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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:55

 

12 avril 2010 Le Télégramme


Les victimes de l'amiante ne sont pas prêtes à lâcher un centimètre carré de terrain. C'est en substance ce qu'a rappelé l'assemblée générale de l'Association départementale des victimes de l'amiante (Addeva) du Finistère et des Côtes-d'Armor, réunie samedi à Brest.

 

Riche de plus de 1.400 adhérents mais durement touchée par les 32 décès d'amiante en 2009, l'association présidée par Étienne Le Guilcher entend faire à nouveau feu de tout bois pour accélérer le rythme de la justice et prêter une attention spéciale aux dossiers qui grossissent substantiellement l'ordre du jour du tribunal des affaires de sécurité sociale.

Marine marchande et droit pénal


Pour ce faire, l'assemblée a une nouvelle fois invité MeMichelLedoux l'avocat par qui le scandale a éclaté publiquement il y a une dizaine d'années. Lui non plus ne désarme pas et entend bien se servir des nouvelles dispositions de la loi pour porter encore plus avant le scandale de l'amiante. «Jusqu'à maintenant, les marins de commerce ne pouvaient pas soulever la faute inexcusable de l'employeur en raison d'une loi de 1938 qui le leur interdit.

 

Depuis qu'il est possible de soulever devant un tribunal l'exception de constitutionnalité, nous travaillons sur des dossiers de marins de commerce que nous présenterons à Brest afin que le tribunal saisisse le Conseil constitutionnel pour qu'il reconnaisse le caractère discriminatoire de cette loi», explique le plaideur.

 

Ces dossiers devraient être audiencés dans les mois à venir. Me Ledoux entend encore appuyer sur la gâchette pénale depuis que le pôle santé a procédé à des mises en examen en matière d'amiante qu'il avait lui-même initiées. «Le juge d'instruction vient de procéder à l'audition des hauts fonctionnaires du ministère du Travail, en qualité de témoins. Nous avons une belle preuve d'énarchie et de gens au courant de rien. La haute fonction publique, quoi», sourit presque l'avocat.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 08:55


7 avril 2010


L'association Aides a décidé de fermer ses accueils dans le Finistère, aujourd'hui, pour protester contre le manque de crédits, comme dans les 69 autres délégations départementales de France.

 

La fermeture est toute symbolique puisque les permanences sont assurées les mardis et vendredis. Mais l'association veut ainsi faire comprendre que sans financement rapide, la disparition de ces permanences pourrait devenir bien réelle, faute de moyens.

 

Certaines délégations n'ont reçu que 50 % de leur financement.

 

Aides, 7, rue de la 2e DB à Brest et 18, rue Sainte-Catherine à Quimper. Tél. 02.98.43.18.72.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:29


arton3911-09465.jpg Sanofi-Aventis a annoncé un bénéfice record pour l’année 2009 qui montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels. Act Up-Paris demande à la France de ponctionner ces bénéfices pour financer la Sécurité Sociale et invite les pays en développement à émettre des licences obligatoires sur les médicaments produit par le laboratoire français.

Sanofi-Aventis a annoncé le 11 février dernier un bénéfice record de 8,4 milliards d’euros pour l’année 2009.

 

Le géant de l’industrie pharmaceutique se place ainsi juste derrière Total parmi les multinationales françaises qui ont le vent en poupe. Le secteur des vaccins de Sanofi est celui du groupe qui a connu le bond le plus important l’année dernière, avec un chiffre d’affaires de 465 millions d’euros grâce au vaccin H1N1. Le PDG de Sanofi a d’ailleurs déclaré que les bénéfices du laboratoire seront similaires en 2010 à ceux réalisés en 2009 [1].


L’affichage d’un tel bénéfice montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels :

 

une telle marge serait impossible sinon. L’argumentation des compagnies pour justifier de brevets qui durent 20 ans et bloquent la concurrence des génériques est donc infondée : pour qui ne le croyait pas, Sanofi en offre elle-même la preuve.

Dans la lutte contre le VIH/sida, l’industrie pharmaceutique prétend que les coûts liés à la recherche justifient du prix des médicaments.

