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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 11:47


27 janvier 2010


Les salariés du réseau ADMR 29, dont la fédération et plusieurs associations craignent un dépôt de bilan, passent à l'offensive. La CFDT, syndicat majoritaire, les invite à débrayer vendredi et à se rassembler à Châteaulin.


La CFDT, syndicat majoritaire, appelle les personnels du réseau (3.740 salariés pour 28.000 personnes aidées) à débrayer vendredi et à se rassembler à Châteaulin. C'est là que, de 9 h à 12 h, se tiendra le conseil d'administration fédéral, en présence de Me Robert, administrateur judiciaire. Il restituera à l'ensemble du CA cette fois, les conclusions du bilan économique et social établi sur le réseau ADMR29, après les avoir exposées hier au président et à trois de ses vice-présidents. Il les présentera aussi, demain, au bureau tout entier. Aucune restitution à destination des salariés de la fédération et des associations, de leurs présidents n'est, en revanche, programmée. Les salariés et plusieurs présidents d'associations exigent de comprendre.

«On continue à nous mentir»

Dans un mail adressé, hier, à toutes les associations et au personnel fédéral, l'un d'eux, président d'une association du Sud-Finistère, le dit. «Je ne suis pas d'accord du tout avec les membres du bureau fédéral qui nous mentent depuis plus d'un an et dissimulent la vérité. Comment peut-on dire que l'on n'était pas au courant de la situation quant aux impayés d'URSSAF datant de juin ! Et que, ce même mois, on dépense allégrement 300.000€ pour le 60e anniversaire (de l'ADMR, n.d.l.r).


On continue à nous mentir car on ne nous dit pas que nos taxes ne sont pas payées (...). Je trouve insupportable que certaines personnes, qui ont démissionné du bureau après avoir passé au vote des dépenses (...), après avoir monté aussi des SCI dans lesquelles la fédération a injecté des milliers d'euros (allusion faite, entre autres, à Alain Bertail et au bâtiment qui abrite l'ADMR du Poher, dont il est le président, N.d.l.r) donnent des leçons (...). Démissionner quand on a fait couler le bateau ne se fait pas et n'est pas digne».

« Des responsabilités à assumer»

«Alors maintenant que faire ? Au moins dire la vérité. Au moins respecter le personnel tant fédéral qu'associatif en les associant aux décisions et, pour finir, il faudra que l'on ait connaissance entière et véritable de l'audit. Il faudra bien que ceux qui ont pris ces décisions paient, que l'on arrête de raconter des salades aux présidents qui sont responsables civilement et pécuniairement de leurs associations». De son côté, le comité d'entreprise de la fédération est sans ambiguïté. «Nous avons un pouvoir auprès de la justice que nous utiliserons en pertinence dans le temps. Si des licenciements sont annoncés, les responsabilités devront être assumées».

  • Karine Joncqueur
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 09:00

Administrateurs et salariés : rupture consommée

26 janvier 2010 


Mardi dernier, 80 des 130 salariés de l'ADMR 29 (*), sous procédure de sauvegarde, ont débrayé. «Contrarié», leur président a rompu tout dialogue. De fait, le comité d'entreprise s'est adjoint les services d'un avocat.


«Ça va partir en sucette», assure Régis Thuault, élu du comité d'entreprise de la fédération. Pour mémoire, en novembre dernier, le conseil d'administration (CA) du réseau ADMR 29 faisait brutalement état d'un déficit de 10 M€, cumulé entre 2008 et 2009. En décembre, seule la fédération(130salariés) était placée sous procédure de sauvegarde. Une mesure restreinte qu'avaient dénoncée les élus du CE, pour qui le réseau d'aide à domicile constitue une unité économique.

60 % des associations sous menace d'huissier

«Aujourd'hui, 60 % des associations du réseau (3.700 salariés, 28.000 personnes aidées) sont sous le coup imminent d'une procédure d'huissier. Sous procédure de sauvegarde, la fédération ne paye plus les charges sociales, comme elle le faisait, pour les associations qui ne pouvaient les assumer et qui ne le peuvent toujours pas. Par huissier, elles ont été mises en demeure de payer».


Du côté de Carhaix, on s'organise déjà pour monter un réseau associatif parallèle (lire encadré). À Huelgoat, Robert Cleuziou, président, a, localement, démissionné de sa fonction, sans renoncer à son poste de trésorier du CA fédéral. «Nous savons aussi que plusieurs associations se seraient rapprochées de leur municipalité pour qu'elle reprenne l'activité».


