

 

Ces revendications ne sont pas sans rappeler celles déjà entendues en mai dernier, lors du dernier pic de saturation qui avait conduit la direction à activer une cellule de crise. Le centre 15, la médecine de ville et l'hôpital de Quimperlé avaient été alertés afin de réduire la pression. Comme au printemps dernier, l'explication avancée par la direction est la même: davantage de prises en charge de personnes âgées de plus de 75 ans souffrant de polypathologies. En volume, l'activité des urgences lorientaises reste en effet à peu près la même que l'an passé. Mais le taux d'hospitalisation est actuellement de 34%, contre 25% durant l'année. Répondant à Sud santé, l'agence régionale de santé Bretagne avait rappelé que les urgences n'étaient configurées que «pour une activité deux fois inférieure à celle qu'elle est devenue. Le déménagement sur le site du Scorff dans les nouveaux locaux en 2012 permettra d'apporter une réponse architecturale adaptée».

Une unité tampon? «Elle est déjà ouverte»

Le directeur de Bodélio, Thierry Gamond-Rius, ne nie pas la saturation, ni la gêne occasionnée pour les patients et les soignants. «Nous avons déjà connu ce type de difficultés à plusieurs reprises, rassure-t-il. Mais aussi longuement et à cette période, c'est inhabituel. Il faut espérer un prochain retour à la normale, sinon il faudra trouver des solutions en interne». Le directeur confirme également un absentéisme accru dans les rangs des soignants mais ne comprend pas la demande d'ouverture d'une unité tampon. «Elle est déjà ouverte avec la création de 19 lits de médecine supplémentaire l'an dernier, qui sont remplis en permanence. Même si on ouvrait une unité de 25 lits, ce qui est inenvisageable, où trouvera-t-on les infirmières? Il n'y en a pas. Il existe des pôles de remplacement mais ils ne se trouvent pas comme ça».

  • Yves Madec

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/urgences-saturees-depuis-trois-semaines-24-11-2010-1126146.php

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:17

Communiqué du NPA.

 


Mis sur le marché en 1976 par les laboratoires Servier, le Médiator, médicament censé traiter les diabétiques et utilisé comme coupe-faim, a été retiré du marché, en France, en 2009, bien après un pays comme l’Espagne.


Une étude récente citée par l’Agence française sanitaire des produits de santé (Afssaps) évaluait le nombre de décès imputé à ce médicament entre 500 et 1000.

C’est le long aboutissment d’une série de recherches et d’études faites, dans plusieurs étrangers et en France, sur des malades ayant utilisé le Médiator ou des médicaments voisins au vu des molécules utilisés.


Comment une famille de molécules interdites mondialement, à la fin du siècle dernier, pouvait-elle se retrouver dans ce médicament, le Médiator, dont l’interdiction n’a été pronocée que l’année dernière ?


C’est un scandale insupportable qui met encause les liens entre les laboratoires pharmaceutiques et les agences publiques du médicament.

Pour Jacques Servier, le fabricant, ces révélations sont une manoeuvre « pour gêner le gouvernement ». Il est vrai qu’en 2009, année de l’interdiction du Médiator, il avait été fait Grand Croix de la Légion d’honneur par N. Sarkozy.


Il a rajouté également que le lien de causalité entre ces décès et la prise de Médiator n’était pas prouvé. Nora Berra, nouvelle secrétaire d’état la Santé, a fait le 17 novembre une déclaration similaire sur « la relation d’imputabilité entre le médicament et ses effets ».

Cette prise de position ne laisse pas d’inquiéter de la part de Nora Berra qui a travaillé pendant 10 ans pour des laboratoires pharmaceutiques.


L’Afssaps doit pouvoir disposer de ressources financières publiques et être placé sous contrôle démocratique et indépendant, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.


Sur le fond, c’est la preuve que la santé et la vie de la population est incompatible avec les intérêts privés. L’expropriation des laboratoires et la création d’une industrie publique, disposant de fonds publics, travaillant en lien étroit avec les usagers, démocratiquement organisés, est une nécessité de santé publique.


Le 20 novembre 2010.

Source : http://siteinfosecusante.free.fr/spip.php?article1378

 

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Médicaments frelatés

Quand Sanofi-Aventis se débarrasse d’un gêneur (Basta)

Par Agnès Rousseaux (4 novembre 2010)


Il était l’un des cadres dirigeants de l’entreprise. Le vétérinaire Jacques Poirier a été licencié par le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis pour avoir lancé une alerte sanitaire concernant un médicament, le Lovenox, dont une partie des molécules sont produites en Chine. Le lanceur d’alerte a assigné son employeur aux Prud’hommes.