 

Les bénéfices de l’industrie pharmaceutique ne cessent de progresser, et pourtant, pour la plupart des personnes vivant avec le VIH dans le monde, il reste impossible de se soigner avec les molécules les plus récentes.

 

Dans bien des pays encore, on se soigne avec de la triomune [2], une molécule qui n’est même plus recommandée par l’OMS et dont les effets indésirables et la toxicité sont reconnus par touTEs. Sanofi donne la preuve que ces prix et les brevets sont injustifiés.


C’est pourtant au nom de la défense de ses brevets, de l’innovation et de la recherche, que Sanofi avait fait pression sur le gouvernement français et sur la Commission Européenne pour menacer la Thaïlande de mesures de rétorsion quand celle-ci avait pensé émettre une licence obligatoire [3] sur des médicaments anti-sida d’Abbott (2006) et sur le Plavix, un anticoagulant de Sanofi (2008).

Dans la foulée, Peter Mandelson, alors commissaire européen, avait menacé la Thaïlande de rétorsions économiques de la part de l’UE si le pays utilisait son droit d’émettre une licence obligatoire et produisait un générique du Plavix.


Act Up-Paris dénonce le double jeu criminel de l’industrie pharmaceutique et ses pressions sur les gouvernements qui impactent directement les décisions prises en matière de santé publique. Et ce, d’autant plus que le groupe annonce ce jour des licenciements malgré ses bénéfices !

Act Up-Paris exige :


- de Sanofi-Aventis, qu’il renonce à l’ensemble de ses brevets ;

-  de la France, qu’elle ponctionne les indécents bénéfices de Sanofi-Aventis pour les reverser à la Sécurité Sociale.

Act Up-Paris appelle les pays en développement à émettre des licences obligatoires sur les médicaments de Sanofi-Aventis pour produire - comme le droit le leur permet - des médicaments à bas prix accessibles à touTEs.

Notes

[1] voir article dans Libération

[2] voir par exemple le site d’Action Traitements

[3] Contourner un brevet pour produire des génériques du médicament, comme le permettent les accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle (TRIPS)

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 09:58

Par Nolwenn Weiler (16 mars 2010)


Chez les médecins généralistes, la coupe est pleine : trop de boulot et trop de mépris. Se jugeant « mal reconnus » par rapport aux autres spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, ou « harcelés » par la Sécurité sociale pour limiter les dépenses, nombre d’entre eux ont fermé leur cabinet le 11 mars dernier. La mobilisation était particulièrement forte en Bretagne, d’où est parti le mouvement.



« Si rien ne change, à l’horizon 2025, il y aura moins de 23 000 généralistes en cabinet, contre 56 000 aujourd’hui. Qui soignera les enfants, les parents, les personnes âgées à domicile ? », interroge MG France, premier syndicat de généralistes français, et membre de l’intersyndicale qui a appelé à la grève jeudi dernier, le 11 mars.


En Bretagne, d’où le mouvement a été lancé, la mobilisation a été très forte. « Près de 50 % des collègues ont fait grève, souligne Hervé le Neel, du CSMF (confédération des syndicats médicaux français). C’est du jamais vu ! »


Il faut dire que l’heure est grave. Aujourd’hui, seulement 10% des généralistes formés s’installent. Quand ils peuvent être formés ! On constate un manque criant d’enseignants de médecine générale. « A Rennes, c’est emblématique, précise Hervé Le Neel, Il n’y a qu’un seul professeur de médecine générale et il part à la retraite au mois de mars. Resteront trois maîtres de conférence assistants pour 90 étudiants. Les 90 autres étudiants, qui ont choisi d’autres spécialités, ont 210 enseignants ! » Les dossiers de candidatures aux postes d’enseignants en médecine générale ne manquent pourtant pas. Il semble que ce soit le ministère de l’Enseignement supérieur de Valérie Pécresse qui bloque leur nomination. Pourquoi ? Qui donc craint la reconnaissance des médecins généralistes ?