Que proposent le CA et son nouveau président, Christian Maguet, petitement élu - avec 12 voix sur 26 -, bien que seul candidat, et injoignable? «Aucun projet constructif n'a été présenté», selon les délégués du personnel. «Il a été voté la constitution d'un groupe de réflexion. Le CA attend la restitution, aujourd'hui, par Me Robert - administrateur judiciaire -, du bilan économique et social, étendu au réseau ADMR29.


Il y a dix jours, nous avons pris contact avec celui-ci. Il juge la situation opaque et souhaite obtenir plus de détails sur la construction financière du réseau. Seuls le président, les trois vice-présidents et le trésorier devraient assister à cette restitution. Notre représentant n'y est pas convié, pas plus que la direction de la fédération. Ça va à l'encontre de la procédure légale», indique RégisThuault. Une direction de fédération, bordurée, qui a affirmé, hier, n'avoir rien de neuf à communiquer.

«On peut parler d'entrave à l'information»

Que peut décider Me Robert ? «Il peut demander un redressement judiciaire sur l'ensemble du réseau ou par entité. Dans ce deuxième cas, il peut demander aux associations qui sont redevables à la fédération de la payer, et elles seront liquidées», analyse Régis Thuault.


«Nous nous étonnons, par ailleurs, que le conseil général ne soit pas intervenu en tant que financeur et organisme de tutelle pour s'impliquer dans les débats». Celui-ci a informé qu'il interviendrait «dans un second temps». Régis Thuault confirme, enfin, qu'une attaque en justice contre les décideurs pourrait être menée. «On peut parler ici d'entrave à l'information vis-à-vis des salariés mais aussi des financeurs».

* À Plabennec, ils ont manifesté leur colère à l'encontre de leur direction et des administrateurs décisionnaires. Ils craignent le dépôt de bilan, comme à Lille et à La Réunion, récemment.

  • Karine Joncqueur
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:19
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Une mobilisation visant à la désobéissance est organisée le 26 janvier dans neuf lieux en France contre l’ordre national infirmier.


Celui-ci tente de s’imposer par la force, alors que 87 % des infirmières ne sont pas allées voter aux élections organisées en avril 2008. Cette abstention massive marque un manque d’intérêt mais surtout un fort mécontentement à l’égard de cette instance, qui subordonne le droit d’exercer à l’inscription à l’ordre et au paiement d’une cotisation de 75 euros.


Sinon des sanctions telles que deux ans de prison, 300 000 euros d’amende et l’interdiction d’exercer peuvent être décidées à leur encontre.


Il ne reste que quelques jours aux infirmières pour adhérer, mais, comme les kinésithérapeutes qui résistent depuis trois ans, elles sont bien décidées à ne pas se laisser faire.


Corporatiste, réactionnaire, cet ordre infirmier ne met pas en avant la défense des intérêts des salariés, bien au contraire.


Son objectif est de contrôler l’accès au métier et sa déontologie, mais aussi de faire disparaître les actions syndicales présentes dans ce secteur.
Les infirmières comme les kinésithérapeutes et les ortho­phonistes n’ont pas besoin d’un ordre privé. Il existe déjà pour les infirmières un conseil supérieur professionnel pour réguler l’exercice du métier ainsi qu’un décret qui définit les compétences.


Une intersyndicale est en marche pour l’abrogation de la loi qui a créé l’ordre. L’objectif est également d’obtenir davantage de moyens afin de permettre aux infirmières de remplir leurs missions au quotidien dans de bonnes conditions de travail pour une meilleure prise en charge des patients. Ce qui veut dire l’arrêt des suppressions de postes et des moyens financiers notamment pour sauver l’hôpital public.


Les infirmières du public auront un autre motif pour se mobiliser. En effet, un changement de statut est en cours pour les faire passer de la catégorie B à la catégorie A, sans réelle avancée salariale, mais en reculant de 5 ans l'age du départ à la retraite.


Nsuni Met

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 08:33

hôpital.jpg

De nombreux médecins ont démissionné suite à la nouvelle contre-réforme de l’hôpital public, dénonçant la casse des services publics. Parmi eux, Laurent Sedel, chef de service à l’hôpital Lariboisière, à Paris.

Dans quelle logique s’inscrit la réforme de l’hôpital public ?