Jacques Poirier est vétérinaire et ancien expert auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Cadre dirigeant de l’entreprise pharmaceutique Sanofi-Aventis, il est licencié en 2003 pour avoir osé lancé une alerte sanitaire. Il a notamment refusé de cautionner des pratiques douteuses de la firme concernant la fabrication de l’énoxaparine, une molécule - l’héparine - entrant dans la fabrication de médicaments anticoagulants.

L’énoxaparine est produite à partir d’intestins de porcs. Plus de 500 millions de doses sont fabriquées chaque année. La moitié de cette matière première animale provient de Chine. Jacques Poirier met en garde à plusieurs reprises Sanofi-Aventis sur ces approvisionnements chinois. Avec raison : selon la Fondation sciences citoyennes, une centaine de morts ont été enregistrées en 2008 aux États-Unis et en Allemagne, sans oublier plus de 800 chocs allergiques.


Médicaments contaminés


Les patients concernés ont reçu une héparine commercialisée par le laboratoire américain Baxter, en provenance de Chine. Il est démontré que les doses administrées contiennent une substance frelatée, la chondroïtine sulfate, provenant du cartilage des cochons. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) reconnaît que des lots du médicament Lovenox de Sanofi-Aventis sont également contaminés par cette substance. Pourquoi l’entreprise pharmaceutique n’a-t-elle pas écouté les recommandations de Jacques Poirier ? Peut-être parce que le chiffre d’affaires annuel de la fabrication de ces médicaments anticoagulants s’élève à plus de 3 milliards d’euros...


Jacques Poirier a été Directeur général de la société Aventis-Pharma, intégrée aujourd’hui dans le groupe Sanofi-Aventis. Ce qui n’empêche pas la firme de se débarrasser de lui. Sa demande de « généralisation de procédures de contrôle rigoureuses des matières premières dont sont extraites les héparines », n’était sans doute pas du goût de son employeur. Soutenu par la Fondation Sciences Citoyennes, il a saisi le Conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt pour contester ce licenciement. L’audience se déroule ce 4 novembre 2010.

Agnès Rousseaux

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 12:54
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LEMONDE.FR | 17.11.10 | 08h58  •  Mis à jour le 17.11.10 | 14h45
  Une simple signature à Bruxelles peut-elle provoquer une catastrophe humanitaire ?
Nous pourrions bientôt en avoir la preuve, et le nombre de victimes serait alors très élevé. Le cycle de négociations des accords de libre-échange qui s'est ouvert la semaine passée entre l'Union européenne et l'Inde risque en effet de mettre un terme à la production massive de médicaments en Inde. Et ainsi mettre en danger le fonctionnement de ce qui s'est imposé ces dernières années comme la pharmacie du monde.

Les conséquences d'un tel accord seraient immédiates. A peine conclu, l'industrie pharmaceutique indienne ne pourrait plus fournir les traitements à bas coût qui aujourd'hui sauvent des populations entières, décimées par le sida, le paludisme, ou encore la rougeole et la tuberculose.

 

Pour comprendre l'étendue du danger, un retour en arrière s'impose.
Au cours des vingt dernières années, l'Inde s'est imposée comme le premier fournisseur mondial de médicaments. Ses laboratoires, spécialisés dans la production de génériques – c'est-à-dire de copies chimiquement identiques aux produits de marque –, ont permis de fournir des traitements à des pays qui en auraient été privés faute de moyens. C'est le cas notamment de tout le continent africain. A l'heure actuelle, plus de 50 % des médicaments distribués par l'Unicef viennent d'Inde. Des experts estiment que dans le cas des antirétroviraux, ce chiffre s'élève à 93 %.


Parallèlement, le développement de l'industrie indienne a eu un impact important dans le reste du monde. Il a entre autres favorisé des baisses drastiques de prix en démontrant, à l'encontre des déclarations de certains fabricants, qu'elles étaient possibles. Pressés de réduire leurs marges pour permettre la mise sous traitement de tous, les laboratoires assuraient dans les années 1990 que les baisses accordées (environ 10 %) étaient tout ce qu'ils pouvaient faire. Une fois mis en concurrence – toute relative – avec l'Inde, les laboratoires occidentaux ont revu leurs tarifs. Les prix ont chuté de plus de 90 % en quelques années.