Une suspicion de délinquance intolérable


Ceci dit, même reconnu, le métier de médecin généraliste fait de moins en moins rêver les jeunes. Respecter le serment d’Hippocrate est en effet devenu tout à fait épuisant. 60 heures de boulot par semaine, dont 20h à remplir des papiers. « J’en ai ras-le-bol de toute cette paperasse, témoigne une jeune généraliste présente à l’AG de Rennes, jeudi 11, au matin. La stagiaire que j’accueille en ce moment s’est étonnée du fait que, certains jours, j’y passais quasiment autant de temps qu’avec mes patients. »


Répondre aux contestations des ALD (arrêts longue durée) ou des arrêts de travail prend du temps et de l’énergie. « Tout est contesté, maintenant », regrette la jeune praticienne. Cette suspicion à l’encontre des médecins généralistes, accusés de prescrire quantités d’arrêts de complaisance, ou de dépasser les délais de transmission des feuilles de soin électroniques, fait partie des éléments qui ont poussé les médecins à se mettre en grève.


La non reconnaissance par l’Etat et la sécurité sociale de la spécialité « médecine générale » est une autre raison de leur colère, et du sentiment de mépris qu’ils ressentent. Cette reconnaissance ferait passer le prix de la consultation de 22 à 23 euros. Mais « ce n’est pas parce qu’on passera le prix de l’acte à 23 euros que nous retournerons dans nos cabinets, et que nous la fermerons », ont averti les membres de l’AG rennaise. Ce que réclament les médecins, c’est une véritable refondation de la médecine générale libérale en France.


Pour le moment, ils sont si perdus que, selon un sondage publié le 4 mars par Le quotidien des médecins, 50% d’entre eux s’apprêtaient à voter à gauche aux Régionales. Une première, pour une profession qui soutient traditionnellement la droite.

Nolwenn Weiler

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:05

Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail







dessin : Jiho


A l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?


Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.


C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.


Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail. Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé.


Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d’employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ».


Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail.


Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.

Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail.


L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle.


Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible. L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers.


Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’intérêt des salariés.


Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés ! »


http://wp.non-mort-medecine-travail.net/?p=1


EN PIECE JOINTE :

RAPPORT 2009 DE SANTE AU TRAVAIL
CONCLUSION COMMUNE DU COLLECTIF DES MEDECINS DU TRAVAIL DE BOURG EN BRESSE
16ème rapport annuel commun d’activité d’un groupe de pairs

 


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Appel-contre-le-projet-Darcos-de-mise-a-mort-de-la-medecine-du-travail.html
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 09:19
 de la Sécurité sociale et du salaire socialisé
8871_image.jpg

Année après année, morceau par morceau, méthodiquement, la bourgeoisie obtient des gouvernements le démantèlement de la Sécurité sociale.


Celui-ci a commencé par l’assurance maladie depuis les gouvernements Barre, a été poursuivi par les pensions de retraite sous Balladur et continué par la gauche.


Sarkozy donne des coups d’accélérateur réguliers à cette démolition. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, la loi Bachelot HPST, les projets contre les retraites sont autant de coups portés aux garanties collectives des travailleurs qui leur assurent un minimum d’accès à des prestations vitales relativement dégagées de la loi d’airain du profit maximum.


Place à la « responsabilisation », c’est-à-dire au chacun pour soi selon ses moyens financiers, et à l’ouverture aux assurances privées pour compléter des prestations de misère financées par les impôts plutôt que par les profits.


2010 sera également l’année d’une attaque frontale contre les moyens publics pour les personnes dépendantes, personnes âgées en premier lieu, mais qui pourrait s’étendre, partiellement au moins, aux personnes handicapées. L’objectif est de créer un « marché de la dépendance ». Les assureurs sont sur les rangs, 3 millions de personnes sont déjà assurées en France. L’aide publique n’interviendrait plus que pour les personnes non solvables.


C’est tout un projet de société insupportable pour les plus faibles qu’il faut combattre tous ensemble. Totalement.

Nouvelles retraites, nouvelle pauvreté

Les retraites, fruits de plus d’un siècle de mobilisations ouvrières, intégrées à la Sécurité sociale en 1945, complétées par les retraites complémentaires obligatoires, ont été régulièrement attaquées par tous les bouts par le patronat et les divers gouvernements depuis la loi Balladur de 1993 pour le privé (passage à 40 annuités de cotisation, calcul du salaire de référence passant des 10 aux 25 meilleures années), Fillon contre les retraites de la fonction publique en 2003, imposition des 40 années de cotisation aux régimes spéciaux…


Les patrons ne veulent pas payer pour des gens qui sont devenus inutiles à leurs profits.