Il y a déjà plusieurs années que les différents gouvernements ont décidé que la santé ne serait plus prise en charge par la solidarité nationale. Il y aurait un système avec une prise en charge individuelle plus importante, ce qui veut dire que seul les plus favorisés y auront accès. Ceux qui ne peuvent payer bénéficieront d’une forme de charité. On tend donc vers un système que je connais très bien pour y aller souvent : le système américain, celui dont justement Obama veut se débarrasser.


Les seuls qui ont une idée très claire des choses sont les milieux financiers. Les assureurs en particulier ont très bien compris qu’il y avait du gras. En France, on dépense environ 11 % du PIB dans la santé, aux États-Unis 15 à 16 %, donc il y a 4 à 5 % du PIB à gagner, le calcul est assez simple pour eux. Ils procèdent par touches comme pour les soins dentaires et les lunettes, marchés qu’ils ont déjà pris en main. Ils bénéficient d’un soutien du gouvernement sous pression d’un lobby financier, comme par exemple le forfait hospitalier qui avait augmenté de 4 euros. Ici dans mon service, la journée coûte 1 500 euros.


Que représente donc ces 4 euros ? Ils permettent aux assureurs de venir dire au gouvernement « vous nous étranglez, il faut donc augmenter les primes ». Au final, les assurés payent de plus en plus et sont de moins en moins remboursés. J’ai un exemple d’un collègue américain – que j’aime citer car c’est ce vers quoi nous arrivons avec ces réformes – qui, après deux jours d’hospitalisation pour un malaise cardiaque s’est vu réclamé 122 000 dollars.


L’assureur rembourse 30 000 dollars ; seul recours pour un meilleur remboursement : la plainte. Ce collègue américain m’explique souvent que la différence entre nos deux pays, c’est qu’en France la santé est un droit et aux États-unis un luxe. On tend vers ça.


Le convergence public-privé est un des points préoccupants de la réforme. Pour nous, c’est totalement irréaliste. Ces réformes sont faites par des personnes qui ont une totale méconnaissance de l’hôpital public et des CHU1. On a besoin de temps pour former du personnel. Il est certain que lorsque j’assiste un interne lors d’une opération, ça prend plus de temps qu’un chirurgien expérimenté.


Tout cela est du temps incompressible. Car dans le privé on en vient à fonctionner comme des assureurs et plus comme des médecins. On sélectionne le rentable et on laisse au public le reste. C’est le système américain, l’hôpital public est un hôpital de charité pour pauvres où l’on garde également les opérations onéreuses compliquées. Ce qui, à terme, ne réduit pas le coût de l’hôpital public, contrairement à ce que l’on nous raconte. Mais dans le privé les prix vont flamber.

Pourquoi, après avoir « joué le jeu » de la création des pôles, avez-vous démissionné en avril 2009 et bon nombre de vos collègues menacent-ils de faire de même ?


Le pôle est une création de l’avant-dernière loi. Cette loi avait une certaine pertinence puisqu’elle réintroduisait un pouvoir médical.
Dans les pôles, on a associé un cadre administratif, un cadre de santé afin de réfléchir ensemble aux changements ou réorganisations possibles. Ici nous avons réfléchi tous ensemble, tout le personnel a été réuni plusieurs fois et nous avons réussi à faire quelques changements.


On a par exemple créé un métier : un régisseur de bloc qui coordonne tous les intervenants d’un bloc opératoire (une dizaine) pour être plus efficace. Résultat, notre activité a augmenté de 10 % par an, passant de 2 200 à 3 000 malades opérés. Tout le monde dans les équipes a participé à ce changement : aides soignants, infirmières, etc.


Mais la dérive comptable, comme je l’appelle, est intervenue. Le trésorier général, Éric Woerth, nous a dit que nous dépensions toujours trop en personnel et qu’il allait falloir réduire la voilure. C’est ainsi que vers le mois d’avril, on m’a demandé de supprimer sept postes. Alors que notre activité avait augmenté sans moyens supplémentaires, un intéressement avait été prévu par la loi permettant une prime et donc du salaire en plus, ce que nous n’avons pas eu. J’ai donc décidé de démissionner.


Ces suppressions de postes alors que l'activité est plus importante sont elles responsables des accidents surmédiatisés de cet été ?


Évidemment, à travailler toujours plus... Mais pas seulement. Il y a surtout toutes les petites choses que l'on impose en plus aux personnels. Je vais prendre un exemple concret. On fait du managing. Avant, nous avions un certain managing qui a fait que les brancardiers qui travaillaient dans un service, que l'on connaissait, avec qui on avait l'habitude de discuter, ce sont retrouvés mutualisés pour tout l'hôpital.