C'est ce double mécanisme d'approvisionnement et de mise en concurrence que remettent directement en cause les accords de libre-échange. Menées dans le plus grand secret depuis des mois, avec pour principaux interlocuteurs des responsables de l'industrie pharmaceutique, les négociations doivent aboutir rapidement à la signature d'un accord. Tout un volet du traité se concentre sur les questions de propriété intellectuelle. Entre autres, il prévoit l'extension des durées de brevet.


Une autre clause (le data exclusivity) renforce l'exclusivité des données pour certains laboratoires. Elle interdit donc la circulation de résultats cliniques, pourtant primordiaux dans la course contre la montre de la lutte contre les pandémies.


L'ACCÈS AUX MÉDICAMENTS ENTRAVÉ


Le caractère technique de ces questions ne doit pas masquer l'enjeu humain considérable qu'elles recouvrent. En l'état, l'adoption d'un tel traité signerait la mort de centaines de milliers de personnes. Interdite de production par des accords qui vont au-delà des demandes déjà strictes de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'industrie pharmaceutique indienne ne pourrait plus fournir en médicaments les pays en développement.

 

Dans les pays occidentaux, les laboratoires pourraient de nouveau affirmer que les prix sont justes et au plus bas. Sans personne pour prouver qu'il est possible de faire tout autant, à moindre coût.


Aujourd'hui, l'Inde peut encore produire. Demain, l'accès aux médicaments nécessaires à la survie de populations entières sera lourdement entravé. De l'Organisation mondiale de la santé au Parlement européen en passant par des chercheurs et des personnalités politiques de tous horizons, l'ensemble des personnes qui se sont exprimés à ce sujet ont d'ailleurs vivement critiqué ces mesures. Les négociateurs, eux, restent silencieux. A tel point que des responsables de l'OMS ont la semaine passée publiquement exprimé leurs regrets de n'avoir jamais pu consulter le projet d'accord afin d'en évaluer l'impact sur la production de médicaments. Une demande restée lettre morte. Est-ce parce que N. Gupta en Inde et Luc Devigne en Europe en connaissent les conséquences mortelles ?


Depuis plusieurs années, la Commission européenne mène une politique qui restreint lourdement l'accès aux traitements. Les négociateurs européens, agissant contre les demandes des représentants démocratiquement élus et contre les intérêts de santé publique européenne et mondiale, cherchent à établir des standards toujours plus élevés. Et cela sans la moindre considération pour la vie de millions de personnes. L'Europe ne peut pas se faire contre ses peuples, elle ne peut pas se faire contre les pays en développement. La capacité de l'Inde à produire et exporter des génériques doit être préservée. C'est même vital.


Pierre Chappard, président d'Act Up-Paris ;
Loon Gangte, fondateur du Delhi Network of people living with HIV ;
Hakima Himmich, médecin, présidente de l'Association de lutte contre le sida au Maroc.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 10:23


6 novembre 2010 -Le Télégramme

 

Les étudiants travailleurs sociaux des Côtes-d'Armor ont manifesté, hier après-midi, devant leur lieu de formation: l'AFPE de Saint-Brieuc. À plusieurs reprises, déjà, ils avaient fait état de leurs difficultés à trouver des stages. Et notamment depuis la gratification mensuelle des stages d'une durée supérieure à deux mois, en 2009, qui freine certaines institutions en manque de moyens financiers.

Le phénomène s'accentue

La situation s'est encore dégradée. Certains étudiants assistants sociaux de 2e année n'ont décroché un stage qu'hier, avec trois semaines de retard sur le calendrier. Quant aux éducateurs en 1ère année de formation, à une semaine du début de leur stage, ils sont 20 sur 32, à l'heure actuelle, à rester sur le carreau. Dans la pratique, ce ne sont pas les étudiants qui recherchent eux-mêmes leurs stages mais le Girfas, un pôle ressources régional qui répartit ensuite les stages dans les cinq sites de formation bretons: Saint-Brieuc (22), Rennes, Bruz (35), Lorient (56) et Gouesnou (29).

Des dysfonctionnements

Selon les étudiants, «ce protocole régional dysfonctionne. Dans les Côtes-d'Armor, les promotions comptent 45 étudiants assistants sociaux et 32 étudiants éducateurs chaque année, ce qui est énorme comparé au potentiel de terrains d'accueil de stage du département. À cette difficulté s'ajoute le contexte défavorable de la réorganisation de tout le secteur de l'action sociale et médico-sociale», déplorent les étudiants qui demandent «la mise en place de moyens plus importants pour la recherche de stages et l'assurance de ne pas être pénalisés dans la validation de leur année».