Darcos l’a redit devant le Parlement : il n’est pas question de relever les cotisations, surtout la part employeur, bien sûr. Le Sénat, estimant par ailleurs que le chômage va augmenter et restera à un haut niveau pendant plusieurs années.


Plusieurs axes, déjà expérimentés, sont prévus.


1. Le plus visible : l’augmentation de l’âge de départ à la retraite selon deux modalités, la première étant de relever l’âge légal du droit à la retraite. Plus pernicieux et appliqué depuis 1993, augmenter le nombre de trimestres de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein, ce qui pousse les salariés à différer leur départ. Cela ne marche pas vraiment d’ailleurs, soit à cause du chômage définitif après 50 ans, soit du fait du management moderne insupportable qui pousse des salariés à prendre leur retraite même s’ils n’ont pas leur nombre de trimestres validés. Ces deux propositions peuvent se cumuler.


2. Faire des économies de prestations. Stabiliser le système financier.
Une révolution avantageuse pour le patronat est avancée. Au panier, les trimestres de cotisation obligatoires et l’assiette des 25 meilleures années. Place au « compte notionnel ».


De quoi s’agit-il1 ? Une pension pour les morts. Chaque assuré est titulaire d’un compte d’épargne virtuel. Les cotisations acquittées par l’assuré créditent virtuellement le compte qui est revalorisé chaque année, par le gouvernement ou comme dans les retraites complémentaires, par les « partenaires sociaux », en fonction des désidérata du patronat. Le montant de la pension est proportionnel au capital virtuel accumulé par chaque salarié. Mais ce coefficient de proportionnalité dépend de l’âge effectif de départ à la retraite (d’où le maquillage idéologique de la retraite choisie).


C’est donc sur la totalité de la carrière, et pas seulement sur les 25 meilleures années que serait évaluée la retraite. Bonjour les précaires, les périodes de chômage, les temps partiels (qui concernent beaucoup les femmes qui souffrent déjà d’une dévalorisation de leur retraite par rapport aux hommes de 29 %, tous régimes confondus).


Et, grande nouveauté, « l’espérance de vie » à l’âge du départ à la retraite ! La retraite devient une rente viagère. « La méthode conduit ainsi à prendre en compte dans le calcul de la pension le risque de longévité ». Ou dit de façon plus claire : « le montant de la pension liquidée est d’autant plus grand que les probabilités de survie sont faibles »2.


C’en est fini de la Sécurité sociale. Vive l’assurance ! Deux conséquences au moins sont à prévoir. Une baisse drastique des pensions au bon vouloir de la bourgeoisie et l’individualisation totale du calcul des retraites, sans règles communes et sans contrôle possible, donc sans revendications collectives unificatrices facilement formulables. Deux bonnes raisons de se mobiliser massivement contre.


3. Cela pousse à inciter les salariés qui le peuvent à se tourner vers les assurances privées, les fonds de pension. Ce qui n’est pas prudent par ces temps d’instabilité boursière.


4. Et bien sûr, on fait dans le social : « développer des dispositifs correcteurs relevant de la solidarité »3. Une aumône dérisoire de la bienfaisance gouvernementale. L’antithèse de la Sécu que nous voulons.


Ne croyons pas que les retraites complémentaires pourraient amortir le choc. Leurs rendements sont en baisse constante depuis dix ans, la pension servie pour 100 euros de cotisation a chuté de 5,82 % à l’Arrco (non cadres) et de 5,59 % à l’Agirc (cadres).


Non négligeables, ces retraites complémentaires représentent souvent entre 50 et 70 % de la retraite d’un cadre et entre 20 et 30 % pour un non-cadre. Par ailleurs, un accord a été signé fin 2009 par la CFDT et la CFTC avec le Medef, mais pas par la CGT. Il prévoit de renégocier en 2010 pour articuler les nouvelles règles des retraites complémentaires avec celles qui seront prises pour la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Fermez le ban.

1. Document de travail du Conseil d’orientation des retraites. Séance du 28 janvier 2009. Tout ce document est d’une grande clarté pour analyser les intentions de la bourgeoisie.
2. Document COR précité.
3. Lettre du COR n° 3, mai 2009.