Désormais, pour faire une demande de brancardage, il faut que l'infirmière remplisse une demande informatique avec une grande quantité d'informations à rentrer et donc une perte de temps incroyable pour une chose qui se faisait en un simple coup de fil avant et qui permettait de passer plus de temps auprès des patients. Toutes ces petites choses participent au burn-out du personnel.


Propos recueillis par Thibault Blondin
1. Centres hospitaliers universitaires

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:57

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Multiples déremboursements, augmentation du forfait hospitalier, création des franchises médicales, la politique mise en œuvre par Sarkozy aura pour conséquence une hausse des cotisations mutualistes.


La Mutualité française qui fédère la plupart des mutuelles et couvre 38 millions de personnes annonce une augmentation moyenne de 5 % des cotisations mutualistes.


En réalité la progression des cotisations s’annonce souvent bien plus importante. Par exemple, la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), la plus importante numériquement, annonce des augmentations de plus 12 % pour les actifs, 15,5 % pour les retraités et 21,35 % pour les conjoints !


En embuscade, les assurances privées augmenteront aussi leurs tarifs. Mais à court terme, elles ont les moyens d’attendre afin de capturer la clientèle par des publicités tapageuses. Le marché de la complémentaire santé progresse fortement, la hausse du chiffre d’affaires est de 65 % entre 2001 et 2008. Au sein de ce marché les mutuelles à but non lucratif restent majoritaires, elles représentent 57 % de la couverture complémentaire.


Mais ce sont surtout les assurances privées qui bénéficient du recul progressif de la Sécurité sociale : depuis 2001 elles ont grignoté 5 % de la part du marché au détriment des mutuelles et des institutions de prévoyance à but non
lucratif.


Le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, dénonce à juste titre la responsabilité du gouvernement dans la hausse des cotisations. En raison des déremboursements de médicaments, franchises et forfaits, une part croissante des dépenses est transférée de la Sécu vers les régimes complémentaires.


Le forfait hospitalier passe de 16 à 18 euros au 1er janvier, certains médicaments ne seront plus remboursés qu’à 15 %.
La taxe de 3,4 % sur le chiffre d’affaires des mutuelles instaurée en 2009 sera pérennisée en 2010, 1 milliard d’euros seront à nouveau ponctionnés aux mutualistes.


L’achat aux laboratoires privés des 93 millions de doses du vaccin contre la grippe A, pour 1 milliard d’euros est financé à moitié par la Sécurité sociale et par les mutuelles qui doivent verser à l’État une participation de 0,94 % du montant annuel des cotisations encaissées.


Actuellement, 7 à 8 % de la population, environ 5 millions de personnes, ne bénéficient pas de couverture santé complémentaire. Il faut craindre avec la Mutualité que « seront encore plus nombreux, ceux qui renonceront faute de moyens à l’acquisition d’une mutuelle et devront à renoncer à des soins. »


Les réponses de la Mutualité françaisequi consistent à demander au gouvernement d’organiser des tables rondes en plus de la proposition faite en juin, lors de son congrès en présence de N. Sarkozy, de se substituer à la Sécu pour la prise en charge des Affections de longue durée (ALD, maladies graves remboursées à 100 %par la Sécu)1, ne suffiront bien évidemment pas à mettre en échec le gouvernement.


Le NPA est favorable à la prise en charge à 100 % des soins par la Sécurité sociale, financée par la suppression des exonérations de cotisations.
Cet objectif revendicatif n’est pas un préalable à l’indispensable riposte unitaire des associations de malades, des collectifs, des mutuelles, des partis et des syndicats pour annuler les déremboursements, forfaits et franchises et pour reconquérir une Sécurité sociale solidaire.


Stéphane Bernard

1. VoirTout est à nous !du 11 juin 2009 : La mutualité cheval de Troie de la privatisation

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:18
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    L'HÔPITAL ET LA SANTE PUBLIQUE VONT MAL

 
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      Depuis plus de 20 ans, réformes après réformes, soutenues par la logique implacable de transformer l'hôpital public en entreprise et la Sécurité  Sociale en assurances privées, les politiques se désengagent de plus en plus du service public d'Etat. Conséquences : le système de santé, ainsi que la prise en charge des soins sont aujourd'hui en péril. Pour le gouvernement, (Loi BACHELOT) et pour le MEDEF, un seul mot d'ordre « La santé du bon peuple coûte cher, il faut en réduire les coûts, la rentabiliser et mettre la main sur LA Sécu », conquête sociale sans précédent du peuple. 