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:34


4 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Malgré une légère baisse du nombre d'accidents du travail en 2009, la Bretagne reste une très mauvaise élève avec un taux de 20% supérieur à la moyenne nationale.


«La Bretagne est très mal positionnée au niveau national, déplore Thierry Balannec, responsable du département des risques professionnels de la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail). En 2009, 35.084 accidents de travail avec arrêt ont été recensés en Bretagne, au sein des 110.000 entreprises du régime général. Ces arrêts de travail ont engendré un coût direct de 270 millions d'euros pour les entreprises. Les incidences indirectes (remplacement du personnel, organisation chamboulée...) sont estimées à un milliard d'euros.

Une tendance récurrente

«Nous allons lancer une grande étude dans les années à venir pour essayer de comprendre pourquoi, car c'est une tendance récurrente», indique Thierry Balannec. La baisse du nombre d'accidents du travail (-5,5%) est réelle mais pas significative. Elle est surtout contrebalancée par la forte hausse du nombre de maladies professionnelles. Parmi ces maladies, les troubles musculo-squelettiques (TMS) arrivent en tête. Ils représentent 85% des maladies professionnelles en Bretagne et 40% de ces TMS proviennent du secteur agroalimentaire. Avec le développement de l'aide à domicile, on note aussi de plus en plus de pathologies type lombalgies.

Hausse des cotisations

Enfin, les accidents de circulation (domicile-travail ou en mission) sont aussi repartis à la hausse. «Les mesures gouvernementales avaient eu un effet positif ces dernières années mais c'est en train de changer», observe Thierry Balannec. «Il faut convaincre les entreprises de faire des changements, ajoute Marie-Hélène Palmier, directrice de la Carsat. Pour les entreprises, la sanction est directe. Le coût des arrêts de travail est reporté sur leurs cotisations. L'année prochaine, la hausse sera en moyenne de 14%.

  • Carole André
Accidents du travail : la Bretagne très touchée
Économie mercredi 03 novembre 2010 Ouest France

Selon les chiffres de la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, ex-CRAM) Bretagne, 2,6 millions de journées d’arrêt de travail ont été comptabilisés en 2009 sur 830 000 salariés, répartis dans 110 000 établissements. Il y a eu 35 084 accidents du travail.

Comme partout en France, c’est une diminution (37 117 en 2008). Mais il y a une nette augmentation des maladies professionnelles : 4 539, l’an dernier, contre 3 769 en 2008. Et dans les deux cas, la Bretagne est largement au-dessus des moyennes nationales.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 11:23


8 octobre 2010 - Le Télégramme

 

Répondant à une journée nationale d'actions des salariés de la branche associative, une vingtaine de salariés de l'Association des Paralysés de France ont débrayé pendant deux heures, hier après-midi, au foyer de Keraman.

 

Ce mouvement, à l'appel de la CGT et de Sud, a connu une forte mobilisation parmi le personnel du foyer de vie des Paralysés de France, de l'unité de vie extérieure, du service d'accompagnement et de suivi à domicile et de l'accueil. Ils entendent, en effet, protester contre la révision «à marche forcée» de leur convention collective du 31octobre 1951, décidée en mars dernier pour être effective en janvier 2011, par la Fédération des établissements hospitaliers d'aide à la personne (FEHAP). «Actuellement, nous assistons à une remise en cause de toutes les conventions collectives du secteur social et médico-social visant à supprimer tous les acquis conventionnels (métiers, qualifications, missions, ancienneté, congés trimestriels, déroulement de carrière, instauration de salaires au mérite...)», rapporte une porte-parole des salariés. 

Des conditions de travail difficile

Ces derniers dénoncent une «logique financière de rentabilité et d'économies qui l'emporte sur la qualité du service rendu». «Contrairement à ce qu'on nous martèle, ce n'est plus la personne qui est au coeur du dispositif». Ils évoquent également les difficultés de leur travail liées à l'accompagnement des personnes handicapées, qui est à la fois physique et moral, mais aussi à leurs conditions de travail, notamment en raison des horaires et des temps partiels imposés en vue d'une flexibilité du travail. Alors que des délégations de salariés devaient «s'inviter» au congrès national de la FEHAP, qui se tenait hier et aujourd'hui à Nantes, les salariés entendent maintenir la pression et continuer à se mobiliser pour faire entendre leur voix.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:00
 
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Depuis plusieurs mois, les infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) sont en lutte pour obtenir la reconnaissance de leur diplôme au niveau bac+5, une revalorisation salariale, le maintien de la catégorie active, l’exclusivité de l’exercice et la prise en compte de la pénibilité de leur travail. En effet, ils constituent la cheville ouvrière des blocs opératoires en lien avec les chirurgiens et les médecins anesthésistes.