Assurance maladie : désengagement accéléré

Augmentation du forfait journalier à l’hôpital (18 euros depuis le 1er janvier), participation forfaitaire sur les actes chirurgicaux, franchises sur les visites, boîtes de médicaments, transports sanitaires et actes paramédicaux, explosion des dépassements d’honoraires des médecins libéraux, création d’un secteur optionnel, déremboursement d’une nouvelle série de médicaments : crise ou pas, la participation financière des malades/assurés ne cesse d’augmenter proportionnellement à l’amenuisement du champ des dépenses remboursables par l’assurance maladie. Selon le Haut Comité pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM)1 lui-même, 3 milliards d’euros ont ainsi été économisés sur notre dos depuis 2004. Et le mouvement s’accélère.


Le gouvernement a beau rappeler que le taux de prise en charge des dépenses de santé reste à peu près stable autour de 75 %, ce chiffre masque mal la réalité et ne trompe personne.


Car si les hospitalisations et les affections de longue durée (ALD) augmentent en volume et demeurent correctement remboursées, au moins encore aujourd’hui (mais jusqu’à quand ?), les dépenses de ville ou de soins courants sont, elles, de moins en moins prises en charge. Selon une étude Jalma/CSA2, la part du revenu des ménages allouée aux dépenses de santé a ainsi augmenté de plus de 50 % entre 2001 et 2009. Désormais, chaque loi de financement de la Sécurité sociale apporte son lot de désengagements en matière de solidarité.


Pour Didier Tabuteau, directeur de la chaire santé de Sciences-Po, « on est aujourd’hui parvenu à un taux de remboursement de 55 % des dépenses de soins courants, peut-être même moins (…) Si on continue sur cette voie, on tombera dans une espèce de dentisterie généralisée, au sens des prothèses, où le remboursement des complémentaires est déterminant. »3


Nous y voilà ! Derrière le discours de responsabilisation du malade et des mesures économiques nécessaires pour sauver notre système, il s’agit en réalité d’un véritable choix politique : ouvrir le marché de la santé au privé, notamment aux assureurs qui piaffent d’impatience depuis des lustres. Mais aujourd’hui, Sarkozy oblige, ils sentent que leur tour est venu. Certains comme AXA, AGF (aujourd’hui Allianz), Groupama ou Swiss Life ont déjà mené des expériences de remboursement sélectif, triant leurs clients ou les soins à prendre en charge. D’autres vautours se déclarent également prêts à dépecer le futur cadavre de l’assurance maladie.


Lente mais continue, la destruction graduelle et organisée de notre système solidaire, chargée de préparer l’opinion à coup de prétendu déficit « abyssal » qu’il ne faudrait « pas faire supporter aux générations futures » commence à faire son œuvre : il serait paraît-il temps de changer notre fusil d’épaule. L’augmentation des dépenses d’automobile ou de loisirs, c’est bien ; mais de celles de santé, ça ne l’est pas… sauf si le système est privatisé, comme si la santé était une marchandise.


Soyons clairs : pour nous, la Sécu ne souffre aucunement d’un excès de dépenses mais d’un manque de recettes en raison d’un chômage élevé et de salaires trop bas. Et puis, a fortiori dans un pays riche et moderne, le seul critère pour le montant des dépenses de santé ne peut être que le besoin de la collectivité, les recettes devant être modulées en fonction de ce besoin. Et si contrôle ou maîtrise des dépenses il doit y avoir, ce n’est pas uniquement aux assurés sociaux de les subir. Il est possible d’agir sur les profits du secteur. L’assurance maladie ne doit plus être la vache à lait de l’industrie pharmaceutique, des cliniques privées, de l’industrie des 3e et 4e âges, des professions médicales libérales…


Plus que jamais, la cohabitation entre un système solidaire et une organisation libérale des soins est une énorme contradiction. Les capitalistes veulent la supprimer en liquidant ce système que nous souhaitons au contraire amplifier. La Sécu ne doit pas se limiter au remboursement ou au paiement de prestations. Pour nous, elle doit organiser et gérer l’organisation des soins dans un grand service public de santé qui ferait la part belle à la prévention.