  Pour cela 3 objectifs :


  *Réduire au maximum les remboursements de la Sécurité Sociale, (Leclerc et autres visent déjà les médicaments non remboursés.) - *Rentabiliser les lieux de soins, - *Réduire l'offre de soin.

  Ainsi la santé devenant une marchandise comme une autre, l'hôpital une entreprise comme une autre, l'une et l'autre doivent être managées comme n'importe quel site de production.


   Conséquence de cette logique, l'hôpital ne soigne plus, mais il  produit un soin.

 
 

  Logique implacable, dont seule la partie visible apparaît, mais d'ores et déjà, ses conséquences sur les personnels, les usagers et sur la santé  publique bref sur nous, se font sentir et elles sont de plus en plus désastreuses.

  *A tour de bras on ferme des services pour les centraliser et mieux maitriser leur « management ». C'est la fin programmée des services de proximité, au plus près de la population. -maternités et autres-

  *Sous prétexte de libre choix certaines pathologies sont renvoyées sur le privé lucratif, soit disant plus économe que le public, (ce qui est faux car les calculs budgétaires ne sont pas les mêmes) mais surtout ce sont les pathologies les moins onéreuses en terme de matériel et personnels qui sont visées.

 *Réduction  scandaleuse de l'offre de soins publics : – Remboursements, capacités d'accueil et de prises en charges etc....- .

 *A travers l'industrie pharmaceutiques et les groupes d'assurances, entrée massive des cotations en bourses, avec un mot d'ordre : RENTABILISATION A TOUT PRIX.


Pour eux, la santé publique, est une manne juteuse et NOTRE SANTE,  un  « business » comme un autre.

 *Appel à la charité publique pour la recherche, le financement de certaines pathologies ou la prise en charge des populations  les plus démunies (pièces jaunes – Téléton – SIDA – personnes âgées)

  *Prétextant les 35 heures, on organise la réduction drastique des personnels et le passage de certains services en sous traitance : ménage, maintenances diverses, entretien etc...

 *Appel aux intérimaires, dont on connait le coût, réduisant ainsi la sécurité  des services. L'effectif à flux tendu devient catastrophique en cas de maladie (d'où la vaccination antigrippe des personnels, non pas dans un but de santé publique mais de management). Une telle organisation augmente considérablement les dysfonctionnements et les risques d'erreurs que SEUL le soignant doit à présent assumer.

  * Mise en place de l'autoévaluation, de l'individualisation des responsabilités etc... outils qui visent à fragiliser  encore plus les personnels. Conséquence :  une meilleure prise en main administrative sur eux.

  *Cerise sur le gâteau, création d'un ORDRE INFIRMIER (cher à Pétain) avec cotisations OBLIGATOIRES. Les soignants sont obligés de payer pour ce qui, demain pourra, NON PAS LES DÉFENDRE, mais les JUGER et les CONDAMNER.


Reconnaissance professionnelle ? NON ! Instance supérieure de contrôle à la bonne subordination des soignants ? OUI !

 

   Les métiers de la santé sont difficiles, très féminisés, aux conditions de travail particulièrement pénibles, le « ras le bol », le « burn-out” gagnent de plus en plus de terrain dans les services, quels qu'ils soient et ce ne sont pas quelques médiateurs ou « cellules de crises » quelconques qui résoudront les problèmes.


   C'est par l'union et les luttes que nous pourrons être entendus. 


Le NPA, exige la mise en place d'une véritable politique de santé pour TOUS c'est à dire : l'accès gratuit et universel aux soins – le déblocage de fonds publics pour la recherche – l'arrêt du dictat des trusts pharmaceutiques et des assurances privées. – l'arrêt immédiat des suppressions de postes, le retour à une sécurité sociale solidaire. Le NPA, source de propositions, est aussi un porte voix pour les salariés en lutte.  

 

  Nous vous invitons le Mardi 2 février 2010, 20 h 15

à une soirée-débat : salle du Coat ker QUIMPERLE

 
 
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        ATTENTION DANGER

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    SECURITAIRE ET SOINS  NE FONT PAS BON MENAGE.