Depuis plusieurs mois, le ministère les fait lanterner de rendez-vous en groupe de travail, c’est la raison pour laquelle ils ont décidé de hausser d’un cran leur mobilisation. D’abord en s’organisant massivement en collectifs unitaires locaux départementaux et régionaux, en lien avec les syndicats (Ufmict CGT, SUD santé-sociaux).


Ensuite, en utilisant des formes de lutte inédites comme le blocage des voies SNCF de la gare Montparnasse le 18 mai dernier.


Vendredi 1er octobre, une nouvelle et septième journée nationale était organisée à Paris sur les revendications et face aux menaces qui pèsent sur le décret de compétences organisant la profession au niveau national.


La manifestation sur les Champs-Élysées au niveau du Fouquet’s, célèbre cantine présidentielle, a réuni près de 2 000 IADE fortement encadrés par la police dont une brigade en civil. La manifestation se déplaçait ensuite devant le siège de l’UMP puis devant le ministère où une délégation était reçue. Dans la soirée, les manifestants ont été violemment agressés par les forces de police avec gazage massif et de nombreuses arrestations. La délégation au ministère a été expulsée par la police qui a défoncé une porte.


L’émotion et la colère sont grandes parmi les infirmiers anesthésistes et au-delà parmi tout les personnels soignants. Le résultat ne s’est pas fait attendre : lundi 4 au matin, la grève se développait comme une trainée de poudre dans de nombreux services à la suite d’un préavis syndical de grève reconductible.


Le même jour, une délégation a rencontré Olivier Besancenot.
Nul doute que le mouvement saura trouver les moyens de faire le lien avec les grèves qui se développent dans plusieurs hôpitaux contre les projets de restructuration.


Roland Foret

 

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Devant l'hôpital Morvan à Brest

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 15:04

 



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Ce matin à Brest

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:16



Le 1er octobre, environ deux mille infirmiers anesthésistes, sur les 7 500 qui exercent cette spécialité dans le pays, ont manifesté à Paris dans le quartier vitrine des Champs-Élysées. Ils avaient l'intention d'être reçus par la ministre de la Santé, mais Roselyne Bachelot avait éludé avec désinvolture, prétextant qu'elle voit « des délégations toutes les semaines ».

À défaut de ministre, ce sont les CRS matraques en main qui les ont accueillis, avec une brutalité que des caméras ont enregistrée.

Mobilisés depuis mars, les IADE, les infirmiers anesthésistes diplômés d'État, réclament la reconnaissance de leur spécialisation, qui leur impose, au-delà des trois ans d'école spécialisée post-baccalauréat de tous les infirmiers diplômés, deux années et demie supplémentaires pour acquérir leur qualification spécifique. Cette reconnaissance devrait se traduire par une augmentation de leur salaire.

Ils dénoncent aussi un protocole initié en février dernier par le gouvernement qui permettrait de remplacer, dans les blocs opératoires, un infirmier anesthésiste par un collègue non spécialisé, dans le seul but d'économiser sur le coût d'une intervention chirurgicale.

En grève dans plusieurs villes, Le Mans, Laval, Douai, Perpignan, Périgueux..., malgré les assignations, les IADE ont contraint des établissements hospitaliers à repousser les interventions d'une ou deux semaines. Cette fois, alors qu'elle pratiquait depuis plusieurs mois la politique de la sourde oreille, Bachelot aurait admis avoir « écouté et entendu » les manifestants.

De là à ce qu'elle comprenne, et surtout revienne sur la catastrophique politique d'économies tous azimuts que le gouvernement applique à l'hôpital public - politique dont le problème particulier des IADE n'est qu'une conséquence-- il y a sans doute un grand pas. C'est de toute façon toutes les catégories de personnel des hôpitaux publics, ouvriers, secrétaires, manipulateurs, agents, personnel soignant, médecins compris, qui sont attaquées par cette politique et doivent réagir, ensemble, avec les millions de patients que nous sommes. Il y a urgence.

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

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