1. rapport 2009
2. novembre 2009
3. Le Quotidien du médecin, 1er décembre 2009

Ce que nous voulons....

Retraites


• Abrogation des mesures Balladur de 1993 et de la loi Fillon de 2003.
• Création d’un régime de retraite unique pour tous (public/privé).
• Départ à la retraite après 37,5 annuités de travail, de chômage, de formation et d’études, à 60 ans maximum (moins pour les métiers pénibles).
• Calcul du taux de remplacement à 75 % du dernier salaire et, quoi qu’il en soit, pas de retraite inférieure au Smic (qui doit être réévalué).

Assurance maladie


• Abrogation du plan Juppé (1995) et de la contre-réforme Douste-Blazy (2004).
• Accès gratuit aux soins pour tous (tiers-payant généralisé).
• Suppression de tous les forfaits et de toutes les franchises.
• Remboursement de tous les médicaments à 100 %
(s’ils sont jugés comme rendant un service médical insuffisant, ils doivent être retirés du marché).
• Fin de la tutelle de l’État.
• Éviction du patronat de la gestion.
• Élections et contrôle par les assurés sociaux de leurs représentants.
• Définition par les usagers des besoins et des réponses à apporter.
• Sortie de l’industrie pharmaceutique du secteur marchand.

Pour financer tout ça
• Le système de Sécurité sociale dans son ensemble (retraites, maladie, allocations familiales, etc.) doit être financé en totalité par le salaire socialisé.
• Il y a 30 ans, la répartition des richesses entre les salaires et cotisations, d’une part, et les profits, d’autre part, était de 70-30. Aujourd’hui elle est de 60-40, soit une perte de 170 milliards d’euros en salaires/cotisations qui permettrait de financer la Sécurité sociale… et de combler son « trou ».
• L’État doit payer ses dettes à la Sécu (7,8 milliards en 2009), supprimer les exonérations (32 milliards en 2009), augmenter les salaires, embaucher à hauteur des besoins, interdire les licenciements : 1 million de chômeurs en moins, c’est 10 milliards de recettes en plus pour la Sécu ; 1 % d’augmentation des salaires, c’est 3 milliards de plus pour les caisses de Sécu…
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 10:14


31 janvier 2010


Une restructuration du réseau ADMR 29 est inéluctable. Me Robert, administrateur judiciaire, l'a dit vendredi. Le préfet va, lui, se saisir du dossier. C'est un problème de sécurité publique.


Les 200 chaises prévues dans la salle du Juvénat, à Châteaulin, pour accueillir les représentants de 92 associations avides d'informations n'y ont pas suffi. «Il y avait du monde assis par terre, contre les portes de sortie», a témoigné Albert Le Moign, président de l'association Camaret-Roscanvel. La réunion a duré plus de trois heures.


Christian Maguet, président du CA fédéral était présent mais n'a pas dit mot ou si peu. Une posture que lui reproche déjà le personnel fédéral mais qu'aurait cautionnée Me Robert, estimant qu'il ne lui revenait pas de communiquer. Sa démission - sur le champ -, et celle du CA fédéral tout entier lui ont été demandées. «J'en prends note», a-t-il répondu.


Me Robert a donc mené l'échange. Mettre tout le réseau sous procédure de sauvegarde, comme le préconise le comité d'entreprise de la fédération, n'est pas, pour lui, une bonne chose. Il ne serait pas envisageable, non plus, de créer une unité économique sociale.

«Tout est sauvable»

«Tout est sauvable, nous a-t-il dit, mais il y aura un plan social», rapporte Albert Le Moign. «Il nous a dit que, à l'initiale, il voulait savoir si la fédération(130 salariés) était utile au réseau. Il a estimé que oui. Mais dans les conclusions de l'audit, il est préconisé une réorganisation de l'ADMR 29, avec une responsabilisation des associations locales.


Dans un temps futur, elles payeront directement leurs charges sociales. Que la fédération le fasse, aujourd'hui, lui semble illégal. l'Urssaf n'aurait jamais dû l'accepter non plus». L'audit prévoit aussi un renforcement du contrôle de gestion de la fédération. «Me Robert a indiqué que la situation actuelle - un déficit de 10 M€ creusé en 2008 et 2009 - n'était pas le résultat de malversations. Le CA fédéral aurait manqué de prudence dans sa gestion». Un euphémisme, sans doute.