 
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    " L'Homme doit être mis au centre des préoccupations comme référence essentielle » . (rapport Demay)

 

Depuis la nuit des temps la « Folie » fait peur et des personnes atteintes de "déraison » ont été rejetées, enfermées voire tuées (nazisme). Depuis la nuit des temps la société s'interroge : Qu'est-ce que la folie ? Comment la soigne-t-on ? Comment la guérit-on ? Que font ces "malades » dehors ? Sont-ils dangereux ?


Depuis le 2 décembre 2008, à Antony (92), un président de la République a donné SA réponse.


« Nous allons d’abord, chère Roselyne, réaliser un plan de sécurisation des hôpitaux psychiatriques. Nous ferons en ce domaine un effort de 30 millions d’euros. Ces investissements serviront à mieux contrôler les entrées et les sorties des établissements et à prévenir les fugues. Quand un patient hospitalisé d’office sort du périmètre autorisé par son médecin, l’équipe soignante doit en être immédiatement informée.


Certains patients hospitalisés sans leur consentement seront équipés d’un dispositif de géo-localisation qui, si cela se produit, déclenche automatiquement une alerte.


Ce système est déjà utilisé à l’hôpital, par exemple dans les unités qui soignent des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il devrait rassurer les personnels et alléger leurs tâches. »

 
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    Et la profession de s'interroger, non sans inquiétude, QUI SOMMES NOUS ? 

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    Des Gardiens de l'ordre social ou des Soignants à  part entière  ?

  • Pourquoi alors tant de difficultés à faire sortir la folie de ses clichés et de son ghetto ?
  • Pourquoi existe-t-il encore des lieux de discrimination et de rejet sécuritaire ?
  • Pourquoi le soin en psychiatrie est-il si mal connu et reconnu voire méprisé, nié, au point que ni la communauté européenne, ni l'Etat Français n'ont d'exigences en matière de formation ?
  • Pourquoi les médias ne s'intéressent-ils à la maladie mentale que lors de faits divers particulièrement sordides et spectaculaires ?
  • Pourquoi ce retour à la stigmatisation et à l'enfermement ne rencontre-t-il pas plus de résistance ?
  • Pourquoi ce constat dramatique de la dislocation du lien au sein des équipes qui fragilise les personnels en les individualisant, ne soulève-t-il pas plus de réactions ?
  • Pourquoi les conditions de travail, les nouvelles valeurs "managementales » qui détruisent le lien thérapeutique, outil de travail du soignant, ne rencontrent-ils pas plus d'opposition ?
 

  Car à travers un quotidien aseptisé, sécurisé au maximum, c'est la mise à distance avec l'autre dont il s'agit, ainsi que la réapparition de la stigmatisation, des ignorances et  de ses peurs.

 

  En cela le discours d'Antony est issu directement de cette veine là  : s'appuyer sur l'obscurantisme et la peur pour faire passer le projet politique sécuritaire et de renfermement, beaucoup moins couteux  qu'un réel dispositif de prévention de santé publique et beaucoup plus électoraliste.

 

  Pour le NPA, au contraire, la prévention n'est pas un filet sécuritaire sur un secteur géographique donné, sur une population donnée, mais la mise en place de conditions de vie  environnementales, sanitaires, sociales, psychologiques satisfaisantes. 


  « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires …...  (Déclaration universelle des Droits de l'Homme) »

 

Pour le NPA, le service public solidaire est une priorité, tout comme la santé publique et la prise en charge des soins. Notre système de santé nous appartient ne nous le laissons pas voler. Unissons-nous dans les luttes et la résistance.

 

  Nous vous invitons le mardi 2 février 2010 à 20 h 15

pour une soirée-débat  salle du Coat ker QUIMPERLE

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:03
Grippe A un peu d humour

Communiqué du NPA.

La campagne de peur orchestrée par le pouvoir n’aura servi à rien: le gouvernement est aujourd’hui confronté aux scandaleux échec de sa politique de vaccination systématique contre le virus H1N1.


Aussi en cette période de soldes, il tente de revendre à la sauvette à d’autres pays les stocks de vaccins et d’antiviraux inutiles, et bientôt inutilisables, pour les malades, mais très utiles pour accroitre les profits de Sanofi-Pasteur, GSK, Novartis, Baxter.


Selon le Professeur Bernard Debré, député UMP de Paris, la facture des dépenses de vaccins contre la grippe H1N1, et d’antiviraux«Tamiflu» inutilisés, pourrait s’élever à près de deux milliards d’ euros soit bien plus que tous les déficits cumulés des hôpitaux de France.


Le NPA dénonce les choix politiques d’un gouvernement qui dépense sans hésiter des centaines de millions d’euros dont les seuls bénéficiaires seront les actionnaires des laboratoires pharmaceutiques, alors même qu’il refuse les financements minimum aux hôpitaux publics, avec pour conséquences des fermetures de services, d’hôpitaux de proximité, et qu'il contraints les hôpitaux à des suppressions d’emplois.


Ces choix doivent être combattus. Il faut immédiatement arrêter la stratégie absurde de vaccination systématique. Annuler les commandes de vaccins non encore produits, et donner au système de santé les financements dont il a impérativement besoin!


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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 11:03
Communiqué du NPA.

Les tarifs des mutuelles augmentent d’au moins 5 %. La Mutualité française dénonce à juste titre la responsabilité du gouvernement: en raison des déremboursements, franchises et forfaits imposés à la Sécu, une part croissante des dépenses est transférée vers les régimes complémentaires.


De plus la taxe de 3,4 % imposée aux mutuelles sera pérennisée en 2010 et elles devront verser à l’Etat une participation de 0,94% du montant des cotisations pour financer l’achat aux laboratoires privés des millions de doses du vaccin contre la grippe A.


Actuellement cinq millions de personnes ne bénéficient pas de couverture santé complémentaire. Il faut effectivement craindre avec la mutualité qu’ils «seront encore plus nombreux ceux qui renonceront faute de moyens à l’acquisition une mutuelle et devront à renoncer à des soins»


Les tables rondes et les marchés, comme la demande de la mutualité française de se substituer à la Sécurité sociale pour la prise en charge des ALD, ne feront pas reculer le gouvernement.


Le NPA est favorable à la prise en charge à 100 % des soins par la Sécurité sociale, financée par la suppression des exonérations de cotisations. Il ne fait pas de cet objectif revendicatif un préalable à l’indispensable riposte unitaire des associations de malades, des collectifs, des mutuelles, des partis et des syndicats pour annuler les déremboursements, forfaits et franchises et pour reconquérir une Sécurité sociale solidaire.

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 09:25
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mardi 15 décembre 2009

La Caisse régionale d'assurance-maladie (Cram) a recensé 37 000 arrêts de travail consécutifs à des accidents l'an dernier. Ce qui représente 20 % de plus que la moyenne nationale.

Un mal breton

843 000 salariés travaillant dans 108 731 établissements relèvent du régime général d'assurance-maladie en Bretagne. En 2008, la Cram a enregistré 37 117 accidents du travail avec arrêt. Une situation qui s'est légèrement améliorée par rapport à l'an dernier (-4 %) mais qui reste préoccupante par rapport à la moyenne française. 46 salariés bretons sur 1 000 ont été victimes d'accident du travail contre 38 pour mille au plan national (20 % de plus). Jusqu'en 1984 la Bretagne présentait un taux d'accidents du travail inférieur à la moyenne nationale.


Le bâtiment et l'agroalimentaire


Le secteur du bâtiment et des travaux publics reste le plus touché. On y a déploré l'an dernier 7 677 accidents avec arrêt, 389 reconnus « graves » et sept accidents mortels. Cela représente pratiquement cent accidents par an pour mille salariés. Le secteur industriel du bois, ameublement, papier, connaît aussi une fréquence d'accidents élevée (62,9 pour mille) et l'agroalimentaire (57,6 pour mille).


Les intérimaires en première ligne


Ils cumulent un double facteur de risque face à l'accident. Celui de leur relative inexpérience du poste et celui propre au secteur d'activité qui les emploie : bâtiment-travaux publics et l'agroalimentaire essentiellement. En 2008, la Cram a compté 86 accidents pour mille chez les intérimaires (contre 45,85 pour mille tous salariés confondus).


22 morts sur la route


Tous secteurs confondus, le nombre d'accidents de la circulation liés au travail (trajet domicile-entreprise et missions professionnelles) a subi une légère hausse en 2008 (3 849 dont 22 mortels contre 3 820 dont 21 mortels en 2007). Logiquement, le secteur « transports » est le plus touché.


Un coût énorme


En 2008, les accidents du travail, de trajet et maladies professionnelles ont coûté 235 millions d'euros à l'Assurance-maladie. (En recul cependant de 4,8 % par rapport à 2007). La Cram estime qu'en intégrant les dépenses indirectes supportées par les entreprises (désorganisation du service, perte de productivité, formation de remplaçants, etc.), la dépense frôle le milliard d'euros.