Priorité aux salaires


L'audit préconiserait encore une réduction des coûts de structure et une économie des frais généraux (l'anniversaire à 300.000 € a vécu, n.d.l.r). «Il est à prévoir qu'une partie du personnel fédéral - les encadrants de proximité(55 personnes), les conseillers techniques (10 salariés) - sera transférée sur les associations, à condition qu'elles puissent embaucher.     


Mais pas avec le même contrat de travail et avec, peut-être, un reclassement à la baisse». Dans l'immédiat, toutes les rentrées d'argent à la fédération seront consacrées aux salaires. «Me Robert invite les associations en difficulté à écrire à l'Urssaf pour demander un report des dettes jusqu'au 15mars, date prévue de l'achèvement du bilan».


Alerté par Christian Ménard, député de la 6e circonscription, lui-même sollicité par les manifestants vendredi, le préfet va se saisir du dossier au titre qu'il s'agit là d'un problème de sécurité publique. «Si le réseau ne tient pas le coup, les personnes âgées, aidées, seraient démunies», a justifié Christian Ménard.

  • Karine Joncqueur
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:29



Pour la première fois dans l'histoire de l'Admr, un débrayage de grande ampleur touche depuis ce matin l'ensemble du réseau. Plus de 500 salariés et bénévoles de l'Admr se serrent depuis ce matin 9 h, dans l'immense salle du Juvénat à Châteaulin. Vers 11 h, ils s'apprêtaient à se rendre à la permanence du député Christian Ménard.

 

Une délégation reçue par Christian Ménard

La discussion est très animée, entre le syndicat Cfdt, à l'origine de ce débrayage, et la salle. Des divergences apparaissent notamment sur la conduite à tenir ce soir, alors qu'une réunion en cercle restreint doit se tenir au même endroit à partir de 20 h, pour présenter le bilan économique et social de la fédération. Le syndicat Cfdt n'est pas partisan de s'inviter à cette réunion.

"Il faut aller au taquet", clame une salariée

"Si des salariés se présentent, ils risquent de conduire à l'ajournement de la réunion, et l'on risque de rentrer dans un conflit direct et dur. Est-ce que nous voulons", a notamment prévenu Régis Thuault, élu du comité d'entreprise de la fédération, plus favorable à l'idée d'une action en justice pour dénoncer l'entrave à l'information. En face, certaines voix jugent l'attitude du syndicat trop attentiste. "Il faut aller au taquet", clame cette salariée. Pour l'heure, aucune décision officielle n'est prise. Mais il ne fait aucun doute que la réunion de ce soir sera ajournée en cas d'intrusion.


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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 08:48


29 janvier 2010


Christian Maguet, président de l'ADMR 29, pourrait bien faire mentir le dicton «Pas de nouvelle, bonne nouvelle». Il se trouvait, hier, dans les locaux de la fédération - placée sous procédure de sauvegarde -, à Plabennec, mais a refusé tout contact avec la presse, a indiqué Élie Bidet, directeur. Qu'y a-t-il donc à cacher de si grave?


Dans la matinée, le comité d'entreprise s'était une nouvelle fois inquiété de cette absence de communication. Il l'a fait savoir à son directeur. «Le personnel de la fédération est toujours sans information du bilan économique et social restitué par Me Robert, mardi. Ce bilan sera pourtant présenté à un groupe de présidents d'associations ce soir, à Châteaulin. Quelle est la légitimité d'une telle méthode? Encore une fois, ces choix, en termes de communication, s'inscrivent dans une démarche de cloisonnement et d'absence d'échanges, démarche totalement préjudiciable et contraire aux intérêts de notre réseau».

Réunion du comité d'entreprise jeudi

Benoit Cambon, secrétaire du comité d'entreprise, a également rappelé l'imminence d'un CE, programmé le jeudi 4février. «Avec la participation de Me Robert, administrateur judiciaire. MePeters, avocat du comité d'entreprise ainsi que l'inspection du travail y sont également conviés. Dans cette perspective, il est inconcevable que les élus ne soient informés du bilan-par simple transmission d'un écrit-que quelques jours avant cette réunion».

Débrayage et manif à Châteaulin

Et de rappeler quelques obligations inscrites dans le code du travail. «Compte tenu de la gravité de la situation, nul doute que le délai que M.Bidet impose est insuffisant et pourrait conduire à annuler la réunion du 4février ou à modifier fondamentalement son ordre du jour. De plus, il constituerait une violation de la Loi à laquelle nous donnerions immanquablement suite». À chaque jour son lot de pressions, vaines.


À Pleyben, où est née l'ADMR 29 voici 60 ans, on apprenait, hier aussi, la démission du président de l'association locale. Une de plus. C'est à moins de 10km de là, au Juvénat à Châteaulin, que, de 9h à 12h, ce matin, tous les salariés du réseau, appelés par la CFDT 29 à débrayer, sont conviés à manifester. L'annulation du conseil d'administration fédéral, qui devait s'y tenir, est confirmée.


Dans l'après-midi, ChristianMaguet, son président, a rendez-vous avec les élus du conseil général en charge du dossier. Ceux-ci ont fait savoir qu'ils souhaitaient attendre les conclusions du travail en cours et les propositions de l'administrateur avant de se positionner. Mais en parallèle de ces échanges, les services du conseil général seront sollicités sur l'analyse de ce dossier.

  • Karine Joncqueur
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:32


28 janvier 2010


Le dossier ADMR 29 touche directement à l'emploi, à la vie de plus de30.000 personnes. Si on ne le savait pas, on qualifierait de jeu la partie de cache-cache surréaliste imposée par Christian Maguet, son président, aux salariés de la fédération -placée sous procédure de sauvegarde judiciaire -, à l'ensemble des administrateurs.


Mardi, à Christian Maguet et à trois de ses vice-présidents, Me Robert, administrateur judiciaire, a fait une restitution du bilan économique et social du réseau ADMR 29 (fédération plus 92 associations). Depuis, pas une information n'a filtré. Mieux, le conseil d'administration fédéral, programmé demain à Châteaulin, aurait été annulé par décision unilatérale du président.


Pourquoi? Pour fuir l'appel à rassemblement devant le Juvénat, lancé par la CFDT, syndicat majoritaire, à l'adresse de tous les salariés du réseau? Parallèlement en revanche, Christian Maguet a invité les présidents des associations locales à une réunion demain soir, en présence des administrateurs et mandataires judiciaires.


Régis Thuault, déléguéCFDT, est monté au créneau. «Ces choix sont incompréhensibles. Exclure de l'information, de manière arbitraire, une partie du conseil d'administration, une partie de la représentation des adhérents que sont les associations locales, des salariés et par là même, des membres de la CFDT, va à l'encontre des statuts de la fédération.


De plus, et à l'échelle de la Fédération, Christian Maguet veut communiquer à ce groupe de présidents, sans existence statutaire, des résultats d'une étude mise en oeuvre à la suite d'une décision de justice sur la seule fédération. Tout ça, sans que les représentants du personnel de la fédération aient été informés des dits résultats».

«Une ignorance du droit du travail»


Si le calendrier était maintenu en l'état, les délégués du personnel invoqueront devant les instances compétentes ainsi qu'auprès de l'administrateur judiciaire, un délit d'entrave. «Pour justifier ces choix, Christian Maguet avance comme seul argument le fait ?d'avoir trois avocats qui suivent l'affaire?


Qu'il n'hésite pas à les informer de ses multiples maladresses, involontaires sûrement, du fait de son ignorance du droit du travail et des obligations de l'employeur». Malgré l'annonce de l'annulation du CA fédéral, le préavis de grève pour demain et l'appel à rassemblement lancé par la CFDT 29 est maintenu.


«Rendez-vous au Juvénat à Châteaulin, à 9h. La grande salle est réservée. En fonction de la mobilisation, nous nous retrouverons à l'extérieur». Un rendez-vous entre le conseil général - principal financeur du réseau et organisme de tutelle - et la présidence de l'ADMR 29 auraitété pris, aussi, pour demain. Hier, s'il nous a été indiqué qu'on travaillait sur le dossier, il n'y avait pas un seul élu disponible pour le confirmer.

  • Karine Joncqueur
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