Guérir et... prévenir


Face à l'enjeu économique et social énorme que représentent l'accident du travail et la maladie professionnelle (2, 5 millions de journées de travail perdues en Bretagne) la Cram ne reste pas inerte. Elle va multiplier les actions de prévention avec les partenaires sociaux et développer une « ingénierie » de la prévention. « Les bons exemples doivent faire école » professe Thierry Balannec, ingénieur-conseil en charge des risques professionnels à la Cram.


 

Jean-Laurent BRAS.
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 10:11
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L'ensemble des catégories professionnelles de l'hôpital, y compris les médecins, dénoncent depuis des mois la logique de destruction de l'hôpital public de la loi Bachelot.


La loi Hôpital-Patients-Santé-Territoires, votée l'été dernier à l'initiative de Bachelot, avait déjà suscité, avant son adoption, une large mobilisation dans le personnel et chez les médecins.


Cette loi a pour vocation, non de «promouvoir un système de santé plus efficace», mais de restreindre au maximum la place de l'hôpital public. Il s'agit de développer l'hospitalisation privée, passée dans la dernière décennie dans les mains de grands groupes dont l'appétit est aiguisé par la perspective de combler les vides créés sciemment dans l'hôpital public.


La mise en place d'Agences régionales de santé (ARS) par la loi Bachelot donnera à leurs directeurs un pouvoir exorbitant, sans aucun contrôle démocratique, excluant presque complètement les médecins – sans parler des personnels non-médicaux ! – des décisions stratégiques pour l'hôpital.


C'est ce qui explique, maintenant que cette loi est définitivement adoptée, les mesures d'une brutalité exceptionnelle qui sont annoncées, et les mobilisations qui repartent pour défendre l'hôpital.


En région parisienne, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) concrétise un plan de regroupement préparé de longue date, qui vise à la fois à supprimer des services qui feraient doublon et à supprimer 4 000 postes d'ici quatre ans.


Cela se traduit par des attaques sur des services considérés comme marginaux par les gestionnaires, comme les centres IVG, mais aussi par la suppression de gros services, dans les deux cas sans considération pour le service rendu.


Ainsi à Beaujon, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), on vient d'annoncer que les urgences ne seraient plus ouvertes que le jour, et il n'est guère difficile de deviner que ce n'est qu'une première étape pour un transfert total d'activité dans l'hôpital voisin Bichat, à Paris 18e, dont les urgences sont déjà totalement saturées.


Ici, pas de protestation du chef de service, Philippe Juvin. Celui-ci est en effet élu UMP au parlement européen et s'est souvent illustré par ses propos en défense de Bachelot. Lorsqu'un homme était mort faute d'une place à l'hôpital, Juvin avait soutenu dans les médias que la cause n'était pas le manque de moyens mais un problème d'organisation du SAMU...


Les conditions de travail ne cessent de se dégrader dans tous les hôpitaux de France, alors les personnels réagissent. À Beaujon, une première manifestation a eu lieu le 27 novembre. Le personnel d'Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) est en grève depuis le 23 novembre pour réclamer 120 postes supplémentaires. Les manifestations se multiplient à l’hôpital marin d’Hendaye (qui dépend de l'APHP), aux urgences de Tenon, à Bicêtre, à la maternité de Saint-Antoine, etc.


Du côté des médecins, 700 d’entre eux menacent de démissionner de leurs responsabilités administratives et certains l’ont déjà fait. Bientôt, dans la plupart des hôpitaux de l'APHP, il n'y aura plus d'instances médico-administratives en état de fonctionner.


Cependant, pour faire reculer le gouvernement et ceux qui appliquent cette politique (l'ex-ministre de la santé socialiste Claude Évin sera en charge de l'ARS en Île-de-France), il est clair que les luttes dispersées ont peu de poids, même si localement elles améliorent le rapport de forces. Des liens entre les actions commencent à se mettre en place : une initiative de l'’intersyndicale de l'APHP appelle à un rassemblement 18 décembre au siège de celle-ci, avenue Victoria, avec un préavis de grève pour le même jour.


Les militants du NPA, présents dans certaines de ces mobilisations, ne manqueront pas de chercher, avec les autres travailleurs des hôpitaux, à regrouper ces actions. Il est crucial de mettre en difficulté Bachelot et le gouvernement Sarkozy-Fillon, car tous les sondages montrent à quel point la population est attachée aux hôpitaux publics, notamment lorsqu'ils rendent des services de proximité.


Philippe Rossignol

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